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Jeudi 24 septembre 2026, retrouvez Louis de Fels (Directeur Général - Responsable de la gestion collective, Gay-Lussac Gestion), Jean-François Robin (Directeur de la Recherche, Natixis) et Florent Delorme (Stratégiste, M&G; Investments) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.
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00:01Générique
00:09Deux invités avec nous ce soir en attendant notre troisième invité qui devrait arriver bientôt.
00:16Florent Delorme, vous êtes stratégiste chez MNG Investments. Bonsoir.
00:21Bonsoir.
00:21Et Louis de Fels, directeur général et responsable de la gestion collective chez GANUSAC Gestion. Bonsoir.
00:26Bonsoir Pauline.
00:27Louis, commençons avec ces rendements obligataires. Est-ce que c'est normal d'avoir un 10 ans américain à 5
00:34,10, 5,15% ?
00:36Et est-ce que c'est normal une remontée aussi rapide de ces taux ?
00:41C'est vrai que la plupart d'entre nous pensaient que ça allait se bloquer à 5% qu'on
00:45avait vu en 2023, ça a tapé plusieurs fois.
00:48Et c'est vrai qu'aujourd'hui la croissance américaine est tellement rigoureuse et tellement forte, c'est vrai que
00:51la croissance des ministres par action est là.
00:53Donc elle a mis des taux un peu plus de 5 aux Etats-Unis. Pas trop de soucis.
00:58Mais le problème de cette croissance des taux aux Etats-Unis, c'est que ça entraîne tous les autres taux
01:01en Europe.
01:02Donc sachant que l'Europe et les autres pays n'ont pas du tout la même croissance que les Etats
01:06-Unis.
01:06Donc ça va être problématique notamment avec la dette des Etats.
01:09Et aujourd'hui ce n'est pas non plus alarmant parce qu'aujourd'hui la croissance des bénéfices par action,
01:14la thématique de l'intelligence artificielle,
01:16comme vous en parlez, c'est CAPEX monstrueux. Je crois que c'est plus de 800 milliards de CAPEX des
01:20hyperscalers cette année et quasiment plus de 1000 milliards l'année prochaine.
01:24C'est vrai que pour l'instant cette vague de l'IA est plus forte que la remontée des taux
01:27d'intérêt.
01:28Parce qu'en effet, normalement, plus les taux remontent, plus ça a un impact sur les valorisations des entreprises.
01:33Mais c'est vrai qu'aujourd'hui la croissance est tellement forte que pour l'instant la thématique qu'il
01:36y a est plus forte.
01:37Mais la vraie question c'est jusqu'à quand ?
01:40Oui c'est ça. Et puis ce qui est peut-être aussi inquiétant, on regarde évidemment le rendement à 10
01:44ans américain.
01:46Florence, c'est peut-être aussi ce rendement à 2 ans, à 4,90%.
01:50Et puis là aussi il y a une remontée extrêmement rapide.
01:52Et puis tout ça évidemment en lien avec ces tensions inflationnistes, avec le conflit au Moyen-Orient, ce détroit d
01:59'Hormuz, les prix du pétrole.
02:01Vos commentaires sur ces taux et puis sur tout ce qui va avec peut-être ?
02:05Oui, le 2 ans américain monte parce qu'on anticipe des hausses de taux directeurs à venir de la Réserve
02:13fédérale
02:13dans un contexte où la prolongation du conflit au Moyen-Orient laisse à penser qu'on aura des chiffres d
02:21'inflation un peu plus élevés dans les 12 à 24 mois.
02:23Donc tout ça est assez cohérent.
02:25Et évidemment les taux à long terme sont aussi sous tension.
02:30Alors peut-être pas tant parce que le marché a des hypothèses d'inflation élevées à long terme.
02:35En réalité quand on regarde les hypothèses d'inflation implicite qu'on trouve dans les contrats forward,
02:40on s'aperçoit que sur 10 ans le marché aux Etats-Unis anticipe une inflation moyenne inférieure à 2,5,
02:50inférieure à 2,3 dans la zone euro.
02:52Donc ce qui fait monter les taux 30 ans, c'est peut-être pas tant l'hypothèse d'une inflation
02:57structurellement plus élevée dans la durée,
02:58mais plutôt le questionnement sur la soutenabilité des dettes et puis les émissions massives du côté corporate qui viennent concurrencer
03:09les émissions du côté des Etats.
03:11Donc ce qui se passe est assez cohérent par rapport au schéma dans lequel cela s'inscrit.
03:18Maintenant c'est vrai que ça finira quand même par poser des problèmes dans un premier temps aux Etats,
03:28puisque la charge de la dette va devenir vraiment significative,
03:34notamment parce que le rapport dette sur PIB de l'Etat fédéral américain comme des Etats de la zone euro
03:39est significatif.
03:41Donc très vite va se poser la question de cette soutenabilité de la dette.
03:46Et puis ça peut aussi à un moment donné provoquer un petit craquement du marché actions,
03:52puisque comme tu viens de l'indiquer, on a certes des dynamiques de croissance économique et de croissance bénéficiaire qui
03:59sont là, qui rassurent,
04:00mais à un moment donné le volet financement des corporate va s'inviter à nouveau au débat.
04:07Et c'est clair que la valorisation des marchés actions, elle sera sans doute impactée par ces taux qui sont
04:16trop élevés.
04:16Donc effectivement la question c'est de savoir s'il y a encore un chemin important de tension sur les
04:21taux,
04:21ou est-ce qu'on est arrivé à un moment donné où ça constitue un point d'entrée ?
04:25Est-ce qu'on peut commencer à construire des positions à ces niveaux-là ?
04:29C'est la question pour tout investisseur.
04:31Oui, des marchés actions qui pour l'instant ont un petit peu chuté, mais pas non plus tant que ça.
04:36Donc bon, seul l'avenir nous dira pour le reste.
04:40Jean-François Robin, vous êtes directeur de la recherche de Natixis.
04:43Vous nous avez rejoint sur ce plateau.
04:45Bonsoir Jean-François.
04:45Bonjour à tous.
04:46On était justement en train de parler de ces rendements obligataires de cette envolée.
04:52On a parlé du rendement américain à 10 ans, à 5,15%.
04:56Est-ce qu'il y a un seuil où on commence à vraiment s'inquiéter Jean-François sur ces taux
05:00?
05:01Il y a un seuil qui est assez facile à calculer.
05:03C'est le seuil de la soutenabilité de la dette.
05:05C'est-à-dire à partir du moment où les taux d'intérêt passent au-dessus de la croissance nominale.
05:08Donc on y vient quand même assez vite.
05:12La question est de savoir jusqu'où ça peut aller.
05:14Moi je trouve qu'il y a trois raisons à la montée des taux finalement.
05:18Une bonne et deux mauvaises.
05:20La bonne nouvelle c'est que les taux montent parce que les économies vont bien.
05:23Et qu'en fait ça n'empêche pas les banques centrales d'ajuster pour les deux autres mauvaises raisons qui
05:28font que les taux montent.
05:29Les deux autres mauvaises raisons c'est qu'il y a un conflit en Iran qui fait monter les prix
05:33des hydrocarbures
05:33et donc de l'inflation et des engrais et des prix de l'alimentation.
05:37Et que ça déclenche une petite poussée inflationniste.
05:403,7 aux US, 3,3 en Europe.
05:41Donc les banques centrales elles n'ont pas d'autre choix que de monter les taux.
05:44Du moins c'est ce qu'elles pensent elles et en tout cas c'est ce qu'elles font.
05:47Donc on ajuste les courbes des taux à ces nouveaux comportements des banques centrales.
05:51Et quelque part c'est un resserrement des conditions financières.
05:55Donc c'est la deuxième et la première des mauvaises raisons.
05:58Et puis la deuxième mauvaise raison pour laquelle les taux montent c'est qu'on a un énorme glissement des
06:02finances publiques.
06:04Partout.
06:04Et on parle évidemment de la France mais aux Etats-Unis.
06:07Les Etats-Unis c'est quand même très gênant.
06:0840 000 milliards de dettes.
06:10Ça a doublé depuis 2008.
06:11Ça a quadruplé depuis 2007.
06:13Ça monte de 1 000 milliards tous les 3 mois.
06:15Avec un déficit de temps de guerre alors qu'on est en temps de paix.
06:18Enfin eux ils sont en guerre mais ils disent qu'il y a une petite opération spéciale un peu à
06:21la poutine.
06:22Qu'il aurait coûté que 38 milliards.
06:24Bon sur un budget américain c'est que dalle.
06:27Mais voilà on a des raisons un peu objectives pour lesquelles ça monte.
06:30Est-ce que le déficit va se réduire aux Etats-Unis ou en France ou dans la plupart des pays
06:34?
06:34Même pas en Allemagne puisqu'il passe au-delà de 4%.
06:37Donc tous les pays sont dans de la dépense contrainte de défense, de démographie, d'IA, de transition énergétique.
06:43Est-ce que la guerre va s'arrêter en Iran ?
06:46C'est peut-être ça le plus probable.
06:48Tout le monde y a intérêt de plus en plus donc ça reste arrivé.
06:52Et si c'est le cas, sans doute que la première raison, ça va continuer.
06:55C'est-à-dire que si la guerre en Iran s'arrête et que les conditions financières se desserrent,
06:59spontanément les économies vont aller encore mieux.
07:00Or aujourd'hui, regardez même en France, vous avez un secteur manufacturier, un secteur industrie.
07:05L'industrie en France, on n'a jamais été aussi en forme depuis 2 ans.
07:10Donc ça va très bien l'industrie en Europe.
07:12Depuis 4 ans, on n'a pas vu ces niveaux-là en Allemagne, depuis 2 ans en France.
07:15Donc il y a des trucs comme ça qui ne correspondent pas évidemment à ce qu'on voit sur les
07:18réseaux sociaux.
07:18Mais la réalité, c'est que l'économie française n'est pas en récession,
07:21que l'économie américaine est sur son potentiel,
07:23que l'économie chinoise est sur son potentiel,
07:25que l'économie indienne est à 8%
07:27et que l'économie mondiale, on est en train de la réviser tous à la hausse.
07:29Donc les économies naviguent dans cette tempête.
07:32Finalement, on s'est habitué, on a pris des rives, on a adapté la voilure.
07:36Et les économies continuent à leur croisière.
07:39Justement, vous parliez des banques centrales qui avaient monté leurs taux.
07:45Je regardais tout à l'heure les probabilités que la réserve fédérale augmente ses taux le 28 octobre.
07:50Elles sont passées à 70%, même un peu plus, Louis.
07:52Oui, historiquement, c'est vrai que juste avant les midterms,
07:56on n'a pas l'habitude de voir des mouvements comme ça pour la réserve fédérale américaine.
08:03Et est-ce qu'on s'engage, surtout, c'est peut-être ça la vraie question,
08:06dans un cycle de hausse de taux pour la Fed sur l'année prochaine également ?
08:10C'est vrai qu'il faut remettre le contexte, il y a encore quelques mois.
08:13On pensait que la guerre n'allait pas durer très longtemps.
08:15Personne n'attendait de hausse de taux.
08:16On attendait même 2027 des baisses de taux aux États-Unis.
08:19Il y avait la pression du président Trump avec le nouveau banquier central disant
08:23« on va avoir des bases de taux ».
08:24Finalement, la seule bonne nouvelle de la dernière intervention,
08:27c'est que toutes les attentes ont été révisées à la hausse.
08:30Donc maintenant, on va dire qu'il n'y a plus vraiment de mauvaises nouvelles.
08:32Les taux cours ont fortement remonté.
08:33Vous avez vu la courbe de taux aux États-Unis, c'est complètement aplati.
08:36Donc on va dire, au moins ça y est, les mauvaises nouvelles ont été pricées.
08:41C'est pour ça que limite après la Fed la semaine dernière,
08:45quand ils ont remonté les taux, finalement,
08:46il y a eu un bull market sur le Nasdaq pendant quelques jours.
08:48C'est parce que ça est plutôt rassurant.
08:50Donc voilà, vous l'avez très bien dit,
08:53clairement, c'est le problématique de la guerre.
08:54On ne sait pas combien de temps ça va arriver.
08:55C'est vrai que le prix du pétrole, c'est un one-shot, ça arrive.
08:58C'est un choc d'inflation très court terme.
09:00Mais voilà, la seule question, c'est qu'aujourd'hui,
09:02personne ne pense que ça va être, vous savez,
09:05la fameuse boucle prix inflation-salaire.
09:07Pour l'instant, on ne le voit pas.
09:09Parce que c'est un choc d'offres.
09:10C'est plutôt un choc court terme.
09:11C'est vrai que ça se voit, les prix à l'essence, ça arrive,
09:13ça impacte la consommation.
09:15Donc pour l'instant, c'était plutôt rassurant
09:18ce qu'ils ont fait, le président de la Fed.
09:20Donc voilà, on a un espèce de coussin.
09:23Ça fait que les taux sont pas mal remontés.
09:25Mais clairement, il ne faudrait pas que cette guerre dure trop longtemps.
09:27Parce que là, il y a toutes les publications des entreprises,
09:29notamment dans les Smolimic Cap,
09:30qui ont publié en septembre.
09:32Pas mal sont en train de dire,
09:34attention au deuxième semestre,
09:36les coûts des entrants, les prix des matières premières,
09:38tout ça, ça commence à avoir des impacts sur pas mal de sociétés.
09:41Voilà.
09:42Donc ça, c'est le côté négatif.
09:43Mais c'est vrai qu'après, il y a quand même beaucoup de choses.
09:46Et comme on disait tout à l'heure,
09:46aujourd'hui, la beauté de l'IA, c'était beaucoup aux États-Unis.
09:49Mais c'est tous ces CAPEX en train de ruisseler en Europe.
09:52On a vu énormément de sociétés
09:53qui commencent enfin à bénéficier de ces CAPEX,
09:57que ce soit dans l'industrie,
09:58dans les constructions data centers,
09:59notamment dans les pays nordiques.
10:00Il y a pas mal de plans de relance qui sont en train d'arriver.
10:03Et c'est pour ça que les derniers chiffres,
10:05en zone euro, sont plutôt assez bons.
10:07Donc tout dépend si vous regardez le verre à moitié vide ou au moitié plan.
10:10Oui. On peut le regarder, c'est vrai, des deux côtés.
10:13On reviendra sur ces dépenses d'IA juste après.
10:17Juste avant, si je reviens très rapidement,
10:19Florence, sur cette réserve fédérale,
10:21Louis disait que ça avait rassuré le marché.
10:23C'est vrai.
10:23On avait vu les rendements qui s'étaient légèrement détendus,
10:27les indices actions qui avaient plutôt monté.
10:31Est-ce que si on part sur un cycle de hausse des taux,
10:34on peut s'attendre à ces réactions ?
10:36Et puis aussi, ce qui a rassuré,
10:38c'est peut-être l'indépendance de la réserve fédérale.
10:41Peut-être que les investisseurs avaient peur
10:43que Donald Trump soit un petit peu trop sur le dos de Kevin Warche
10:47sur ses baisses de taux ou au moins sur des statu quo.
10:51C'est vrai que Kevin Warche a mis quelques semaines
10:54à clarifier sa position.
10:56Et à partir de la fin de l'été,
10:59je crois que le message a été assez clair.
11:01C'est celui, effectivement, d'une FEN qui ne transigera pas
11:05sur l'inflation, qui montra clairement les taux directeurs.
11:09Je crois que l'objectif de la réserve fédérale,
11:11derrière cette hausse des taux courts,
11:14c'est de piloter les taux longs.
11:16Puisqu'on voit bien que pour que les taux longs
11:1920-30 ans soient contenus,
11:22il faut que les taux courts montent.
11:23Le marché exige, pour conserver cette idée
11:27que l'inflation à moyen long terme est sous contrôle,
11:30le marché exige des hausses de taux courts.
11:32On l'a vu, effectivement, lors de la dernière hausse de taux,
11:35il y a eu une légère détente sur le 30 ans.
11:39Il apparaît très probable que si la FEN n'avait pas agi en ce sens,
11:44n'avait pas tenu un discours en ce sens,
11:46on aurait eu des tensions beaucoup plus violentes sur les taux longs.
11:50Ce qui, là, pour revenir à ce que j'indiquais tout à l'heure,
11:53pose un problème pour le financement des États et des corporés.
11:58Donc la stratégie qu'ils vont tenter de mettre en place,
12:00et c'est un peu la même chose pour la BCE,
12:03c'est effectivement être très dur sur la partie courte de la courbe,
12:07pour essayer de contrôler ce qui se passe sur la partie longue.
12:09La limite de cet exercice, effectivement,
12:11c'est qu'à force de durcir les conditions monétaires sur la partie courte,
12:14on risque quand même de faire basculer un peu la croissance
12:19et d'opérer les perspectives de croissance.
12:22Et à cet instant-là, une autre stratégie sera peut-être déployée.
12:26Mais pour l'instant, tant que la croissance tient,
12:28il semble vouloir tenir cette position.
12:31Et l'objectif, c'est bien de contrôler la partie longue.
12:36Jean-François, je vous propose de revenir sur l'autre événement du jour,
12:41donc on a parlé des rendements.
12:42Il y a aussi ce sommet entre Donald Trump et Xi Jinping.
12:45Est-ce qu'on attend des annonces concrètes ?
12:48Qu'est-ce qu'on attend de ce sommet ?
12:50Qu'est-ce qui a été dit aujourd'hui déjà ?
12:53Et peut-être un mot sur l'intelligence artificielle
12:56qui va être certainement au centre des discussions.
12:59Je crois qu'il ne faut rien attendre de concret,
13:01comme d'habitude avec Donald Trump.
13:02C'est-à-dire qu'on va avoir des annonces, des promesses
13:03et des effets de manche en disant que c'est magique.
13:06Ils sont mis d'accord que c'est la paix.
13:08À partir du moment où il y a une prolongation
13:10de la paix, de la guerre commerciale pendant six mois,
13:13juste après les élections de mid-term,
13:17de toute façon, il n'y a rien trop d'avoir de nouvelles là-dessus.
13:21Avec des divergences quand même assez nettes sur le fond, sur l'IA.
13:25Avec Trump qui va absolument pousser l'avantage américain
13:28en ce moment et surtout pas de le ralentir par des régulations.
13:31Et les Chinois qui appellent à de la régulation
13:33pour ralentir les Américains,
13:34mais qui dans le fond, en veulent absolument pas non plus
13:36pour pouvoir les rattraper.
13:37Donc on est dans un truc où il ne va pas se passer grand-chose.
13:40Avec effectivement, c'est rejoint tout à fait ce qui a été dit là.
13:43C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a quand même
13:44une énorme concentration de l'économie américaine sur l'IA.
13:48À la fois en termes de croissance,
13:49puisque ce qui porte l'économie américaine, c'est le CAPEX.
13:51Le CAPEX dans l'IA.
13:52Ce qui porte les actions américaines, c'est essentiellement l'IA.
13:55Et ce qui porte la consommation américaine,
13:57c'est essentiellement la richesse liée à la montée des actions.
13:59Puisqu'aujourd'hui, vous avez les 10% les plus riches américains
14:02qui font maintenant plus de 50% de la consommation.
14:05Alors que les 80% les moins riches américains,
14:07c'est plus que 30%.
14:08Donc grosso modo, la consommation américaine,
14:10elle est portée par ceux qui ont des actions de la tech.
14:12C'est-à-dire les 10% les plus riches,
14:14sachant que les 10% les plus riches américains,
14:17ils ont 90% les actions.
14:18Tout ça, ça tient assez bien.
14:20Donc ça tient vraiment à un seul truc,
14:21c'est est-ce que l'IA marche ?
14:22Et d'ailleurs, en ce moment, ce qu'on voit,
14:23c'est que la construction hors IA s'écroule,
14:26enfin en tout cas baisse,
14:27les prix immobiliers en Floride baissent,
14:29alors tout le monde va là-bas soi-disant.
14:30Alors qu'inversement, la construction liée à l'IA explose.
14:33Et d'ailleurs, les créations d'emplois sont assez fortes aux Etats-Unis
14:37parce qu'il faut des pelles pour creuser,
14:39pour bétonner, pour mettre des panneaux solaires,
14:41des centrales à gaz,
14:42c'est ce qui porte d'ailleurs les exportations allemandes
14:43qui explosent aux Etats-Unis
14:44parce que des boîtes comme Siemens
14:47sont en train d'exporter des centrales à gaz aux Etats-Unis,
14:51de l'optique pour l'IA,
14:53ça porte Taïwan, ça porte la Corée du Sud, etc.
14:55Donc il y a un formé d'un moteur,
14:57mais tout ça est très lié à l'IA.
14:59Alors qu'inversement, la Chine, quelque part,
15:01eux, leur faiblesse et leur force,
15:02c'est que c'est moins l'IA le moteur de leur économie,
15:05ce sont les exportations.
15:06Ce qui est une relative protection
15:09par rapport à tout ce débat autour de l'IA,
15:11pour essayer de faire le lien dans vos deux questions,
15:13en revanche, il y a une énorme faiblesse quand même de la Chine,
15:15c'est qu'ils sont très liés au commerce extérieur.
15:17La bonne nouvelle pour les Chinois,
15:18c'est qu'ils n'en ont plus rien à faire des Etats-Unis,
15:21puisque désormais, c'était 21% de leurs exportations en 2016,
15:24aujourd'hui, c'est moins de 7%.
15:25Le gros de leurs exportations,
15:27c'est 1, l'Asie du Sud-Est,
15:29le premier marché des Chinois,
15:302, l'Europe,
15:31et les Etats-Unis s'en foutent un peu.
15:33Et en plus de ça,
15:34ils importent zéro pétrole des Etats-Unis,
15:36zéro LNG des Etats-Unis,
15:38jusqu'à récemment,
15:39zéro soja des Etats-Unis,
15:40pour leur faire plaisir,
15:41ils leur achètent un petit peu
15:42pour faire semblant de respecter les guerres commerciales,
15:44mais ils s'en foutent complètement,
15:45puisqu'ils achètent tout du Brésil.
15:46Donc, il y a une espèce de déconnexion,
15:48et surtout, ils ont un dérisking.
15:49Quelque part,
15:50les Chinois arrivent en énorme position de force.
15:53D'ailleurs,
15:54Xi Jinping n'arrive sans aucun chef d'entreprise.
15:56Il s'en fout, lui.
15:57C'est le business.
15:58Il n'a pas besoin de ça.
15:59Donc, moi, je trouve qu'il y a une espèce de,
16:01même en termes de diplomatie,
16:05de montrer que lui,
16:06il arrive tout seul,
16:06il n'a rien à offrir,
16:08il ne cherche rien.
16:09Son économie,
16:10elle a 4,6%.
16:11C'est plutôt le grand gagnant
16:13de tout ce que fait Trump
16:13au niveau politique,
16:15géopolitique,
16:15géostratégique et économique.
16:17Franchement,
16:17je trouve qu'on ne peut pas
16:18entendre grand-chose,
16:19parce que Trump,
16:20il veut des effets d'annonce,
16:21et chez Xi Jinping,
16:22il a envie de rien lâcher.
16:23Donc, je pense qu'on n'aura pas grand-chose.
16:24Encore une fois,
16:25beaucoup d'annonce,
16:25très peu d'effets.
16:26Bon, on verra à l'issue du sommet,
16:28si on revient à l'IA.
16:30Louis, peut-être juste un commentaire
16:32sur ce chiffre
16:33que je trouve assez fou,
16:34que je mentionnais en introduction.
16:37Pour l'intelligence artificielle
16:39entre 2025 et 2032,
16:41ce sera 3,63% du PIB américain,
16:45un montant estimé
16:46à 10 300 milliards de dollars.
16:49On comparait en intro,
16:50je ne vais pas re-répéter
16:51tous les chiffres de comparaison,
16:52les autoroutes,
16:53les télécoms, la fibre.
16:55Qu'est-ce qu'on pense
16:56de ce chiffre absolument colossal,
16:58Louis ?
16:58Oui, c'est vraiment colossal.
17:00Et c'est vrai,
17:00quand on rapporte sur le S&P,
17:01normalement,
17:02en temps général,
17:03le S&P,
17:03c'est 3% des CAPEX du S&P
17:06par rapport au PIB.
17:07Là, avec l'IA,
17:07c'est quasiment passé,
17:08je crois,
17:08à 5,5-6%.
17:10Et les prochaines années,
17:11si ça continue sur une,
17:11ça pourrait être jusqu'à 8%.
17:12Donc, on sent qu'on est quasiment
17:13très très fort surchauffe
17:15par rapport au potentiel
17:16de plantes CAPEX d'habitude.
17:18Donc, c'est la vraie question.
17:19Évidemment,
17:20tous ces CAPEX
17:20se retrouvent
17:21dans les croissances
17:21des bénéfices par action.
17:23Donc, la vraie question
17:24qu'on se pose tous
17:25à actionnaires,
17:26à investisseurs en actions,
17:27c'est jusqu'à quand
17:29la croissance des BPA
17:30va tenir ?
17:30Parce qu'on sait
17:31que ce n'est pas tenable
17:32sur le long terme.
17:33Donc, voilà.
17:33C'est ça,
17:34ce que tout le monde regarde.
17:35C'est pour ça aussi
17:36que les taux d'intérêt
17:37continuent de monter
17:38parce qu'également,
17:39c'est la première des raisons
17:40que l'économie va bien
17:41et cet effet richesse,
17:43ça continue.
17:44Donc, voilà.
17:45La question,
17:45c'est est-ce que
17:46tous ces investissements-là
17:48vont être rentables ?
17:49On en avait souvent posé
17:50la question,
17:50c'est qu'aujourd'hui,
17:51on se pose moins la question
17:53et dès que la thématique
17:54IA s'essouffle un peu,
17:56il y a un nouveau modèle
17:57qui est sorti.
17:57Là, on a parlé
17:58de méta avec Muse
17:59et tout de suite,
18:00ça relance la thématique IA.
18:02C'est celui qui arrive
18:03à sortir la nouveauté
18:06le plus rapidement possible.
18:07On a vu que Muse,
18:08je crois que c'est la première,
18:09a eu plus de combien ?
18:10900 000 téléchargements.
18:11900 000 téléchargements,
18:12ça a été encore plus rapide
18:13qu'au lancement de chat GPT,
18:14c'est juste incroyable.
18:15Mais la force de Muse,
18:17c'est que justement,
18:18il y a cette capacité
18:19à monétiser directement ?
18:20Pour l'instant,
18:21ils vont tout faire gratuitement
18:22pour essayer d'avoir
18:23vraiment tout le monde.
18:24Ils ont fait des accords
18:24avec Paypal,
18:25avec les agences de voyage,
18:28Expedia.
18:29Ils sont en train de tout faire
18:30pour l'instant,
18:30c'est aux Etats-Unis.
18:31Ils ont aussi lancé
18:33leurs lunettes connectées,
18:34mais cette fois-ci
18:35sans caméra,
18:36parce qu'il y avait
18:36des problèmes de patente
18:37et des problèmes aussi
18:38de respect de la vie.
18:41Et donc là,
18:42ils ont la grande nouveauté,
18:43s'ils vont lancer
18:44des lunettes connectées
18:45sans caméra
18:46où vous pourrez commander
18:48vos...
18:49arrêter
18:50votre...
18:51votre...
18:52d'attre-assurance,
18:53votre...
18:54votre facture de téléphone,
18:55tout ça,
18:56de vos yeux
18:56avec vos lunettes.
18:57C'est un peu une révolution,
18:58donc c'est vrai que ça
18:59réemballe tout ça.
19:00Et c'est vrai que là,
19:01je crois que le titre
19:01a fortement monté.
19:03Donc voilà,
19:03cette course,
19:04pour l'instant,
19:04on ne sait pas
19:05ce qu'il pourra arrêter,
19:06mais c'est vrai que pour l'instant,
19:07le momentum est plus fort
19:08que la remontée des taux.
19:10Oui,
19:10Metta qui gagnait 10%
19:12au moment du lancement
19:13de Muse
19:14et puis qui reprenait
19:151,5% ou 2%
19:17les dernières séances.
19:19Louis,
19:19qu'est-ce que vous regardez
19:20d'autre pour cette fin d'année
19:23en termes de secteur géographique
19:25ou de matières premières
19:27hors pétrole peut-être ?
19:28Ça peut peut-être être
19:29de l'or ou autre ?
19:31Oui.
19:32Enfin,
19:32c'est ça que la bonne nouvelle
19:33de l'Europe,
19:33on en a parlé,
19:34vous avez cité
19:35les chiffres des PMI
19:36qui sont un peu
19:36au plus haut depuis longtemps.
19:38Voilà,
19:38mais en fait,
19:38c'est les CAPEX
19:39qui sont arrivés
19:39et en parallèle,
19:40il y a pas mal
19:41de pays européens,
19:42malheureusement pas en France.
19:43Le plan allemand,
19:44c'est plutôt un flop,
19:45mais les pays nordiques
19:46ou du sud
19:47annoncent énormément
19:48de plans d'infrastructures
19:49qui sont en Norvège
19:50ou en Suède
19:50et aussi dans les pays du sud
19:51comme l'Italie,
19:52la Grèce et la Pologne.
19:53La Pologne vient d'annoncer
19:54encore un doublement
19:55de ses investissements
19:56pour rénover
19:57tous les réseaux ferroviaires.
19:58C'est plus de 20 000 km
20:01de voies ferrées,
20:02troisième réseau européen.
20:03Il y a beaucoup de thématiques
20:04comme ça en Europe
20:05qui arrivent.
20:06Il y a eu la souveraineté européenne
20:09donc voilà,
20:10il y a beaucoup de thématiques.
20:10Il n'y a pas que l'IA,
20:11il y a les dérivés de l'IA,
20:12les constructions de data centers
20:13et tous ces plans de relance.
20:15Donc il y a pas mal
20:16de plans d'investissement
20:17à faire en Europe.
20:17C'est pour ça que l'Europe
20:19reste un beau terrain
20:20d'investissement en ce moment.
20:22Florent,
20:23chez M&G Investments,
20:24qu'est-ce que vous regardez
20:25au-delà de peut-être
20:26tout ce qu'on vient d'aborder
20:27sur ce plateau ?
20:30C'est vrai qu'on est très optimiste
20:32par rapport à ce cycle
20:33d'investissement incroyable
20:35qui a débuté
20:36et qui se profile devant nous.
20:38On s'est plaint pendant des années
20:39que les entreprises
20:40rachetaient leurs actions
20:41et n'avaient pas de thématique
20:42d'investissement.
20:43Là pour le coup,
20:43on a une très très belle
20:44thématique d'investissement
20:47qui se coupe
20:47avec des problématiques
20:48de souveraineté.
20:50Donc les États eux-mêmes
20:51sont engagés dans cette course.
20:52Donc on a un cycle
20:52d'investissement massif devant nous.
20:55On considère qu'il faut en profiter
20:57et la classe d'actifs
20:59qui se prête le mieux
21:02à cette dynamique-là.
21:03Ça reste quand même
21:03la classe d'actifs actions.
21:05Donc nos portefeuilles diversifiés
21:06s'exposent d'abord
21:08par le biais des actions
21:10qui ont deux mérites.
21:13Le premier, effectivement,
21:14c'est de capter
21:15cette croissance à venir.
21:16Et le deuxième,
21:17c'est d'amortir
21:19éventuellement un régime
21:20d'inflation un peu supérieur
21:21puisque
21:22on sait que si on choisit
21:24des actions
21:25qui ont un certain
21:25pricing power
21:26ou qui sont sur des infrastructures,
21:28dont les entreprises
21:29sont sur des infrastructures
21:30un peu clés,
21:31on a le bon actif
21:33pour capter à la fois
21:34la croissance
21:35et se prémunir
21:36contre une inflation.
21:37Donc c'est quand même
21:37d'abord ça
21:39notre axe principal
21:40d'investissement.
21:41Et après,
21:41c'est vrai qu'on ne veut pas
21:43investir uniquement
21:43dans la tech US
21:45puisqu'on voit quand même
21:46qu'il y a un ruissellement
21:47de la thématique
21:48sur de multiples secteurs
21:50puisque la construction
21:51des data centers,
21:52le cloud,
21:52tout ça,
21:53finalement,
21:53mobilise des ressources
21:55qui peuvent parfois
21:55être très éloignées
21:57du secteur très virtuel
21:59et numérique.
21:59Et donc,
22:01on va étendre
22:02l'investissement
22:03au-delà
22:03du secteur unique
22:04de la tech.
22:05On va conserver
22:06des positions
22:06dans la zone euro
22:07parce qu'on a des investisseurs
22:09qui sont des passifs
22:10en euro.
22:10Donc il faut quand même
22:12conserver une certaine congruence
22:13entre l'actif
22:14et le passif.
22:15Donc les actions d'abord
22:16bien diversifiées
22:18avec une position
22:19en zone euro
22:19qui reste assez importante.
22:21Il nous reste
22:22une minute trente
22:24Jean-François
22:25pour conclure
22:26sur ce que vous
22:27regardez chez Natixis
22:28jusqu'à cette fin d'année
22:29et puis même pour 2027
22:30évidemment.
22:31On est un peu obligés
22:32de tout regarder en ce moment
22:33parce qu'en fait
22:33on est sur un moment aussi
22:34et là ça a été largement
22:36évoqué.
22:36Il y a le micro
22:37et le macro.
22:38Alors là on a parlé
22:38de la micro
22:38et effectivement
22:39avec la tech
22:39qui amène tout
22:40mais je suis assez d'accord.
22:40Il y a les thématiques
22:42les mouvements de fond
22:43qui restent plus valables
22:44que jamais.
22:45On parlait de la défense.
22:46Ça c'est évidemment
22:46une thématique
22:47avec des valeurs
22:48qui sont parfois
22:49inférieures à ce que c'était
22:50avant l'Iran
22:51et avant
22:52cette espèce de montée
22:53quand même
22:53des tensions.
22:55Il y a eu le sommet
22:56de l'Elysée
22:56et le Danemark
22:57qui nous dit
22:57qu'on va être au conflit
22:58avec la Russie
22:58d'ici 2030 etc.
23:00On sent bien
23:00qu'il y a une agressivité
23:01de la Russie
23:02partout en Europe
23:03qui monte très fortement
23:04et donc évidemment
23:05c'est une thématique forte
23:06et pourtant
23:07on a des valeurs
23:08inférieures à ce que c'était
23:09avant tout ce moment
23:10géopolitique flippant.
23:11Donc il y a ça
23:12il y a toute la thématique
23:14dont on ne parle plus
23:15mais qui est celle
23:15qui a été liée
23:16aux grandes vagues de chaleur
23:17et à la nécessité
23:18de passer à de l'électrification
23:19des usages
23:19et ça c'est très intéressant
23:21parce que c'est quelque chose
23:21qui accélère partout en Europe
23:23on parlait de la Pologne
23:24ils font des trucs
23:24assez impressionnants
23:25le Portugal, l'Espagne
23:26on le savait
23:27mais en ce moment
23:28les Allemands
23:29installent trois fois plus
23:30de renouvelables
23:30que la France chaque année
23:32donc on est sur
23:32une espèce de dynamique
23:34liée au fait
23:35qu'ils arrivent à mettre
23:36de l'argent public dessus
23:37là où nous on réduit
23:37toutes les subventions
23:38de notre côté
23:39mais il y a quand même
23:39des thématiques comme ça
23:40qui continuent
23:41je trouve très très fortement
23:42et évidemment
23:42l'IA en fait partie
23:43mais ça on en a parlé
23:45c'est quand même
23:4595 milliards d'investissements
23:46en France cette année
23:47donc pourquoi en ce moment
23:48il y a des trucs
23:49qui se tiennent bien
23:49le manufacturier
23:50qui se tient bien
23:50voilà
23:51qu'est-ce qui en ce moment
23:53cartonne partout dans le monde
23:54c'est que tout le monde
23:55veut investir dans des façons
23:56de contourner le détroit d'Hormuz
23:57avec des pipes
23:58pour détourner
24:00pour que dans deux ans
24:01on dépende plus
24:01de ce détroit là
24:02ou de Babel Mandep
24:03qu'est-ce qui se passe ?
24:04c'est des grandes boîtes
24:04type Technip
24:05qui sont en train
24:06d'équiper le monde entier
24:08pour essayer de faire
24:08des pipes pour le gaz
24:09pour l'ONG
24:12des terminaux de LNG
24:13ou alors des pipes
24:14pour le pétrole
24:15donc il y a plein
24:15de thématiques comme ça
24:16je trouve qu'ils sont
24:18alternatives
24:18alternatives à la tech
24:19et évidemment la tech
24:20pour moi me semble
24:20comme tout le monde
24:21on est tous d'accord
24:22que un c'est une révolution
24:23deux qu'il y a des valorisations
24:24qui quand même
24:25font un petit peu question
24:27et donc qu'à la fin
24:28ce sera une révolution
24:28mais il y aura des gagnants
24:29et des perdants
24:30et là pour l'instant
24:30il n'y a que des gagnants
24:32mais une fois que la musique
24:33va s'arrêter
24:34ou que la marée va baisser
24:35comme dirait l'autre
24:36il y aura quand même
24:36pas mal de gens tout nus
24:37donc il ne faut pas être de ceux-là
24:39sauf si on aime ça
24:40voilà
24:40donc on regarde un petit peu tout
24:42et effectivement
24:43moi ce que je trouve quand même
24:44c'est qu'on est dans un contexte
24:48qui a été aussi importante
24:48dans l'économie
24:49en fait si les prix du pétrole baissent
24:51les taux vont baisser
24:52les économies iront mieux
24:53si le conflit dure en Iran
24:56les taux vont rester élevés
24:57on va serment les conditions financières
24:59et on se poursuivra
25:00dans cette discussion avec vous
25:01oui avec grand plaisir
25:02merci beaucoup
25:03Jean-François Robin
25:03directeur de la recherche
25:04de Natixis
25:05Florent Delorme
25:06stratégiste chez MNG Investments
25:08et Louis De Fels
25:09directeur général
25:09et responsable de la gestion collective
25:11chez Guelussac
25:12gestion
25:13merci à tous les trois
25:13d'avoir été sur ce plateau
25:15et puis on se retrouve demain
25:17à midi et demi
25:17sur Bsmart