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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.
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00:00Merci d'être avec nous. Vous le savez parce que vous l'éprouvez, ce qu'on appelle le pouvoir d
00:05'achat est au centre évidemment de toutes les préoccupations.
00:07Mais il faut dire les choses, on ne peut pas parler sérieusement du pouvoir d'achat si on ne parle
00:11pas de notre souveraineté énergétique.
00:13Autrement dit, toutes les promesses qui nous ont été faites dépendent de ce facteur-là, dépendent du fait qu'en
00:19partie on a perdu ou bien on a transféré notre contrôle depuis des années.
00:24Donc il faudra du temps pour inverser la tendance. Donc tous ceux qui promettent un pouvoir d'achat qui pourrait
00:28augmenter dans les quelques jours et les quelques semaines, je vous laisserai juger de leurs promesses.
00:32Mais les Français n'en peuvent plus d'attendre, comme le montre notre sondage. On va en parler dans quelques
00:37instants avec Jérémy Brossat.
00:39Mais tout d'abord, toujours l'importance des mots, écoutez, la manière avec laquelle les Français, quelle que soit d
00:45'ailleurs leur bourse, quel que soit leur milieu social, vous parlent de cette désespérance, vous parlent de cette difficulté aujourd
00:50'hui.
00:50Et non pas seulement à boucler les fins de mois, mais à pouvoir vivre dignement, ce qui est le plus
00:54important.
00:55On a trois enfants et on sait qu'on a zéro aide, rien du tout. Et si on ne travaillait
01:01pas, on ne paierait pas.
01:02Il y a tout qui ne va pas. Il faut changer de politique.
01:05Bien sûr qu'ils sont en colère, il faut un peu se révolter. C'est bien beau de toujours parler,
01:09parler, parler, mais personnagé.
01:11Il faudrait faire quoi ?
01:14Mai 68 par exemple. J'étais jeune, mais je m'en souviens encore. J'ai aimé. Ils se sont battus
01:19pour quelque chose.
01:21Voilà. Je suis prête à le refaire.
01:23Il ne faut pas prendre les choses à la légère. Merci d'être là, Laure Closier. Bonsoir à vous.
01:28Notre éditorialiste BFM Business. Bruno Jeudier, restez avec nous.
01:32Je salue la présence de M. Jean-Charles Orsouch, porte-parole.
01:37Bonsoir à vous de Gabriel Attal, maire de Bonifacio. Merci d'être là.
01:42Je sais que vous avez pris l'avion pour nous rejoindre.
01:44Martial You, bonsoir à vous.
01:45Bonsoir.
01:46Merci de votre présence, excusez-moi. Éditorialiste Économie RTL, auteur des dindons « Comment on vole les classes moyennes »
01:52aux éditions Robert Laffont.
01:54On va en parler des classes moyennes.
01:55C'est un véritable rétrécissement, un écrasement de ceux qui sont les piliers de notre société.
02:00Franck Horizontal, bonsoir.
02:02Bonsoir.
02:02Merci d'être là. Vous êtes expert en stratégie du commerce, fondateur de FR Conseil.
02:06Et vous allez nous parler très directement aussi du concours « L'épine pour taxer les Français ».
02:14Rémi Goubert, je vous salue. Merci de votre présence.
02:17Les téléspectateurs de BFM vous connaissent maintenant.
02:19Merci à vous.
02:20Le premier secrétaire socialiste.
02:22Non mais du Cantal, vous portez...
02:24Moi, merci d'être là.
02:25Vous portez une parole comme beaucoup de terrain, authentique, vrai.
02:29Et c'est ce qu'on cherche sur ce sujet.
02:32Mais tout d'abord, l'effet toujours, le contexte avec vous, cher Jérémy.
02:36Le pouvoir d'achat ou le pouvoir de vivre dignement des Français.
02:39Il faut reconnaître qu'il est mis à très rude épreuve.
02:42Et c'est ce qui ressort.
02:43Là, on est très factuel dans notre enquête élable pour BFM TV.
02:46Oui, et parmi les grands enseignements de cette étude, il y a ce chiffre.
02:49Vous allez voir deux Français sur trois qui estiment que leur pouvoir d'achat a baissé ces derniers mois.
02:5567%.
02:55Une tendance qui s'accélère.
02:57Un plus 11 points depuis janvier dernier.
02:59Et évidemment, cette situation financière ne permet pas à beaucoup d'entre vous de boucler les fins de mois.
03:05Comme on dit souvent, 29% des Français sont régulièrement à découvert.
03:10En moyenne, le 17 de chaque mois, c'est évidemment une moyenne.
03:14On a demandé également aux Français combien précisément il leur manque chaque mois.
03:19Eh bien, regardez la réponse.
03:21530 euros.
03:22Alors là aussi, 530 euros par mois, c'est une moyenne.
03:25Mais on voit également que la tendance s'accélère.
03:28Plus 24 euros par rapport au mois de janvier dernier.
03:31Cette réalité économique pèse évidemment sur le moral des Français.
03:35Quand on vous interroge, c'est le sentiment d'inquiétude qui prévaut clairement.
03:40Vous le voyez, 32%.
03:42Une inquiétude à laquelle s'ajoute très souvent l'exaspération et un sentiment de colère.
03:46Et un sentiment de colère, on l'a vu effectivement chez la personne ou la dame qui était interrogée.
03:51Merci beaucoup, Jérémy Brossat.
03:52Donc la question est de savoir, est-ce que ce qui est proposé aujourd'hui, c'est une côtaire sur
03:56une jambe de bois ?
03:57Si on fait un tour de table, un plein d'essence, l'or closier, incontrôlable aujourd'hui.
04:04Un gouvernement, oserais-je dire, sourd, en tout cas qui n'a plus les moyens et qui dit, pour l
04:09'instant, je ne peux pas aller plus loin que des aides sectorielles.
04:11Est-ce que c'est tenable ?
04:13Nous n'avons plus aucune marge de manœuvre.
04:16Je n'ai rien à vous vendre de positif ce soir.
04:19C'est-à-dire que quand vous regardez aujourd'hui la carte économique de la France, ce soir à 19h41,
04:26on a le Brent à 107 dollars.
04:29On a pris 7 dollars depuis hier matin.
04:31Il va y avoir un impact à la pompe.
04:32On estime que c'est à peu près 1 dollar à 1 centime.
04:34Je vous le fais à la grosse louche, mais ça fait à peu près ça.
04:36Il faut 15 jours pour que ça arrive à la pompe.
04:38Sur le gaz, on a fait x2 depuis 6 mois.
04:41On est ce matin pour la dette française, ce soir pour la dette française à 10 ans.
04:45On est à 4,43.
04:46On est à des écarts avec l'Allemagne qu'on n'a pas connues depuis 2012.
04:50L'INSEE vient de publier sa note de conjoncture.
04:520,4% pour l'année.
04:55On était à 0,7% sur les prévisions du gouvernement.
04:58On est dans une situation, ce soir, ce sont les derniers chiffres,
05:02qui sont, je ne veux pas dire effrayants parce que je n'aime pas ce mot-là,
05:05mais qui sont un peu quand même challenging pour le journaliste économique que je suis moi.
05:10Parce que d'habitude, on peut faire un petit peu de budget, on peut aider, on peut faire des chèques,
05:16par-ci, par-là.
05:16C'est ce qu'on a fait les autres années.
05:18On est en incapacité totale de le faire.
05:20Et pourquoi c'est très grave qu'on soit en incapacité totale de le faire ?
05:24Parce qu'il y a deux manières de s'exprimer dans une...
05:26Enfin, il y a une manière de s'exprimer dans une démocratie.
05:28C'est évidemment à travers les urnes, mais il y a aussi une expression qui peut se faire à travers
05:32la rue.
05:33On a connu des bouffées paroxystiques dans notre pays.
05:36Rémi Goubert, on pourra ajouter aussi le prix du gaz qui est à un niveau incroyable.
05:41C'est une facture supplémentaire pour ceux qui cuisinent au gaz, ceux qui vont se chauffer.
05:45La vérité, c'est qu'on ne peut pas desserrer les taux des contraintes.
05:49Tout le monde dit que ce n'est pas possible.
05:50On ne peut pas inverser la tendance de notre souveraineté un peu perdue d'un point de vue énergétique.
05:56Donc, qu'est-ce qu'on peut faire ?
05:57Mais moi, je vais vous dire, comme Nicolas Sarkozy, je n'ai pas forcément de mon ordre,
06:00mais je vais vous dire...
06:01Vous allez bien travailler plus pour gagner plus.
06:02Non, je vais vous dire, ensemble, tout devient possible.
06:04Et moi, en tant que responsable politique, jeune responsable politique,
06:06je ne peux pas accepter l'idée de dire, on ne peut rien faire.
06:09Les politiques ne peuvent rien faire.
06:10L'État est incapable.
06:11Très bien, si nous ne pouvons rien faire, qui le peut ?
06:12On peut agir.
06:13On peut notamment agir pour approcher le brut du net.
06:16Et pour ce faire, il suffit de diversifier le financement de notre protection sociale
06:20qui repose aujourd'hui à 80% sur le travail.
06:22Alors que le revenu du capital, depuis 10 ans, explose.
06:25Nous pourrons tout à fait imaginer, et je pense que, et la droite et la gauche peut-être d'accord
06:28là-dessus,
06:29que le capital finance une partie de notre protection sociale.
06:31Par exemple, il y a une proposition que j'entends, c'est l'augmentation de la TVA
06:35de 5 points, notamment sur le taux à 20%, ou de 5 points sur le taux à 10%,
06:39sans toucher au taux réduit sur les biens de première nécessité,
06:42qui permettrait de compenser une baisse, voire une suppression de la CSG,
06:45qui permettrait de rapporter plus de 500 euros par mois.
06:47Je veux dire, un politique, et votre rôle n'est pas politique, je ne peux pas.
06:49Vous allez augmenter la TVA alors qu'on va se manger une inflation à cause des prix de l'énergie
06:53colossale.
06:54C'est votre proposition ?
06:55A cause de quoi ? A cause du détroit d'or ?
06:57A cause de Donald Trump et de sa politique,
06:59et de Donald Trump qui est soutenu aujourd'hui en France par Marine Le Pen,
07:02par Jordan Bardella et tous ces gens-là.
07:03Donc moi je dis aux Français...
07:05Donald Trump, on dépend de ses humeurs, surtout.
07:07Il dépend de ses humeurs, mais il a été soutenu.
07:08Il a été soutenu, donc...
07:09Il a demandé à personne pour aller...
07:10Il a demandé à personne pour aller...
07:13Moi j'ai juste un message à dire ce soir,
07:14aux Français qui vous écoutent et qui nous écoutent,
07:16tout est possible en politique, on peut tout faire,
07:18rien n'est impossible.
07:19En politique, on peut dire n'importe quoi.
07:21Mais en économie, on a donné des chiffres.
07:23Mais c'est pas ça, c'est que vous dites tout est possible.
07:25Oui, tout est possible.
07:26Avec quelle marge de manœuvre ?
07:27Mais non, la volonté en politique, ça ne veut rien dire.
07:29La marge de manœuvre économique, où est-elle ?
07:30Nous avons discuté récemment de la grande transmission sur les héritages, madame.
07:339000 milliards de transmissions, nous pouvons regarder ce sujet-là.
07:36On va faire un tour de table.
07:37Jean-Charles Orsoutch, vous êtes le maire de Bonifacio.
07:39Vous nous parliez, je dis tout à nos téléspectateurs,
07:42pendant la pause aussi,
07:43d'une tournée que l'on peut tous faire,
07:45soit des stations-service, soit des supermarchés.
07:48Les supermarchés, c'est une véritable radiographie,
07:50cartographie de la France,
07:52je trouve, d'un point de vue sociologique,
07:54électoral, parfois politique, ça.
07:56Qu'est-ce que vous constatez ?
07:57Écoutez, je vous disais tout simplement en aparté
07:59que, d'abord, merci d'avoir invité,
08:00je n'ai pas eu l'occasion de vous le dire,
08:02je disais que quand je me suis rendu dans ce supermarché,
08:05le patron de l'établissement m'a fait valoir
08:07une chose qui m'a un peu surpris,
08:08c'est que souvent, moi j'ai évoqué avec lui
08:10la saison touristique, qui globalement pourrait être bonne,
08:12mais j'entends souvent dire, mais le pouvoir d'achat
08:15des touristes a baissé, etc.
08:16Et je lui fais donc cette remarque.
08:17Il me dit, ne me parle pas de ça, s'il te plaît.
08:19Il me dit, moi j'observe que j'ai constitué des stocks
08:22de produits de première nécessité,
08:24mais qu'il y a une orientation des consommateurs
08:27vers des produits beaucoup plus, je dirais,
08:30avec une valeur nettement supérieure.
08:31Donc il y a aussi des explications de ce type
08:34qu'il faut chercher dans la manière
08:35dont nous consommons les uns les autres.
08:37Si vous me permettez quand même une réaction
08:38par rapport à ce que vous avez déjà dit,
08:39je vous remercie mesdames, parce que bon,
08:41vous avez plutôt été cash sur le fait de dire
08:42que les marges de manœuvre étaient quasi impossibles.
08:45Alors, tout dépend de la temporalité dont on parle.
08:47Moi, je peux vous dire aujourd'hui,
08:48je partage votre sentiment,
08:49c'est que les marges de manœuvre aujourd'hui,
08:51avec le taux d'endettement qui est le nôtre,
08:52me paraissent à court terme,
08:54à moins de dire des bêtises aux Français,
08:55il y a certains partis,
08:56ils ne sont pas représentés autour de cette table,
08:58qui annoncent qu'il faut baisser drastiquement les taxes,
09:01sauf que derrière, ça veut dire
09:03qu'est-ce qu'on supprime avec ces taxes supprimées ?
09:05C'est aussi ça qu'il faut avoir le courage
09:06de dire aux Français,
09:07parce qu'en réalité,
09:08tout est une histoire de priorité.
09:10Je considère que les marges de manœuvre,
09:11elles existent toujours.
09:11Ça dépend où est-ce qu'on veut faire des coupes,
09:13comment on veut les faire,
09:14et ça, c'est la réalité.
09:16De mon côté,
09:16alors, j'ai été agréablement surpris.
09:18Vous le savez,
09:19Gabriel Attal défend aussi l'idée
09:20qu'il faut absolument rapprocher le brut du net.
09:23Vous le savez,
09:23il n'y a pas d'autre choix.
09:25À l'inverse,
09:25nous ne sommes pas sur la TVA,
09:26nous sommes plutôt,
09:27vous l'avez entendu,
09:28sur la baisse des cotisations salariales,
09:33avec l'annonce aussi de la douloureuse.
09:35parce que, pareil,
09:36on va revenir sur la douloureuse.
09:39Écoutez-moi,
09:40sur le plein,
09:41prenons quelque chose de concret,
09:43le plein.
09:44Monsieur Rosenthal,
09:45il y a au moins 60% de taxes,
09:47je parle sur votre contrôle,
09:48on est d'accord ?
09:48Oui, il y a 60%.
09:49Tant qu'on n'a pas regardé
09:49et taillé dans le maquis
09:50des dépenses publiques,
09:51toutes les promesses,
09:52elles vont finir dans le sable, là.
09:54Est-ce qu'il n'y a pas quelque chose
09:56de très urgent,
09:58que tout le monde voit
09:59et auquel on ne s'attaque pas,
10:00quand même ?
10:01Ça devrait commencer par ça.
10:03Vous prenez les Français,
10:05aujourd'hui,
10:07il y a 39% des Français
10:08qui sont à découvert
10:09au moins une fois dans l'année.
10:11Ce n'est pas marginal dans la population.
10:1439% des Français
10:15au moins à découvert
10:16une fois dans l'année.
10:19Par rapport à ça,
10:21quand eux,
10:21ils vont voir leur banquier,
10:24le banquier,
10:25il leur dit
10:25mais vous réduisez vos dépenses.
10:28Parce qu'augmentez vos recettes
10:30à un moment donné,
10:30si les salaires ne bougent pas,
10:32ce qui est le cas globalement
10:33en France,
10:33à part le SMIC
10:35ou l'État.
10:36Oui, bien sûr,
10:37tout le monde veut augmenter
10:38les salaires,
10:38sauf qu'il faut pouvoir,
10:39il faut pouvoir le financer.
10:41Au ramenant des gens
10:41au travail surtout,
10:42il va falloir qu'on soit capable
10:43d'agrandir le gâteau.
10:45La réalité est là,
10:46c'est comment on agrandit le gâteau.
10:47Il n'y a même pas de gâteau,
10:48il n'y a même plus de miettes,
10:49il n'y a même plus de d'asiettes.
10:50Non, non, c'est pas vrai.
10:51Non, non, c'est de l'argent
10:52de main d'or, elle est là.
10:53Non, non, pas du tout,
10:54pas du tout.
10:55Si vous arrivez à remettre
10:56des gens de façon positive,
10:57sans, je dirais,
10:59stigmatiser qui que ce soit,
11:00mais quelqu'un qui n'est plus chômeur
11:01mais qui travaille,
11:02c'est un plus sain.
11:04Oui, sauf que depuis un an,
11:05il s'est passé le contraire,
11:06c'est-à-dire que le chômage
11:07il est reparti à la hausse.
11:08Et vous savez comme moi
11:09qu'un foyer où il y a
11:11une personne qui est au chômage,
11:13c'est 25% de consommation en moins.
11:15Donc si on veut que la consommation redémarre,
11:18il n'y a pas de miracle.
11:19C'est-à-dire qu'à un moment donné,
11:19il faut produire plus,
11:20il faut retrouver de la croissance.
11:22C'est vrai que quand on est à 0,4...
11:23Pardon, mais c'est carré.
11:24Voilà.
11:25Oui, mais là, dans l'immédiat,
11:29vous n'aurez pas d'autre choix.
11:31D'abord, de commencer par tailler
11:32dans les dépenses.
11:33La France est le seul pays au monde,
11:35dans les pays occidentaux,
11:36qui n'a pas baissé sa dépense publique
11:39de manière significative.
11:40Le Canada, tout le monde l'a fait.
11:42La France n'a pas voulu le faire.
11:43Aucun pouvoir n'a voulu le faire.
11:44Et on est au record mondial.
11:45Voilà.
11:45Donc on ne va pas encore augmenter.
11:46Mais je vais vous dire qui va payer,
11:47M. Ossetard.
11:48C'est embêtant, ils sont tous d'accord.
11:49Mais il faut parler de ces...
11:50Le mot classe moyenne,
11:51il faut en parler.
11:52Pourquoi ?
11:52Dans tous les pays,
11:54dans les pays en voie de développement,
11:55dans les pays dits, développés,
11:57mais enfin parfois,
11:57ils sont en voie de développement également,
11:59les classes moyennes sont des piliers.
12:01Quand vous voyez aujourd'hui,
12:02et je me tourne vers vous,
12:03Martial You,
12:04les classes moyennes françaises,
12:05elles sont en phase de gros décrochages.
12:07Elles sont en phase de désarrimage.
12:09Il faut en parler.
12:10Lisez Jérôme Fourquet,
12:11lisez la cartographie.
12:13Et voyez ce que ces gens,
12:14tous ces gens,
12:15tous ces Français aujourd'hui,
12:16font comme choix.
12:18On parle de choix pour leurs enfants
12:19et pour eux-mêmes.
12:20Or, ce ne sont pas les plus paupérisés,
12:22normalement.
12:23Non, mais c'est ce que...
12:24Moi, je les ai appelés
12:25les dindons pour mon livre.
12:27J'ai pensé que c'était provocateur.
12:28Et puis, en en parlant,
12:29dans ce livre,
12:29je me suis rendu compte
12:30que les gens me disent
12:30« Mais je suis dindon ».
12:31En gros, tout le monde a ce sentiment.
12:33Dans la classe moyenne,
12:35la classe moyenne,
12:35c'est des foyers
12:36qui sont entre 2500 et 5000 euros par mois.
12:39Ce n'est pas des pauvres.
12:40Ce sont des gens qui travaillent,
12:41ce sont des gens qui paient leurs impôts
12:43et ce sont des gens
12:43qui ont malgré tout
12:44du mal à finir le mois.
12:45Et donc, la révolte,
12:47elle est là.
12:47Et pourquoi est-ce qu'il n'y a pas
12:49les gilets jaunes dans les rues ?
12:50C'est parce que, malgré tout,
12:51ce sont des gens responsables.
12:52D'abord, ils sont en train de se battre
12:53pour arriver à peu près
12:54à boucler la fin du mois.
12:56Et là, on est sur un choc psychologique
12:59très fort, très puissant
13:00quand il s'agit de l'essence.
13:01Parce que ce qu'on n'arrive pas
13:03à mesurer de façon chiffrée,
13:07moi, je vais vous le dire,
13:08c'est qu'aujourd'hui,
13:09vous faites deux pleins d'essence,
13:12ça vous coûte le prix
13:13de trois pleins au début de l'année.
13:15C'est-à-dire qu'en une demi-année,
13:19vous avez vu votre pouvoir d'achat
13:20s'effondrer à cause du prix de l'essence.
13:23C'est ça, le coût majeur
13:25qui est porté à notre économie aujourd'hui.
13:27Donc, évidemment qu'il faut après
13:29trouver des solutions.
13:30Et pourquoi est-ce que ces classes moyennes,
13:32ces dindons ne se révoltent pas ?
13:33Tout simplement parce que,
13:34un, ils savent qu'ils ne sont pas idiots.
13:36Effectivement, ce n'est pas la faute
13:37d'Emmanuel Macron
13:38si aujourd'hui, on a des problèmes
13:39sur le prix du pétrole.
13:40Deux, ils ont besoin d'exprimer
13:43parce que les classes moyennes,
13:45mais dindons-là, ils votent,
13:47ce sont des gens qui votent.
13:48Donc, il y a un exutoire,
13:49ce serait l'élection présidentielle.
13:50Donc, il n'y a pas besoin
13:51de se révolter aujourd'hui.
13:52Mais quand on est en train de parler
13:54de macroéconomie
13:55comme ce qu'on a fait depuis le début,
13:56qu'on dit la croissance,
13:57elle ne sera pas de 0,7 à 0,4.
13:59Ça n'a l'air de rien.
14:00Moi, je vous dis, ça fait 10 milliards.
14:02Il vient de manquer 10 milliards
14:03par rapport à ce qu'on avait prévu.
14:04Donc là, il va falloir les trouver.
14:05Il n'y a qu'un, il faut qu'on...
14:06Non, mais il faut arrêter.
14:07Si vous faites un toit à l'étage
14:15qui consiste à dire
14:16nous sommes incapables,
14:17nous ne pouvons rien faire.
14:18Nous pouvons, nous sommes la France.
14:19Nous sommes français.
14:19Mais ça fait 50 ans
14:20qu'on n'a pas un budget à l'équilibre.
14:22Mais on n'a pas un budget à l'équilibre.
14:24L'État peut s'endetter publiquement.
14:27Le problème de la dette,
14:28ce n'est pas dans le stock,
14:29c'est les taux d'intérêt.
14:30C'est les taux d'intérêt.
14:31Le Japon a 250% de dette publique.
14:33Je ne dis pas que ce n'est pas un problème.
14:34C'est un problème.
14:34Mais l'argent, on sait où il est,
14:36on peut le trouver.
14:36Qui détient la dette japonaise ?
14:38La plupart, ce sont des Japonais.
14:40On est tenus, M. Goubert.
14:43Je vous ai dit que c'est une question
14:44de souveraineté.
14:45Ce n'est pas d'un...
14:45Donc, nous pouvons rien faire.
14:46Où est l'argent ?
14:499 000 milliards d'euros de transmission
14:51dans les 50 prochaines années
14:52avec la fin de la génération des pays.
14:54Le Japon, monsieur,
14:55c'est que le Japon n'est pas tenu,
14:56n'est pas dans une zone
14:57qui s'appelle la zone euro.
14:58La France est dans une zone
14:59qui s'appelle la zone euro.
15:00Et on doit aussi quelques comptes
15:02à nos voisins.
15:02C'est-à-dire qu'on doit s'engager
15:04sur un déficit.
15:05Et peu ou prou,
15:06on devra revenir à ce niveau-là.
15:08C'est le déficit, monsieur.
15:09On a sauvé les banques en 2008.
15:11Ce sont les États
15:11qui ont sauvé les banques en 2008.
15:12Il y a eu le bois qui l'en coûte
15:13qui l'ont permis de sauver les entreprises.
15:15Et aujourd'hui,
15:15on doit expliquer que les autres...
15:16Le déficit, c'est les choses...
15:18S'il vous plaît.
15:20Pas tous en même temps.
15:21Monsieur Orsou,
15:21je voudrais...
15:22Juste une chose.
15:23Vous avez en tête...
15:24Il y a un sujet quand même.
15:26Vous parlez de la France maintenant.
15:27Mais ce n'est plus la même France.
15:29Aujourd'hui,
15:29c'est une France désindustrialisée.
15:31Je vais vous donner un exemple.
15:32Et vous l'avez tous en tête,
15:33ceux qui nous regardent,
15:34peut-être ceux qui ne sont pas les moins de 20 ans,
15:36il y a une séquence symbolique qui a marqué.
15:38La fermeture de l'usine Renaud-Bianco,
15:40c'était le 31 mars 1992.
15:44Regardez.
15:45Regardez à quoi ressemblait aussi la France.
15:47C'est-à-dire,
15:48c'était des usines,
15:49c'était des pourvoyeurs d'emplois,
15:51de milliers d'emplois.
15:52La même année,
15:54quand cette usine ferme,
15:57qu'est-ce qui se passe ?
15:57Vous allez me dire quel rapport,
15:59mais je vais vous expliquer.
15:59C'est le parc Disney qui ouvre.
16:02Et Jérôme Fourquet dit,
16:04en 15 jours,
16:04la France est passée de Billancourt à Mickey.
16:06Ce n'est pas anodin.
16:08Non mais,
16:09ce qu'on avait dans les communes avant,
16:11on avait des usines.
16:12Il y avait une solidarité familiale.
16:14Il y avait des emplois en masse
16:16dans les communes,
16:17dans les régions.
16:18Vous voyez ce que je veux dire ?
16:18Mais on ne peut avancer plus la même France.
16:20Excusez-moi,
16:20mais justement,
16:21si on prend votre exemple,
16:22d'abord,
16:22il ne faudrait pas qu'on fasse toutes les missions
16:23à dire qu'en France,
16:24rien ne va,
16:25que c'est dramatique,
16:25etc.
16:26Moi, je vais rebondir
16:27sur ce que vous venez de dire.
16:28C'est que la France,
16:29depuis quelques années,
16:30elle est à nouveau attractive
16:32pour notamment la réindustrialisation.
16:33Et ça,
16:34et pardon,
16:35vous avez dit aussi,
16:35Madame Mabrouk,
16:36excusez-moi,
16:36deux mots fondamentaux,
16:38souveraineté et Europe.
16:39D'abord,
16:40la solution,
16:40elle sera européenne.
16:42Et ensuite,
16:42en matière de souveraineté,
16:43pardon.
16:44Tout le monde n'est pas d'accord avec vous.
16:46Mais on peut faire un débat des heures
16:47parce qu'on va se retrouver souvent devant vous
16:49à parler de ce sujet.
16:50Parce que,
16:51tout simplement,
16:51le problème dont on n'a pas parlé ce soir,
16:53les énergies fossiles.
16:54C'est-à-dire que,
16:55tant qu'on dépendra de Poutine pour le gaz,
16:57de Trump pour le carburant
16:58ou de l'Arabie saoudite,
17:00évidemment,
17:00on ne se rompient point lié.
17:02Aujourd'hui,
17:02il faut retrouver notre souveraineté.
17:04Et vous parliez du plein de carburant.
17:05Mais pourquoi aujourd'hui ?
17:06Moi, je vous dis,
17:06ce n'est pas un plein de carburant.
17:07Vous étiez au pouvoir.
17:08Il faut faire un plein électrique.
17:10Vous étiez au pouvoir.
17:11Écoutez,
17:12mais des choses ont été faites.
17:12Pas vous,
17:13personnellement.
17:14mais j'assume.
17:14Vous savez,
17:15le bilan,
17:15j'assumerais à la fois les échecs.
17:17Il faut les assumer en politique.
17:19Et il faut aussi assumer les réussites.
17:21Et quand je vous dis qu'aujourd'hui,
17:22on est tous convaincus,
17:23et j'espère qu'on est au moins tous convaincus
17:24autour de cette table,
17:25que l'énergie nucléaire,
17:26le mixte français qu'on peut faire
17:28à travers les énergies rouvables,
17:29nous sortira de cette interdépendance.
17:31Et là,
17:31vous verrez que le pouvoir d'achat...
17:32Vous avez raison,
17:33mais aujourd'hui,
17:34on parle de voitures électriques.
17:36Vous avez raison.
17:37Il faut un projet industriel
17:38pour les années qui viennent.
17:39Et il faut mettre de l'argent.
17:40Ce n'est pas ce qu'on fait,
17:41mais sur ces projets,
17:42sur l'intelligence artificielle,
17:43etc.
17:44Mais là,
17:44les gens à qui on parle,
17:4760% d'entre eux
17:48roulent avec un véhicule diesel
17:50qu'on interdit dans les villes,
17:52qui coûte aujourd'hui plus cher,
17:53qui coûte aujourd'hui plus cher
17:55qu'à prendre l'essence au sandlot.
17:57Du XXIe siècle,
17:57la voiture électrique abordable pour le peuple.
17:59Une voiture du peuple électrique.
18:00C'est possible.
18:01Mais il y a une réalité
18:01qui est celle d'aujourd'hui,
18:03d'une population
18:04qui roule avec des véhicules
18:06qui ont 13 ou 14 ans
18:08et qui sont des véhicules thermiques.
18:10Et cela,
18:10on peut leur dire tout ce qu'on veut,
18:11que dans 15 ans,
18:12ils auront une voiture électrique.
18:13La réalité de la fin du monde,
18:14elle est...
18:17On a tué la SNCF.
18:19On a tué la SNCF.
18:19Quand on a fait le choix
18:20de donner de l'argent
18:21pour la consommation
18:21et qu'on a acheté chinois,
18:23on s'est rendu compte.
18:23Aujourd'hui,
18:24la voiture électrique,
18:25il faudra...
18:25Par ailleurs,
18:25Madame Abourg,
18:26vous disiez sur l'industrialisation,
18:28mais qui a décidé
18:28que les entreprises françaises
18:29allaient se délocaliser ?
18:30On ne parle jamais
18:31de la responsabilité du patronat.
18:32Moi, je n'ai pas envie
18:33de mettre les gens face à face.
18:34On a entendu les patrons rigoler
18:35quand M. Mélenchon,
18:36qui n'est pas mon candidat,
18:37a dit qu'il fallait
18:37augmenter les salaires.
18:38Les grands patrons français
18:39ont décidé de délocaliser
18:40en Asie, etc.,
18:41parce que le coût du travail
18:42était censé être plus faible.
18:43Aujourd'hui,
18:43on leur demande
18:43de revenir en France à raison.
18:45Parce qu'il n'y a pas
18:45que le coût du travail dans le pays.
18:47Il y a des infrastructures,
18:48il y a des services publics,
18:49il y a des routes.
18:50Donc, aussi,
18:50au patronat de prendre
18:51sa responsabilité
18:52de revenir en France
18:52où il y a une énergie décarbonée.
18:54Nous sommes le premier pays
18:54qui accueille les data centers
18:55pour l'intelligence artificielle.
18:57C'est formidable.
18:59Moi, je dis,
18:59Fouca-Ricot,
19:00on accueille les data centers
19:01formidables.
19:02Ceux qui nous regardent,
19:03et je vais essayer
19:03de ne pas être démagogique
19:04parce qu'apparemment,
19:05vous m'en faites le reproche,
19:07je prends un exemple
19:07et qui est une tendance
19:08dans la consommation,
19:10M. Rosenthal,
19:11Franco-Rosenthal.
19:12Par exemple,
19:12je prends le Black Friday.
19:13Le Black Friday.
19:14Vous avez deux francs aujourd'hui
19:16par rapport à ces moments-là
19:17de bouffer de consommation
19:19quand on le peut.
19:20Il y a ceux qui disent
19:21non, c'est de la surconsommation.
19:24Moi, j'en prends le choix.
19:24Et ceux qui n'ont pas le choix,
19:26ceux qui attendent
19:27le 26 novembre,
19:28je crois que ça va être
19:28pour acheter les cadeaux
19:30pour leurs enfants
19:31et pour pouvoir passer
19:32à Noël correct.
19:33On a un émiettement
19:34de la France
19:35sur la partie de la consommation.
19:37Qu'est-ce qui peut encore faire
19:38ciment, justement,
19:39pour ce pouvoir
19:40de vivre dignement ?
19:41Alors, d'abord,
19:42je crois qu'il faut repartir
19:44de ce que font les gens.
19:45C'est-à-dire que le Black Friday,
19:47je suis désolé,
19:48mais moi, j'interviens souvent,
19:50notamment sur ces plateaux,
19:51il y a plein de politiques
19:52qui moralisent
19:53le comportement
19:54des consommateurs
19:55qui vont acheter
19:56au Black Friday.
19:56C'est juste,
19:57quand vous regardez
19:58toutes les études,
19:59ils le font parce que
20:00pour 80% d'entre eux,
20:02la motivation,
20:02c'est d'acheter
20:02leurs cadeaux de Noël
20:03moins chers.
20:04C'est pour ça qu'ils le font.
20:06Et ça marche,
20:07puisqu'il y a de plus en plus
20:08de Français qui,
20:08chaque année,
20:09participent au Black Friday
20:10et ça marche
20:11parce qu'ils dépensent
20:12de plus en plus,
20:13malgré ce que,
20:13chaque année,
20:14les politiques peuvent dire
20:15en moralisant la consommation.
20:17Donc, si on veut
20:17que la consommation
20:18se porte bien en France,
20:19il faut arrêter
20:20de la moraliser.
20:21Les gens gagnent de l'argent,
20:23de leur salaire,
20:24ils en font ce qu'ils veulent.
20:26Et il faut arrêter
20:27de leur dire
20:27que ce n'est pas bien.
20:28Là, on vous met un malus.
20:29Là, on devrait applaudir.
20:30Moi, je suis totalement d'accord.
20:31On parle de la consommation,
20:32on ne parle jamais
20:33de la production.
20:34Pourquoi il y a des Black Friday ?
20:35Pourquoi il y a des soldes ?
20:35Parce qu'on surproduit,
20:36on est dans une économie
20:37qui produit tellement de choses
20:38qu'on peut permettre
20:39de vendre des produits moins chers.
20:40On peut se poser la question
20:41de qu'est-ce qu'on produit aussi.
20:42En France,
20:42qu'est-ce qu'il faut produire ?
20:43Est-ce que c'est utile
20:44d'acheter des t-shirts ?
20:45Je suis le premier à le faire.
20:47On lui a parlé
20:49de la surproduction,
20:50notamment des plateformes chinoises.
20:51Mais si vous regardez
20:52en France la consommation,
20:54il n'y a pas de surconsommation.
20:55Ça irait beaucoup mieux
20:56si il y a une surconsommation
20:57dans le monde.
20:58On surproduit,
20:58on épuise la planète.
20:59On épuise la nature.
21:00Je ne suis pas d'accord
21:02avec vous, Sonia,
21:03sur la question
21:05de la nostalgie économique.
21:07Quand vous montriez
21:07les images d'usines,
21:10je pense que c'est une mauvaise...
21:13Mais on peut avoir
21:13les services et les usines.
21:14Vous ne voulez pas
21:15d'un pays de production ?
21:16Si je veux d'un pays de production,
21:18mais pas sur ce qu'on faisait avant.
21:20Je n'aime pas
21:20quand on se bat sur le Doliprane.
21:22Il y a des choses
21:22qui étaient bien avant.
21:24C'est essentiel le Doliprane.
21:25Non, justement,
21:26ça n'est pas le tout essentiel.
21:27C'est un médicament,
21:28c'est essentiel.
21:29Sur certains produits,
21:30vous pouvez avoir raison.
21:31Vous pouvez écouter
21:31une seconde de raisonnement.
21:33Hier, je l'ai donné à mon fils.
21:34S'il n'y avait pas eu le Doliprane,
21:35je ne serais pas avec vous ce soir.
21:37On a d'autres laboratoires
21:38qui le fabriquent en France.
21:39C'est quelque chose
21:39qu'on fabrique
21:40avec une grande facilité.
21:41On n'a pas besoin
21:42de se battre pour le Doliprane.
21:43C'est quelque chose
21:44qu'on peut fabriquer
21:45sans problème.
21:47Si on a l'équivalent,
21:48on est d'accord.
21:48Mais c'est ce qu'on a.
21:49Ils demandent à UPSA,
21:51ils le font très bien.
21:52Pourquoi vous n'êtes pas
21:52pour la France des usines ?
21:53Je suis pour les usines.
21:55Déjà, l'usine d'aujourd'hui
21:56n'a rien à voir
21:56avec l'usine d'aujourd'hui.
21:57L'usine d'aujourd'hui,
21:58il n'y a personne dedans.
21:59Donc, ça ne sert à rien
22:00d'essayer de se dire
22:01que l'usine 2.0,
22:02ce n'est pas l'usine de Renault.
22:04C'est des usines robotisées.
22:05Avec des robots, je suis d'accord avec vous.
22:06Absolument.
22:07Avec un autre modèle économique.
22:08Et on peut taxer les robots.
22:08C'est pour ça.
22:09Mais d'accord.
22:09Mais c'est pour ça
22:10que pour faire travailler
22:11les gens aujourd'hui,
22:12ça ne sera pas dans
22:12les usines de Renault.
22:13Ça sera dans d'autres
22:14modèles économiques.
22:15Vous disiez, c'est mal
22:17que ça soit devenu
22:18un emplacement pour Disney.
22:20Mais notre France
22:20Je n'ai pas dit ça.
22:21J'ai dit Jérôme Forquet.
22:22C'est développer le tourisme.
22:23Vous connaissez un peu
22:24la situation
22:24de la cartographie.
22:26Mais moi,
22:28mais pardonnez-moi,
22:29moi, je peux avoir un avis
22:30et dire
22:31je préfère une France
22:32de la production
22:32que des services
22:33et du tourisme.
22:34Mais produire quoi ?
22:34Je suis d'accord avec vous.
22:35Ah bon ?
22:36La grande France
22:37ne sait plus quoi produire ?
22:39Alors, je m'en vais.
22:41On n'en reviendra jamais
22:42à ce modèle-là.
22:43C'est une impuissance permanente.
22:45Je crois que vous entendez.
22:46Nous ne pouvons rien faire.
22:47Mais là où vous avez raison,
22:49c'est qu'il y aura des robots
22:50dans les usines.
22:51Ça va permettre de libérer
22:52du temps de travail.
22:52Les gens pourront moins travailler
22:53parce que les robots vont faire,
22:54vont libérer la tâche de l'homme
22:55et nous pourrons taxer
22:56des profits que les robots
22:57vont créer
22:58et nous pourrons redistribuer.
22:59On ne parle pas
22:59de la révolution
23:00des gens artificiels.
23:01Les études ne voient plus
23:02de 500 milliards d'euros
23:03de création de richesses
23:03grâce aux robots,
23:04grâce à l'intelligence artificielle.
23:06Là, il y a de l'argent à prendre.
23:07Là, il y a de l'argent à faire.
23:07Pourquoi on ne parle pas
23:08du fait que les robots
23:09et que l'IA
23:09vont nous remplacer
23:10sur certains sujets ?
23:11C'est déjà le cas.
23:11Ah non, vous,
23:12personne ne vous remplacera
23:13sur ce plateau.
23:13Je l'espère.
23:14Monsieur Orsouk.
23:15Non, ce que je voudrais
23:16vous dire, c'est qu'on est tous
23:19justement fiers d'être français
23:20et je vous le dis,
23:22quand on entend
23:22qu'il faut produire en France,
23:23moi, je veux jouer
23:24sur nos forces.
23:25Par exemple, le tourisme,
23:25vous l'avez évoqué,
23:26moi, je pense que c'est
23:27extraordinaire.
23:28Je n'ai pas dit l'inverse,
23:28chers amis.
23:29C'est le plus beau pays du monde
23:30et qu'il faut jouer
23:31sur nos forces.
23:32Mais pardonnez-moi,
23:33est-ce que je peux avoir
23:34des défenseurs sur ce plateau ?
23:37Mais non, non.
23:38On peut avoir une usine Renault
23:39et être le premier pays
23:40touristique au monde ?
23:41Mont-Saint-Michel,
23:41les falaises d'Etretat
23:42et je dirais Pézenas,
23:44ce sont des endroits magnifiques
23:45et il faut jouer sur nos forces.
23:46Par contre, ce que je voudrais
23:47qu'on aborde autour de cette table
23:48qui me paraît fondamentale
23:49quand on aborde
23:50le sujet du pouvoir d'achat,
23:51c'est qu'il faut regarder
23:52ce qui se passe ailleurs.
23:53Et moi, c'est là aussi
23:54où je voudrais en parler
23:56parce qu'on l'a évoqué
23:56juste avant l'émission,
23:58la question du PIB
23:59par habitant.
24:00C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
24:00la réponse qu'on doit donner
24:01aux Français,
24:02c'est qu'il faut se comparer
24:03parce que se regarder
24:05et se dire
24:05on est les plus bons,
24:06on est les meilleurs,
24:07on est les moins bons.
24:08Ça doit se faire
24:09en se comparant aux Américains.
24:10Aujourd'hui, sur le PIB,
24:11on est largement
24:12derrière les Américains
24:13parce qu'on n'est pas capable
24:14d'innover,
24:14parce qu'on n'est pas capable
24:15de produire.
24:16C'est pareil.
24:19C'est cette analyse-là
24:20qu'il faut faire
24:21pour que le gâteau,
24:22vous n'y croyez pas
24:23et moi, j'y crois,
24:24pour que le gâteau soit plus grand.
24:24Je me demande
24:25si on partage les miettes.
24:28Pourquoi pas ?
24:29Juste une chose.
24:31Sur le PIB par habitant,
24:32par rapport aux Etats-Unis,
24:33ils ont leurs 50 Etats.
24:35Vous m'entendez bien,
24:36les 50 Etats aujourd'hui
24:37ont un PIB par habitant
24:39qui est supérieur
24:40à celui de la France.
24:41Les 50 Etats.
24:42C'est-à-dire,
24:43si on mettait la France
24:43comme un 51e Etat américain,
24:45il ne serait plus prouvé
24:47que tous les Etats américains.
24:48Mais pourquoi
24:49est-ce qu'on parle aux Etats-Unis
24:50en permanence ?
24:51Vous parlez de l'Allemagne
24:51en permanence sur les plateaux.
24:52L'Allemagne est en récession.
24:53Elle est en récession aujourd'hui,
24:54nous ne sommes pas dans l'Allemagne.
24:56Je termine.
24:57Je termine.
24:58Laissez, monsieur Rodenthal.
24:59Laissez.
25:00S'il vous plaît,
25:02le PIB par habitant.
25:04Donc, il y a un classement.
25:05Le classement officiel
25:06et je rejoins l'or
25:07sur l'économie,
25:08c'est-à-dire qu'à un moment donné,
25:09il faut regarder les chiffres réels,
25:10c'est que la France
25:11est 11e en Europe
25:12en dessous de la moyenne
25:13de l'Union européenne.
25:15Ça, c'est la réalité.
25:16Ce qui veut dire,
25:17et là, je vais vous rejoindre
25:19sur l'industrie
25:20et sur le tourisme,
25:21ça veut dire qu'on va avoir
25:23une population
25:23qui va diminuer.
25:25Donc, le PIB par habitant,
25:26il faut créer de la richesse.
25:27Bravo.
25:28C'est le PIB.
25:28Mécaniquement.
25:29Par rapport, mécaniquement.
25:30Et donc, ça veut dire
25:31qu'il faut aller
25:31sur tous les gisements possibles.
25:33Mais bien sûr.
25:33Évidemment, le tourisme.
25:34D'accord.
25:35C'est magnifique, Bonifacio.
25:36C'est magnifique, le Cantal.
25:38On a la chance
25:38d'avoir un super pays.
25:39Et Disney,
25:40première destination touriste.
25:41On peut ne pas chanter
25:44les louanges de Disney
25:45et préférer aller voir
25:47le Mont-Saint-Michel.
25:48On peut préférer
25:49que ses enfants
25:50aillent voir le Mont-Saint-Michel
25:51que Disney.
25:52C'est pas être réacte et rétrograde.
25:54Rassurez-moi,
25:55on peut encore dire ça
25:56sur une antenne ou pas ?
25:57On peut faire les deux aussi.
25:58On est dans un...
25:59On est dans un pays,
26:00je rappelle juste ça,
26:02où neuf entreprises
26:03sur dix
26:04sont des PME
26:04ou des TPE.
26:05C'est une spécificité française.
26:07Donc, évidemment,
26:08on peut parler
26:08d'industrie lourde,
26:10de grandes usines.
26:11La réalité de notre pays,
26:12c'est pas celle-là.
26:12C'est plutôt un plombier,
26:14un épicier
26:15ou un garagiste
26:16qui fait tourner
26:17notre économie.
26:18Et le vrai problème
26:19qu'on a,
26:20c'est pas tant
26:21de plus avoir d'usines,
26:21c'est que nos entreprises
26:23sont ce qu'on appelle
26:23sous-capitalisées.
26:25On n'a pas suffisamment
26:26de fonds d'investissement,
26:28d'argent pour pouvoir
26:29aider nos petites entreprises
26:31à grossir.
26:32Et j'en veux,
26:32pour exemple,
26:32la semaine dernière,
26:33vous avez une pépite
26:35de la tech française
26:36qu'on a présentée
26:37dans tous les VivaTech
26:38et les Choose France,
26:39etc.,
26:40qui s'appelle
26:41Hugging Face.
26:42Cette entreprise,
26:43elle est créée
26:44par trois Français
26:45au départ.
26:46la plus grande entreprise
26:48de puces électroniques
26:50du monde,
26:50Nvidia,
26:51est arrivée,
26:52a dit,
26:52je pose 13 milliards
26:53sur la table de dollars.
26:54L'entreprise française
26:55a été vendue à Nvidia.
26:57Et aucun fonds
26:59d'investissement français
27:00n'aurait pu suivre.
27:01Et évidemment,
27:02on ne va pas en vouloir
27:02à nos trois Français
27:03qui, eux,
27:04sont milliardaires
27:05depuis une semaine.
27:06Mais simplement,
27:07il faut quand même
27:08avoir conscience
27:08qu'on peut
27:09regretter les usines,
27:11améliorer.
27:12Mais bien sûr
27:12que c'est la bonne taille,
27:13c'est l'Europe.
27:14Mais on a des entreprises
27:15à faire grandir
27:16avant d'avoir...
27:17Mais rassurément,
27:18on peut encore
27:18dans ce pays
27:19avoir des entreprises
27:20de taille moyenne,
27:21de petite taille
27:22et des usines.
27:23On peut aimer Mickey
27:24et on peut avoir
27:25une France des usines
27:27comme on l'avait avant.
27:28On peut encore ?
27:29J'ai une proposition
27:30à vous-même
27:30si je peux me permettre.
27:32Parce qu'on ne parle
27:33jamais du coup
27:33des mutuels.
27:34On parlait de pouvoir d'achat
27:35au début de l'émission.
27:36Il y a une proposition
27:37qui est en train de monter,
27:38c'est l'idée
27:38de la grande sécu.
27:39Les frais de gestion
27:39des mutuels,
27:40c'est 20%.
27:40Chacun ici paye
27:41entre 100 et 110 euros
27:42de mutuels par mois.
27:43C'est très cher.
27:44Si on renationalisait...
27:45Ce n'est pas l'État,
27:46c'est la sécurité sociale.
27:47Si on socialisait
27:48la gestion des mutuels
27:49au sein d'une grande sécu,
27:50les frais de gestion,
27:50c'est 4%.
27:51Ça permettrait
27:51de dégager 100 euros.
27:52Si on décide
27:53de diminuer la CSG
27:54en augmentant soit la TVA
27:55pour ne pas les biens
27:56de première nécessité,
27:56bien sûr,
27:57soit les impôts
27:57sur les très grandes successions,
27:59ça permet aussi de libérer.
27:59Donc, pour vous répondre au début,
28:01et j'apprécie cette joute,
28:02nous pouvons agir.
28:03Nous pouvons agir.
28:03Il y a des choses
28:04que nous pouvons faire.
28:05Et la France...
28:05Travailler plus,
28:06c'est la seule marge
28:07de manœuvre qu'on a.
28:07Mais les Français travaillent
28:08beaucoup déjà
28:08et les métiers pénibles.
28:09Je vous remercie.
28:12Je vous remercie en tous les cas
28:14parce que, voilà,
28:15chacun se découvre.
28:16C'est intéressant.
28:16C'est des projets,
28:17c'est des visions de la France
28:18et surtout une pensée
28:19pour tous ceux qui,
28:21évidemment,
28:21ont ces grandes difficultés
28:22et attendent malgré tout
28:24des gestes.
28:25Je ne dis pas d'échecs,
28:26que ce n'est pas des aides,
28:26ce n'est pas de l'aumône.
28:28C'est tellement important
28:29ce que vous avez dit
28:29par rapport au plein aujourd'hui,
28:31évidemment.
28:31Je vous remercie.
28:32Merci beaucoup,
28:32Laure,
28:33et vous tous.
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