- il y a 4 minutes
Avec Gilles Ganzmann, Magali Vicente, Louis Leroy, Philippe Coy
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:0410h30 sur Sud Radio, l'heure d'accueillir mes trois débatteurs du jour.
00:08Magali, Vicente, est-ce qu'on prononce le « eh » ? Moi je dis « toi » l'italienne.
00:12Les gens adorent mettre une consonance hyper méditerranéenne, mais c'est Vicente.
00:17Bon, je vais en rester à l'accent français, à leur communicante politique.
00:22Louis Leroy, conseiller municipal orsé.
00:24Bonjour Louis-Philippe Coy, buraliste, vice-président de la CPME.
00:32Bonjour Philippe.
00:33Bonjour.
00:33Vous avez passé, j'imagine, tous un bon week-end devant la télévision peut-être, ou sur les Champs-Elysées
00:39?
00:40Dans Paris, à regarder la ferveur.
00:42Ah, à regarder.
00:43Oui, parce que je n'avais pas d'accréditation pour aller sur les Champs.
00:47Paris était magique, je trouve.
00:48Ça fait du bien de voir Paris et la France comme ça.
00:51On va en parler évidemment longuement tout à l'heure de cette visite du pape qui est actuellement à Metz.
00:57Qu'est-ce que vous en avez retenu ?
00:58C'est vrai qu'il y a eu de la politique aussi, puisqu'il y a eu les grands sujets
01:03de société qui ont été abordés.
01:05La fin de vie, les abus sexuels dans l'Église.
01:08Là, on va parler Europe cet après-midi.
01:10Et puis Emmanuel Macron, tiens, qui a changé d'avis.
01:12Lui aussi a été pris par la ferveur en pleine nuit.
01:15Le pauvre Sébastien Lecornu devait y aller.
01:18Alors, je ne sais pas s'il a toujours le droit de venir, mais enfin, il devait le représenter.
01:21Mais pas d'eux, peut-être.
01:22Il a dû être déçu.
01:23Bon, on en parlera.
01:25En attendant, c'est le zapping de Gilles Gangemad.
01:27Sud Radio, 10h30, l'instant zapping.
01:30La crise est telle que les étudiants affluent dans les Crouss à 1 euro.
01:34Je ne sais pas si vous avez vu sur la télévision,
01:38les fils qui s'allongent, victime de son succès, des Crouss.
01:44Et le personnel est débordé, ce personnel qui réclame d'ailleurs du renfort.
01:49Jusqu'à une heure de patience, ici à Lille.
01:52Les restaurants universitaires sont victimes de leur succès
01:55depuis la généralisation du repas à 1 euro en mai dernier.
01:58On a fait demi-tour parce que la queue était hyper longue.
02:01Elle arrivait vraiment jusqu'à l'entrée de la fac.
02:02Normalement, notre pause, qui censait être un moment de détente,
02:05se transforme un peu en un moment de stress.
02:07Au printemps, la fréquentation abondit de 22% partout en France.
02:12Dans un seul restaurant, c'est entre 300 et 500 repas servis en plus chaque jour.
02:17Ces images se répètent partout en France.
02:19Pour 1 euro au lieu de 3,30 euros,
02:22ils peuvent choisir une entrée, un plat et un dessert.
02:25Le prix réduit permet de réaliser des économies.
02:28Quand tu n'arrives pas à finir le mois, que tu dois manger des pâtes tout le mois
02:30et que tu peux avoir un repas à 1 euro au moins une fois dans la journée, c'est pas
02:34mal.
02:36Ça devient très compliqué pour les étudiants.
02:38Vous avez vu, un des étudiants disait, ça devait être un moment de plaisir et ça devient un moment stressant.
02:44Vous allez encore dire que je raconte ma vie, mais enfin, il faut bien m'étayer, donner des exemples.
02:49Moi, j'ai un fils, je l'ai engueulé parce qu'il me demandait de l'argent de poche pour
02:53déjeuner.
02:54Je lui ai dit, mais pourquoi tu ne vas pas au Crous ?
02:55Il m'a dit, mais c'est impossible, il n'y a plus d'une heure de queue vers Nanterre.
03:00C'est impossible.
03:01Vous loupez les cours derrière.
03:02C'était à Lille et il y a entre 1h et 1h20 de queue pour aller au Crous.
03:08Ce qui est nouveau et ce qui a créé cet engorgement, c'est que depuis le 1er juillet,
03:12tout le monde a accès à ce menu à 1 euro.
03:15Jusqu'à présent, le débat législatif a fait évoluer la règle.
03:19C'était selon le revenu de vos parents.
03:23Le débat législatif a fait que depuis le 1er juillet, c'est ouvert à tout le monde.
03:27Alors, c'est bien ou c'est pas bien ?
03:29C'est bien parce que du coup, ça nivelle les inégalités.
03:33Ça veut dire que toi, t'es pauvre, tu vas payer 1 euro.
03:35Le regard des autres est gommé, cela est bien.
03:38Sauf qu'à nouveau, peut-être qu'il n'y a pas d'anticipation
03:41pour accéder à des services de qualité et ne pas voir ces images
03:45qui diraient qu'on est en pleine guerre pour aller chercher son plateau repas ou sa ration.
03:51Non mais même quand on n'est pas pauvre, si j'ose dire,
03:54vous avez vu le prix des restaurants.
03:55Un étudiant, par définition, n'a pas beaucoup d'argent,
03:58même si ses parents sont aisés.
03:59C'est compliqué de mettre à chaque fois au moins 15 euros pour bien manger
04:04parce qu'en tout cas, dans certaines villes, c'est quand même ce qu'il faut payer.
04:07Oui, mais vous pouvez aller au Crous avec le prix du ticket supérieur.
04:11Aux alentours de 7-8 euros.
04:12Sauf que là, tout le monde a accès à 1 euro.
04:15Ça enlève les inégalités, en tous les cas dans les relations.
04:18Mais en tous les cas, ça crée un sacré bazar.
04:21Et maintenant, vous n'y allez plus.
04:23Moi, je voudrais rebondir justement sur ce que vous disiez.
04:25C'est la force des images, en fait.
04:27Ces vidéos qui tournent avec ces queues interminables,
04:30ça crée une symbolique très forte dans l'inconscient de tout le monde.
04:34Et vous parliez effectivement de ces pays qui ont vécu la guerre
04:38et ont fait la queue pour manger.
04:39Et je trouve que c'est ça qui est terrible aujourd'hui.
04:41C'est que finalement, quand on fait le tour des images qu'on voit tous les jours,
04:44que ce soit les jeunes ou que ce soit aujourd'hui même les salariés,
04:48c'est quelle image de la France et quelle image de la société française aujourd'hui,
04:52de ce qu'elle est en train de vivre en termes de pouvoir d'achat.
04:53Et on reviendra sur le sujet encore avec le carburant.
04:56Mais ça, c'est vraiment la dimension très forte, émotionnelle et symbolique
04:59de ce que les Français sont en train de vivre.
05:01et que je trouve que les candidats aujourd'hui ne prennent pas du tout le temps
05:04de considérer et d'absorber réellement.
05:07En tout cas, ils ont du mal à répondre et à trouver des vraies solutions, Louis.
05:10Oui, moi je suis élu de la ville d'Orsay,
05:12qui est bien connue pour son université,
05:14et plus généralement d'ailleurs de l'agglo de Paris-Saclay.
05:17Donc avec l'université Paris-Saclay maintenant.
05:18C'est une très bonne université.
05:20Exactement, mais qui connaît pour autant les mêmes difficultés de précarité étudiante.
05:24Là, c'est vrai qu'on parle de se nourrir,
05:25qui pourtant est un droit bien évidemment essentiel.
05:28On a une précarité sur le logement,
05:30on n'a pas suffisamment de logement,
05:31il y a des queues dans les crousses.
05:33Et donc on observe une précarité vraiment de la jeunesse.
05:35On a un sujet dont personne ne parle.
05:37C'est qu'aujourd'hui, beaucoup d'étudiantes,
05:39même à l'université Paris-Saclay, même à Orsay,
05:41se prostituent pour arrondir leur famille.
05:44Et ce n'est pas une façon de parler,
05:45se prostituent vraiment malheureusement.
05:47Se prostituent au sens propre du terme.
05:48Et donc on a un fléau humain aujourd'hui sur la jeunesse
05:51et à travers cette précarité des étudiants
05:54qu'il faut regarder et regarder de très près.
05:56Et sur lesquels, d'ailleurs, bien souvent,
05:57les élus locaux sont en première ligne.
05:59Et il y a aussi...
06:00Alors là, je l'ai donné du grain à moudre au RN
06:03et ce n'est pas mon but,
06:04mais factuellement, moi, j'ai une amie par exemple,
06:08son fils est Sergi Pontoise, etc.
06:10Il dit qu'on n'a pas trouvé de studio
06:12parce que c'est priorité aux étudiants étrangers.
06:14Alors il se trouve que c'est une école de commerce, etc.
06:16Mais enfin, il n'a pas trouvé de studio
06:19et il y a une priorité pour les étrangers.
06:24Le vrai sujet est un sujet qu'on manque de logements,
06:26de toute manière, de logements étudiants,
06:28on manque de studios.
06:29Il y a une fiscalité telle, d'ailleurs,
06:31sur la location d'une chambre en plus
06:33qu'on pourra avoir chez soi
06:34ou d'une dépendance qu'on pourra avoir dans le jardin.
06:37On est dans des villes assez pavillonnaires,
06:38donc c'est souvent le cas.
06:39Et puis on manque de logements tout courts
06:41et donc de logements sociaux,
06:43de logements étudiants.
06:45Gilles ?
06:45Je ferai une petite salade de pâtes
06:47pour votre fils demain.
06:48Je lui donnerai la gamelle.
06:51Si vous le proposez gentiment.
06:54Tiens, Philippe,
06:55j'ai trouvé un moyen de vous mettre au chômage.
06:57Ah ben merci.
07:08Voici le...
07:14Jusqu'ici, rien de nouveau.
07:16L'originalité de la machine,
07:19la voici.
07:20Ce bras articulé s'occupe de tout.
07:23Là, vous avez la glace,
07:25café et bubble tea.
07:26Et en fait,
07:27vous commandez directement à la borne
07:30et ça vous le fait
07:32dans la machine
07:33et ça vous le sert aussi.
07:35Le concept fait fureur en Chine
07:38et M. Gzou, restaurateur à Avignon,
07:40espère bien lancer la mode en France.
07:43Une boutique unique,
07:45ça mérite une photo
07:46que l'on peut même imprimer
07:48sur la boisson.
07:50Vous ne faites pas ça, ma photo sur le café ?
07:52Alors écoutez,
07:53vous avez pris le bon sujet
07:54pour m'agacer dès le lundi matin.
07:56Je vous remercie.
07:57Nous, on avait mis de mauvaises vues
07:58dès le lundi.
07:59Le bar.
07:59Tendu, tendu.
08:00Ces établissements populaires
08:01sont le lieu de la société
08:03pour échanger, discuter.
08:05A l'heure du digital,
08:06et je le dis souvent à votre antenne,
08:08Facebook.
08:09Moi, quand on me dit
08:10j'ai 500 amis sur Facebook,
08:11ça m'en ripile.
08:13Parce que si vous avez la voiture
08:14avec la roue crevée,
08:15ce n'est pas les 500 amis de Facebook
08:16qui vont venir vous aider.
08:17Il vaut mieux avoir des amis
08:19en chair et en os
08:20qu'on peut appeler.
08:21Alors, c'est peut-être rigolo
08:23pour le reportage.
08:24J'ai vu déjà ce genre d'initiative
08:26à l'étranger
08:27sur des fabriques de pizzas
08:28où vous avez une borne
08:30et vous avez deux robots
08:30qui sortaient la pâte,
08:32mettaient les olives,
08:33étalaient la tomate,
08:34mettaient au four
08:35et vous récupérez ça dans une boîte.
08:36Ça peut amuser.
08:37Ça fait un peu Disney.
08:39Mais en tous les cas,
08:39la vraie vie,
08:40ce n'est pas cela.
08:41Ça peut exister,
08:42mais ça ne doit pas devenir
08:43une généralité.
08:44C'est totalement angoissant.
08:45Et puis, s'il n'y a plus personne
08:46dans les bistrots,
08:46comment va faire Gabriel Attal ?
08:48Oui, c'est ça.
08:49Déjà qu'il n'y a pas grand monde,
08:50apparemment,
08:50il y a 7 personnes.
08:52Il y a déjà une étape
08:53pour les 1000 cafés à sauver.
08:54Là, il y a les 1000 bières.
08:56Donc, non, on est essentiel.
08:57C'est le Parlement du peuple.
08:59On a déjà des distributeurs
09:01automatiques de pizza
09:02dans les communes rurales.
09:05Ils ont tenté à Paris
09:06et ça n'a pas fonctionné
09:07parce que forcément,
09:08ce n'est pas ce que recherchent
09:08les gens.
09:09Mais je pense que vraiment,
09:11ça doit tous nous interpeller.
09:12Et souvent, on en parle
09:13dans cette antenne,
09:14c'est quelle responsabilité collective
09:16on a dans la consommation.
09:17Parce qu'aujourd'hui,
09:18le poids pour faire changer
09:19les choses face à ce genre
09:21d'intrusion,
09:22c'est la responsabilité collective.
09:23C'est qu'est-ce que moi,
09:24je décide de manger.
09:25c'est quelle société
09:26dans laquelle je veux vivre plus tard.
09:28Et du coup, comment je vis
09:29pour ne pas donner écho à ça ?
09:31Le problème, c'est que
09:32les réseaux sociaux...
09:33Derrière aussi,
09:34excusez-moi de vous couper Magali,
09:36mais c'est qu'il y a peut-être
09:38une dérive de la société.
09:39Alors, il y a peut-être
09:40une demande du consommateur.
09:41Parce que s'il y a un marché,
09:42c'est que le consommateur
09:43a exprimé.
09:44Enfin voilà,
09:45on peut toujours parler
09:45des achats sur Internet.
09:47C'est quand même une réalité.
09:48Les gens, aujourd'hui,
09:49je l'ai déjà dit,
09:50considèrent Amazon
09:51comme un commerce de proximité
09:52parce que ça arrive
09:53dans leur boîte aux lettres.
09:54Donc, il faut considérer
09:55la société,
09:56ses attentes,
09:57ses évolutions.
09:58On n'est pas obligé
09:58de tout remplacer
09:59dans le côté éphémère,
10:00je pense.
10:01Il faut faire attention.
10:02Quand je vois ici à Paris
10:03des supermarchés
10:04sans caissier,
10:05vous faites tout seul
10:06le caissier.
10:07Il y a un vigile à l'entrée.
10:08Mais vous payez le même prix
10:09par contre à la fin.
10:09Vous payez le même prix.
10:10Mais l'avantage,
10:11peut-être pour le consommateur,
10:13c'est là qu'on doit rester vigilant,
10:14c'est qu'en définitive,
10:15je fais mes courses
10:16à 7h du matin,
10:17à 21h,
10:18à 2h du matin.
10:19Et c'est là
10:19la consommation,
10:20je dirais,
10:21nomade
10:22qui est du zapping.
10:24Elle répond
10:25à ce besoin-là
10:26avec l'automatisation.
10:28Et il faut quand même
10:29être vigilant
10:30et garder ce lien humain.
10:31C'est quand même
10:32notre ciment
10:33et notre fierté.
10:34Le bar tabac à la française,
10:36je suis désolé,
10:36tout le monde nous l'envie.
10:37Mais Magali,
10:38le soulignait,
10:39vous allez dans certains villages
10:40en France,
10:40vous traversez la France
10:41dans certaines campagnes,
10:43il n'y a même plus
10:44de magasins.
10:45Il y a, vous savez,
10:45ces espèces de distributeurs
10:47où vous prenez votre temps.
10:48Et que vous savez
10:48à quoi on revient, Stéphanie.
10:49C'est terrible.
10:49Ça m'a fait hurler cet été
10:52de voir tous ces reportages
10:54des cafés mobiles.
10:56Moi, j'ai connu
10:56chez ma grand-mère
10:57à l'Escar,
10:57l'épicier qui venait,
10:59le poissonnier qui venait,
11:01même Blanche-Porte
11:02qui venait
11:02à venir d'établier
11:03à ma grand-mère.
11:04Et maintenant,
11:05j'ai vu plein de reportages
11:07cet été,
11:08et notamment
11:09dans les lauréats
11:10de CCI France
11:11au Trophée du Commerce
11:12la semaine dernière,
11:13des bars mobiles
11:14qui vont de village
11:15en village
11:16avec une programmation.
11:17Il y a même
11:18des chanteurs
11:18qui suivent
11:19la déambulation
11:20parce qu'on a besoin
11:22et si vous voyez
11:23le regard des gens,
11:24c'est des étoiles
11:25dans les yeux
11:26à chaque fois
11:26que cette buvette
11:27éphémère s'installe.
11:29Donc,
11:29sauvons nos bars,
11:30nos bistrots
11:30et nos bars tabac.
11:31On poursuit les débats
11:32dans quelques instants
11:33sur Sud Radio
11:350826
11:36300
11:36300
11:37N'hésitez pas,
11:37vous le savez,
11:38c'est votre émission.
11:39Vous,
11:40qu'est-ce que vous en pensez ?
11:41Est-ce que vous trouvez ça triste
11:42d'avoir comme ça
11:43des robots maintenant
11:44qui nous servent ?
11:46Moi,
11:46ça m'angoisse totalement
11:47parce que je suis
11:48ces robots chinois.
11:49C'est vrai qu'il y en a
11:50de plus en plus.
11:51Ils font des cocktails
11:52et puis ils vous tendent
11:54le verre
11:55et vous avez votre cocktail
11:56de ce que vous voulez.
11:58Moi,
11:58je préfère les humains.
11:59Moi aussi,
12:00je préfère chinois.
12:00si le cocktail est mauvais.
12:03Les chanteurs
12:04derrière votre camion,
12:06ça ne va pas être
12:06les meilleurs non plus.
12:07Alors là,
12:08c'est pas vrai.
12:09C'est quoi ça ?
12:11Je vous montrerai
12:13la vidéo
12:13que j'ai pu observer.
12:15Sud Radio
12:1910h30,
12:20Sud Radio,
12:21à vous de le dire,
12:22Stéphanie Demiru.
12:23Sud Radio
12:24avec mes trois débatteurs
12:25du jour.
12:26Magali,
12:27Vicente,
12:27communicante politique,
12:29Louis Leroy,
12:30je m'étouffe.
12:31Conseiller municipal
12:32à Orsay
12:32et Philippe Coil,
12:34buraliste
12:35et vice-président
12:36des entrepreneurs.
12:37Merci à tous les trois.
12:38En chair et en os.
12:38En chair et en os.
12:39C'est exactement
12:40parce qu'on parlait
12:41des robots.
12:41Il y a quelques instants,
12:42Gilles et Gansman
12:43nous passaient un zapping
12:44où maintenant,
12:45ça y est,
12:45il n'y a plus de commerçants
12:46qui sont remplacés
12:48par des robots.
12:48On trouvait ça
12:49tous un petit peu triste
12:51ici quand même.
12:52Voilà.
12:53La suite ?
12:54Oui, la suite.
12:54Là aussi,
12:55c'est triste.
12:56Deux mois après
12:56les méga-feux
12:57en Gironde,
12:59les ruines
12:59sont toujours là
13:00et la souffrance
13:01encore plus vive
13:02au Porges
13:03où 183 maisons
13:05ont brûlé.
13:07183 maisons
13:08comme celle
13:09de Yves Baudjirgad
13:11qui a tout perdu
13:13et qui n'a
13:13aucune nouvelle
13:14ni de l'État
13:15ni des assurances.
13:17Il a raconté
13:18son désespoir
13:18au journal Sud-Ouest.
13:20Il est désemparé.
13:21Cette colère
13:22d'incendie,
13:23elle passe un peu.
13:24Maintenant,
13:24on est dans la colère
13:25des dossiers
13:27qui n'avancent pas.
13:28On n'a pas
13:29de perspective
13:29de démolition
13:30de cette maison.
13:32On a peu
13:34d'informations
13:35du gouvernement
13:36sur les permis
13:37de construire
13:38et là,
13:39maintenant,
13:39on se trouve
13:40confrontés
13:41aux assurances
13:42sur un parcours
13:43qui est long,
13:44compliqué.
13:45Quand le Premier ministre
13:47vient ici
13:47et dit
13:48les permis de construire
13:49sous un mois,
13:49ça fait plus d'un mois
13:51qu'il est venu
13:51et les permis de construire,
13:52on ne peut toujours
13:53pas les déposer.
13:54Est-ce qu'on peut reconstruire
13:54ici,
13:55aussi près de la forêt ?
13:56Est-ce qu'on doit
13:57reculer les maisons ?
13:58Est-ce qu'on doit
13:58mettre les maisons
13:59sur des vides sanitaires ?
14:00Il y a plein de choses
14:01qu'on ne sait pas.
14:01Les assurances,
14:02toutes ces nouvelles
14:03directives techniques,
14:04ça ne leur plaît pas
14:05beaucoup parce que
14:06reconstruire avec
14:07des nouvelles conditions,
14:09ce n'est plus
14:10reconstruire à l'identique
14:11et donc le coût
14:12est différent.
14:13Donc là,
14:14on ne sait pas
14:15qui est l'arbitre
14:15entre les assurances
14:16et l'État.
14:18Alors,
14:18c'est beaucoup plus compliqué
14:19que ça.
14:19Il expliquait plus loin
14:21dans le sujet
14:21et c'est assez terrible,
14:23c'est que l'État
14:24n'a pas encore étudié
14:25le cadastre
14:26pour savoir
14:26s'il doit s'éloigner
14:28des forêts
14:28mais s'il s'éloigne
14:29des forêts,
14:30il y a une autre maison
14:31qui appartient
14:32à quelqu'un d'autre
14:32et puis s'il va
14:33sur la droite,
14:34ah ben non
14:35parce que là,
14:35il y a des sanitaires
14:37et l'eau qui passe
14:38donc ce n'est pas possible.
14:39Pourquoi ils promettent alors ?
14:40Ah ben...
14:42C'est pour alerter
14:46les gens,
14:47vous savez que
14:47Sud Radio a été
14:48très présent
14:49durant la canicule
14:50et donc il faut
14:51continuer à être présent
14:52et à aider ces gens
14:54qui n'ont plus aucun contact
14:55avec le gouvernement
14:56et plus aucun contact
14:58avec les assurances.
14:59Il y a des problèmes
15:00de cadastre certes
15:01mais alors il n'y a personne
15:01qui suit le dossier
15:02au gouvernement
15:02donc il vient de faire
15:03des promesses devant les caméras
15:04et après plus personne.
15:06C'est ça ?
15:06Pour le moment,
15:07c'était un...
15:08Alors vous savez,
15:09Sud Ouest a aussi
15:10son canal vidéo
15:11donc je l'ai pris
15:12sur le canal vidéo
15:12de Sud Ouest
15:13et il y a des témoignages,
15:15ce monsieur est désespéré,
15:17il n'a plus de maison,
15:18vous voyez...
15:20Et puis il n'y a plus
15:22les images,
15:23enfin il n'y a pas
15:24les images ici
15:25mais sa maison
15:26elle est presque rasée
15:27et il ne sait pas
15:28quoi faire.
15:29Pour l'instant,
15:29on ne l'autorise pas
15:30à reconstruire
15:31et même à déblayer,
15:32on ne l'autorise pas
15:33les assurances
15:34veulent voir
15:36telles que c'est
15:36donc il ne peut même pas
15:37Il y a deux discours
15:38qui nourrissent
15:39la défiance
15:40envers les politiques.
15:41Il ne faut pas
15:42s'étonner,
15:42Louis Lombard.
15:43Mais regardez,
15:44c'est un exemple
15:45parmi tant d'autres
15:45de comment est-ce
15:46qu'on organise
15:47dans ce pays
15:47notre empêchement
15:49administratif
15:49avec toute une machine
15:50qui est d'une telle lourdeur
15:52Voilà,
15:52moi j'ai presque envie
15:53de dire
15:54sur des sujets
15:54aussi graves,
15:55aussi importants
15:55sur lesquels
15:56tout le monde
15:56est d'accord en plus.
15:57Il faut presque
15:57des plans Notre-Dame
15:58Il faut presque
15:59des plans Notre-Dame
15:59c'est-à-dire
16:00des plans dérogatoires
16:01qu'on arrête
16:02de...
16:03Excusez-moi l'expression.
16:03C'est pourtant ce qui avait été annoncé
16:05vous avez vu les généraux
16:06Notre-Dame
16:06c'était un général
16:07et la visite du pape
16:08en général
16:08il faudrait peut-être
16:09les envoyer organiser
16:10comme quoi il nous faut
16:11un système dérogatoire
16:13totalement généralisé
16:19Il faut arrêter de le dire
16:20il faut le faire
16:21Ah mais ça c'est un vrai problème
16:22dans notre pays
16:23mais au demeurant
16:24j'entends la détresse
16:25de l'habitant du Porsche
16:27et les images
16:28qu'on a tous en tête
16:28cet été
16:29sont accablantes
16:31perdre sa maison
16:32c'est dur
16:33mais vous perdez votre vie
16:34parce que vous avez
16:35tout vous souvenir
16:35en dehors
16:36de votre habitation
16:37de votre toit
16:38il y a votre vie
16:39qui s'en va
16:39et je me rappelle
16:40des reportages
16:41où des mamans
16:42pleuraient
16:43les photos de leurs enfants
16:44quand ils étaient petits
16:45les jouets des enfants
16:47mais au demeurant
16:48la situation
16:48n'est pas très simple
16:49certainement
16:50je pense pour l'état
16:51je ne défends pas l'état
16:53la préfète de région
16:54Mme Broca
16:55qui est très mobilisée
16:58mais il y a des vraies questions
16:59de fond
17:01certainement
17:01peut-on reconstruire
17:02aux mêmes endroits
17:03parce que si vous laissez
17:04enfin je ne veux pas faire
17:06l'avocat de l'état ici
17:07mais si vous reconstruisez
17:08si vous autorisez
17:09à reconstruire
17:10au même endroit
17:10que malheureusement
17:12en 2027
17:12il se repasse
17:13un phénomène
17:13de même ampleur
17:14vous allez avoir des gens
17:16qui vont dire
17:16mais pourquoi on nous a autorisé
17:17à reconstruire là
17:18donc je pense qu'avec
17:19Philippe
17:19oui mais il ne faut juste pas
17:21promettre
17:21c'est une histoire de priorité
17:22c'est aussi Philippe
17:24parce qu'on arrête tout
17:25et puis mettre quelqu'un
17:26qui suit les dossiers
17:28vous savez quoi
17:28dans un peu
17:29ce que j'ai un peu fouillé
17:30il y a même des assurances
17:32qui demandent
17:34les actes de propriété
17:36ils ont brûlé
17:37et il y en a
17:38qui ont dit
17:39qu'ils n'assureraient plus
17:40je voudrais vos actes
17:41de propriété
17:41prouvez-moi
17:42que c'est votre maison
17:43c'est terrible ça
17:44n'empêche
17:44par contre
17:45je n'en pense pas
17:45le problème
17:46pour prendre
17:46la cotisation
17:47non mais vous imaginez
17:49qu'on demande ça
17:50aux propriétaires
17:51et l'assurance
17:53a besoin de papier
17:54a besoin des surfaces
17:56il demande les surfaces
17:57c'est très bien
17:58que l'état adore
17:59vous demander
17:59ce qu'il sait déjà
18:00donc voilà
18:00on gagne un peu de temps
18:01à chaque fois
18:01comme ça
18:02c'est insupportable
18:03donc il y a des copies
18:04chez le notaire
18:04le notaire vous fait payer
18:06on peut être que solidaire
18:07avec la détresse
18:08de ces gens
18:09du porge
18:10du bassin
18:11des landes
18:11qui ont tout perdu
18:13du var bien évidemment
18:14trop de massifs
18:15et trop de maisons
18:16et trop de gens
18:16ont tout perdu
18:18moi je voudrais juste
18:19rajouter une chose
18:19je trouve que c'est
18:20très révélateur
18:20finalement de l'incapacité
18:22de l'état
18:22à se projeter
18:23et à s'être projeté
18:24et à avoir anticipé
18:25parce qu'on voit bien
18:27effectivement le décalage
18:28entre les promesses
18:28qui ont été faites
18:29immédiatement sur place
18:30avec la posture
18:31du premier ministre
18:33en mode chef
18:35chef des armées
18:36j'ai un ton très sec
18:38très dirigiste
18:39on sait où on va
18:40et au final
18:40concrètement parlant
18:42et bien effectivement
18:42il y a des questions
18:43qui reviennent
18:44sur la projection
18:45dans l'avenir
18:46et on voit bien
18:46que toutes ces questions-là
18:47n'ayant pas été anticipées
18:48par avance
18:49sur comment en fait
18:50aujourd'hui
18:50on offre la capacité
18:52à nos concitoyens
18:53de pouvoir construire
18:54dans des conditions
18:54de sécurité
18:55et qu'on prend en compte
18:56les enjeux climatiques
18:57etc
18:57et bien là
18:58on se retrouve confrontés
18:59à rien
19:00c'est le néant
19:01plus personne n'est en capacité
19:03de répondre à quoi que ce soit
19:04et encore une fois
19:05le problème c'est qu'il n'y a plus d'argent
19:06Christine Bouillaud
19:07qui nous écoute
19:07dit il y a un autre problème
19:09avec les assurances
19:10qui cherchent à se retourner
19:11contre Enedis
19:12sans doute à l'origine du feu
19:14nous dit Christine
19:15c'est sûr que personne
19:16n'a tellement envie de payer
19:17c'est toujours aussi
19:19le même sujet
19:19il y en a même
19:20qui ont annoncé
19:20à leurs assurés
19:21qu'elles ne les prendraient plus
19:22en charge a posteriori
19:23là vous évoquez les particuliers
19:25mais en tant que vice-présidente
19:26des entrepreneurs
19:26j'ai aussi une grande pensée
19:28pour tous mes copains
19:29artisans, commerçants
19:30qui ont été privés d'activité
19:32qui ont perdu une saison
19:33qui ont dû mettre
19:34du personnel au chômage
19:35et là aussi
19:36il y a eu des annonces
19:37en grande pompe
19:37excusez-moi de le dire
19:38sur les charges sociales
19:40sur des reports de fiscalité
19:42il faut
19:43et la cellule
19:44des entrepreneurs Gironde
19:45veille au grain
19:46pour que là aussi
19:47ces paroles se traduisent
19:49par des actes
19:49parce que les chefs d'entreprise
19:51ils ont des trésoreries flats
19:52et il est nécessaire
19:53que les actes soient concrets
19:55et que les mesures
19:55des services de l'Etat
19:56accompagnent
19:57et nous sommes là aussi
19:58d'une vigilance extrême
19:59pour ne laisser personne
20:01sur le bord de la route
20:01il ne faut pas les abandonner
20:02en tout cas
20:03bon ben voilà Gilles
20:04non mais c'était une bonne chose
20:06de mettre ça en lumière
20:08et j'espère que les choses bougeront
20:10mais enfin c'est sûr
20:11qu'on peut en douter
20:12quand on voit
20:12les promesses très fermes
20:14et que finalement
20:15il ne se passe rien
20:16surtout par rapport
20:17à l'information
20:17que vous donnez
20:18Christine Bouillaud
20:19si en plus
20:20les assurances
20:20attendent d'être remboursées
20:22par Enedis
20:23en disant
20:24c'est Enedis le coupable
20:25et autres
20:26vous n'êtes pas rendu
20:27pour avoir votre maison
20:28merci Gilles
20:29pour ce zapping