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  • il y a 6 minutes
Avec Gilles Ganzmann

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##ZAPPING-2026-09-21##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, 10h midi, l'instant zapping.
00:03Pour démarrer un livre choc qui vient de sortir et qui fait très polémique sur les réseaux sociaux
00:08et ça va sûrement faire polémique dans la sphère politique,
00:12son titre vous suffira à comprendre pourquoi ce livre est choc, musulman et fan de porc.
00:20La seule à grossir pendant le ramadan, mais je ne disais pas à mes parents que je faisais le ramadan,
00:24la seule.
00:24C'est ma mère, je suis sa fille, Galia, Farah et on a décidé de publier l'histoire de ma
00:31mère.
00:31Ça s'appelle « Musulman et fan de porc ».
00:33Mon premier grand interdit et mon premier grand amour, le porc.
00:37Je ne suis pas anti-musulman ou anti-marocain, j'adore le Maroc, j'y vais tout le temps, j
00:42'adore ma culture.
00:43Mais là je parle d'une petite fille de 7 ans qui n'a pas compris qu'on lui refusait
00:47le jambon.
00:48J'étais la seule à pleurer devant la charcuterie de Van der Waaren parce que j'avais envie de ce
00:52saucisson.
00:53Et ma mère, elle me disait « Non, c'est un chômage, tu ne peux pas, tu ne peux pas
00:56».
00:56Et moi je lui disais « Mais maman, le saucisson compte beaucoup moins cher que cette Barbie ».
01:00Vraiment, j'adorais le jambon.
01:02Et le lundi, c'était le jour du macaroni au jambon.
01:05Et la cantinière s'appelait Madame Van den Put, à Bruxelles.
01:09Et ma mère lui avait interdit de donner du jambon à sa fille.
01:12Et moi je ne comprenais pas, je suis venue la raquetteuse de jambon.
01:15Et tous les lundis, je lavais mon macaroni au jambon.
01:18Chida, on remet des petits lardons dans le couscous ?
01:21Pourquoi pas, pourquoi pas.
01:23Vous savez, c'est ce qu'on appelle justement aujourd'hui la grande diversité,
01:28l'acceptation de cette biculture.
01:31Et puis pourquoi pas.
01:32Mais blague à part, moi je suis...
01:34C'était énormément attaqué sur les réseaux.
01:37Non, non, justement.
01:37C'est une évidence.
01:38Oui, oui, tout à fait.
01:39Alors, c'est un vrai sujet, je plaisante, mais c'est un vrai sujet.
01:43Mais qui vient également, encore une fois, de ce changement de société, de cette évolution.
01:48Vous savez, les gens issus de l'immigration, comme moi, avec une double culture,
01:55eh bien, oui, ils ont épousé les valeurs de la France, avec, pour certains, le saucisson,
02:01pour certains, eh bien, les bonnes bouffes et beuveries qu'on peut...
02:07C'est vrai qu'on peut partager, tout simplement, en fait, dans une vie normale.
02:11Et il y a aussi cet héritage, ce poids de la culture.
02:15Il y a aussi cet héritage que nous ne pouvons pas laisser de côté, non plus.
02:21Parce qu'il y a aussi cette rigidité des familles qui n'acceptent pas la modernité,
02:26qui n'acceptent pas, eh bien, qu'on puisse balayer d'un revers de la main, eh bien,
02:31ce que nous avons reçu en héritage.
02:33J'en fais partie, hein, parce que...
02:34Mais le problème, ça veut dire qu'on ne fait pas ce qu'on veut, finalement.
02:38On sait qu'il y a le regard de la famille, le poids...
02:43Et pour appuyer ce que vous dites, Stéphanie, dans le livre, elle raconte deux choses.
02:48Elle voulait s'assimiler, c'est-à-dire, quand elle voyait d'autres petites filles,
02:51elle se disait, pourquoi, moi, je n'y ai pas le droit ?
02:53Et la deuxième chose qu'elle dit un peu plus tard dans l'interview,
02:57le nombre de musulmans qui prennent de l'alcool,
03:01c'est ceux qui me reprochent de manger du porc, alors qu'ils prennent de l'alcool.
03:06Mais cachés, peut-être, parfois, d'ailleurs, non ?
03:07Tout ce qui est interdit est bon, donc ça a toujours été...
03:12C'est la vérité.
03:13Ensuite, je pense que c'est un rapport personnel.
03:18Donc, c'est chaque personne et la façon, la manière dont elle va, effectivement,
03:23prendre les choses et puis prendre son courage, aussi, pour certains,
03:26pour pouvoir dépasser tous ces interdits.
03:29Alors, moi, je me rappelle, je mangeais du saucisson parce que j'adorais ça
03:33et je me suis, je dis toujours, je suis née musulmane,
03:37mais je me suis convertie à l'islam quand j'avais 20 ans.
03:39Mais parce que j'ai fait ce choix.
03:41Donc, et en même temps, je n'ai plus de saucisson.
03:43Ça ne m'a pas empêché...
03:44Oui, parce que c'est interdit par la religion.
03:45On peut manger du saucisson qui n'est pas du saucisson au porc, je vous signale.
03:49Oui, ou à l'autre saucisson.
03:51Exactement, il y a des alternatives aujourd'hui.
03:52Mais en tout cas, tout ça pour vous dire que c'est propre à chacun.
03:56Je pense que c'est un cheminement personnel.
03:58Et il n'y a pas de sujet.
04:00Il n'y a pas de sujet.
04:01Il y en a un...
04:02Non, moi, je trouve que...
04:03Jérôme, j'ai remis.
04:04Je ne vois pas tellement l'intérêt de ce bouquin.
04:06Bon, si ça lui fait plaisir d'écrire un livre là-dessus, tant mieux.
04:10Mais effectivement...
04:10Tu es choqué, Jérôme.
04:11Non, je ne suis pas du tout choqué.
04:12Je ne vois pas l'intérêt qu'on porte à ce bouquin.
04:13Parce qu'en fait, finalement, les religions, entre guillemets,
04:17il n'y a pas que la religion musulmane, il y a un certain nombre d'interdits.
04:20Moi, je suis catholique, on faisait le carême.
04:23Le vendredi, on mangeait du poisson, etc.
04:25Tout ça est un peu dépassé.
04:26Ça s'est perdu.
04:26Tout ça s'est perdu au fur et à mesure.
04:28Alors que dans l'islam et le judaïsme...
04:31Et dans la religion juive, aujourd'hui, il y a 24 heures de jeûne.
04:34Parce que c'est Kippour.
04:35Donc, il y a un certain nombre d'interdits.
04:37Il y a un certain nombre de règles.
04:39Alors, on les respecte ou on ne les respecte pas.
04:41Je veux dire que c'est le choix de chacun.
04:43Voilà, ça n'a pas grand intérêt.
04:44L'important, c'est que ça reste le choix de chacun, justement.
04:47Voilà.
04:47Donc, pour moi, ça n'a pas grand intérêt, cette affaire.
04:51L'important, c'est que ça reste le choix de chacun.
04:53C'est-à-dire que chacun, qu'on soit juif, musulman, catholique,
04:58on exerce, on ressent la religion de manière différente.
05:01Et on la pratique de manière différente.
05:03Alors, c'est vrai que les religions, dans toutes les religions,
05:05notamment les religions monothélistes, vous avez beaucoup d'interdits.
05:08Le fait d'interdits de rituels.
05:10Est-ce qu'on les respecte tous ?
05:12Non.
05:14Moi, je ne crois pas.
05:15Mais chacun peut aborder la religion de manière purement individuelle
05:18à partir du moment où on ne vous l'impose pas de manière forcée.
05:22Et je trouve que c'est intéressant, la nourriture,
05:25parce que moi, je connais une Marocaine qui travaille beaucoup
05:30sur ce qu'on appelle la diplomatie gastronomique.
05:34C'est-à-dire que c'est aussi une manière de sensibiliser
05:37les peuples et les religions à la diversité.
05:40Et je trouve que tout ce qui peut montrer un peu des différences,
05:43c'est toujours enrichissant.
05:46Et ce livre est intéressant,
05:47parce qu'il montre peut-être aussi une volonté d'intégration,
05:50de vouloir s'intégrer dans une société.
05:52Moi, je me souviens, mon grand-père, il était italien,
05:54italien du Nord, originaire des Dolomites.
05:56Et il a interdit à mon père de parler italien.
06:00C'est ce qu'on appelle l'assimilation.
06:03Et je trouve que c'est absurde.
06:04J'ai vu la même chose, mon cher Brice.
06:05C'est absurde, parce qu'on peut s'intégrer dans un nouveau pays,
06:08une nouvelle culture, tout en gardant ses racines.
06:11Ce n'est pas antinomique.
06:12Et moi, je me suis remis à l'italien pour aller chercher mes racines.
06:15Non, mais attendez.
06:16On peut être contre l'assimilation,
06:18mais on peut être pour l'intégration.
06:19Ce n'est pas antinomique.
06:21Aujourd'hui, il y a plutôt des gens qui sont contre l'assimilation
06:24et contre l'intégration.
06:26C'est-à-dire qu'ils veulent imposer...
06:28Ça dépasse largement le débat sur le porc ou pas le porc,
06:31et les lardons, je ne sais pas quoi.
06:33Mais ça dépasse largement.
06:35Il y a des gens qui sont contre l'assimilation.
06:38Ça, j'admets.
06:39Mais contre l'intégration, non.
06:41Quand on arrive dans un pays, on respecte ses règles.
06:44C'est la moindre des choses.
06:46Brice a raison.
06:46C'est vrai que l'immigration italienne...
06:49Moi, je me suis toujours demandé
06:50pourquoi mon père ne m'avait jamais parlé italien.
06:53Et à un moment donné, il m'a dit qu'il fallait s'intégrer.
06:55Il fallait s'intégrer.
06:56S'assimiler.
06:58Ça allait beaucoup plus loin que l'intégration.
07:01Il y en a qui ont même francisé leur nom.
07:04Les Italiens qui avaient changé.
07:06Sur les religions et leurs interdits,
07:08oui, c'est vrai,
07:08mais il y en a un certain nombre qui ont évolué.
07:10Moi, je me souviens que
07:14quand j'étais jeune,
07:15pas quand on était jeune,
07:16quand j'étais jeune,
07:17si on ne se confessait pas au moins une fois par mois,
07:18c'était la Qatar.
07:19On allait en enfer.
07:21Bon, voilà, tout ça a évolué.
07:23Peut-être moins la religion musulmane.
07:25Je la connais moins.
07:26La religion juive,
07:27il y a aussi effectivement un retour aux sources
07:29et un retour à l'intégrisme
07:31qui est très fort.
07:32Moi, je le vois autour de moi.
07:34C'est vrai que moi, j'ai constaté ça.
07:35Oui, oui.
07:35Et voilà.
07:36Donc, il y a des religions qui évoluent,
07:38d'autres moins,
07:39d'autres qui reviennent à un intégrisme.
07:41Ça va, ça vient.
07:42Tout ça est assez fréquent.
07:45Tout ça est très illustratif, en fait,
07:46du retour du religieux dans l'espace public.
07:49Et je trouve ça, moi, profondément dommageable
07:51parce que le religieux,
07:53c'est le rapport,
07:54c'est soi et son rapport à la foi
07:56et son rapport à Dieu.
07:57C'est un jardin privé.
07:58Souvenez-vous du sondage publié par le Figaro.
08:00Absolument.
08:01L'homme des sondages,
08:03je crois qu'une grande majorité de jeunes,
08:04aujourd'hui, sont très attachés,
08:05en l'occurrence,
08:06c'était sur la religion musulmane,
08:08à une sorte de rigueur.
08:10De rigueur, absolument.
08:12Donc, il faut bien rappeler
08:13qu'on est dans un pays
08:14qui a ses spécificités,
08:15qui a son histoire.
08:16Ça fait partie de la singularité française.
08:19La sécularisation,
08:20la laïcité,
08:21fait partie de la culture française.
08:23Voilà.
08:24C'est ce qui nous a,
08:24depuis le XVIIIe siècle,
08:25qui nous a formés,
08:26construits et structurés.
08:28Et moi,
08:29quand je discute avec beaucoup de gens
08:30qui sont religieux,
08:31ils ont parfois du mal
08:32à comprendre ça.
08:33Parce que c'est vraiment spécifique
08:35à la France.
08:36Nous ne sommes pas l'Angleterre,
08:37nous ne sommes pas l'Allemagne,
08:38nous ne sommes pas les Pays-Bas.
08:39Nous sommes un pays sécularisé
08:40et laïque.
08:41Je pense qu'il faut bien le rappeler.
08:43Ma soeur,
08:44que nous ont,
08:44depuis 10 heures,
08:45une émission très occulmélique,
08:46aujourd'hui,
08:47entre deux,
08:48le premier débat et 10 heures.
08:50Non, mais il y a aussi
08:51une tradition en France
08:52qui est une tradition judéo-chrétienne.
08:54Il ne faut pas l'ignorer.
08:55Ça compte aussi.
08:56Il y a encore des écoles catholiques.
08:58Il y a des gens qui...
08:58La religion la plus importante,
09:00ça reste encore la religion catholique,
09:02même s'il y a beaucoup moins
09:03de pratiquants qui en avaient.
09:03Et pourtant, il est assez caché
09:04dans les médias.
09:05Alors, il y a les croyants,
09:06il y a les pratiquants.
09:07Les croyants,
09:07il en reste encore un certain nombre.
09:09Les pratiquants,
09:09beaucoup moins.
09:10Précisément,
09:11parce qu'il y avait
09:11beaucoup d'interdits.
09:13Moi, je me suis éloigné
09:14de la pratique catholique
09:15parce qu'il y avait
09:16trop d'interdits.
09:17Moi, je suis partisan
09:19que l'on enseigne
09:20l'histoire des religions
09:22à l'école.
09:23Très jeune.
09:24L'histoire,
09:24au moins,
09:25des trois religions monothéistes.
09:26Mais encore,
09:27faut-il pouvoir le faire ?
09:28On avait ses cours
09:30et aujourd'hui,
09:30c'est vrai qu'il n'y a plus
09:31du tout ses cours.
09:32Non, c'est vrai.
09:33Mais il y a des écoles
09:33où on ne peut plus parler
09:34de...
09:36Je ne fais pas de provocation
09:38mais il y a des écoles
09:39où on ne peut plus parler
09:42de la religion juive.
09:43Vous le savez très bien.
09:45Merci à tous les trois.
09:47On se retrouve dans quelques instants
09:48pour la suite du Zeppling
09:49de Gilles Gansman.
09:50Décidément,
09:51à chaque fois,
09:51ça provoque des débats.
09:53A tout de suite
09:54sur Sud Radio.
09:58Parlons vrai.
09:58C'est l'heure de nos débats
10:00avec Jérôme Dubu,
10:01Brice Socol,
10:02aujourd'hui,
10:02Rachida Kaout
10:04et la suite du Zeppling
10:05de Gilles Gansman.
10:06Presque 1500 euros
10:08pour l'iPhone 18 Pro
10:09qui est sorti ce week-end.
10:12C'est le prix le plus bas.
10:151470.
10:16Il y a 2500.
10:17Ah non, c'est le duo.
10:19Là, c'est l'iPhone 18 Pro.
10:20Mais ne cherchez pas
10:20sur la technologie.
10:22Qui est sorti ce week-end
10:24et malgré son prix,
10:26les gens se sont rués.
10:28Que ce soit Toulouse,
10:29Marseille, Paris,
10:30des files d'attente
10:31à ne plus attendre
10:33s'allongeaient
10:33dans les Apple Store
10:35aux grands dames
10:36des internautes.
10:37Les gars,
10:37ça fait 5 jours
10:39que j'essaie de précommander
10:40l'iPhone 18 Pro Max
10:41en couleur Bordeaux.
10:43Il n'est disponible pas.
10:44Je ne comprends pas.
10:45Je croyais qu'on était
10:46dans la France de Macron
10:47et qu'il n'y avait pas de thunes.
10:48Je vois les gens,
10:49ils prennent des iPhone 18 Pro,
10:50des iPhone 18 Pro Max
10:52couleur Bordeaux,
10:53couleur bleue et tout.
10:55Comment ça,
10:56dans la France de Macron,
10:57ça prend l'iPhone 18 Pro Max
10:59Day One ?
11:00Le prix de l'essence,
11:01ça va être 3 euros le litre là.
11:03Et dans la France de Macron,
11:04ça achète des iPhone 18 Pro Max.
11:06Il y a les gilets jaunes
11:07qui vont revenir et tout.
11:07Il y a des manifestations et tout.
11:09Mais non,
11:11ça achète l'iPhone 18 Pro.
11:12La bonne règle de l'histoire,
11:14c'est qu'on pourra filmer
11:14les gilets jaunes en 4K
11:16avec son petit iPhone 18 Pro.
11:17C'est vrai qu'il y a un truc
11:18qui ne tourne pas rond quand même.
11:20Non ?
11:20C'est l'esprit de mon son
11:23pour faire réagir nos amis.
11:24Qu'est-ce que vous en pensez ?
11:26Bon, après,
11:26tant mieux pour les gens
11:27qui peuvent se l'offrir.
11:28Moi, j'ai pas cette...
11:28Il y a des gens qui ont pris des crédits,
11:30qui payent en 4, 6 fois
11:31ou sur 2 ans.
11:32Ça, c'est toujours...
11:33Bon, écoutez,
11:33je ne veux pas juger.
11:34Je parle sous le contrôle de Brice
11:36parce qu'il connaît ça par cœur.
11:37L'évolution des consommations
11:39et dans les dépenses des ménages.
11:42Vous voyez les évolutions
11:43de consommation
11:43depuis une dizaine d'années,
11:44c'est très intéressant.
11:45Vous voyez la baisse
11:46des produits alimentaires.
11:48Vous avez l'explosion
11:49des produits numériques.
11:50Donc, vous en sauterez pas,
11:51vous achetez pas.
11:52iPhone, etc.
11:53Dont on parle.
11:54Vous avez l'augmentation du logement,
11:57du coût du logement.
11:58Entre 30 et 40%.
11:59Voilà, à peu près 35%.
12:01Donc, vous voyez
12:02toutes ces évolutions-là.
12:03Donc, les gens consacrent
12:04plus d'argent au numérique
12:05qu'à l'alimentation.
12:06Mais ça vous choque ou pas ?
12:08Moi, ça ne me choque pas.
12:09Mais moi, je suis nul en numérique.
12:11Donc, un portable de base.
12:14Moi, j'étais le dernier parisien
12:15à voir un Blackberry.
12:16Donc, voilà.
12:16Jusqu'à temps qu'il tombe en panne.
12:18Donc, je suis un très mauvais exemple.
12:20Très mauvais exemple.
12:21Moi, je suis toujours choqué
12:22par ce genre d'initiative.
12:25Parce que moi, je me dis
12:26au fond de moi-même,
12:27les marchands ont gagné.
12:28C'est-à-dire que vous avez des gens
12:29qui gagnent 2000 euros par mois,
12:30qui s'achètent un iPhone
12:31à 1200 euros,
12:32qui le paient en quoi ?
12:33En 5 fois ?
12:34En 6 fois ?
12:34En 7 fois ?
12:36C'est triste.
12:37Moi, je trouve que ça dit
12:38beaucoup d'une société.
12:40Je pense qu'il y a
12:41d'autres priorités.
12:42Je pense qu'il faudrait réapprendre
12:43peut-être à beaucoup de gens.
12:45Je peux parler pour moi aussi.
12:47À hiérarchiser ses dépenses.
12:49Il y a des priorités.
12:50Vous en parliez.
12:51Le logement, c'est 30 à 40 %
12:53d'un budget.
12:54D'un foyer.
12:56C'est très important.
12:57Mais est-ce que vous comprenez,
12:59Brice, que certains se disent
13:01pourquoi ce n'est pas pour ma gueule ?
13:02Pourquoi c'est pour les autres ?
13:04Pourquoi quand je regarde Instagram,
13:05ils ont tous des iPhones et tout ça ?
13:08Je n'ai pas pour ma gueule.
13:09On n'est pas obligé d'avoir le 18.
13:10Vous avez le 18.
13:11Moi, je ne l'ai pas.
13:11Je ne sais pas.
13:12Pourtant, on travaille dessus.
13:13Vous ne venez pas à me surpris.
13:18Je suis sûr qu'il y a des tas de...
13:20Moi, je suis toujours surpris.
13:21On nous fait croire,
13:22on nous fait croire
13:23depuis des années,
13:24par la communication,
13:26par la publicité, etc.,
13:27que tout le monde a droit à tout.
13:29Ce n'est pas vrai.
13:31Ce n'est pas vrai.
13:32Oui, mais c'est une réalité.
13:34Est-ce que les gens
13:35peuvent s'acheter un avion privé ?
13:37Moi, non.
13:37Vous, peut-être.
13:38Moi, non.
13:38Est-ce que vous pouvez partir
13:40quatre fois en vacances
13:42dans l'année ?
13:43Justement.
13:43Est-ce que vous pouvez partir
13:44au sport d'hiver ?
13:45Je ne sais pas.
13:46On vous fait croire
13:46que tout est possible.
13:48Et donc, on vous incite
13:49à consommer.
13:50Mais ce n'est pas vrai.
13:51Tout le monde n'a pas les moyens
13:52d'aller au sport d'hiver.
13:52On est dans des sociétés
13:53de consommation.
13:54On le sait bien
13:55depuis des années.
13:55Oui, mais qui lutte contre ça ?
13:58Qui nous apprend
13:59à y arracher
13:59et à y arracher
14:00et à y arracher ?
14:01Sans parler...
14:01C'est impossible
14:02qu'il faut faire ça.
14:02C'est un sujet de valeur.
14:03C'est un sujet de valeur.
14:04Une transmission.
14:05Sans parler des agressions
14:07parce que de nombreuses personnes
14:09qui font l'acquisition
14:11de téléphones aussi super puissants
14:13et donc chers aussi
14:14sont agressées.
14:16Vous savez,
14:16les statistiques parlent.
14:18Et je pense qu'aujourd'hui...
14:21Alors, moi,
14:21ça ne me choque pas
14:22dans le sens où
14:24c'est des petits plaisirs.
14:26Et puis,
14:27en même temps,
14:27quand c'est la crise,
14:30quand ça va mal,
14:31parfois,
14:31c'est des petits plaisirs
14:32comme ça
14:33qui donnent l'impression,
14:35qui vous donnent l'impression
14:36que finalement,
14:37vous vivez,
14:38vous aussi.
14:40Ils ne sont pas dans la survie,
14:41mais en tout cas,
14:42ils s'intègrent
14:43au sein d'une société.
14:43Donc, psychologiquement,
14:45ça peut-être en même temps...
14:46Le dernier iPhone en pointe
14:47qui ne coûte plus de mille.
14:48500 euros,
14:49bon, après,
14:49il ne faut pas juger,
14:50c'est vrai.
14:51C'est toujours dans l'excès
14:53qu'on va trouver
14:54des espèces de pansements
14:58à nos propres mots.
14:59Mais ce qui se passe,
15:01c'est que moi,
15:02ce qui m'interroge,
15:03c'est plus on va continuer
15:04à chaque fois,
15:05en fait,
15:05dans des produits
15:06aussi chers,
15:08sans pour autant mettre
15:12les dispositifs nécessaires
15:13pour sécuriser,
15:14même s'il y a aujourd'hui
15:15des assurances,
15:16même s'il y a aujourd'hui,
15:17il y a le trace...
15:18Apparemment,
15:18il y a des...
15:19On peut aujourd'hui
15:20tracer les téléphones
15:21qui sont volés.
15:22En plus,
15:22vous ne pouvez pas
15:22les reformater.
15:23Mais ça se fait
15:24à l'étranger.
15:25Alors,
15:25à l'étranger,
15:26on peut très bien,
15:27en fait,
15:28reformater le téléphone
15:29malgré le fait
15:30qu'on n'ait pas
15:30les codes d'accès.
15:31Donc,
15:32quoi qu'il arrive,
15:33ça reste encore
15:34une délinquance
15:35qu'il ne faut pas négliger.
15:37Donc,
15:37acheter le téléphone
15:38à 1 800 euros
15:39ou 2 500 euros,
15:41pourquoi pas ?
15:43Faites attention
15:45à ne pas vous faire
15:47taper votre téléphone.
15:49Je trouve qu'il y a
15:50deux choses nouvelles.
15:52Je vais un peu
15:52dans le sens de Brice
15:54de manière
15:55un peu moins
15:56approfondie.
15:57Il y a deux choses
15:58nouvelles
15:59par rapport
15:59à cette consommation.
16:00C'est un,
16:01le coût.
16:02Avant,
16:03il y avait des modes
16:03sur les téléviseurs,
16:05sur les chaussures,
16:05je ne sais pas quoi,
16:06sur les vêtements,
16:07etc.
16:07Ce n'était pas
16:082 000 euros,
16:08ce n'était pas 1 500 euros,
16:09c'était beaucoup moins.
16:11Premier point,
16:11on a franchi
16:12un palier
16:12en matière de coût.
16:17Et deuxièmement,
16:18c'est l'utilité
16:19de la chose.
16:20Vous vous servez
16:21de tout ce qu'il y a
16:22sur votre portable ?
16:23Oui,
16:23mais jamais.
16:24Si,
16:25même si.
16:26Les trois quarts
16:27des gens ne s'en servent pas.
16:29Alors,
16:30depuis son arrivée
16:31sur BFM,
16:32Sodia Mabrouk
16:33transfuge de CNews
16:34et d'observer
16:35à la loupe,
16:36il faut dire
16:36qu'il y a
16:38l'hostilité
16:39du syndicat
16:40qui n'a pas arrangé
16:40des choses,
16:41du syndicat de BFM
16:42qui n'a pas arrangé
16:43les choses
16:43sur la supposée
16:44dérive droitière
16:46des interventions
16:47sur l'antenne
16:48de Sonia Mabrouk
16:49et de ses invités.
16:50Alors,
16:50ça n'a pas arrangé
16:51des choses.
16:52Maxime Switek,
16:53lui,
16:53n'a pas mâché ses mots
16:54dans cet avou.
16:55À un moment donné,
16:56foutez-lui la paix.
16:57Ça fait quatre semaines
16:58qu'elle est là.
16:59On est voisins de bureau
17:00avec Sonia.
17:01C'est-à-dire que tous les jours,
17:02tous les jours
17:03depuis quatre semaines,
17:04elle se lève le matin.
17:05Maxime,
17:05ce communiqué,
17:05ce n'est pas les médias
17:06qui l'ont écrit,
17:07c'est les collègues
17:07de BFM.
17:08Je fais la différence.
17:09On peut être tout à fait honnête,
17:10ce n'est pas la rédaction
17:12de BFM
17:13qui l'a écrite.
17:14Un syndicat de...
17:14Non, mais je fais la différence,
17:15Mohamed,
17:16précisément,
17:16je fais la différence
17:17entre ce qui se passe
17:19dans notre maison
17:21où, évidemment,
17:23encore une fois,
17:24on a un devoir
17:24de pluralité.
17:25Là où je dis,
17:25et pour que les choses
17:26soient claires,
17:26là où je dis
17:27foutez-lui la paix,
17:28c'est tous ceux
17:29qui, à l'extérieur,
17:30en réalité,
17:32en profitent
17:32pour l'atteindre,
17:33pour atteindre BFM TV,
17:35pour aller chercher
17:36la petite bête.
17:36C'est-à-dire qu'au bout
17:37de trois jours d'antenne,
17:39elle avait dix papiers
17:40sur ses audiences.
17:41Enfin, on est où, là ?
17:42À un moment donné,
17:43laissez-la bosser !
17:44Laissez-la bosser !
17:48Si elle venait de la gauche ?
17:50Ah ben, bien sûr que non !
17:51Vous le savez très bien.
17:52Ah ben, je vous pose
17:52la question d'un débatteur.
17:53Vous le savez très bien.
17:54Non, mais attendez,
17:55moi, je la connais bien,
17:56Sonia,
17:57j'ai été souvent chez elle
17:58quand elle était sur CNews.
17:59C'est une très grande professionnelle.
18:02Oui.
18:02Elle a quitté CNews
18:03dans des conditions
18:04un peu difficiles
18:05dont on connaît maintenant
18:07les causes.
18:08Elle revient sur BFM.
18:10Je trouve que son émission
18:11est très bonne,
18:12objectivement.
18:13Et en plus,
18:14c'est quelqu'un
18:15qui est très objectif,
18:16contrairement à ce qu'on dit.
18:18Pour une fois que, justement,
18:19je te rejoins complètement là-dessus.
18:19Elle donne la parole
18:20à chacun.
18:22Elle ouvre,
18:23effectivement,
18:24sur la gauche,
18:25la droite,
18:26les syndicats,
18:27etc.
18:27Ils recevraient trop
18:28d'invités de droite
18:29par rapport au matin.
18:30mais qui est de droite ?
18:31Enfin,
18:32on les catalogue de droite,
18:33mais qui sont ces gens de droite ?
18:35Regardez un peu
18:36qui est l'invite.
18:36Hier soir.
18:37Oui, oui,
18:38mais d'accord.
18:38Vous allez pas me dire
18:39qu'il est de gauche ?
18:40Mais j'ai jamais dit
18:40qu'il était de gauche.
18:41Vous voyez qu'on sait
18:42s'il est de droite ou de gauche.
18:43Que les syndicats se mêlent
18:46de leurs affaires.
18:47Ils sont combien ?
18:47D'ailleurs,
18:48j'aimerais bien savoir,
18:48est-ce que l'histoire
18:50nous le dit ça ?
18:51Ils sont combien,
18:51ces syndicats,
18:52là ?
18:52C'est un gros groupe,
18:54le groupe BFM,
18:55RMC,
18:56CGSM.
18:57On ne me pose pas
18:58les questions.
18:59Non,
18:59mais combien ils sont ?
19:00Vous voyez ce que je veux dire
19:00par rapport au reste du groupe,
19:02justement.
19:02C'est une minorité.
19:04C'est une minorité.
19:05C'est toute petite minorité.
19:07C'est tout le problème.
19:08C'est une minorité agissante.
19:09Oui.
19:10Ah oui,
19:10moi je trouve ça dégueulasse.
19:11C'est vraiment la femme à abattre.
19:13Je lis des papiers
19:14toutes les semaines
19:15sur Sonia Mabrouk.
19:17Moi,
19:18je veux bien qu'en fait,
19:19il y a eu une expérience
19:21sur une chaîne de télévision,
19:23que ça s'est mal passé
19:25vers la fin.
19:26Mais effectivement,
19:27foutez-lui la paix.
19:28Moi,
19:28je suis pour la liberté
19:31de tous les journalistes
19:33de pouvoir en fait
19:34changer de chaîne
19:35comme ils le souhaitent.
19:36L'important,
19:37c'est l'information,
19:38rien que l'information,
19:39sans manipulation.
19:40Non,
19:41mais après,
19:41on ne peut pas nier
19:42qu'il y ait davantage d'opinion
19:44aujourd'hui
19:45dans les médias.
19:46Mais moi,
19:46ce que je trouve bien,
19:47c'est qu'au moins,
19:47c'est affiché.
19:48À l'époque,
19:50c'était moins affiché,
19:51c'était plus hypocrite.
19:52Il y avait une forme
19:53de censure,
19:54d'auto-censure parfois.
19:55Bon,
19:55là,
19:56au moins,
19:56chacun avance
19:57à visage démasqué.
19:58C'est l'avantage,
19:59Brice.
19:59Oui,
20:00absolument.
20:00Moi,
20:00je suis choqué
20:01par les tombeaux de critique
20:03qui tombent sur Sonia,
20:05parce que je trouve
20:06que c'est une journaliste
20:06extrêmement professionnelle,
20:08comme vous le disiez,
20:09objective,
20:11qui fait de la bonne information
20:12et que les Français apprécient.
20:14Moi,
20:15je trouve qu'on arrive
20:16à un stade aujourd'hui
20:17où,
20:18dans les médias,
20:18on parlera tout à l'heure
20:19de Charles Papin,
20:21on arrive vraiment
20:22à une polarisation
20:23de la société.
20:25C'est-à-dire que...
20:25Ça fait un petit moment déjà.
20:27On n'a plus le droit
20:29à la nuance.
20:30Soit vous êtes
20:31d'extrême droite,
20:32soit vous êtes
20:32d'extrême droite.
20:33Mais c'est ça.
20:34Et vous êtes vite
20:34d'extrême droite.
20:36Et très vite.
20:37À la droite de...
20:38Bien sûr.
20:39Et donc,
20:40c'est pas ça le journalisme.
20:41C'est pas ça l'information.
20:42C'est vraiment
20:43travailler sur la nuance.
20:44On peut ne pas être d'accord.
20:46Dans votre émission,
20:47on n'est souvent pas d'accord.
20:49Et c'est un peu
20:49la nature de votre émission.
20:50Bien sûr.
20:51Mais c'est pas pour ça
20:51que je vais dire
20:52monsieur est d'extrême gauche,
20:53madame est d'extrême droite.
20:55Il y a peu de chance
20:55que vous le disiez.
20:57Il y a très peu de médias
20:58qui font encore ça.
21:00Très très peu.
21:00On a besoin,
21:01dans une société,
21:02mais dans la société médiatique
21:04comme dans la société politique,
21:06de pouvoir dialoguer,
21:08échanger,
21:08ne pas être d'accord,
21:09mais dans la nuance.
21:11Ça nous a mis évidemment
21:12notre prochain sujet
21:13de débat,
21:15l'éviction de Charles Sapa.
21:16Ils ont canné
21:17la direction de France Inter
21:18ce week-end.
21:20Finalement,
21:20les syndicats,
21:21est-ce qu'ils ont pris le pouvoir ?
21:22Éric Ciotti ce matin
21:23qui demande la démission
21:25de la direction de Radio France
21:26et qui souhaite
21:27privatiser une partie
21:28de France Télé
21:29parce qu'il juge
21:30que c'est pas normal
21:31que France Inter
21:32se conduise comme ça
21:33avec l'impôt
21:34de tous les Français.
21:35On en parle.
21:35et vous n'hésitez pas
21:36à venir réagir
21:370 826 300 300.
21:39A tout de suite.
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