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  • il y a 10 minutes
Avec Damien Daverne, Jean-Baptiste Nouailhac

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Transcription
00:0210h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:06La petite sonnerie de l'école, on en frissonne quand on l'entend, soyez les bienvenus, bonjour à tous, ravis
00:13de vous retrouver désormais du lundi au vendredi de 10h à midi pour votre nouveau rendez-vous, à vous de
00:20le dire, dans la prochaine demi-heure, c'est votre histoire.
00:23Bonsoir, chers auditeurs, on va parler de ce qui vous concerne, votre quotidien, ce qui vous fait réagir aujourd'hui.
00:29Vous l'entendez, vous avez peut-être des enfants, des petits-enfants qui sont en train de se diriger, enfin
00:34non, ils y sont déjà, parce que sinon ça voudrait dire qu'ils seraient en retard sur le chemin de
00:39l'école.
00:3912 millions d'élèves au total aujourd'hui. Alors il y a des nouveaux programmes comme chaque année, davantage d
00:46'attention, nous promettons porter aux fondamentaux, le téléphone portable qui est désormais interdit jusqu'au lycée.
00:53Mais derrière les annonces, évidemment, il y a les questions, est-ce qu'on en fait assez pour nos enfants
00:57ou parfois l'école en fait trop ? Elle veut aussi éduquer et pas seulement instruire.
01:02On parlera des rythmes scolaires dans quelques instants avec vous, Gilles Gansman. Venez réagir en tout cas au 0 800
01:0826 300 300 à partir de 10h30.
01:13Trois débatteurs autour de la table pour commenter les sujets qui font parler la France ce matin. On reparlera évidemment
01:19de l'école, c'est le sujet du jour avec cette interdiction, je le disais, du téléphone portable.
01:23Est-ce que c'est le vrai problème ? Est-ce que c'est applicable alors que les problèmes de
01:27fond s'accumulent dans le scolaire ? Vous trouvez ça normal ? On en débattra.
01:32Les Français, sinon, sont-ils prêts à faire plus de sacrifices ? Oui, mais à condition que les impôts n
01:38'augmentent pas.
01:38On croire à un sondage IFOP commandé, devinez par qui ? Par le gouvernement. Les dépenses publiques, en tout cas,
01:44on le verra, sont en ligne de mire.
01:46Et puis, de nouvelles aides à l'achat d'un véhicule d'occasion électrique sont mises en place à partir
01:51d'aujourd'hui alors que celles ciblées sur les voitures neuves sont maintenues.
01:56Le pétrole, lui, revient à plus de 91 dollars le baril, ça veut dire que l'essence est chère. Est
02:01-ce que vous êtes prêts, finalement, à passer le cap de l'électrique ?
02:04Je veux vous entendre, venez réagir au 0 826 300 300.
02:10Et évidemment, nous sommes avec Gilles Gansman qui m'accompagne désormais durant deux heures. Bonjour Gilles.
02:16Bonjour, j'ai mis mes clickers, j'ai pris mon petit cartable et je suis prêt à faire la rentrée,
02:22même si nous, on est rentrés hier et que c'était bien agréable.
02:25Et oui, on va se demander si vous trouvez ça normal, cette école, qu'on n'arrive pas à bouger.
02:30Vous savez, à une époque, on a donné un nom d'animal qu'on ne pouvait pas bouger.
02:37En fait, on a l'impression que l'hippopotame de l'éducation, on n'arrive toujours pas à bouger les
02:44rythmes scolaires, la façon de faire une école différente.
02:47Est-ce que vous, vous trouvez ça normal qu'on n'évolue pas dans la façon d'éduquer ou de
02:54changer les horaires ou de trouver d'autres façons un peu plus modernes de nos écoles,
02:59comme on peut le voir à l'étranger ? Et pour ça, il y a un invité, Stéphanie.
03:03Et oui, bien sûr, on sera dans quelques instants, dans quelques minutes, avec Jean-Baptiste Noyac, fondateur et directeur général
03:08d'Excellence Ruralité,
03:10l'urgence éducative qui est dans ce studio. Bonjour, Jean-Baptiste.
03:13Bonjour, Stéphanie.
03:14On vous écoutera dans quelques instants parce qu'on verra que les Français sont très sceptiques, notamment sur l'égalité
03:19des chances.
03:20Ils estiment que l'ascenseur social, en tout cas que leur donne l'école, est totalement coincé.
03:25On en parlera avec vous, mais avant tout, mon cher Gilles...
03:28Vous trouvez toujours que c'est un mammouth, qu'on ne peut pas bouger ?
03:31Je n'emploierai pas forcément le terme de mammouth, je pense qu'il est blessant inutilement,
03:35mais en tout cas, ce qui est certain, c'est qu'il y a un vrai enjeu de libérer les
03:38énergies éducatives,
03:39de permettre à des initiatives d'innover, d'apporter des solutions fraîches.
03:43Bon, on en parle tout à l'heure, mais avant tout, je le disais, avant que vous m'interrompiez, mon
03:47cher Gilles,
03:48à juste titre, pour connaître un petit peu l'état d'esprit de notre invité,
03:53on va parler des rythmes scolaires, parce que j'ai appris, finalement, en creusant un petit peu,
04:00que les enfants français travaillaient beaucoup plus que la moyenne européenne, vous le saviez ?
04:05Non.
04:06864 heures annuelles aux primaires, contre 730 heures, alors qu'on a toujours l'impression que les enfants français travaillent
04:13moins.
04:13Le problème, c'est que ce n'est pas forcément bien réparti, ces heures.
04:17Non, ce n'est pas bien réparti, et certains aimeraient qu'on soit comme en Angleterre ou en Allemagne,
04:23c'est-à-dire qu'on commence à 9 heures, et puis qu'on ait une pause vers 13 heures,
04:3014 heures,
04:31pour ensuite attaquer le sport ou d'autres activités.
04:35Et d'ailleurs, on a un chronobiologiste au téléphone.
04:39Damien Daverne.
04:40Exactement, qui s'est beaucoup penché, qui a fait beaucoup de choses là-dessus,
04:44et son grand combat aussi, c'est la semaine des 4 jours, vous êtes avec nous ?
04:48Bonjour Damien Daverne.
04:49Oui, je suis avec vous, bonjour.
04:51Vous êtes donc, je le disais, chronobiologiste, professeur émérite à l'université de Caen.
04:57Alors, c'est vrai que, je le disais à l'instant, j'étais assez étonnée de voir qu'en réalité,
05:04les enfants français travaillaient beaucoup plus que la moyenne européenne.
05:09C'est un premier constat.
05:11C'est un premier constat qu'il faut relativiser, parce que,
05:17comme ils travaillent beaucoup à des heures ou pas très efficaces,
05:21en fait, la rentabilité des horaires n'est peut-être pas aussi bonne qu'on veut bien le dire.
05:32Tout ce qu'on sait, c'est que l'enfant a la journée la plus difficile, la plus chargée.
05:40Et que, alors après, il faut parler de tranche d'âge, mais en primaire et au collège,
05:48les horaires sont sur 4 jours actuellement.
05:53Dans la plupart des villes, il y a encore quelques villes qui font 4 jours et demi.
05:57Oui, je crois que c'est 93% des communes qui sont à 4 jours.
06:00Oui, ils sont à 4 jours.
06:03Et ça veut dire que la journée est très chargée.
06:08Et sur cette journée, l'enfant ne peut pas tout encaisser.
06:12Donc, il y a beaucoup de temps perdu, entre guillemets, dans ces journées de 4 jours.
06:21Alors, vous, vous conseilleriez quoi ?
06:23La journée normale, ça serait quoi ?
06:27Une journée normale, ça serait, alors comme vous l'avez dit,
06:29une journée qui commence un peu plus tard, vers 9h,
06:34avec un concentré d'efficacité qui serait,
06:40on le sait maintenant en termes de chronobiologie, de rythme de la journée.
06:47On est très efficace pour tout ce qui est apprentissage, attention, etc.
06:54On est très efficace entre 10h et 13h.
06:56Oui, 10h et 13h, mais ça ne veut pas dire 8h.
07:00Parce que c'est vrai que les enfants commencent quand même très tôt.
07:04Vous trouvez ça souhaitable ?
07:06C'est un débat qui revient également régulièrement.
07:098h, c'est extrêmement tôt, notamment pour les adolescents,
07:12qui n'ont pas du tout ce rythme naturel.
07:14Pour les adolescents, c'est extrêmement néfaste, mais aussi pour les enfants.
07:19En fait, il faudrait ménager, mais tout ça, c'est à construire.
07:24C'est un peu fait dans certains pays de l'Europe.
07:27Il faudrait aménager un temps qui permette à tous les enfants,
07:32parce qu'en fait, on n'a pas tous le même chronotype.
07:34On est soit du matin, soit du soir, on est intermédiaire.
07:39Et donc, il faut que tout le monde puisse être attentif
07:45et puisse écouter les maîtresses ou les professeurs en même temps.
07:51Et ça, ça nécessite un temps d'adaptation, soit avant l'école, soit après l'école.
07:56Avant l'école, pour ceux qui sont du matin ou ceux qui sont du soir,
08:00qui ne sont pas disponibles pour quoi que ce soit, avant 9 ou 10 heures du matin.
08:07Ou après l'école, pour ceux du matin qui commencent à être très fatigués.
08:14Donc, il faut ménager des temps qui permettent à tout le monde
08:19de vaquer l'activité qui lui convient, en fait.
08:22Restez avec nous, Damien Daverne.
08:24Vous êtes avec nous, mais il y a Jean-Baptiste Noyac,
08:27je le disais, fondateur et directeur général d'excellence ruralité.
08:30En fait, ce que nous dit notre expert,
08:32c'est qu'il faudrait quasiment une école à la carte,
08:35alors que c'est tout l'inverse qui se passe aujourd'hui.
08:37Et c'est bien aussi, là, peut-être, des sujets.
08:40Oui, c'est ça, en fait.
08:41Mais c'est très intéressant ce que dit ce monsieur.
08:45Nous, on essaye de le mettre en place dans nos établissements.
08:47Alors, modulo, un certain nombre de contraintes.
08:49Typiquement, l'heure de début, en fait,
08:50elle est moins, aujourd'hui, tributaire des besoins de l'enfant,
08:56en tout cas calculée en fonction des besoins de l'enfant,
08:57que des contraintes des parents.
09:00C'est-à-dire qu'en fait, les parents,
09:02il faut bien qu'ils déposent leurs enfants à l'école
09:04avant de partir au travail.
09:05Et donc, ça fait une difficulté à commencer à 9h.
09:09En revanche, ce qu'on essaye de faire, nous,
09:10c'est qu'on concentre les matières,
09:12je dirais, les matières plus dures,
09:14c'est-à-dire français, mathématiques,
09:16les sciences dans la matinée,
09:18là où le cerveau est le plus actif,
09:23comme le disait ce monsieur.
09:25Et l'après-midi, on va essayer d'avoir des activités d'éveil,
09:28des activités de sport, des activités...
09:30Oui, mais il vient de le dire, 8h, c'est trop tôt.
09:32Oui, mais moi, c'est vrai que j'ai un adolescent de 15 ans,
09:35honnêtement, c'est une souffrance terrible
09:37de se lever à 7h et d'aller en cours de maths.
09:40Mais il se couche à quel âme votre adolescent ?
09:40Il a du mal, mais comme beaucoup d'adolescents.
09:43Il se couche à 22h ou 23h.
09:45Parce qu'ils ont joué, parce qu'ils sont sur leur portable.
09:47Il y a aussi une génération...
09:48Il y a la vraie vie.
09:49Là, je fais le droit au rappel des auditeurs.
09:52Qui nous appellent, 0826-300-300.
09:54Non, là, il est à l'école.
09:55Si votre ado ne veut pas se coucher.
09:56Non, non, mais à nos auditeurs.
09:58Et j'avais une question à Damien Daverns,
10:00parce qu'on va bientôt avoir la pub.
10:02Damien, vous êtes toujours avec nous.
10:04J'ai lu dans...
10:05Oui, je suis toujours là, oui.
10:06Oui, j'ai lu dans tout ce que vous avez fait.
10:09Parce que vous avez fait beaucoup de rapports.
10:11Vous êtes une sommité dans ce domaine.
10:13Vous conseillez aux profs de faire une sieste à 13h ?
10:17C'est original, ça.
10:19Oui, ça serait assez original.
10:21Ce que je veux dire par là,
10:23c'est que c'est un petit peu dommage
10:25que les enfants, à partir de 11h30,
10:27se retrouvent dans des cantines un peu bruyantes, etc.
10:31Alors que c'est le moment où ils seraient le plus attentifs
10:35devant...
10:36S'ils avaient un enseignant
10:38qui leur fasse des acquisitions à ce moment-là.
10:44Donc, il y a aussi...
10:46Pour le temps, il faut revoir beaucoup de choses.
10:50Pour la sieste des enseignants,
10:53c'est-à-dire que, je voulais dire,
10:54entre 13h et 15h,
10:56que ce soit les enseignants ou que ce soit les enfants,
11:00il y a une baisse d'attention
11:02qui est maintenant très bien mesurée,
11:03très bien connue.
11:05C'est cette baisse d'attention ou de vigilance
11:08qui permet la sieste
11:09quand on désire faire une sieste.
11:13À ce moment-là,
11:14on est peu disponible pour autre chose.
11:17Donc, pourquoi pas manger à ce moment-là ?
11:20Pourquoi pas faire d'autres activités ?
11:25L'école, ça sert à d'autres choses que des acquisitions.
11:28Oui, oui.
11:29Alors, on a essayé.
11:30Je vous le rappelle,
11:31c'est vrai que Vincent Payon,
11:32en son temps, en 2013, je crois,
11:34avait tenté une réforme.
11:35Et finalement, on a vu que tout le monde était revenu
11:38assez vite à la semaine de 4 jours.
11:40Merci, Damien Daverne,
11:42d'avoir été avec nous sur Sud Radio.
11:43On reste avec Jean-Baptiste Noyac.
11:46Non, non, on ne fait pas de sieste.
11:47On va attendre un petit peu.
11:50Gilles, attendez midi encore.
11:52On parlera de la baisse du niveau
11:54parce que ça aussi, c'est l'arlésienne.
11:56C'est le sujet qui revient,
11:58le serpent de mer.
11:59Et on verra ça avec vous, Jean-Baptiste Noyac,
12:00dans quelques instants sur Sud Radio.
12:02Et n'hésitez pas à réagir.
12:04Place au standard 0800 26 300 300 pour réagir.
12:09Sud Radio.
12:1310h midi.
12:14Sud Radio.
12:14A vous de le dire.
12:16Stéphanie Demuru.
12:17En direct sur Sud Radio,
12:19en ce jour de rentrée scolaire.
12:2112 millions d'élèves.
12:23La petite cloche qui signe l'heure de cours.
12:27C'est vrai que ça fait une boule à l'estomac, non ?
12:28Vous n'aimiez pas, vous, la rentrée ?
12:29Ah non, pas du tout.
12:30Mais vous en connaissez beaucoup,
12:31des enfants qui aiment l'école, franchement.
12:33Oui, alors vous n'étiez pas première de la classe.
12:35Non, jamais.
12:36Vous étiez plus radiateur que devant la preuve.
12:38Je le dis un peu au milieu.
12:40Ah d'accord.
12:40Ni le radiateur, ni le premier rang.
12:42Mais enfin, vous savez,
12:42les premiers de la classe ne font pas forcément...
12:44À la preuve, vous êtes à Sud Radio.
12:45Oui, voilà.
12:46Vous allez gravir les échelons.
12:47On va en parler avec votre invité.
12:49Oui, Jean-Baptiste Noyac,
12:51qui est toujours avec nous,
12:51fondateur et directeur général d'Excellence Ruralité,
12:54l'urgence éducative.
12:56Alors, Jean-Baptiste,
12:57vous êtes à l'initiative d'un sondage exclusif
12:59réalisé par l'IFOP pour votre fondation.
13:02Alors, c'est assez édifiant, ce sondage.
13:05Trois quarts de la population jugent
13:06que les enjeux liés à l'école
13:08ne sont pas suffisamment présents
13:09et valorisés dans le débat public.
13:11Et plus grave, peut-être,
13:13une personne sur deux
13:14qui ne croit plus à l'égalité des chances par l'école.
13:18Oui, finalement, d'ailleurs,
13:19ça pourrait être encore pire
13:20quand on voit les résultats scolaires
13:22de notre système éducatif,
13:23quand on voit qu'on est avant-dernier
13:26de l'OCDE en mathématiques,
13:28quand on voit la chute du niveau d'orthographe.
13:31Il y a une statistique qui est quand même très parlante.
13:33Aujourd'hui, un enfant de cadre
13:35fait plus de fautes d'orthographe
13:37qu'un enfant de chômeur de 1987.
13:39Donc, il y a un déclassement
13:41qui est terrible de notre système éducatif.
13:44Et en même temps,
13:45ce que je constate,
13:46c'est qu'il y a une vraie lucidité des Français.
13:499 sur 10 qui considèrent
13:51que c'est un enjeu essentiel du prochain quinquennat.
13:54Ils attendent des réponses, ces Français.
13:55Ils attendent des réponses.
13:56Et finalement, ils croient encore
13:58dans notre destin commun
13:59et dans la mission de l'école
14:00parce qu'un sur deux,
14:02ça pourrait être encore bien pire.
14:04Oui, Chille, allez-y.
14:05Je crois qu'on a des auditeurs, Stéphanie.
14:07Ah, Nathalie.
14:09Nous sommes en direct avec Nathalie
14:10qui nous appelle de Juvisy-sur-Orge.
14:13Bonjour, Nathalie.
14:14Bonjour.
14:15Alors, vous êtes professeure d'anglais.
14:16On est ravis que vous soyez avec nous
14:17sur l'entête de Sud Radio.
14:18Vous n'avez pas encore cours ce matin ?
14:20Non, j'écoute demain après-midi.
14:23Bon, très bien.
14:24Alors, comment vous abordez cette rentrée ?
14:28Un peu de lassitude.
14:32Lassitude, pourquoi ?
14:35Parce qu'en fin de compte,
14:37les mêmes causes produisant les mêmes effets,
14:39il n'y a pas de changement significatif.
14:41À part, bien sûr,
14:42la réutilisation des portaboulités.
14:44Bon, c'est une bonne chose.
14:45C'est une bonne chose pour vous ?
14:47Ça va changer la donne ?
14:49Qu'est-ce que ça va changer, selon vous ?
14:50Je pense que ça, c'est une prise en charge disciplinaire
14:55un peu moins, comment dirais-je,
14:57allégée par rapport à la vie scolaire,
15:01au CPE.
15:02Donc, on n'a pas moins à faire le gendarme.
15:03Ce n'est pas plus mal.
15:04Les écrans, c'est plutôt néfaste.
15:06Voilà.
15:07Donc, ça permettra sans doute
15:09une attention plus régulière.
15:13Vous pensez, Nathalie, néanmoins,
15:15que c'est applicable ?
15:16Parce qu'on a quand même déjà entendu,
15:17vous avez vu les divers reportages.
15:20Oh là là, attendez,
15:22on ne va pas nous empêcher
15:23de prendre notre portable.
15:25C'est impossible.
15:26Alors, les empêcher
15:27de prendre leur portable, non.
15:30Parfois, ils ont même deux portables.
15:32Donc, on le sait bien.
15:33Mais par contre,
15:34moi, je salue quand même
15:35le fait de poser l'interdiction.
15:37C'est, on brave, donc un interdit.
15:39Et vous les sentez plus concentrés
15:41le matin, vos élèves ?
15:43Et est-ce que vous avez vu
15:45l'évolution en dix ans
15:46de la typologie des élèves ?
15:48Est-ce qu'ils sont...
15:49Est-ce qu'ils feront plus le bordel
15:51pour parler un langage courant ?
15:53Alors, il y a moins de concentration.
15:56Il y a moins d'attention.
15:57Je pense que pour les lycéens,
15:59ils restent sur leurs écrans.
16:00Donc, ça les perturbe.
16:02Ils en ont conscience pour certains.
16:04Première terminale,
16:05ils en ont conscience.
16:06Donc, ils diminuent l'utilisation.
16:09Après, plus de bazar.
16:11Ça vient de plusieurs paramètres.
16:12Ce n'est pas que le téléphone portable.
16:14Ce n'est pas que les écrans.
16:15Il y a aussi des conditions d'éducation
16:17qui ne sont pas là.
16:18Oui, l'autorité, l'éducation.
16:20On en parle régulièrement également.
16:22C'est difficile aussi
16:23de restaurer l'autorité.
16:25Vous nous parliez en début
16:26d'intervention, de lassitude,
16:29parce qu'il n'y a pas de changement.
16:30Mais justement, vous,
16:32quels sont les changements
16:33que vous auriez attendus, Nathalie,
16:34en cette rentrée ?
16:36Des moyens supplémentaires,
16:37des classes moins gonflées,
16:43des engagements
16:44pour faire respecter les enseignants,
16:46sur l'autorité.
16:48Il n'y a pas tout ça.
16:49Personne n'ose.
16:51Tout le monde sur les parapluies.
16:52Personne n'ose
16:52parce qu'on est parti loin.
16:54Donc, il faudrait vraiment
16:55renverser la table.
16:56Eh oui, renverser la table.
16:57Moi, des présidentielles,
16:58je doute que quelqu'un fasse quelque chose.
17:00Et puis, d'un autre côté,
17:01moi, j'ai mon Samsung,
17:02il me traduit tout.
17:03Je n'ai pas besoin d'apprendre l'anglais
17:04quand je téléphone.
17:05On ne dit pas ça, Nathalie.
17:07Je vous provoque, Nathalie.
17:08Des fois, il y a des élèves
17:09qui vous disent ça.
17:10Moi, je m'en fous.
17:11J'ai l'IA qui me traduit tout.
17:13Alors, ils ne le disent pas comme ça,
17:14mais ils me le font comprendre.
17:16Après, je leur démontre bien
17:17que c'est à côté de la plaque.
17:19Donc, effectivement,
17:20ils vont rapidement.
17:20On va se laisser faire, Nathalie.
17:22Jean-Baptiste Noyac,
17:23vous venez d'entendre
17:24cette professeure d'anglais.
17:25C'est vrai que le mot autorité,
17:26il revient régulièrement.
17:29Personne n'ose.
17:30Ça aussi, ça revient.
17:31Le pas de vague.
17:32Comment on s'en sort de ça ?
17:34Et vous avez entendu aussi
17:35que Nathalie est très sceptique
17:37sur les intentions,
17:38en tout cas,
17:39la marge de manœuvre
17:40du futur président
17:42ou de la future présidente
17:43de la République.
17:44Je crois qu'il y a une réponse
17:45de...
17:45J'ai entendu ce qu'on écrit.
17:47Il y a une réponse
17:49de court terme
17:49et de moyen terme.
17:50À court terme,
17:51il faut, à mon avis,
17:53faire en sorte
17:54qu'on puisse avoir
17:54un climat apaisé
17:55dans l'établissement
17:56et donc sortir
17:57les élèves violents
17:58du cadre scolaire.
17:59Il y a des élèves
18:00qui, dès le collège,
18:00ne sont pas adaptés
18:01au cadre scolaire,
18:02sont violents.
18:03Vous avez...
18:04On en fait quoi ?
18:05Et il faut des établissements
18:06adaptés à ces enfants-là,
18:07des établissements
18:08dans lesquels
18:08on va leur permettre
18:08de reprendre pied
18:09avec un cadre plus strict,
18:12avec des internats,
18:13avec, dès le début
18:14de la journée...
18:15Mais Jean-Baptiste,
18:15ça n'existe pas
18:16et ça coûte de l'argent.
18:18C'est à créer.
18:20C'est un investissement décisif.
18:22Si vous voulez,
18:24on peut décider
18:25de financer les conséquences
18:27plutôt que de traiter les causes.
18:28Mais à la fin,
18:29ça coûte aussi cher
18:30et simplement,
18:30ça ne s'arrête pas.
18:31Donc, il y a un moment
18:31où il faut prendre
18:32le sujet à bras-le-corps.
18:33Ce sujet de la sécurité
18:35dans les établissements,
18:36ce sujet de la protection fonctionnelle
18:38des enseignants aussi
18:39parce qu'il faut mettre en place
18:40une protection fonctionnelle
18:41systématique des enseignants.
18:42Il faut arrêter
18:43de les mettre
18:43sur un pied d'égalité
18:44avec les élèves.
18:45Aujourd'hui,
18:45quand il y a un différent
18:46entre un professeur et un élève,
18:47ils sont convoqués
18:48par le principal,
18:49l'un en face de l'autre
18:50et chacun donne sa version.
18:52Ce n'est pas normal.
18:53Il faut une présomption
18:53de véracité
18:54pour ce que dit le professeur.
18:56Un autre appel au standard.
18:57Merci Nathalie
18:57et bonne rentrée demain.
18:59Bon courage.
18:59Ne vous laissez pas faire.
19:02Restorez l'autorité vous-même
19:03puisqu'on ne vous aide pas
19:04à le faire manifestement.
19:06Good to vote.
19:06Bon courage à vous.
19:08Kevin,
19:09vous nous appelez
19:10de Meugent.
19:12Bonjour Kevin.
19:13Alors, vous avez votre fille
19:14qui...
19:15De Bayonne.
19:16De Bayonne, précisément.
19:18Vous avez votre fille
19:19qui rentre au collège,
19:20c'est ça ?
19:21Et un autre au CP ?
19:23Oui, l'autre qui rentre...
19:24Il vient de finir le CP,
19:25là, il rentre en CE1.
19:26Et en gros,
19:27moi, c'est remettre aussi
19:29les fondamentaux
19:31au cœur de l'école.
19:35Les fondamentaux...
19:36Juste avant de rentrer
19:38en 6e,
19:39l'année dernière,
19:40elle faisait...
19:40Elle a quand même eu
19:42des cours sur
19:42l'égalité salariale
19:43homme-femme.
19:44Eh oui.
19:45En parlant par en CM2,
19:47l'égalité salariale
19:48homme-femme en CM2,
19:50c'est quand même compliqué.
19:51À côté de ça,
19:53elle n'a eu que
19:53deux cours
19:55sur la révolution française
19:57et sur tout
19:59ce qui compte...
20:01Kevin, vous savez quoi ?
20:02Je vous coupe
20:02parce que ce que vous dites,
20:04je trouve ça passionnant
20:05parce que c'est,
20:06selon moi aussi,
20:07l'un des sujets.
20:07C'est-à-dire qu'on attend
20:08toute l'école,
20:09l'éducation sexuelle,
20:10l'éducation salariale,
20:12je crois qu'il y a même
20:12de la gestion financière
20:13en 4e maintenant.
20:14Et à côté de ça,
20:15on fait beaucoup moins d'histoires.
20:17Par exemple,
20:17vous l'avez dit,
20:18on vous reprend dans quelques instants
20:19juste après la pub
20:20sur Sud Radio.
20:22Sud Radio.
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