- il y a 18 minutes
Avec Patrick Sabatier
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NewsTranscription
00:00Et Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:03Bonjour Gilles Ganzemann.
00:05Alors votre zapping évidemment à 10h30, mais d'abord qu'est-ce que vous faisiez, vous le samedi soir ?
00:10Ah mais moi je suis un boomer, donc si je suis dans ce studio, c'est sûrement grâce à Patrick
00:16Sabatier
00:16et grâce à ces émissions-là qui donnaient envie aux gamins que j'étais d'avoir un micro.
00:23Moi il y a trois personnes qui ont accompagné, il y a Dorothée évidemment, mais moi c'était plutôt récréadeux.
00:28Il y a Patrick Sabatier parce que c'était joyeux, parce que c'était des interviews, parce que c'était
00:33bienveillant.
00:34Et puis porte-bonheur, on avait envie qu'on frappe à la porte et qu'on ait un grand écran,
00:39une machine à lever.
00:40Et c'était une télé en effet, comme dit Patrick dans son livre, c'était une télé bonheur, une télé
00:47plutôt joyeuse.
00:48Et où aussi il y avait les artistes qui donnaient beaucoup d'eux.
00:52Aujourd'hui les artistes ne donnent pas beaucoup d'eux.
00:55Quand on voit le jeu de la vérité ou même d'autres émissions, on voit qu'il y avait une
00:59complicité entre l'animateur et les artistes.
01:02Et c'est ça aussi qui a beaucoup changé.
01:04On l'avait dans Sacré Soirée, où il se livrait face aux surprises.
01:09Et cette télé-là, on ne l'a plus, ça a été remplacé par la télé-réalité.
01:12Sauf hier soir, où il y a eu un moment suspendu, j'allais dire sur C8, sur W9.
01:18On va en parler de ce moment suspendu.
01:21Bonjour Patrick Sabatier.
01:23Je suis particulièrement heureuse de vous recevoir.
01:26Parce que c'est vrai que vous avez aussi accompagné mes mercredis soirs.
01:30C'était le seul jour où j'avais le droit de regarder la télé, avec le samedi évidemment.
01:34C'était surtout le vendredi Patrick.
01:38C'était un mercredi.
01:40Les coulisses de vos émissions cultes des années 80, on les a citées à Vide Recherche, le jeu de la
01:46vérité, Porte Bonheur.
01:48Quand vous voyez la télé aujourd'hui, vous écoutez la radio, alors j'espère pas sur une radio,
01:52mais est-ce que vous vous dites, c'était mieux avant, sincèrement ?
01:56Non, non, je ne me dis jamais ça.
01:58Je me dis qu'à chaque époque, il y a des émissions, que ce soit la radio ou la télévision,
02:03des émissions intéressantes.
02:04Et franchement, si on a envie de passer une bonne soirée à la télévision aujourd'hui,
02:07avec la multiplicité des chaînes, on trouve vraiment de quoi passer une bonne soirée.
02:13Donc je ne suis pas du tout nostalgique de la télévision d'avant.
02:16Je pense qu'il faut avoir toujours un peu d'imagination.
02:21Par exemple, moi j'aurais adoré avoir inventé The Voice.
02:25Je trouve que le concept est extraordinaire.
02:29Et puis il y a des émissions, évidemment, que je regarde.
02:31Et qui, moi je regarde beaucoup Echappé-Belle, je regarde l'Astarac,
02:37je regarde pas mal de docs sur France 5,
02:42je regarde évidemment le sport, parce que j'aime beaucoup le sport.
02:46Non, non, franchement, je suis tout à fait un téléspectateur satisfait.
02:51Et je crois qu'en France, on bénéficie d'une télévision multiple et diverse,
02:55et que chacun peut y trouver à son goût et passer une bonne soirée.
03:01Justement, elle est très multiple et diverse, je ne sais pas combien de chaînes.
03:04Est-ce qu'il ne valait pas moins de chaînes ?
03:06Et puis finalement, ces grands rendez-vous.
03:09C'est vrai que c'est peut-être ton conflit, peut-être nostalgie et intérêt de ces émissions.
03:14Mais quand même, il y avait quelque chose qui se passait.
03:16Et puis il y avait beaucoup de moyens.
03:17J'ai lu votre livre là ces derniers jours.
03:20Je me disais, bon, vous avez amené des enfants en Tanzanie,
03:24vous avez campé dans le cratère N'Goro-Goro, je crois.
03:28Oui, mais je crois qu'en tout cas, dans mon tempérament,
03:30moi je ne suis pas fabriqué comme ça.
03:33Je ne me dis pas que c'était mieux avant, on avait plus de moyens avant.
03:36Je vis totalement l'époque dans laquelle je suis.
03:38Moi, j'ai eu beaucoup de chance.
03:39J'ai eu une chance fabuleuse, parce que je suis arrivé au bon moment.
03:41D'ailleurs, je dis qu'une réussite, c'est un petit peu la facture TTC,
03:45il faut du talent, il faut qu'on vous en trouve.
03:48Il faut beaucoup de travail, beaucoup de travail.
03:51Et ça, c'est...
03:51Enfin, moi, seul le travail m'a rassuré.
03:54Et il faut de la chance.
03:55Et donc, moi, je suis arrivé à un moment donné
03:57où la télévision, il y avait moins de chaînes qu'aujourd'hui.
04:00Le budget était plus important qu'aujourd'hui.
04:02Et puis les téléspectateurs avaient remplacé la cheminée par la télévision,
04:06c'est-à-dire qu'on la regardait en famille.
04:07Aujourd'hui, on la regarde séparément.
04:09Mais on ne peut pas revenir en arrière.
04:11Donc, je crois que...
04:14C'est comme si je l'avais fait...
04:16Je dis, c'est un livre de bons souvenirs.
04:18Moi, quand je regarde le passé,
04:19je ne prends que les bons moments pour construire l'avenir.
04:22Il ne faut pas se dire,
04:23ah, c'était mieux, donc aujourd'hui, il n'y a rien à faire.
04:25Il y a encore mille choses à faire.
04:27Mais vous présenteriez Secret Story ?
04:30Non.
04:30Ah, vous voyez ?
04:31Non, non, mais non pas parce que je...
04:34Vous savez, on m'a...
04:35Gilles, vous le savez, puisque vous savez tout.
04:37On m'a souvent proposé des choses dans la vie que j'ai refusées.
04:41Non pas parce que ce n'était pas de bonnes propositions.
04:43C'est parce qu'elles arrivaient à un moment où j'avais envie de faire autre chose.
04:47J'ai eu la chance, et j'ai la chance,
04:49que la télévision ait été extrêmement importante dans ma vie.
04:51Elle l'a encore.
04:52La radio aussi.
04:53Moi, je voulais être animateur radio.
04:54C'était mon rêve.
04:55Oui, c'était votre rêve.
04:56La radio, ce n'est pas la télé.
04:57Mais j'ai la chance d'avoir une famille
04:58qui, pour moi, est un pilier de mon équilibre personnel,
05:02avec des enfants, avec des petits-enfants.
05:04Ça, c'est une réponse convenue.
05:05Mais est-ce que Secret Story, c'est votre tasse de thé ?
05:09Non, je ne regarde pas ça.
05:12Mais je sais qu'il y a un public qui regarde ça.
05:15Vous ne le méprisez pas.
05:17Vous ne le méprisez pas.
05:18J'ai écrit à une époque où, à un moment donné,
05:19personne n'écoutait les disques de Mireille Mathieu,
05:22alors qu'elle vendait des millions.
05:24Alors, à un moment donné, on se dit toujours,
05:25bon, il y a ce qu'on déclare à un sondage,
05:28puis il y a ce que l'on fait dans la vie.
05:29Donc, il n'y a aucune chaîne de télévision,
05:32qu'elle soit privée au public,
05:33qui maintient un programme aujourd'hui,
05:35s'il ne l'est pas vu.
05:36Donc, si ce programme n'est pas vu,
05:37généralement, il dégage.
05:39Donc, si l'émission à laquelle vous faites allusion, Gilles, existe,
05:43c'est qu'il y a des téléspectateurs pour la regarder.
05:46On va écouter quelques extraits, Marie.
05:49Ce sont les visiteurs du mercredi
05:53qui font voir la vie bien plus jolie.
05:57Nos livrets, nos cahiers sont bien rangés.
06:01Ah, ça, c'est le début de Patrick Saint-Mathieu.
06:02C'est le tout début.
06:03Avec une émission jeunesse.
06:05Alors, ça, il n'y en a plus d'émissions jeunesse.
06:06Ça, c'est parti.
06:07C'est vrai, il n'y en a plus.
06:08Mais il y en a sur les plateformes, non ?
06:11Pas tant que ça, pas avec des animateurs.
06:14Enfin, il y a au coup, il y a des animateurs,
06:15mais les animateurs jeunesse ont disparu, oui.
06:18Ça, c'était votre toute première émission
06:19quand Christophe Isard vous a envoyé à Cognac-G.
06:23Voilà, le mercredi 5 septembre 1976,
06:26où j'ai été...
06:27D'abord, j'ai passé un casting,
06:29mais j'y suis allé très décontracté
06:30parce que la télévision ne m'intéressait pas plus que ça.
06:32Vous étiez nombreux, apparemment.
06:33On était une quarantaine.
06:34Il y avait des gens très connus à l'époque.
06:35Oui, c'est ça, vous le précisez.
06:37Et voilà, on m'a fait parler des Indiens.
06:42Donc, premier casting, ça a duré trois minutes.
06:45J'ai entendu une voix comme ça.
06:46On m'a dit, ça va, ça va, c'est bon, c'est bon.
06:48Donc, j'ai compris, on vous écriera.
06:50J'ai bien compris.
06:51Puis le lendemain, Christophe Isard m'a appelé,
06:52il m'a dit, c'est vous.
06:54Et à partir du moment, on m'a dit, c'est vous.
06:56Moi, à chaque fois qu'on m'a dit, c'est vous,
06:58alors à chaque fois que j'ai signé un contrat, etc.,
07:00le travail a commencé dans ma tête.
07:02Parce que je me suis dit, tiens,
07:04il faut être à la hauteur du, c'est vous.
07:06Et donc, c'est ce qui m'a sauvé.
07:09C'est-à-dire que l'antenne, j'ai jamais eu le trac,
07:12parce que c'est une récré, pour moi,
07:14d'être devant un micro, devant une caméra,
07:16j'adore ça, parce que c'est facile.
07:18Mais c'est facile parce qu'auparavant,
07:20j'ai énormément bossé.
07:22Donc, ça veut dire que je n'y vais pas les mains dans les poches.
07:25Mais quand vous avez raconté votre histoire d'Indien,
07:27là, et vous dites, ce gros téléphone gris
07:29qui a sonné le lendemain, c'est vous.
07:31Bon, ça, c'était quand même un talent.
07:32Maintenant, j'imagine, qu'est-ce qui fait, à votre avis,
07:35que vous, vous avez émergé par rapport aux 50 autres
07:38qui étaient là ce jour-là, et vous le dites,
07:40même des plus connus.
07:41Qu'est-ce qui fait la magie, Patrick Sabatier ?
07:46Attendez, j'essaie de répondre très honnêtement à votre question,
07:49mais j'ai les yeux comme ça qui s'écarquillent,
07:51parce que c'est le genre de question que je ne me suis jamais posée.
07:54C'est-à-dire que je ne me dis pas,
07:56c'est comme si je me regardais dans un miroir,
07:58belle, est-ce que tu es belle ?
08:00Enfin, voilà.
08:01Oui, mais je veux dire que non.
08:02Vous savez quand même quelle est votre force,
08:04votre valeur ajoutée ?
08:06Le travail.
08:08Je n'ai jamais compté sur moi,
08:09autrement que travailler.
08:11C'est-à-dire que je ne me suis pas dit,
08:13tiens, tu vas apparaître comme ça,
08:15et puis le fait d'apparaître, ça va...
08:16Je vais voir Céline Dion demain soir,
08:19quand le meurtre pénal va passer,
08:21comme ça je pratique la politique de l'évitement,
08:24mais j'ai accueilli Céline Dion sur un plateau de télévision
08:29avec Michel Rouquet,
08:30on était les deux premiers,
08:31elle avait 13-14 ans.
08:33Quand on regarde Céline Dion à 13-14 ans,
08:35nous étions peu à penser qu'elle allait devenir la Céline Dion.
08:38Vous avez vu cette émission ?
08:40Mais nous étions sûrs...
08:42Elle était toute petite.
08:42Nous étions sûrs qu'elle allait faire quelque chose de sa vie,
08:47parce qu'elle avait quelque chose en plus.
08:50La petite étoile.
08:50Voilà, alors, je dis souvent que le talent,
08:53ce n'est pas tellement celui que l'on a,
08:54c'est celui que l'on vous trouve.
08:56Moi, j'ai eu la chance de rencontrer des gens qui m'ont dit,
08:59tiens, on va t'accompagner,
09:01on va te faire avancer.
09:02C'est la proposition qu'il fait,
09:04c'est comme un rapport amoureux.
09:07On n'est pas objectivement beau ou belle,
09:09c'est quelqu'un qui vous trouve beau ou belle.
09:11Et le rapport se fait ensuite amoureux avec le public,
09:14et il ne vous a pas lâché ce public pendant des années.
09:16Bah oui, j'ai la chance de faire des émissions,
09:20et d'avoir créé des émissions qui ont rencontré leur public.
09:23Et vous savez, avant de rencontrer leur public,
09:25elles ont beaucoup rencontré la poubelle, mes idées.
09:27Parce que j'ai beaucoup écrit comme ça,
09:29sur les feuilles de papier, en disant, tiens, j'ai une idée.
09:31Et puis le lendemain matin, on me réveille en disant...
09:35Elle se souvient de vous, Céline Dion ?
09:37Et de ce moment ?
09:38Je ne suis pas sûr,
09:40parce qu'elle avait eu tellement d'autres choses importantes dans sa vie.
09:43Bon, on poursuit cet entretien, Patrick Sabatier.
09:45Souviens-toi, c'était un mercredi,
09:47les coulisses de nos émissions cultes des années 80.
09:50Vous n'hésitez pas, si vous voulez poser une question à Patrick Sabatier,
09:530800 26 300 300.
09:57Sud Radio.
09:5910h midi, Sud Radio.
10:01A vous de le dire, Stéphanie Demiru.
10:04A vous de le dire, avec notre invité jusqu'à 10h30,
10:06Patrick Sabatier, pour son livre,
10:09les coulisses de ses émissions cultes des années 80.
10:11Souviens-toi, c'était un mercredi aux éditions du Rocher.
10:15On se replonge dans ses souvenirs du mercredi après-midi
10:18et du vendredi soir, Gilles.
10:20Et le samedi soir aussi, demain, sur France 3,
10:23vous pourrez voir Patrick Sabatier, acteur,
10:26dans un meurtrat épinal,
10:28où il a le rôle principal,
10:30qu'il partage avec une comédienne de talent.
10:33Et là, on vous découvre comédien,
10:35et on ne vous a jamais vu comme ça.
10:37Moi non plus.
10:40Moi non plus.
10:41Quand on me l'a proposé, j'ai dit non, surtout pas,
10:43parce que je ne saurais pas le faire.
10:44Alors là encore, je parlais de travail.
10:46Moi, j'ai beaucoup travaillé.
10:47Et surtout David Ferrier, qui a réalisé,
10:50d'ailleurs, on remercie également à Jean-Luc Azoulay
10:52et à Jean-Sébastien Moulin,
10:53qui ont produit.
10:55Et David Ferrier m'a dit,
10:56tu connais Patrick Sabatier ?
10:57J'ai dit oui, un petit peu.
10:58Maintenant, on commence à vivre ensemble.
11:00Il m'a dit, je veux le contraire.
11:01Il m'a dit, tu vas prendre 3-4 kilos,
11:04tu vas être un petit peu bourru,
11:07tu vas te laisser pousser la barbe, etc.
11:09Et tu es un ancien commissaire au douane,
11:11et tu vas demander ta mutation à Epinal,
11:13parce que tu veux y retrouver ta fille,
11:15que tu as quittée depuis 30 ans.
11:16On expliquera pourquoi.
11:18Et quand tu vas arriver,
11:20il va y avoir un meurtre.
11:21Il y en aura d'autres, d'ailleurs,
11:22je n'en dis pas plus.
11:24Mais toi, tu n'es pas là pour ça.
11:25Donc, tout te gonfle.
11:28Tu n'es pas là.
11:30J'ai fait, mais je ne saurais jamais faire ça, etc.
11:33Pour tout vous dire,
11:34la première scène qu'on a tournée,
11:35d'ailleurs, c'est très bizarrement le premier jour,
11:37j'arrive en retard,
11:38et je dis, je suis en retard,
11:40mais ça ne se reproduira plus.
11:41Et on l'a refait plusieurs fois,
11:43parce que je disais, je suis en retard,
11:44excusez-moi.
11:44Elle me disait, non, on ne s'excuse pas.
11:46Tu n'as pas à t'excuser.
11:48Tu es comédien.
11:49Voilà, tu es comédien,
11:50tu es le patron,
11:51et tu es bonne humeur.
11:52Et c'était quoi la première phrase ?
11:54Je suis en retard.
11:55C'est ça ?
11:56Ah, c'était ça ?
11:56Oui, oui, voilà.
11:57La première phrase qui est dans le téléfilm,
12:00qu'on a tournée d'ailleurs,
12:01très bizarrement,
12:02le premier jour,
12:03la première séquence,
12:04on l'a recommencé je ne sais pas combien de fois,
12:06parce qu'à chaque fois,
12:07avec Sabine Perrault,
12:08qui est ma partenaire,
12:10elle dit,
12:10mais c'est avec lui,
12:11je vais travailler en me regardant,
12:12et moi,
12:13j'arrive,
12:14voilà,
12:15je fais un peu la gueule,
12:16et je dis,
12:16je suis en retard,
12:18ça ne se reproduira pas.
12:19Genre, allez,
12:19on passe à autre chose.
12:20Et je disais,
12:21je suis en retard,
12:21excusez-moi.
12:22Donc, on refait le texte.
12:23Bonjour Véronique.
12:25Bonjour.
12:26Vous nous appelez de Montpellier.
12:28Oui, c'est ça.
12:30Alors,
12:31j'avais pu témoigner de,
12:35vous appeler,
12:38tout ce qu'il m'a donné.
12:41On va peut-être vous rappeler.
12:42Oui, oui,
12:43parce que la liaison est mauvaise.
12:47On va vous rappeler Véronique,
12:49dans quelques instants.
12:50N'empêche, Patrick Sabatier,
12:52on vous voit de plus en plus à l'antenne,
12:53là,
12:53vous êtes donc dans ce téléfilm,
12:56vous étiez hier chez Cyril Hanouna.
12:57Alors,
12:57je n'ai pas eu la chance d'être devant ma télé,
12:59mais c'était un grand moment de télé.
13:01Moi, j'ai été bluffé.
13:03C'était un moment assez incroyable.
13:06Vous avez fait le jeu de la vérité
13:08à tous les chroniqueurs.
13:09Et moi,
13:10ce qui m'a plu dans la séquence,
13:13c'est qu'il y avait à la fois
13:17de la vraie confidence,
13:18c'est-à-dire qu'ils se sont vraiment livrés,
13:20tous ces chroniqueurs,
13:21y compris Cyril Hanouna.
13:23Et vous,
13:24vous avez pris un plaisir fou,
13:25ça se voyait.
13:28Déjà,
13:28je n'étais pas au courant,
13:29puisque la séquence devait faire un quart d'heure,
13:31et je suis resté trois heures.
13:33Moi,
13:34je m'entends très bien avec Cyril,
13:35parce que,
13:36comme je l'ai dit à l'antenne,
13:37je trouve que c'est un cas dans l'audiovisuel.
13:41Voilà,
13:42une génération incroyable,
13:43où le gars fait n'importe quoi à l'antenne,
13:45mais c'est lui.
13:46Et je dis toujours que moi,
13:47je me suis abrité derrière des concepts,
13:50d'autres auraient pu les présenter,
13:51tandis que si Hanouna ne présente pas son émission,
13:54l'émission n'existe pas.
13:57Et donc,
13:57à un moment donné,
13:58il a dit,
13:58on va faire un jeu de la vérité,
13:59il avait un conducteur,
14:01je dis aux auditeurs,
14:02qu'un conducteur,
14:03c'est la conduite de l'émission,
14:05c'est tout ce qu'on a à faire,
14:06et puis il l'a mis de côté,
14:07et il en a fait une autre émission.
14:08Mais moi,
14:09tout d'un coup,
14:10je l'ai regardé,
14:11il m'a dit,
14:12bon allez,
14:12on y va ?
14:13Ben oui,
14:13on y va,
14:14on y va,
14:15comme là,
14:15je suis là avec vous,
14:16j'adore la radio,
14:17je fais de la radio avec vous,
14:18si vous voulez,
14:19on reste là jusqu'à 16h.
14:21Vous avez bien vu que vous avez instauré un climat,
14:23vous avez instauré quelque chose d'incroyable,
14:26quand même,
14:26hier soir.
14:27Ben c'est vous qui le dites,
14:28mais moi,
14:28vous l'avez ressenti,
14:29vous l'avez ressenti,
14:30qu'il y avait un truc à passer.
14:31Mais vous savez,
14:31je rejoins,
14:32oui,
14:32c'est ça,
14:33je rejoins la question,
14:34Gilles de Stéphanie,
14:35absolument.
14:36Je ne me pose pas,
14:37je ne veux pas vous décevoir,
14:38mais je ne me pose pas trop de questions sur moi,
14:42c'est-à-dire,
14:42je ne me dis pas,
14:43est-ce que ceci,
14:44est-ce que cela,
14:45je fais les choses comme je les ressens.
14:47J'ai créé des émissions,
14:48parce que moi-même,
14:49j'avais envie de retrouver mes copains,
14:51envie de recherche.
14:52J'ai fait des émissions comme Le jeu de la vérité,
14:53d'ailleurs,
14:54il y a un roman sur ma vie avant qui s'appelle La lettre,
14:56parce que,
14:57justement,
14:57j'ai eu un besoin de vérité dans ma vie,
14:59parce que je l'ai découvert très tard.
15:01Après,
15:01j'ai fait Porte Bonheur,
15:02parce que,
15:02pourquoi Porte Bonheur ?
15:03Parce que quand tout d'un coup,
15:04on vous donne,
15:05vous en parliez Stéphanie,
15:06l'argent,
15:07les moyens,
15:08la télévision à votre disposition,
15:10vous avez envie de redonner,
15:11de partager tout ça.
15:12Moi,
15:12je n'étais pas,
15:13a priori,
15:13ni mon éducation,
15:14ni mon milieu,
15:15me prêtait à devenir quelqu'un,
15:17entre guillemets,
15:18d'important.
15:18Donc,
15:19à un moment donné,
15:19quand on a le pouvoir,
15:22la célébrité,
15:23et les moyens de redonner aux autres,
15:26la télévision est un superbe moyen,
15:28un outil.
15:28Je l'ai fait comme ça,
15:29mais je ne me suis jamais dit,
15:31est-ce que ça va plaire comme ça,
15:33est-ce que ça ne va pas plaire comme ça ?
15:34Et à chaque fois qu'on m'a parlé,
15:35moi,
15:36d'études de marché,
15:37de cibles,
15:38de ménagères de moins de 50 ans,
15:39etc.,
15:39je disais,
15:40parlez-en aux gens qui travaillent avec moi,
15:42moi ça ne m'intéresse pas.
15:43Voilà.
15:44Moi,
15:44j'avance comme je le peux,
15:46et puis après,
15:47on verra bien.
15:48Il se trouve que le on verra bien,
15:49c'est le public.
15:50Donc,
15:50moi,
15:50le public,
15:51c'est mon premier partenaire.
15:53Et le dernier,
15:53c'est celui qui décide de toute façon
15:55de tout à la fin.
15:56On vous récupère,
15:57Véronique.
15:58Oui,
15:59parce que vous m'entendez mieux.
16:00Oui,
16:00ça va mieux.
16:02Voilà.
16:02Je voulais dire,
16:03c'est mon premier à Patrick Spier,
16:06de mon amitié,
16:08on peut dire,
16:09parce qu'il a bercé notre jeunesse.
16:12Et ce qui est très important,
16:14c'est qu'il faisait des émissions
16:16qu'on pouvait regarder en famille.
16:18Et on regardait ces émissions
16:20avec les parents
16:22ou même les grands-parents.
16:23Et c'était des moments partagés,
16:25vraiment sympas.
16:27Et voilà,
16:28je voulais les remercier pour ça.
16:30Et vous suiviez toutes les émissions.
16:32Quelle était votre émission préférée ?
16:35Asie de recherche.
16:37La mienne aussi.
16:38C'est celle que je préfère.
16:40Oui,
16:40absolument.
16:41Je trouvais qu'il y avait
16:42une ambiance formidable.
16:43Oui,
16:44c'était partagé,
16:45en fait.
16:46On était vraiment
16:48dans l'émission.
16:51Et jusqu'au dernier moment,
16:53c'était chouette.
16:55C'était chouette.
16:56Moi,
16:56à Vite Recherche,
16:57il y avait trois émissions.
16:57Il y avait celle que j'imaginais
16:59avec mes collaborateurs
17:00pour la préparer.
17:02Il y avait celle qu'on répétait
17:04sans l'inviter,
17:05évidemment,
17:05puisqu'on lui faisait des surprises.
17:07Puis il y avait celle
17:07que je vivais en direct.
17:08Et donc...
17:09Ce n'était pas la même.
17:11Oui,
17:11parce que c'est tellement formidable.
17:13Vous savez,
17:13quand vous faites un cadeau à quelqu'un,
17:15déjà,
17:15quand vous l'achetez,
17:16le cadeau,
17:16déjà,
17:17c'est formidable.
17:18Parce que vous imaginez
17:19le moment où la personne
17:20va le découvrir.
17:20Même si la personne sait
17:22que c'est son anniversaire
17:25l'ouvre le cadeau
17:25et il y a encore un deuxième
17:27effet qui se coule.
17:28Et puis après,
17:29moi,
17:29tout ça,
17:30j'ai eu la chance
17:32de faire un métier formidable là-dessus.
17:35Et quand vous le refaites ?
17:36Merci, Véronique.
17:37Quand je le refais,
17:38ce n'est pas du tout
17:38à l'ordre du jour.
17:40Même RMC,
17:40puisque vous avez vu
17:41qu'RMC
17:44remettait au goût du jour
17:46un temps d'émission.
17:47Gilles,
17:47je sais que vous savez
17:48beaucoup de choses,
17:48mais je vais vous rassurer
17:49tout de suite.
17:50Comme ça,
17:52j'ai eu la chance
17:53et j'ai encore la chance
17:54qu'on me propose
17:55pas mal de choses,
17:56que ce soit
17:56les chaînes de radio
17:57ou de télévision,
17:58comme ça,
17:58vous le savez,
17:59c'est clair.
18:00Il n'est pas dans mon projet immédiat
18:02de refaire de la radio
18:02ou de la télévision.
18:03Et pourquoi pas ?
18:05Je n'ai pas dans mon projet.
18:06Mais hier,
18:06vous avez eu beaucoup de plaisir,
18:07ça se voyait à l'image.
18:08Mais j'ai du plaisir ici.
18:10Mais j'ai,
18:11comme je vous l'ai dit,
18:13j'ai une autre vie à côté
18:15dont je veux profiter.
18:16Je ne veux pas la rater.
18:18Notamment,
18:19faire quelques balades,
18:20ça vous paraît simple,
18:21mais avec mes petits-enfants,
18:22et ça,
18:22j'ai très envie
18:24d'être à leur côté
18:25et de leur transmettre
18:26les choses
18:26et qu'eux m'apprennent
18:27aussi des choses.
18:29J'ai fait beaucoup
18:30de télévision,
18:30beaucoup de radio,
18:31j'en ai été très content.
18:33Je ne suis pas précipité
18:35à faire quoi que ce soit
18:36aujourd'hui.
18:36Vous ne serez pas
18:37le Michel Drucker
18:38qui meurt sur scène ?
18:40Je lui souhaite
18:41longue vie, d'ailleurs.
18:42Non, mais c'est vrai
18:43que c'est intéressant
18:44parce que, oui,
18:45pardon, Gilles,
18:45je le sens
18:47la valeur plein de belles.
18:47Parce que c'était
18:48les petits-enfants.
18:49Vos petits-enfants,
18:50ils savent qu'ils ont
18:51un papy célèbre
18:52ou pas du tout ?
18:53Je ne crois pas.
18:54Je crois qu'ils savent
18:57qu'ils ont un papy tôt
18:58puisque c'est mon nom.
19:01Mais je ne sais pas
19:03si...
19:04Mais peut-être que...
19:05D'ailleurs,
19:05c'est une bonne question,
19:06Gilles, comme d'hab,
19:07parce que peut-être
19:08que je vais leur dédicacer
19:09le livre en disant
19:10vous me connaissez
19:11comme papy tôt,
19:11mais quand papy tôt
19:13n'est pas papy tôt,
19:13il a été Patrick Sabatier.
19:15Peut-être que ce sera
19:15une dédicace
19:16et qu'ils pourront lire
19:17quand ils auront 15-16 ans
19:19ou s'ils ont envie de lire
19:20à 15-16 ans
19:20la vie de leur grand-père.
19:22C'est rare quand même
19:24ce type de personnalité
19:25sans égo.
19:26C'est là que je me dis
19:27que la période
19:27a changé aussi quand même.
19:29Parce qu'il y a peu
19:31d'animateurs très connus
19:32qui ne sont pas...
19:33Pardonnez-moi l'expression
19:34piquousés à l'antenne,
19:35à l'adrénaline.
19:36C'est difficile souvent
19:37de quitter la scène.
19:38Et vous, ça vous semble...
19:39Vous êtes un animateur normal.
19:41Non, mais d'une part...
19:42Non, je ne crois pas
19:43que je sois normal
19:43parce que je ne crois pas
19:45qu'il y a quelqu'un
19:46qui fait un métier artistique
19:47et qui s'expose devant des...
19:48Que ce soit en sport,
19:50en politique, tout ça.
19:51On n'est jamais vraiment
19:51totalement normaux
19:53parce que sinon,
19:53on ne le ferait pas.
19:55Non, mais d'une part,
19:56j'ai été gâté.
19:57Très gâté.
19:58Je l'ai fait
19:59à une période formidable.
20:00Je ne me ferme aucune porte.
20:02Pour répondre à Gilles,
20:03je ne dis pas
20:04que je ne le ferai pas.
20:05Je dis que dans mon projet
20:06immédiat,
20:07c'est quoi un projet immédiat ?
20:08C'est 4-5 mois.
20:09Dans les 4-5 mois,
20:10je sais ce que je vais faire.
20:11Voilà.
20:11Je sais exactement
20:11ce que je vais faire
20:12dans les 4-5 mois.
20:13Et dans les 4-5 mois,
20:14il n'y a pas de radio,
20:15il n'y a pas de télévision.
20:16Mais je ne dis pas qu'après...
20:17Vous n'êtes pas candidat
20:17à la présidentielle,
20:18non, par hasard.
20:19Je ne suis pas du tout candidat.
20:20Oh là là !
20:21Tous les jours,
20:21il y a une autre déclaration.
20:23Oh que non !
20:23Quel boulot !
20:24Non, non, non, pas du tout.
20:26Merci beaucoup, en tout cas,
20:27d'être passé par le studio
20:28de Sud Radio,
20:29Patrick Sabatier.
20:30Les coulisses
20:31de ces émissions cultes
20:32des années 80
20:33aux éditions du Rocher.
20:34Souviens-toi,
20:35c'était un mercredi.
20:36Merci à vous.
20:36Merci à tous les deux.
20:37Merci à tout le monde.
20:38Merci.
20:38Et on se retrouve
20:39pour nos débats
20:40beaucoup plus politiques,
20:41beaucoup moins drôles
20:41dans quelques instants,
20:4310h30 sur Sud Radio.