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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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Transcription
00:00Bonsoir M. le ministre de l'Intérieur.
00:02Bonsoir.
00:02Merci Laurent Nunez d'être avec nous.
00:04Beaucoup de choses à voir avec vous sur cette journée.
00:07Il y a évidemment la contestation, les revendications légitimes dont on va parler,
00:11les violences aussi, les dégradations, les tensions,
00:14ce qu'ont dit les policiers qui se sont succédés sur ce plateau.
00:17Mais tout d'abord, si vous deviez tirer un bilan en termes de mobilisation,
00:21mais aussi de dégradation et peut-être de blessés de cette journée,
00:23que diriez-vous ce soir ?
00:25Il y a eu deux mouvements en fait.
00:26Il y a eu la journée nationale d'action qui était organisée par l'inter-syndical,
00:31qui a réuni 206 000 personnes après comptage sur l'ensemble du territoire national,
00:36dont 30 000 à Paris, qui s'est déroulé sans incident.
00:3930 000 à Paris, un peu moins de 7 000 à Toulouse, 6 000 à Lyon,
00:45pour un ordre de grandeur.
00:46Et puis il y a eu le mouvement des lycéens,
00:48où il y a eu énormément d'incidents,
00:50de prise à partie des forces de sécurité intérieure, on y reviendra,
00:53et qui a concerné aujourd'hui, le ministre de l'Éducation nationale l'a dit,
00:56un peu plus de 400 établissements, 416 pour être précis,
01:00je rappelle qu'hier c'était un peu plus de 180,
01:02donc on a eu un mouvement qui s'est étendu,
01:04et qui a été émaillé d'énormément de violences,
01:07notamment contre les forces de sécurité intérieure,
01:08ou contre les biens, des dégradations.
01:11Et voilà, je veux saluer d'emblée le travail des forces de sécurité intérieure,
01:14qui a été remarquable, c'est un travail qui a été conduit de manière extrêmement proportionnée,
01:19et on a pu éviter des blessures graves, je pèse mes mots,
01:22je crois qu'il y a une grosse responsabilité de certains de mettre les jeunes comme ça sur la voie
01:26publique.
01:27La gravité de ces prises à partie, est-ce qu'il y a des membres de forces de l'ordre
01:30blessés,
01:31et aussi peut-être du côté des lycéens ?
01:34Oui, on a 48 membres des forces de sécurité intérieure qui ont été blessés,
01:38c'est 4 fois plus, c'est 4 fois plus qu'hier,
01:41et puis il y a eu, le ministre de l'Éducation nationale l'a dit,
01:4331 personnels ou élèves qui ont été blessés,
01:47et eu égard, blessés légèrement, mais eu égard à la gravité des prises à partie
01:53qu'il y a eu notamment des forces de sécurité intérieure,
01:55ou des dégradations, ou parfois même des actions menées contre les personnels et enseignants,
01:59je considère que les forces de sécurité intérieure sont intervenues
02:01d'une manière extrêmement proportionnée,
02:03toujours en lien avec les chefs d'établissement,
02:05de manière à éviter les incidents graves,
02:07et je veux vraiment saluer ce travail.
02:08On va y venir en détail, on va marquer une courte pause, monsieur le ministre,
02:11et vous interrogez véritablement sur ces prises à partie,
02:14vous parlez de faits graves, de blessés,
02:16d'un mouvement peut-être des lycéens qui peut s'étendre,
02:19et peut-être est-il infiltré, vous allez nous le dire,
02:22votre parole est attendue ce soir, je vous remercie encore une fois d'être là,
02:25à tout de suite dans quelques instants.
02:27Le ministre de l'Intérieur, Laurent Lunès, est notre invité,
02:30l'invité de BFM TV ce soir en direct,
02:33après une journée de mobilisation, mais aussi de dégradation,
02:36de tensions et de violences, vous en avez parlé avant la pause,
02:38monsieur le ministre, insistant également sur des faits graves,
02:42apportant votre soutien aux forces de l'ordre,
02:45nous avons parlé de la mobilisation,
02:47parlons également de ces mouvements de lycéens,
02:50est-ce que vous pouvez confirmer ce soir
02:51qu'il y a eu une sorte d'infiltration,
02:53qu'il y a eu des casseurs, des personnes cagoulées,
02:56qui ont infiltré ces mouvements lycéens,
02:58est-ce que vous en avez connaissance de manière factuelle ?
03:00Alors, de manière factuelle, on a 416 établissements
03:03qui ont été concernés aujourd'hui,
03:05je le disais tout à l'heure, c'était 180 hier,
03:08donc il y a eu une augmentation du nombre de lycées bloqués,
03:10avec 45 blocages,
03:13qui ont dû, en lien avec les chefs d'établissement,
03:16parfois entraîner l'intervention des forces de l'ordre
03:18pour les débloquer,
03:18il y a eu 45 tentatives de blocages,
03:20c'est-à-dire où les forces de l'ordre ont entravé
03:22les blocages des établissements,
03:23c'est-à-dire le fait d'empêcher les élèves et les enseignants
03:25d'y entrer,
03:26et puis pour le reste, il y a eu des rassemblements
03:28aux abords des établissements.
03:30Donc au total, 416 établissements impactés.
03:33Dans certaines situations, les choses se sont bien passées,
03:35dans d'autres cas, ça s'est plutôt très mal passé,
03:38avec des personnes qui étaient cagoulées,
03:41vêtues de noir, munies de projectiles,
03:44de mortiers,
03:45parfois d'ailleurs de bouteilles d'acide chlorhydrique également,
03:47ça a été le cas à Belfort,
03:48où il y a eu 7 g d'acide chlorhydrique
03:50sur les forces de l'ordre,
03:52et donc il a fallu, conformément aux instructions...
03:547 g d'acide chlorhydrique ?
03:56À Belfort et dans d'autres endroits,
03:57donc on voyait bien qu'il y avait une volonté quand même
04:00d'en découdre, dans pas mal d'endroits finalement,
04:03avec les forces de sécurité intérieures
04:05qui étaient prises à partie,
04:06et qui donc à ce moment-là,
04:08conformément aux instructions que je donne,
04:09qui interviennent quand il y a des dégradations,
04:11quand il y a des troubles à l'ordre public,
04:12il y a des interventions,
04:13ou alors quand il s'agit de débloquer l'accès aux établissements
04:17en lien avec le chef d'établissement.
04:18On va parler de ces interventions,
04:20mais quand vous me dites des jets d'acide chlorhydrique
04:22sur les forces de l'ordre,
04:24là c'est pour ça que vous parlez de faits extrêmement graves,
04:26est-ce que ce sont des lycéens,
04:27ou est-ce que ceux-là,
04:28ce sont des éléments extérieurs
04:29qui ont été chauffés à blanc ?
04:32Pour une grande partie,
04:33ce sont des lycéens,
04:34qui ne sont pas d'ailleurs forcément des lycéens
04:36qui étudient dans les établissements concernés,
04:39et pour une partie,
04:41on voit bien qu'il y a un certain nombre d'agitateurs
04:43qui sont présents,
04:44notamment dans l'agglomération parisienne,
04:46les services ont pu relever
04:47la présence d'étudiants d'ultra-gauche,
04:49plus engagés,
04:50qui sont là pour inciter au débordement,
04:52qui incitent les jeunes à se cagouler,
04:54à prendre à partie les forces de l'ordre,
04:56donc on peut parler d'une forme d'instrumentalisation,
04:59et puis sur une quarantaine de points,
05:00de sites,
05:01partout sur le territoire national,
05:03on a relevé également la présence
05:04d'élus de parlementaires
05:05ou d'élus de la France insoumise
05:07qui étaient là,
05:08pour inciter évidemment au mouvement.
05:10On va parler de ces élus,
05:11un mot sur les interpellations,
05:12puisque là,
05:12si vous parlez de faits aussi graves,
05:14on imagine qu'il y a eu
05:15des interpellations en conséquence,
05:17on verra qu'est-ce que cela va donner,
05:18mais est-ce que ces interpellations
05:20sont, je veux dire,
05:21proportionnées à la gravité des faits ?
05:23Oui, bien sûr, bien sûr.
05:24Hier, c'était 164 interpellations,
05:27aujourd'hui, c'est 440.
05:28Sur l'ensemble du territoire national,
05:30il y a eu 440
05:31interpellations,
05:31dont, me dit-on,
05:32on n'a pas encore le bilan complet,
05:34mais dont 2 tiers ont donné lieu
05:35à des gardes à vue,
05:36et ce sont des interpellations
05:38essentiellement pour dégradation,
05:40prise à partie des forces
05:41de sécurité intérieure,
05:42donc violence sur agents dépositaires
05:44de l'autorité publique,
05:46et donc ce sont des faits
05:47qui sont quand même assez graves,
05:48et une grande partie
05:50de ces interpellations
05:50concernent des mineurs.
05:52Donc c'est dire la responsabilité
05:53de ceux qui incitent
05:54les jeunes à aller dans la rue,
05:56surtout de cette façon-là,
05:57en tenant des propos
05:59qui laissent à penser
06:00que la violence
06:01pourrait être légitime,
06:02ce qui n'est évidemment
06:03pas acceptable.
06:04Vous parlez du maire
06:05Bali Bagayoko,
06:07écoutons la phrase
06:07dans son entièreté,
06:09et vous allez réagir.
06:12Quand on a un jeune
06:13qui a 15-16 ans,
06:14quand à un moment donné
06:15on vous balance quasiment
06:16je veux dire un flashball,
06:17soit sur l'abdomen
06:18ou soit au visage,
06:19forcément qu'à un moment donné
06:20il y a un élan de solidarité,
06:21d'abord de protéger la personne,
06:23mais d'indignation,
06:24parce que c'est normal.
06:26Ce sont des humains en fait.
06:27Je parle de la violence.
06:28Mais ce sont des humains.
06:29Mais la violence à un moment donné
06:30elle peut être légitime aussi.
06:32Elle peut être légitime.
06:33C'est quoi cette affaire ?
06:34Bien sûr qu'elle peut être légitime.
06:35Le problème que l'on dit
06:36à tous ces jeunes-là,
06:37c'est oui elle peut être légitime,
06:38mais chaque fois qu'on peut l'éviter
06:40c'est mieux.
06:42Comment vous interprétez cette phrase ?
06:43La violence peut être légitime ?
06:45Je pense que c'est très grave.
06:46D'abord je veux dire
06:48à M. Bali Bagayoko,
06:50le maire de Saint-Denis,
06:51mettre en balance
06:53ce qui s'est passé
06:53dans la journée nationale d'action
06:55où il y a eu plus de 400 rassemblements
06:57sur l'ensemble du territoire national.
06:58410 pour être précis,
07:00encadrés par les forces
07:01de sécurité intérieure
07:02qui se sont passées
07:03dans le cadre de cortèges,
07:05je le disais tout à l'heure,
07:06206 000 sur l'ensemble
07:07du territoire national,
07:0730 000 à Paris,
07:08il n'y a pas eu d'incident.
07:10C'était pourtant une expression
07:11d'une colère sociale
07:13qui a été entendue,
07:14qui a été encadrée
07:15par les forces de sécurité intérieure
07:16et qui s'est bien passée.
07:17Et je crois que ce que l'on voit
07:18aux abords des lycées,
07:19ça n'a absolument rien à voir.
07:21Comment vous décrivez alors
07:22ce qui s'est passé
07:22aux abords des lycées ?
07:24La violence n'est jamais légitime.
07:26Il n'y a rien qui justifie la violence,
07:28il n'y a rien qui justifie la violence,
07:30il n'y a rien qui justifie
07:31que pour manifester,
07:33on puisse se présenter
07:34devant des établissements,
07:36cagouler le visage,
07:37oui, le visage grimé
07:38avec des projectiles
07:39et qu'on attende
07:40l'intervention des forces de l'ordre
07:41pour les prendre à partie.
07:42On n'attend même pas
07:43l'intervention des forces de l'ordre,
07:45on attend la présence
07:46simplement des forces de l'ordre.
07:47Je crois que monsieur le maire
07:48de Saint-Denis
07:48m'a interpellé
07:51en rappelant d'ailleurs
07:52que j'étais quelqu'un
07:53où on ne pouvait pas soupçonner
07:54de la moindre idée raciste
07:56et que je l'avais d'ailleurs
07:56défendu à un certain moment.
07:58Il m'a interpellé
07:59en disant que je prenais
08:00une responsabilité grave
08:01en envoyant les forces
08:02de sécurité intérieure
08:03sur les rassemblements.
08:04Mais je n'envoie pas
08:05les forces de sécurité intérieure
08:06sur les rassemblements.
08:07Je leur demande
08:08de contenir des exactions,
08:09ça n'est pas la même chose.
08:10Des exactions,
08:11vous vous dites des exactions ?
08:12Et des dégradations
08:12et des prises à partie
08:14et des violences physiques.
08:15En revanche,
08:15les forces de l'ordre,
08:16elles sont là pour faire en sorte
08:17que ces rassemblements
08:18se passent bien.
08:18Ils sont là pour les encadrer.
08:19Et c'est ce qui majoritairement
08:21a été fait.
08:22Et on va interroger cela,
08:23mais quand un élu de la République
08:25dit que la violence
08:26peut être légitime,
08:28vous lui répondez quoi ?
08:29Simplement,
08:29c'est que c'est le débat politique
08:30ou ça va au-delà ?
08:33Il y a le débat politique,
08:34il y a la dénonciation
08:34du ministre de l'Intérieur
08:35que je suis,
08:36du politique que je suis
08:37qui dit que ça n'est pas acceptable
08:38de tenir ses propos.
08:39Il faut faire attention.
08:40À un moment,
08:41quand vous tenez
08:42ce genre de propos,
08:43vous pouvez tomber
08:44dans l'incitation à la violence.
08:46Et ça, ça relève
08:46de l'infraction pénale.
08:48Il faut faire extrêmement attention.
08:49C'est une espèce d'incitation.
08:51La nuance est ténue,
08:52Bali Bagayokoa.
08:53Et dans ce cadre
08:54d'incitation à la violence,
08:55vous vous dites
08:56que ça reste encore
08:57dans le débat politique ce soir ?
08:58En tout cas,
08:58moi, ce que j'ai demandé
08:59à tous les préfets,
09:00c'est chaque fois qu'il y a
09:01des violences en marge
09:02de ces manifestations,
09:03vous avez des journalistes
09:04qui ont été pris à partie.
09:05On va en parler.
09:05D'ailleurs, j'ai une liste de BFM.
09:06Moi, j'ai demandé aux préfets
09:07chaque fois que ce genre de situation
09:10se produirait
09:11de saisir la justice.
09:12Et c'est normal,
09:13c'est-à-dire d'engager
09:14un article 40,
09:15car c'est un délit
09:15d'entrave à la liberté de la presse.
09:17Il faut faire attention.
09:18M. le maire de Saint-Denis,
09:19il a une responsabilité.
09:21C'est un élu de la République.
09:22On ne peut pas,
09:22en tenant ce genre de propos,
09:25légitimer quelque part
09:26l'usage de la violence,
09:27surtout quand on s'adresse,
09:28quand on parle
09:29au milieu de jeunes
09:29qui sont des mineurs
09:31qui ont 14, 15 ans, 16 ans.
09:32C'est extrêmement grave.
09:34Effectivement,
09:34de l'une de nos équipes.
09:35Et qu'ils regardent
09:36ce qu'ont fait leurs aînés
09:37lors de la JNA
09:37où il n'y a pas eu d'incident.
09:39Il y a eu une expression
09:40revendicative légitime
09:41encadrée
09:41qu'il n'y a pas eu
09:42de débordement.
09:43Et donc,
09:43il n'est pas légitime
09:44d'inciter les jeunes
09:46à se réunir devant
09:47des établissements
09:47et à cautionner les violences.
09:49Et c'est ce que fait
09:50ce genre de propos.
09:51C'est ce qui s'est passé
09:51et on va interroger la suite.
09:53Mais vous parlez
09:53de l'une de nos équipes
09:55effectivement de reporters
09:56qui est allée tout simplement
09:57faire son travail
09:58aux abords de certains lycées
09:59qui a été molesté,
10:00qui a été pris à partie
10:01de manière agressive
10:03et violente.
10:06Effectivement,
10:07la chaîne BFMTV
10:08va porter plainte.
10:09C'est tout à fait normal
10:10et on apporte
10:11tout notre soutien.
10:12J'imagine évidemment
10:13vous-même
10:14comme vous venez de le faire.
10:16Est-ce que vous estimez
10:17qu'il y a eu
10:18une incitation
10:18à la violence ?
10:20Est-ce que vous estimez
10:20qu'un élu
10:21qui porte une écharpe,
10:22qui est un élu de la République,
10:23qui incarne les valeurs républicaines,
10:26incite à la violence aujourd'hui ?
10:27Aujourd'hui,
10:28vous avez eu effectivement
10:29des journalistes
10:30qui ont été pris à partie.
10:31D'abord,
10:31c'est un délit,
10:32l'entrave à la liberté
10:33de la presse.
10:34Mais il y a aussi
10:35le délit d'inciter
10:36à l'entrave
10:37à la liberté de la presse.
10:37Il faut faire attention
10:38aux propos qu'on tient.
10:39Je sais que le maire de Saint-Denis,
10:41je l'ai vu sur une vidéo
10:43que l'on voit très clairement,
10:44que le maire de Saint-Denis
10:46a retweeté
10:48en disant
10:48que la personne
10:49qui s'exprimait
10:49dans cette vidéo
10:50et qui traitait
10:51effectivement
10:51un certain nombre
10:52de médias,
10:53dont BFM d'ailleurs,
10:54de chaînes racistes
10:55qui n'avaient pas sa place
10:56dans les manifestations
10:57et qui devaient être écartées,
10:59il a tweeté
10:59en disant
11:00que la personne
11:00qui prononçait ses propos
11:01avait raison.
11:02Je pense que c'est une forme
11:03d'incitation.
11:05Et moi, en tout cas,
11:05chaque fois qu'il y aura
11:06ce genre d'incitation
11:07à l'entrave
11:08à la liberté de la presse,
11:09voire une entrave
11:09à la liberté de la presse
11:10parce que des journalistes
11:11sont agressés,
11:12je demanderai au préfet
11:13de saisir
11:14les procureurs de la République
11:16et d'engager
11:16les articles 40.
11:17Évidemment,
11:18il faut qu'on ait une réaction
11:19qui soit ferme
11:20du point de vue judiciaire.
11:21Il n'y a rien qui justifie
11:22qu'on écarte des médias
11:23qui viennent couvrir
11:24ce type d'événements.
11:25D'ailleurs,
11:26ce sont les mêmes représentants
11:27de la France Insoumise
11:28qui nous reprochent parfois
11:30d'entraver le travail
11:32des journalistes
11:32dans les grandes manifestations.
11:33Donc, j'y vois là
11:34un paradoxe dingue.
11:36Nous avons M. Bali Bagayoko
11:37qui a parlé
11:38d'une forme de violence légitime.
11:40M. Jean-Luc Mélenchon
11:41dit aujourd'hui
11:42ni oubli ni pardon,
11:43parlons de sauvagerie.
11:44Et il vous met en cause
11:45nommément,
11:46Laurent Nunez,
11:47hier,
11:47depuis quelques jours.
11:48Il parle même
11:49d'une forme de racisme
11:50pour la police.
11:51Il parle d'une brutalité,
11:52d'une sauvagerie
11:53sans nom.
11:55Quelles peuvent être
11:56les conséquences
11:57de tels actes aujourd'hui
11:58pour les hommes et les femmes
11:59qui servent justement
12:00et qui obéissent
12:01aux ordres du ministre
12:02de l'Intérieur
12:02quand il s'agit
12:03de débloquer des lycées
12:04parce que c'est ce que vous demandez
12:05et continuerez à demander
12:06si le mouvement s'étend ?
12:07M. Mélenchon a tenu
12:08effectivement hier
12:11dans un tweet
12:12des propos extrêmement graves
12:13où il laissait à penser
12:14que les interventions
12:15de la police
12:16qu'il qualifient de répression
12:18là où il ne s'agit
12:18que de maintenir
12:19l'ordre public
12:20quand il y a une expression légitime
12:21il n'y a pas
12:22d'intervention de police
12:23laissait à penser
12:24que les interventions
12:24étaient liées
12:25se faisaient sur fond
12:26de racisme
12:27c'est ce qu'il a dit
12:28c'est pour ça d'ailleurs
12:29que le premier ministre
12:29évidemment condamnait ses propos
12:30que je l'ai fait moi-même
12:31et que je soutiens
12:32les forces de sécurité intérieure
12:33parce qu'il estime
12:34que vous agissez
12:35par rapport à certains lycées
12:37notamment Seine-Saint-Denis
12:38différemment
12:38que si vous auriez
12:40justement demandé
12:41à la police
12:42d'intervenir
12:42dans des lycées
12:43des beaux quartiers
12:43pour le dire directement
12:44c'est ce qu'il sous-entend
12:45clairement
12:46c'est complètement faux
12:47la police
12:48comme la gendarmerie
12:49d'ailleurs
12:49ce sont des forces républicaines
12:51républicaines
12:51qui sont
12:53qui comportent énormément
12:54aussi de fonctionnaires
12:55ou de militaires
12:56qui sont issus de la diversité
12:57et qui ne sont là
12:58que pour faire appliquer
12:58les lois de la République
12:59voilà
13:00il n'y a pas d'action
13:01d'intervention
13:02qui serait motivée
13:03par un quelconque racisme
13:05c'est très grave
13:06de dire ça
13:06c'est très grave
13:07d'abord parce que c'est faux
13:08ensuite parce que ça peut
13:09aussi relever
13:10de poursuite pénale
13:12mais bien sûr
13:14ce sont des propos
13:15qui sont très graves
13:16ça relève de la diffamation
13:18en tout cas moi
13:19je ne laisserai rien passer
13:20je serai toujours
13:21en protection des forces
13:22de sécurité intérieure
13:22c'est-à-dire lorsque
13:23Jean-Luc Mélenchon
13:23dit racisme pour la police
13:25vous enfermez
13:25avec ce genre de discours
13:27vous enfermez
13:28notre jeunesse
13:29et notamment la jeunesse
13:30des quartiers
13:30de ces territoires
13:31finalement on les enferme
13:33dans cette idée
13:34qu'ils ne seraient vus
13:36comme des personnes
13:37d'origine étrangère
13:39on les enferme
13:39dans cette espèce
13:40d'idée qui est
13:41complètement fausse
13:42est-ce que cette partie
13:43de jeunesse
13:43vous écoute encore
13:45ce que dit
13:46Jean-Luc Mélenchon aussi
13:47et d'autres élus
13:47de la France
13:48qui prennent un exemple
13:49et est-ce que vous le confirmez
13:50qu'il y a eu un tir
13:51de grenade lacrymogène
13:52directement en visant
13:54un lycéen
13:54à Satouin-Lomone
13:56un tel geste
13:57et un tel acte
13:58ne relèvent pas
13:58du maintien de l'ordre
13:59non mais bien sûr
13:59mais j'ai eu
14:01à m'exprimer
14:02dès hier
14:02sur ce geste
14:04pour lequel
14:04l'IGPN est saisi
14:06et toute la lumière
14:07sera faite
14:07sur les conditions
14:08d'usage d'une arme
14:09intermédiaire
14:09dans cette condition
14:10il y a l'IGPN
14:12qui est saisi
14:13c'est un fait
14:14qui est extrait
14:15qui est isolé
14:15c'est d'ailleurs
14:16sur ce fait-là
14:16que le maire de Saint-Eunis
14:18se base
14:18pour dire que la violence
14:19est légitime
14:20mais non
14:20il y a une procédure judiciaire
14:23qui a été ouverte
14:23le fonctionnaire
14:24aura eu s'expliquer
14:25sur les conditions
14:26dans lesquelles
14:26il a fait usage
14:28de son arme intermédiaire
14:29et donc la vérité
14:31sera faite sur cette affaire
14:32je crois qu'on ne peut pas
14:33généraliser
14:33à partir d'un acte isolé
14:35moi je veux plutôt voir
14:36les interventions
14:36qui ont été faites aujourd'hui
14:37tout au long de la journée
14:38avec beaucoup de proportionnalité
14:40pour éviter les dégradations
14:41pour éviter les incidents
14:42je veux plutôt regarder cela
14:43que cet acte
14:44pour lequel encore une fois
14:45l'IGPN a saisi
14:46dans un contexte
14:47et je tiens à le rappeler
14:48et j'assume de le rappeler
14:49où vous avez un jeune
14:50qui venait au contact
14:51des forces de l'ordre
14:52et qui donnait des coups
14:53extrêmement violents
14:54aux forces de l'ordre
14:54ça justifie sans doute
14:56pas l'acte
14:56l'usage de l'arme
14:57mais il faut toujours rappeler
14:58le contexte
14:59et surtout l'IGPN a saisi
15:00il y a eu ce tir
15:02oui
15:03et je veux rappeler aussi
15:04aux élus de la France Insoumise
15:05qui quand on a eu
15:06la discussion sur
15:07le texte qui vise
15:09à créer une présomption
15:10d'usage légitime
15:11des armes
15:11pour les forces de l'ordre
15:12qui n'ont pas arrêté de me dire
15:13qu'il n'y avait pas de sanctions
15:15dans la police
15:16le dernier rapport de l'IGPN
15:18a bien démontré
15:19que les policiers
15:20faisaient l'objet
15:21de procédures administratives
15:22quand il y a des actes
15:23ils font l'objet
15:24de procédures administratives
15:24l'usage d'armes
15:25n'a pas augmenté
15:26quand il y a usage d'armes
15:27dans la totalité des cas
15:29il est proportionné
15:29et je voudrais aussi
15:30leur renvoyer
15:31puisqu'ils me renvoient eux-mêmes
15:32à mes rapports de l'IGPN
15:33leur dire que l'IGPN elle-même
15:37caractérise bien le fait
15:37que nous avons une police
15:38qui agit toujours
15:39de manière proportionnelle
15:40et républicaine
15:40Sauf que certains élus LFI
15:41disent que la police tue
15:43que la police est raciste
15:44en en essentialisant
15:45donc la question
15:46que je vous pose
15:47Laurent Nunes
15:47ça fait deux fois
15:48ou plusieurs fois
15:49que vous dites
15:49que c'est très grave
15:50ce qui est dit
15:51est-ce que vous estimez
15:52malgré tout
15:52même si vous dites
15:53qu'il y a une limite
15:54qui peut être franchie
15:54une limite judiciaire
15:56et même au-delà
15:57est-ce que vous dites
15:59ça reste dans le débat politique
16:00en pleine campagne
16:01présentielle
16:01ou est-ce qu'il peut y avoir
16:03des comportements
16:03je mets le mot
16:04et vous allez me répondre
16:06entre guillemets
16:07factieux
16:07aujourd'hui de la part
16:08de certains élus
16:09je ne dirais pas
16:09des comportements factieux
16:10il y a des comportements
16:11qui tombent
16:12sous le coup de la loi pénale
16:12voilà
16:13moi je considère
16:14que quand vous dites
16:15que la violence est légitime
16:16et que vous incitez
16:16des jeunes à commettre
16:17des actes violents
16:18quand vous considérez
16:19qu'il faut exclure
16:20certains médias
16:21au risque que les journalistes
16:22de ces médias
16:23soient pris à partie
16:23et fassent l'objet de violence
16:24pardon mais ça tombe
16:25sous le coup de la loi pénale
16:26mais on peut tenir comme ça
16:26jusqu'à la présidentielle
16:27un autre rendez-vous
16:28est pris le 17 octobre
16:30est-ce que vous craignez
16:31qu'il y ait justement
16:33une forme de convergence
16:34ou de contagion
16:35en tous les cas
16:35et bien de ces mouvements-là
16:37une sorte de mouvement
16:39perlé
16:39vous n'avez pas d'informations
16:41le 17 octobre
16:42c'est un appel
16:42sur les réseaux sociaux
16:44à ma connaissance
16:45il n'y a pas d'organisation
16:46syndicale
16:46on n'est pas dans le contexte
16:47de la journée nationale
16:48d'action aujourd'hui
16:49donc voilà
16:50pour le 17 octobre
16:50on a un appel
16:51sur les réseaux sociaux
16:52dont on verra
16:52s'il prend ou pas
16:53pour l'instant
16:54les appels qu'il y a eu
16:55et qui relèvent
16:56on va dire plus
16:57des appels de contestation
16:59de la hausse du prix du carburant
17:00des rassemblements
17:00sur l'espace public
17:01pour l'instant
17:02ces rassemblements
17:03il y en a tous les week-ends
17:04on rassemble assez peu de personnes
17:06on reste évidemment
17:07extrêmement attentif
17:08mais sur le 17 octobre
17:09c'est autre chose
17:10là aujourd'hui
17:10c'était une JNA
17:11et tous les jours
17:12un mouvement de lycéen
17:13tous les matins
17:14on s'attend
17:14parce que demain
17:15il y ait le même mouvement
17:15et il y aura
17:16le même dispositif policier
17:17le même dispositif
17:18les mêmes ordres donnés
17:20c'est-à-dire
17:20tout blocage
17:21sera débloqué
17:22par l'usage
17:23de la force légitime
17:25absolument
17:25absolument
17:26la fermeté sera de mise
17:28certains s'étonnent
17:28monsieur le ministre
17:29pourquoi est-ce qu'il faut
17:30quand même
17:31tout ce cordon
17:32de force de l'ordre
17:33devant les lycéens
17:35Marine Tondoli
17:36parle de nos gamins
17:36Olivier Faure dit
17:37on ne fait pas ça
17:38à nos gamins
17:39qu'est-ce que vous répondez
17:40sur un texte sujet
17:40ce sont des gamins
17:41qui sont face à force de l'ordre
17:42surtout d'abord
17:43la responsabilité
17:44première d'un responsable politique
17:45digne de ce nom
17:46c'est d'empêcher
17:47que des gamins
17:48comme on dit
17:48parce que ce sont des gamins
17:49aillent manifester
17:50devant des établissements
17:51s'en prennent aux forces de l'ordre
17:52et c'est surtout
17:53de leur rappeler
17:53que les choses doivent se passer
17:54de manière pacifique
17:55ensuite les instructions
17:56elles sont très claires
17:57c'est une doctrine
17:58que nous appliquons
17:59depuis maintenant
17:59plusieurs années
18:00parce que ce sont
18:01des manifestations
18:01qui sont très sensibles
18:03à gérer
18:03il faut que les forces de l'ordre
18:05interviennent toujours
18:06quelle est votre plus grande crainte
18:06quand vous voyez ces images ?
18:07évidemment la crainte
18:08c'est qu'il y ait un blessé grave
18:09un incident
18:09évidemment ce sont des jeunes
18:11donc il faut qu'on soit
18:12extrêmement attentif
18:13les forces de sécurité
18:14intérieures le sont
18:14elles interviennent toujours
18:16avec tact, proportionnalité
18:17et je veux rappeler
18:18cette doctrine
18:18elle existe
18:19elle est claire
18:20quand il y a un blocage
18:21où on empêche
18:22des élèves
18:22des enseignants
18:23d'entrée dans un établissement
18:24blocage total
18:25puisque parfois
18:26on ménage une entrée secondaire
18:28quand il y a un blocage total
18:29en lien avec le chef
18:30d'établissement
18:31il peut y avoir
18:31une intervention
18:32qui se fait de manière
18:33le plus calmement possible
18:35pour libérer
18:36les accès de l'établissement
18:37évidemment en dehors
18:38des cas de blocage
18:39quand il y a des incidents
18:40des dégradations
18:41des prises à partie
18:41il y a des interventions
18:42vous savez hier
18:43pour ne prendre qu'un exemple
18:44hier
18:45aujourd'hui
18:45je n'ai pas encore ce soir
18:46le chiffre concernant
18:47les incendies
18:48mais hier
18:51180 établissements
18:52concernés environ
18:53par le mouvement
18:53hier
18:54vous avez eu
18:55à 16 endroits
18:57des départs de feu
18:59des mises à feu
18:59qui auraient pu
19:00directement
19:01impacter un établissement
19:02scolaire
19:0316
19:03donc quand vous avez
19:04ce genre de situation
19:05il n'y a pas un monde
19:09où dans ce genre de situation
19:10les forces de sécurité intérieure
19:12n'interviennent pas
19:12vous êtes en train de nous dire
19:13que 16 établissements
19:14auraient pu brûler en réalité
19:16c'était l'objectif ?
19:17pour certains
19:17on a eu un incendie hier à Lille
19:19dont les chaînes de télé
19:20ont rendu compte
19:21aujourd'hui je n'ai pas encore
19:22le retour des incendies
19:23mais il y a eu beaucoup
19:23de mise à feu de poubelles
19:25devant les établissements
19:25et encore une fois
19:26beaucoup de violences
19:28à l'endroit des policiers
19:30et j'insiste
19:31sur les 31 blessés
19:32vous avez à la fois
19:32des élèves
19:33et des personnels
19:34et des personnels enseignants
19:35qui ont pu être blessés
19:36et pour une très grande majorité
19:38pour les élèves blessés
19:39ça n'est pas du fait de la police
19:41ça n'est pas du fait de la police
19:42ou de la gendarmerie
19:43c'est uniquement
19:44des jets de projectiles
19:46qui partent mal
19:47et qui impactent des élèves
19:49c'est des élèves
19:49qui chutent
19:50parce qu'ils essaient
19:51d'escalader quelque chose
19:52on a eu deux étudiants
19:52qui ont été gravement blessés
19:53à l'université de Ville-Tanneuse
19:54en essayant de mettre
19:55une banderole
19:56on a eu un élève
19:57qui a perdu une phalange
19:58malheureusement
19:59à Massy
20:00en essayant
20:01de jeter un mortier
20:02donc voilà
20:03les blessés
20:03ce n'est pas du fait
20:04de l'action de la police
20:05la police elle est là
20:05pour protéger les jeunes
20:05malgré ce que vous dites ce soir
20:07et on entend
20:07je pense que vous lancez
20:09un appel véritablement
20:10au calme
20:10mais vous le lancez à qui
20:11d'ailleurs l'appel au calme
20:13ce soir ?
20:13Aux élus ?
20:14Aux élus et aux lycéens
20:16évidemment
20:16c'est-à-dire vous
20:17ministre de l'Intérieur
20:18monsieur Nunez
20:18vous lancez un appel au calme
20:20à des élus de la République
20:20bien sûr
20:21je crois qu'il faut
20:22il y a des élus
20:23qui sont présents
20:25devant ces établissements
20:26ils doivent inciter les jeunes
20:27évidemment à ne pas commettre
20:31la bouche du maire de Saint-Denis
20:32évidemment
20:32puis rappelez qu'il y a
20:33le ministre de l'éducation nationale
20:35qui a
20:36dans chaque établissement
20:37il y a des instances
20:38de dialogue
20:39il y a des conseils
20:39il y a une vie démocratique
20:41dans les établissements scolaires
20:42qui doit trouver
20:43à s'exprimer
20:44à se mettre en place
20:45pardon
20:45pour exprimer
20:46ses revendications
20:47et c'est pas par la violence
20:48et dans la rue
20:49on obtient un gain de cause
20:50On entend vos mots
20:50d'apaisement
20:51et en même temps
20:52il y a eu ces mots
20:53et vraiment
20:53vous avez dû les entendre
20:55évidemment
20:55les derniers mots
20:56prononcés par Jean-Luc Mélenchon
20:57écoutons-les
20:59Parents
20:59militants insoumis
21:02mobilisez-vous
21:03pour vous interposer
21:05face à la sauvagerie
21:07policière
21:11Ceux qui tabassent
21:13nos enfants
21:15ceux qui frappent
21:16ceux qui insultent
21:17ceux qui laissent libre cours
21:19à leur racisme
21:20vont bientôt
21:21nous retrouver
21:22sur leur chemin
21:23il n'y aura
21:24ni oubli
21:25ni pardon
21:26pour personne
21:28ni oubli
21:29ni pardon
21:30pour personne
21:30peut-être que ça vaut
21:31pour vous aussi
21:32je ne sais pas
21:32je ne veux pas
21:32interpréter les propos
21:33Oui je pense que ça vaut
21:34pour moi
21:35ça vaut pour les policiers
21:36pour les gendarmes
21:37puisqu'il est axe
21:38de racisme
21:39de personnes qui interviennent
21:40pour réprimer un mouvement
21:41avec sauvagerie
21:41Non M. Jean-Luc Mélenchon
21:43non
21:43les forces de sécurité intérieure
21:45interviennent uniquement
21:46pour établir l'ordre
21:46quand il y a des incidents
21:47et M. Mélenchon
21:48quand il organise des manifs
21:49avec la France insoumise
21:50et je le leur dis souvent
21:51d'ailleurs
21:52puisque j'ai eu la chance
21:53d'être préfet de police
21:54j'ai beaucoup discuté
21:54avec les élus de la France insoumise
21:55je continue comme ministre
21:56de l'intérieur
21:57et c'est normal
21:58mais dans combien
21:59de manifestations
22:00sans la police
22:01les manifestations
22:01de la France insoumise
22:02ne seraient pas allées au bout
22:03parce que vous avez
22:04des black blocs
22:04qui viennent créer
22:05des incidents
22:06qui se mettent devant
22:07les cortèges
22:07qui les empêchent
22:08de progresser
22:09Lorsque j'étais préfet de police
22:10j'ai discuté à de nombreuses reprises
22:11avec certains de ses parlementaires
22:13il sait très bien
22:13ce qu'il doit à la police nationale
22:14en termes de maintien d'ordre
22:15il sait très bien
22:16que quand on intervient
22:17sur la black bloc
22:18c'est pas de la sauvagerie
22:19c'est pour éviter des dégradations
22:20il vous rend le principal responsable
22:21vous qui serez le chef
22:23d'une police répressive
22:25raciste
22:25tout ce qui est excessif
22:26n'a pas vraiment
22:27n'a pas beaucoup de sens
22:28vous êtes sûr
22:28que ça n'infuse pas
22:29c'est une partie de la jeunesse
22:30mais bien sûr
22:30que ces discours sont dangereux
22:31c'est ce que je vous disais tout à l'heure
22:33ces discours sont dangereux
22:34parce qu'ils laissent à penser
22:35à une partie de la jeunesse
22:37que finalement
22:38la police
22:38les institutions
22:39ne les aiment pas
22:40les tiennent à l'écart
22:41de notre république
22:42alors qu'ils en sont
22:43partie intégrante
22:44et que l'action de la police
22:45c'est de les protéger
22:46de leur faire comprendre
22:47évidemment
22:47qu'ils doivent
22:49s'élever
22:50et sans aucune violence
22:51voilà
22:52la violence n'est jamais légitime
22:53et quand monsieur Mélenchon
22:54parle de sauvagerie
22:55des interventions policières
22:56il n'y a pas
22:57je n'ai jamais moi
22:59donné une instruction
22:59et je sais que les préfets
23:00l'appliquent
23:01je sais que les forces
23:01de sécurité intérieure
23:02l'appliquent
23:02on n'intervient pas
23:04gratuitement
23:05on intervient toujours
23:06encore une fois
23:07pour contenir des débordements
23:08les policiers qui attendent
23:09les forces de l'ordre
23:10attendent beaucoup de vous
23:11Laurent Nunez également
23:12parce que
23:12dans le cadre évidemment
23:14de tout ce mouvement
23:14de mobilisation
23:15plus largement
23:16et depuis quelques semaines
23:17ils ont exprimé
23:18leur mécontentement
23:19ils attendent de la considération
23:20des moyens bien sûr
23:21mais aussi de la considération
23:23mais dans un cadre budgétaire
23:25et financier
23:26qui est extrêmement contraint
23:27néanmoins
23:28est-ce que ce soir
23:29le ministre de l'Intérieur
23:30peut nous dire
23:30écoutez
23:30pour ces hommes
23:31et ces femmes
23:32qui font partie
23:33de la fonction publique
23:34et qui ont un métier
23:35si difficile
23:37je vais pouvoir faire quelque chose
23:38je vais tout faire
23:39pour peser
23:40peut-être même
23:40faire changer d'avis
23:41le Premier ministre
23:42oui non
23:43je n'ai pas à faire changer
23:44d'avis le Premier ministre
23:45le Premier ministre
23:45est tout à fait d'accord
23:46avec le ministre de l'Intérieur
23:47non
23:48d'abord
23:49sur le budget
23:49de 2027
23:51c'est un budget
23:52qui continue
23:53à augmenter
23:54les moyens
23:54de la police nationale
23:55la gendarmerie
23:56je veux quand même le dire
23:57on a quand même
23:581400 emplois
23:59dans le contexte
24:00qui est le nôtre
24:01dans le contexte
24:01d'économie
24:02les 54 milliards d'économie
24:03on a 1400 emplois
24:05pour la police
24:06dont 970
24:07qui vont aller
24:08sur la filière judiciaire
24:09les investigations judiciaires
24:10qui est une filière en souffrance
24:11qui a besoin d'effectifs
24:12voilà pour le verre
24:13à moitié plein
24:13on a des moyens immobiliers
24:15on a des moyens immobiliers
24:16on continue évidemment
24:17à investir
24:18et le budget
24:19du ministère de l'Intérieur
24:20il progresse
24:21de 650 millions
24:21encore faut-il
24:22qu'il soit adopté
24:23mais est-ce que vous pourrez
24:23mettre un peu de beurre
24:24dans les épinards
24:24j'ai lancé une discussion
24:26en lien très étroit
24:28avec le Premier ministre
24:29évidemment
24:29avec les syndicats
24:30de policiers
24:31nous sommes en discussion
24:33voilà je les ai reçus
24:34ils le savent
24:34et voilà
24:35cette discussion
24:37n'est pas achevée
24:38je sais que j'ai un budget
24:39qui est très contraint
24:40mais je sais aussi
24:42parce que comme ministre
24:43de l'Intérieur
24:43j'ai quand même
24:44une particularité
24:45c'est que j'ai aussi
24:45été aux fonctionnaires
24:46et j'ai été aussi
24:46très directement à leur tête
24:48et très opérationnel
24:48et donc ce que vous dites
24:50évidemment sur la difficulté
24:51du métier de policier
24:52et de gendarme
24:53les prises à partie systématiques
24:55j'entendais tout à l'heure
24:56un représentant syndical
24:57sur votre antenne le dire
24:58il a parfaitement raison
25:00les interventions
25:01la nuit de policiers
25:03pour des interpellations
25:04parfois même pour aller
25:05au secours de personnes
25:06dans le cadre de violences
25:09intrafamiliales
25:10vous pouvez avoir
25:11des policiers
25:12qui sont pris à partie
25:12quand ils interviennent
25:13par des personnes
25:14qui considèrent
25:15qu'ils sont peut-être
25:15en train d'intervenir
25:16vous êtes en train de nous dire
25:16que c'est quand même
25:17une catégorie à part
25:17c'est un métier qui est très difficile
25:18oui c'est clairement une catégorie
25:19et que vous allez tout faire
25:20c'est une catégorie
25:20de fonctionnaires
25:21pour les policiers
25:22de militaires
25:22pour la gendarmerie
25:23qui est à part
25:24et qui mérite
25:24une reconnaissance
25:25une considération
25:26vous parlez de reconnaissance
25:27et avec le Premier Ministre
25:29nous y travaillons
25:29c'est intéressant
25:30Monsieur le Ministre de l'Intérieur
25:31au sujet des policiers
25:32comparez la police
25:33je cite
25:34je cite
25:35à Daesh
25:36avec la sécurité
25:37de l'emploi
25:38comme l'a dit
25:39un humoriste
25:40de Radio Nova
25:40est tout à fait possible
25:41oui
25:42puisqu'on a appris hier
25:43via le Parisien
25:44que la plainte
25:44que vous avez initiée
25:45a été classée sans suite
25:46je rappelle que vous-même
25:47vous avez été attaqué
25:48personnellement
25:48donc ça veut dire
25:49que ça relève
25:50de la liberté d'expression
25:51on peut dire
25:52que la police
25:52c'est Daesh
25:53avec la sécurité de l'emploi
25:54non enfin moi
25:54je ne me résous pas
25:55j'ai pris acte
25:55de cette décision de justice
25:56c'est normal
25:58effectivement ce journaliste
25:59enfin ce chroniqueur
26:00m'a attaqué personnellement
26:01mais pour masquer
26:02en réalité
26:03ce qu'il avait dit
26:03en réalité
26:04il s'est focalisé sur moi
26:06il m'a insulté
26:07c'est une insulte
26:08mais en fait
26:08c'était pour masquer
26:10ce qui a fait
26:10que je l'ai attaqué
26:11en justice
26:12c'est-à-dire
26:13de comparer
26:13la police nationale
26:15la police républicaine française
26:16à Daesh
26:17il a-t-il dit
26:18avec la sécurité de l'emploi
26:20mais un classement sans suite
26:21ça veut dire
26:21que c'est de la liberté d'expression
26:22et que ce n'est pas
26:23de la diffamation
26:24de l'appel à la haine
26:25j'ai un peu de mal
26:26à penser que ce soit
26:26de la liberté d'expression
26:27mais c'est comme ça
26:27ça a été jugé comme tel
26:30voilà
26:30il y a d'autres voies judiciaires
26:31puisque ces propos sont répétés
26:33donc il y a d'autres voies judiciaires
26:35et je n'exclus pas évidemment
26:36de poursuivre cela
26:37et encore une fois
26:38ce chroniqueur
26:39me cible moi
26:40pour masquer
26:41ce qu'il a dit
26:42sur les policiers
26:43et ce qui est extrêmement grave
26:44extrêmement grave
26:45dans l'actualité
26:46Laurent Lunez
26:46l'enquête de Mediapart
26:48incriminant
26:49Jordan Bardella
26:50et ses écrits potentiels
26:52antisémites datant de 2013
26:54je dis potentiels
26:55parce qu'il y a deux versions
26:57en tout cas Jordan Bardella
26:58lui s'en défend
26:59en parlant de faux mensongers
27:01Mediapart affirme
27:02que l'enquête est très très très
27:03est archi blindée
27:05comme il y le dise même
27:06les réactions politiques
27:07fusent de toutes parts
27:07comment vous avez réagi
27:09et plus largement
27:10est-ce que le ministre de l'Intérieur
27:11et le ministre des Cultes
27:13protecteur de tous les cultes
27:14et donc aussi en charge
27:15de la lutte contre l'antisémitisme
27:16est-ce que vous imaginez
27:18que s'il y a eu
27:19de tels écrits
27:19de tels propos
27:20de tels écrits
27:20on puisse tenir
27:21depuis des années
27:22comme ça
27:22ainsi circuler
27:23peut-être dans un parti
27:25je ne ferai pas
27:26de commentaire là-dessus
27:27autre que de dire
27:28que j'ai noté
27:29que monsieur Bardella
27:30conteste avoir
27:30ni avoir tenu ses propos
27:32voilà
27:32donc il conteste
27:33avoir tenu ses propos
27:34qu'il a tenu
27:34quand il était jeune
27:36donc
27:36mais ses propos
27:37sont évidemment inacceptables
27:38ses propos sont inacceptables
27:40et très condamnables
27:41c'est pas acceptable
27:42pour certains
27:42ils tombent sous le coup
27:43de la loi
27:43voilà maintenant
27:44il ni les avoir tenus
27:45voilà
27:46l'affaire va se poursuivre
27:48je ne sais pas
27:48si le média en question
27:50a des preuves
27:52ou quoi que ce soit
27:52mais en tout cas
27:53moi je veux retenir
27:54que monsieur Bardella
27:54n'y avoir tenu ses propos
27:55qui sont
27:56si effectivement
27:57ils ont été tenus
27:58c'est inacceptable
27:59c'est très grave
27:59c'est très grave
28:00je vous pose cette question
28:01vous êtes dans ses écrits potentiels
28:03il y aurait semble-t-il
28:04une proximité
28:05avec les théories
28:05d'Alain Soral
28:06l'idéologue d'extrême droite
28:07qui avait d'ailleurs publié
28:08sur les réseaux sociaux
28:09deux messages antisémites
28:10en lien avec l'affaire Epstein
28:12vous aviez d'ailleurs
28:13saisi la justice
28:14et vous aviez dénoncé aussi
28:16des propos abjects
28:17de Jean-Luc Mélenchon
28:18à l'époque
28:18qui avait joué lui
28:19sur l'ambiguïté
28:20à propos du nom
28:21et des origines
28:21du pédocriminel
28:23est-ce que vous dites
28:24aujourd'hui
28:24on va voir
28:24si c'est avéré
28:26si ça l'est
28:26que l'antisémitisme
28:27est largement partagé
28:30dans l'espace politique
28:31vous faites partie
28:32d'un gouvernement
28:33où une ministre
28:33en charge de la lutte
28:34contre les discriminations
28:35Robert G
28:35avait dit dans l'enceinte
28:38dans l'hémicycle
28:39que l'antisémitisme
28:40c'était trois lettres
28:42LFI
28:45L'antisémitisme
28:46est largement partagé
28:48non
28:49c'est une minorité
28:50il y a une minorité
28:51d'antisémites
28:52il faut les combattre
28:52nous les combattons
28:53il y a parfois
28:54une confusion
28:55Vous croyez que l'antisémitisme
28:55est résiduel aujourd'hui
28:56dans notre société ?
28:57Non je ne dirais pas
28:57qu'il est résiduel
28:58je ne dirais pas
28:58qu'il est résiduel
28:59vous savez les actes
29:01antisémites ont explosé
29:03notamment à partir
29:03du 7 octobre
29:04malheureusement
29:05on ne peut pas dire
29:05qu'il est résiduel
29:06mais ce qu'on peut dire
29:06c'est que nous le combattons
29:07avec beaucoup de fermeté
29:09beaucoup de détermination
29:10les actes anti-religieux
29:1146% des actes anti-religieux
29:12sont des actes antisémites
29:1440% aussi
29:15il ne faut pas l'oublier
29:16sont des actes anti-chrétiens
29:17et 14% sont des actes
29:18anti-musulmans
29:19voilà
29:19moi je suis ministre des cultes
29:20je lutte contre
29:21toutes les formes
29:21d'actes anti-religieux
29:22et l'antisémitisme
29:23est un fléau
29:24qu'il faut combattre
29:25absolument
29:25et c'est vrai que depuis
29:27le 7 octobre
29:28ces actes-là
29:29ont augmenté
29:30il y a une espèce
29:31d'assimilation
29:31qui peut être faite
29:32chez certains
29:33qui défendent une cause
29:34une assimilation
29:36entre finalement
29:37Israël
29:38le juif
29:39une forme d'antisémitisme
29:40et il faut absolument
29:40qu'on condamne cela
29:41qu'on combatte
29:42qu'on engage
29:42des actions judiciaires
29:44et qu'on fasse
29:44beaucoup de pédagogie
29:45beaucoup d'éducation
29:46et c'est ce que nous faisons
29:47et c'est ce que nous faisons
29:48on va continuer de le faire
29:48avec beaucoup de fermeté
29:49Vous parlez de justice
29:50Laurent Nunez
29:50je voudrais évoquer avec vous
29:52un procès
29:53et un maire
29:54un maire
29:55et vous le savez mieux que moi
29:56doit respecter la loi
29:58mais l'Etat aussi
29:59doit respecter ses engagements
30:01et là je vous parle
30:02du maire Robert Ménard
30:04qui va se retrouver demain
30:05au tribunal de Montpellier
30:08tout simplement
30:08sur le banc des accusés
30:10parce qu'il n'a pas marié
30:11deux personnes
30:11c'est un procès
30:12qui sera très médiatique
30:14parce que l'une d'elles
30:15est sous le coup
30:16d'une obligation
30:17de quitter le territoire français
30:18algérien
30:18sous le coup d'une OQTF
30:20Robert Ménard
30:20lui défend une décision
30:21de bon sens
30:23il dit moi
30:23je ne peux pas marier
30:24quelqu'un
30:25qui n'aurait pas dû être
30:26sur le territoire français
30:27donc je vous pose la question
30:28est-ce que c'est
30:28M. Ménard
30:29qui doit être
30:29sur le banc des accusés
30:30ou l'Etat
30:31incapable de faire appliquer
30:32les OQTF
30:34c'est surtout peut-être
30:35la réflexion
30:36j'ai envie de vous dire
30:36c'est un peu entre les deux
30:38il faut peut-être aussi
30:39qu'on modifie cette loi
30:40je crois qu'il y a des propositions
30:41de loi
30:41il y a une discussion en cours
30:42il y a une réflexion
30:43qui est menée au sein
30:43du gouvernement
30:45et voilà
30:46il y a plusieurs pistes
30:47qui ont été étudiées
30:47il serait effectivement légitime
30:49de se demander
30:51si un maire
30:52ne devrait pas avoir
30:53la possibilité
30:53peut-être en saisissant
30:54le procureur de la République
30:55peut-être en lien
30:55avec le procureur de la République
30:56de s'opposer finalement
30:58à ce que
30:58une personne qui soit
30:59en situation irrégulière
31:00a fortiori
31:01si elle fait l'objet
31:01d'un OQTF
31:02puisse voir célébrer
31:04son mariage
31:04donc voilà
31:05il y a une réflexion
31:06législative qui est en cours
31:07trop tard pour Robert Ménard
31:08parce qu'il faut procéder
31:09je dégage pas de touche
31:10puisqu'on a eu l'occasion
31:11d'en parler avec Robert Ménard
31:12qui m'avait reproché
31:13d'avoir dit
31:13un maire doit appliquer la loi
31:14évidemment qu'un maire
31:15doit appliquer la loi
31:16mais on peut aussi
31:17s'interroger sur la pertinence
31:18d'une loi
31:18et je crois qu'au cas d'espèce
31:20c'est très légitime de le faire
31:21vous comprendriez
31:22qu'il puisse perdre son mandat ?
31:24voilà on n'en est pas là
31:30c'est une personne sous OQTF
31:32est-ce qu'elle est en France ?
31:33parce qu'elle s'est mariée en Algérie
31:35elle a pu se marier
31:35elle n'est pas en France
31:36elle n'assistera pas demain
31:38par exemple au procès
31:38ce qui serait une incroyable provocation
31:40elle n'assistera pas au procès
31:41c'est ce que je peux vous dire
31:42je peux vous donner
31:43mon assurance là-dessus
31:45voilà j'ai aussi
31:47avec le ministre de l'Europe
31:48et des Affaires étrangères
31:49un droit de regard sur les visas
31:51et j'y suis extrêmement attentif
31:52particulièrement qu'à l'espèce
31:54dans l'actualité aussi
31:56l'affaire dite crépole
31:57monsieur Nunez
31:58dans leur ordonnance
31:59les magistrats ordonnent
32:00que les 11 accusés soient jugés
32:01pour avoir notamment
32:02volontairement donné la mort
32:03à Thomas Perrotto en 2023
32:04et avoir tenté de tuer
32:06trois autres personnes
32:07avec la circonstance aggravante
32:08je cite
32:09d'avoir tenu des propos
32:10contre la race blanche
32:12et la nation française
32:13est-ce à dire que la justice
32:14ou partie d'entre elles
32:16considère que le racisme
32:17anti-blanc existe ?
32:19ils considèrent que ça peut être
32:20une circonstance aggravante
32:21voilà
32:22c'est ce qui s'est passé
32:23au cas d'espèce
32:24le parquet avait une position différente
32:25voilà moi je suis cette affaire
32:26évidemment
32:28aussi comme citoyen
32:29et c'est évidemment
32:31quand cela
32:35le racisme
32:36c'est la négation de l'autre
32:38pour ce qu'il représente
32:39voilà
32:39donc au cas d'espèce
32:40des propos ont été tenus
32:42et ont été retenus
32:43par la justice
32:43pour considérer
32:44qu'il y avait une circonstance
32:45aggravante effectivement
32:46de racisme
32:47dirigé contre des blancs
32:49des français
32:49voilà
32:50donc ça existe
32:51c'est ce qui a été retenu
32:52par la justice
32:53et moi je me réfère
32:55toujours à la justice
32:57le racisme
32:58c'est le fait
32:58de nier l'autre
32:59pour ce qu'il l'est
33:00j'entends
33:00mais est-ce que le racisme
33:01anti-blanc existe aussi ?
33:03à preuve
33:04la circonstance aggravante
33:05a été retenue au cas d'espèce
33:06voilà
33:06donc moi je m'en réfère
33:07à cette analyse
33:08de la justice
33:09qui repose
33:09sur des témoignages
33:11des auditions
33:12voilà
33:12loin de tout esprit
33:13polémique
33:14pour conclure
33:14Laurent Léonès
33:15je m'adresse à présent
33:16au ministre des cultes
33:17avec la visite
33:18du pape Léon XIV
33:18on va regarder une image
33:20et vous allez me dire
33:20si je me trompe
33:21je vous ai trouvé
33:21particulièrement ému
33:23dans ce moment
33:25avec l'accueil
33:26à l'aéroport
33:27de Metz-Nancy-Lorraine
33:29du pape Léon XIV
33:31comment vous avez
33:32personnellement vécu
33:33ce moment
33:34peut-être que vous pouvez
33:35nous dire ce que vous lui avez dit
33:36si ce n'est pas
33:36sous le secret de la confession
33:37si je puis dire
33:38alors
33:39on a échangé
33:40on a échangé
33:42d'abord j'ai accueilli
33:42oui c'est toujours
33:44une émotion
33:45pour un membre du gouvernement
33:46d'accueillir une autre personnalité
33:47une personne qui rende
33:48chef d'état
33:49c'est toujours évidemment
33:50une émotion
33:51de représenter son pays
33:52quand on accueille
33:52une personnalité importante
33:53qui est venue aussi
33:54apporter un message de paix
33:55et je crois que
33:56dans le climat
33:57qui est le nôtre
33:58actuellement en France
33:59de division
33:59parfois de haine
34:01d'invective
34:03qu'on se renvoie
34:04à la face
34:04les uns des autres
34:05tous les messages de paix
34:06sont des messages
34:06qu'on doit accueillir
34:07avec beaucoup d'attention
34:09et c'est ce qui a été fait
34:09et oui j'ai discuté un peu
34:11avec eux j'ai eu la possibilité
34:12de discuter avec le pape
34:12et nous avons beaucoup parlé
34:14de ce qui s'était passé à Paris
34:15de la sécurisation
34:16je lui ai expliqué
34:17qu'on avait consacré
34:17beaucoup de moyens
34:18à faire en sorte
34:19que les choses se passent bien
34:20et ça a été une grande réussite
34:21il faut le dire
34:21quand c'est le cas
34:22il faut insister
34:22sur ce qui va de bien
34:22pour laquelle je veux encore remercier
34:23les préfets
34:24le préfet de police
34:25la préfète de Haute-Pyrénées
34:26le préfet de Moselle
34:27l'ensemble des forces
34:27de sécurité intérieure
34:28tous les agents du ministère
34:29de l'intérieur
34:29et d'autres ministères
34:31qui sont mobilisés
34:31pour que ce soit une récite
34:32Amen vous direz
34:33vous avez cité tout le monde
34:34monsieur le ministre de l'intérieur
34:35je vous remercie
34:35merci Laurent Dunez
34:36d'avoir répondu à nos questions
34:37merci encore
34:38d'avoir répondu à cette invitation
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