- il y a 18 minutes
Avec Matthieu Baccialone, Louis Leroy et Frédéric Fougerat
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##ZAPPING-2026-10-30##
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NewsTranscription
00:0010h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:0410h31 sur Sud Radio, soyez les bienvenus, c'est l'heure d'accueillir mes trois débatteurs du jour.
00:10Mathieu Bacialon, communiquant, président de M2B Conseil. Bonjour Mathieu.
00:14Bonjour Stéphanie, bonjour à tous.
00:15Louis Leroy, conseiller municipal à Orsay. Bonjour Louis.
00:19Bonjour Stéphanie.
00:20Et Frédéric Fougera, président du Nttenken Paris, auteur de C'est de la Com, 60 idées reçues aux éditions Bréal,
00:27Sudirama.
00:27Bonjour Frédéric.
00:29Bonjour Stéphanie.
00:29Alors beaucoup de sujets, bon on aimerait un petit peu être léger vendredi, c'est vrai que c'est difficile
00:34parce que c'est un week-end de tension.
00:36Alors on a quand même eu quelque chose de positif, je ne sais pas si vous avez écouté la première
00:40partie de cette émission avec cette mairie de Limoges
00:42qui a reçu déjà plus de 800 millions d'euros de la part des citoyens, il y a des éléments
00:49de solidarité.
00:50J'ai écouté l'adjoint au maire de Limoges qui disait c'est un beau pied de nez finalement à
00:55ceux qui veulent casser, piller.
00:57Donc il y a ce côté positif, il n'empêche, on est à la veille d'une autre journée à
01:01haut risque.
01:02Je ne sais pas si vous avez vu passer les tracts, Bismillah, les ténèbres d'Halloween, c'est sûr que
01:06ce n'est pas très engageant, ça fait peur.
01:08En tout cas, le gouvernement est bien décidé à réagir, 70 000 forces de l'ordre qui sont mobilisées comme
01:14le week-end dernier.
01:15Toujours la même question, est-ce qu'il faut manifester, c'est au détriment aussi des autres, des commerçants notamment,
01:23qui ont les caisses vides,
01:25les commerçants qui aimeraient bien travailler, qui veulent d'ailleurs ouvrir le dimanche pour essayer de compenser.
01:30On parlera aussi des étudiants dont certains aimeraient bien, la majorité peut-être d'ailleurs, retourner en cours lundi,
01:35alors que d'autres veulent bloquer toutes ces questions qui nous amèneront à se poser aussi la question de la
01:43fracture de notre pays.
01:44Est-ce qu'on est à la veille d'une forme de guerre civile ? On en parlera avec vous.
01:47En attendant, c'est le zapping de Gilles Gansman.
01:50Sud Radio, 10h30, l'instant zapping.
01:53Alors, c'est des histoires comme seule la France en a le secret. Je vais vous emmener, j'en rigole
01:59mais ce n'est pas drôle,
02:00je vais vous emmener dans la ville de Buget. Alors, Buget, ils vont sortir leur tirelire, des millions et des
02:07millions investis
02:08pour refaire à neuf la piscine qui se veut capable de recevoir des compétitions nationales, internationales.
02:15Mais au lieu des 25 mètres, elle ne fait que 24 mètres 97. Et donc, elle ne peut pas être
02:21homologuée.
02:22Ils ne peuvent rien faire. Des millions qui vont donc couler dans cette piscine. Sujet de TF1.
02:29Voici les 3 centimètres au cœur de la discorde.
02:32Ce sont ce coq en inox qui a été mis par-dessus la structure, qui a fait comme quoi ça
02:36réduit les dimensions du bassin.
02:38Résultat, un bassin de 24 mètres 97 au lieu de 25. Pas d'homologation possible, contrairement à avant la rénovation.
02:45Plus aucune compétition départementale ne se déroulera ici pour les jeunes nageurs.
02:49Le choix est assumé par la communauté de commis.
02:51On vient nous reprocher ces 3 centimètres pour 3 compétitions, alors que ça va être 100, 120 000 personnes
02:57qui vont venir ici, des familles, la prendre à nager.
03:00La collectivité a dépensé 13 millions d'euros pour rénover entièrement le centre nautique.
03:05Rallonger le bassin aurait coûté près d'un million supplémentaire.
03:08C'est quand même aussi un choix financier. On travaille avec de l'argent du contribuable.
03:12On doit faire attention quand même aux dépenses.
03:14Pourtant, la décision passe mal auprès de certains acteurs.
03:17A commencer par le président du comité de natation de l'Ain.
03:20Dans le centre nautique, il n'y aura plus de compétition pour les 30 prochaines années.
03:24C'est un ridicule assez affirmé.
03:27Non mais c'est affligeant.
03:29C'est tout ce que fait de pire notre pays.
03:32Non mais attendez.
03:34Oui, et puis 3 centimètres.
03:35Bon, bref.
03:37Non mais je ne vous vois rien jaune, Louis Leroy, parce que vous connaissez ces sujets dans les communes.
03:42Je pense que tous les élus locaux peuvent vous en raconter 10, des histoires comme ça.
03:46Alors après, c'est la question de savoir si on a un bassin de loisirs ou si on veut faire
03:49de la compétition.
03:50Je pense que quand on engage 13 millions, on n'est plus à 1 million près pour pouvoir faire des
03:52compétitions départementales.
03:54Mais encore une fois, cela démontre toute l'absurdité de notre système du niveau le plus local au niveau le
04:03plus national, voire supranational.
04:05Je peux vous en citer 10 autres des exemples.
04:07Oui, bien sûr. Il y a 400 000 normes applicables dans les collectivités territoriales.
04:10Non, ce n'est pas assez.
04:11Et à chaque fois qu'on commande un annuaire, vous devez savoir ça mieux que moi, il y a un
04:15maire qui me racontait, quand il commandait l'autre, le nouveau était déjà obsolète parce qu'il y avait des
04:20nouvelles normes.
04:21C'est dépendant des élections municipales.
04:24Pendant les élections municipales, il y a une nouvelle norme qui est sortie.
04:25Vous savez, c'était l'interdiction des places de stationnement à moins de 5 mètres, je crois, d'un passage
04:29piéton.
04:29Ce qui doit concerner, je ne sais pas, peut-être 50-60 places dans une commune moyenne, etc.
04:33Enfin, vous imaginez l'ingénierie, il faut envoyer vos services techniques, il faut aller repeindre, il faut remettre de la
04:38signalétique.
04:38Mais enfin, on croule sous tout un tas de normes et plus à plus sûrs de les unes que les
04:43autres.
04:43L'histoire des 3 centimètres du bassin en est un bon exemple.
04:46Il n'y a pas que les piscines, rappelez-vous aussi les trains.
04:48Non, mais qu'on ne soit pas capable de construire une piscine de 25 mètres et qu'il manque 3
04:52centimètres à une piscine,
04:54qui est censée faire 25 mètres comme toutes les piscines, il y a quand même un vrai souci.
04:59Je ne veux pas faire un tunnel, mais ça en dit très long aussi, il y a un sujet aussi
05:03plus profond que celui-là,
05:04c'est la rénovation aussi, entre guillemets, de tout notre bâti communal, public.
05:08C'est les piscines, c'est les écoles, c'est les gymnases, qui sont confrontés grosso modo aux mêmes problématiques
05:12et qui tombent en ruine.
05:13C'est-à-dire qu'on a un vrai sujet, aujourd'hui on parle beaucoup d'écologie, de rénovation énergétique,
05:19on a tous ces sujets de piscines, de gymnases, de bâtiments publics, et on a 400 000 normes en face
05:24à respecter.
05:25Ce sont des casse-têtes absolument.
05:26Non, qui ont triplé depuis 2002, en quelques années.
05:31Mathieu, ça vous...
05:32Oui, parce qu'en plus ce qui est compliqué, c'est qu'on entend l'élu qui essaie de se
05:35justifier,
05:36et le pauvre, je pense qu'il a effectivement...
05:39Alors je ne sais pas, on ne connaît pas la taille de la commune,
05:41mais on sait qu'il y a des élus qui s'engagent et qui n'ont pas de service administratif,
05:47qui n'ont quasiment pas d'agents communaux, qui font ça en plus de leur travail,
05:50donc c'est vraiment un engagement bénévole,
05:51et qui sont, comme on dit, à portée de baffe,
05:53parce que s'il y a un sujet, ce sont ces élus que les gens vont aller voir en disant
05:58que ça ne fonctionne pas et tout.
06:01Après, on va s'étonner qu'il n'y ait plus assez de monde qui se présente aux élections.
06:06On l'avait vu aux municipales, je n'ai plus le chiffre, mais il y avait un grand nombre d
06:09'endroits.
06:09où il n'y avait quasiment plus de listes, où il y avait une seule liste, les mères ne veulent
06:12plus se présenter et tout.
06:14Donc c'est vrai que c'est un...
06:15Alors là, c'est la face immergée de l'iceberg, parce que c'est spectaculaire,
06:18et puis c'est assez ridicule, mais comme disait notre ami, qui lui, pour le coup, connaît bien le sujet,
06:23parce qu'il est lui-même élu local...
06:24C'est une bonne illustration de ce qui se passe en échec.
06:26C'est une bonne illustration, et je pense, de ce qu'endurent les élus locaux,
06:30qui essayent de faire le mieux possible pour leurs administrés,
06:33avec des bouts de ficelle,
06:35dans un environnement contraint économiquement,
06:37et en plus, parce qu'ils arrivent à faire des miracles malgré la situation de budget contraint,
06:43et en plus, voilà, on a ces normes qui sont souvent incompréhensibles,
06:47avec lesquelles ils doivent jongler pour quand même réussir à faire des équipements
06:51et des objectifs positifs pour leurs administrés.
06:57Frédéric Fougera.
06:58Moi, je vois trois sujets dans ce même sujet,
07:00qui ont été en partie évoqués d'ailleurs.
07:03Effectivement, le sujet des normes, du trop de normes, de trop de règles,
07:05de cette impossibilité, de cette sur-administration, sur-bureaucratie,
07:09qui nous empêche d'être tellement en veille,
07:11que finalement, on n'arrive même pas à suivre tout ce qu'il y a à faire,
07:15d'obligations, de contraintes.
07:18Ça, c'est un vrai sujet.
07:19Et puis, dans un pays où on ne cesse de nous promettre la simplification,
07:22mais où on nous rajoute de la complexité en permanence,
07:26la facture numérique en est encore une triste illustration,
07:30mais c'est tous les jours, tout le temps, pour tout le monde, tout le temps.
07:33Ça, c'est un sujet.
07:34Il y a le sujet de la qualité.
07:35Gilles l'a évoqué, de la qualité de la construction.
07:38Enfin, si on n'est pas capable de...
07:39On a un cahier des charges, si on n'est pas capable de construire cette piscine
07:44comme on aurait dû le faire, c'est un vrai sujet.
07:46Après, il y a aussi notre rapport à la règle.
07:49C'est qu'on rigole ou on ironise souvent sur la règle qu'on nous imposerait de suivre
07:56et qu'on ne veut pas suivre, mais par contre, on voudrait que les autres les suivent.
07:59Et pour des compétitions sportives qui ont des règles communes partout,
08:04il y a des règles à suivre.
08:05Ça, c'est vrai aussi.
08:06Ces trois centimètres sont risibles, ça paraît ridicule,
08:09mais en même temps, à un moment, est-ce que la règle, c'est seulement pour les autres ?
08:11On se demande pourquoi ils ne sont pas capables de faire un bon métrage.
08:15Mais ça, c'est encore une autre affaire.
08:16Comme vous dites, il y a plusieurs sujets dans ce sujet.
08:18Gilles, la suite.
08:21C'est un sort ou un bonbon ?
08:23Tchwick-out-tchwick, comme disent les...
08:25Oh là là, l'accent.
08:26Et où, Gilles ?
08:28Pourtant, vous allez à Londres tous les deux week-ends.
08:31Mais oui, je vais retourner.
08:33Demain, c'est Halloween.
08:35Alors, ça y est, sortez vos masques, vos toiles d'araignée
08:37et bien sûr, vos citrouilles.
08:40Alors, vous savez quoi ?
08:41Toujours sur TF1,
08:43il y a des agriculteurs
08:45qui ne font que de la citrouille pour Halloween.
08:48Car c'est une citrouille spéciale pour Halloween.
08:51Ah bon ?
08:51Mais je ne savais pas non plus.
08:53Ce n'est pas n'importe quelle...
08:55Ce n'est pas la citrouille comme ça à 3 francs 6 sous.
08:58Non, non, c'est une citrouille cultivée sur mesure.
09:02Reportage, c'est le prix Pulitzer.
09:04Le choix est important.
09:06Les plus grands le savent.
09:07Il va falloir transformer cette citrouille en objet terrifiant.
09:10À la cueillette de muisons près de Reims,
09:12on produit cette variété exclusivement pour Halloween.
09:16C'est un croisement entre un potiron et une courgette.
09:18Donc, le vrai intérêt de cette citrouille-là,
09:20elle a été sélectionnée pour être jolie, ronde et facile à creuser.
09:24On pourrait la manger, ce n'est pas toxique,
09:26mais d'un point de vue interagustatif, il y a beaucoup mieux.
09:28Plus d'un millier d'enfants sont attendus pour ces ateliers
09:31qui ont lieu pendant toutes les vacances de la Toussaint.
09:33Pour faire plaisir à mon petit-fils, pourquoi pas à Halloween ?
09:37J'aime bien parce que c'est l'imagination de créer sa forme et de créer le chapeau.
09:43Au total, ce sont 5 tonnes de citrouilles d'Halloween qui vont être décorées.
09:48La météo plutôt clémente de ces derniers jours
09:50va permettre leur bonne conservation à l'extérieur.
09:53Alors évidemment, je ne vais pas vous faire réagir sur la culture de la citrouille,
09:56je vous considère autrement, chers débatteurs.
09:57C'est dommage, j'avais plein de choses à dire.
09:59Ah bon, allez-y, si vous voulez parler de la citrouille,
10:02est-ce qu'il faut fêter Halloween ?
10:04Est-ce que vous allez fêter Halloween ?
10:06Évidemment, j'élargi le débat.
10:07La citrouille était l'illustration de ce débat.
10:10Moi, j'ai un mot à dire sur la citrouille.
10:13Ah ben, allez-y, alors !
10:14Je ne pensais pas !
10:16Vous sous-estimez leur imagination.
10:18Je n'aurais pas imaginé avant,
10:19mais c'est aussi peut-être pour faire le mauvais joueur ce matin.
10:21Je ne sais pas, j'ai un mauvais esprit ce matin.
10:23Peut-être.
10:23Non, mais je vois qu'on trouve ça,
10:25enfin, en tout cas, que des personnes trouvent formidable
10:27le fait qu'on formate une citrouille pour servir cette cause.
10:31Vous n'allez pas défendre la citrouille comme un écolo ?
10:33Non, mais si on disait, tiens, l'Union Européenne,
10:35et je trouve tellement absurde le nombre de réglementations
10:38de l'Union Européenne pour nous imposer tel ou tel truc,
10:41tel ou tel format sur tel ou tel fruit ou légume.
10:43Si c'était l'Union Européenne qui le faisait,
10:44on crierait au scandale.
10:45Comme là, c'est pour Halloween,
10:46finalement, on trouve ça plutôt amusant.
10:48C'est bizarre, comme notre esprit...
10:50Je ne sais pas, j'ai vu que vous avez des esprits tordus ce matin.
10:53Non, mais c'est pour montrer
10:54que, suivant l'état d'esprit qu'on a,
10:56finalement, ce qui paraît inacceptable d'un côté
10:58peut paraître acceptable ou amusant de l'autre.
11:00Non, mais ce n'est peut-être pas plus mal d'utiliser des...
11:02Parce qu'en fait, si j'ai bien compris le sujet,
11:04on utilise des citrouilles qui sont impropres à la consommation
11:08parce que, gustativement, elles ne sont pas très intéressantes.
11:10Donc, c'est vrai qu'il vaut mieux utiliser ça
11:11parce qu'en fait, ça va pourrir sur un porche de maison.
11:15Non, non, mais c'est comme les sapins qui sont faits pour Noël.
11:17Plutôt que d'utiliser des citrouilles
11:19dont les qualités gustatives, rappelons-le,
11:21sont quand même très intéressantes.
11:23Et pour être...
11:24Je ne reviens pas qu'on fasse un débat sur la citrouille.
11:27C'est vrai que c'est intéressant.
11:29Oui, tout à fait.
11:29Vous n'avez pas le petit baron.
11:31Vous n'avez pas le petit baron.
11:32Si, si, si, tout à fait.
11:34C'est vrai que si on peut trouver...
11:37C'est vrai que si on peut utiliser des citrouilles
11:39qui seraient de toute manière impropres
11:41à la consommation alimentaire,
11:43plutôt que des citrouilles.
11:43Non, elles étaient faites pour ça.
11:45Mais du coup, ça veut dire que celles qui sont propres
11:49qui vont être utilisées dans un but de gastronomie...
11:51On ne gâche pas celles qui seraient comestibles.
11:52Exact.
11:53Et qui pourraient justement participer au fleuron
11:55de la gastronomie française.
11:57Elles sont volumineuses
11:58et on peut les découper facilement pour les enfants.
12:01Elles n'ont pas déjà les yeux et la bouche ?
12:02Non, pas encore.
12:03Il y a mon réalisateur qui ne prend pas...
12:04Non, mais alors, attendez,
12:05j'ai une oreillette et j'ai l'Anthony,
12:07le réalisateur.
12:07Alors oui, tu sais,
12:08il y a des citrouilles qui sont toxiques.
12:10C'est fou ce débat de citrouilles ce matin.
12:12Je crois que les gens en ont marre
12:14de parler des mauvaises nouvelles, en fait.
12:15On veut passer du temps sur la citrouille.
12:17On peut faire un spécial citrouille.
12:19Vous avez déjà commencé.
12:21Non, mais c'est vrai qu'Halloween,
12:22on peut critiquer cette fête
12:24qui était quand même un peu au départ...
12:26Enfin, qu'il est à l'arrivée,
12:27d'ailleurs, un peu commerciale.
12:28Quand même, non ?
12:29Ça vient des Etats-Unis.
12:31Oui, bon, écoutez,
12:32moi, je n'ai pas beaucoup d'arguments
12:33sur la citrouille, je dois dire.
12:34Donc, merci beaucoup d'élargir ce débat.
12:36Non, écoutez, moi, je pense que tout moment
12:38qui est sympathique...
12:39Alors, sympathique, je ne suis pas sûre.
12:41Ça va être sympathique, Halloween, justement.
12:43Mais je m'en rappelle que Halloween
12:43dans ma tendre jeunesse
12:45où on a passé de bons moments
12:46à aller sonner chez les voisins.
12:47Ça, c'était avant, mon cher Louis.
12:49C'était avant.
12:50Stéphanie, c'est vrai que ça vient des Etats-Unis,
12:51mais à la base,
12:52c'est quand même une fête irlandaise et celte.
12:54Oui, la Saint-Patrick.
12:55Non, c'est pas ça ?
12:56Non, non, c'est pas la Saint-Patrick.
12:57Je me mélange là sur les fêtes.
12:59Très sympathique.
12:59C'est une fête d'origine celte
13:01et qui, d'ailleurs, est arrivée en France,
13:03en Bretagne.
13:03Moi, je me souviens,
13:04quand j'étais enfant,
13:07Halloween existait que dans les films américains
13:08et pas trop en France.
13:10Et en Bretagne, ils le fêtaient déjà.
13:11Donc, c'est une fête celte.
13:13Oui, je me mélange avec...
13:14J'ai eu la chance plusieurs fois
13:15d'aller faire Halloween à Londres
13:17et c'est assez extraordinaire.
13:18Tout est décoré.
13:19Il y a vraiment une ambiance
13:20qui est relativement sympathique
13:21et chaleureuse.
13:22On espère qu'elle va être sympathique,
13:25cette ambiance,
13:25parce que ça n'en prend pas le tournant
13:28pour certains.
13:29En tout cas, certains aimeraient
13:32la rendre plutôt terrifiante,
13:34cette ambiance demain.
13:35On se retrouve dans quelques instants
13:36pour la suite de nos débats
13:37et la suite du zapping de Gilles Gansman.
13:39A tout de suite sur Sud Radio.
13:41Sud Radio.
13:43Parlons vrai.
13:4510h midi, Sud Radio.
13:47A vous de le dire, Stéphanie Demiru.
13:49A vous de le dire avec mes trois débatteurs
13:51du vendredi.
13:52Mathieu Batialon, Louis Leroy,
13:53Frédéric Fougera
13:55et on termine le zapping de Gilles Gansman.
13:58Je ne sais pas si je vous donne
14:00une bonne image pour cette semaine.
14:01Ah non, si vous avez été pas mal.
14:02Vous pouvez imaginer un bon point,
14:04vous voulez dire ?
14:04Oui, je vous donne un sticker.
14:05Vous savez quoi ?
14:06C'est l'idée qu'il y a eu un magasin.
14:08Il distribue des stickers
14:09à ceux qui viennent dans le magasin
14:11et les clients décident aux employés
14:13de leur donner une botte
14:14ou une mauvaise note.
14:15Ça a fait scandale, évidemment,
14:17au reportage d'M6.
14:18C'est une initiative qui ne passe pas.
14:20Dans l'Hero, à Pérole,
14:21un hypermarché Auchan
14:22a lancé la journée du sourire.
14:23Tous les samedis,
14:24les clients sont invités
14:25à coller des autocollants
14:26sur les employés jugés
14:27les plus souriants.
14:28Mais cette opération ne passe pas
14:31d'une façon déguisée
14:32de les évaluer
14:33et de les mettre en concurrence.
14:34Quentin Leclerc, délégué
14:35Force Ouvrière de l'hypermarché,
14:37s'y oppose pour le même motif.
14:38Aujourd'hui, on a l'impression
14:39de retourner sur les bancs de l'école,
14:41au CP,
14:42lorsque l'instituteur
14:43nous distribuait des bons points,
14:44si on avait fait un bon exercice.
14:46Est-ce qu'un salarié
14:47va être mieux vu
14:47ou moins bien vu
14:48de sa hiérarchie
14:49en fonction du nombre de stickers
14:51qu'il aura eu ?
14:51Un salarié n'est pas un robot.
14:53Il n'a pas à sourire
14:54à chaque instant.
14:55Il peut faire face
14:57dans sa vie personnelle
14:58mais aussi dans sa journée de travail
15:02peut-être qu'il est fatigué,
15:03épuisé
15:04et qu'à ce moment-là
15:04il sourit un peu moins.
15:05C'est bien loin
15:06de la réglementation
15:08dans le cadre du travail.
15:09C'est bizarre cette initiative.
15:11C'est totalement...
15:13Non mais attendez.
15:13Si vous souriez,
15:14je vous mets un petit sticker.
15:14Non, non, mais je...
15:16Vous allez m'en mettre beaucoup
15:17parce que j'ai tendance à sourire.
15:19On rigole bien ensemble.
15:20Non, c'est vrai,
15:20mais c'est quand même affligeant
15:22mettre des étiquettes sur...
15:23Alors, même si aujourd'hui
15:25on commente tout.
15:26Attention,
15:28TripAdvisor, etc.
15:29Mais ce n'est pas des employés
15:30de magasins.
15:31Vous imaginez,
15:31d'aller coller un sticker
15:34sur le monsieur
15:35qui fait...
15:36Évidemment, jamais de la vie.
15:38Vous lui demandez
15:39combien il y a de kilos de tomates
15:40et il vous sourit.
15:41Tiens !
15:41Non, non, mais évidemment,
15:43c'est ce geste
15:43en plus de coller une étiquette.
15:45C'est un peu bizarre,
15:45non, Mathieu Mathieu ?
15:47Je n'ai rien à rajouter
15:48à ce qu'a dit le délégué...
15:48C'est au champ,
15:49c'est une grande marque.
15:50Oui, non, c'est sûr.
15:51Le délégué force ouvrière,
15:52je pense à...
15:53Le délégué syndical force ouvrière
15:55a très bien résumé la situation
15:56en parlant de le retour
15:57sur les bancs de l'école.
15:58Donc, je n'aurai rien d'autre
15:59à dire que ce qu'il a dit.
16:00C'était très bien.
16:02Après, ce que Stéphanie
16:03vient de dire est assez juste.
16:04Je pense,
16:05ça dit quelque chose
16:06au-delà de...
16:07C'est bien,
16:08vous aurez un bon point.
16:10Je vais noter mes débatteurs.
16:11Tiens, génial.
16:12C'est bien,
16:13on va faire ça,
16:14on va mettre des étiquettes
16:15sur les débatteurs.
16:15Outre l'initiative
16:16qui est un peu ratée,
16:17d'ailleurs,
16:18en plus,
16:18ça fait un bad buzz
16:18parce que ça fait parler
16:20de ce magasin.
16:22C'est l'effet inverse
16:23qui est recherché.
16:24Mais ça en dit long
16:25un peu sur la société
16:27où c'est vrai
16:27qu'on note un peu tout.
16:28On note le restaurant,
16:30on va, l'hôtel.
16:30C'est aussi utile,
16:32on ne va pas se mentir.
16:33Ça nous arrive aussi
16:34quand on va...
16:34On le fait tous maintenant.
16:35Quand on va dans un endroit
16:36de regarder un peu
16:37les notes qu'il y a eu.
16:38C'est vrai,
16:39mais certaines fois,
16:39si ce n'est pas contrôlé,
16:41si c'est systématique,
16:42ça peut aller très loin.
16:43On va chez un médecin,
16:44le médecin ne donne pas
16:45l'arrêt de travail,
16:45bim,
16:46quelqu'un va mettre
16:47une bonne idée.
16:47Je trouve ça plus embêtant
16:48pour les soignants.
16:50Bien sûr.
16:50Ça pose plus question
16:51à un restaurant,
16:52pour la ligne.
16:53Mais ça en dit quelque chose
16:54sur tout le monde veut être...
16:55Tout le monde veut noter,
16:57tout le monde veut juger.
16:58C'est parce que...
16:58On le voit aussi
16:59sur les réseaux sociaux.
17:00Tout le monde donne son avis,
17:01tout le monde peut juger,
17:02tout le monde peut décider
17:04de mettre au banc,
17:04parce qu'il y a quand même
17:05ce, ça,
17:06de mettre au banc,
17:07de décider ce qui est bien,
17:09ce qui n'est pas bien,
17:10qui mérite de continuer
17:11à s'exprimer,
17:12qui mérite de continuer
17:12à travailler.
17:13C'est assez dérangeant.
17:15C'est une initiative
17:15qui est en somme toute
17:16assez heureusement isolée
17:21et ratée, on va dire.
17:21On espère qu'elle le restera.
17:23Mais je pense que malheureusement,
17:24ça peut dire un peu plus
17:25de ce qui est devenu
17:26et ce que devient notre société.
17:27Messieurs, Louis,
17:28il a raison.
17:29C'est vrai,
17:29Monsieur Bachelon...
17:30Déjà, je vais faire
17:30le débat sur la citrouille.
17:32Je tiens à vous le dire.
17:33Non, mais c'est vrai
17:33qu'on a tendance...
17:34Et ça part des réseaux sociaux
17:35où tout le monde juge,
17:36vous parlez des médecins,
17:37des hôtels, des restaurants.
17:39Pourquoi pas ?
17:39Mais on en arrive
17:40à tout classer,
17:42à tout vouloir hiérarchiser,
17:43même jusque dans le divertissement.
17:45Je ne regarde pas beaucoup la télé.
17:46Mais à chaque fois
17:46que vous allumez une émission,
17:47vous voyez,
17:48il faut classer les chanteurs
17:49dans un télécrochet.
17:51On ne profite même plus
17:52de choses légères.
17:56Tout n'est que classement,
17:57que notes.
17:58Il est assez triste,
18:00ce monde algorithmique.
18:02Vous ramenez ça
18:03aux algorithmes ?
18:04Non, je dis algorithmique
18:06parce que tout n'est que notes,
18:07n'est que chiffres,
18:08n'est que nombre d'étoiles,
18:09n'est que déshumanisation.
18:11Le côté, le geste,
18:12vous savez,
18:13ça ne rappelle pas
18:14des bons souvenirs.
18:15Ce côté de mettre
18:16un autocollant sur quelqu'un,
18:18c'est aïe aïe aïe,
18:19ce n'est pas bon.
18:20C'est ce côté bestial
18:22qui m'embarrasse le plus.
18:25Effectivement,
18:25c'est complètement raté
18:26parce que certainement
18:27que l'intention de départ
18:28était plutôt bonne
18:30dans l'idée,
18:31dans le concept.
18:32Mais la réalisation,
18:33c'est catastrophique.
18:34j'ai l'impression
18:35qu'on étiquette
18:36des animaux.
18:37C'est horrible.
18:38Juste pour un moment
18:39sur ce que disait Louis,
18:40c'est dans un autre domaine.
18:42Il parlait des algorithmes
18:42et des datas.
18:44Il y a un domaine
18:44qui m'est cher
18:46qui est le football.
18:47Et de plus en plus,
18:50on va noter les joueurs
18:51sur des algorithmes
18:52alors que le jeu,
18:54c'est autre chose.
18:54Pour ceux qui aiment
18:55le football,
18:56il y a une sorte de romantisme
18:57qui fait que...
18:58Il n'a déjà mis
18:59le mode expert
19:00pendant un match maintenant ?
19:01Les experts tigolent
19:03sur ce genre de choses,
19:03je trouve que c'est assez triste.
19:07Le football
19:07qui est pour moi
19:08l'allégorie de la vie.
19:10Non mais on dit long
19:11sur ce qui devrait
19:12être quelque chose
19:13d'abstrait,
19:13de chacun le vit
19:15d'une façon...
19:16Il y a une sorte
19:16de romantisme.
19:17La vie,
19:18c'est un peu ça aussi.
19:19Il n'y a plus de spontanéité.
19:21Il n'y a plus de part
19:22laissée au hasard
19:24à ce qu'on n'explique pas,
19:25à ce qu'on ne peut pas comprendre.
19:26C'est aussi...
19:27Il faut quand même être humble
19:28vis-à-vis de ce qu'on vit.
19:29Et je pense que ça en dit long.
19:30Les algorithmes nous rassurent
19:32et nous permettent
19:32de tout faire entrer
19:33dans des cases
19:33et d'essayer de noter
19:34ce qui est bien
19:35et ce qui n'est pas bien.
19:35C'est assez triste,
19:36mais bon.
19:37Alors à noter
19:39qu'il y a eu un sujet
19:41mercredi
19:41fait par Christine Bouillaud,
19:42toujours sur les bons sujets.
19:45Vous pouvez aller l'écouter
19:47sur nos réseaux sociaux
19:49et retrouver...
19:50Sur le site sudradio.fr
19:51Exactement,
19:52et retrouver Christine Bouillaud
19:54qui a parlé de ça.
19:56Je suis d'accord
19:57avec tout ce que vous avez dit,
19:58mais est-ce qu'on n'est pas
19:59nous les premiers
20:00à mettre des notes ?
20:01Ah non, moi je ne mets
20:02des notes nulle part à personne.
20:03Je ne classe pas les hôtels
20:04par les restaurants.
20:06Non, je ne me sens que toi
20:07automatiquement.
20:08Non, mais vous ne regardez pas
20:09quand vous avez envie
20:10de vous faire un petit resto
20:11avec votre amoureuse.
20:12J'ai l'habitude d'aller
20:13toujours un peu
20:13dans les mêmes endroits.
20:14C'est des endroits
20:14que je connais.
20:16Non, je n'aime pas ça.
20:17Non, puis ce qui est terrible,
20:18on parlait des soignants.
20:20C'est vrai qu'il suffit
20:21d'une ou deux remarques.
20:22Eh bien, vous avez tendance
20:24à ne pas y aller.
20:25Alors que ça se trouve,
20:26c'est un très bon soignant
20:27qui n'a pas convenu
20:28à une personne.
20:29Je trouve ça très dommageable.
20:32Moi, je connais un psychologue,
20:33ça lui est arrivé.
20:34Il n'a eu pas de bonnes remarques
20:38de la part d'un ou deux patients.
20:40Et c'était compliqué pour lui
20:41d'avoir une vraie clientèle
20:43parce qu'il débutait en plus.
20:44C'est difficile.
20:45Enfin, patientèle et pas clientèle.
20:47Bien, mon cher Gilles Gangevin.
20:49Justement, Stéphanie,
20:50clientèle, on devient des clients
20:51en fait.
20:52On n'en plus des patients.
20:53C'est ça, vous avez raison.
20:53On devient des clients exigeants
20:54avec l'exigence d'un service.
20:56Et si on n'a pas notre service,
20:57on le note, on le note mal.
20:59C'est vrai.
21:00Et c'est comme ça, d'ailleurs,
21:01qu'il y a des insimilités
21:02dans les hôpitaux,
21:03un peu partout,
21:04même dans l'enseignement.
21:06Beaucoup de profs vous diront
21:07que les parents arrivent
21:08en demandant un service,
21:09effectivement.
21:10On ne note pas encore les profs.
21:11C'est vrai.
21:12Mais ça, c'est un vrai sujet.
21:13Vous savez que c'est mon fils
21:14qui voulait faire ça.
21:15Ni mes mamans.
21:15Pourquoi ils nous notent ?
21:16Moi, j'aimerais bien les noter.
21:17Non, mais enfin,
21:18je pense à des enfants.
21:19C'est vrai.
21:21Mais bon, voilà.
21:22Écoutez,
21:23il faut garder les choses
21:24dans le bon sens.
21:25De l'école, d'ailleurs,
21:27on va en parler
21:27parce qu'évidemment,
21:29il y a ces manifestations lycéennes
21:30qui aimeraient bien
21:31se poursuivre pour certains.
21:33Lundi, c'est la rentrée.
21:34On en parlera
21:34dans un second temps.
21:36Mais tout d'abord,
21:37ce sujet vous fait réagir
21:38à ce mouvement d'ensemble
21:39parce qu'on est quand même inquiet
21:40pour ce week-end d'Halloween.
21:42Il y a les Gilets jaunes,
21:42les syndicats,
21:43donc je le disais,
21:44les lycéens,
21:44la vie chère.
21:46La France qui se prépare
21:47à un nouveau samedi
21:49de haute tension.
21:50Les commerçants, eux,
21:51voient ça d'un oeil
21:52extrêmement inquiet.
21:53Ils se barricadent.
21:54D'autres réclament
21:55qu'on travaille le dimanche
21:56pour compenser
21:56toutes ces pertes
21:57parce que la consommation,
21:58elle, elle est à tonne.
22:00Il y a aussi
22:01ces petites villes
22:02qui s'inquiètent
22:03parce que la grinte
22:04de débordement,
22:06elle fait face
22:06à une sécurité
22:07un peu plus limitée
22:08puisque tous les moyens
22:09ont été mis
22:09dans les grandes villes,
22:1070 000 forces de l'ordre.
22:12Est-ce que vous,
22:13vous vous inquiétez,
22:14par exemple,
22:15à Orsay,
22:15de ce nouveau week-end
22:18potentiellement
22:18à violence ?
22:19On n'a pas
22:20d'élément particulier
22:21à Orsay
22:21qui ferait redouter
22:23ou craindre
22:23même s'il faut être vigilant,
22:25même s'il faut
22:26faire attention.
22:27Il y a toujours
22:27la consigne qui est passée
22:28d'essayer de retirer
22:29les poubelles
22:30sur les trottoirs,
22:30tout ce genre de choses
22:31qui pourraient être
22:33utilisées
22:33pour commettre
22:35des dégradations.
22:36Non, moi,
22:36je voudrais vous dire deux choses.
22:37Moi, je suis un élu local
22:38donc déjà,
22:38les élus locaux,
22:39on est en première ligne
22:39face à la problématique
22:40des commerces
22:41et on voit déjà
22:41à quel point,
22:42excusez-moi,
22:43la trivialité de mon propos
22:44mais ils sont emmerdés
22:45par tout un tas de trucs,
22:45le stationnement,
22:46la chasse à l'automobile,
22:47c'est très compliqué
22:48localement déjà
22:48pour le commerce
22:49qui vit des années compliquées.
22:51Deuxièmement,
22:51moi, je suis le mari
22:52d'une commerçante
22:52donc c'est un sujet
22:53que je connais
22:54particulièrement bien.
22:55Les charges,
22:55les impôts,
22:57les difficultés
22:57de trésorerie,
22:58tous ces sujets-là
23:00deviennent très compliqués.
23:01Oui, le salaire du patron
23:02qui arrive toujours
23:04en dernier,
23:04une fois qu'on a payé
23:05tous les salariés,
23:06les journées interminables
23:08et vous l'avez dit,
23:09il y a 70 000 forces de l'ordre
23:11qui seront mobilisées
23:12ce week-end
23:12pour que nos commerçants
23:13puissent ouvrir normalement.
23:14Donc,
23:15certains dont on a coupé
23:16les vacances,
23:17qu'on a rappelé,
23:18ça aussi,
23:19il faut y penser.
23:20On se rend compte
23:20de l'absurdité
23:21dans le pays
23:21dans lequel on est
23:22pour mobiliser
23:2370 000 forces de l'ordre
23:25pour que les commerçants
23:26puissent ouvrir
23:28normalement un week-end.
23:29Je pense qu'on est en train
23:30de devenir complètement fou
23:31et donc maintenant,
23:32on leur demande
23:32en plus de toutes ces difficultés
23:34auxquelles ils font face
23:34au quotidien
23:35d'accepter d'aller travailler
23:37la peur aux ventes
23:38ou alors d'accepter
23:38de fermer boutique
23:40ce week-end
23:40parce que c'est aussi
23:41une solution
23:43pour éviter de voir
23:44une vie entière de travail
23:45partir en fumée.
23:47Et tant pis
23:47si c'est la plus grosse période
23:48de l'année pour eux
23:49et tant pis
23:50s'il faut prendre
23:50une sécurité privée.
23:51J'ai vu ça
23:53du 17 octobre
23:55des commerçants
23:55qui se retrouvent
23:56à prendre une sécurité privée
23:57pour assurer leur commerce.
23:59Et en même temps,
24:00le lendemain du 17 octobre,
24:01excusez-moi de le dire,
24:02mais sur tout un tas
24:02de plateaux télé,
24:03on avait quand même
24:04une partie de l'extrême-gauche
24:05et de la France insoumise
24:05qui nous expliquaient
24:06que c'était des dommages collatéraux
24:07qui nous expliquaient
24:08« Ah bah oui, mais au moins
24:09vous, vous avez quelque chose
24:10à perdre. »
24:11Et tout un tas de commentaires
24:12de gens qui n'ont jamais
24:13créé un emploi de leur vie
24:14qui ne savent pas
24:15ce que c'est que de se lever
24:15le matin pour aller
24:16descendre son biftec.
24:17C'est le sujet du moment.
24:18Je trouve que c'est assez dangereux
24:19et c'est assez symptomatique
24:20de l'époque qu'on vit.
24:21Alors, la question suivante,
24:23est-ce qu'il faudrait faire
24:24une pause tout simplement
24:25interdire les manifestations ?
24:27Alors, on entend les cris
24:28d'orfraie justement
24:29de la gauche certainement
24:31puisque c'est un droit,
24:32un droit constitutionnel.
24:34Pas que de la gauche.
24:35Oui, non, bien sûr,
24:36mais il y a l'article 4
24:37de la déclaration
24:38des droits de l'homme.
24:39On a aussi le droit
24:39de ne pas être dérangé
24:42et de ne pas nuire aux autres.
24:44Ça, c'est aussi un droit.
24:45On en parle dans quelques instants
24:46juste après la pause avec vous.