- il y a 18 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.
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00:00Si vous nous rejoignez à l'instant, il y a eu des mesures qui ont été annoncées.
00:04Certains d'entre vous qui ont été au micro de BFM les considèrent insuffisantes.
00:08Mais c'est important de rappeler quelques-unes de ces annonces.
00:11Par exemple, on va écouter la porte-parole du gouvernement sur l'aide aux gros rouleurs.
00:15Peut-être est-ce qu'elle vous concerne cette mesure ? Écoutons-la.
00:18Nous allons donc renouveler l'aide aux grands rouleurs pour les mois d'octobre et de novembre
00:24et élargir le nombre de Français pouvant en bénéficier.
00:29Concrètement, pour ces bénéficiaires, cette aide représentera l'équivalent de 40 centimes par litre de carburant
00:38pour 3 mois en moyenne, soit une indemnité totale versée de 100 euros.
00:45Au total, c'est donc 5,5 millions de Français qui seront éligibles à cette nouvelle aide de 100 euros.
00:55– Et vous le voyez sans doute sur votre écran, on voit la tribune de l'Assemblée Générale des Nations
01:02Unies
01:02où le président français Emmanuel Macron va s'exprimer.
01:04Ce sera, oui, j'allais dire son dernier discours.
01:07Il va prendre la parole également jeudi à la télévision.
01:10Sa prise de parole est attendue évidemment sur la menace russe,
01:13sur la complexité du moment que nous vivons,
01:15sur aussi peut-être aussi le contexte, les conséquences en France,
01:19même s'il n'abordera pas sans doute la question des carburants ainsi,
01:23mais il parlera de tout le contexte autour de nous.
01:26Nous sommes toujours avec Ulysse Cossé, nous sommes toujours avec Arthur Berda.
01:29Je salue la présence de Nicolas Conquer, bonsoir.
01:32– Merci madame.
01:32– Merci d'être là, vous êtes le fondateur de Western AVC soutien de Donald Trump
01:38qui s'est exprimé tout à l'heure, on l'a entendu avec un discours volontariste sur l'écran
01:44et même belliciste, on va en parler.
01:46Je salue la présence d'Alexandre Avril, bonsoir.
01:49– Bonsoir Sonia Malou.
01:49– Monsieur le maire, merci d'être là, maire de Salbry, vice-président de l'UDR
01:53et Laetitia Strauss-Bonnard nous accompagne, merci d'être là et bonsoir à vous,
01:57essayiste et directrice de la rédaction de la revue Civilisation.
02:01Peut-être un mot sur ce qui a été dit par Donald Trump, Nicolas Conquer,
02:05un discours où il a mis en perspective aussi les différentes menaces dans le monde
02:09et sur l'Iran, ça a été assez clair, assez net, assez direct.
02:13On va voir quels seront les actes.
02:14– Oui, il n'a pas mâché ses mots, il était avec beaucoup de conviction,
02:16il y avait la délégation iranienne qui était présente
02:19et donc il a rappelé la perspective de soit avoir un deal, soit les mots très forts
02:22de l'annihilation de l'Iran.
02:25Donc on connaît un peu cette rhétorique assez engagée,
02:27mais cela dit, il ne s'est pas laissé emporter, il est resté carré
02:31et collé quand même au prompteur, ce qui s'est quand même un peu respecté
02:35à la solidarité du lieu lorsqu'il s'exprime à la chair des nationalistes.
02:38– Et il faut dire qu'on attendait de lui aussi des éclaircissements
02:41sur le blocage de Détroit-Dormuz, parce que s'il y a bien un pays
02:45qui peut avoir une influence évidemment sur ça, ce sont les États-Unis
02:47et donc des conséquences pour nous, et c'est l'information qui fâche,
02:52je vous la présente ainsi.
02:54La crise des carburants est un incroyable révélateur de la position isolée
02:57de la France en Europe, en tous les cas, si on voit ce qui se passe
03:00dans le reste des pays.
03:02Le Portugal baisse les taxes, la Pologne baisse la TVA de 23 à 8 sur les carburants,
03:07l'Espagne c'est la TVA de 21 à 10%, l'Allemagne a baissé sa taxe énergétique,
03:12c'est un plafonnement du prix à la pompe qui est à l'étude,
03:14et je sais qu'Ulysse et Arthur me regardent en disant, oui mais eux ils ont fait des efforts,
03:19des réformes, malgré tout.
03:21Monsieur le maire Alexandre Avril, vous êtes en contact, vous, dans votre territoire,
03:25à Salbrie, avec les difficultés des uns et des autres.
03:28Est-ce que, tout simplement, les gens se comparent,
03:31ils voient qu'ailleurs on arrive à intervenir sur les prix et les carburants,
03:35et pas nous ?
03:36Oui, tout à fait, et puis surtout ils voient les choix fiscaux qui sont faits par ce gouvernement,
03:40les choix fiscaux, vous avez raison,
03:42parce que c'est avant tout ça la question, c'est celle de la fiscalité des carburants.
03:47Vous voyez, j'ai écouté tout à l'heure la conférence de presse des six ministres
03:50qui nous ont annoncé une batterie de mesures sectorielles,
03:53ciblées, des chèques, à nouveau, des chèques pour certaines professions,
03:57des dispositifs assez complexes, et ça finalement c'est très français.
04:01On suradministre les problèmes, on bureaucratise les solutions,
04:03et moi je sais qu'à Salbrie, comme partout en France,
04:06il y a 1,4 million de personnes qui étaient éligibles au dispositif des grands rouleurs
04:11et qui finalement ne l'ont pas su, ne sont pas allés sur le site,
04:14site d'ailleurs très compliqué, moi j'y suis allé tout à l'heure
04:16pour faire le test de ce formule assez complexe,
04:19et au fond, parce qu'il y a beaucoup de gens qui n'ont pas la culture de l'aide.
04:23Moi je pense que les Français n'attendent pas du tout de faire l'aumône,
04:26ils n'attendent pas du tout que l'État leur rende dans la poche gauche
04:29ce qu'il leur a pris dans la poche droite.
04:31Quand vous bossez dans votre boîte depuis 30 ans,
04:33vous êtes un père ou une mère de famille,
04:35vous travaillez honnêtement, vous ne demandez pas d'aide,
04:37vous avez la moitié de ce que vous coûtez
04:39qui part en impôt sur votre feuille d'impôt à la fin du mois,
04:43vous n'êtes pas à remplir des formulaires complexes
04:45pour obtenir une aide de 100 euros sur 3 mois,
04:49si vous y êtes éligible, qui correspond pour une infirmière libérale
04:53qui est sur la route toute la journée,
04:55à quoi ? 2, 3 jours de plein ?
04:57Donc moi je trouve que ces mesures ne sont pas du tout à la hauteur,
05:00montrent qu'il n'y a pas d'ambition stratégique,
05:02et l'ambition stratégique c'est de faire,
05:04Sonia Mabrouk, comme vous l'avez dit,
05:05nos voisins l'ont fait, en Allemagne, en Espagne, partout,
05:08une baisse simple, évidente, universelle, massive,
05:13mais temporaire, puisque la plupart le font jusqu'à la fin de l'année,
05:16de la fiscalité.
05:17En France c'est colossal,
05:18notre TICPE c'est la plus haute d'Europe,
05:21on peut la réduire au minimum européen,
05:24c'est quelques milliards bien sûr,
05:25mais ce sont des choix politiques.
05:27Et je vous pose la question,
05:28pourquoi sommes-nous les seuls à être sans les marges de manœuvre
05:31qui nous permettraient ce choix politique ?
05:33En tous les cas, à la pompe, vous le subissez encore,
05:36et c'est parti pour durer,
05:37compte tenu du contexte géopolitique,
05:39mais pas seulement.
05:40Parfois il peut y avoir bon,
05:41il y a d'autres aussi,
05:42des choses qu'il faut interroger,
05:44comme nos choix politiques des dernières années.
05:46Mais tout d'abord,
05:47Antoine Forestier, vous êtes sur place,
05:49toujours à ici les Moulineaux,
05:50je suppose que vous avez pu discuter avec de nombreux automobilistes,
05:54maintenant que la nuit est tombée,
05:56peut-être sont-ils au courant ou pas de certaines annonces.
05:59Comment est-ce que ce moment est appréhendé ?
06:01Est-ce que vous avez certaines personnes qui savent déjà
06:03comment il faut réagir,
06:05remplir quel formulaire pour obtenir les aides ?
06:10Non, pas vraiment.
06:11La plupart des automobilistes qu'on a croisés ici ce soir,
06:13rentrés du boulot,
06:14n'avaient pas suivi la conférence de presse des ministres tout à l'heure,
06:17et donc c'est nous qui leur avons expliqué
06:18quelles étaient les nouvelles conditions
06:20pour pouvoir avoir cette aide du gouvernement
06:24sur les mois d'octobre, novembre et décembre.
06:26C'est bien 100 euros sur ces trois mois
06:27qui seront versés uniquement pour les grands rouleurs.
06:30On leur a donc expliqué
06:31qu'il fallait qu'ils fassent un trajet
06:32entre leur domicile et leur travail
06:34qui fasse à peu près 30 km,
06:36en tout cas plus de 30 km par jour.
06:38Et puis ensuite, les conditions de revenus,
06:39on le rappelle,
06:402035 euros net par mois pour une personne seule
06:42et jusqu'à 6100 euros pour un couple avec deux enfants.
06:46Et donc, en discutant avec eux,
06:47ils ont appris ou pas qu'ils étaient éligibles
06:50à ces aides.
06:51Certains ont dit qu'immédiatement,
06:52en rentrant chez eux,
06:52ils allaient se connecter sur impots.gouv.fr
06:55pour vérifier et tenter d'obtenir
06:57ce coup de pouce du gouvernement.
06:58D'autres nous ont dit
06:59qu'ils ne seraient pas concernés.
07:00Ils ne le comprenaient pas
07:00comme un gérant d'auto-école tout à l'heure
07:02avec qui on échangeait
07:04et qui, lui, savait déjà
07:05que son secteur n'était pas concerné par ces aides.
07:07Je vous propose d'écouter
07:08certains de ces automobilistes
07:09interrogés tout à l'heure.
07:14On les écoutera dans quelques instants,
07:15Antoine Forestier,
07:16mais on imagine déjà la tonalité.
07:18Nous étions tout à l'heure
07:18avec une infirmière libérale,
07:20nous étions avec un pêcheur.
07:22Alors, le pêcheur nous dit
07:23« Moi, je n'ai plus les moyens
07:24de ne pas retourner en mer.
07:25Je dois reprendre mon chalutier.
07:27Même si, parfois,
07:27je travaille à perte
07:29ou, en tous les cas,
07:30je ne gagne pas ma vie
07:32comme je le faisais il y a quelques mois
07:33avant cette crise énergétique,
07:35je dois travailler. »
07:36Qu'est-ce qu'on dit ce soir,
07:38Antoine Berda,
07:38à cette France qui travaille,
07:40qui estime aujourd'hui que,
07:42oui, ce sont des miettes,
07:43que la politique d'échec,
07:44on le sait,
07:45comme le disait Nicolas Bavras,
07:47que c'est le n'importe quoi
07:48qu'il en coûte maintenant.
07:49Tout le monde est conscient.
07:50Ça fait rire.
07:51La formule n'est pas de moi.
07:52J'aurais aimé.
07:53– Il disait parce qu'il trouvait
07:54qu'il y en avait trop.
07:55– Oui, j'ai compris.
07:56– Oui, mais là,
07:57on dit qu'il n'y en a pas assez.
07:58– Non, ce n'est pas ce qui est dit.
07:59Ils ne veulent pas de cette politique
08:01des aides ciblées.
08:01Ils veulent une baisse massive.
08:03– Ils veulent dépenser beaucoup plus.
08:04– C'est encore moins ce que je dis.
08:06Moi, vous le savez,
08:07on a parlé souvent ensemble,
08:08y compris avec Alexandre Avril.
08:09Moi, philosophiquement,
08:11évidemment,
08:11je suis plutôt favorable
08:12à cette baisse des taxes.
08:13Évidemment que c'est très compliqué
08:14d'expliquer à ces gens
08:15qui travaillent,
08:16qui se lèvent tôt,
08:16qui se couchent tard
08:17et grâce à qui
08:19on peut remplir nos assiettes,
08:20qu'on ne peut pas faire
08:21tellement plus pour eux
08:22parce qu'on n'en a plus les moyens.
08:23Ce discours,
08:23il est évidemment pour eux
08:25inaudible
08:25et comme je les comprends.
08:26Malheureusement,
08:27il n'en reste pas moins
08:31et ça m'étonne de lui
08:32quand vous dites
08:32« Certains pays l'ont fait
08:33et puis après,
08:34on peut les réaugmenter ».
08:35Vous savez très bien
08:35qu'en France,
08:36quand on instaure un impôt,
08:37on ne revient jamais dessus.
08:38En revanche,
08:38quand on le baisse,
08:39je ne suis pas certain
08:40que d'ailleurs,
08:41on puisse expliquer aux Français
08:42qu'on aille le réaugmenter.
08:43– Ah, mais il faut rester dessus.
08:44– Je suis d'accord avec vous.
08:45– Je pense que la baisse d'impôt,
08:46c'est un fusil à un coût.
08:47Et quand en l'occurrence,
08:48c'est un fusil à un coût,
08:49vous pouvez l'écrire comme vous voulez
08:50parce que c'est un coût COUP
08:52mais ça a aussi un coût COUT
08:54pour les finances de l'État.
08:55Ça vient gréver
08:56d'une vingtaine de milliards environ
08:57les caisses de l'État.
08:59Or, on ne peut pas se le permettre
09:00et d'autant,
09:00je le répète
09:01et je le dis assez souvent,
09:02que ça ne garantit rien aux Français.
09:04Je vous prends rapidement.
09:05Cet été,
09:05on était autour d'un 80 à la pompe.
09:07Là, on est autour de 2,40.
09:09Qu'est-ce qui s'est passé entre-temps ?
09:09Dégradation de la situation géopolitique.
09:12Que fait-on ?
09:12Si on supprime les taxes,
09:13on enlève quoi ?
09:1420, 30, 35 centimes du litre
09:17grand maximum.
09:18Donc, on ne revient pas
09:19au niveau de cet été
09:20et on n'empêche pas
09:21que si les choses continuent
09:22à se dégrader,
09:23les prix continuent à augmenter.
09:25Donc, si vous voulez,
09:26on prend un risque
09:27pour les caisses de l'État
09:28sans rien garantir
09:29à ceux qui sont à la pompe
09:30et je crois que ce serait
09:31leur paire une fausse promesse.
09:33gouverner, c'est anticiper.
09:34On est pris dans une situation...
09:36Oui, bon, c'est facile à dire.
09:37On est pris dans une situation
09:38budgétaire intenable.
09:39On est pris en étau
09:40entre la raréfaction du pétrole
09:42qui arrive du détroit d'Ormouz
09:44et on va en parler
09:45avec vous, Nicolas Conquer
09:46et du golfe en général
09:47et par ailleurs, le pétrole aussi,
09:49il faut bien dire,
09:49qui est arrivé d'Ukraine
09:50et de Russie,
09:51Ulysse Gosset.
09:52Surtout le gaz.
09:53Surtout le gaz
09:53et dont les eaux-éaux-éaux
09:55ont été sabotées
09:56par les Ukrainiens
09:57au cours d'une opération secrète
09:59quand les signes révélaient
09:59par les armes.
10:00Il faut aussi dire
10:00quand c'est...
10:01Et l'absence de raffinage
10:03puisque...
10:03Et heureusement
10:03qu'on ne touche pas,
10:04on a nos stocks.
10:05En 2009,
10:06on avait encore 15 raffineries
10:08sur le territoire métropolitain.
10:09Sans compter nos hydrocarbures
10:10qu'on n'exploite pas.
10:10Aujourd'hui,
10:17tout à l'heure
10:17les chiffres de production
10:18du pétrole raffiné.
10:20En France,
10:21c'était en 2009
10:2258 millions de tonnes.
10:25Aujourd'hui...
10:27Non, on est aujourd'hui
10:27à 58 et c'était 100
10:28il y a 15 ans.
10:30Donc on a divisé par deux
10:31quasiment notre capacité
10:32à raffiner
10:32sur notre propre territoire.
10:34Donc on a aussi perdu
10:35des enjeux stratégiques importants.
10:37En 2021,
10:38on ferme Total,
10:39ferme une magnifique raffinerie
10:40à Grand-Puis.
10:41Oui, mais aujourd'hui,
10:42aujourd'hui,
10:43vous au pouvoir.
10:44Quel serait le discours
10:46de vérité ?
10:46Qu'est-ce qu'il faudrait dire
10:47aux Français ?
10:48Cours et moyen terme,
10:49vous baissez la fiscalité.
10:51Nos amis qui nous regardent
10:52qui vivent dans les Pyrénées
10:52savent qu'en Espagne,
10:53c'est 30% moins cher.
10:54Et pas depuis cet été,
10:55pas depuis le mois de juin,
10:56mais depuis toujours.
10:57Parce que l'Espagne,
10:58il a fait le choix
10:58d'une fiscalité plus basse
10:59sur les carburants.
11:00Quand on va faire le plan d'Espagne,
11:01c'est directement 30% moins cher.
11:03On a le C2E là,
11:04sur lequel on peut agir tout de suite.
11:05Donc ça, c'est à court
11:05et moyen terme.
11:06Et à long terme,
11:07il faut relancer
11:07nos capacités stratégiques
11:09qu'à être moins dépendants
11:10des importations d'hydrocarbures,
11:12vous l'avez dit,
11:13du Moyen-Orient ou de l'Est.
11:15Laetitia Srosbonard,
11:15est-ce qu'il faut changer
11:16complètement le modèle ?
11:17Là, ce n'est pas une réponse
11:18à court terme.
11:19Il faut décarboner le transport.
11:21Mais Laurent Joffrin,
11:22les gens sont en train
11:23de vous dire,
11:23l'infirmière,
11:24elle ne peut pas circuler
11:25pour aller soigner,
11:26vous me dites décarboner.
11:27Vous me dites à court terme,
11:28il faut les aider.
11:29Oui, c'est une question pour moi.
11:30Je me permets juste,
11:31si je peux dire un mot.
11:33C'était une question pour moi.
11:34Mais Laurent Joffrin,
11:36il adore,
11:36il répond à la place.
11:37Allez-y, allez-y.
11:38Je vais dire à Rafa tout à l'heure.
11:39Il y a la plaque d'excuse.
11:41Je suis assez étonnée
11:42de vous entendre dire
11:43qu'il est très compliqué
11:45de baisser les impôts
11:46parce que sinon,
11:47on ne fait plus rien.
11:48Il faut baisser les impôts,
11:50bien sûr.
11:51Et donc,
11:51il faut baisser les dépenses.
11:53Nous dépensons beaucoup trop.
11:54Il y a quand même
11:55un certain nombre
11:56de postes de dépenses
11:57qui sont connus,
11:58qui ne sont pas forcément
12:00nécessaires
12:00ou qui sont inefficaces,
12:02qui font plus de mal
12:03que de bien à l'économie.
12:04Ça prend du temps
12:04de baisser les dépenses.
12:05Bien sûr,
12:06mais c'est pour ça
12:06qu'il faut planifier.
12:07Il faut être capable de dire
12:08quand on est au pouvoir,
12:09voilà ce qu'on va faire
12:09à ce moment-là,
12:10voilà ce qu'on va faire
12:11dans un an,
12:11deux ans, cinq ans.
12:12Les gouvernements
12:12ne le font pas
12:13parce qu'ils pensent
12:14au court terme,
12:15ils veulent être réélus.
12:17Donc, bien sûr,
12:17ils ont du mal
12:18à engager des mesures
12:19qui vont porter leurs fruits
12:20beaucoup plus tard.
12:22Mais franchement,
12:22cela a assez duré.
12:24Les gilets jaunes,
12:28nous apprendre
12:29à beaucoup mieux planifier
12:31collectivement
12:31et nous ne l'avons pas fait.
12:32Nous nous retrouvons
12:33dans la même situation
12:33où l'État distribue des aides
12:35et comme vous l'avez très bien dit,
12:36il prend d'un côté aux uns
12:39et redonne de l'autre côté aux autres.
12:40Mais qui doit faire des efforts
12:42dans une situation de guerre ?
12:43Qui doit faire l'effort de guerre ?
12:44L'État.
12:45Mais est-ce que...
12:45Alors, je vais vous faire écouter
12:46deux réactions.
12:47À gauche,
12:48Mathilde Panot,
12:49elle estime que Total
12:51se gave,
12:51que c'est un profiteur de guerre,
12:53que c'est le pire des champions
12:57qu'on est
12:57et Fabien Roussel,
12:59juste après.
13:00Mais d'abord,
13:00Mathilde Panot,
13:01écoutons-la.
13:03Il est évidemment urgent
13:04de décréter
13:05l'état d'urgence sociale.
13:06Je le dis à un moment
13:08où c'est insupportable,
13:09où ce budget va encore
13:10aggraver une situation
13:11qui est déjà insupportable
13:12pour les gens,
13:12qui n'arrivent plus
13:13à se déplacer,
13:14qui se privent
13:15d'absolument tout.
13:17Nous venons d'apprendre
13:18que les marges des raffineurs
13:19avaient explosé en neuf mois
13:21et avaient été multipliées
13:22par sept et demi.
13:23Il faut donc d'urgence
13:24bloquer les prix
13:25et les marges.
13:26Et le gouvernement s'entête
13:27à refuser cette solution
13:29pendant que Total se gave.
13:31Je rappelle Total,
13:32en six mois seulement,
13:3311,2 milliards de bénéfices.
13:35Et Fabien Roussel,
13:36candidat communiste,
13:38qui est tracté aujourd'hui
13:39dans une station Total.
13:41Écoutons-le.
13:42C'est honteux.
13:43C'est même une forme
13:44de trahison
13:45pour un groupe français
13:46de faire mal à la France
13:49en acceptant
13:50de faire des marges
13:51à ce niveau-là
13:51et en pénalisant
13:53nos compatriotes.
13:54C'est pour ça
13:55qu'on pèse
13:55sur les choix de Total
13:56mais aussi
13:57sur les choix de la France
13:58parce que la France
13:59a sa part de responsabilité
14:00au regard du poids
14:01des taxes
14:02qui existent
14:03sur le prix de l'essence.
14:04Et donc,
14:04nous voulons jouer
14:05sur ces deux leviers,
14:07demander à Total
14:07de baisser ses marges
14:09mais aussi demander
14:10à la France
14:11qu'elle baisse
14:12le poids de la TVA
14:13sur l'essence.
14:15Alors,
14:15démagogie ou lucidité ?
14:16Voilà un homme de droite
14:17qui s'exprime.
14:18Ça fait plaisir.
14:19Ah non,
14:19arrêtez,
14:19déjà qu'il a pas mal
14:20de problèmes
14:21avec les insoumis,
14:22là,
14:22vous lui mettez...
14:23Il a traité
14:23quand même Total
14:24de collabos.
14:24Pourquoi est-ce que
14:25vous écartez complètement
14:26l'idée
14:27qu'une société
14:28comme Total
14:29qui gagne
14:30une dizaine
14:31de milliards
14:31de plus,
14:32qu'elle ne soit pas
14:33soumise
14:33à un minimum
14:34de contributions
14:35en la matière ?
14:36Elle est soumise
14:37à un maximum ?
14:38Mais parce que
14:39nous ne vivons pas
14:39dans la même réalité,
14:40vous et moi, alors ?
14:41Pourquoi ça va mettre
14:42en cause
14:44sa prospérité ?
14:46Puisque les bénéfices
14:47qu'elle fait aujourd'hui
14:47sont des bénéfices
14:49dont elle n'est pas responsable,
14:50je ne le reproche pas d'ailleurs,
14:51mais c'est la hausse
14:52du prix mondial
14:53qui a fait ses bénéfices.
14:54Donc,
14:55si ça n'avait pas eu lieu,
14:56qu'est-ce qu'elle aurait fait ?
14:57Elle aurait vécu pareil.
14:59Donc,
15:00vous pouvez très bien
15:00en reprendre une partie.
15:01Qu'est-ce qui nous empêche
15:02de faire ça ?
15:03Alors,
15:03la réponse,
15:04Arthur Berda,
15:05vous tous.
15:06D'abord,
15:06Total,
15:09c'est mis en capacité
15:11de réaliser les profits
15:12qu'elle réalise,
15:13c'est-à-dire que
15:13ce n'est pas tombé du ciel.
15:14Ils ne sont pas nés Total
15:15le 1er janvier 2026
15:16dans une crise géopolitique
15:18avec des rafineries
15:19et pardon,
15:20donc ils se sont mis
15:20quand même en capacité
15:21de les générer.
15:22Et puis ensuite,
15:24vous parlez d'un minimum
15:25de contributions
15:25et il me semble moi
15:26qu'ils sont soumis
15:26à un maximum de contributions.
15:28On est dans le pays
15:28qui impose,
15:29qui taxe le plus,
15:31vous le savez parfaitement.
15:32Total,
15:33ce soit ils emploient des gens,
15:34ils sont...
15:34Non, ce n'est pas vrai ce que vous dites.
15:35Comment ça, ce n'est pas vrai ?
15:36D'abord,
15:37ils font très peu de bénéfices en France.
15:38Oui,
15:39alors ils sont même déficitaires
15:39sur leur activité.
15:41Mais pourquoi chercher toujours
15:42les boucs émissaires ?
15:43Pardonnez-moi.
15:44Ce n'est pas un bouc émissaire.
15:45Alors, Geoffroy,
15:45est-ce que le premier...
15:46C'est des gens qui ont beaucoup d'argent
15:47et que...
15:47Alors, pourquoi vous ne dites pas
15:48que le premier profiteur de guerre,
15:50ça peut être l'État,
15:50tout simplement ?
15:51Ben, là, on n'empêche pas l'autre.
15:52Ah ben, alors vous,
15:53vous voulez raser tout le monde,
15:54si je puis dire,
15:54gratis et on y va.
15:56C'est l'État.
15:57Et en plus,
15:57baisser les impôts,
15:58ça ne coûte pas vraiment
16:00la contribution
16:00que vous avez dit tout à l'heure.
16:01Ça coûte 12 milliards
16:02en année pleine.
16:02Non, monsieur Geoffroy,
16:03parce qu'en fait,
16:04quand vous baissez les impôts,
16:05vous augmentez la demande.
16:08Donc, en fait,
16:08les gens vont aller
16:09consommer plus d'essence
16:10et donc,
16:11on va toucher derrière
16:11plus de recettes fiscales.
16:13Il y a toujours un retour
16:13sur les baisses d'impôts.
16:15Et le problème,
16:15la maladie de la France,
16:16c'est que trop d'impôts
16:17tuent l'impôt.
16:18Et à force d'avoir
16:20des contributions fiscales
16:22colossales et incomparables
16:23par rapport à nos voisins,
16:24ben finalement,
16:25on se prive aussi
16:25de recettes fiscales
16:26parce que l'économie
16:27n'est pas assez dynamisée
16:28par la consommation.
16:30Donc, moi,
16:31je crois que demain,
16:31si on baissait les carburants,
16:33les Français pourraient
16:34retrouver un peu de respiration,
16:36pouvoir à nouveau
16:37travailler dignement,
16:38pouvoir rendre visite
16:39à leurs proches,
16:40faire ce qu'ils ont besoin
16:41de faire,
16:42puis peut-être
16:42ce qu'ils ont envie de faire.
16:44Et ça, c'est avant tout
16:45quelque chose
16:46que l'État doit faire.
16:47Quel est le coût
16:47de ne rien faire ?
16:48Non, il y a eu,
16:49il faut bien le reconnaître,
16:50des annonces,
16:50des mesures ciblées.
16:52Elles sont réelles.
16:53D'ailleurs,
16:53elles coûtent jusqu'à 450 millions
16:56donc peut-être même davantage.
16:57C'est un coût global.
16:59La caisse est cramée,
17:00mais on la crame
17:01encore un peu plus.
17:02C'est à nous de payer,
17:03mais le coût
17:03de ne rien faire.
17:04Si vous baissez
17:05les impôts de 12 milliards,
17:06alors là,
17:07le trou budgétaire,
17:09il sera encore plus considérable.
17:10Il faut être cohérent.
17:12Je pose des questions,
17:14mais je peux arriver
17:14de changer de point de vue,
17:16monsieur Joffre.
17:16C'est tout spécifique
17:17de baisser les impôts
17:18de 12 milliards.
17:19C'est ce que dit madame
17:20très justement tout à l'heure.
17:21Oui, elle a trouvé
17:22des économies partout
17:23qu'on trouve en un mois.
17:24Bravo.
17:25Non, je n'ai jamais dit ça.
17:26Je n'ai jamais dit qu'on les trouve.
17:27On y croit à fond, là, vraiment.
17:29On y croit à fond.
17:30Je n'ai jamais dit
17:31que ces économies
17:32pouvaient être réalisées
17:33en un mois.
17:33Vous avez dit
17:33que c'est tout simple ?
17:34Il y a des milliards
17:35qui traient partout ?
17:35Non, j'ai dit qu'on sait
17:36où les trouver.
17:37Il suffit de se pencher
17:38pour les trouver.
17:38S'il vous plaît,
17:39arrêtez de me couper la parole.
17:40Mais c'est moi qui parlais.
17:42Excusez-moi,
17:42c'est vous qui m'avez coupé la parole.
17:44Mais Laurent Joffre,
17:44écoutez,
17:45elle ne l'a pas dit.
17:46Elle a dit
17:46qu'on sait où les trouver.
17:47On veut traiter des propos
17:48que je n'ai pas tenus.
17:49Donc, je vais quand même
17:50m'expliquer.
17:51J'ai dit qu'on sait très bien
17:53les rapports s'entassent
17:54sur l'étape des ministères
17:55depuis 30 ans.
17:56Nous savons très bien
17:56où faire les économies.
17:57Nous savons où ils sont.
17:58Ensuite, les mettre en œuvre,
17:59j'ai dit que ça pouvait
18:00prendre des années.
18:01Donc, si vous m'aviez écouté,
18:02peut-être que vous auriez
18:04été un petit peu
18:04de bonne foi, en fait.
18:06Mais il l'est toujours.
18:07On va marquer une pause.
18:08Je le déficite tout de suite.
18:09Vous allez avoir l'occasion
18:10de montrer votre bonne foi,
18:12si je puis dire.
18:16Emmanuel Macron à la tribune
18:18de l'Assemblée générale de l'ONU.
18:20Et puis, candidat à la primaire
18:22et candidat à la présidentielle,
18:24Olivier Faure.
18:24Beaucoup de choses à dire
18:25sur les carburants,
18:26sur la Russie,
18:28sur la primaire socialiste.
18:29Il s'en passe des choses.
18:30On lui posera beaucoup de questions.
18:31A tout de suite.
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