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  • il y a 13 minutes
Avec Jérôme Dubus, Brice Soccol, Rachida Kaaout

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##DEBATS_AVDLD-2026-09-21##

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News
Transcription
00:00Évidemment, notre prochain sujet de débat, l'éviction de Charles Sapin,
00:04ils ont canné la direction de France Inter ce week-end.
00:08Finalement, les syndicats, est-ce qu'ils ont pris le pouvoir ?
00:10Éric Ciotti ce matin qui demande la démission de la direction de Radio France
00:14et qui souhaite privatiser une partie de France Télé
00:17parce qu'il juge que ce n'est pas normal que France Inter se conduise comme ça
00:21avec l'impôt de tous les Français.
00:23On en parle et vous n'hésitez pas à venir réagir.
00:250 826 300 300. A tout de suite.
00:33Et en ce lundi, Jérôme Dubu, Brice Socol, Rachida Kaout,
00:38on poursuit nos débats, les débats qui vous font parler.
00:41N'hésitez pas à venir réagir au 0 826 300.
00:44300 parlera de la vie chère qui nous empoisonne toujours,
00:48ces carburants hors de prix.
00:50Évidemment, forcément, la colère ne redescend pas.
00:52Mais enfin, pour l'instant, le gouvernement ne semble pas vraiment prendre la mesure.
00:56Roland Lescure a éliminé ce matin l'idée d'une baisse des taxes.
01:01On nous conseille de faire du télétravail.
01:03Mais enfin, ils sont rigolos.
01:04Ce n'est pas facile pour tout le monde.
01:05Aller dire à une infirmière libérale de faire du télétravail ou à un commercial,
01:10eh bien, c'est compliqué.
01:11On en parle.
01:12Et en attendant, on revient sur cette éviction de Charles Papin,
01:16Charles Papin, Charles Sapin, plutôt,
01:19ce week-end de France Inter.
01:20La direction de France Inter a canné.
01:22Il n'y a pas d'autre mot devant les syndicats.
01:25Les syndicats ont pris le pouvoir, Jérôme, ça y est ?
01:26Ils n'ont pas pris le pouvoir.
01:28Ils l'avaient déjà.
01:29Il y avait une vague résistance de la direction.
01:31C'est une confirmation de ce qui se passe à Radio France.
01:34D'ailleurs, le rapport qui a été fait par un député UDR,
01:40Charles Aloncle, sur le sujet...
01:42Qui sera notre invité le 5 octobre.
01:43Et bien voilà, c'était déjà très édifiant pour savoir ce qui se passe avec nos impôts et nos contributions.
01:49Parce qu'ils sont rémunérés par de l'argent public.
01:51Donc c'est très différent de ce qui se passe dans les chaînes info,
01:53qui sont des secteurs où l'argent privé est à 100%.
01:59Là, c'est de l'argent public.
02:01Donc on a droit à un certain nombre de comptes.
02:03Et en ce qui concerne l'affaire de Sapin, de Charles Sapin,
02:06je rappelle que c'était 0,0025% de l'audience générale de Radio France.
02:14Donc 2 minutes, c'est ça, 2 minutes 30, je crois, le dimanche matin à 8h.
02:18Au moment où tout le monde dort.
02:20Voilà, donc c'est assez stupéfiant.
02:22Mais ça me pose une question plus large.
02:25C'est-à-dire que j'ai relu un certain nombre de déclarations de Pierre Paolo Pasolini.
02:31Très intéressant.
02:32Et qu'est-ce qu'il disait ?
02:33Il y a une phrase qui m'a frappé,
02:34parce que ça correspond exactement à ce qui se passe avec Sapin.
02:37Il dit que le fascisme peut revenir s'il s'appelle l'antifascisme.
02:42Et c'est ça.
02:42Eh bien, on est tout à fait dans ça.
02:44On est tout à fait dans ça.
02:45Et c'est exactement ce qui s'est passé avec Sapin.
02:48Et puis la direction, évidemment.
02:50Mais j'étais sûr qu'ils allaient capituler.
02:54Et c'est une capitulation en race campagne.
02:56En tout cas, il y a plusieurs choses.
02:57Éric Ciotti, ce matin, l'Union des Droites,
03:00veut la privatisation.
03:01À nouveau, une partie de la privatisation de France Télé.
03:04Parce qu'il a évoqué l'argument que vous mettiez en lumière.
03:07Que c'est l'argent, finalement, de tous les Français.
03:09Et puis, il demande la démission, justement,
03:12de la direction de Radio France, qui a capitulé.
03:14Écoutez, il était sur BFM hier.
03:15Je lui demande qu'elle remette de l'ordre.
03:18Qu'elle demande la démission de la direction de Radio France.
03:21Et qu'elle soit garante de la neutralité.
03:24Oui, alors c'est vrai qu'on est loin de la neutralité.
03:27Rachida, vous êtes d'accord ?
03:28Il faudrait que Céline Pigalle, la patronne de France Inter, démissionne ?
03:33Le contrôle, je rejoins ce que vous disiez.
03:37Le contrôle de l'information, ce n'est pas nouveau.
03:39Ça date déjà depuis De Gaulle.
03:41Il y avait même un ministère de...
03:44De l'information, ministre de l'information.
03:46Exactement, il y avait un ministère de l'information.
03:50Et en fait, on continue.
03:52Sauf qu'aujourd'hui, il y a encore deux mondes.
03:55Donc, il y a ce qui est détenu par les forces de l'État
04:00et ce qui est détenu par les riches milliardaires
04:02qui sont à la tête de grands groupes d'information.
04:06Donc, après, moi, je déplore cela
04:09parce que je suis pour la neutralité, en fait, dans la neutralité.
04:15Là, pour le coup, on a énormément de boulot.
04:18C'est fini, ça.
04:18Et je plains, mais alors je plains, mais je plains
04:21tous les journalistes qui, en fait, justement,
04:24sont confrontés à des lignes éditoriales imposées
04:28ou alors sinon, ils sont évincés aussi.
04:31Mais oui, c'est terrible.
04:32C'est-à-dire que c'est se soumettre ou mourir.
04:35Et moi, je refuse cela.
04:37Donc, bien sûr que je pense qu'il y a un véritable chantier
04:41à prendre en main.
04:43Alors, peut-être que pour les prochaines présidences,
04:45enfin, pour les présidentielles en cours,
04:47je n'ai toujours pas entendu,
04:48je n'ai entendu aucun candidat traiter du sujet.
04:51Mais c'est un sujet de campagne.
04:52Disons que la France Insoumise, oui.
04:53Jean-Luc Mélenchon était parfaitement en pointe.
04:55C'est d'ailleurs...
04:56C'est un sujet.
04:58La France Insoumise et Eric Ciotti.
05:00Mais c'est vrai que le bloc central,
05:02on ne les entend pas.
05:03Non, non, justement, je parle de mon bloc.
05:05Donc, justement, je pense que c'est une...
05:07Mais les extrêmes, comme il dit...
05:09Tout à fait, en effet.
05:10Ça illustre encore une fois la polarisation de la vie politique.
05:12On a entendu l'extrême gauche.
05:14On a entendu le rassemblement national.
05:16On n'a pas entendu, en effet,
05:17tous les candidats du bloc central.
05:18Mais c'est ce qu'on a là ?
05:19Pourquoi on ne les entend pas ?
05:20Ils devraient parler, là.
05:21Il y a une mise de la culture.
05:23Parce qu'il est au pouvoir.
05:23Il y a une mise de la culture.
05:25Qu'est-ce qu'elle a dit ?
05:26Qu'est-ce que c'est ça ?
05:26Je n'ai pas entendu.
05:27Elle a un peu parlé.
05:28Elle a dit quoi ?
05:29Elle a dit quoi ?
05:34Elle n'a pas raconté grand-chose.
05:35Moi, ce qui m'intéresse, Brice...
05:37Ça ne vous a pas marqué.
05:38Est-ce qu'on dit que la France est un pays de droite ?
05:42Vous le confirmez dans les sondages et autres ?
05:44Je ne sais pas ce que c'est qu'un pays de droite.
05:46Qui vote à droite, si vous préférez.
05:47Vous pensez que ce pays vote à droite ?
05:48C'est une question que je vous pose.
05:50Il vote à gauche ?
05:50Moi, je ne suis pas persuadé que ce pays vote à droite.
05:52Non, non, moi, je suis contre cette idée-là.
05:54D'accord.
05:55Ce n'est pas qu'une idée, d'ailleurs.
05:56Parce que souvent, on entend cette chose-là.
05:58C'est vrai.
05:58Or, Radio France et France Inter, après Sud Radio,
06:04est la première radio de France.
06:07Quand vous dites que la France vote à droite,
06:09quand vous dites que la France vote à droite,
06:11vous mettez...
06:12Attendez, attendez.
06:15Petite précision.
06:16Donc, ça veut dire qu'elle est appréciée par l'heure.
06:17Petite précision.
06:19Et que cette politique-là de gauche est appréciée par les gens.
06:21C'est inconstant.
06:24Quand vous dites que la France vote à droite
06:27et vous mettez le rassemblement...
06:28C'est une question.
06:28Non, vous mettez le rassemblement national à droite.
06:31Or, Marine Le Pen dit qu'elle n'est ni droite ni de gauche.
06:33Donc, ça pose une question.
06:36J'avais vu, pardonnez-moi, Brice,
06:38l'homme des sondages,
06:39j'avais vu, moi, justement, un sondage
06:40qui indiquait que les auditeurs de droite
06:43étaient beaucoup moins sectaires
06:45que les auditeurs de gauche,
06:46dans la mesure où un auditeur de droite,
06:48il peut écouter parfaitement ce France Inter,
06:50ça ne lui pose aucun problème.
06:51Jusqu'à une certaine limite, je confirme.
06:53Oui, mais là, c'est sûr que ça peut-être grincer des dents.
06:56Non, Brice, c'est pas un peu contre-productif
07:00à ce que font ces syndicats ?
07:02Moi, je pense que c'est complètement contre-productif.
07:03Parce que c'est des millions sacrés contre le RN,
07:05on est bien d'accord.
07:05Bien sûr, mais déjà, au sein de France Inter,
07:07d'après ce que l'on me dit,
07:08d'après ce que je peux lire,
07:09tous les journalistes n'étaient pas sur la ligne des syndicats.
07:12Il y avait un certain nombre de journalistes
07:13qui souhaitaient que M. Charles Sapin
07:16puisse continuer avec sa chronique.
07:19On ne les entend pas non plus.
07:20Deuxièmement, moi, je m'interroge beaucoup
07:23sur cette notion d'impartialité.
07:24Il y a un rapport sur l'impartialité du service public
07:28qui a été remis au mois de mai
07:30par le vice-président du Conseil d'État à l'ARCOM.
07:33Donc moi, j'attends aussi de voir
07:34comment l'ARCOM va se positionner
07:36sur cette notion d'impartialité du service public.
07:37Vous avez raison, ça serait bien qu'ils réagissent, quand même, l'ARCOM.
07:41Surtout qu'ils ont ce rapport
07:42qui a été fait par le vice-président du Conseil d'État.
07:43Donc c'est très important.
07:44J'attends aussi que peut-être la ministre,
07:47alors je ne l'ai pas entendu ce matin,
07:48de la culture s'exprime de manière claire sur ce sujet.
07:53Pas forcément sur Charles Sapin,
07:55mais sur cette notion d'impartialité du service public.
07:58Parce que finalement, ça donne raison
08:00à tous ceux qui vous disent aujourd'hui
08:02que le service public n'est plus impartial.
08:04Il est à gauche.
08:05Et donc, moi, avec mes impôts,
08:07je paie le service public.
08:09Nous payons tous le service public.
08:11D'où une minorité tyrannique.
08:12Et on souhaite vraiment
08:14que ce service public soit représentatif
08:19de toutes les sensibilités.
08:20Exactement.
08:22De l'objectivité.
08:22Oui, mais les gens ne payent pas non plus
08:24pour entendre l'icône,
08:25c'est pourquoi on ne vote pas.
08:26Bien sûr.
08:27Ce n'est pas les syndicats proches des défis
08:28qui ont décidé des invités.
08:31Sinon, on rentre dans cette caricature de dire
08:34que le service public doit être à gauche
08:36contre, ce que vous disiez justement,
08:37les chaînes d'opinion privée
08:39payées par des milliardaires.
08:40Ce n'est pas ça l'information.
08:42Alors moi, je ne suis pas spécialiste
08:43dans l'information.
08:44Mais l'information, voilà,
08:45elle doit être plurielle partout.
08:48Après, une chaîne d'opinion privée
08:49est une chaîne d'opinion privée.
08:50Quand la famille Bouygues a racheté...
08:52Vous vous souvenez ?
08:53Quand la famille Bouygues a racheté la première chaîne,
08:56c'est devenu TF1,
08:57on a déjà eu ce débat.
08:58En disant, ce sont les hauts milliardaires français
09:01qui prennent le contrôle
09:03de la première chaîne de télévision,
09:04celle qui faisait le plus d'audience.
09:06C'était autre chose
09:07que les chaînes d'info aujourd'hui.
09:08Il y a déjà eu ce débat à l'époque.
09:10Je ne sais pas si vous en souvenez.
09:10Ah ben oui, c'était quand...
09:12Eh bien, aujourd'hui,
09:13quand vous regardez TF1,
09:16c'est assez objectif.
09:17C'est assez objectif.
09:19Certains vous diront
09:20que ça penche plutôt à droite.
09:21On peut être d'accord ou pas
09:22sur la qualité des informations, etc.
09:25Sur le parti pris,
09:28des chaînes, etc.
09:29Non, mais on parle du venteur,
09:30c'est vrai,
09:31de la partie information.
09:32Plus personne se dit
09:32que TF1, aujourd'hui,
09:33est une chaîne politique.
09:35Pour moi, la liberté,
09:37ce n'est pas l'interdiction,
09:38c'est l'impartialité.
09:39C'est ça.
09:39C'est ça, oui.
09:40Et c'est d'autant plus important
09:42parce qu'on manipule aujourd'hui
09:44les foules
09:45par l'information,
09:46avec l'information.
09:48Donc, si elle est biaisée
09:49ou si elle est dirigée,
09:51eh bien,
09:51on a ce qui se passe aujourd'hui
09:52sur le territoire.
09:53N'est-elle pas nécessairement biaisée aujourd'hui ?
09:54Alors, ça dépend.
09:56Parce que, après,
09:56c'est un long débat.
09:59Je suis rentrée dedans
10:00quand il y a eu
10:01des fameux sondages
10:03qui avaient été publiés
10:04et notamment
10:04qui pointaient du doigt
10:06les musulmans.
10:07Ça m'a énormément intéressée
10:09et je me suis dit,
10:10en fait,
10:10on ne peut pas laisser passer ça.
10:11Parce qu'un sondage,
10:13de la manière
10:14dont vous le présentez,
10:16eh bien,
10:16vous pouvez créer
10:17soit, en fait,
10:18des catastrophes
10:19ou alors l'effet inverse
10:20ou alors une levée de boucliers
10:22ou alors, eh bien,
10:22des révolutions
10:23dans les rues de France.
10:24Donc, c'est pour ça que
10:26c'est très important
10:27ce que je vous dis.
10:28L'information aujourd'hui
10:29a un pouvoir capital.
10:30Je dirais même
10:31que c'est le premier pouvoir
10:32dans notre pays.
10:33Et il est important
10:35aujourd'hui
10:35de mettre ça
10:36au cœur même
10:37du débat politique
10:39pour pouvoir, eh bien,
10:40apporter une solution
10:41parce que nous n'avons pas
10:42de solution
10:42à l'heure où on se parle
10:43aujourd'hui sur ce plateau.
10:45Vous savez ce qui est en train
10:45de se passer
10:46avec ce genre de choses ?
10:47C'est qu'il y a un certain
10:48nombre de gens
10:49qui disent aujourd'hui,
10:50bah, privatisons,
10:52privatisons le service
10:53public de l'information
10:54puisque le service
10:55public de l'information
10:56n'est plus aujourd'hui
10:57objectif.
10:59Moi, je le constate
11:00tous les jours,
11:00j'écoute France Info
11:02tout le temps,
11:02enfin, tout le temps,
11:03chaque fois que je peux,
11:04etc.
11:05J'écoute France Info
11:06sur le radio, évidemment.
11:07Merci.
11:08Merci, Gilles,
11:09de cette correction nécessaire.
11:11Je constate que même
11:12France Info,
11:12il y a une dérive totale.
11:14Il y a une dérive totale.
11:15Un petit moment.
11:16Oui, ça fait un petit moment,
11:17mais là, ça s'accroît.
11:18Et donc, ça,
11:19c'est pas possible.
11:20Il y a un moment
11:20où il va falloir
11:21rééquilibrer tout ça.
11:22Et, objectivement,
11:24moi, je veux bien...
11:24Mais ils le disent,
11:25le RN est au port du pouvoir
11:27et ils sont en mode combat.
11:29Oui, mais ils font l'inverse.
11:31En faisant ce genre de choses,
11:32ils font exactement l'inverse
11:33parce qu'ils donnent
11:33des arguments
11:34à ceux qui veulent
11:35la privatisation
11:36du service public.
11:37Ça nourrit la polarisation.
11:38Exactement.
11:39Et puis, les Français
11:40ne sont pas d'une part.
11:40Ça nourrit un certain nombre
11:41de gens qui disent
11:42qu'il faut privatiser
11:42le service public
11:43de l'information.
11:44Bon.
11:45Bien.
11:45On poursuit nos débats
11:46dans quelques instants.
11:47On va parler de ce qui
11:48intéresse vraiment
11:49les Français
11:50parce que ça,
11:51c'est leur quotidien,
11:53le carburant
11:54qui ne baisse pas
11:55et la colère,
11:55elle,
11:56qui monte et qui monte.
11:58A tout de suite
11:59sur Sud Radio.
12:00Sud Radio.
12:02Parlons vrai.
12:04A vous de le dire
12:05avec aujourd'hui,
12:06Jérôme Dubu,
12:07Brice Socol
12:07et Rachida Kahout.
12:09Les débats
12:10qui vous font réagir.
12:11N'hésitez pas.
12:120.826.
12:13300.
12:14300.
12:14Manu au standard.
12:16Alors,
12:17à plus de 240 euros
12:19le litre d'essence,
12:20faut-il baisser les taxes
12:22pour tout le monde
12:22ou réserver les aides
12:23à ceux qui sont obligés
12:25de rouler ?
12:26A priori,
12:27la baisse des taxes,
12:28ce n'est pas pour demain.
12:29Roland Lescure a à nouveau
12:31écarté cette possibilité.
12:33Sébastien Lecornu,
12:34en tout cas,
12:35organise deux réunions
12:36aujourd'hui à Matignon.
12:37Une première sur l'approvisionnement
12:39en pétrole et en gaz.
12:40Une seconde cet après-midi
12:41sur les aides possibles aux Français.
12:43Alors,
12:43on ne sait pas trop
12:43ce qui va sortir du chapeau.
12:46On aimerait bien le savoir.
12:47Maude Bréjean,
12:47la porte-parole,
12:48dit que d'autres aides
12:49sont prévues.
12:50Bon,
12:50les gros rouleurs,
12:51on sait a priori
12:52que ça va être maintenu.
12:53Mais c'est vrai
12:54qu'on tourne en rond.
12:55Ça fait des jours
12:55qu'on en parle.
12:57Brice Socol
12:57je serais curieuse.
12:58Les Français,
12:59ils aimeraient une baisse
13:00des taxes dans leur ensemble,
13:01non ?
13:02Les Français sont majoritairement
13:03évidemment pour une baisse
13:04des taxes.
13:05Quand vous regardez
13:05l'ensemble des pays européens,
13:07je dis bien l'ensemble
13:07des pays européens,
13:08ils ont pu jouer
13:09parce qu'ils ont encore
13:10eux des marges de manœuvre.
13:11Ils ont pu jouer
13:12soit sur la TVA,
13:14soit sur l'Assise,
13:15la TICPE.
13:17Et ils bloquent
13:18à peu près
13:19à 1,70,
13:201,80.
13:22Nous, malheureusement,
13:24on est dans un effet ciseau.
13:26C'est-à-dire que
13:26depuis la dissolution
13:28de 2024,
13:29on a une instabilité
13:31financière,
13:32budgétaire
13:32et politique.
13:34Deuxièmement,
13:35on a un contexte
13:36international
13:36et géopolitique
13:37aujourd'hui,
13:38que ce soit en Ukraine
13:39ou au Moyen-Orient,
13:41qui nous fragilise.
13:43Et donc,
13:43parallèlement à ça,
13:45on a un budget.
13:45Ça fragilise tout le monde.
13:46On rentre dans une discussion
13:48fragilise tout le monde
13:48et on rentre
13:49dans une discussion budgétaire
13:51où il va falloir trouver
13:52plus de 50 milliards d'euros
13:53d'économie.
13:54On ne sait pas
13:55si on va y arriver.
13:56Donc, voilà,
13:57il y a une conjonction
13:58des difficultés
13:59que nous,
14:00Français,
14:01nous payons.
14:02Alors,
14:03y a-t-il encore
14:03une marge de manœuvre ?
14:04Moi, je ne crois pas,
14:05franchement,
14:07je ne crois pas
14:08à des solutions
14:09qui soient uniquement sectorielles.
14:12Parce qu'on va avoir
14:13les agriculteurs,
14:14on va avoir les pêcheurs,
14:15on va avoir les grands rouleurs.
14:16C'est nécessaire.
14:18Ce n'est pas nul.
14:19Ce n'est pas neutre.
14:20Mais pour moi,
14:21ça ne suffira pas.
14:22Et cette colère sociale
14:23qui monte dans le pays,
14:25soit elle explose
14:27avant les présidentielles,
14:28soit les Français
14:29vont s'exprimer
14:30au moment des présidentielles.
14:32On est avec Dominique
14:33qui nous appelle
14:33de Cavaillon.
14:34Bonjour Dominique.
14:35Oui, bonjour.
14:37Bonjour à toute l'équipe.
14:38Bonjour aux auditeurs.
14:39Bon, bah écoutez,
14:40moi, mon point de vue
14:41concernant l'essence,
14:42il est très simple.
14:43Je trouve scandaleux
14:44qu'un produit
14:45de première nécessité
14:46pour tous
14:47soit hyper taxé
14:49comme si on achetait
14:50du caviar
14:52ou des diamants
14:53sur cadapé,
14:54quoi, en fait.
14:54Donc, ça devrait
14:55tout simplement
14:56être tacté
14:57au maximum
14:58à la TVA standard
14:59et voire même
15:00à la TVA
15:00à taux réduit
15:01à 5,5%.
15:02temps.
15:03Alors, les pistes
15:04pour trouver
15:04des économies,
15:05il y en a beaucoup,
15:06beaucoup.
15:07Je citerai,
15:08bon, bah,
15:08par hasard
15:09le livre de Sarah Knafow
15:10qui liste
15:11beaucoup de pistes
15:12et là,
15:13ce sont des milliards
15:14et des milliards
15:15qu'on pourrait trouver
15:15en compensation.
15:16Donc, je pense
15:17qu'on a un gouvernement
15:18qui n'en a rien à foutre
15:19de toute façon
15:20des Français.
15:20Il n'y a qu'à voir
15:21la plupart du temps
15:22quand on interroge
15:23les ministres
15:23et la porte-parole,
15:24la façon dont elle parle
15:26avec son phrasé
15:28complètement détaché,
15:29on voit qu'elle
15:29n'en a rien à foutre.
15:30C'est vrai qu'elle a un phrasé
15:32qui peut être perçu
15:33comme particulier.
15:35Je me fais de l'avocat
15:36du diable volontairement,
15:37Dominique,
15:37mais l'État vous dira,
15:38bah, nous,
15:39bon, on doit trouver,
15:41Brice l'a rappelé,
15:4154 milliards d'euros.
15:43Alors, on sait que,
15:43je crois que c'est
15:44270 millions d'euros
15:46précisément en 2026
15:47que s'est empoché l'État
15:49avec cette TVA.
15:51Est-ce qu'aujourd'hui,
15:52je vous pose la question
15:53mais que vous y avez
15:54déjà répondu,
15:55est-ce qu'on a les moyens
15:56de perdre autant d'argent ?
15:58Et puis, bon,
15:59ça bénéficierait
16:00à tous les Français,
16:01vous voyez ce que je veux dire,
16:02même les plus riches,
16:03de baisser les taxes.
16:04Mais bien sûr,
16:05on ne va pas commencer
16:05à faire des taxes
16:07pour les uns,
16:08pour les autres.
16:08Je crois déjà
16:09que le gouvernement actuel
16:10met déjà tout en œuvre
16:11pour monter les gens
16:12les uns contre les autres.
16:14On montre les jeunes
16:15contre les vieux,
16:16les catholiques
16:16contre les musulmans.
16:18Diviser pour mieux régner,
16:19telle est la devise,
16:20en fin de compte.
16:21Les vieux principes,
16:22ils existent toujours
16:23et ils sont toujours
16:24d'actualité.
16:25Mais un conseil à Macron
16:26qui change quand même
16:27sa porte-parole
16:28parce que ça lui porte
16:29ce préjudice...
16:29Ah, vous ne l'aimez pas,
16:30celle-ci,
16:31votre réjouan.
16:32Bon, écoutez,
16:32pas de procès d'attention
16:34personnelle,
16:34mais enfin,
16:35vous avez donné
16:36votre opinion,
16:37Dominique Jérôme.
16:38C'est vrai qu'il est en colère,
16:39mais comme beaucoup de Français.
16:40Enfin, attendez.
16:41Il y a deux sujets
16:42parce qu'il y a un premier sujet
16:43qui est l'efficacité
16:45de ce qui a été mis en place.
16:46Je rappelle que ce débat,
16:47on l'a déjà eu au mois de mars,
16:48au moment où les bombardements
16:50étaient intensifs sur l'Iran.
16:52Les bombardements américains
16:53et israéliens
16:53étaient intensifs sur l'Iran.
16:54Là, on a vu une progression
16:56des prix des carburants énorme.
16:59Donc, on a déjà eu ce sujet
17:01et ça n'a pas été traité.
17:02On l'a traité...
17:02Le gouvernement l'a traité comment ?
17:04Il l'a traité par des aides sectorielles.
17:06Or, j'ai discuté ce week-end
17:08avec des transporteurs routiers,
17:09des chefs d'entreprise
17:11qui ont des petites sociétés
17:12de transport routier,
17:1320, 30 salariés.
17:14Ils ont déposé des dossiers
17:16de demande de remboursement
17:18au mois d'avril.
17:20Toujours rien.
17:20Tenez-vous bien,
17:22nous sommes au mois fin septembre.
17:24Ils ont eu une demande,
17:25tous,
17:26ils ont eu une demande
17:27d'informations complémentaires
17:28entre le 1er et le 15 août,
17:29au moment où tout était fermé.
17:31Donc, ils n'ont pas pu les donner.
17:32Ils les ont donné
17:33quand ils sont rentrés,
17:34bien évidemment.
17:35Alors, ceux qui étaient branchés
17:36ont pu les donner,
17:36mais beaucoup n'ont pas pu les donner.
17:38Ça a été donné fin août.
17:40Ils ne sont toujours pas remboursés.
17:43Pour l'un d'entre eux...
17:44Pourtant, ça devait être rapide, non ?
17:45Ça devait être immédiat.
17:46Pour l'un d'entre eux,
17:47c'est 10 000 euros par mois.
17:49Sa trésorerie,
17:50c'est 70 000 euros
17:51qu'il a sorti depuis sept mois.
17:54C'est absolument hallucinant.
17:55Donc, l'État est mauvais payeur.
17:57Dans ses propositions
17:59et dans ses mises en place
18:00de propositions face à ça,
18:04face à cette augmentation des carburants,
18:06l'État est mauvais payeur.
18:07Donc, les gens sont en colère,
18:08à juste titre.
18:09Et puis, deuxièmement,
18:10moi, je veux bien qu'on nous dise
18:11qu'on n'a pas les moyens, etc.
18:12Mais enfin, que fait Total ?
18:15Que fait Total ?
18:16Ils plafonnent ?
18:17Pourquoi on n'impose pas
18:18un certain nombre d'autres producteurs
18:21et raffineurs de carburants ?
18:22J'entendais un responsable
18:24qui disait que ça serait la pénurie.
18:25Mais pas du tout,
18:26ce n'est pas la pénurie.
18:29Je termine mon raisonnement.
18:31Je termine mon raisonnement.
18:3230 secondes.
18:33Je vois affiché sur les stations SO.
18:36Vous savez qu'SO a racheté
18:37toutes les...
18:38Ils étaient déjà bien implantés en France.
18:40Ils ont racheté
18:40toutes les stations-service BP.
18:42Vous n'avez plus de stations-service BP.
18:44C'est ESSO partout.
18:45ESSO est à 2,30, 2,40, 2,50.
18:47Total est à 1,99.
18:49Pourquoi est-ce que l'État,
18:51sans dépenser un centime,
18:52n'impose pas à ses producteurs
18:54et à ses distributeurs
18:55le plafonnement général ?
18:57Mais parce qu'ils ne vont plus acheter
18:59qu'il y aura des pénuries.
19:00Mais bien sûr que si,
19:01ils vont continuer à acheter.
19:02Enfin, voyons...
19:03Total continue à acheter.
19:05En France, le plafonnement des prix
19:08a déjà été mis en œuvre.
19:09C'était par Pierre Berré-Gouvoir en 1990.
19:11par décret
19:12pendant 5 semaines.
19:14Absolument.
19:145 semaines, de manière temporaire.
19:16Parce que si on arrive
19:17à un prix de l'essence
19:18qui va au-delà de 3 euros,
19:20ça ne fonctionnera pas.
19:21On va y arriver.
19:22Et je tiens à rappeler
19:23que l'hiver arrive.
19:25On ne parle pas du fioul.
19:26Le fioul, l'année dernière,
19:27il était à 1 euro le litre.
19:29Il est à 1,80 euro.
19:30Il sera peut-être à 2,50 euros
19:32dans deux mois.
19:33Sans compter le gaz.
19:34Sans compter le gaz.
19:35Il va bien falloir,
19:36à un moment,
19:36prendre des mesures radicales.
19:39On parle beaucoup de...
19:40On dit ce qui coûte cher aujourd'hui,
19:41c'est la raffinerie.
19:42En France, il nous reste...
19:43On a perdu les trois quarts
19:45de nos raffineries.
19:46Là, on pourrait en parler
19:46de réindustrialisation, etc.
19:48Il reste trois raffineries en France.
19:50Et aujourd'hui,
19:51les bénéfices,
19:52ils sont faits
19:53essentiellement par les raffineurs.
19:55Donc, il y a peut-être
19:55une réflexion à avoir
19:57sur le contrôle
19:58et la taxation
19:59de ces bénéfices-là.
20:01Il y a le budget
20:01qui va revenir.
20:02Vous allez voir
20:03qu'une partie de l'hémicycle
20:04va reparler de la taxe
20:08sur les produits financiers
20:09et sur les plus riches
20:10et sur les grandes sociétés.
20:12Donc, ce débat-là,
20:13il ne faut pas l'occulter.
20:14C'est un débat
20:15afin que les Français comprennent.
20:16Et je pense
20:17qu'il y a une nécessité
20:19à agir
20:20au-delà du sectoriel.
20:24Dans quelques instants,
20:25on parle d'Emmanuel Macron
20:26puisque lui,
20:27il voudrait bien
20:27reprendre la main, justement.
20:29Il n'oculte pas le débat
20:30mais enfin,
20:30il prend de la hauteur.
20:31Il nous parle
20:32des conflits internationaux.
20:33Il va être au 20h
20:35cette semaine.
20:35Ce soir,
20:36il rencontre Donald Trump.
20:37Ce qui n'est pas totalement idiot
20:38quand même.
20:38Je sais que tout le monde
20:39critique Emmanuel Macron
20:40et certainement
20:41à juste titre
20:42vu le bilan.
20:43Mais d'aller un petit peu
20:45mettre la pression
20:45si tant est
20:46qu'on puisse le faire
20:48sur Donald Trump,
20:49ce n'est peut-être
20:49pas une mauvaise idée.
20:50En tout cas,
20:50on en parle dans quelques instants
20:51sur Sud Radio.
20:53Sud Radio.
20:55Avec Jérôme Dubu,
20:56Brice Socol et Rachida.
20:58Qu'à août,
20:58on parlait il y a quelques instants
21:00des carburants chers
21:01et comment le gouvernement
21:02trouve la parade.
21:03Bon, pour l'instant,
21:04il n'y a pas de parade du tout.
21:05Il n'y a pas de solution
21:06à parler.
21:06C'est catastrophique.
21:07Ciblé.
21:08Oui, Arjila me dit
21:09que c'est catastrophique.
21:10Alors, il y en a un
21:10qui essaye de prendre la main,
21:12reprendre la main.
21:13Emmanuel Macron,
21:14il nous parle
21:15des crises internationales.
21:17C'est la faute
21:17du Moyen-Orient,
21:18de l'Ukraine.
21:19Bref,
21:20il va voir Donald Trump
21:21ce soir à New York.
21:23de lui mettre
21:23un petit coup de pression.
21:25Je doute que ça fonctionne.
21:26Il répondra jeudi
21:27aux 20h de TF1
21:29et France 2.
21:30Alors, bon,
21:31c'est quoi ?
21:32Il reprend la parole,
21:33Brice Socol,
21:33là, je me tourne
21:34vers le politologue.
21:35Est-ce qu'il reprend
21:36vraiment la main
21:36face à ces crises
21:37ou il reprend surtout
21:38la parole à quelques mois
21:39de la présidentielle ?
21:40On l'a vu vendredi.
21:41Vous l'avez vu mettre en garde
21:43contre les menaces russes.
21:45Beaucun l'ont accusé
21:46de surjouer, justement,
21:48et d'instrumentaliser ça
21:50pour la prochaine élection.
21:51Je vais vous dire deux choses.
21:52Moi, je pense qu'il est
21:52dans son rôle
21:53des chefs d'État.
21:53C'est-à-dire que
21:54lorsqu'ils convoquent
21:54les partis
21:56et qu'ils abordent
21:57ensemble un sujet
21:58non pas énergétique
22:00tout de suite
22:01mais d'abord
22:01un sujet sécuritaire
22:03et moi, j'ai vu
22:03un certain nombre
22:04de chefs de partis
22:05depuis cette réunion
22:07qui m'ont dit
22:08les choses,
22:08franchement,
22:09sont sérieuses.
22:10C'est-à-dire que
22:10la menace hybride
22:13que mène la Russie
22:14à l'égard de l'Europe
22:15elle est sérieuse
22:16et d'ailleurs,
22:16ils m'ont dit
22:17Emmanuel Macron
22:18a très peu pris la parole.
22:20Ce sont les services
22:21de renseignement
22:21qui se sont exprimés,
22:23qui ont pris la parole
22:23et qui ont illustré
22:24de manière factuelle
22:26cette menace hybride.
22:27Ça, c'est une réalité.
22:29Deuxièmement,
22:30les Français
22:31font bien
22:31les distinctions
22:32entre
22:33le contexte international
22:36et
22:37la crise
22:38budgétaire
22:39dans laquelle nous sommes.
22:40C'est-à-dire que
22:40pour les Français,
22:41la crise du carburant,
22:42si on ne peut pas agir,
22:44on le voit nous
22:44dans nos sondages
22:45avec l'IFOP
22:46et avec Frédéric Dhabi,
22:47c'est parce que
22:48nous sommes
22:48surendettés,
22:49c'est parce qu'en 2024
22:50il y a eu
22:50la dissolution
22:51de 2024
22:52et il y a eu
22:54cet endettement
22:55sur une année
22:56qui a explosé.
22:57Et les Français
22:58font bien le lien
22:59entre les deux.
23:00Et ils disent aussi
23:01pour l'instant
23:04l'international
23:05pour être une crise
23:06géopolitique.
23:07Certes,
23:07il y a des conséquences
23:08sur le prix
23:09du pétrole
23:09mais pour eux,
23:11les premiers fautifs
23:13c'est 2024,
23:15c'est la dissolution
23:16et l'endettement.
23:18Donc voilà ce que
23:18je voulais vous dire.
23:20Mais en fait,
23:21ils se sont répartis
23:22les rôles.
23:22Je pense qu'Emmanuel Macron,
23:23lui,
23:24est là pour parler
23:25des questions internationales,
23:27des enjeux internationaux,
23:28de la géopolitique
23:29et celui qui est au charbon
23:31aujourd'hui,
23:32c'est le Premier ministre
23:32qui doit absolument
23:34boucler ce budget
23:35avec ses plus de 50 milliards
23:38d'euros d'économie.
23:39Mais en réalité,
23:40l'endettement
23:41ne date pas de 2024.
23:42Il a été continu
23:43depuis
23:45j'ai regardé
23:46un peu les chiffres.
23:47Le dernier budget
23:48de la France
23:48en équilibre,
23:49c'est 1974.
23:511974
23:51avec Jean-Pierre Fourcade.
23:53Giscard était président,
23:54Chirac était Premier ministre
23:56et Fourcade
23:56était ministre des Finances.
23:58Depuis,
23:58il n'y a pas eu
23:59un budget
24:00en équilibre.
24:02Bon,
24:02donc c'est une dérive
24:04depuis plus de 50 ans,
24:05depuis 55 ans.
24:06Alors ça a empiré
24:07depuis 10 ans,
24:08depuis la dissolution,
24:09depuis 10 ans.
24:11parce que ces 1 000 milliards
24:13répartis quasiment
24:14de manière continue,
24:15même quand il y avait
24:15une majorité.
24:16Je rappelle que
24:17quoi qu'il en coûte
24:18a coûté quand même
24:19300 milliards d'euros.
24:21Sur les 1 000 milliards
24:23de plus d'endettement,
24:24il y a 300 milliards
24:24qui sont dus au Covid.
24:26Ah oui, bien sûr.
24:27Ce n'était pas
24:27à la dissolution.
24:28Ce n'était pas
24:28pendant la dissolution.
24:29C'était bien avant.
24:31Donc en réalité,
24:32cette dérive,
24:32elle est continue
24:33depuis 10 ans.
24:34Et malheureusement,
24:35dans les candidats
24:39qui s'annoncent
24:40pour l'année prochaine,
24:41je ne vois pas
24:42quelqu'un
24:42qui nous dise
24:43« blood, sweet and tears ».
24:45Je n'en vois pas.
24:46Serge nous appelle
24:47de ce rang.
24:48Bonjour Serge.
24:49Oui, bonjour.
24:50Qu'est-ce que vous pensez
24:51d'Emmanuel Macron
24:54qui reprend la main
24:56sur ce sujet ?
24:57Est-ce que
24:58vous trouvez
24:58que ça ne sert à rien
24:59ou vous trouvez
24:59qu'il est dans son rôle
25:00le président ?
25:02Il est dans son rôle
25:03de président ?
25:03Je ne suis pas macroniste,
25:04je n'ai pas voté
25:05pour Macron.
25:06Je suis atterré,
25:08je subis
25:08des conséquences
25:09de tous les choix politiques
25:10qu'on a fait
25:11depuis 10 ans presque.
25:13Donc je ne suis pas macroniste
25:14mais pour une fois,
25:15il est dans son rôle
25:15de président.
25:16Je suis de près
25:18l'affaire Ukraine-Russie
25:20et je me rends compte
25:21que c'est vraiment
25:23une politique des Russes,
25:25une politique expansionniste.
25:30Donc on est vraiment
25:31en danger,
25:32il faut que le président,
25:34donc à raison,
25:34de sonner
25:36d'aller.
25:37Vous avez entendu,
25:38Serge,
25:38il y a certains partis
25:40et certains journalistes
25:42d'ailleurs,
25:42j'ai une analyse
25:43du journaliste
25:43du Figaro,
25:44Georges-Marie Lebrunot
25:45qui disait
25:46qu'il surjoue
25:47justement
25:48pour instrumentaliser
25:49les choses
25:50à la veille
25:51des élections,
25:52de la prochaine élection
25:54présidentielle.
25:55Vous,
25:55vous n'êtes pas d'accord ?
25:56Vous dites,
25:56d'ailleurs,
25:57Marine Tondelier
25:58a été pas mal reprise,
26:00on n'est pas forcément
26:01toujours d'accord,
26:01certains,
26:02avec Marine Tondelier,
26:03mais elle a expliqué
26:03ce que vous dites
26:04et ce que Brice nous disait,
26:06les services secrets
26:07se sont exprimés
26:08lors de cette réunion
26:09et les choses sont sérieuses
26:11et il faut qu'il y ait
26:11une forme d'union sacrée
26:13contre les menaces extérieures.
26:15Vous êtes d'accord
26:15avec ça ?
26:17Oui, tout à fait.
26:18Enfin, bon,
26:18peut-être que la position
26:19de Macron,
26:19c'est une position
26:21pour se placer
26:23en cas de guerre
26:24avec la Russie.
26:25Je ne sais même pas
26:25si les élections
26:26ont de nouveau
26:27préviment réduit.
26:28Donc,
26:29c'est peut-être
26:29une manière
26:30d'essayer de perdurer,
26:31mais bon,
26:32quand même,
26:33je pense qu'il est
26:33un petit peu démocrate
26:34sur le bord.
26:36Pas trop,
26:36mais quand même.
26:39Merci Serge,
26:39en tout cas,
26:40d'être intervenu.
26:41Alors,
26:42c'est vrai que,
26:42bon,
26:42Emmanuel Macron
26:45pousse finalement
26:45les partis
26:46à se positionner.
26:47C'était assez habile
26:49de ce point de vue-là
26:49parce que tout le monde
26:50est obligé de sortir
26:51un petit peu du bois,
26:52notamment sur les questions
26:53de la menace russe.
26:55Et c'est vrai
26:56qu'il y a des divergences
26:57entre les différents partis
26:58qui sont clairs,
26:59Rachida.
27:00Ce que je retiens,
27:01c'est que c'est très inquiétant
27:03parce que les partis politiques
27:04aujourd'hui
27:05qui sont en course
27:06avec leurs candidats
27:08qui sont,
27:09à mon sens,
27:11on a vraiment
27:11des candidats médiocres
27:13aujourd'hui
27:14qui,
27:15la question qu'il faut se poser
27:17est-ce qu'ils sont capables
27:18d'apporter des solutions
27:20à cette crise
27:20qui dure maintenant,
27:21depuis maintenant
27:22un peu plus d'un an
27:23et où,
27:24aujourd'hui,
27:25on va même dépasser
27:27la crise,
27:28on va même parler de guerre.
27:30Guerre parce que,
27:31aujourd'hui,
27:32vous ne pouvez plus mettre
27:33votre carburant,
27:34en fait,
27:34sans être inquiété
27:35sur le fait
27:36de,
27:37eh bien,
27:38vous regardez un petit peu
27:39aujourd'hui
27:39les outils
27:40qui ont bloqué
27:41l'autre partie.
27:42C'est-à-dire que,
27:43non,
27:43il n'y a pas de menace.
27:44Non,
27:45mais là,
27:45c'est la guerre.
27:46Aujourd'hui,
27:46je vous parlais tout à l'heure
27:48de,
27:50on va dépasser
27:51les 3 euros.
27:52Mais,
27:53sur certaines pompes,
27:54on dépasse déjà
27:55les 3 euros.
27:56Ce qui intéresse
27:57les Françaises
27:57et les Français,
27:58c'est de savoir,
27:58en fait,
27:59quelles solutions
27:59on apporte,
28:00pas que des pansements.
28:01Alors,
28:01oui,
28:01on fait marcher
28:02un petit peu
28:03la planche à billets
28:04pour pouvoir
28:05pallier
28:06aux difficultés
28:07des métiers
28:07qui en ont réellement
28:09besoin
28:09parce que ça
28:10approvisionne
28:12le service économique.
28:13Oui,
28:14vous l'avez dit
28:14tout à l'heure,
28:14moi aussi,
28:15j'ai eu plusieurs échos
28:16sur la mise en place
28:16de ce dispositif
28:18qui est grippé
28:20pour le moment.
28:21Mais,
28:21ce qui se passe,
28:22en fait,
28:22je vous rajoute
28:23encore autre chose,
28:24c'est que...
28:24Vous n'avez pas répondu
28:24sur Emmanuel Macron,
28:25vous êtes revenu
28:26au fervurant tous.
28:27J'y arrive,
28:27j'y arrive
28:28parce que...
28:28J'y arrive
28:30parce que
28:30cette crise
28:31est géopolitique.
28:33Et quand on parle
28:33de géopolitique,
28:34ben voilà,
28:35quand on parle
28:35de géopolitique,
28:36en fait,
28:37eh bien,
28:37qui est plus à même
28:38d'apporter,
28:38en fait,
28:39on va dire,
28:39pas des solutions,
28:40mais commencer
28:42à amorcer la pompe
28:43pour trouver
28:43des solutions
28:44que le président
28:45de la République
28:45lui-même.
28:46Donc,
28:47il est dans son rôle.
28:47Il est dans son rôle,
28:48mais en plus,
28:49c'est une responsabilité
28:50qu'il a.
28:51C'est une très grande
28:52responsabilité.
28:53Et géopolitique,
28:54ça veut dire quoi ?
28:55Ça veut dire que
28:56il faut mener
28:56des négociations
28:57pour que la guerre
28:59s'arrête.
29:00Que ça soit en Ukraine
29:01ou que ça soit en Iran.
29:03Et il faut trouver
29:04des solutions
29:05parce qu'on est
29:06dans un monde
29:07interconnecté.
29:08C'est-à-dire que
29:08ce qui se passe là-bas,
29:09c'est un peu l'effet papillon,
29:10eh bien,
29:11ça a des répercussions
29:11dans nos pays.
29:13Et je rajouterais
29:14que la grande difficulté,
29:16je pense,
29:16pour les futurs candidats,
29:19c'est surtout
29:19de se mettre au travail
29:20et de trouver
29:21de nouvelles sources
29:22d'approvisionnement
29:23pour éviter
29:24que nous ne soyons
29:25dépendants,
29:25justement,
29:26de l'extérieur.
29:28Jérôme Dubu.
29:28Pour en revenir à Macron,
29:31moi,
29:32je l'ai soutenu en 2017,
29:33je l'ai soutenu en 2022.
29:34J'avoue que son deuxième
29:35quinquennat est catastrophique.
29:37Mais le deuxième quinquennat
29:39ou septennat
29:39des présidents
29:40qui en ont fait
29:41a toujours été catastrophique.
29:42Mitterrand,
29:43Chirac,
29:44c'était vraiment...
29:44on doit s'y habituer ?
29:45Non, non,
29:45on ne doit pas s'y habituer.
29:46On doit peut-être,
29:47à ce moment-là,
29:47l'éviter.
29:48C'est-à-dire,
29:49ça pose un problème
29:50du quinquennat.
29:51C'est-à-dire,
29:52qu'est-ce qu'on n'a pas intérêt
29:52à revenir à un septennat unique ?
29:55Point d'interrogation.
29:56Peut-être que c'est une question
29:57qui va jaillir
29:57pendant la campagne
29:58des présidentielles.
29:59Mais pour en revenir à Macron,
30:01il est comme Saint-Jean-Baptiste.
30:02Il prêche dans le désert.
30:04Moi,
30:04personne ne m'a parlé
30:05de ce week-end
30:06des déclarations de Macron.
30:07On m'a parlé de l'essence,
30:09on m'a parlé...
30:09Bien sûr.
30:09Non, non, mais parce que
30:10c'est normal.
30:11Les Français souffrent...
30:12De l'inflation qui est en train
30:13de revenir,
30:13puisqu'on est à 2,
30:142,5 %,
30:15on sera peut-être à 3 %
30:16à la fin de l'année.
30:17Donc, l'inflation
30:18est en train de revenir
30:19puisqu'il y a un certain nombre
30:20de coûts,
30:20notamment les matières premières,
30:22effectivement,
30:22qui se répercutent
30:24sur d'autres...
30:24Par exemple,
30:25les matériaux de bâtiments,
30:26etc.
30:27Tout ça, effectivement,
30:29les phosphates
30:29qui sont bloqués,
30:31les agriculteurs
30:32sont très inquiets là-dessus,
30:33les engrais, etc.
30:34Tout ça fait en sorte
30:35qu'il y a une inflation
30:36qui est en train de revenir
30:37et les gens se fichent
30:39totalement de la parole
30:40du Président.
30:40Sachant que ça va se répercuter
30:42sur le pouvoir d'achat aussi,
30:43parce que qui dit
30:44inflation sur les camions
30:46qui approvisionnent
30:47un truc basique
30:48de tous les jours,
30:49les supermarchés
30:50là où vous faites vos courses,
30:51il faut savoir
30:52qu'il va y avoir
30:53en fait une augmentation.
30:54C'est déjà encore...
30:55C'est déjà le cas
30:56sur pas mal de produits.
30:58Pour le moment, non.
30:58Parce qu'il me disait
30:59que les transporteurs routiers,
31:01enfin ceux qui transportent en tout cas,
31:03me disaient
31:03que précisément
31:04ce sont leurs trésoreries
31:05qui souffrent
31:06parce qu'ils ne peuvent pas
31:08répercuter
31:08ce prix d'augmentation
31:10du carburant
31:11sur leurs clients
31:12puisqu'il y a une concurrence
31:13effrénée en ce moment.
31:14Non, c'est déjà le cas.
31:15Et pour le moment,
31:16non, pas les transporteurs.
31:17C'est pas mal de transporteurs.
31:19Alors c'est vrai que
31:20oui, la parole du Président,
31:22les Français ont l'air
31:22de s'en fiche
31:23comme nous disent Rachida et Jérôme.
31:24Il n'empêche,
31:25c'est quand même
31:26plutôt intéressant
31:27de s'occuper
31:29du mal à la racine
31:30si j'ose dire,
31:31si on mêlite
31:32de la dissolution.
31:32Le problème,
31:33c'est surtout
31:34que la parole de Macron
31:35est démonétisée.
31:37Trump, je pense
31:38qu'il n'en a rien à fiche
31:38de ce que va lui raconter
31:39Macron ce soir.
31:40C'est surtout ça.
31:41Elle est démonétisée
31:44en tout cas
31:44à l'échelle nationale.
31:45Depuis 2022
31:46et depuis 2024,
31:47c'est certain,
31:49le cordon ombilical
31:49entre Emmanuel Macron
31:50et les Français
31:51est coupé.
31:52Et entre Trump,
31:54entre Poutine et Macron,
31:55je pense qu'il y a surtout
31:56une cabale
31:56contre la France.
31:57Donc quand vous regardez ça,
31:59je vous explique,
31:59vous voyez bien
32:00qu'on essaye
32:02de nous affaiblir
32:03en attaquant
32:04justement
32:05nos points névralgiques.
32:07Il faut le dire.
32:07Ça, c'est un autre sujet
32:08qu'il faut explorer.
32:10Ce n'est pas la théorie
32:10du complot ou quoi qu'est-ce ?
32:11Mais c'est une réalité.
32:13C'est-à-dire que la France
32:13aujourd'hui
32:14a une position
32:16qui est quand même
32:17centrale
32:18au niveau européen.
32:18l'Europe essaie
32:20de consolider
32:21ses bases
32:22et devenir justement
32:23une puissance
32:24à l'échelle internationale.
32:26Vous avez aujourd'hui
32:27cette question
32:28concernant l'énergie
32:29qui impacte
32:30notre quotidien,
32:31qui impacte
32:31notre économie
32:32et qui pose la question
32:33de la légitimité
32:34d'un président de la République
32:35qui est là en fait
32:36pour mener ses missions.
32:38Donc moi,
32:39je pense que c'est une vraie question.
32:40Le mot de la fin
32:41rapidement sur ce sujet.
32:42Dans la perspective
32:43des présidentielles,
32:44aujourd'hui,
32:44les Français
32:44considèrent que
32:45la crise budgétaire
32:46et la crise énergétique
32:48est leur priorité.
32:50Et le thème numéro 1
32:51de cette campagne
32:51des présidentielles
32:52pour l'instant,
32:53c'est le pouvoir d'achat.
32:54Et ils ne font pas encore
32:55le lien
32:55avec le contexte
32:56de la géopolitique internationale.
32:58Très bien.
32:59Ils l'imputent certainement
33:00à la dissolution davantage.
33:01Absolument.
33:02Bon,
33:02dans quelques instants,
33:03on parlera de ces émeutes urbaines
33:04ce week-end
33:05à Saint-Pierre-des-Cores
33:06en Indre-et-Loire
33:08versus d'ailleurs
33:08la manifestation
33:09contre le permis de tuer.
33:11C'est vrai qu'il y avait
33:12un vague hasard
33:14du calendrier,
33:14mais on sent que
33:15la gauche quand même
33:17et notamment
33:19l'extrême gauche
33:20a bien instrumentalisé
33:21ces émeutes
33:23à Saint-Pierre-des-Cores
33:24à la suite
33:25d'un accident
33:26entre un policier
33:27qui pourchassait
33:29un rodeo urbain
33:30qui a donc mal tourné.
33:31On en parle
33:31dans quelques instants
33:32sur Sud Radio.
33:33Venez réagir
33:33si vous le souhaitez.
33:340 826 300 300.
33:37Sud Radio.
33:39Je vais le dire
33:39en ce lundi,
33:41Jérôme Dubu,
33:41Brice Socol,
33:42Rachida,
33:43Kaout,
33:43on en vient
33:44à ces événements
33:44qui se sont passés
33:45samedi soir
33:46à Saint-Pierre-des-Cores
33:47près de Tours.
33:48La police qui intervient
33:49pour mettre fin
33:50à un rodeo urbain
33:51impliquant plusieurs deux roues.
33:52Une voiture de police
33:53percute,
33:54une moto conduite
33:55par un jeune homme
33:55de 19 ans.
33:57Il est blessé à la jambe,
33:58il est hospitalisé,
34:00pronostic vital
34:00non engagé.
34:02Dans les heures suivantes,
34:03les policiers
34:03sont attaqués
34:04à un coup de projectiles
34:05et de mortiers,
34:06des véhicules incendiés
34:08avec des scènes
34:08qu'on a tous vues
34:09ce week-end
34:09de chaos.
34:11Il y a 9 policiers
34:11et gendarmes
34:12qui sont blessés,
34:135 personnes interpellées.
34:15Le policier
34:16qui conduisait
34:16la voiture
34:17lui a été placé
34:18en garde à vue.
34:19Alors,
34:19que fait la gauche
34:21de Jean-Luc Mélenchon ?
34:22Elle dénonce
34:22des méthodes
34:23d'intervention
34:23qui tuent.
34:25Une organisation
34:26de l'impunité policière
34:27nous dit carrément
34:29Mathilde Panot.
34:30Alors,
34:30la question finalement
34:31est la suivante.
34:32Est-ce que face
34:32au rodeo urbain,
34:33la police doit-elle
34:34poursuivre
34:35les conducteurs
34:36ou non ?
34:37même au risque
34:37de provoquer
34:39un accident,
34:40Jérôme ?
34:41Écoutez,
34:42moi,
34:42je regarde
34:43ce qui s'est passé
34:44et je n'ai pas
34:44les détails
34:45donc il va falloir
34:46attendre les détails.
34:47Il y a l'enquête
34:48de l'IGPN
34:48qui est lancée
34:49tout de suite,
34:49immédiatement.
34:50Je rappelle que l'IGPN
34:51c'est quand même
34:52la meilleure sécurisation
34:54de l'absence
34:55de dérapage
34:56de la police.
34:57On a l'outil,
34:58on peut le critiquer,
35:00dire que c'est pas suffisant,
35:02etc.
35:02On a l'outil
35:04de contrôle
35:05de la police
35:06le plus performant
35:07d'Europe.
35:08Le plus performant
35:09d'Europe.
35:09L'IGPN
35:10c'est quelque chose.
35:12Et aujourd'hui
35:12donc il y a cette enquête,
35:14on verra ce qu'il en est.
35:15Moi j'ai vu
35:16ce qui s'était passé
35:17mais à la télévision
35:18avec des images.
35:18Bon, effectivement,
35:21la voiture de police
35:22percute le gars
35:23qui faisait un rodéo.
35:25On a augmenté,
35:26on a fait je ne sais pas
35:27combien de mesures
35:28contre les rodéos,
35:29ça ne donne rien.
35:31On augmente les amendes
35:31mais les amendes
35:32ne sont jamais payées.
35:33C'est un refus
35:34d'autant bien ?
35:34Donc ça ne sert à rien.
35:35Vous pouvez mettre
35:35des amendes
35:36à 50 000 euros
35:37quand vous faites
35:37un rodéo,
35:38ça ne sert à rien
35:40puisque en réalité
35:41les amendes
35:41ne sont jamais payées.
35:42Donc ce sont les peines
35:44encourues
35:44qu'il faut augmenter.
35:45Moi je crois
35:46à l'exemplarité
35:46de la peine.
35:47Et là,
35:47de ce point de vue-là,
35:48on est complètement désarmé.
35:50Complètement désarmé.
35:51Oui, puis c'est quand même
35:52un...
35:52Bon, enfin on ne va pas
35:53faire l'enquête
35:54avant l'heure
35:54mais c'est quand même
35:55un séquil.
35:55Je connais bien ce quartier
35:56puisque j'ai participé
35:58à sa rénovation
35:59il y a une vingtaine d'années.
36:00Écoutez,
36:01c'est un échec.
36:02C'est un échec total.
36:04Un échec total
36:04de la rénovation urbaine
36:05comme il y en a
36:06un certain nombre.
36:07Il y a des réussites,
36:08je peux en citer,
36:08mais il y a aussi des échecs.
36:09Et celui-là,
36:10c'est un échec total.
36:11En quoi c'est un échec ?
36:12Parce que vous avez vu
36:13que des millions
36:14et des millions d'euros
36:15ont été investis
36:16pour la rénovation
36:16de ce quartier.
36:17Il est encore
36:18en quartier de reconquête
36:19de la République
36:20donc ce qu'on appelle
36:21un QRR.
36:22Donc ça veut dire
36:23qu'il n'est pas encore
36:24sorti
36:26des choses difficiles.
36:28et en réalité,
36:29on voit bien
36:30qu'on recule
36:31plutôt qu'on avance
36:32puisque vous avez vu
36:33ce qui s'est passé.
36:34Des tas d'habitants
36:35sont sortis,
36:36ils ont mis le feu aux voitures,
36:37ils ont attaqué la police.
36:38La police a dû fuir.
36:39Vous trouvez ça normal
36:40qu'à chaque refus
36:41d'obtempérer ?
36:41Oui, évidemment.
36:42Je ne sais pas
36:43si vous n'arrêtez pas.
36:44Pardon,
36:44mais vous risquez un accident.
36:46En effet,
36:46je ne sais pas,
36:47quand vous vous êtes arrêté
36:48par la police,
36:48vous vous arrêtez.
36:4911% de plus
36:50de refus d'obtempérer.
36:52Vous vous souvenez
36:52du jeune Matisse,
36:5319 ans,
36:54avec la maman
36:54qui parlait dans les médias
36:57qui a perdu son fils
36:58qui était étudiant,
36:59refus d'obtempérer.
37:00Ça suffit.
37:01Enfin, non ?
37:02Ça ne vous choque pas,
37:03Rachida, vous ?
37:03Moi,
37:04j'ai toujours dit
37:05que lorsque l'État est faible,
37:06les mafias sont fortes.
37:08Donc,
37:08je pense qu'on a été
37:10beaucoup trop laxistes.
37:11On ne respecte même plus
37:12la police,
37:13vous le voyez.
37:14D'où cette proposition
37:16de loi
37:16qui avait été déposée
37:17à l'Assemblée nationale
37:18en juillet dernier.
37:19Le 7 juillet,
37:21vous me m'offrez,
37:22pardonnez-moi de vous couper,
37:23vous m'offrez la transition,
37:2450 000 manifestants
37:25ce week-end
37:26contre cette loi Riposte
37:28qui dit,
37:29en gros,
37:29c'est un permis tué.
37:31On ne s'est pas rappel
37:32pour nos auditeurs
37:33la loi Riposte.
37:35C'est la présomption.
37:37Le policier ou le gendarme
37:38utilisent son arme.
37:39Il est présumé avoir agi
37:40dans le cas de la loi
37:41sauf preuve du contraire.
37:42Il faut bien rappeler
37:43que ce n'est pas de l'impunité
37:44qui est offerte aux policiers.
37:46Les policiers font
37:46un travail difficile
37:47tous les jours.
37:48Les policiers se font attaquer,
37:50ils se font harceler.
37:51et leurs familles sont également harcelées.
37:54Je sais de quoi je parle
37:55parce que j'ai de la famille
37:56dont un frère
37:57qui est dans la police.
38:00Et je peux vous dire
38:01qu'en fait,
38:02ils sont par terre.
38:03Ils sont par terre
38:04parce qu'en fait,
38:05ils n'ont pas de moyens.
38:06Alors,
38:06je ne parle même pas
38:07des moyens
38:08pour rénover
38:08tous les outils,
38:09tout ce qui est nécessaire
38:11pour qu'ils puissent agir.
38:12mais n'oubliez pas
38:13que grâce à la police,
38:15grâce aux gendarmes,
38:16eh bien,
38:17vous avez la sécurité.
38:18Et aujourd'hui,
38:19il y a des failles.
38:20Vous avez raison
38:21quand vous parlez
38:22de la politique de la ville
38:23qui est complètement bidon
38:24et qui est à revoir
38:25parce que justement,
38:26ces enclaves,
38:27en fait,
38:28nourrissent.
38:29Et c'est bien le problème.
38:30On investit
38:31pour de la rénovation
38:32alors que moi,
38:33ce que je souhaite,
38:34c'est qu'on investisse
38:35pour décloisonner
38:36et pour splitter finalement
38:38ce qui avait été
38:38donc sous Mitterrand
38:40ou même avant
38:41ce qui avait été mis en place
38:42mais on n'avait pas prévu
38:44que ces gens
38:44allaient avoir justement
38:45des enfants,
38:47que ces enfants
38:47allaient grandir en fait
38:48justement sans avoir
38:49de perspective
38:50de sortir par le haut
38:52parce qu'il n'y avait pas
38:53de mixité sociale
38:54et qu'il n'y en a toujours pas
38:55aujourd'hui
38:56malgré les efforts
38:57qui sont faits
38:58et je vous parle
38:58de ma majorité
38:59qui a fait quand même
39:00pas mal de chemin
39:02là-dessus
39:03mais il ne faut pas
39:06se poser plus de questions
39:07que cela.
39:08Aujourd'hui,
39:09il y a une politique
39:10de la ville
39:10qui est à revoir
39:11il y a plus de moyens
39:14qu'il faut donner
39:14à la police
39:15et bien sûr
39:16qu'il faut les protéger
39:18pour qu'ils puissent
39:18eux-mêmes nous protéger.
39:20Il faut surtout revoir
39:21l'exemplarité des peines
39:23qu'est-ce que vous voulez ?
39:24La plupart des peines
39:25ne sont pas appliquées.
39:26Les tribunaux sont saturés.
39:28Mais oui,
39:28mais si on ne s'en fera rien.
39:30Mais les peines
39:31en Elfas
39:32il y a un exemple frappant
39:33j'étais allée enquêter
39:34là-bas
39:34j'avais fait un reportage
39:35et ils pratiquent
39:36tout simplement
39:36un truc très bête
39:37mais dans un QPR
39:39dans un quartier prioritaire
39:40la justice de proximité
39:41mais c'est-à-dire
39:42que tout le monde
39:43travaille en son éducation
39:43On a retiré la police
39:44de proximité
39:45sous Sarkozy
39:46mais non
39:46ça a été catastrophique
39:48vous pouvez toujours
39:49le faire
39:49Non mais justement
39:51ça a été retiré
39:52sous Sarkozy
39:52et au final
39:53ça marche très bien
39:54ils font repeindre
39:55les stades
39:56à des gamins
39:57comme ça
39:57qui font des listes
39:57de proximité
39:58a toujours montré
40:01son efficacité
40:01mais il faut faire passer
40:05les partis
40:06il y a beaucoup de concurrence
40:07entre les partis politiques
40:08et c'est pour ça
40:09que ça ne marche pas toujours
40:10c'est devenu un fonds de commerce
40:11cette histoire de sécurité
40:13vous entendez aujourd'hui
40:14le Rassemblement National
40:15qui pareil
40:17tape sur le sujet
40:18l'extrême gauche
40:19également
40:20pour le coup
40:20en dénonçant
40:21la police
40:22donc en fait
40:23c'est le serpent de mer
40:24parce qu'il n'y a pas
40:26de centre capable
40:27il n'y a pas de centre
40:28il n'y a pas de parti
40:30au niveau du centre
40:31qui est capable
40:31en fait
40:32de répondre
40:32aux deux problématiques
40:34ce qui est intéressant
40:35dans cette affaire
40:37je ne savais pas
40:37que ce quartier
40:38était en QRR
40:40quartier de reconquête
40:42de la République
40:42moi je travaille beaucoup
40:42dans les QPV
40:43quartier prioritaire
40:44de la ville
40:45et en fait
40:46on a fait un sondage
40:47l'année dernière
40:47quelles sont les priorités
40:49des habitants
40:49de ces QPV
40:52sortir de là
40:54première des priorités
40:55la sécurité
40:56bien sûr
40:57la sécurité
40:58deuxième priorité
40:59l'éducation
41:00troisième priorité
41:01l'emploi
41:02ce qui est intéressant
41:03c'est que la majorité
41:04des gens qui vivent
41:04dans ces QPV
41:05ils sont comme vous et moi
41:06ils veulent quoi ?
41:07ils veulent de la tranquillité
41:08évidemment
41:08ce sont les premières victimes
41:10ce sont les premières victimes
41:11d'une minorité agissante
41:13et il faut agir
41:14sur cette minorité là
41:15il faut donner les moyens
41:16à la police
41:17aux associations
41:18à cette police
41:19de proximité
41:20alors on peut y mettre
41:21beaucoup de choses dedans
41:22mais c'est nécessaire
41:23et deuxièmement
41:24l'éducation
41:24alors il y a une chose
41:25qui a été faite
41:27on a eu les résultats
41:28j'ai discuté
41:28avec le maire de Grigny
41:29la semaine dernière
41:31une initiative
41:31d'Emmanuel Macron
41:32qui était de dédoubler
41:33les classes de CP
41:34et de CE1
41:35et bien ça
41:36ça fonctionne
41:37le niveau
41:38ils ont fait
41:39il y a eu un bilan
41:40qui a été fait
41:41
41:42il y a un mois
41:42et les résultats
41:43sont assez positifs
41:45donc c'est intéressant
41:47c'est qu'en fait
41:47au-delà de la rénovation
41:49urbaine
41:51il faut aussi
41:52investir
41:52des champs
41:53que sont
41:53l'éducation nationale
41:55et que sont
41:57la sécurité
41:59tant mieux
41:59mais en tout cas
42:00dans la ruralité
42:01je peux vous dire
42:01qu'il râle
42:02parce qu'il ferme
42:03les écoles
42:04dans les campagnes
42:04et il donne beaucoup
42:06d'argent
42:06pour cette histoire
42:07de dédoublement
42:08bon tant mieux
42:08ça marche au moins
42:09moi je suis confondu
42:11par ce que j'ai vu
42:12sur cette nuit
42:12pourquoi ?
42:13parce qu'on a eu
42:14l'exemple
42:15des émeutes urbaines
42:16massives
42:16pas à Saint-Pierre-des-Cors
42:18seulement
42:18fin
42:19mi-2023
42:21vous souvenez ?
42:22avec la Fernaëlle
42:23fin juin
42:23début juillet
42:24des milliards
42:25de dégâts
42:26des milliards
42:27de dégâts
42:28des gens qui ont été
42:29mis en examen
42:30qu'on a relâchés
42:31quelles sont
42:32les conclusions
42:33et quelles sont
42:34les mesures
42:34qu'on en a tirées ?
42:36Zéro
42:37Zéro
42:38merci à tous les trois
42:39merci à Jérôme Dubu
42:41Bristocole
42:41Rachida
42:42Kaout
42:42merci à Syliette
42:43Riouffol
42:44Anthony
42:44Manu
42:45Austandard
42:46et Gilles Gansman
42:47et j'accueille
42:48M. Perricot-Légas
42:49bonjour Perricot
42:51vous avez passé un bon week-end
42:52un excellent week-end
42:53sachant que l'indice
42:54réchargé d'informations
42:56a décrypté
42:57vous n'avez pas fait du rodéo
42:58urbain ?
42:58il n'était pas à Saint-Pierre-de-Cors
43:00sans casque
43:01j'avais bien la tête
43:03à faire du rodéo
43:03j'habite à 15 kilomètres
43:05des lieux
43:07donc j'ai vu ça
43:08de très très près
43:09et je peux vous dire
43:10qu'on s'y attendait
43:11depuis un moment
43:12depuis juin 2023
43:13c'est une banlieue
43:14c'est ce que nous disait
43:16Jérôme
43:16c'est un point très sensible
43:17voilà
43:18là on va essayer de savoir
43:19si la liberté d'expression
43:20se porte bien en France
43:22ou est-ce que le service public
43:23serait muselé
43:23ce qui est en l'heure
43:25absolument
43:26voilà
43:26je ferai une petite humeur
43:27sur est-ce que le président Macron
43:29voudrait faire peur aux français
43:30ça m'étonne de lui
43:31quand même
43:31voilà
43:32et puis nous recevrons
43:33on parle beaucoup d'éducation
43:35depuis cette rentrée
43:36c'est ma quatrième émission
43:37que je consacre
43:38mais là je reçois
43:39quelqu'un qui va nous expliquer
43:40qu'il y a une main basse
43:41sur l'éducation nationale
43:42donc pas seulement décrypter
43:44les raisons
43:44de l'effondrement de l'école
43:45mais la faute à qui
43:46et c'est Joachim Leflottimade
43:48qui a fait une formidable enquête
43:50avec un ouvrage
43:50qui va nous raconter
43:51tout cela
43:52vous voyez
43:52donc l'actualité est chaude
43:53et il y a de quoi écouter
43:54Sud Radio
43:55écoutez
43:56on vous écoute
43:57nous
43:57et on apprécie beaucoup
43:58je vous écoute
43:59dans ma voiture
44:00ben voilà
44:01écoutez
44:01c'est magnifique
44:03on a des sacrées révélations
44:05merci
44:05à 15 kilomètres
44:06de Saint-Pierre-des-Côtes
44:07merci
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