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  • il y a 13 minutes
Les responsables politiques connaissent-ils suffisamment la réalité quotidienne des entreprises ? C’est le constat qui a conduit Éric Haddad à proposer aux candidats à la présidentielle de 2027 et aux députés de passer 48 heures dans son entreprise. Au-delà de cette initiative, une question se pose : comment mieux faire dialoguer ceux qui prennent les décisions économiques et ceux qui les appliquent au quotidien ? Débat au micro de Sibylle Aoudjhane dans SMART ÉCO avec Éric Haddad, cofondateur du groupe Connectt et Léonidas Kalogeropoulos, fondateur d'Entrepreneurs pour la République.

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00:00...
00:04Inviter les candidats à l'élection présidentielle
00:062027 et les députés
00:07à venir dans son entreprise, c'est la
00:09proposition de mon invité Eric Haddad.
00:11Vous êtes toujours avec nous et toujours président du
00:13groupe Connect. Toujours. Merci d'être avec nous
00:16et Léonidas Calogéropoulos, bonjour.
00:18Bonjour. Vous êtes fondateur d'Entrepreneurs pour
00:19la République et aussi PDG fondateur de
00:21Médiation et Arguments. Merci beaucoup de nous rejoindre.
00:24Alors je me tourne vers vous d'abord Léonidas
00:26avant que vous nous expliquez bien
00:27tous les contours de cette invitation.
00:31Léonidas, vous
00:32vous défendez très souvent l'idée que
00:33les entrepreneurs doivent davantage participer
00:36à la recherche de solutions
00:38économiques du pays. Est-ce que du coup
00:40de l'autre côté, vous avez l'impression que
00:42les responsables politiques connaissent suffisamment
00:44la réalité quotidienne de l'entreprise ?
00:46Pour tout vous dire, je pense qu'il ne le réalise
00:48pas quelque chose qu'Eric Haddad a dit
00:49tout à l'heure, qui est quelque chose de très
00:52important. Il a dit je crée de la valeur
00:54pour mon pays.
00:55Et je voudrais vous dire à quel point les
00:58entrepreneurs sont aujourd'hui les défenseurs
01:00les plus chevronnés de notre pays, de son
01:04redressement, de la recherche d'unité, de
01:08solutions, de valeurs pour la jeunesse.
01:12Vous avez vu le président du MEDEF qui a écrit
01:15un ouvrage il y a quelques jours sur la jeunesse.
01:19Nous, nous réfléchissons à l'avenir des générations
01:24qui viennent, à la transmission de nos entreprises
01:28mais de notre pays, du monde qu'on va laisser
01:31et ça nous obsède.
01:33Et nous, nous le savons, ce qui permet à notre pays de se
01:39développer et de regarder vers l'avenir, c'est la création
01:43de solutions, la création d'entreprises, apporter des solutions
01:47pour la décarbonation, pour créer du logement, pour apporter
01:50d'éducation dans tous les domaines, dans tous les domaines.
01:54Et malheureusement, je crains que beaucoup de responsables
01:58politiques et la conviction ont la conviction que la seule chose
02:02qui puisse faire du bien à notre pays, ce sont des lois, des décrets,
02:07des débats gouvernementaux.
02:10– Des normes.
02:11– Des normes.
02:13Et je crois que le propos d'Éric Haddad et le mien ne sont pas
02:16de dire que l'État n'aurait pas de rôle à jouer, bien sûr.
02:22– C'est leur manière d'actionner les choses aussi.
02:24– Mais c'est leur métier, d'accord.
02:26– Mais ils ont un tropisme qui consiste à penser que eux savent
02:31que le bien commun viendra d'eux et uniquement de l'État
02:35et que le reste, le reste ce sont les entrepreneurs,
02:40eh bien ça doit suivre et être mis au pas.
02:42Je vous rappelle que la révolution fondatrice que nous avons menée
02:46et ce qui a structuré notre pays, on l'a menée au cri
02:49de vive la nation et pas au cri de vive l'État.
02:51Et lorsque la nation agit, eh bien elle prend en main des problèmes.
02:55Prendre en main un problème, c'est l'origine du mot « entreprendre ».
02:58Eh bien nous sommes des citoyens entrepreneurs
03:01et nous voulons le bien de notre pays.
03:03Et que des politiques viennent voir
03:06qu'est-ce qu'on a à surmonter comme difficulté tous les jours,
03:10on se disait tout à l'heure, tous les 15 jours,
03:12on a un couperet qui tombe.
03:14C'est le couperet du concret, c'est le couperet de la réalité
03:17et je pense qu'effectivement ça ferait énormément de bien
03:20à tous les candidats à l'élection présidentielle
03:22et à tous les représentants de la nation
03:25de venir voir ce que font et ce que vivent les créateurs de richesses.
03:28À quel moment, Éric Haddad, vous vous êtes dit que ce serait bien
03:31de communiquer sur cette action ?
03:33Parce que peut-être que tout le monde y pense,
03:34inviter le président de la République à faire passer dans son entreprise.
03:37Tout le monde y pense, mais à un moment donné, il faut le dire,
03:39vous savez, c'est comme tout, il faut aussi à un moment donné
03:41avoir un peu de courage et passer à l'acte.
03:43En fait, ce qui fait la différence entre les individus,
03:45c'est ceux qui partent, qui ne font que parler,
03:47et ceux qui agissent.
03:48Et moi, en fait, je ne respecte que ceux qui agissent.
03:51Parce que c'est trop facile de parler.
03:53Vous savez, on fait bouger des montagnes en parlant.
03:54Par contre, agir, c'est un autre chose.
03:56Donc à un moment donné, j'ai dit, mais ils sont complètement déconnectés.
04:00Parce que moi, je me mets à la place d'un chef d'entreprise.
04:03Je ne me mets même pas à la place d'un citoyen français,
04:05parce que je vais y revenir aussi,
04:06mais je me mets à la place d'un chef d'entreprise.
04:08Que vous êtes, déjà.
04:08Que je suis depuis 32 ans, comme je le disais,
04:11j'ai toujours entrepris, j'ai toujours apporté de la création
04:14et de la valeur ajoutée, j'ai créé de l'emploi,
04:17j'ai créé de la taxe, qui n'est même plus de la taxe aujourd'hui.
04:20On peut considérer qu'on est plus racketté aujourd'hui que taxé.
04:23En fait, j'ai dit, mais ces gens-là sont complètement déconnectés de la réalité.
04:27En sol.
04:28Est-ce qu'il y a quelque chose qui vous a...
04:30Est-ce qu'il y a une phrase ?
04:31Est-ce qu'il y a eu un...
04:31Non, en fait, ce qui me gêne, c'est le fait de voir aujourd'hui
04:34ce gouvernement qui se bat pour essayer de faire adopter un budget
04:38et qui va encore se rabaisser pour éviter la dissolution,
04:43tout simplement, comme l'a fait notre Premier ministre,
04:45M. Le Canu, devant Olivier Faure, pour la réforme des retraites,
04:51où on savait pertinemment que ça allait coûter X milliards,
04:53mais juste pour maintenir, en fait, leur salaire,
04:56leur positionnement et leur truc,
04:58eh bien, il a baissé la tête et il a reporté,
05:00tout simplement en sachant que ça allait coûter une fortune.
05:02À qui ? À nous.
05:03À nous, les contribuables.
05:05Pour ceux qui payent.
05:06Parce qu'aujourd'hui, je pense qu'il n'y a pas suffisamment d'actifs aussi
05:09en France par rapport, en fait, à ceux qui payent l'impôt
05:12et ceux qui ne payent pas l'impôt.
05:13Et ça, on peut revenir sur un autre débat là-dessus
05:15parce que c'est important.
05:16Donc, à un moment donné, j'ai dit, mais qui viennent ?
05:18Qui viennent nous voir ?
05:19Donc, un chef d'entreprise, aujourd'hui,
05:20nous, on n'invente pas du chiffre d'affaires.
05:22Là, le gouvernement, il appuie sur un bouton, il crée de la taxe.
05:24Mais avant de créer de la taxe,
05:27posez-vous sur le vrai problème.
05:28Le problème, c'est quoi ?
05:30C'est la dépense.
05:31Mais personne n'a le courage de couper
05:34et de faire des coupes franches.
05:36Et il faut en faire.
05:37Parce que vous avez eu l'occasion de le faire,
05:38si je ne me trompe, lorsque vous avez eu des difficultés.
05:40Je l'ai fait, mais c'est la première chose.
05:42C'est ce que fait tout chef d'entreprise.
05:44Quand un chef d'entreprise, alors ils veulent donner les sons de morale,
05:46oui, mais vous savez, maintenant, c'est les retraités.
05:48À plus de 2 000 euros, vous gagnez très bien leur vie,
05:50on va vous ponctionner encore, etc.
05:51Mais depuis quand on parle comme ça ?
05:53Quand ces gens-là gagnent 7 500 ou 8 000 euros bruts,
05:56plus des notes de frais qui ne sont même pas contrôlées.
05:58Et c'est les gens qui gagnent 15 000 euros par mois,
06:00nos chers députés.
06:01Pour la plupart, il y en a certains qui ne savent même pas lire et écrire.
06:04Pour la plupart, il y en a certains qui n'ont jamais travaillé.
06:06Et pour la plupart, en fait, ils veulent donner des leçons de morale
06:08et des leçons de vie au quotidien.
06:11Eh bien, je dis non.
06:12Je dis non, ça suffit.
06:13Parce que quand nous, chefs d'entreprise,
06:15on vient devant un tribunal de commerce,
06:17quand la situation est devenue catastrophique,
06:19vous savez ce que vous dit le président du tribunal ?
06:20Quelle est votre rémunération actuellement ?
06:23C'est X.
06:24OK, à partir de maintenant,
06:25vous allez être rentré dans une période de redressement
06:26et de redressement judiciaire.
06:28Eh bien, on va vous diviser par deux votre salaire.
06:30D'accord ?
06:31OK.
06:31Ensuite, on va analyser vos dépenses et vos frais fixes.
06:34Et on va essayer de sauver, en fait, l'entreprise.
06:36Donc, pourquoi ne le font pas ?
06:37Pourquoi ne le font-ils pas ?
06:38Ils veulent nous donner un exemple ?
06:40Eh bien, moi, je leur dis, voilà,
06:43diminuez votre rémunération de 40%.
06:45Mais avant, venez-moi.
06:46Ils ont prévu, effectivement, de...
06:47De combien ?
06:48De 5% ?
06:49C'est un gag.
06:50Mais c'est un gag, 5%.
06:51Et venez chez moi.
06:52Alors, peut-être pas 48 heures.
06:53Alors, oui, voilà, vous proposez 48 heures.
06:55Concrètement, vous leur montrez quoi ?
06:56Venez une demi-journée.
06:56Venez une demi-journée.
06:57Concrètement, qu'est-ce que...
06:58Par exemple ?
06:59C'est la pression que l'on vit au quotidien,
07:01la pression fiscale, la pression sociale.
07:01Vous leur dites bonjour, ils arrivent,
07:03vous leur montrez quoi sur place ?
07:04Je leur montre déjà les tableaux de trésorerie.
07:05Voilà, aujourd'hui, notre obsession,
07:08c'est premièrement les carnets de commandes, déjà.
07:10Il faut qu'on ait du boulot.
07:11Ensuite, notre trésorerie.
07:12Parce que si on n'a pas d'argent, on crève.
07:14D'accord ?
07:15Donc, pression fiscale, pression sociale,
07:17pression administrative,
07:18tous les trucs à remplir,
07:20mais c'est de la folie.
07:22Moi, j'ai des staffs comptables aujourd'hui
07:23qui passent leur temps à faire des déclarations.
07:26Donc, trop de lourdeur,
07:27troubleur administratif,
07:29trop d'impôts,
07:29on est trop taxés.
07:30Et des règles partout.
07:31Et des règles partout.
07:32C'est normé dans tous les sens.
07:33De tout.
07:34Mais à un moment donné,
07:36lâchez le pays.
07:38Les gens ont envie de travailler.
07:40Arrêtez de dire que les gens ne veulent pas travailler.
07:43Laissez travailler les gens,
07:43mais laissez-les vivre.
07:45Laissez-les vivre.
07:45Arrêtez de toucher leur pouvoir d'achat.
07:47Vous savez, je suis en train de lire le livre de Sarah Knafo.
07:49Je ne rentre pas dans la phase politique
07:51parce que je suis apolitique là-dessus.
07:52Je ne veux pas rentrer dans ces débats-là.
07:54Mais j'ai acheté son livre.
07:55Tout simplement, pourquoi ?
07:56Pour comprendre cette analyse.
07:58Eh bien, j'ai trouvé que son analyse,
07:59elle était bonne.
08:00Quand on démarre avec une fiche de paye...
08:02Vous avez déjà vu une fiche de paye ?
08:03Vous l'avez déjà vu, une fiche de paye ?
08:04Bien sûr, oui.
08:05Mais jusqu'au bout, vous l'avez décortiqué ?
08:06Oui.
08:07Très bien.
08:08Avec beaucoup de précision.
08:09Avec beaucoup de précision.
08:10Vous vous rendez compte que quand...
08:11Je ne sais pas combien il y a eu,
08:12mais je ne vous le demande pas.
08:12Mais quand un salarié, en fait,
08:14gagne 2 000 euros net
08:16et que ça a coûté 4 000 euros à l'entreprise,
08:19vous ne posez pas la question
08:20qu'est-ce qu'ils ont fait des 2 000 euros ?
08:23Je voudrais rebondir sur ce que dit Elisabeth.
08:25Oui, parce qu'il y a beaucoup de choses.
08:26Alors, on va rebondir sur quoi ?
08:27Sur le fait qu'on parle souvent
08:30de la liberté d'entreprendre,
08:31ce que décrit très très bien Eric,
08:34c'est qu'en réalité,
08:35il s'agit de la responsabilité d'entreprendre.
08:38Ce que nous faisons tous les jours,
08:40c'est assumer, on l'a choisi,
08:42et on aime ça.
08:43Vraiment, on aime ça.
08:44Ah oui, on aime ça.
08:44On aime le fait que nous ayons des salariés,
08:47qu'on doit animer un collectif,
08:48qu'on doit donner un cap,
08:50qu'on doit aller chercher des clients,
08:51qu'un client qui part,
08:52ça doit être remplacé par deux qui arrivent,
08:55qu'effectivement, les échéances,
08:57il faut les tenir.
08:59Tout ça, c'est être en contact
09:01et se cogner la réalité.
09:03Ce qui nous frappe dans la situation de notre pays,
09:06vous voyez,
09:08il parlait de l'abandon de la réforme des retraites.
09:11On a abandonné la réforme des retraites
09:14parce qu'on a besoin de budget
09:15et il ne faut pas que les taux d'intérêt explosent.
09:17Donc, on a abandonné les retraites
09:19pour se dire qu'on va garder les taux d'intérêt
09:20à un niveau relativement maîtrisé.
09:23Le résultat, c'est qu'on a abandonné les retraites,
09:25ce qui nous coûte une blinde,
09:26et les taux d'intérêt ont explosé.
09:28On a les deux.
09:29On a la double peine.
09:30Et pourquoi ?
09:31Parce que finalement,
09:33le monde politique vit dans une bulle
09:35dans laquelle il a son propre univers de référence.
09:39Est-ce que c'est vraiment une bulle
09:40ou juste il ne veut pas la voir ?
09:41Parce que c'est aussi ça peut-être
09:42que le discours,
09:44il y a des discours qui sont plus simples
09:45de toute façon à porter,
09:47dans le sens où on pourrait tout simplement dire
09:49voilà, on veut faire porter le poids
09:50de tel acte, etc.
09:52Je voudrais vous répondre.
09:54Je voudrais vous répondre.
09:55Est-ce que c'est une bulle
09:56ou il faut semblant quand même ?
09:57Non, je pense qu'il y a une réalité
10:00qui est quelque part une sorte de mystification
10:03de ce que le politique peut faire.
10:05La démocratie, ça a énormément de vertus,
10:07mais tout ne se soumet pas à la démocratie.
10:10Deux et deux,
10:11ce n'est pas un débat démocratique.
10:12Est-ce que deux et deux font quatre ?
10:14Ce n'est pas quelque chose que l'on soumet au vote
10:16pour dire est-ce que vous aimez bien
10:18que deux et deux fassent quatre ?
10:19Lorsque l'on a un problème d'équation des retraites
10:21avec le nombre d'actifs
10:24par rapport au nombre de retraités,
10:26cette réalité-là
10:27n'a pas à être soumise à un vote.
10:30Il y a un certain nombre de faits
10:32sur lesquels la photo
10:34n'a pas été rigoureusement présentée aux Français.
10:37D'ailleurs, c'est ce qui ressort d'un livre
10:39qui devrait être lu
10:40par la totalité de la classe politique
10:42sur la dette sociale de la France.
10:44C'est le livre de Nicolas Dufourc.
10:46Et on voit bien qu'on a,
10:48notamment pour tous les dégrèvements de charges,
10:51et c'est important les dégrèvements de charges,
10:52on a voulu faire la relance
10:53par l'offre avec les dégrèvements de charges.
10:55Mais qui paye les cotisations
10:57qui ont été dégrévées ?
10:59C'est l'État.
10:59Et comme il n'a pas d'argent,
11:01il emprunte.
11:02Et les cotisations que l'on verse aujourd'hui,
11:04ce sont les retraites.
11:05C'est-à-dire que l'État
11:07emprunte pour payer les retraites.
11:09Que l'on l'emprunte pour créer
11:10des infrastructures,
11:12pour créer du rail,
11:13pour créer des routes,
11:14pour créer des écoles.
11:15Oui, mais pas pour payer le quotidien des retraites.
11:19Qu'on en soit arrivé
11:20à ce degré-là
11:22de dysfonctionnement collectif.
11:24Vous savez,
11:24dans un livre très important
11:26de Benjamin Constant,
11:28« Les libertés des modernes
11:29comparées à la liberté des anciens »,
11:31il dit que globalement,
11:32les entrepreneurs doivent s'occuper
11:33de leurs propres affaires.
11:34L'État, c'est les représentants
11:36de la nation qu'ils font.
11:37Mais à la fin,
11:37les deux dernières pages
11:39consistent à dire
11:39faire juste attention.
11:41parce que quand on les laisse
11:42trop longtemps
11:44prendre et gérer
11:45la vie collective,
11:46à un moment donné,
11:47ils partent dans une logique
11:48qui n'est plus la logique
11:49du concret.
11:50Et à ce moment-là,
11:51les entrepreneurs
11:51doivent reprendre la main.
11:52C'est exactement ce que propose
11:54Eric Haddad,
11:54qui vient de voir la vie réelle
11:56dans nos entreprises.
11:56Justement,
11:57il y a le collectif
11:57de chefs d'entreprise
11:59« Trop c'est trop »
12:00qui vient de publier
12:01un calcul selon lequel
12:02les entreprises contribuaient
12:04à hauteur de 1,5 milliard d'euros
12:06par jour
12:06au financement du modèle social.
12:08C'est leur calcul,
12:09donc 560 milliards sur l'année.
12:13Justement,
12:13derrière ce modèle social,
12:14qu'est-ce que ça veut dire
12:15derrière ?
12:16Qu'est-ce qu'on met derrière
12:16modèle social ?
12:17Comment est-ce que l'entreprise
12:19contribue au modèle social ?
12:20Alors d'abord,
12:21c'est une très bonne analyse
12:22avec une très très bonne tribune
12:23dont j'étais ravi
12:24d'être co-signataire
12:25dans ce collectif
12:27de « Trop c'est trop »
12:28qui, effectivement,
12:29met l'accent
12:30sur ces dépenses
12:33qui sont des dépenses
12:35qui, principalement,
12:37viennent des charges
12:38salariales et patronales
12:39qui sont des ponctions
12:41sur le travail
12:42et, finalement,
12:44on a un ensemble
12:46de chiffrages
12:50entre 450 et 530 milliards
12:52par an
12:53qui sont
12:54le premier poste,
12:56c'est la moitié
12:57des dépenses de l'État,
12:58c'est le premier poste
12:59avant l'école,
13:00avant tout.
13:02Et désormais,
13:03pour arriver à le supporter,
13:04on a de la dette
13:07et maintenant,
13:07la charge de la dette
13:08va être le deuxième poste
13:09pour financer
13:11la charge sociale.
13:12C'est une machine
13:13qui est devenue folle.
13:14Et malheureusement,
13:16la maladie infantile
13:17de la démocratie,
13:18c'est la démagogie
13:19et on a fait croire
13:21aux Français
13:21que ce modèle
13:23qui est un anti-modèle
13:24en réalité,
13:25un modèle
13:25qui mène
13:26le collectif
13:27à sa ruine,
13:28si on continue,
13:29on est ruiné.
13:30On est totalement ruiné.
13:33Et de ce qui est,
13:33on n'est pas seulement ruiné.
13:34Nous, aujourd'hui,
13:36on lègue
13:37la ruine
13:38à nos enfants.
13:39Donc,
13:40le correctif,
13:40il faut le faire maintenant
13:42et c'est parfois
13:43un peu surréaliste
13:44quand on assiste
13:45au débat politique
13:46de ne pas avoir
13:47ces réalités concrètes
13:49présentées aux Français
13:50comme s'il y avait
13:51encore débat.
13:52C'est parfaitement documenté.
13:53Il y a maintenant
13:54la nécessité de se dire
13:55quel est notre rêve commun
13:57qui nous permet
13:58de sortir de cet impasse
13:59et se fixer un cap.
14:00Après,
14:01il peut y avoir
14:01des voies différentes
14:02mais il ne peut plus y avoir
14:03de débat sur la réalité.
14:05La réalité concrète,
14:06il faut que chacun
14:08accepte
14:08de la regarder
14:09telle qu'elle est.
14:10Eric Haddad,
14:10sur ce poids
14:11du modèle social
14:12porté par l'entreprise.
14:13Moi, de toute façon,
14:14je vais exactement
14:15dans le sens
14:16de l'éloïdia,
14:16c'est qu'aujourd'hui,
14:17en fait,
14:18on ne peut plus.
14:19On ne peut plus.
14:20Vous savez quand tout va bien.
14:21C'est comme quand vous avez
14:22de l'argent,
14:23vous allez faire du bien
14:24autour de vous,
14:24vous allez le distribuer,
14:25vous allez faire des dépenses,
14:27vous allez faire ceci.
14:27À un moment donné,
14:28quand vous n'en avez plus,
14:30charité ordonnée
14:30commence par soi-même.
14:32Donc aujourd'hui,
14:33et je vais dans ton sens,
14:34c'est-à-dire que c'est un constat.
14:36On ne peut pas discuter
14:37aujourd'hui de ce constat.
14:39Quand je vois
14:40quand Olivier Faure
14:42s'est permis
14:42de faire du chantage
14:44au Premier ministre
14:46pour effectivement
14:47que la réforme
14:48ne soit pas adoptée,
14:49c'est un suicidaire.
14:51Il a suicidé la France
14:52en sachant pertinemment
14:54que effectivement,
14:55alors tout ça,
14:56pourquoi ?
14:57Ah,
14:57mais les travailleurs,
14:58ah ben non,
14:58mais ça suffit.
14:59Mais il faut arrêter
15:00de se fermer les yeux.
15:01Regardez autour de vous,
15:02les Européens,
15:02on est le seul pays aujourd'hui
15:04qui n'a pas réformé,
15:04en fait,
15:06la durée de...
15:07L'arithmétique.
15:08L'arithmétique,
15:08simplement.
15:09Aujourd'hui,
15:10les gens doivent travailler.
15:11Moi,
15:11j'ai 62 ans.
15:12Je l'ai fait,
15:12les 62 ans ?
15:13Ben sûr que non.
15:14Bon,
15:14ben je ne l'ai fait pas.
15:15Donc pourquoi,
15:16à 62 ans,
15:1763 ans,
15:1764 ans,
15:18attention,
15:19je ne parle pas
15:20des métiers
15:21pénibles,
15:21à forte pénibilité,
15:22c'est encore,
15:23c'est un autre débat.
15:23Mais aujourd'hui,
15:24à 62,
15:2563,
15:2664,
15:2665,
15:28ce n'est pas les mêmes 65
15:29qu'il y a 30 ans
15:30ou 40 ans.
15:31Et puis,
15:31pourquoi ils ne se mettent pas
15:31à la retraite,
15:32en fait,
15:37Olivier Faure,
15:38je ne sais pas quel âge,
15:38pourquoi ils ne se mettent pas
15:39à la retraite,
15:39puisqu'ils veulent une retraite
15:40à 60,
15:4062 ans,
15:41mais qui donnent encore l'exemple.
15:42Encore une fois,
15:43ce sont des gens
15:43qui veulent faire voter des lois,
15:45mais qui ne les respectent
15:46même pas eux-mêmes.
15:47Donc,
15:48à un moment donné,
15:48stop.
15:49Léonidas,
15:50sur ces entrepreneurs
15:51qui proposent des solutions,
15:52parce qu'il nous reste 3 minutes
15:53et j'aimerais que je vous parle
15:54de ce sujet
15:55que vous m'avez alerté
15:59de la française de l'énergie.
16:01Oui,
16:01la française de l'énergie.
16:02C'est très important.
16:03Un exemple.
16:04Oui,
16:04c'est vraiment,
16:04vous voyez,
16:05le chef de l'État
16:06fait le tour de la planète
16:08pour diversifier
16:09les approvisionnements de gaz
16:10pour notre pays,
16:12parce qu'il y a...
16:13Donc,
16:13ça peut sembler un peu éloigné
16:14de notre débat aujourd'hui.
16:15Non,
16:15je vais vous y ramener tout de suite.
16:16Je vais vous y ramener tout de suite,
16:17parce que,
16:18vous voyez,
16:20le politique dit,
16:22on a un problème de gaz,
16:23on va essayer
16:23de négocier diplomatiquement
16:25des approvisionnements ailleurs,
16:27changer des lois
16:28pour changer l'agroïde.
16:29Il y a 5%
16:31de notre consommation
16:32qui est disponible
16:33en Lorraine,
16:34avec un puits
16:35qui est parfaitement prêt.
16:37Il suffit d'ouvrir le robinet
16:38et on est servi tout de suite.
16:40Pourquoi est-ce qu'il n'est pas activé ?
16:42Parce que la loi Hulot
16:43avait dit
16:44plus d'exploitation
16:45d'hydrocarbures
16:46sur le sol national.
16:48Et il est conforme à la loi
16:49parce qu'il avait démarré
16:50son exploration
16:51avant la loi,
16:52donc il n'y a pas
16:53de problème juridique,
16:54mais il y a
16:54une sorte de consensus politique
16:56qui n'en aurait plus.
16:57Et c'est là
16:57où vous voyez
16:58la déconnexion.
16:59Si on se libère
17:01de notre dépendance
17:02de 5%
17:02qui passe par le détroit d'Hormouz,
17:04les prix peuvent baisser.
17:05Ils ont explosé.
17:06Et là,
17:07vous voyez que des entrepreneurs
17:08qui ont pris leur risque,
17:09qui ont investi 40 millions
17:11pour rendre un puits
17:12utilisable,
17:13eh bien,
17:13proposent que cette énergie
17:15soit utilisée.
17:16Ça,
17:16c'est un sujet
17:17pour lequel,
17:18tout de suite,
17:19on pourrait avoir
17:19une solution
17:20à une crise
17:21de dépendance,
17:22de souveraineté
17:23absolument majeure
17:24pour vous dire
17:24à quel point
17:25les entrepreneurs
17:26ont un rôle politique.
17:27Et parce que les dialogues
17:27sont rompus,
17:28comment on a juste
17:30rapidement...
17:31Il n'y a pas de...
17:32Il n'y a pas de communication
17:33entre les deux ?
17:34L'arbitrage vient de l'État.
17:36Seul l'État peut donner
17:37une autorisation
17:37à une concession.
17:39Eh bien,
17:39ça sera à l'État
17:40de décider.
17:41Mais à l'État
17:42de décider,
17:43est-ce que c'est une source
17:45potentielle
17:45de friction
17:46avec les écologistes
17:48ou est-ce que l'on apporte
17:49une solution
17:49qui peut faire la baissée
17:51et la dépendance énergétique
17:52et la facture
17:54de millions de Français
17:55qui ont,
17:56depuis le 1er septembre,
17:585% d'augmentation
17:59sur leur prix du gaz
17:59et puis la solution
18:01elle est sous nos pieds.
18:02Et voilà,
18:02vous voyez,
18:03les entrepreneurs
18:04qui posent une question
18:05d'intérêt général
18:06à leurs représentants politiques.
18:08Éric Arnette,
18:09on a quelques secondes.
18:10Vous voulez faire des économies ?
18:10Jusqu'à présent,
18:11est-ce qu'il y a des candidats
18:12qui sont revenus ?
18:13Non.
18:13Vous ?
18:13Qu'est-ce que...
18:14Voilà.
18:14Aucun.
18:16Et je relance en fait
18:17cet appel.
18:18Si ce n'est pas deux jours,
18:19ne serait-ce qu'une demi-journée,
18:21venez,
18:21je vous offrirai le café en plus
18:23et je vous recevrai vraiment
18:24très très bien
18:24juste pour vous expliquer
18:25la situation
18:26et vous donner des conseils
18:27parce que moi je sais
18:28comment faire des économies
18:29parce que j'en ai fait
18:30dans toutes mes sociétés.
18:31Donc là j'aurai de très bons conseils
18:33à vous faire
18:33mais il faut avoir du courage.
18:35Du courage pour venir me voir déjà
18:37et du courage
18:38pour mettre en place
18:38ces actions.
18:39Et malheureusement
18:40je ne vois personne aujourd'hui
18:41avoir ce courage.
18:42Éric Adal,
18:42merci beaucoup.
18:43Vous êtes président du groupe
18:44Connect.
18:45Léonidas Calogéropoulos,
18:46fondateur d'entrepreneurs
18:47pour la République
18:48et PDG de Médiation et Arguments.
18:50Merci beaucoup.
18:51Merci à vous.
18:52Pour ce débat
18:53et merci à vous toutes et tous.
18:54C'était Smartéco.
18:55Merci.
18:56Merci.
18:57Merci.
18:58Merci.
18:59Merci.
19:00Merci.
19:01Merci.

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