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  • il y a 15 minutes
Avec Thierry Drilhon, co-fondateur de la fondation « Agir pour le Cœur des Femmes »

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Transcription
00:00Bonjour Gilles Gansmane. Bonjour. Alors votre zapping évidemment à 10h30, les faits d'actu qui ont aiguisé votre oeil, plutôt
00:09votre oeil aiguisé, je dirais.
00:11Pas mon oreille en l'occurrence. Oui, bien sûr. Alors aujourd'hui on va parler d'un phénomène dont on
00:17parle pas souvent et qui est pourtant majeur,
00:19la journée mondiale du cœur avec des chiffres qui inquiètent Gilles Pludeux. 72 000 femmes mortes d'une maladie du
00:27cœur en France en 2023, soit près de 200 par jour. C'est énorme.
00:317 minutes toutes les 7 minutes. Il est 10h06, à 10h20 une femme va mourir d'une crise cardiaque. Vous
00:38vous rendez compte ?
00:39Oui, ça permet de rendre les choses assez concrètes. Et ce qu'on va raconter dans les sujets, c'est
00:46que c'est une partie est due à leur contraception.
00:49Vous vous rendez compte ?
00:50Oui, ça c'est un nouveau rapport. Alors on va pas affoler les troupes. C'est quand la contraception est
00:57justement prescrite, quand on a des facteurs de risque.
01:01Mais enfin, c'est vrai qu'il y a de quoi s'inquiéter. 9 sur 10 cumulent au moins deux
01:05facteurs de risque cardiovasculaires.
01:062 sur 3 présentent des signes d'alerte. Et je le disais en titre, 8 sur 10 n'ont pas
01:11de suivi cardiovasculaire.
01:13Ce sont des morts qui pourraient être évitées. Nous sommes en ligne avec Thierry Drillon.
01:19Co-fondateur d'Agir pour le cœur des femmes et dirigeant d'entreprise. Bonjour Thierry Drillon.
01:25Bonjour.
01:26Tout d'abord, ce constat, je me mets à la place des femmes qui nous écoutent, qui sont peut-être
01:30en train de rouler vers leur travail.
01:33C'est vrai qu'on n'en parle pas beaucoup de ce phénomène. Et pourtant, 200 femmes meurent chaque jour
01:38en France.
01:40Vous avez raison de rappeler, je vous en remercie. Finalement, cette urgence à la fois médicale et sociétale.
01:49Oui, et on ne le dit pas assez. C'est la première cause de mortalité des femmes en France.
01:54Songez simplement que 6 fois plus de femmes décèdent tous les jours du cœur que d'un cancer du sein.
02:02Donc, entre la perception collective et la réalité épidémiologique, il y a un gap qui est très significatif.
02:10Et c'est la raison pour laquelle nous avons créé, avec le professeur Mouni-Veyer, la fondation Agir pour le
02:16cœur des femmes,
02:16qui est finalement la cardiologie appliquée à la gynécologie et aux femmes.
02:22Thierry Drion, tout d'abord, avant de poursuivre, comment vous expliquez justement ?
02:27Parce que c'est vrai que ce que vous nous dites, on n'en a pas conscience.
02:32Alors, on n'en a pas conscience. Lorsque vous interrogez les gens dans la rue,
02:36ils vous répondent à 99% la première cause de mortalité des femmes, c'est le cancer du sein.
02:40Et puis, lorsqu'ils vous disent, et tout ce qui est infarctus, cœur, etc., ce sont les hommes.
02:46Alors, en fait, les facteurs de risque ont énormément évolué chez les femmes ces 30 dernières années.
02:51Les femmes, aujourd'hui, elles vivent comme des hommes.
02:54Vous en êtes une bonne illustration.
02:55C'est-à-dire que vous travaillez, vous avez une charge mentale,
02:59et cette charge mentale, elle est particulièrement délétère sur une artère de femme.
03:02Et puis, les femmes, aujourd'hui, elles s'occupent de l'ensemble de l'une.
03:06Elles s'occupent de leur mari, elles s'occupent des enfants, des petits-enfants, etc.
03:10Et puis, de toute la vie logistique de la maison.
03:12Donc, tout ça crée une charge mentale très importante.
03:15Les femmes, aujourd'hui, elles fument, elles boivent comme les hommes.
03:19Donc, tout ça contribue à...
03:21Et puis, après, vous avez des éléments très spécifiques.
03:25La médecine a souvent été genrée, c'est-à-dire que les études scientifiques ont été faites sur des hommes.
03:29Je vais vous prendre un exemple très simple, très, très simple.
03:32Les gestes qui sauvent.
03:33Vous voyez, si vous faites un arrêt cardiaque, vous avez 4 minutes.
03:38Et chaque minute complémentaire, c'est 25% d'altération cérébrale.
03:42Ce qui veut dire que si vous n'avez pas les gestes qui sauvent,
03:44c'est-à-dire que si vous ne massez pas, au bout de 8 minutes, c'est terminé.
03:47Tous les mannequins, tous les mannequins, sont faits sur des bustes d'hommes.
03:51Ce ne sont pas des bustes de femmes avec des seins.
03:55Et vous ne massez pas de la même façon.
03:58Voilà.
03:58Donc, on est aujourd'hui, tout simplement, sur une situation qui est en total décalage
04:05entre la réalité et la nécessité de faire évoluer les choses.
04:10Et la très bonne nouvelle, c'est que dans 80% des cas,
04:14on peut éviter à ces femmes de rentrer dans la maladie par de la prévention positive,
04:20j'allais dire efficace, et dans les territoires.
04:24Vous savez ?
04:25Je vous en prie.
04:26On parle de femmes de quel âge ?
04:28Parce qu'évidemment, une crise cardiaque à 85 ans n'est pas la même crise cardiaque
04:33à 45 ans ou après la ménopause.
04:35Donc, plusieurs questions en une.
04:38C'est mon directeur qui va être content.
04:39Je ne veux pas que je pose deux questions en une.
04:42Mais je le fais quand même.
04:44Première chose, est-ce que ces crises cardiaques arrivent après la ménopause
04:49ou est-ce qu'elles arrivent à des personnes assez jeunes
04:51parce qu'il y a la contraception, il y a le changement de vie,
04:55tout ce que vous nous avez raconté ?
04:58Il y a beaucoup de questions.
04:59Il y a trois questions en une.
05:01C'est très bien.
05:01La première chose, c'est que les femmes sont rythmées par leur vie hormonale,
05:06contraception, grossesse, pré-ménopause,
05:08qui sont des moments de plus grande fragilité d'un point de vue cardiovasculaire.
05:13Ça, c'est la première chose.
05:14La deuxième chose, c'est lorsqu'on regarde les chiffres,
05:17c'est que les crises cardiaques, les AVC, les embolis
05:21ne concernent pas uniquement et loin de là,
05:24des femmes au-delà d'un certain âge.
05:26Ça concerne des femmes de plus en plus jeunes.
05:28Vous avez aujourd'hui énormément de femmes jeunes,
05:32et quand je dis jeunes, c'est moins de 35 ans,
05:35qui font des AVC.
05:36Et vous avez raison d'évoquer la notion de contraception.
05:39La contraception, ce n'est pas un bonbon.
05:42La contraception, c'est quelque chose qui doit être adapté
05:46à vos antécédents, à votre situation de santé.
05:50Et lorsque vous êtes fumeuse,
05:52lorsque vous avez des parents qui ont fait une crise cardiaque,
05:55lorsque vous avez un certain nombre d'éléments de pathologie,
05:57eh bien, vous ne pouvez pas avoir des contraceptions
06:01à base d'autrogènes de synthèse.
06:03Parce que là, c'est criminel.
06:05Ça veut dire, oui, Thierry Drion, qu'aujourd'hui,
06:07et ça c'est une première, la fondation, votre fondation,
06:10chiffre pour la première fois l'inadéquation
06:13de certaines prescriptions, justement, de contraceptions
06:15à des profils examinés à risque.
06:18Je voudrais qu'on s'arrête quelques instants là-dessus,
06:21parce que celles qui nous écoutent doivent se dire
06:23mince, moi je prends la pilule, est-ce que je suis à risque ou pas ?
06:26Alors, déjà, quelques chiffres sur cette étude
06:28et comment on peut pallier les risques ?
06:33Alors, la première chose, c'est que quand on regarde sur notre panel,
06:36c'est-à-dire qu'avec le bus du cœur des femmes,
06:38on a dépisté près de 25 000 femmes
06:40à travers toute la France depuis 5 ans.
06:43Et toutes ces données sont analysées
06:45par des équipes de biostatisticiens.
06:47Et la cohorte, c'est-à-dire le nombre précis
06:49que nous avons analysé, nous permet de faire ressortir
06:53que 40% des femmes avaient une contraception inadaptée
07:00et contre-indiquée.
07:01D'accord ? 40%.
07:03Et quand on rajoute à ça le fait que vous avez
07:07énormément de femmes qui ne voient plus leur gynécologue,
07:11d'accord ?
07:12Qui ne voient plus leur gynécologue, d'accord ?
07:14Qui ne vont plus faire les consultations classiques.
07:194 femmes sur 10 n'ont plus ou pas de suivi gynécologique.
07:24Et ça, ça concerne toutes les âges
07:27et principalement les jeunes femmes très jeunes.
07:32Pour des histoires d'argent ?
07:33Pour quelles raisons ?
07:35Alors, je pense qu'il y a...
07:37Oui.
07:38Alors, c'est remboursé.
07:39Vous avez une consultation une fois par an.
07:40Mais je pense qu'il y a un phénomène d'automatisme.
07:43C'est-à-dire qu'on a eu une première fois
07:44une pilule jeune.
07:45Et puis, on se dit, je vais continuer
07:46avec cette pilule jeune.
07:47Ah oui, c'est ce qu'il ne faut pas faire.
07:49Et puis, je vais aller voir mon pharmacien.
07:50Et puis, voilà, je vais continuer.
07:52Alors que tout cela passe par chaque année
07:56voir son gynécologue, faire le point,
07:59voir s'il n'y a pas des pathologies contre-indiquées,
08:02s'il n'y a pas des antécédents,
08:04si, par exemple, vous ne fumiez pas avant
08:07et vous fumez maintenant,
08:08si, etc., etc., etc.
08:10Tous ces éléments-là combinés
08:12doivent faire en sorte qu'on considère
08:15la contraception comme quelque chose
08:18qui est extrêmement sérieux
08:19parce qu'une contraception inadaptée,
08:22qu'est-ce que ça génère ?
08:23Eh bien, ça génère l'entrée dans la maladie,
08:25ça génère des AVC
08:26et ça peut générer des arrêts cardiaques.
08:29Et vous l'avez dit, chez les jeunes femmes,
08:32rapidement, avant qu'on marque une pause,
08:36Thierry Drillon, pardon,
08:38quel autre facteur de risque,
08:39vous les avez évoqués rapidement tout à l'heure,
08:41mais je me mets à la place, encore une fois,
08:43des femmes qui nous écoutent,
08:45à quel moment on sait qu'on est vraiment à risque ou pas ?
08:50Alors, c'est une très vaste question,
08:52je vais essayer de répondre très vite.
08:53Oui, pardon.
08:54Non, non, mais pas de problème.
08:55D'abord, connaissez vos antécédents familiaux.
08:58C'est très important.
09:00Deuxième chose,
09:01vous ne sautez pas vos consultations.
09:02C'est-à-dire que vous voyez votre généraliste
09:04quand vous devez le voir,
09:04vous voyez votre gynéco quand vous devez le voir,
09:06vous devez faire votre frottis quand vous devez le faire,
09:08et puis vous faites un bilan cardio,
09:11j'allais dire,
09:13autant que votre généraliste vous le conseille.
09:15Ça, c'est la première des choses,
09:17c'est vraiment la prévention active.
09:19Après, vous avez quelque chose
09:21qui est absolument essentiel
09:22et qui est très délétère chez la femme,
09:24c'est l'hypertension artérielle.
09:26On l'appelle la tueuse silencieuse.
09:28Vous avez 55% des femmes de plus de 50 ans
09:30qui souffrent d'hypertension artérielle.
09:33Eh bien, ça, ce n'est pas compliqué.
09:34Vous achetez un tensiomètre,
09:36vous pratiquez une automesure une fois par mois.
09:38Ce n'est pas compliqué.
09:40Et ça, ça se soigne.
09:41Il faut le soigner, il faut le traiter.
09:43Bien sûr,
09:43et ça se soigne très facilement.
09:46Une, comment dire,
09:47une hypertension artérielle détectée,
09:50eh bien, c'est tout simplement
09:52parfaitement bien maîtrisé et traité aujourd'hui.
09:54Et ça annile les risques.
09:57Ça les baisse, en tout cas.
09:58Merci Thierry Drion.
09:59Restez avec nous.
10:01Vous n'hésitez pas,
10:02mesdames ou messieurs, d'ailleurs,
10:04je ne sais pas.
10:04Peut-être que vous avez envie
10:06de commenter, de réagir.
10:07C'est vrai que c'est assez inquiétant
10:08d'entendre ça,
10:09mais c'est bien d'en parler
10:11parce que c'est bien que
10:12tout le monde connaisse les risques
10:14et aille peut-être faire de la prévention,
10:16même plus de prévention.
10:18Un 8 sur 10 ne sont pas assez suivis.
10:21C'est un chiffre qui inquiète.
10:22Qu'est-ce que vous en pensez ?
10:23À vous de le dire.
10:23C'est vrai, 826-300-300.
10:26Sud Radio.
10:28Parlons vrai.
10:3010h midi.
10:32Sud Radio.
10:32À vous de le dire.
10:34Stéphanie Demiru.
10:35Sud Radio.
10:36À vous de le dire.
10:37En compagnie de Gilles Ganzman.
10:38On parle de la journée mondiale du cœur.
10:40Près de 200 femmes meurent chaque jour.
10:43En France, d'une maladie du cœur,
10:449 sur 10,
10:45cumule au moins deux facteurs de risque.
10:47Et le plus grave,
10:48et ça c'est très important,
10:50écoutez,
10:508 sur 10,
10:51n'ont aucun suivi cardiovasculaire.
10:54Donc ce sont des morts
10:55qu'on pourrait éviter.
10:57On est notamment avec notre invité,
11:00M. Drillon.
11:01Drillon, oui,
11:02qui est pour l'association Fondation...
11:04Il est le cofondateur de l'association...
11:08Ça y est ?
11:09Pour le cœur d'Azur.
11:10On cherche le nom de l'association.
11:11Pour le cœur d'Azur.
11:12On est surtout avec Linda.
11:14Fondation d'Azur pour le cœur d'Azur.
11:16Bonjour Linda.
11:17Oui, bonjour.
11:20Vous, vous vous sentez concernée,
11:22évidemment, comme toutes les femmes.
11:23C'est vrai que,
11:24je ne sais pas si vous aviez en tête ce chiffre,
11:26200 femmes qui meurent tous les jours.
11:29C'est la première cause de mortalité,
11:31en fait, en France, des femmes.
11:33Oui.
11:34Oui, oui.
11:35Oui, je pense que de toute façon,
11:37les femmes sont de moins en moins prises en charge.
11:39Enfin, les femmes ne sont pas très bien prises en charge
11:42auprès des professionnels de santé.
11:44En général, quand elles viennent avec certains mots,
11:46on banalise un peu le truc en disant,
11:48voilà, c'est le stress, c'est tout de suite lié au stress.
11:51Et on les relaie à des personnes forcément trop anxieuses,
11:55trop occupées, trop, voilà.
11:58Donc, on leur dit tout le temps,
11:59il faut se détendre, prendre le temps.
12:01Mais on ne les prend jamais réellement au sérieux, je trouve.
12:06Et là, autour de moi, on discute pas mal,
12:11pour aussi concernant les femmes en pré-ménopause ou en ménopause.
12:15Beaucoup ont des questions là-dessus et très peu trouvent de réponses.
12:20Parce que là, encore une fois, c'est soit on leur propose de prendre des hormones,
12:24soit on leur dit que de toute façon, ça va passer, c'est comme ça, c'est naturel.
12:30Et ma question était justement, voilà,
12:33n'est-ce pas durant justement cette période aussi, pour les femmes,
12:36où il y a le plus de problèmes cardiovasculaires, justement ?
12:39Est-ce que ce n'est pas à cette période que justement,
12:41les problèmes cardiovasculaires s'amplifient ?
12:44La période de pré-ménopause, c'est ça ?
12:46Exactement, pré-ménopause et ménopause,
12:47puisqu'en général, c'est vers la cinquantaine, je pense,
12:49qu'il y a de plus en plus de risques.
12:51Donc voilà, je voulais savoir s'il y avait un lien avec tout ça.
12:55On va poser la question entre Thierry Drillon, cofondateur d'agir pour le cœur des femmes.
13:01Thierry, est-ce que ces femmes sont davantage à risque
13:06pendant ces périodes de pré-ménopause et ménopause,
13:08comme Lina vous pose la question ?
13:11Alors d'abord, ce que c'est très juste,
13:16ces femmes ne sont pas assez écoutées ou bien écoutées.
13:19Les femmes connaissent leur corps, de par leur vie hormonale.
13:23Et donc, quand il y a quelque chose qui ne va pas,
13:25c'est absolument essentiel de les écouter
13:27et pas de dire, vous prenez un aspirine et puis vous allez vous reposer.
13:31Ça, c'est essentiel.
13:32La deuxième chose par rapport à la question sur la pré-ménopause et ménopause,
13:35oui, c'est une phase de plus grande accélération du risque cardiovasculaire.
13:40C'est la raison pour laquelle nous avons, avec la Fondation,
13:44milité et œuvré pour que,
13:47et ça a été annoncé par la Caisse primaire d'assurance maladie,
13:51d'avoir une consultation à plus ou moins 2 ans, 50 ans,
13:57remboursée par la Sécurité sociale,
13:59de bilan d'un point de vue cardio.
14:03C'est absolument essentiel de faire cette action de prévention.
14:06Vous savez, je vais vous dire une chose,
14:08la prévention n'est pas une option.
14:10La prévention, ce n'est pas un coût, c'est un investissement.
14:13Pourtant, elle n'est pas obligatoire.
14:15Alors, cette consultation, elle est proposée.
14:18Elle n'existait pas il y a un an, elle existe aujourd'hui.
14:21Après, il faut que...
14:23Dès aujourd'hui, notre auditrice peut, ou ses copines,
14:27peuvent aller faire cette consultation, c'est bon ?
14:30Absolument.
14:31C'est valable depuis un peu plus d'un an.
14:34Et donc, elle est proposée, tout à fait gratuitement,
14:37dans le cadre du parcours de soins.
14:39Et c'est absolument, absolument essentiel.
14:42Si vous me permettez, il y a un message
14:43que je voudrais adresser à toutes ces femmes.
14:45Oui.
14:46C'est, prenez soin de vous,
14:49autorisez-vous à prendre soin de vous,
14:51prenez du temps pour vous,
14:52parce que vous êtes actrice de votre propre santé.
14:55Oui, mais vous avez entendu Thierry Drian, Linda,
14:58nous dire, c'était intéressant,
14:59son témoignage qu'avec ses copines,
15:01parfois, elles ne se sentent pas écoutées.
15:04Vous l'avez d'ailleurs relevé dans ses propos.
15:08Moi, j'ai une question claire à vous poser.
15:10Quels sont les signes avant-coureurs, justement ?
15:13Quand on dit, on ne se sent pas très bien, etc.
15:15Quels sont les signes avant-coureurs
15:17qui doivent inquiéter, surtout ?
15:19C'est super important, et merci.
15:21Parce que, alors, il ne faut pas rentrer
15:24dans une espèce de peur viscérale.
15:27Je crois que les signes avant-coureurs, c'est quoi ?
15:30Vous avez à peu près 70% des symptômes
15:34qui sont les mêmes entre les hommes et les femmes,
15:36notamment douleur dans le bras, la mâchoire
15:38et au niveau, en tout le cœur.
15:40Maintenant, pour les femmes, il y a des signes annexes
15:43qui sont très visibles et qu'il faut entendre.
15:45Le premier de ces signes, c'est quand il y a une fatigabilité
15:48à l'effort très importante.
15:49Je ne me sens pas bien, je suis crevé,
15:51je n'arrive pas à monter dans les escaliers,
15:53je suis naze.
15:54Deuxième sujet, c'est j'ai mal dans les homoplates.
15:57Et c'est une douleur que je n'ai pas d'habitude.
15:59Et cette douleur, elle est intense, elle est brutale.
16:02Puis la troisième chose, c'est que si tu es accompagné
16:05de douleurs oesophagiennes,
16:07si ces douleurs intenses, brutales, surviennent
16:10plus de 15 minutes,
16:13plus de 15 minutes, vous n'attendez pas.
16:15Vous appelez directement le 15.
16:19J'ai tous les symptômes.
16:22Oui, parce que là, j'imagine que Thierry Drian,
16:26forcément, vous inquiétez beaucoup de nos auditrices.
16:30On peut avoir mal aux homoplates, être fatigué,
16:35parfois peut-être avoir mal à l'osophage
16:36quand on digère mal, j'imagine.
16:38Est-ce que pour autant, on doit s'inquiéter ?
16:41Non, mais là, je vous parle de douleur intense et brutal.
16:45Oui, c'est bien le dire.
16:47Pour les femmes qui l'ont connue,
16:49je peux vous dire qu'elles le ressentent.
16:53Les femmes, vous connaissez beaucoup mieux votre corps
16:55que nous, les hommes.
16:57Donc, ce qu'il faut, c'est être très, très, très à l'écoute.
16:59Il ne s'agit pas d'inquiéter.
17:01Il s'agit simplement de dire
17:02qu'il ne doit pas y avoir de retard de chance.
17:05Il ne doit pas y avoir de retard de chance.
17:08Et je vais vous dire une chose,
17:09c'est qu'au niveau des gens du SAMU,
17:12ils savent tout de suite identifier
17:14si on est en présence, on va dire,
17:17d'un accident potentiel à venir cardiovasculaire
17:21ou si, finalement,
17:23ce n'est pas quelque chose de si important.
17:25Voilà.
17:25Et dans le doute, il vaut mieux appeler.
17:28Petite question, Linda.
17:30Parlez des traitements hormonaux.
17:32Peut-être que beaucoup de nos auditrices en prennent.
17:34Est-ce que c'est mauvais ou pas forcément ?
17:39Alors, la partie THM a eu une mauvaise réputation.
17:47Et parce que des études américaines,
17:49il y a quelques années,
17:50aujourd'hui, le THM a été réhabilité.
17:52Donc, le THM n'est pas quelque chose
17:55qui est considéré comme néfaste au niveau de la santé.
18:00Mais est-ce qu'il n'y a pas un moment
18:05encourager les hommes à mettre le préservatif ?
18:07Parce que déjà, ça permet de ne pas transmettre
18:09d'autres maladies, les MST.
18:12Et finalement, est-ce qu'il n'y a pas un effort à faire
18:15du côté des hommes,
18:18de les encourager à accompagner ces femmes ?
18:23C'est une possibilité,
18:25mais honnêtement,
18:26ce n'est pas ce sur quoi je pense que nous devons...
18:29La première des choses, c'est informer.
18:32D'accord.
18:32Aujourd'hui, je vous en remercie.
18:34Mobiliser, sensibiliser sur le sujet.
18:36Excusez-moi, je termine juste mon point.
18:37Informer, sensibiliser, mobiliser.
18:39Deuxième sujet, c'est qu'il y a un parcours de soins
18:41et que ce parcours des soins,
18:43il doit être attentif aux femmes.
18:45Et il faut que les femmes ne se disent pas
18:47je repousse mes consultations.
18:50Et puis, la troisième chose,
18:52c'est qu'il y a trop de femmes qui nous disent
18:54après l'accident,
18:56et si j'avais su ?
18:57Et si j'avais su ?
18:58Voilà.
18:59Et ça, c'est un vrai...
19:00Dans les témoignages que nous avons,
19:02c'est un vrai sujet.
19:03Et puis, si les contraceptions
19:07à base d'ostrogènes de synthèse
19:08ne sont pas adaptées,
19:10vous avez quantité d'autres modes de contraception,
19:13et je pense aux stérilés notamment,
19:15qui permettent de pouvoir avoir
19:16une vie sentimentale, sexuelle, épanouie.
19:19Très bien, Mery.
19:19Écoutez, merci M. Drillon,
19:22Thierry Drillon, cofondateur,
19:23d'agir pour le cœur des femmes dirigeants
19:25d'entreprises.
19:26Merci d'avoir été avec nous
19:27sur l'antenne de Sud Radio.
19:29On a appris plein de choses
19:30et je suis sûre que ça va changer
19:31beaucoup de choses.
19:33Et on rappelle,
19:34journée mondiale du cœur.
19:35Absolument.
19:36Donc vous pouvez,
19:36il y a plein d'opérations,
19:38plein de choses
19:38durant toute cette journée.
19:40Restez avec nous,
19:40on se retrouve à 10h30
19:41pour le zapping de Gilles Gansman
19:43et puis pour les sujets
19:45qui font parler la France
19:46avec mes trois débatteurs.
19:47On aura également le témoignage
19:49à 11h de Clotilde Noël,
19:50la maman de la petite Marie Garance,
19:52vous savez,
19:52dans la photo avec le pape à ému
19:54le monde entier.
19:55On parlera des ennuis
19:57de Jordan Bardella,
19:59visé par Mediapart,
20:00pour des propos antisémites.
20:02Le RN fait bloc
20:02et dénonce une barbouserie,
20:04puis la grève des fonctionnaires,
20:06ainsi que les lycées bloqués.
20:09A tout de suite sur Sud Radio.

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