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  • il y a 17 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00Vous le savez, l'actualité dans de nombreuses communes, la situation a dégénéré.
00:04Feu, saccage, blessé, violence, les images sont impressionnantes et désolantes.
00:08Comme à Nantes, au lycée Nelson Mandela, vous allez voir toutes ces images sélectionnées
00:12où le feu a ravagé l'entrée de l'établissement qui était quasiment neuf.
00:16À Marseille, c'est un bus qui a été caillassé avant d'être entièrement incendié.
00:23Toujours dans la cité, Fosséenne, c'est un camion de pompiers.
00:27Imaginez un camion de pompiers venus pour éteindre les feux qui a été détruit par des émeutiers.
00:32À Saint-Denis, le face-à-face entre forces de l'ordre et lycéens a été émaillé de très vives
00:37tensions et de tirs de mortiers à Pantin.
00:40Un feu a été allumé devant le lycée Berthelot et une voiture de police a été coursée par des dizaines
00:46d'individus cagoulés.
00:47Et plus largement, un mot quand même, parce que ces établissements scolaires dégradés, ces mobiliers de classe détruits,
00:53ce sont des écoles qui s'appellent pour certaines Paul-Éluard, Saint-Exupéry, Nelson Mandela, Claude Monet.
00:58Mais reconnaissons qu'on est loin de la liberté, de la poésie, des lumières.
01:02C'est plutôt là, malheureusement, le chaos, la violence et les saccages.
01:05Bien sûr qu'il y a des revendications légitimes.
01:07Mais malheureusement, il y a ces individus cagoulés, masqués, infiltrés dans ces mouvements lycéens.
01:13Est-ce qu'on est clairement, dans certains cas, le gouvernement parle de violences urbaines.
01:16Est-ce que ça vous rappelle, vous tous, François-Olivier Gisbert,
01:20eh bien, on peut remonter à certaines scènes, je dis bien certaines, en faisant attention, d'émeutes, 2005,
01:26à certaines scènes d'émeutes, toujours je dis faire attention, après la mort de Naël,
01:31et même auparavant, puisque vous avez l'expérience, peut-être, depuis un certain nombre d'années, de ces mouvements lycéens
01:37?
01:38Oui, il y a un phénomène quand même nouveau, c'est, enfin, ça a commencé il y a quelques années,
01:43c'est-à-dire qu'on s'attaque aux établissements scolaires.
01:44Enfin, ce n'est pas la première fois, mais là, c'est quand même un événement, c'est considérable.
01:49Je ne comprends pas, d'ailleurs, que ça ne provoque pas, d'ailleurs, une sorte de sidération,
01:53parce qu'on a l'impression, quand même, d'être rentré dans un autre monde.
01:57Je ne parle pas des attaques, ce n'est pas nouveau aussi, des camions de pompiers,
02:00parce que ça aussi, c'est quand même incroyable de s'attaquer à cette profession,
02:04et en plus, à son instrument de travail.
02:07Donc, oui, on est dans un moment absolument historique.
02:11Historique, oui ?
02:12Oui, oui, c'est complètement...
02:13Historique ?
02:13Oui, parce qu'on voit très bien que rien ne va plus.
02:16Rien ne va plus, les bourreaux sont des victimes, les victimes se prennent pour des bourreaux.
02:21Regardez l'espèce de campagne contre les violences policières.
02:25Vous avez vu le nombre de...
02:31Il y a eu des violences policières.
02:37contre des mineurs, les policières, les femmes, de temps en temps.
02:39Contre des mineurs.
02:40Oui, contre des mineurs, voilà.
02:41Vous pouvez m'expliquer le contexte.
02:42Est-ce que vous diriez...
02:42Vous avez dit que le fait que les policiers agressent des mineurs, vous appelez ça la défense ?
02:45Est-ce que vous diriez...
02:45On va parler de ceux qui agressent...
02:47Est-ce que vous diriez que c'est un climat...
02:48Je ne rentre pas dans ce débat, c'est triste.
02:50Est-ce que vous diriez que c'est un climat, toujours en faisant attention au mot, pré-insurrectionnel ?
02:55C'est sûr que lorsque, au temps de lycées, sont comme ça entrés dans une forme d'insurrection,
03:02c'est très inquiétant parce que ce qui s'est passé, il y avait quasiment 400 lycées de touchés hier
03:07et dans certains avec des violences importantes, des feux comme celui à l'entrée de Nantes,
03:13hier à Lille, donc pas seulement aux banlieues parisiennes puisque ça a démarré sur deux établissements
03:17de la banlieue parisienne.
03:19Donc on voit bien que c'est en train de se propager et d'ici le lundi, il y a
03:23beaucoup d'inquiétudes
03:24et si le Premier ministre a tenu une cellule de crise aujourd'hui, c'est qu'il a immédiatement...
03:28Oui, mais quand même...
03:29Aujourd'hui ?
03:31Aujourd'hui, ça a démarré mardi.
03:32Moi, je pose, quel que soit le gouvernement...
03:34Ça a démarré mardi, donc il n'attend pas trop...
03:36Oui, mais pour quel résultat ? Parce que c'est bien de se réunir en crise, c'est bien de
03:39se réunir en urgence.
03:40Mais quel résultat ? Moi, j'ai l'impression, mais vous me dites qu'il y a une forme d
03:42'impuissance face à tout ça.
03:44Mais quel résultat ? D'abord, il y a deux choses.
03:45Il y a ce que disent... D'abord, il y a les violences et ensuite, il y a ce que
03:51disent les lycéens.
03:51Ces images.
03:52Donc, il y a ces deux choses-là.
03:54Évidemment que d'abord, il y a la question de la sécurité, la question de la sécurité des établissements,
03:59parce qu'on cassait les lycées, ça ne va pas faire beaucoup avancer les problèmes qu'ils dénoncent par ailleurs.
04:05Et ensuite, il y a les questions de fond qui sont...
04:09Je suis d'accord, mais d'abord, la première des urgences, c'est quand même de rétablir l'ordre.
04:13Oui, bien sûr, j'ai commencé par ça.
04:15Monsieur Carl-Olivier, vous êtes proche quand même de cette majorité ou de ce qu'il en reste.
04:19Comment vous expliquez une telle situation ?
04:22Un manque, c'est difficile évidemment d'anticiper et c'est trop facile depuis notre place de le dire.
04:26Mais enfin, quand même, quand même, quand on voit tout cela, quand on voit les blessés des deux côtés,
04:32quand on voit ce qui s'est passé pour des proviseurs, pour des professeurs, pour des forces de l'ordre,
04:35pour certains lycéens, pour les images à l'étranger ?
04:39Ce n'est pas le sujet d'être proche ou pas de la majorité, le sujet, c'est d'être
04:44sur le terrain
04:44et de voir ce qui s'y passe sur le terrain.
04:46Est-ce qu'on peut ne pas mépriser les élèves ?
04:49Et je rejoins ce que disait M. Gisbert, c'est inédit.
04:52J'ai pu échanger avec le préfet d'Isivine Brise-Blondel juste avant d'entrer sur le plateau.
04:56On est dans un contexte inédit en France.
04:59Trois lycées sur quatre en France aujourd'hui sont concernés.
05:02Donc là, je dirais qu'on a le fond et moi, je ne stigmatise pas évidemment l'immense majorité des
05:07élèves
05:07avec lesquels j'ai pu échanger, l'immense majorité des parents d'élèves, l'immense majorité des enseignants.
05:12En revanche, celles et ceux qui, comme ce matin que j'ai pu croiser, viennent là pour casser avec des
05:18mortiers,
05:18ce n'est pas des prigons courts, ce n'est pas des personnes qui viennent défendre l'enseignement scolaire
05:24et l'éducation nationale dans notre pays.
05:26Ça, Mme Abrouk, c'est ce que j'appelle le fond.
05:29Bon, la forme, c'est qu'à un moment donné, on ne peut pas laisser, évidemment, brûler comme on l
05:34'a vu.
05:34Nantes, c'est dix ans, le lycée.
05:37En Ile-de-France, Valérie Pécresse injecte, par exemple, sur notre territoire...
05:40Mais qui, on ne peut pas laisser, c'est le cas.
05:42C'est en train de se passer.
05:43Dans des villes, Montpellier, ce qui s'est passé, c'est incroyable.
05:46Ce sont des images désolantes.
05:48Strasbourg, des images désolantes.
05:49Il y a des réunions de crise.
05:51Quels ordres vont être donnés à des forces de l'ordre qui sont parfois dépassées ?
05:56Vous me dites, pardonnez-moi, c'est inédit, mais qu'est-ce qui s'est passé il y a quelques...
06:01Alors, il est vrai qu'il y avait un incident majeur et un drame avec la mort d'un jeune
06:05homme,
06:05mais ce sont des images qu'on a déjà vues.
06:07Non, mais l'État régalien, on le sent tous, est complètement dépassé.
06:13C'est ça, l'histoire.
06:14Et d'ailleurs, il n'a pas les moyens d'agir, parce qu'on parlait de la meute qui attaquait
06:17la policière.
06:17C'est des images atroces, c'est répugnant, dégoûtant, et il n'y a pas de pays au monde où
06:24ça peut se...
06:24Enfin, il y a très peu de pays au monde, en tout cas, où on peut voir des images comme
06:28ça, mais enfin, c'est chez nous.
06:29Et c'est simplement une chose, c'est que vous savez très bien que ces jeunes gens, ils vont être
06:34retrouvés.
06:35Ils vont être retrouvés, simplement, ce sont des mineurs.
06:37Et si vous voulez, là, on revient toujours à la loi, je suis désolé, mais la loi sur les mineurs
06:42de Gabriel Attal,
06:44retoqués par le Conseil constitutionnel l'année dernière, et c'est une honte totale.
06:48C'est-à-dire que ça a désarmé littéralement...
06:51La justice, de toute façon, n'a pas les moyens d'agir.
06:52– Il y a quand même un élément supplémentaire.
06:54Il n'y a pas seulement un face-à-face, parfois, entre certains lycéens et des éléments extérieurs, j'insiste,
07:00beaucoup.
07:01– Extérieur, il y en a beaucoup, on voit bien.
07:02– Il y a un bras de fer avec des élus, leurs enseignements l'ont reconnu.
07:04Je voudrais vraiment, chacun, que vous écoutiez ce matin les propos de M. Bali Bagayoko.
07:10Alors, il faut l'écouter dans l'entièreté, parce qu'à la fin, il appelle à la désescalade,
07:13mais il réitère ses propos.
07:14Et j'aimerais savoir ce que vous, vous pensez, quand un élu de la République dit qu'on légitime la
07:18violence.
07:18Est-ce que vous estimez qu'il y a un moment à partir duquel la violence devient légitime ?
07:23Vous nous le direz, écoutons-le.
07:26– Je maintiens ces propos parce que c'est d'abord les propos justes, en fait, d'un maire d
07:32'une ville importante
07:32et qui ne souhaite pas que l'on rentre dans une logique d'escalade, en fin de compte, de la
07:38violence.
07:39Il faut arrêter de le sortir de mon contexte parce qu'il se dit dans un contexte particulier
07:42où l'on part d'une situation où il y a eu à la fois des violences qui ont été
07:46commises,
07:46je vous les prétends, moi-même j'ai été aspergé de gaz acrymogène,
07:49moi-même j'ai été aspergé de gaz acrymogène, je ne m'en plains pas pour l'instant.
07:52Et donc c'est à ce moment-là que je dis attention de ne pas engager en fin de compte
07:56et la responsabilité des autorités publiques et créer les conditions que les jeunes en fin de compte
08:00se mettent en fait en situation de réagir.
08:01C'est ça qu'on en dit.
08:03Qui décide du moment où la violence devient légitime ?
08:06Je ne parle pas de la violence évidemment qui est le monopole normalement de l'État.
08:10Je pense que vous avez évoqué plusieurs situations où il y a eu des violences importantes sur le plan national.
08:14Vous avez évoqué 2005 qui faisait suite à la mort de deux adolescents qui étaient poursuivis par la police
08:19pour des raisons qui n'avaient rien à voir avec leur attitude, ils n'avaient absolument rien fait.
08:22Trois adolescents d'ailleurs étaient poursuivis et deux sont morts.
08:26Ils sont réfugiés dans un transformateur électrique et les policiers ont dit
08:30s'ils vont dans ce transformateur, je ne donne pas cher de leur peau.
08:34Donc oui, effectivement, on les a laissés mourir dans un transformateur électrique
08:36et surtout, ils n'avaient rien fait.
08:38Naël Merzouk est mort, il a été tué à bout portant par un policier en 2023
08:41donc il y a des jeunes dans les deux cas qui se sont reconnus dans le destin
08:43de jeunes qui régulièrement sont...
08:47Les jeunes qui sont mobilisés sont reconnus dans le sort de jeunes personnes qui régulièrement...
08:51Là, il n'y a rien de tout cela. Je voulais juste comparer la violence des mouvements.
08:54Oui, il y a eu des violences policières.
08:55Il y a un garçon qui a été blessé à l'œil à Saint-Ouen-la-Mône.
08:58Mais ça a démarré, les mouvements ont démarré avant.
09:00J'ai vu le témoignage d'une adolescente qui disait avoir été étranglée par là.
09:06Le maire, il ne peut pas encourager ou justifier la violence qu'il y a eu à l'entrée du
09:10lycée.
09:10Ce n'est pas possible parce que là, on inverse totalement les choses.
09:13Ce qu'il explique, c'est que les adolescents peuvent être légitimement émus
09:18et tenter de protéger leurs camarades.
09:19Ils condamnent la violence.
09:21L'émotion et la violence, ce n'est pas la même chose.
09:23C'est que, par ailleurs, les raisons pour lesquelles les lycéens se mobilisent sont anciennes.
09:29Ce que je note aussi, je pense qu'il est important de le noter,
09:31c'est que beaucoup de ces lycées sont des lycées issus de quartiers populaires.
09:34Les quartiers populaires où les jeunes sont confrontés de manière régulière
09:37à des contrôles policiers qui suffisent à faire que les relations entre polices
09:40et jeunes dans les quartiers populaires, elles dépassent ce cercle du lycée.
09:43Vous, vous reprendriez le mot en disant qu'il y a parfois une violence légitime ?
09:46Certainement pas.
09:46Ce n'est pas ce que je reprendrais.
09:47Enfin, la question, je crois qu'elle m'a été posée.
09:49Je ne le reprendrai pas dans ces termes, mais je comprends que des adolescents soient...
09:53C'est-à-dire que vous arrivez...
09:54Vous êtes un adolescent...
09:55Vous reprenez ou pas ?
09:56Non, je ne reprends pas les termes, tel quel.
09:57Voilà, vous êtes clair.
09:58Ce que j'explique, c'est que je pense que les violences n'ont pas lieu d'être.
10:02Et c'est normal.
10:02Enfin, moi, je me suis mobilisée quand j'étais lycéenne.
10:05Je suis allée dans la rue.
10:06Enfin, c'est quelque chose que j'ai connu et que j'ai expérimenté.
10:08Évidemment, je ne me serais pas, comment dire, associée à une violence.
10:11Et je trouve que c'est dommageable pour le mouvement et pour la sécurité des mineurs.
10:14Simplement, je pense que les policiers ne doivent pas traiter les mineurs comme des adultes.
10:17C'est-à-dire que ce n'est pas normal que des policiers puissent avoir tiré des gaz lacrymogènes,
10:23déployé des cougars ou des LPD.
10:26Bien sûr, mais il y a des mineurs à proximité.
10:28C'est-à-dire qu'il y a plein de parents en France qui envoient leurs enfants dans les lycées.
10:32Ils ne veulent pas que des policiers les agressent.
10:34C'est ce qui passe aujourd'hui.
10:34On ne peut pas les traiter comme des adultes.
10:36Et malgré tout, ces lycées ont des revendications qui sont préalables à ce qui se passe aujourd'hui.
10:39Mais expliquez-moi les revendications des lycées quand vous brûlez, par exemple,
10:42c'est ce qui est passé pour le lycée Nelson Mandela.
10:44Ils volent des moyens.
10:46Ils brûlent un lycée tout neuf.
10:47Mais ce n'est pas les élèves.
10:47Ils volent des moyens.
10:51On ne sait pas parce qu'on est dans un moment de grande manipulation.
10:54Non mais M. Gisbert, on sait très bien que ces gens-là, pardonnez-moi,
10:57ce sont des gens qui viennent bousiller l'outil.
11:00Ils bousillent un collège, un lycée.
11:02Quand ils viennent bousiller les vitrines des commerces,
11:06il faut se poser les bonnes questions.
11:07À qui profite le crime ?
11:08Certainement pas au bloc central.
11:10Certainement pas celles et ceux qui sont là pour faire protéger effectivement les administrés.
11:16Les policiers, quand ils se déplacent, c'est bien qu'il y a une merde.
11:19Les pompiers, quand ils se déplacent, c'est bien qu'il y a un incendie.
11:21Et on ne va quand même pas cautionner des ambulances qui sont brûlées
11:25ou comme le lycée de Nantes qui est totalement brûlé alors qu'il n'a que 10 ans.
11:28Mais on est où là ?
11:29C'est la folie, bien sûr.
11:30À qui profite le crime ?
11:31C'est parfaitement organisé tout cela.
11:33C'est parfaitement organisé.
11:34Moi ce matin, je voyais à Poissy.
11:35Je voyais à Poissy des colonnes du syndicat, la CGT.
11:38Je n'ai rien contre la CGT.
11:39Qu'est-ce qu'ils viennent faire ici pour protéger les élèves avec les policiers ?
11:44Mais c'est totalement politisé.
11:46Ça profite à la France insoumise qui assume.
11:49Et Mme Rocala-Gialo, avec la franchise et le respect que je lui dois, l'a rappelé.
11:55On n'est pas là pour les violences.
11:56Mais eux sont là pour la violence.
11:58Ils sont là pour le chaos.
11:59Et ça va profiter à qui derrière ?
12:00Au Rassemblement national.
12:02Donc là, vous avez tranquillement les deux finalistes à six mois des élections
12:06qui se mettent en entourage.
12:07M. Carlu, je peux vous dire, quand LFI ou d'autres dans le Blanc central disent
12:11qu'avec le Rassemblement national, c'est le chaos, regardez.
12:14Sans le Rassemblement national, c'est déjà le chaos.
12:15Non, mais là, c'est la France insoumise.
12:18Oui, mais Jean-Luc Mélenchon a condamné les violences, me semble-t-il.
12:20Oui, bien sûr.
12:21Il n'a pas commencé par ça.
12:22Non, non, mais attendez.
12:23Il a commencé par parler.
12:25Qu'est-ce qu'il a dit ?
12:25Mais il a commencé d'abord plutôt par dénoncer les sauvageries.
12:30Il a dit que c'était le gouvernement qui avait donné ordre.
12:32Mais il a dit ni oubli, ni pardon.
12:35La phrase est lourde au sens.
12:36D'abord, c'est hier qu'il a corrigé ses propos de lundi ou mardi.
12:40Oui, mais il y a quand même toujours, ces gens-là, un double discours.
12:45D'ailleurs, là-dessus, le roi du double discours, ça reste quand même le maire de Saint-Denis,
12:49M. Bayaioko, qui a quand même tenu des propos totalement contradictoires.
12:54C'est-à-dire, effectivement, il condamne la violence, mais la violence est légitime.
12:56Il a dit ça.
12:57On ne peut pas laisser dire que la violence est légitime dans un pays comme la France.
13:01En plus, quand c'est un élu de la République, avec son écharpe tricolore,
13:04qui ose dire que la violence est légitime, c'est-à-dire que la France est un régime.
13:09On peut décider à partir de quel moment la violence devient légitime.
13:11Parce qu'elle est légitime, évidemment, si on vit sous l'État français,
13:15autant du régime de Vichy.
13:16Mais la France ne vente pas dans le régime de Vichy,
13:20même si c'est ce qu'on essaie de faire croire à des jeunes gens
13:22qui sont peut-être un peu déstructurés.
13:24Mais on a la main qui tremble.
13:26Pourquoi on ne fait pas appel, par exemple, à la prévention spécialisée dans ces cas-là ?
13:29Pourquoi on ne fait pas appel aux grands frères ?
13:30Puisque, comme vous le dites, c'est souvent dans des quartiers populaires.
13:33Ça peut fonctionner.
13:33Pourquoi on n'organise pas tout de suite ?
13:35Monsieur Karl-Olive, des années de déni.
13:37Et maintenant, on va faire appel aux grands frères.
13:39Pourquoi des années ?
13:40Mais il n'y a pas d'années de déni.
13:41Ah bon ?
13:41Il n'y a pas des années de déni.
13:42Pardonnez-moi, quand il y a eu les émeutes après 2005 ?
13:44Quand il y a eu les émeutes après...
13:45Mais qui a toujours payé la facture sociale et sociétale et financière ?
13:49Je ne stigmatise personne, Madame Abouk.
13:50J'essaie simplement d'être force de proposition.
13:52Qu'on réunisse dès demain, là, le Conseil de sécurité, de prévention de la délinquance et de la radicalisation
13:57dans toutes les villes.
13:58Qu'on fasse avec les députés qui reçoivent les élèves, les parents d'élèves.
14:02Parce que moi, je ne maîtrise pas ces élèves sur le fond.
14:04Mais ce n'est pas ces élèves, encore une fois.
14:05L'immense majorité de celles et ceux qui mettent le feu, qui mettent le chaos,
14:09ce sont des gens qui viennent pousser la France.
14:11Et juste, ils viennent d'ailleurs, non ?
14:14Les renseignements savent très bien qui c'est.
14:16Quand les renseignements disent que ce sont les proxys de la France...
14:18Non, mais ils ne viennent pas du lycée.
14:19Je veux dire, ce sont des éléments extérieurs.
14:21Personne ne les a chassés.
14:22Ah oui, bien sûr.
14:23Mais c'est ça qui est dingue.
14:24Pour moi, la question...
14:25Enfin, je trouve qu'il y a quand même une réponse policière qui est spécifique
14:28quand les gens se mobilisent dans les quartiers populaires.
14:30J'ai le souvenir quand même qu'il me semble que c'était en 2017-2018
14:33que des lycéens s'étaient mobilisés à Mont-la-Jolie,
14:35que les policiers les ont alignés tous à genoux sans aucune raison.
14:39C'est-à-dire que...
14:42C'est une expérience que traversent beaucoup de jeunes des quartiers populaires
14:45qu'ils se mobilisent en faveur de leur lycée ou en dehors.
14:48Il y a une tension qui est préexistante.
14:49Il y a un traitement qui est particulier.
14:51Mais personne ne peut lier ça à aujourd'hui ce qui se passe.
14:56Personne ne peut lier un hall de lycée brûlé.
14:59Personne ne peut lier à des voitures de police coursées.
15:02Personne ne peut lier à des proviseurs et des professeurs frappés.
15:04Il y a des adolescentes qui sont frappées aussi par la police.
15:06J'ai vu le témoignage d'une adolescente de 14 ans
15:09qui disait qu'elle avait été étranglée.
15:10À deux reprises par un policier, on la voit dire
15:12« J'ai 14 ans, vous venez de m'étrangler ? »
15:15Avec la peur dans la voix.
15:16C'est-à-dire qu'à un moment donné, si des mineurs se mobilisent,
15:20on ne peut pas leur envoyer une réponse policière comme s'ils étaient des...
15:22Enfin, une réponse policière tout court.
15:24Même aux adultes, on ne devrait pas infliger un traitement pareil.
15:27Marseille, la cité phocéenne.
15:28On a vu quelques images tout à l'heure.
15:30Mais imaginez que vous avez des camions.
15:32Mais même, il ne devrait y avoir aucune hiérarchie,
15:34mais un camion de pompiers brûlé.
15:36C'est complètement dingue.
15:36Mais le symbole...
15:37Moi, je vous dis ces images...
15:39Le chamboulement des valeurs, c'est n'importe quoi.
15:41Et il y a une bonne décision de fermer une bonne partie des lycées,
15:44de faire de l'enseignement à distanciel par rapport aux violences urbaines
15:48qui peuvent être déclinées dans d'autres endroits,
15:50dans d'autres contrées que les établissements scolaires.
15:52Si on revient quand même à cette histoire de camions de pompiers,
15:54d'ailleurs comme le lycée, je suis désolé de le dire,
15:57on a le sentiment qu'il y a toute une partie de la nouvelle génération
16:00qui a de la merde dans la tête.
16:01Alors vous me direz, quelle belle chose que la jeunesse
16:07et quel crime de la laisser gâchée par les jeunes.
16:11Parce que ça, c'est une phrase géniale de ce...
16:14Gâchée ou instrumentalisée en partie ?
16:17C'est ce que dit ce soir le renseignement,
16:18et le gouvernement reprend, il dit,
16:20elle a fait instrumentalisme, vous avez vu ces élus,
16:23qui a un rang pour certains des foules,
16:25en tout cas des individus et des foules.
16:28On voit aussi que les lycéens, ils participent aussi.
16:32Je pense qu'à un moment donné, de toute façon,
16:35c'est vrai que la police doit intervenir en même temps.
16:39Mais pas de manière brutale en fait.
16:40Quand elle intervient, évidemment, dans des cas comme ça,
16:42elle ne peut pas intervenir.
16:43Regardez simplement ce qui s'est passé à Marseille.
16:45On va faire un bilan avec Alexis Plouillette qui nous attend.
16:48Vraiment, la cité fosséenne a connu des heurts,
16:51a connu des dégradations très importantes
16:53et des formes de saccage également.
16:56Alexis, vous pouvez nous résumer
16:57une forme de journée, entre guillemets, catastrophe.
17:02Oui, alors juste un mot pour vous dire
17:04qu'on vient de voir à l'instant
17:05tous ces lycéens qui faisaient face ici aux policiers.
17:08Et ils sont venus exprimer leurs revendications.
17:11Ils ont dit que les quartiers populaires se révoltaient
17:13car les conditions d'éducation étaient effroyables.
17:16C'est leur mot.
17:16Et ils ont repris l'expression de Balibagayoko
17:19en disant qu'il y avait une violence légitime.
17:21Et ils demandaient la libération de leurs camarades,
17:24selon leurs mots, en garde à vue.
17:26Parce que, vous l'avez dit, cette journée,
17:28elle a été émaillée de violences absolument inadmissibles.
17:31Il y a d'abord eu ce matin,
17:33cet incendie devant le portail du lycée Saint-Exupéry.
17:35C'est dans le 15e arrondissement de Marseille.
17:37Et puis ensuite, ce camion de pompiers,
17:40vous l'avez dit, qui a été incendié.
17:42Un petit peu plus tard, il y a deux bus
17:44qui ont été caillassés.
17:45Et les chauffeurs de bus ont dû prendre la fuite.
17:48L'un d'entre eux a été blessé.
17:49Et du coup, la RTM, l'opérateur,
17:52a suspendu métro, tramway, bus dans Marseille.
17:56Voilà où on en est aujourd'hui.
17:58Alors, vous le disiez, visiblement,
18:00on se dirige vers des solutions distancières.
18:03Une quarantaine de lycées
18:04devraient faire des cours à distance.
18:07Mais ce que nous disait ce jeune,
18:09ce lycéen à qui on parlait,
18:10c'est qu'il veut continuer ce blocus,
18:13ce mouvement.
18:14et ils ont appelé à se retrouver
18:16demain, ici, dans la préfecture,
18:18à 11h, pour poursuivre le mouvement.
18:21Merci à vous.
18:22Merci de nous avoir rappelé ces éléments.
18:24Mais c'est la distance,
18:26le distanciel qu'il faut,
18:27ou c'est le retour de l'ordre ?
18:28Et pour les étudiants,
18:30les lycéens qui veulent...
18:31C'est la réponse ferme qui est attendue.
18:34C'est le distanciel, M. Carloli ?
18:35Non, non.
18:36C'est la réponse ferme qui est attendue
18:37de la part de la justice.
18:38Ce soir, actuellement,
18:39le garde des Sceaux a réuni
18:40les procureurs généraux.
18:41La plupart sont des mineurs.
18:42Mais oui, c'est compliqué,
18:43mais il faut revenir toujours
18:44à l'histoire de la loi TAL.
18:45C'est-à-dire,
18:46tant que cette loi n'est pas votée,
18:48de toute façon,
18:49les mineurs...
18:50On ne peut pas traiter les mineurs
18:51comme des adultes.
18:51J'ai pris des mortiers
18:52de la part de 4 mineurs
18:53en février dernier.
18:54Le 14 février,
18:55je ne pourrai jamais l'oublier.
18:56Les 4 mineurs,
18:57ce sont au contrôle judiciaire.
18:58Les parents ont été entendus.
18:59Et comme par hasard,
19:01aujourd'hui,
19:01ça va beaucoup mieux.
19:02Donc, à un moment donné,
19:02il faut aussi conditionner
19:04la réciprocité
19:05entre les droits et les devoirs.
19:06tant qu'on n'aura pas compris ça.
19:07Et moi, j'attends bien
19:08que ce soir,
19:09on a des coupables
19:12qui ont été identifiés,
19:13qu'on puisse précisément
19:14expliquer ce qu'il en est.
19:16Et puis, pardonnez-moi,
19:17les parents,
19:17on parle de mineurs,
19:18les parents,
19:19quid des parents ?
19:20Quid des parents ?
19:21On ne peut pas accueillir les parents,
19:23on ne peut pas recueillir les parents,
19:24on ne peut pas conditionner
19:25des aides non obligatoires
19:26à un comportement civique.
19:27Des aides non obligatoires
19:29à un comportement civique,
19:30il faut se poser des bonnes questions.
19:31Et ça, c'est quand même
19:32une double punition
19:33pour les parents,
19:34parce qu'en plus,
19:34on sait que dans une même fratrie,
19:36il peut y avoir
19:36des enfants absolument exemplaires
19:38et d'autres qui sont brutaux.
19:39Donc, leur supprimer les aides,
19:40c'est un genre de...
19:41Qu'est-ce qu'on fait ?
19:41Pardonnez-moi.
19:42Les fragilisés,
19:43alors qu'ils ne sont pas forcément...
19:44Quand il y a des proviseurs,
19:46des professeurs attaqués,
19:47comment on peut dire
19:49parfois que la violence est légitime ?
19:50Je ne dis pas
19:50qu'il le dit dans ce cas-là.
19:51Mais on ne peut pas mettre un mais.
19:53On ne peut pas dire
19:54oui, on condamne mais
19:56quand il y a des choses aussi graves.
19:58Ça nous rassemble.
19:59Les pompiers,
20:00les professeurs...
20:02les élus...
20:02C'est quand même assez...
20:05Est-ce qu'on n'est pas
20:06en train de s'habituer
20:06à ces décors-là aujourd'hui
20:08dans notre pays ?
20:08Tant qu'on n'aura pas,
20:09comme je le disais,
20:10tant qu'on n'aura pas
20:10une réponse ferme, symbolique,
20:12comme ça s'est produit d'ailleurs
20:13il y a quelques semaines
20:14avec ses parents d'élèves
20:15qui menaçaient de décapitation
20:18une enseignante,
20:19ça a été réglé
20:20dans l'après-midi.
20:21Il nous faut des gestes
20:25forts par rapport à ça.
20:26Et c'est vrai qu'à ce niveau-là,
20:27on attend une réponse ferme.
20:29Le régalien...
20:30Monsieur Gilbert,
20:31pardonnez-moi,
20:31je ne suis pas tout à fait d'accord.
20:32Le régalien fait son boulot.
20:34Les policiers municipaux,
20:36les policiers nationaux...
20:37Non, non, il n'y a pas de régalien.
20:38Il est disparu depuis 10 ans.
20:39Ils font leur travail.
20:41Derrière, il nous faut
20:41une réponse ferme de la justice.
20:42Qu'est-ce que vous appelez
20:43le régalien ?
20:44La justice, l'autorité, l'ordre ?
20:46Moi, je suis heureux de voir
20:47qu'il y a une réactivité
20:49de la part de nos forces nationales
20:50et municipales
20:51pour intervenir sur le terrain.
20:53D'ailleurs, les Français...
20:55Il ne faut pas généraliser...
20:56Oui, n'attends, d'accord.
20:57Il ne faut pas généraliser,
20:58mais il ne faut pas relativiser non plus.
21:00Non, mais je redonne...
21:00Et l'histoire...
21:01Et dire que ça ne fonctionne pas
21:03tout à fait vrai non plus.
21:04L'histoire du lycée,
21:04c'est quelque chose de monumental.
21:06Je crois que c'est déjà arrivé
21:07des établissements scolaires
21:08qui...
21:09Là, c'est un truc entier,
21:10tout neuf,
21:1263 ou 73 millions, je crois.
21:14Enfin, c'est énorme.
21:15En feu, c'est inadmissible.
21:18C'est quand même...
21:19Ce sont des choses
21:19qui doivent nous marquer
21:21à tout jamais.
21:22Et ça ne doit pas recommencer.
21:23Et on devrait avoir...
21:24Mais vous avez...
21:25On a tous dit ça à chaque fois.
21:27Voilà.
21:28Eh bien, le gros problème,
21:28c'est qu'on s'habitue.
21:29Le gros problème,
21:30c'est qu'on s'en fout un peu.
21:31Ce n'est pas grave.
21:32Il faut vivre avec ça.
21:33Il ne faut pas vivre avec ça.
21:34Il ne faut pas accepter
21:35que les camions de pompiers
21:37soient brûlés.
21:38Et que les pompiers soient...
21:40Comment dire ?
21:41D'insupportables.
21:42Non, mais bien sûr,
21:42c'est...
21:43C'est-à-dire que les violences,
21:45elles sont insupportables
21:46et c'est une perte énorme
21:47aussi bien pour les lycéens
21:48que pour les enseignants.
21:49Oui, bien sûr.
21:49Mais ce qu'il ne faut pas
21:50perdre de vue non plus,
21:51c'est le point de départ
21:52de la situation.
21:52C'est-à-dire que les revendications
21:53des lycéens,
21:54elles sont anciennes.
21:55Aujourd'hui, on en parle,
21:56mais ça fait des années
21:56que les lycéens demandent
21:58d'avoir des infirmières scolaires,
21:59demandent d'avoir des écoles,
22:00des bâtiments
22:01qui soient fonctionnels,
22:02demandent d'avoir
22:02des enseignants tout simplement.
22:04Il y a un rapport sénatorial
22:05de Fabien Gag
22:05qui expliquait qu'en Seine-Saint-Denis,
22:07à force d'enseignants...
22:08C'est l'acteur communiste, hein ?
22:09Oui, à force d'enseignants.
22:10Mais c'est un rapport parlementaire.
22:11Oui, mais communiste.
22:11À force...
22:12Oui, c'est pas parce qu'on est communiste
22:13qu'on l'attore.
22:13Oui, bah oui.
22:14Enfin, excusez-moi, mais...
22:15Oui, mais je...
22:15C'est une information.
22:16Très bonne information.
22:18Toutefois, le rapport expliquait
22:19qu'en Seine-Saint-Denis,
22:19du fait de profs non remplacés,
22:21les élèves de Seine-Saint-Denis
22:21perdait un an d'années scolaires.
22:23Est-ce que vous posez une question,
22:24Rokaya Diallo ?
22:25Il y a un manque de moyens criants.
22:28Et souvent, il y a aussi
22:28un manque de moyens,
22:30ce qu'on a intitulé cette partie
22:31« Les questions qui dérangent »,
22:32et c'est mon rôle de les poser.
22:34Il y a aussi des manques criants
22:35dans les zones rurales.
22:36Pourquoi il n'y a pas cela ?
22:38Parce que les...
22:39Parce que je ne sais pas...
22:40En fait, dans toutes les...
22:41Je ne sais pas...
22:42Alors là, je n'ai pas les informations.
22:43Je ne sais pas si les manques
22:44sont de même nature
22:45et si les établissements
22:47sont classés...
22:48C'est là ce qu'on appelle
22:48la France périphérique.
22:49Il y a un peu d'entrisme politique
22:51quand même, Rokaya.
22:53Il y a quand même un peu...
22:53Non, mais les lycéens,
22:54ils se sont mobilisés d'eux-mêmes.
22:55Le lycée de Préteil,
22:56ils se sont mobilisés
22:57avant même que la France insoumise.
22:59Mais dans certains endroits,
23:00ils ont été un peu encouragés.
23:01Il y avait la présence d'élus,
23:02je ne crois pas.
23:02Bien avant, le lycée de Préteil
23:04s'est mobilisé avant.
23:06Ça fait très très longtemps
23:07que les lycées soient mobilisés.
23:09Moi, je vous pose une question.
23:10Il y a des manques
23:13qui sont criants.
23:14Il y a des revendications
23:14qui sont légitimes.
23:15Mais pourquoi,
23:16quand c'est dans les zones rurales,
23:17on n'a pas les mêmes messelles ?
23:18Peut-être qu'il n'y a pas
23:18la même culture politique,
23:20tout simplement.
23:20Je veux dire,
23:21peut-être que dans les zones...
23:22C'est un manque de culture politique.
23:25Il n'y a pas la France insoumise.
23:26Je pense qu'il faut dire les choses.
23:28Peut-être que dans les zones urbaines,
23:31dans les zones urbaines,
23:32on se mobilise.
23:33Je redis,
23:33posons-nous la question
23:34à qui le crime ?
23:36Ça profite à la France insoumise
23:37qui assume parfaitement
23:39ça profite
23:39le Rassemblement national.
23:41Je ne suis pas sûr, Carloni.
23:42Non, mais les mobilisations lycéennes
23:43précèdent l'existence
23:44de la France insoumise.
23:45Je veux dire,
23:45à un moment donné,
23:46les établissements-là...
23:47Mais la violence des mots
23:47précède la violence des actes.
23:48Oui, mais ces établissements-là
23:49sont toujours plus mobilisés
23:50que les établissements...
23:51Il y a un certain moment
23:52qu'ils écument les lycées
23:52et les universités
23:53pour essayer de les mettre
23:55en contestation.
23:57D'accord, mais bien avant
23:57l'existence de la France insoumise,
23:59les lycées urbains
24:00sont mobilisés davantage
24:01que les lycées ruraux.
24:01Bien avant l'existence
24:02de la France insoumise.
24:02Ça aussi, ça existe.
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