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  • il y a 51 minutes
Ce lundi 21 septembre, Bastien Drut, économiste chez CPR AM, a abordé l'accueil de Xi Jinping par Donald Trump ce jeudi à Washington, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, l'écho du monde.
00:04Et donc dans trois jours, Donald Trump et Xi Jinping se rencontreront à Washington,
00:07c'est assez exceptionnel, Donald Trump viendra accueillir Xi Jinping au pied de son avion à l'aéroport.
00:12Bonjour, c'est Bastien Truc qui est avec nous pour CPRM, salut Bastien, ravi de vous retrouver.
00:17Alors les discussions préparatoires à cette rencontre ce week-end ont eu lieu
00:21et ont été qualifiées par les Américains de très fructueuses ces discussions préparatoires.
00:25Les Chinois eux les qualifient de franches, approfondies et constructives.
00:27Donc c'est de bonne augure, il y a tout le tapis rouge verbal là.
00:30Mais en vrai, à l'occasion de cette rencontre et de ce dîner d'État d'ailleurs prévu jeudi,
00:35est-ce que vous attendez de véritables avancées entre les deux pays ?
00:39Franchement, pas vraiment, mais je dirais que tant qu'il n'y a pas de détérioration,
00:44c'est déjà pas mal en fait.
00:46C'est vrai qu'il y a un ton positif dans ces discussions préliminaires,
00:50mais en fait il n'y a pas vraiment d'avancée significative qui a été évoquée lors de ces discussions.
00:58Et ça laisse penser surtout que la probabilité que la trêve commerciale,
01:04qui est censée s'arrêter le 10 novembre, soit prolongée,
01:09cette probabilité est un petit peu plus élevée.
01:11Donc il y a aussi peut-être la mise en place de la surtaxe.
01:16Il y a été question sur les dernières semaines d'une surtaxe américaine sur les produits chinois
01:22en raison des surcapacités de production chinoises.
01:26Eh bien, il est vraisemblable que cette surtaxe soit repoussée dans le temps.
01:31Donc voilà, ça fait partie des choses qui pourraient être annoncées,
01:34mais sinon on pourrait encore une fois, un petit peu j'ai envie de dire comme d'habitude,
01:38avoir des annonces symboliques, comme le fait que les Chinois s'engageraient
01:43à acheter davantage de produits agricoles américains.
01:47Il pourrait y avoir aussi finalement peut-être des baisses de droits de douane
01:51sur des produits chinois non stratégiques.
01:54C'était partie des choses qui pourraient y avoir,
01:56mais c'est plus de l'ordre de la symbolique,
01:58parce que ça a déjà été annoncé dans le passé,
02:00et puis finalement ça n'a pas été suivi de fait.
02:03En revanche, s'il y a un sujet sur lequel il ne se passera probablement rien du tout,
02:07c'est sur l'intelligence artificielle.
02:09Ça, donc, il y a assez peu de problème qu'on ait un accord là-dessus.
02:12Et puis, ce qui pourrait arriver, et sur lequel on a très peu de visibilité,
02:17c'est peut-être des discussions sur l'Iran.
02:19Donc c'est peut-être des choses qui pourraient faire bouger les marchés,
02:22peut-être l'annonce d'une plus grande implication de la Chine
02:25dans le conflit en Iran,
02:28qui pourrait peut-être permettre de stabiliser
02:33la situation dans le détroit d'Hormuz.
02:35C'est peut-être des choses qui pourraient arriver,
02:37qui pourraient avoir beaucoup d'impact de marché,
02:38mais là, la visibilité, elle reste quand même très très faible là-dessus.
02:41– Effectivement, le président américain qui se dit par ailleurs
02:44probablement disposé à rencontrer le président iranien,
02:46figurez-vous, à New York,
02:47à l'occasion de l'Assemblée générale des Nations Unies,
02:49qui a lieu cette semaine.
02:50Donc pourquoi pas, en tout cas,
02:51Donald Trump ne ferme pas la porte une rencontre avec le président iranien.
02:54Alors ça, bon, ce sera à suivre.
02:56Ce qui est frappant, c'est que quelques jours avant cette rencontre
02:59avec Xi Jinping, les États-Unis ont signé un deal,
03:02un accord avec le Danemark,
03:03pour pouvoir quand même s'implanter davantage,
03:06même si le Danemark restera autonome sur le Groenland.
03:08On voit tous les acteurs du Groenland cotés en bourse
03:11s'envoler littéralement.
03:12Greenland Mines, donc les mines au Groenland de terres rares,
03:15par exemple, le titre gagne 143%.
03:18Là, c'est coté à Wall Street.
03:19On a aussi Greenland Energy en hausse de 138%.
03:22Critical Metals, et là, on est sur les métaux critiques,
03:24donc on l'a compris, notamment au Groenland, pourquoi pas,
03:27en hausse de 36%.
03:28C'est-à-dire que cet accord avec le Danemark,
03:30quelques jours avant la rencontre avec Xi Jinping,
03:32c'est une façon peut-être de dire à Xi Jinping,
03:34OK, vous avez une avance sur les terres rares,
03:35nous, on en a une sur les microprocesseurs,
03:36mais on finira peut-être par vous rattraper.
03:38L'idée, l'enjeu, sans doute pour les Américains,
03:40de gagner du temps quant à leur dépendance,
03:42justement, vis-à-vis des Chinois sur cette question ?
03:46Clairement, c'est tout l'enjeu, finalement,
03:48d'essayer de pouvoir, pour les Américains,
03:51investir davantage aux États-Unis,
03:52c'est pouvoir sécuriser, évidemment,
03:54davantage d'accès aux terres rares.
03:56C'est clairement l'enjeu, ici,
03:59et de un peu, entre guillemets, marquer son territoire.
04:01C'est une façon de dire aux Chinois,
04:04vous ne pourrez pas, vous, avoir accès aux ressources du Groenland,
04:08alors que nous, les Américains, on le pourra.
04:10Alors, un petit coup d'œil sur le marché obligataire.
04:14On a un spread France-Allemagne
04:16qui a tendance à se réduire un petit peu,
04:20juste sous les 100 points de base.
04:22Cela dit, on a l'impression que ça reste singulièrement tendu
04:25ces dernières heures autour de l'Allemagne.
04:27Est-ce qu'il n'y a pas une sanction des marchés
04:30face à la victoire de l'extrême droite
04:31à une nouvelle élection régionale ?
04:37Est-ce que vous pouvez répéter juste, s'il vous plaît ?
04:39Je ne sais pas bien.
04:40Ah, non.
04:41Il était juste question de savoir
04:43si les marchés n'étaient pas en train
04:45de rajouter une petite prime supplémentaire
04:47sur la dette allemande,
04:49singulièrement ces dernières heures,
04:51du fait de la nouvelle victoire de l'AFD
04:54à une nouvelle élection régionale.
04:57Écoutez, je ne pense pas que ça joue énormément
04:59parce qu'en fait, il est surtout question
05:03d'élections qui sont régionales
05:05et il n'est pas vraiment question d'inflexion
05:07de la politique allemande au niveau fédéral.
05:10Donc, je ne pense pas vraiment
05:12qu'on ait ça qui soit en train de se mettre en place.
05:15En réalité, ce qui est en train de se passer,
05:17c'est clairement un mouvement global
05:18sur la hausse des taux.
05:19Et le premier élément qui vient alimenter,
05:22finalement, la hausse des taux,
05:23ça reste quand même le pétrole
05:26et cette hausse du prix du pétrole
05:27qui vient finalement accélérer l'inflation
05:32en Europe et aux États-Unis.
05:34Mais là, évidemment, on parle de l'Europe.
05:36Eh bien, ça met la pression sur la BCE
05:38qui a remonté ses taux il y a 10 jours
05:40et qui pourrait encore remonter ses taux cette année.
05:43Et finalement, c'est un peu tout ça
05:45qui fait qu'on a une hausse des taux
05:49à la fois en France et en Allemagne.
05:52Et ce qu'il faut bien voir,
05:53c'est que vous parliez du spread franco-allemand.
05:57Eh bien, finalement, on a un spread franco-allemand
06:00qui suit beaucoup l'évolution des taux allemands.
06:03Et en fait, ce dont on se rend compte très clairement
06:05sur les dernières semaines,
06:07c'est que quand on a une forte progression
06:09des taux longs allemands,
06:10on a aussi une progression très forte
06:12des taux longs des autres pays de la zone euro
06:14qui est un tout petit peu plus forte
06:16et qui vient faire progresser les spreads.
06:19mais c'est plutôt des facteurs fondamentaux,
06:23je dirais, qui viennent jouer
06:24plutôt que des facteurs politiques.
06:26Et pour la France, quand vous regardez
06:27l'écart de taux avec l'Allemagne
06:28qui s'est accrue vendredi à plus de 100 points de base,
06:30on est toujours à 100 points de base
06:31entre la France et l'Allemagne,
06:33alors que le gouvernement a annoncé
06:3454 milliards d'euros d'économies,
06:36beaucoup plus d'économies
06:37que ce qu'on imaginait jusqu'alors.
06:39Comment vous l'interprétez ?
06:40Le fait que le marché sur l'annonce
06:41se soit brusquement tendu,
06:43c'est paradoxal, Bastien ?
06:46Je dirais que c'est vrai que la tentation
06:48est très grande par les temps qui courent
06:51de lier des développements politiques
06:53finalement à des mouvements de marché,
06:55mais en réalité, la visibilité
06:58sur le processus budgétaire français,
07:00elle est quand même très faible,
07:01on ne sait pas forcément très bien
07:02sur quoi ça va déboucher,
07:03et je dirais que ça reste quand même
07:05très difficile de dire, d'affirmer
07:09que ça a un réel impact sur le spread français,
07:12parce qu'il se passe tellement de choses
07:13sur déjà les taux allemands
07:15que finalement, bon,
07:17est-ce que ça a été l'annonce
07:19du budget français
07:20qui a fait bouger le spread
07:21ou est-ce que ça a été simplement
07:22la hausse des taux allemands
07:23qui a fait monter les spreads ?
07:25C'est très difficile de le dire.
07:26Bastien Druse et PRM,
07:27merci beaucoup Bastien.
07:28100 points de base,
07:29toujours l'écart de taux,
07:29là on est à 4,45 sur le 10 ans français
07:31et à 3,45 sur le 10 ans allemand.
07:33Notre CAC 40 gagne 0,8%,
07:358 127 points.
07:37Sous-titrage Société Radio-Canada
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