00:00Sud Radio, 10h midi, l'instant zapping.
00:03Alors encore une bonne idée de TikTok.
00:05Tiens, si on roulait à contresens, et puis en plus on filme les voitures qui viennent en face
00:10parce que c'est rigolo de voir les visages des gens paniqués de vous voir.
00:14Et bien c'est ce qui est à la mode.
00:15Alors évidemment, ça pourrait finir que par des morts.
00:1820h de France 2.
00:20Lancé à pleine vitesse, à contresens sur l'autoroute.
00:23Ce conducteur prend tous les risques, surprend les automobilistes.
00:26Ils frôlent même les camions, tout en se filmant pour poster la vidéo sur les réseaux sociaux.
00:31Une tendance sous forme de défi
00:34qui a coûté la vie à 5 adolescents irlandais, âgés de 15 à 18 ans il y a deux semaines.
00:39Collision frontale avec la voiture d'une famille, grièvement blessée.
00:43Les jeunes hommes, eux, sont décédés sur place.
00:45Chaque week-end désormais, on voit des automobilistes jouer à la roulette russe avec leur propre vie
00:50et celle de passants innocents.
00:51Sur TikTok, les adolescents postaient régulièrement ce genre de vidéos.
00:55Des comportements dangereux au volant.
00:57Pour répondre à une tendance sur les réseaux sociaux.
01:00En Irlande, elle se traduit même dans les statistiques.
01:03Le nombre de cas de conduite à contresens aurait augmenté de 32% par rapport à la même période l
01:08'an dernier.
01:10Alors là, on était quatre regards consternés.
01:13Mais comment est-ce possible ?
01:15Alors ça commence à arriver en France.
01:16Ah super !
01:17Et l'autre question...
01:19Merci Gilles pour cette bonne nouvelle.
01:22Merci.
01:23Et l'autre question, est-ce que vous trouvez ça normal que TikTok laisse ses vidéos sur son site ?
01:29Parce qu'il y a ça aussi.
01:31C'est-à-dire que...
01:32Est-ce que vous trouvez ça normal que TikTok...
01:33Non mais de toute façon, il y a un vrai problème avec TikTok.
01:35C'est surtout ça le sujet.
01:38C'est-à-dire que les réseaux sociaux, les publications restent totalement dans une impunité la plus grande.
01:45Imaginez n'importe quel éditeur, n'importe quel jour...
01:49Enfin, en journal, c'est plus...
01:51En presse, c'est plus compliqué.
01:52Mais n'importe quel journal de télévision posterait ou montrerait un truc pareil.
01:58Bien évidemment qu'il y aurait des sanctions.
02:00Donc, moi, je suis stupéfait qu'encore aujourd'hui, que ce soit TikTok, que ce soit Instagram, que ce soit
02:07Facebook, peu importe,
02:08mais que les réseaux sociaux ne soient pas plus régulés et qu'on puisse poster des trucs pareils.
02:13Oui.
02:14Et Alexandra, je vous voyais aussi totalement consternée.
02:17Mais vous, qui êtes enseignante, ce n'est pas le premier défi.
02:20Alors, il est particulièrement inacceptable et choquant.
02:25Mais vous voyez, le jeu du piment, récemment, c'est à chaque fois...
02:29Le jeu du foulard.
02:30Oui.
02:31Oui, enfin, ça dit...
02:32Quand est-ce que ça va s'arrêter ?
02:33Je pense que ça pose évidemment la question de la responsabilité sur les réseaux sociaux,
02:38et notamment TikTok, où il y a une dérive absolument folle.
02:42C'est-à-dire qu'il y a une surenchère dans la folie.
02:45Mais ça dit aussi, je trouve, quelque chose de cette jeunesse qui n'a finalement plus de limites, plus de
02:50cadres.
02:51J'ai l'impression qu'on va de plus en plus loin.
02:55On repousse de plus en plus les limites...
02:57Et puis dans la bêtise aussi, disons-leur.
02:59Oui, mais c'est un genre du jeu vidéo.
03:02Et d'une mise en danger aussi.
03:04Ils se mettent en danger, c'est ça qui est éliminé.
03:06Je ne sais pas, est-ce qu'ils confondent réalité et jeu vidéo ?
03:09Mais les adultes ont une immense responsabilité, parce qu'on sait bien, quand on voit ces vidéos sur TikTok,
03:15normalement il devrait y avoir une régulation immédiate, et ça devrait être supprimé.
03:20Essayez de parler...
03:21Allez le dire aux chinois !
03:22Oui, je veux bien aller leur dire !
03:25C'est intéressant ce que vous dites, allez le dire aux chinois, parce que derrière cette question et cette dinguerie,
03:30il y a un problème de souveraineté numérique, et justement d'abandon du pouvoir public,
03:40des pouvoirs publics qui sont complètement impuissants face à des organisations qui, effectivement, ne sont pas nécessairement françaises.
03:47Et qui ne veulent pas forcément toujours du bien, disons-le aussi.
03:50C'est ça, oui.
03:51Donc, qui se réjouissent de nous voir, peut-être parfois, nous prendre les pieds dans le tapis.
03:55Car eux, entendre leur jeunesse, Joseph.
03:57Oui, mais que le réseau social soit chinois ou pas, ça ne change rien à l'acte.
04:00Je veux dire, ça aurait été un réseau social français, on aurait eu le même problème, mais...
04:03On aurait pu le réguler plus facilement.
04:06Alors, on est toujours dans la régulation, mais le problème, c'est qu'on veut traiter, on va dire, le
04:10symptôme,
04:10mais vous ne traitez pas le vrai problème de l'histoire.
04:12Et on va aborder ça, je pense, avec l'histoire aussi du téléphone dans les lycées,
04:15mais à un moment donné, c'est une histoire aussi d'éducation aussi, à un moment donné.
04:18Je veux dire, la politique du placard, de dire, de cacher le problème,
04:21mais au fin de compte, de ne pas traiter l'éducation, faire de la pédagogie.
04:25Dans beaucoup de pays dans le monde, aujourd'hui, le numérique, il y a une formation au numérique,
04:29on explique aux gens comment gérer le numérique.
04:31Et nous, aujourd'hui, en fin de compte, dès qu'on voit un problème, c'est, on interdit.
04:35Et ça sera, effectivement, l'objet de notre premier débat avec ce téléphone portable
04:39qu'on interdit au lycée pour la première fois cette année.
04:42Gilles, la suite de votre zapping, vous voyez, ça fait parler.
04:43Une bonne nouvelle qui n'en est pas une, le chèque essence,
04:47mais qui n'est fait que pour les gros rouleurs, et je ne vous parle pas de moi,
04:50les autres peuvent continuer à payer.
04:54Alors, du coup, ça râle à la pompe.
04:57Vincent fait seulement un plein et demi environ par mois,
05:00mais au vu de l'augmentation du prix du carburant,
05:03il estime que les aides ne devraient pas se limiter aux gros rouleurs.
05:06Il n'y a pas que les grands rouleurs qui rencontrent des difficultés financières au quotidien,
05:10donc il n'y a pas de raison que les personnes qui roulent un petit peu moins
05:13ne puissent pas bénéficier également d'une aide à ce niveau-là.
05:16Alors que le gouvernement envisage de prolonger les aides carburants
05:19pour les Français les plus exposés à la hausse des prix,
05:22ces automobilistes espèrent une baisse des taxes.
05:25Quand on voit 2,16 euros le litre et que je vais en Espagne,
05:30je le paye 1,80 euros.
05:31On a quasiment 40 centimes d'écart.
05:34Et tout ça, c'est que des taxes.
05:35Les aides, c'est ponctuel, c'est pas efficace.
05:38Moi, j'ai ma sœur qui habite à Saint-Jean-de-Luz,
05:40tous les 15 jours, elle va faire le plein à Tancharia.
05:43Elle paye 30, 40 euros de moins.
05:46Vous trouvez ça normal que M. et Mme Tout-le-Monde n'ayent pas accès à ces réductions ?
05:50Alexandra ?
05:52Alors, je me réjouis déjà que des gros rouleurs, comme vous dites,
05:57puissent bénéficier de réductions.
05:59Des gros rouleurs, c'est souvent des gens qui ont besoin de leur voiture pour travailler.
06:04C'est ceux-là qui sont le plus pénalisés.
06:07Maintenant, c'est toujours pareil.
06:09Il faut qu'il y ait une acceptation de ces mesures
06:12et qu'il y ait le sentiment de justice.
06:14C'est toujours la question.
06:16Mais bon, on ne peut pas reprocher de mettre des dispositifs d'aide
06:21pour des gens qui en ont besoin pour travailler.
06:24Ça me paraît essentiel.
06:25D'ailleurs, on salue les infirmiers,
06:27notamment les infirmières qui nous écoutent, peut-être dans leur voiture.
06:31Et tous ceux qui sont en première ligne et qui ont vraiment besoin de leur voiture pour travailler.
06:35N'hésitez pas, en tout cas, je vous le rappelle, chers auditeurs, à venir réagir.
06:40Quand vous le souhaitez, vous avez un droit au rappel, d'ailleurs, dans cette émission.
06:43Il y a la petite cloche.
06:44Si vous entendez peut-être des débats qui vous semblent hors sol,
06:47ne pas correspondent à votre réalité, à ce que vous vivez,
06:51vous appelez Manu au standard et puis on vous met directement à l'antenne.
06:55Et puis, tout à l'heure, Stéphanie, vous parlerez aussi des voitures électriques.
06:58C'est peut-être la solution par rapport à l'essence, oui ou non, par rapport au prix des voitures.
07:03Vous en parlerez avec vos débatteurs.
07:04Chers débatteurs, je vous demande de lui rendre hommage.
07:08De nous arrêter.
07:09De nous arrêter et de lui rendre hommage.
07:11C'est un ordre.
07:12C'est Édouard Balladur.
07:13Vous le faites bien.
07:14Édouard Balladur est mort.
07:16Et vous savez quoi ?
07:16La nouvelle, elle est arrivée en plein 20 heures de TF1.
07:20Gilles Boulot, vous allez voir, quel talent.
07:21On a appris également à la mort de l'ancien Premier ministre Édouard Balladur.
07:25Il avait 97 ans.
07:27Il avait débuté sa carrière politique comme secrétaire général de l'Elysée sous Georges Pompidou.
07:31En 1986, pendant la période de cohabitation, il fut ministre de l'économie, des finances.
07:37C'est lui qui lança une vaste campagne de privatisation.
07:40François Mitterrand le nomma ensuite Premier ministre.
07:42En 1993, grand favori des sondages pour l'élection présidentielle de 1995.
07:47Il fut éliminé dès le premier tour par son grand rival de droite, Jacques Chirac.
07:51L'annonce de son décès a été faite par sa famille.
07:54Une messe sera donnée dans l'intimité familiale.
07:59Voilà.
08:00Triste nouvelle.
08:01Triste nouvelle.
08:02On était assez grands, nous, pour le connaître.
08:04La mort d'Édouard Balladur.
08:06C'était ce temps béni où les femmes et les hommes politiques avaient beaucoup de tenues.
08:11On en parlait hors antenne.
08:13C'est vrai que c'est aussi ce temps béni où deux candidats de la droite pouvaient être...
08:20Oui, espéraient être au deuxième tour sans que ça pose question, sans que ça fasse débat.
08:24Il y avait déjà quelques coups de couteau.
08:25Oui, certes.
08:27Alexandra, Mathias et José, je vous fais réagir justement parce que c'est important quand même
08:31qu'on s'arrête quelques minutes sur la vie d'Édouard Balladur.
08:34Il y a beaucoup d'auditeurs, j'imagine, qui en ont des souvenirs plus ou moins bons.
08:39Venez nous le dire d'ailleurs au standard 0800-826-300-3001.
08:42Tout de suite sur Sud Radio.