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  • il y a 4 jours
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00Fabien Van Emelry qui est avec nous, le secrétaire général d'Alliance Police Nationale.
00:03Il était sur le terrain aujourd'hui, d'abord parce qu'il y a eu un mouvement aussi de contestation
00:10sociale,
00:11c'est important, de la fonction publique, il ne faut pas résumer tout ce qui s'est passé aux seules
00:15dégradations,
00:16violences, même s'il y en a eu et on va en parler.
00:18Il y a également des revendications qui sont légitimes, contre la vie chère,
00:22contre le gel du point d'indice des fonctionnaires, je ne veux pas les passer sous silence.
00:25Il y a aussi ces images et puis des prises de parole.
00:27Une prise de parole en particulier, celle du maire Bali Bagayoko.
00:32Et à chaque fois, on va essayer d'écouter entièrement cette phrase,
00:36parce qu'elle a fait énormément réagir, c'est important de savoir exactement ce qu'il a dit
00:40et donc les conséquences des propos d'un maire, d'un élu de la République.
00:44Quand on a un jeune qui a 15-16 ans, quand à un moment donné, on vous balance quasiment un
00:49flashball,
00:49soit sur l'abdomen ou soit au visage, forcément qu'à un moment donné, il y a un élan de
00:53solidarité.
00:54D'abord de protéger la personne, mais d'indignation, parce que c'est normal.
00:58Ce ne sont pas, ce sont des humains en fait.
01:00Je ne parle pas à la violence.
01:01Mais ce sont des humains.
01:02Mais la violence, à un moment donné, elle peut être légitime aussi.
01:04Elle peut être légitime.
01:05C'est quoi cette affaire ?
01:07Bien sûr qu'elle peut être légitime.
01:08Le problème que l'on dit à tous ces jeunes-là, c'est oui, elle peut être légitime.
01:11Mais chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux.
01:14Comment vous avez compris ces propos, Fabien Vanemel-Harrick ?
01:17J'allais dire, c'est un propos parmi tant d'autres.
01:21C'est les propos, à longueur de temps, de la France insoumise.
01:23Vous savez, il était là, mais Thomas Portes était à Noisy-le-Grand avec des pancartes.
01:28Je vais être vulgaire, je suis désolé, mais ni que la police, juste derrière lui, il applaudissait.
01:32Aujourd'hui, on parle de violence légitime.
01:35On se permet de tout brûler, tout incendier.
01:37C'est orchestré, téléguidé, tout le monde le sait.
01:39Moi, ce qui me gêne dans tout ça, c'est que je n'entends pas beaucoup le gouvernement bouger.
01:43Je n'entends pas beaucoup des élus qui devraient être sanctionnés.
01:45Le ministre de l'Intérieur sera avec nous dans quelques instants.
01:47Oui, vous lui demanderez qu'est-ce qu'on attend pour faire des articles 40.
01:49Il vous a apporté votre soutien ? Son soutien, plutôt ?
01:52Il nous apporte son soutien régulièrement.
01:54En tout cas, sur ce coup-là, je sais qu'il y a des articles 40 qui devraient être faits.
01:57Pour l'instant, ils ne sont toujours pas faits.
01:58Article 40 sur ce qu'a dit...
02:00Quand on légitimise la violence, il y a quand même un souci.
02:03Quand on est autour d'une poubelle à danser avec une poubelle en feu...
02:06Il a repoussé les éléments de la poubelle.
02:10Il y aura une autre vidéo qui sortira et vous verrez qu'il ne fera pas que repousser une poubelle.
02:14Je doute fort qu'il soit intervenu et qu'il brûle.
02:16La polémique, elle est là.
02:17Vous doutez fort, mais je pense que vous êtes un peu téléguidé idéologiquement.
02:20Je n'aurais pas donné raison à M. O'Doul, mais à mon avis...
02:22J'ai mon propre avis.
02:23Si vous doutez fort, regardez bien les vidéos.
02:25Vous savez, dans une vidéo, il y a le tenant les aboutissants.
02:28Regardez, faites un travail d'investigation.
02:29Vous verrez, il y a les tenants, les aboutissants.
02:31Et regardez bien toutes les vidéos.
02:32Je ne suis pas téléguidé, donc je vous demande de vous retirer ce que vous avez dit.
02:34Je ne suis absolument pas téléguidé.
02:35Apparemment, si, parce que vous donnez votre avis, vous ne savez même pas de quoi je parle.
02:38Vous n'avez pas vu la vidéo.
02:39Donc regardez la vidéo.
02:41Vous verrez si un article 40 tient.
02:42Je doute qu'il tienne malheureusement.
02:44Moi, ce que je m'aperçois, c'est que tous ces élus de la République,
02:48qui sont censés donner l'exemple, qu'ils soient eux d'ailleurs ou les autres,
02:50parce que moi, je suis un syndicaliste, je suis de la politique syndicale,
02:53qu'ils soient eux les autres, mais c'est eux qu'on voit derrière les barricades,
02:55ce ne sont pas les autres.
02:57Moi, je vois les policiers manifester, je ne vois pas les policiers vandalisés,
03:01je ne vois pas les policiers pillés.
03:02On n'a même pas pu finir la manifestation, il faut le savoir,
03:05aujourd'hui, Alliance Police Nationale, qui est diabolisée de la même façon que l'autre.
03:07D'ailleurs, on n'a pas pu, parce qu'on était entre d'autres cortèges,
03:11et on a dit, bon, moi le premier, je suis le responsable de l'organisation.
03:13J'ai dit, écoutez les gars, on se disperse, malheureusement.
03:17Vous dites que ce qu'a dit le maire Bali Bagayoko, ça doit tomber sous le coup de la loi.
03:21C'est une honte, bien sûr.
03:22C'est un article 40, on en fait pour moins que ça, les articles 40.
03:25Alors, la moindre des choses, c'est de le faire.
03:26Quand on légitime la violence, quand ce maire se permet d'essayer de comprendre l'incompréhensible,
03:32c'est inadmissible, intolérable.
03:33Et c'est quoi l'exemple qu'on donne aux jeunes ?
03:35C'est-à-dire, continuer à casser, continuer à piller, continuer à violenter, et puis tout va bien.
03:39Non, qu'est-ce que fait M. Thomas Portes ?
03:41Vous regardez les vidéos, il y a encore les vidéos.
03:42Oui, Thomas Portes.
03:43Oui, Thomas Portes.
03:44Vous avez dit qu'il était devant des banderoles.
03:46Comment un élu de la République peut être devant une banderole, derrière une banderole,
03:49avec marqué « nique la police ».
03:50Est-ce que vous trouvez ça normal qu'un élu de la République, où les policiers…
03:55Certains ont dit que la police tue.
03:56Mais est-ce que vous trouvez ça normal ?
03:58Est-ce que vous trouvez normal que M. Mélenchon parle de sauvagerie policière ?
04:01Est-ce que vous trouvez normal que M. Mélenchon dise qu'il faut protéger ses enfants des violences policières ?
04:07Vous ne pensez pas qu'il y a des violences policières en France ?
04:09Mais pas du tout, pas du tout.
04:10Il faut atterrir, madame, il faut atterrir.
04:12Vous vous souvenez ?
04:12J'attirais, pour le coup, je connais de nombreuses victimes de violences policières.
04:15Vous savez, on parle toujours des quartiers difficiles.
04:17Manque de peau, vous en avez en face de vous.
04:18Moi, je suis dans le 93, mes parents y habitent toujours.
04:20J'ai toujours été dans un lycée sensible.
04:22J'ai été à Bondy au lycée, j'ai été à Galli, j'ai été en le 93.
04:24Moi aussi, j'ai toujours eu scolarisé en Z+.
04:26La différence, c'est que j'ai été éduqué.
04:27Et moi, je ne pouvais pas faire tout et n'importe quoi.
04:28Vous ne pouvez pas dire que les personnes qui vivent des violences policières…
04:31Apparemment, on ne peut pas discuter.
04:33Justement, laissez-moi finir, parce que depuis tout à l'heure, vous discutez,
04:34et nous, on ne peut pas en placer une.
04:36Pardon ?
04:36Je vous invite à regarder, à compter mon temps de parole par rapport à celui des autres.
04:39Alors là, c'est incroyable.
04:41Vous voulez bien ?
04:41D'autant plus que je suis la seule femme, je vous fais la remarque aussi.
04:45Vous aurez chacun…
04:47Fabien Van Elbrick, bien sûr, ce sujet en particulier.
04:49Les femmes sont beaucoup plus interrompus que les hommes.
04:50Bien sûr.
04:51C'est documenté.
04:51Je vais essayer, en tout cas, d'arbitrer comme vous le souhaitez tous, ce débat.
04:56En tout cas, quand je vois tout ce genre d'agissement, je ne comprends pas.
04:57Il n'y a pas de violences policières pour vous ?
04:59Non.
04:59Non ?
05:00Amnésie internationale, c'est du vent.
05:01Les Nations Unies, c'est du vent.
05:02La Cour de cassation, la Cour d'appel de Paris, ça n'existe pas.
05:05Il n'y a pas de violences policières ?
05:07Non, pour moi, il y a des…
05:08Toutes les décisions de justice qui condamnent la France ?
05:10Attendez, mais c'est la justice française qui condamne les policiers, ce n'est pas la justice internationale.
05:15Elle a condamné la France pour faute lourde.
05:16Non, mais quelle est la réponse ?
05:18Vous savez combien il y a d'interventions policières par jour ?
05:21Ça existe.
05:21Est-ce que vous savez de quoi vous parlez ?
05:22Bien sûr.
05:22Est-ce que vous avez déjà monté dans un véhicule de police pendant 24 heures ?
05:24Donc, j'ai besoin d'être policière pour avoir un avis.
05:27Est-ce que je vous emmène demain dans un véhicule de police et vous allez tourner avec moi 12 heures
05:30?
05:31Eh bien, croyez-moi, vous allez vite revenir.
05:33Donc, j'ai besoin de vivre votre expérience pour avoir un avis de citoyenne ?
05:36Oui, parce que c'est des interventions de police difficiles, avec des interpellations compliquées.
05:40Vous savez qu'aujourd'hui, il n'y a aucune interpellation, il n'y a aucun contrôle.
05:44Mais non, je suis dans la réalité parce que moi, je vis dans la vraie vie.
05:46Et c'est peut-être la différence entre vous et moi.
05:48Je vis où ?
05:49Je ne sais pas, mais en tout cas, vous ne vivez pas dans les mêmes endroits que moi.
05:51Vous ne vivez pas dans les mêmes endroits que moi, c'est sûr, vous ne devez pas loger au même
05:54endroit que moi.
05:54Mais en tout cas, moi et mes collègues policiers qui sont tous les jours sur le terrain,
05:58ils ne peuvent plus contrôler un véhicule sans que ça se passe mal.
06:03Ils ne peuvent même plus dire quelque chose sans que ça se passe mal.
06:07Il y a toujours des outrages, toujours des rébellions.
06:09Il se passe toujours quelque chose, on est toujours filmé à longueur de temps, évidemment.
06:13Le défenseur des droits a documenté des amis qui étaient distribués.
06:16En tous les cas, il y a la charge, le défenseur des droits, c'est vrai, c'est très grave
06:20de défendre les droits des citoyens.
06:21Parlons aussi des vrais médias, ceux qui font des vraies investigations, des vraies choses.
06:25Apparemment, on ne peut pas discuter, ça n'est vraiment auguré de la manière dont vous travaillez.
06:28Vous attendez donc un soutien, on l'a compris, aussi politique,
06:31et parce que vous êtes aussi en première ligne.
06:34Un mot, Julien Oudoul, par rapport à ce qui a été dit.
06:36Vous estimez qu'il y a un avant et un après ?
06:38Je pense que Jean-Luc Mélenchon, qui poursuit finalement un processus
06:44et une volonté de division, de haine, pour flatter un certain électorat,
06:49qui se sert d'une partie de la jeunesse pour cliver,
06:53pour finalement faire naître son projet de la Nouvelle-France.
06:56Il est là. C'est extrêmement grave quand on parle de sauvagerie policière.
07:01C'est extrêmement grave quand vous avez, je le redis,
07:04quand vous avez un maire avec la responsabilité qui est la sienne,
07:07l'exemple qu'il doit incarner, qui légitime la violence.
07:11Il met des cibles dans le dos à tous les policiers.
07:12Et le ministre de l'Intérieur va répondre en quelques instants.
07:15Laurent Nunez, il est notre invité en exclusivité.
07:17Merci pour avoir réagi à ces différents sujets.
07:20Je vous propose d'écouter trois personnalités aujourd'hui.
07:23Jean-Luc Mélenchon justement, David Lissnard qui a également réagi
07:27après tout ce qui s'est passé et Fabien Roussel.
07:31Parents, militants insoumis, mobilisez-vous pour vous interposer
07:38face à la sauvagerie policière.
07:44Ceux qui tabassent nos enfants, ceux qui frappent, ceux qui insultent,
07:50ceux qui laissent libre cours à leur racisme vont bientôt nous retrouver sur leur chemin.
07:56Il n'y aura ni oubli, ni pardon pour personne.
08:00Ces mouvements sont des mouvements politiques, idéologiques.
08:03Il y a des cyniques qui sont des salopards, qui instrumentalisent les jeunes.
08:07Je pense à certains et les filles, si vous voulez.
08:10Je pense que ceux qui instrumentalisent les jeunes et en font de la chaire à canon électorale
08:14sont des cyniques et qui aujourd'hui portent atteinte véritablement
08:18à l'équilibre de notre société et portent atteinte à nos jeunes.
08:21Nous, nous demandons tout simplement que les salaires augmentent au minimum tout de suite
08:25de 5% tous les salaires pour que chacun puisse retrouver du pouvoir d'achat
08:30et redonner du pouvoir d'achat aux salariés tout de suite,
08:34pas dans 8 mois après les élections, puis ça dépend qui est élu.
08:37Maintenant, c'est maintenant qu'on doit se battre.
08:39Avoir des salaires qui augmentent maintenant,
08:41avoir des pensions de retraite qui augmentent maintenant,
08:44c'est tout de suite du moteur qu'on met dans...
08:46de l'essence qu'on met dans le moteur de l'économie.
08:48C'est tout de suite qu'on relance l'économie française par la consommation.
08:52C'est tout de suite qu'on met dans le monde.

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