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00:01La matinale de Radio Classique avec David Abicaire.
00:04L'invité de la matinale à 8h16. Bonjour Patrick Martin.
00:07Bonjour.
00:08Vous êtes président du Medev, vous êtes l'invité de cette matinale.
00:11Au lendemain des annonces budgétaires du Premier Ministre,
00:14vous chiffrez à près de 20 milliards d'euros les prélèvements
00:17ou les surtaxes qui vont peser sur les entreprises.
00:21Au-delà de cette estimation, quel regard portez-vous sur ce que propose M. Lecornu ?
00:26D'abord, il faut partir de la situation exacte de l'économie à ce jour.
00:30Elle n'est pas bonne. Il n'y a plus de croissance.
00:32Mon pronostic, c'est qu'on est même en légère récession dès à présent.
00:35Il n'y a plus de création d'emplois. Il y a même des destructions d'emplois dans le privé.
00:38Toujours des créations d'emplois dans le public.
00:41Donc c'est ça le point de départ.
00:44Les dispositions prévues par le projet de loi de finances
00:46prennent en compte la gravité de la situation des finances publiques.
00:49Il le faut.
00:50Mais proposent en regard des remèdes, si l'on peut dire,
00:53qui vont en réalité aggraver la situation
00:55parce qu'affaiblit encore la production française.
00:57Donc potentiellement, l'emploi, l'investissement et la croissance.
01:01Dans ce budget, Patrick Martin, il y a des mauvaises décisions.
01:03Quelles sont-elles selon vous ?
01:05Le poste le plus lourd, c'est l'augmentation du coût du travail.
01:09Au moins 8,5 milliards sur ce qu'on appelle les allègements généraux,
01:13les allègements de charges sociales.
01:15Donc je rappelle qu'en proportion du produit intérieur brut,
01:18contrairement à ce que disent beaucoup,
01:19elles n'ont absolument pas augmenté depuis 2019.
01:22Il y a un effet de base.
01:23On a créé des emplois, on a augmenté les salaires.
01:24Si pour réduire les aides, il faut baisser les emplois
01:27et baisser les salaires, qu'on nous le dise.
01:29Donc c'est absurde.
01:31Et puis par ailleurs, il y a des transferts,
01:32de nouveaux transferts qui vont impacter le coût du travail
01:35sur les complémentaires santé,
01:36donc sur les entreprises et les salariés.
01:38Au même moment où l'emploi se dégrade,
01:41où à bon droit les salariés demandent des augmentations de salaires
01:44au regard de l'inflation, de l'augmentation du coût de la vie,
01:47on vient renier les marges de manœuvre des entreprises.
01:49C'est ça le plus cruel, je dirais.
01:51Il y a un reniement sur la surtaxe d'impôt sur les sociétés
01:54qui pèse, c'est avéré d'orénavant,
01:56et c'est évident à vrai dire,
01:58sur les investissements et sur l'attractivité de la France.
02:01Alors il y aurait, je reste très prudent
02:03quant à la suite des événements,
02:05un petit coup de rabot sur cette surtaxe d'impôt sur les sociétés
02:08qui, je le rappelle, avait été instaurée pour une seule année,
02:12à savoir 2024, elle a été reconduite en 2026,
02:15elle a été reconduite en 2026,
02:16elle le serait en bonne part pour 2027.
02:18Enfin, tout ça ne va pas dans le bon sens.
02:20On prend bien en compte, comment dire,
02:24l'instabilité du paysage parlementaire
02:26avec lequel le Premier ministre doit composer.
02:29Mais si d'entrée de jeu, ce projet de loi de finances
02:31et ce projet de loi de finances de la Sécurité sociale
02:34donnent ces tendances-là,
02:35je crains le pire pour le texte en sortie du Parlement.
02:38Vous avez une relation assez cordiale avec Sébastien Lecornu.
02:41Est-ce qu'il vous a prévenu de ce qu'il allait faire ?
02:44Est-ce qu'il vous a consulté dans les jours,
02:46voire les heures qui ont précédé ces annonces ?
02:48Alors, on a eu des signaux contradictoires.
02:50Je rappelle que le Premier ministre avait envoyé
02:51il y a quelques jours une lettre aux entrepreneurs
02:53qui était assez rassurante.
02:55Et puis depuis lors, dans le cadre de nos échanges
02:57avec le Premier ministre, avec Bercy,
02:59on a eu des signaux assez orthogonaux,
03:01assez contradictoires par rapport à ce courrier
03:03et plutôt donc encourageant.
03:05Et puis on a vu au fil des jours...
03:06Vous avez le sentiment d'avoir été trahi ?
03:08Non, je n'en suis pas là.
03:10Mais on sent qu'il y a de la part du gouvernement
03:13au regard de l'augmentation de la dette
03:16et surtout des taux d'intérêt,
03:17au regard d'une crispation encore plus forte
03:19du paysage politique,
03:21une forme d'improvisation.
03:23Il y a des taxes nouvelles qui sont apparues au fil des jours,
03:25par exemple sur les produits sucrés,
03:27par exemple sur le transport maritime,
03:29par exemple sur les gestionnaires d'infrastructures
03:31autoroutières et aéroportuaires.
03:34Tout ça donne l'impression quand même
03:35d'une certaine fébrilité,
03:36alors qu'on a au contraire besoin de visibilité
03:39et de stabilité.
03:40À un moment donné, il faut que,
03:42malgré la difficulté politique des temps,
03:45des décisions courageuses soient prises.
03:46Évidemment, il ne fallait pas revenir
03:47sur la réforme des retraites.
03:49C'est les retraités qui vont le payer d'ailleurs cette année.
03:52Évidemment qu'il fallait aller au bout
03:53de la réforme de l'assurance chômage
03:55telle qu'elle était prévue.
03:56On s'est privé de 3 milliards d'économies
03:58qu'on vient maintenant faire supporter
03:59au coût du travail.
04:00C'est un peu de l'improvisation.
04:04Qu'est-ce qu'il faut faire ?
04:05Dans quelles dépenses il faut tailler ?
04:07Vous avez des idées là-dessus ?
04:08Alors, les dépenses de l'État,
04:10proprement parlé, pas forcément.
04:12Et singulièrement, heureusement,
04:14il y a consensus sur l'effort de défense.
04:16Non, ce sont les dépenses des collectivités locales
04:19qui sont arc-boutées sur leur pactole.
04:22Les derniers chiffres démontrent que,
04:23pour la plupart d'entre elles,
04:24elles ont des finances non pas opulentes,
04:28mais assez saines.
04:30Quand elles vous disent
04:31qu'on a des transferts sociaux,
04:32des compétences non financées
04:34et des dotations de l'État
04:35qui sont en réduction,
04:36vous ne les croyez pas ?
04:37Non, c'est pour partie vraie
04:39des départements et encore.
04:40Et puis, évidemment,
04:41la sphère sociale.
04:42La sphère sociale,
04:44et qu'il n'y ait pas de confusion.
04:45Il ne s'agit pas de réduire
04:46des postes de soignants
04:48ou d'enseignants,
04:51même si ça n'est pas dans la sphère sociale.
04:52Et c'est toute l'administration
04:54de l'administration,
04:55c'est une évidence.
04:56On doit tirer parti d'une démographie
04:58qui permet de baisser les effectifs
05:00dans la fonction publique.
05:01On doit tirer parti
05:01de l'intelligence artificielle.
05:03Patatra,
05:03qu'est-ce qu'on voit
05:04dans les budgets 2027 ?
05:07Une augmentation
05:08du nombre de fonctionnaires.
05:09C'est n'importe quoi.
05:11Patrick Martin,
05:12président du MEDEF,
05:13invité de la matinale
05:14de Radio Classique,
05:14vous venez d'évoquer
05:15la réforme des retraites
05:17qui n'a pas eu lieu.
05:20Edouard Philippe a proposé mardi
05:21la retraite à 65 ans
05:23pour 2 Français sur 3,
05:2445 années de cotisation
05:27et un soupçon de capitalisation.
05:29Comment recevez-vous
05:30son projet de réforme ?
05:31Est-ce que là,
05:32vous négociez
05:32ce que vous aviez refusé de faire
05:35quand on vous a proposé
05:36un conclave
05:36et une négociation
05:37ultra rapide
05:38il y a deux ans ?
05:39Non, non,
05:39on n'avait pas refusé de négocier.
05:40On a buté in fine
05:41sur des modalités financières
05:43avec en particulier
05:44la CFDT
05:45qui, de notre point de vue
05:46en tout cas,
05:46n'était pas cohérente
05:47en ce sens qu'elle disait
05:49vouloir atteindre
05:50l'équilibre des régimes.
05:51Il le faut pour les retraiter
05:52eux-mêmes.
05:52Mais d'un autre côté,
05:53elle voulait qu'il y ait
05:53de plus en plus de gens
05:54qui partent avant l'âge légal
05:55ce qui, arithmétiquement,
05:57interdisait...
05:57Sur les propositions
05:58d'Edouard Philippe ?
05:58Alors, il y a un certain
06:06message derrière tout ça.
06:07C'est qu'il faut arrêter
06:08de raconter n'importe quoi
06:09aux Français.
06:10Il va falloir travailler plus
06:12à tous les âges,
06:13les seniors,
06:14mais également les jeunes.
06:15Patrick Martin,
06:16les étudiants sont plus forts que vous.
06:18Avant même de rencontrer
06:20le Premier ministre
06:20et le ministre
06:21de l'Éducation nationale,
06:22ils obtiennent la suppression
06:23des droits d'inscription
06:24en prépa et en BTS.
06:26Est-ce que vous allez
06:27leur demander leurs recettes ?
06:29On ne recourra évidemment
06:31jamais à des violences.
06:33Alors, je me garde
06:34de généraliser.
06:34On a des lycéens
06:36et progressivement
06:37des étudiants
06:37qui ont des comportements
06:38très différents.
06:39Mais, d'évidence,
06:40on ne peut pas tolérer
06:42les actes de violence
06:43contre les personnes,
06:44contre les biens.
06:45Évidemment,
06:46il y a une instrumentalisation
06:47de ce mouvement
06:48qui est extrêmement choquante
06:50de la part de formations
06:51qui prétendent accéder
06:52au pouvoir suprême.
06:54Ça a dû vous interpeller,
06:55d'ailleurs,
06:55toutes ces images,
06:57les revendications
06:58des lycéens,
07:00la violence,
07:00parce que vous avez publié
07:02tout récemment
07:02Génération empêchée,
07:04un livre que vous dédiez
07:05aux jeunes,
07:06vous y parlez de la jeunesse,
07:08les mômes qui ne trouvent
07:09pas de stage,
07:10les jeunes diplômés
07:11avec CDI qui ne trouvent
07:12pas de caution
07:13pour se loger,
07:14les formations sans déboucher,
07:16vous proposez un ministère
07:18d'État de la jeunesse,
07:19c'est dire,
07:19si vous dites que symboliquement,
07:22prendre en charge
07:23l'avenir de nos jeunes
07:24est stratégique.
07:25comment vous avez reçu
07:27ces premiers jours
07:29d'agitation,
07:30de colère,
07:30de violence
07:32des lycéens
07:33et des proxys
07:34de la France insoumise ?
07:35Non,
07:36c'est pas une convergence
07:37des luttes,
07:38mais il y a un certain nombre
07:40de constats
07:41adressés par ces lycéens
07:43que je partage
07:44et qui pointent en définitive
07:46une désorganisation
07:47ou des dysfonctionnements
07:48dans l'éducation nationale,
07:49mais certainement pas
07:50au point de brûler
07:51des établissements
07:51et de bloquer le système.
07:52Le fait est qu'alors
07:54que la France dépense
07:55pour sa jeunesse
07:56autant et plus
07:57que d'autres pays,
07:58elle a en regard
07:59des performances
07:59en termes de niveau éducatif,
08:01mais surtout
08:02en termes d'accès à l'emploi
08:04qui sont très décrochés.
08:05Il y a un véritable scandale français
08:07en termes de taux d'emploi,
08:08en termes de taux de chômage,
08:09par comparaison
08:10avec des pays
08:10immédiatement voisins.
08:1235% de taux d'emploi
08:13des jeunes en France,
08:1451% en Allemagne,
08:1675% aux Pays-Bas,
08:177 fois moins de jeunes
08:18au chômage en Suisse
08:19en proportion de la population.
08:21Tout ça devrait
08:22nous interpeller,
08:23en tout cas m'interpelle,
08:24si on règle,
08:25si on adresse pour commencer,
08:26et si on règle
08:27ce sujet de la jeunesse,
08:28en réalité,
08:29on règle beaucoup
08:30d'énormes problèmes
08:31auxquels notre pays
08:31est confronté.
08:32De tensions de recrutement,
08:34de financement
08:34de la protection sociale,
08:36de santé mentale,
08:37peut-être de votes
08:37aux extrêmes.
08:38Et donc, moi,
08:39je pense qu'il faudrait
08:40prioriser ce sujet
08:41de la jeunesse,
08:42pas pour éteindre
08:43l'incendie
08:43qui est en train
08:44de se déclencher.
08:44C'est beaucoup plus fondamental.
08:47Vous parlez de crédit budgétaire
08:48comparable
08:49avec certains
08:50de nos voisins européens.
08:51Ça veut dire
08:51qu'il y a gaspillage,
08:52ça veut dire
08:53qu'il y a mauvaise gestion.
08:54Comment vous expliquez
08:55qu'on n'y arrive pas ?
08:57Parce qu'on est,
08:59je vais en faire une généralité,
09:00on est victime
09:01de schémas,
09:02de dispositifs,
09:03d'organisations
09:05qui sont totalement figés,
09:06qui sont sclérosés.
09:07L'entreprise
09:08et l'enseignement
09:09ne se parlent pas assez.
09:10On a eu un succès
09:11formidable
09:12avec l'apprentissage.
09:13Dont les crédits ont baissé
09:15considérablement.
09:16Pas cette année
09:17parce que le MEDEF
09:17s'est battu,
09:18d'autres aussi,
09:19pour que ça ne soit pas le cas.
09:21Mais enfin,
09:21on a dansé déjà
09:22en deux ans
09:2220% d'apprentis en moins,
09:24ce qui est quand même colossal.
09:26On a une réforme
09:27des lycées professionnels
09:28qui devrait être
09:28une évidence pour tous
09:29et qui n'aboutit pas.
09:31Donc moi,
09:32ce que j'appelle
09:33de mes voeux,
09:33c'est une espèce
09:35de big bang
09:35et qu'on fasse en France
09:37ce qui se passe
09:38partout ailleurs.
09:39C'est-à-dire
09:39que l'entreprise
09:40et le monde de l'enseignement
09:41travaillent mieux ensemble,
09:42ne serait-ce que
09:43pour orienter les jeunes
09:44vers des formations
09:46puis vers des métiers
09:48qui correspondent
09:48aux besoins de l'économie.
09:49Et c'est pour les jeunes
09:50d'abord.
09:51Vous savez que si
09:52on met des barrières
09:53à l'entrée à l'université
09:54dans des filières
09:56dont on sait absolument
09:58qu'elles vous envoient
09:59directement au chômage,
10:01on a aussi
10:02les étudiants
10:02des universités
10:03dans la rue.
10:04Je n'en suis pas convaincu
10:05et moi,
10:06je ne suis pas...
10:07Enfin,
10:07je suis même certain
10:08que les 20%
10:09de diplômés
10:10de l'enseignement supérieur
10:11qui sont actuellement
10:12sans emploi,
10:13sans formation
10:14et qui ne sont plus
10:16dans l'enseignement
10:17soient des gens heureux.
10:18Ce sont des gens,
10:19et je le saurais à leur place,
10:20aigris et frustrés
10:21parce qu'on les a égarés
10:22vers des formations
10:24qui ne débouchent sur rien.
10:24quand on voit qu'il y a 50%
10:26des étudiants
10:28qui finissent
10:29sans avoir de diplôme,
10:31ça coûte une fortune
10:32à leur famille,
10:33à eux-mêmes,
10:34à la nation.
10:35Je pense qu'il faut
10:35être pragmatique
10:36et à nouveau,
10:37il faut regarder
10:37ce qui se passe ailleurs
10:38sans psychodrame,
10:39de grâce dans notre pays.
10:41Si on pouvait aborder
10:41des sujets aussi lourds
10:42que les retraites,
10:43la formation et l'enseignement
10:44avec un peu de rationalité,
10:46de respect mutuel
10:47et un objectif partagé
10:48de réussite,
10:49ça serait pas mal.
10:50Un dernier mot,
10:50Patrick Martin.
10:51Vous avez réuni les candidats
10:52à la présidentielle
10:53à la fin du mois d'août
10:55devant les patrons.
10:57C'était la rencontre
10:58des entreprises de France.
10:5921 000 personnes réunies
11:00sur deux jours
11:01à Roland-Garros.
11:03Ça fait le plus gros
11:04meeting politico-économique
11:06de cette campagne présidentielle
11:07pour l'instant.
11:08Mais à mon avis,
11:09ils auront du mal
11:09à faire mieux.
11:11Est-ce que vous allez
11:11continuer à peser
11:12dans la campagne ?
11:13Est-ce que l'entreprise
11:14est le premier parti de France ?
11:15Oui, c'est le premier parti de France
11:17de par le nombre
11:18d'entrepreneurs
11:19mais surtout parce qu'on porte
11:21dans notre environnement personnel
11:23mais surtout dans notre
11:24environnement professionnel
11:25ne serait-ce que 12 millions
11:26de salariés au MEDEF.
11:27Alors je ne prétends pas
11:27que le MEDEF représente
11:28ces 12 millions de salariés.
11:30Il se trouve quand même
11:30que la cote de confiance
11:31dans l'entreprise
11:32n'a jamais été aussi élevée
11:34dans notre pays.
11:34Donc on est légitime
11:35à parler
11:36et puis surtout,
11:37moi je veux
11:38et on a commencé à le faire
11:39à l'occasion de cette REF
11:40qui effectivement
11:41était un grand succès,
11:42je veux qu'on parle
11:43de croissance,
11:44je veux qu'on parle d'emploi,
11:46je veux qu'on parle
11:46de progrès et d'innovation.
11:48Si vous suivez
11:49ce que vous faites évidemment
11:50le débat politique actuel,
11:51on ne parle même plus
11:52d'emploi.
11:53C'est complètement dingue.
11:55Patrick Martin,
11:56président du MEDEF
11:57au micro de Radio Classique
11:58qu'il vient de publier
11:59Génération Empêchée
12:00aux éditions de La Découverte.
12:02Patrick Martin,
12:03merci infiniment.
12:04A bientôt.
12:04A suivre le rappel des titres
12:05à la revue de presse
12:06d'Hervé Gatégnaud
12:07et nos esprits libres
12:08du vendredi.
12:09Jean-Marie Colombani,
12:09Géraldine Vossner,
12:10Radio Classique.

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