- il y a 7 minutes
« Les Experts sans frontières », c’est le rendez-vous qui nous fait sortir de notre bulle. Chaque vendredi de 21h30 à 22h30 sur BFM Business, des experts étrangers installés en France analysent les grands débats de la semaine avec un œil neuf, détaché des prismes franco-français. Finances publiques, réformes, réarmement de l’Europe, choix politiques, international… Leur regard extérieur éclaire, questionne et parfois secoue. Un décryptage sans frontières pour mieux comprendre les grands enjeux du moment.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00BFM Business présente
00:06Les experts sans frontières
00:09Mathieu Jolivet
00:12Bonjour et bienvenue, très heureux de vous retrouver dans les experts sans frontières.
00:16Aujourd'hui, ils nous viennent de Roumanie, d'Espagne, du Liban et d'Islande.
00:21La géopolitique percute comme jamais les campagnes électorales.
00:24En France, Hormuz alimente la colère des pêcheurs.
00:27La guerre en Ukraine alimente la guerre hybride sur le sol français.
00:31En Allemagne, aussi, l'énergie chère, les usines qui suffoquent, le bruit de bottes à l'Est,
00:36le climat de déroute économique, tout ça, c'est un véritable carburant pour l'AFD.
00:41Les élections à l'épreuve des crises internationales.
00:44On va en parler avec nos experts sans frontières. C'est parti.
00:51Ils sont autour de moi, nos experts sans frontières.
00:53Adina Revol, bonjour.
00:54Bonjour.
00:55Et bienvenue, enseignante à Sciences Po, auteure de Rompre avec la Russie,
00:59le réveil énergétique européen, aux éditions Odile Jacob.
01:04Lynn Tehny, bonjour.
01:06Vous êtes journaliste franco-libanaise, collaboratrice avec l'agence de presse Almarcasia,
01:11spécialiste du Moyen-Orient.
01:13Et puis, Juan José Dorado, bonjour.
01:15Buenas tardes.
01:16Buenas tardes.
01:17Correspondant de la presse espagnole en France.
01:19Et puis, nous sommes en duplex avec Damien DeGeorge.
01:22Bonjour, Damien.
01:23Je rappelle, vous êtes consultant basé à Reykjavik, où vous vivez depuis une vingtaine d'années,
01:29spécialiste des pays nordiques.
01:31Nous avons eu donc cette semaine, ce vendredi, Emmanuel Macron qui a reçu tous les chefs de partis politiques à
01:40l'Élysée.
01:41Un format assez particulier qui est dit format de Saint-Denis, car autour du chef de l'État,
01:47vous aviez les chefs du renseignement des GSE, des GSI, et vous aviez aussi le directeur général de l'énergie.
01:55Car en fait, l'objet de cette réunion à l'Élysée était bien de faire un point avec les leaders
02:01politiques,
02:02tous bords confondus, sur l'impact des chocs géopolitiques à un moment où les crises s'accélèrent à une vitesse
02:10qu'on n'a jamais vue.
02:11Donc, j'aimerais bien pendant cette heure qu'on puisse faire un tour de ces dossiers géopolitiques,
02:15mais aussi avec vos lunettes de nationalité étrangère ou binationale.
02:20Essayez de comprendre aussi comment, dans vos pays respectifs, les influences, les chocs géopolitiques sont aussi vécus.
02:31J'aimerais bien peut-être pour commencer partir en Roumanie, parce que je dis ça, c'est peut-être le
02:35cas d'école le plus spectaculaire à Dinah Revol
02:38qu'on ait connu ces dernières années, avec des élections en 2024 qui ont été absolument sidérantes.
02:44Parce qu'on a assisté même à l'annulation d'un premier tour d'une élection présidentielle.
02:49Oui, mais en fait, c'est un cas d'école qu'il faut regarder de très proche, le cas roumain,
02:55puisqu'il y a eu d'un côté le carburant justement de la colère populaire,
03:00c'était le prix de l'énergie à l'époque, qui a eu un impact très important sur l'inflation
03:06roumaine
03:07qui s'établissait à 9%, alors que la Roumanie est le premier producteur de gaz dans l'Union Européenne.
03:12Donc la population ne comprenait pas la mécanique entre le prix de l'énergie, la facture énergétique et puis l
03:19'inflation.
03:20Donc il y avait une question du pouvoir d'achat auquel le gouvernement ne savait pas répondre.
03:24Et puis la mécanique des réseaux sociaux qu'il faut regarder de très proche,
03:27puisque grâce à l'ingérence étrangère, en fait, il y a eu une manipulation dès l'élection
03:34en utilisant le réseau social TikTok et puis une coopération avec des micro-influenceurs.
03:40C'est une tactique d'ingérence russe qui a été utilisée un peu partout, y compris en Ukraine.
03:46C'est une tactique connue à la stratégie, ça s'appelle frère à côté de frères.
03:51Donc ça a été testé avant la...
03:54Et ça, ça a fonctionné, c'est-à-dire les Russes qui ont en sous-main contrôlé TikTok
04:02de manière massive pendant la campagne, ça a influencé des votes.
04:05C'est très rapide en fait, c'est extrêmement important ce qui s'est passé en Roumanie
04:10puisque en l'espace de deux semaines, un candidat quasi inconnu est devenu tendance mondiale sur TikTok,
04:16il était dans le top 10 TikTok, grâce à une coopération avec des micro-influenceurs
04:22qui était basée sur les sentiments.
04:24Donc les micro-influenceurs diffusaient un film très générique
04:29sur quel est le président roumain que vous aimeriez avoir,
04:33quels sont les traits de ce président.
04:35Donc bien entendu, c'était un nom corrompu,
04:39quelqu'un qui travaille pour l'avenir et la prospectus de la Roumanie.
04:42Et ensuite, les votes russes, ils ont commenté avec des hashtags,
04:47avec le nom du candidat qu'ils voulaient influencer.
04:50Et donc derrière, il y a eu un effet de boule de neige sur TikTok.
04:53On crée une star numérique et finalement, ça va jusque dans les bulletins de vote.
04:57Et donc là, en Roumanie, il y a eu à ce moment-là...
04:59Je m'y attarde un peu parce que c'est totalement spectaculaire ce qui s'est passé là-bas,
05:03c'est sur le sol européen.
05:04Et voilà, il faut regarder, c'était quand même le premier laboratoire des influences russes
05:08sur des grandes élections en Europe et à grande échelle.
05:12Et donc, ce qui s'est passé ensuite, c'est qu'il y avait quand même en Roumanie
05:14un garde-fou institutionnel et constitutionnel qui a pu arrêter la machine.
05:19Enfin, j'allais dire, attends, non, c'était trop tard, mais qui a pu annuler les résultats.
05:22C'est-à-dire que la co-constitutionnelle a pris une décision historique
05:26sous la base des rapports de services de renseignement roumain,
05:36mais également sous la base de la fausseté de déclaration.
05:40Parce qu'en fait, le candidat, Colin Georgescu, avait déclaré qu'il a mené campagne pour zéro euro.
05:45Donc en fait, il a une fausseté dans des déclarations de campagne
05:50puisque ses campagnes sur TikTok étaient bien entendu payées.
05:54Donc tous les candidats n'étaient pas égaux devant le scrutin.
05:57Mais en fait, cette élection, elle se détresse.
06:00Et aujourd'hui, il y a encore, on va en parler à la fin de l'émission,
06:03l'instabilité est toujours là en Roumanie.
06:06Il ne faut pas croire que ce qui s'est passé il y a deux ans, ça a été guéri.
06:10On a eu un nouveau président qui a été élu, d'ailleurs, avec beaucoup de marge.
06:13Non, ce qui se passe aujourd'hui en Roumanie, c'est qu'on a une société scindée.
06:16On est à la limite de la fronte populaire.
06:18C'est ce que j'allais vous demander à Dina,
06:20parce que vous nous disiez qu'en même temps, c'était un véritable carburant pour les extrêmes
06:24ce qui s'était passé, ces influences étrangères sur fonds d'inflation.
06:27Est-ce que le fait qu'il y ait eu ce garde-fou institutionnel et constitutionnel
06:31et qu'on ait annulé cette élection, ça a quelque part un petit peu ramené un peu de démocratie
06:38ou est-ce qu'au contraire, ça a augmenté la défiance contre la démocratie ?
06:43En tout cas, il y a toujours un courant qui s'appelle « Retour du deuxième tour ».
06:48En Roumanie, ça s'appelle « Tour où le doy un appoy »,
06:51qui est très fort sur les réseaux sociaux.
06:53Et puis, les représentants de l'extrême droite pro-russe
07:03sont toujours très très hauts dans les sondages.
07:06Ils sont même en capacité de gouverner.
07:09Donc, si les élections avaient lieu demain, ils sont à 40%.
07:12Parce qu'en fait, ce qui s'est passé derrière,
07:15c'est pour ça que je commençais avec la question de l'énergie et de l'inflation,
07:18ça n'a pas été guéri.
07:18Donc, la cause première qui menait finalement,
07:23qui a permis à cette campagne de gérance étrangère n'a pas été guérie.
07:27Et donc, on est toujours là.
07:28On a toujours l'inflation et une dette publique monstrueuse.
07:31Guerre hybride et crise énergétique qui ont percuté l'élection roumaine.
07:35Ça, c'était il y a moins de deux ans.
07:36Ces deux sujets étaient au cœur de cette réunion à l'Élysée ce vendredi
07:41avec les chefs des renseignements et tous les leaders politiques.
07:44Juan Rosé, en Espagne,
07:46Est-ce que ces questions aussi d'impact de crise internationale
07:51pendant des périodes électorales,
07:53c'est aussi un sujet qui monte en Espagne ?
07:59Est-ce qu'il y a eu des législatives ?
08:02En 2023.
08:03Est-ce que ça avait été présent à l'époque ?
08:06On était un an après l'invasion de Russes en Ukraine ?
08:09Tout à fait.
08:09Alors, pas en 2023 en ce qui concerne ce qu'on appelle la guerre hybride aujourd'hui,
08:14mais ça a été très présent depuis fin juillet,
08:17puisque ce qui s'est passé à Ceuta,
08:20le gouvernement, le président du gouvernement,
08:22a rapporté en conférence de presse
08:26que la Russie était derrière une partie de ce qui s'est passé
08:30du côté de Ceuta avec l'arrivée de près de 80 000 personnes immigrées
08:35qui sont rentrées sur la ville espagnole.
08:38Donc, la question de la responsabilité russe
08:43a été engagée par le gouvernement espagnol
08:46pas plus tard qu'il y a à peu près un mois.
08:48Et puis, bien sûr, il y a les questions liées à la guerre en Ukraine
08:52et notamment aussi les questions liées à la guerre avec l'Iran,
08:55entre les États-Unis et l'Iran,
08:56et ce qui se passe dans les golpes,
08:59puisqu'on va en parler forcément,
09:01mais aujourd'hui, effectivement,
09:02l'Espagne est aussi impactée que la France,
09:05puisque ça touche tout le monde.
09:07La crise du carburant en Espagne
09:09et de l'énergie, de façon générale, est importante.
09:12Alors, on n'a pas eu des élections législatives depuis 2023,
09:16mais nous avons eu des élections régionales
09:19qui sont très importantes pour l'élection
09:21des différents gouvernements régionaux ces dernières années.
09:24Et à chaque fois, le gouvernement a été fortement importé
09:27puisqu'il a perdu les élections
09:28et on aura des élections dans les prochains mois aussi.
09:30Mais cette fois-ci, ça sera des élections législatives.
09:32On voit bien, Juan Rosé,
09:33qu'un des objectifs de cette guerre hybride
09:36menée par la Russie sur le sol européen
09:38et de fracturer les sociétés.
09:40En France, on a eu l'épisode
09:42des 250 étoiles de David tagué dans les rues de Paris.
09:45On a eu les têtes de cochons déposées
09:48devant des mosquées franciliennes
09:50il y a moins d'un an.
09:52Là, si les Russes étaient derrière
09:53l'épisode de Ceuta,
09:55est-ce qu'effectivement, c'est réussi ?
09:57Est-ce que Ceuta, aujourd'hui,
09:59un mois plus tard,
10:00est quelque chose qui a fracturé durablement
10:02la société espagnole ?
10:04Alors, que ce soit les Russes qui sont derrière,
10:07parce que c'est l'annonce qui a été faite
10:08par le gouvernement espagnol
10:11et qui a été d'ailleurs reliée
10:12dans ce terme de guerre hybride
10:15par l'ancienne ministre des Affaires étrangères espagnole
10:20qui est aujourd'hui en France
10:22et notamment à Sciences Po, par exemple,
10:25elle a aussi dénoncé cette guerre hybride.
10:27Mais la réalité, de toute façon,
10:29c'est que ce qui s'est passé à Ceuta,
10:30indépendamment du fait que ce soit Israël
10:34ou la Russie,
10:35puisque le gouvernement espagnol
10:36a accusé les deux pays,
10:37qui soient derrière,
10:39la réalité, c'est que cette affaire
10:40a fracturé la société espagnole,
10:43mais pas pour les raisons qu'on pourrait penser,
10:46puisque vous savez qu'aujourd'hui,
10:47la société espagnole est très critique
10:50avec le gouvernement actuel
10:52et notamment par rapport à ce qu'il a fait
10:54pour essayer de ressourcer le problème des Ceuta.
10:58On est à 50 jours de ce qui s'est passé fin juillet
11:00et aujourd'hui, il y a toujours autour
11:02de 10 000, 15 000 immigrés
11:03qui sont sur place
11:05et qu'on ne sait pas quoi faire avec eux.
11:06J'aimerais qu'on continue ce tour de table,
11:08notamment européen,
11:09des potentiels impacts
11:12ou exemples de guerre hybride
11:13ou de campagnes d'influence
11:14pendant des périodes électorales.
11:16On file à Reykjavik tout de suite
11:17retrouver Damien De Georges.
11:20Damien, il y a eu très récemment
11:23un référendum en Islande
11:25où on demandait à nos amis islandais
11:27s'ils voulaient enclencher
11:30un processus d'adhésion
11:31à l'Union européenne.
11:32Ça a été un niet total.
11:35Mais derrière,
11:37est-ce qu'il y a eu des campagnes d'influence
11:38pendant cette période de référendum ?
11:41Clairement, on a eu notre période
11:44de désinformation en amont
11:45du référendum.
11:47Notamment vis-à-vis des jeunes
11:49sur les réseaux sociaux,
11:50les jeunes étaient censés,
11:51selon les sondages, voter oui.
11:52Et puis, durant l'été,
11:53il y a eu une bascule
11:54parce qu'on leur a raconté
11:55sur les réseaux sociaux
11:56que si l'Islande rejoignait l'UE,
11:59eh bien, ils seraient appelés
12:00à combattre en Ukraine.
12:03Donc, forcément,
12:05ce référendum a montré des failles
12:07et d'ailleurs,
12:08il y a une volonté actuellement
12:09en Islande
12:10d'un changement législatif
12:11pour que l'on sache
12:12l'origine des fonds
12:13lors des campagnes référendaires.
12:17Et donc,
12:20on a vu cette campagne
12:21qui a retourné peut-être l'opinion.
12:24Qui était derrière cette campagne ?
12:25Je dis ça parce que finalement,
12:26l'Islande, c'est un sujet aussi
12:28pour Donald Trump
12:29qui veut quelque part
12:30que l'Islande,
12:31tout comme le Groenlande,
12:33dans son esprit,
12:35ça appartient à son hémisphère occidental
12:37dont il revendique
12:38être le shérif aujourd'hui.
12:40Alors, on a vu
12:42beaucoup de forces anti-UE
12:44actives en amont
12:45de ce référendum.
12:47Très clairement,
12:49on peut quand même dire
12:50que c'est un petit non,
12:5252,8%,
12:53vu les masses d'argent considérables
12:56que le camp du non a eues.
12:59Et on va dire quand même
13:01que la géopolitique
13:02a horreur de l'ennui actuellement
13:03et que ce dossier européen
13:05reviendra sur la table
13:08à Reykjavik,
13:09je pense,
13:10assez rapidement.
13:14J'aimerais bien,
13:15Damien,
13:16aussi,
13:16vous faire écouter,
13:17nous faire écouter,
13:18là,
13:18on va aller un peu plus loin,
13:19on va continuer notre route
13:20et continuer à traverser
13:21l'Atlantique.
13:22J'aimerais bien
13:22vous faire écouter,
13:23en fait,
13:23la nouvelle bête noire
13:25de Donald Trump,
13:26le premier ministre canadien,
13:28Marc Carnet,
13:28qui était de passage
13:30à Bruxelles cette semaine.
13:32Je voulais vous le faire entendre
13:33parce que là,
13:34on parle encore
13:35de personnalités
13:38et de pays
13:40percutés,
13:41déstabilisés
13:41par la géopolitique.
13:42Écoutez-le.
13:43Les Canadiens
13:44et les Canadiennes
13:45sont unis.
13:48Personne
13:49ne dit
13:50aux Canadiens
13:52et aux Canadiens
13:52la langue
13:54où nous parlons
13:57de faire des restrictions
14:00sur notre culture
14:01ou des restrictions
14:06sur nos partenariats
14:08à l'étranger.
14:10Adina Revol,
14:11comment est-ce que vous voyez
14:12ce rapprochement spectaculaire
14:13de Marc Carnet
14:14du Canada
14:15avec l'Europe ?
14:17En plein conflit
14:18avec les États-Unis
14:19qui veulent quelque part
14:21de manière très provocatrice
14:23faire du Canada
14:24le 51e État
14:25et ils ont en tête
14:26bien sûr
14:26l'Alberta
14:27extrêmement riche
14:28en pétrole.
14:29Écoutez,
14:30c'est un extraordinaire
14:32coup d'Ursha von der Leyen
14:33parce qu'elle venait
14:34de s'exprimer
14:34devant le Parlement européen
14:35à Strasbourg
14:36dans son fameux discours
14:38sur l'État de l'Union
14:38qui est inconnu en France
14:39mais pour la première fois
14:40on en a parlé en France
14:41parce qu'elle a proposé
14:43que le Canada
14:43devienne
14:44le premier État
14:46associé
14:47de l'Union européenne.
14:48Alors le concept
14:48est très vague.
14:49Il y a un article
14:50dans le traité
14:50qui permet justement
14:52cette
14:55statut
14:55mais il reste à définir
14:57donc c'est juste
14:57la première pierre
14:59de l'édifice
15:00et ce qui est extraordinaire
15:01c'est qu'en fait
15:02si vous vous rappelez
15:03pas plus qu'en France
15:04mais la France
15:06a rejeté
15:06le traité
15:07de libre-échange
15:08avec le Canada
15:08et aujourd'hui
15:09en fait
15:10on en est
15:11au niveau
15:11de l'Union européenne
15:12à créer
15:13un ensemble
15:13bien plus large
15:14que nos accords
15:15de libre-échange
15:15puisqu'on parle du Canada
15:17mais l'Australie
15:18et la Nouvelle-Zélande
15:19également
15:20veulent devenir
15:21membres associés
15:21de l'Union européenne
15:22donc en fait
15:23on est malgré
15:24les campagnes
15:24des informations
15:25Trump est un
15:26extraordinaire allié
15:28finalement
15:28de l'attractivité
15:29de l'Union européenne
15:30puisque le Canada
15:32l'Australie
15:33et la Nouvelle-Zélande
15:34veulent devenir
15:35membres associés
15:36de l'Union européenne
15:37et Marc Carnet
15:38est venu à Strasbourg
15:39le dire
15:39il a fait un discours
15:41devant le Parlement européen
15:42c'est du jamais vu
15:43en fait
15:44et il va y avoir aussi
15:45je crois
15:45un référendum
15:46très important
15:47à suivre au Québec
15:47avec en ce moment
15:48l'administration Trump
15:49qui fait une campagne
15:50d'influence
15:51parce qu'on parle
15:51des Russes
15:52sur l'Europe
15:53mais on a aussi
15:53l'administration Trump
15:54qui fait des campagnes
15:55d'influence
15:55avant un référendum
15:56très important
15:57au Québec
15:58on va continuer
15:59ce tour de table
16:00pour essayer de comprendre
16:01à travers différents exemples
16:02comment des pays
16:04et des populations
16:05s'adaptent
16:06au choc géopolitique
16:08notamment pendant
16:09des périodes électorales
16:10Lynn Théini
16:11vous êtes journaliste
16:12franco-libanaise
16:13vous vivez entre
16:14Paris
16:15et Beyrouth
16:16j'allais dire
16:17c'est sans cénisme
16:19mais malheureusement
16:22vivre une période électorale
16:24en temps de guerre
16:25ou de choc géopolitique
16:26énorme
16:27au Liban
16:27c'est un grand classique
16:29en fait
16:29c'est presque une habitude
16:30tout à fait
16:31au Liban
16:32c'est un grand classique
16:33c'est une habitude
16:34parce que si vous habitez
16:35dans la région
16:36de toute façon
16:36que ce soit Liban
16:37Syrie
16:38Israël
16:39la période
16:40d'instabilité
16:42depuis de très longues années
16:43elle est là
16:44donc
16:44l'impact
16:45on va dire là
16:46on parlait d'économie
16:47de l'impact
16:47du prix du baril
16:50sur l'élection
16:53c'est pas la priorité
16:54aujourd'hui
16:55au Moyen-Orient
16:56c'est-à-dire que
16:56le volet économique
16:57n'est pas prioritaire
16:59dans les élections
17:00qu'il y a
17:00notamment
17:00les premières élections
17:02que nous avons maintenant
17:03ce sont les élections
17:04législatives israéliennes
17:05donc aujourd'hui
17:06ce n'est pas
17:07l'impact
17:07de cette crise
17:08on va dire
17:10pétrolière
17:11ou bien liée
17:12au pétrole
17:12qui impacte
17:13les élections
17:14en Israël
17:14au Moyen-Orient
17:15mais plutôt
17:16la sécurité
17:17et la guerre
17:18donc en fait
17:19on ne se sent pas
17:19sur la même longueur d'onde
17:20au Moyen-Orient
17:21qu'en Europe
17:22même si
17:23l'Europe subit
17:25le citoyen français
17:26vous savez
17:26il subit
17:27cette guerre
17:28c'est-à-dire qu'on vit
17:29tellement dans sa chair
17:31la situation de guerre
17:32que c'est
17:33que finalement
17:33le pouvoir d'achat
17:35arrive
17:36au second plan
17:37en tout cas
17:37n'est pas le sujet prioritaire
17:39exactement
17:40il est important
17:41je ne dis pas
17:41qu'il n'est pas important
17:42il y a des articles
17:43qui sont parus
17:44on parle d'Israël
17:45parce que ce sont
17:45les prochaines élections
17:46qu'il y a
17:46parce que les élections
17:47libanaises
17:48ont été décalées
17:49de deux ans
17:49les élections
17:50législatives
17:51libanaises
17:51donc là
17:51les élections
17:52législatives
17:53la date la plus proche
17:54ce sont les élections
17:55législatives
17:56israéliennes
17:56à la fin du mois
17:57d'octobre
17:57et donc pour eux
17:58c'est important
18:00il y a des articles
18:01de presse
18:01qui sont parus
18:02dans la presse
18:02israélienne
18:02qui parlent
18:03de ce pouvoir
18:04d'achat israélien
18:05mais ça n'est pas
18:06la priorité
18:06la priorité
18:07c'est la sécurité
18:08il y a une partie
18:09de la population
18:10israélienne
18:11du nord d'Israël
18:12qui n'est toujours
18:12pas revenue chez elle
18:13il y a cette menace
18:15constante
18:15et il y a
18:16des candidats
18:17notamment Netanyahou
18:18qui a fait un discours
18:20hier
18:20qui prônent la sécurité
18:22comme on va dire
18:23le grand titre
18:24de cette campagne
18:25électorale
18:26Et Netanyahou
18:27où est-ce qu'il en est
18:29dans cette campagne
18:30parce que Netanyahou
18:31c'est finalement
18:31voilà
18:32on voit que la sécurité
18:34est la priorité
18:36aujourd'hui
18:37en Israël
18:38or Netanyahou
18:40est le chef de guerre
18:41par excellence
18:42il pourrait être
18:43il pourrait le créditer
18:45d'endosser ce costume là
18:47en revanche
18:49il y a eu quand même
18:49une polémique
18:51sur
18:51qu'est-ce que lui
18:53et son gouvernement
18:55ou son cabinet
18:56savaient
18:57en amont
18:58du 7 octobre
18:59ça c'est sûr
19:00c'est sûr qu'il y a eu
19:00des révélations
19:01compromettantes
19:02selon laquelle
19:03Netanyahou
19:04avait personnellement
19:05connaissance
19:05de ce qui se préparait
19:06il avait eu
19:07ces informations
19:08de MBZ
19:09en fait
19:10et donc
19:11du coup
19:12il a été très critiqué
19:14notamment
19:14par les familles
19:15des victimes
19:16du 7 octobre
19:17qui étaient vraiment
19:19on va dire
19:20choquées
19:20par cette connaissance
19:22qui aurait pu
19:22en fait
19:23cette information
19:24aurait changé
19:25le cours
19:26de leur vie
19:26et le cours
19:27de cette guerre
19:28qu'il y a eu
19:29et le cours
19:30on va dire
19:30de ce drame
19:31du 7 octobre
19:32mais aussi
19:32de ce qui s'est passé
19:33après à Gaza
19:34donc c'est vrai
19:35que cette révélation
19:37du Haretz
19:38et du journal
19:39israélien Haretz
19:40est venue
19:42on va dire
19:42entre guillemets
19:43compromettre
19:43mais selon
19:45les derniers sondages
19:46ça n'a pas eu
19:47si vous voulez
19:47un effet
19:48direct
19:49dans les sondages
19:51qui ont été faits
19:52c'est à dire
19:52qu'aujourd'hui
19:53Netanyahou
19:54est au coude à coude
19:55avec son principal
19:56opposant
19:57donc
19:57Ezenkot
19:58qui est son ancien
19:59chef d'état-major
20:00dans ces élections
20:01et donc
20:01ça veut dire
20:02que ça n'a pas
20:03complètement changé
20:04dans les sondages
20:05cette information
20:06ils sont toujours
20:07au coude à coude
20:08c'est intéressant
20:09parce que ce que vous
20:09nous dites quelque part
20:10ça illustre encore plus
20:13peut-être la différence
20:14de stratégie fondamentale
20:16qu'il y avait
20:16dès le départ
20:17entre Donald Trump
20:19et Benyamin Netanyahou
20:20ce qu'il faut rappeler
20:20quand même
20:21il y a quelques mois
20:21qu'ils sont partis
20:22tous les deux
20:22main dans la main
20:23avec l'opération
20:24Epic Fury
20:25mais il y en avait un
20:26qui voulait régler
20:27Donald Trump
20:28qui voulait
20:29changer de régime
20:30et régler la question
20:31en deux jours
20:31et l'autre
20:32qui était prêt
20:33à y rester
20:33pendant des années
20:34parce que
20:36c'est une question
20:36existentielle
20:37qui se joue derrière
20:38exactement
20:39c'est une question
20:39existentielle
20:40pour Benyamin Netanyahou
20:41et surtout aussi
20:42pour les membres
20:44de son gouvernement
20:44qui je le rappelle
20:45sont d'extrême droite
20:46et donc
20:47si vous voulez
20:49il faut comprendre
20:51pardon
20:51parce que
20:52sur ce point là
20:52Aline je me permets
20:53de rajouter
20:54là on est à quelques semaines
20:55d'un vote
20:56très très important
20:57d'Israël
20:57parce que
20:58si Netanyahou
20:59n'est plus là
20:59qu'est-ce qui va se passer
21:00c'est quoi la suite
21:02notamment pour le Liban
21:03c'est des questions
21:03qui sont fondamentales
21:04et pour la région
21:05et pour la guerre
21:07exactement
21:08et donc aujourd'hui
21:09ceux qui vont voter
21:10en Israël
21:12ils n'ont pas
21:12un sentiment
21:13de frustration
21:15ou de lassitude
21:16avec le fait
21:17qu'on s'englue
21:18en Iran
21:19le sentiment
21:20de lassitude
21:21existe
21:21au sein de la société
21:22israélienne
21:23mais il ne sent pas
21:24y avoir de solution
21:25cela dit
21:26le candidat
21:26qui fait opposition
21:27à Netanyahou
21:28et qui a le plus
21:28de chances
21:29de pouvoir gagner
21:29qui est son ancien
21:30chef d'état-major
21:31et bien sûr
21:32le dossier sécuritaire
21:33il lui aussi
21:34prône la sécurité
21:35mais il dit
21:37qu'il y a des solutions
21:38différentes
21:38de celles de Netanyahou
21:39qui a si vous voulez
21:40englué cette société
21:42israélienne
21:42dans ses guerres sans fin
21:44le Liban
21:45la Syrie
21:46l'Iran
21:46et ses habitants
21:48du nord d'Israël
21:48qui je le rappelle
21:49ne sont toujours pas
21:50revenus chez eux
21:51donc la guerre
21:52est très présente
21:53et ces élections
21:54vont faire office
21:55de référendum
21:56sur cette politique
21:57référendum
21:58envers Netanyahou
22:00on va dire comme ça
22:01sur cette politique
22:02on va dire
22:02de Netanyahou
22:03des trois dernières années
22:05c'est très important
22:05de comprendre
22:06que c'est aussi
22:07des élections
22:08qui vont
22:10ou soutenir
22:11Netanyahou
22:12sa politique
22:13sa personnalité
22:14ou des élections
22:15qui vont montrer
22:16que les Israéliens
22:17veulent continuer
22:18probablement
22:19mais différemment
22:20avec une autre solution
22:21et c'est ce que
22:22Eisenkot leur promet
22:23et la société
22:28libanaise
22:30comment regarde-t-elle
22:31ça ?
22:31Est-ce qu'elle retient
22:32son souffle ?
22:33Est-ce que
22:33très majoritairement
22:35ils espèrent
22:36tourner la page
22:37de Netanyahou
22:38au risque
22:38que le pays
22:39Israël se retrouve
22:40dans un état
22:41de blocage politique
22:42qui pourrait peut-être
22:43compliquer encore plus
22:43la situation ?
22:44C'est quoi l'état
22:45d'esprit
22:45dans la société
22:46libanaise ?
22:46Alors ce qu'il faut
22:47savoir c'est qu'aujourd'hui
22:48vous savez qu'il y a
22:48des négociations directes
22:49qui ont lieu
22:49entre Israël
22:51et le Liban
22:52et bien là
22:53tout est bloqué
22:53parce que les Israéliens
22:55ne veulent rien faire
22:56avant les élections
22:58donc ça c'est important
22:59de savoir qu'en fait
23:00il n'y a pas de nouveau
23:01round de négociations
23:02entre les Israéliens
23:03et les Libanais
23:03et donc ce qui crée
23:05au Liban
23:05une position
23:06on va dire gelée
23:07la position est gelée
23:08ni on avance
23:09ni on recule
23:09entre temps
23:10il y a toujours
23:11Israël qui continue
23:12de détruire
23:13les dépôts d'armes
23:14du Hezbollah
23:14dans le sud Liban
23:15et des réactions
23:16de la part du Hezbollah
23:17donc ce qu'il faut savoir
23:18au Liban
23:19c'est qu'ils attendent
23:20impatiemment
23:21que ces élections
23:21aient lieu
23:22pour pouvoir voir
23:23l'après
23:24par rapport
23:24à ce qui va se passer
23:25au Liban
23:26parce que si c'est
23:27Eisenkot
23:27ce sera peut-être
23:28une autre solution
23:29que celle proposée
23:30par Netanyahou
23:31même si dans les deux cas
23:33les Libanais
23:33sont pessimistes
23:34en tout cas
23:35en vous écoutant tous
23:37depuis le début
23:37autour de cette table
23:38et depuis Reykjavik
23:39on voit à quel point
23:40des référendums
23:41et des élections
23:41se passent aujourd'hui
23:43ces dernières années
23:43toujours sont percutées
23:45par les chocs géopolitiques
23:48Juan Rosé
23:49on a vu donc Emmanuel Macron
23:50qui réunissait
23:51tous les chefs
23:51de partis politiques
23:52pour les sensibiliser
23:53justement à ces questions
23:55internationales
23:55qui s'accélèrent
23:57de manière
23:57assez dangereuse
23:59est-ce que vous
24:00en tant que correspondant
24:00de la presse espagnole
24:01en France
24:02vous avez l'impression
24:02que la société française
24:04les français
24:06arrivent à jauger
24:08à un bon niveau
24:09l'état des menaces extérieures
24:11non je pense
24:12que la société française
24:13c'est tout à fait
24:15c'est tout à fait
24:17ce qui se passe
24:17quelles sont les menaces
24:18qui pèsent sur la France
24:20et sur l'Europe
24:20et sur le monde
24:22et pas uniquement
24:22parce qu'il y a
24:23la guerre en Iran
24:24pas parce qu'il y a
24:25la guerre en Ukraine
24:26mais parce qu'il y a aussi
24:28Donald Trump
24:29aux Etats-Unis
24:29donc je crois
24:30qu'elle est consciente
24:31après la réalité
24:33c'est que là
24:33où on disait
24:34effectivement
24:34dans des pays en guerre
24:35que ce soit Israël
24:36que ce soit le Liban
24:38effectivement
24:39le premier sujet
24:41pour un citoyen
24:42c'est la sécurité
24:43en France
24:44on n'est pas
24:44à ce stade-là
24:45c'est pour ça
24:46qu'en France
24:46on peut s'intéresser
24:47au pouvoir d'achat
24:49il y a un nombre
24:50de dossiers
24:51qui n'ont rien à voir
24:52avec la sécurité
24:53mais je crois
24:53qu'elle est mature
24:54mais le seul fait
24:56que cette réunion
24:57ait eu lieu
24:57aujourd'hui
24:58montre à quel point
25:00l'exécutif français
25:01la présidence française
25:02se rend compte
25:04qu'il y a quand même
25:05dans la société française
25:06une certaine effervescence
25:07une certaine inquiétude
25:09qui est réelle
25:10et qui augmente
25:10avec l'approche
25:13des prochaines élections
25:15présidentielles
25:15et ça
25:16la société le sait
25:17ça le gouvernement le sait
25:18et c'est pour cela
25:19que cette réunion
25:20est importante aussi
25:21comme symbole
25:22pour essayer d'unir
25:23cette société
25:23je vous demandais
25:24votre sentiment
25:24sur est-ce que les français
25:25ont conscience
25:26vraiment de ce qui se passe
25:27parce que j'aimerais
25:27qu'on fasse la récavique
25:28retrouver Damien De Georges
25:29vous êtes aussi un spécialiste
25:30des pays nordiques
25:31vous passez beaucoup de temps
25:32à Stockholm
25:32vous connaissez aussi
25:33très bien la Suède
25:35justement il y a eu
25:36des élections
25:37la semaine dernière
25:38en Suède
25:39et là-bas
25:39il y a un concept
25:41que je ne connaissais pas
25:42mais qui paraît-il
25:43est présent
25:44dans les esprits
25:45de tous les Suédois
25:46qui est le concept
25:46de défense totale
25:49oui alors
25:50globalement
25:51les pays nordiques
25:52on va dire que
25:53les valeurs ESG
25:54sont dans l'ADN nordique
25:55ce qui fait
25:55qu'ils sont résilients
25:57par nature
25:57et alors vous avez raison
25:59de noter
26:00le cas de la Suède
26:01et aussi celui
26:02de la Finlande
26:03qui sont des modèles
26:04du genre
26:04en termes de résilience
26:06ils ont été longtemps neutres
26:07ils sont dans l'OTAN
26:09que depuis très peu de temps
26:10et donc il a fallu
26:11qu'ils se débrouillent
26:12tout seuls
26:12et donc le concept
26:14de défense totale
26:15en Suède
26:16a été
26:17on va dire
26:18remis clairement à jour
26:20ces dernières années
26:21on parle même maintenant
26:23de défense psychologique
26:25pour faire face
26:25à la désinformation
26:27il y a eu une première
26:28stratégie nationale
26:29de défense psychologique
26:31qui a été mise en place
26:32cette année
26:33en Suède
26:35et sinon
26:36tous les foyers
26:38en Suède
26:38ont reçu
26:39un fascicule
26:41pour savoir
26:42que faire
26:42en cas de crise
26:43alors comme je vais en Suède
26:44de temps en temps
26:44je vous ai ramené
26:45le fameux fascicule
26:47là c'est en anglais
26:47mais il est également
26:48en suédois
26:49donc que faire
26:50en cas de crise
26:51ou de guerre
26:51et donc
26:53ce fascicule commence
26:54le petit kit
26:55le petit manuel
26:56si demain je suis en guerre
26:57chacun sait quoi faire
26:59voilà
27:00et ça vaut pour
27:01tout type de crise
27:02aussi
27:03les pandémies
27:03les attentats
27:04et autres
27:05et donc
27:07ce qui est important
27:08c'est que
27:08le manuel commence
27:10par une phrase
27:10vraiment surlignée
27:12qui explique
27:12en gros
27:13si la Suède est attaquée
27:14sachez qu'elle ne se rendra
27:16jamais
27:16donc si vous entendez
27:17le contraire
27:18c'est faux
27:18et ça c'est déjà
27:21un avertissement
27:22oui
27:22en tout cas
27:23déjà ça nous en dit
27:24long sur l'état d'esprit
27:25suédois
27:26on va marquer
27:27une courte pause
27:28et on revient
27:29dans un instant
27:29j'aimerais qu'on parle
27:30un peu plus en détail
27:31de l'impact
27:31de la crise énergétique
27:33sur tous nos pays
27:35à tout de suite
27:37BFM Business
27:39présente
27:43Les experts sans frontières
27:46Mathieu Jolivet
27:49bienvenue
27:49si vous nous retrouvez
27:50dans les experts sans frontières
27:51autour de moi
27:51Juan José Dorado
27:52correspondant
27:53de la presse espagnole
27:54en France
27:54Dina Revol
27:55enseignante à Sciences Po
27:56auteure de
27:57Rompre avec la Russie
27:58le réveil énergétique européen
27:59aux éditions Odile Jacob
28:00Lynn Tehini
28:01journaliste franco-libanaise
28:03collaboratrice
28:03avec l'agence de presse
28:04Al Marcasia
28:05spécialiste du Moyen-Orient
28:07et puis depuis
28:08Reykjavik
28:09Damien De Georges
28:10spécialiste des pays nordiques
28:12j'aimerais vous faire écouter
28:14cette semaine
28:15Donald Trump
28:16qui s'exprimait
28:18et qui fait clairement
28:19le lien entre la flambée
28:21des prix énergétiques
28:22en particulier
28:23du diesel
28:24et la crise en Ukraine
28:31le problème que j'ai avec l'Ukraine et la Russie
28:33est que beaucoup de diesel
28:35provient de Russie
28:42Les usines russes sont frappées par l'Ukraine
28:44j'ai demandé au président Zelensky
28:46de ne pas frapper les raffineries
28:47parce que c'est ce qui fait monter les prix
28:53Bon, cette crise énergétique
28:54elle vient percuter
28:55toutes les élections
28:57toutes les élections
28:59le calendrier électoral européen
29:00à Dina Revol
29:01c'était aussi au coeur de cette réunion
29:03ce vendredi à l'Elysée
29:05avec les chefs de renseignement
29:06et tous les leaders politiques
29:08qui étaient autour d'Emmanuel Macron
29:10et cette crise énergétique
29:11elle vient de toutes parts
29:12on reviendra sur le Moyen-Orient bien sûr
29:14mais évidemment
29:15le cordon gazier énergétique
29:17avec la Russie
29:18aujourd'hui le choc est encore spectaculaire
29:21Oui il est spectaculaire
29:22mais en fait on le sait
29:24depuis 2022
29:25donc au niveau européen
29:26il n'y a rien de nouveau
29:28d'une certaine manière
29:30puisque la rupture avec le gaz russe
29:34qui en fait permet à Poutine
29:37de continuer la guerre
29:39à l'invasion de l'Ukraine
29:40et c'est pour ça que Zelensky
29:42il bombarde les raffineries russes
29:44ces sanctions
29:45ils appellent ça des sanctions ciblées
29:46donc en fait au niveau européen
29:48on sait ce qu'il faut faire
29:49mais malheureusement
29:51ce n'est pas fait
29:54donc on sait très bien
29:55qu'il faut électrifier
29:56parce qu'en fait
29:56tant qu'on reste dépendant
29:59des énergies fossiles importées
30:01c'est-à-dire du gaz et du pétrole
30:03en fait on reste dépendant
30:06des chocs géopolitiques
30:08qu'on ne peut pas anticiper
30:09et sur lesquels on n'a pas la main
30:10parce qu'on n'a pas la main
30:11sous la volonté du Kremlin
30:12et on n'a pas la main non plus
30:14sous la volonté de Donald Trump
30:16à Washington
30:17ou ce qui se passe
30:17dans les deux droits d'Hormuz
30:18donc la seule solution
30:19d'indépendance
30:20ou du moins d'un chemin
30:22de résilience énergétique
30:23c'est l'électrification
30:24or en fait
30:25ça ne se passe pas
30:27sous le terrain
30:27un exemple très concret
30:29aujourd'hui
30:29en France
30:30l'électricité
30:32est plus taxée
30:32que le gaz
30:33et ce n'est pas qu'en France
30:34c'est dans la plupart
30:35des états européens
30:36il y en a deux
30:37où ce n'est pas le cas
30:38sinon
30:38à partir du moment
30:39où on taxe plus
30:40l'électricité
30:41en fait
30:42on ne peut pas sortir
30:43des énergies fossiles
30:44Oui
30:45il faut accélérer
30:46l'électrification
30:47mais j'allais dire
30:47quelque part
30:47est-ce que vous ne vous projetez pas
30:49à trop long terme
30:50est-ce qu'aujourd'hui
30:51l'urgence n'est pas quand même
30:52de trouver une solution
30:54immédiate
30:54assez pris à la pompe
30:55je veux dire
30:57la crise en Ukraine
30:58et Hormuz
30:59c'est aussi à l'origine
31:00des pêcheurs
31:02qui bloquent
31:02tout le sud de la France
31:04c'est peut-être
31:05les prémices
31:06d'un nouvel épisode
31:07des Gilets jaunes
31:08en France
31:08c'est peut-être
31:09le carburant
31:10de Vox en Espagne
31:11c'est peut-être
31:11je ne sais pas
31:12vous allez nous le dire
31:12mais tout à fait
31:13mais c'est pour ça
31:14en fait
31:14qu'on n'a pas anticipé
31:15parce que les pêcheurs
31:16par exemple
31:17en fait aujourd'hui
31:18on sait que la flotte
31:19des pêcheurs
31:20est ancienne
31:21elle est encore
31:21elle utilise beaucoup
31:23d'énergie fossile
31:27donc il y a
31:28des instruments
31:29et qu'on a tardé
31:30à utiliser
31:31justement pour les aider
31:33à passer vers
31:34l'électrique
31:35et vers les solutions hybrides
31:37et aujourd'hui
31:37effectivement
31:38ils sont étranglés
31:39par le coût
31:40et les prix de l'énergie
31:41et effectivement
31:42la taxation
31:43est un levier important
31:46alors il y a
31:47aujourd'hui
31:47d'une certaine façon
31:48il y a
31:51une équation
31:52très compliquée
31:53à résoudre
31:53par le gouvernement français
31:55qui
31:56dans les finances publiques
31:57sont très mauvaises
31:58donc
31:59la possibilité
32:00d'aider
32:01avec des aides d'Etat
32:02les pêcheurs
32:04est très limitée
32:05c'est pour ça
32:05que les solutions
32:06auraient dû
32:06commencer en amont
32:08parce qu'aujourd'hui
32:09on est arrivé
32:10à une solution
32:10où ces gens-là
32:11en fait
32:11jouent leur survie
32:12donc la solution
32:13de très court terme
32:14c'est les aides d'Etat
32:16que les Etats français
32:17pour le moment
32:17doivent trouver
32:18dans un budget
32:20qui lui échappe
32:21et en fait
32:25pour le moment
32:26l'électrification
32:28ne peut pas être
32:30mise en oeuvre
32:31très rapidement
32:32parce qu'on a tardé
32:33donc c'est ça
32:33que je voulais mettre
32:34en avant
32:34c'est le fait
32:35qu'en fait
32:35on a été attentiste
32:37et aujourd'hui
32:38on souffre
32:39et on paye le prix
32:40Juan José Dorado
32:41est-ce que
32:41ce choc énergétique
32:43en Europe
32:44je disais
32:46c'est aussi un carburant
32:47pour les extrêmes
32:48ça soulève
32:49des questions
32:49pour le coup
32:50qui fracturent
32:51même les extrêmes
32:51droites
32:52est-ce qu'il faut
32:53ça cette question
32:54elle est
32:56c'est une question
32:57c'est la grande question
32:58qui fâche en Europe
33:00est-ce qu'il faut
33:01rétablir le lien
33:02énergétique
33:03avec la Russie
33:05on entend
33:05Marine Le Pen
33:07fait monter
33:07cette question
33:08en France
33:09on voit que
33:10l'AFD
33:10ça a été
33:11c'est la solution
33:13qu'elle soutient
33:13depuis longtemps
33:14toute crise
33:14alimente les extrêmes
33:16peu importe
33:17le caractère
33:17de cette crise
33:18toute crise
33:18alimente
33:19les extrêmes
33:20sur la question
33:21énergétique
33:21il faut s'appeler
33:22Donald Trump
33:22pour prétendre
33:23que c'est la faute
33:24à l'Ukraine
33:25oubliant effectivement
33:26la guerre en Iran
33:27et du Golfe
33:28donc c'est ça
33:29mais il faut s'appeler
33:29Donald Trump
33:30évidemment
33:30au passage
33:31la guerre en Ukraine
33:32lui a permis
33:33de vendre
33:34son GNL
33:35à l'Europe
33:36et de rapporter
33:36des milliards
33:37au trésor américain
33:38donc après
33:40avoir dit ça
33:41ce qui est vrai
33:42effectivement
33:42c'est qu'il faut passer
33:43sur des énergies
33:44alternatives
33:45vous avez parlé
33:46de l'électricité
33:47mais il y a
33:48l'autre énergie
33:49renouvelable
33:50aussi
33:50sur lesquelles
33:51on a investi
33:53le seul problème
33:53c'est que
33:54cette crise
33:55en Ukraine
33:56et cette crise
33:57au Golfe
33:57elles sont très récentes
33:59en fait
33:59pour investir
34:01sur l'électrification
34:01pour investir
34:02sur les renouvelables
34:03sur les soleils
34:04etc
34:04il faut faire ça
34:06pendant des années
34:07et des décennies
34:08l'Espagne a commencé
34:09à travailler
34:10sur les renouvelables
34:11il y a 30 ans
34:12donc c'est pour ça
34:13que sur certains aspects
34:14elle avance
34:15après ça alimente
34:16les extrêmes
34:17oui
34:18mais il faut quand même
34:19reconnaître
34:20que dans les cas espagnols
34:22les cas espagnols
34:23concrètement
34:24ne veulent pas
34:25ne parlent pas
34:26de rétablir
34:27ce lien avec la Russie
34:28d'ailleurs
34:29l'Union Européenne
34:29restreint encore plus
34:31effectivement
34:32c'était donné du temps
34:32mais restreint encore plus
34:34la consommation
34:35de gaz
34:37ou des pétroles
34:37ou des pétroles russes
34:39et donc
34:39il faut rester
34:40sur cette position
34:41parce que sinon
34:42on ferait tout le contraire
34:43de ce que nous avons fait
34:44ces dernières années
34:45c'est-à-dire soutenir
34:46l'Ukraine
34:47et soutenir l'Ukraine
34:48ça passe aussi
34:49par continuer
34:50à faire pression
34:51sur la Russie
34:52alors oui
34:53peut-être qu'il faut
34:54continuer à bombarder
34:55effectivement
34:55de la part de l'Ukraine
34:56les réfinéries russes
34:58oui effectivement
34:59nous devons continuer
35:00avec des paquets
35:01des sanctions
35:02contre la Russie
35:04même les Etats-Unis
35:04viennent d'approuver
35:05ou vont approuver
35:06dans quelques jours
35:07un nouveau paquet
35:08des sanctions
35:08donc non
35:09les extrêmes
35:10alimentent les crises
35:11cela dit
35:12cela dit
35:13continuons comme ça
35:13on ne peut pas faire marche arrière
35:15ça serait très très dommage
35:16et très dur à supporter
35:17l'Internis
35:18ces chocs énergétiques
35:19qui percutent
35:20les élections
35:22en Europe
35:22elles ont une double origine
35:24donc bien sûr
35:24la guerre en Ukraine
35:26mais aussi
35:26deux détroits majeurs
35:28bloqués
35:29Hormuz et Babel Mandeb
35:30là aussi
35:31j'allais dire
35:32le monde
35:32retient son souffle
35:34pour savoir
35:34quand est-ce que
35:35ces détroits
35:36le trafic maritime
35:38pourra reprendre
35:38à peu près convenablement
35:39là il y a eu un signal
35:40en fin de semaine
35:42intéressant
35:43important ou pas
35:43vous pouvez me le dire
35:44c'est la Chine
35:45qui peut-être
35:46pour la première fois
35:46demande à l'Iran officiellement
35:48de gérer les outils
35:49voilà
35:50donc est-ce que
35:51est-ce que la Chine
35:52peut avoir assez d'influence
35:52Xi Jinping
35:53peut avoir assez d'influence
35:54pour
35:56sur le régime de Téhéran
35:58alors déjà
35:59pour rappeler les chiffres
35:59parce que c'est très important
36:00de les rappeler
36:02Hormuz
36:02c'est 20 millions de barils par jour
36:04ça c'est d'un côté
36:05et du côté de Babel Mandeb
36:06donc du côté
36:07du canal de Suez
36:09c'est 4 à 5 millions
36:10de barils par jour
36:11et il y a un mois
36:13ils sont passés
36:14à 8 millions de barils par jour
36:15alors sachant qu'aujourd'hui
36:16c'est complètement bloqué
36:19c'est la grande question
36:20qui se pose
36:20et les pays du Golfe
36:21je veux juste
36:22ouvrir une parenthèse
36:23sur ça
36:23c'est-à-dire qu'on pourrait croire
36:25que le baril
36:26qui est très cher
36:27serait une bonne nouvelle
36:28pour ces pays du Golfe
36:29qui eux
36:30produisent
36:30mais en fait
36:31ce n'est pas une bonne nouvelle
36:32parce qu'à quoi ça sert
36:33un baril d'essence
36:34qui atteint les 100
36:35les 110
36:36les 120
36:36si vous ne pouvez même plus
36:37l'exporter
36:38aujourd'hui
36:39le substitut
36:42que l'Arabie Saoudite
36:43avait trouvé
36:44à Hormuz
36:45avec le port de Yambou
36:47et bien
36:48il ne fonctionne plus
36:49pourquoi ?
36:49parce que les Houssi
36:51mettent en danger
36:52je dis ça
36:53entre guillemets
36:53tout ce passage
36:55en fait
36:55et obligent donc
36:57les navires commerciaux
36:58je ne parle pas du pétrole
36:59les navires commerciaux
37:00à passer par le cap
37:01de bonne espérance
37:02à retarder de 15 jours
37:03et donc
37:03toutes les conséquences
37:05qui en découlent
37:05ça c'est un
37:06mais deux
37:07et c'est ça
37:07le phénomène
37:08le plus important
37:09c'est empêche
37:10l'Arabie Saoudite
37:11de pouvoir exporter
37:12cette route alternative
37:13qu'elle avait trouvée
37:14lorsqu'il y a eu
37:15la fermeture
37:16du détroit
37:17d'Hormuz
37:17et il faut ainsi
37:19sachant qu'elle avait
37:19un gazoduc
37:21un oléoduc
37:22un oléoduc
37:23une pipeline
37:23c'est la pipeline
37:24qui traverse
37:26l'Arabie Saoudite
37:27et qui ressort
37:28elle a été attaquée
37:29par des drones
37:29je crois
37:29par des missiles
37:30exactement
37:31elle a été attaquée
37:32et là
37:32c'est un très gros problème
37:34maintenant
37:34je vais aussi
37:35vous rappeler
37:36juste une chose
37:36c'est que
37:37les Houssis
37:37ont quand même
37:38affirmé
37:39qu'eux ne voulaient pas
37:40mettre en danger
37:41les bateaux commerciaux
37:42qui sont autres
37:43que les Saoudiens
37:44donc en fait
37:45les bateaux commerciaux
37:45traditionnels
37:46les Houssis
37:47considèrent qu'ils
37:49peuvent passer
37:49le problème
37:50est un problème politique
37:51ou géopolitique
37:52avec l'Arabie Saoudite
37:53donc aujourd'hui
37:54sachant que les Houssis
37:55sont on va dire
37:57soutenus par les Iraniens
37:58même s'ils ont
37:58leur propre agenda
37:59personnel
38:00il est tout à fait normal
38:01que la Chine
38:02parce que c'est elle
38:03qui est la première
38:04touchée
38:04par ce pétrole
38:06qui passait
38:07par le port
38:09de Yangon
38:09premier importateur
38:10mondial de pétrole
38:10voilà exactement
38:11et donc
38:13voilà exactement
38:14et donc c'est pour cela
38:15que les Chinois
38:17ont demandé
38:18aux Iraniens
38:19d'intervenir
38:20cela dit
38:20on ne sait pas
38:21si sur ce dossier là
38:23précisément
38:23les Iraniens
38:24vont pouvoir avoir
38:25de l'influence
38:26sur les Houssis
38:26parce que l'agenda
38:27des Houssis
38:28est très clair
38:28c'est un problème
38:30avec l'Arabie Saoudite
38:31et aussi
38:32ils veulent avoir
38:32un rôle plus important
38:34un rôle régional
38:35ils veulent être entendus
38:36et donc
38:37est-ce que
38:37l'Iran
38:38pourrait influer sur ça
38:40on ne sait pas
38:41on va voir dans les Houssis
38:41une question
38:42aux néophytes
38:42que je suis
38:43mais est-ce que
38:44Riyad
38:45sur une situation
38:46comme ça
38:46moi je suis
38:48assez étonné
38:49de voir que finalement
38:49Riyad
38:50paraît
38:51assez démuni
38:52dans la réponse
38:54dans la réponse
38:55sécuritaire
38:56oui
38:57je pensais
38:58que Riyad
38:59était beaucoup plus
38:59outillé
39:00pour pouvoir répondre
39:01à une telle crise
39:02on pourrait légitimement
39:04dire aujourd'hui
39:04que le prince héritier saoudien
39:07Mohamed Ben Salman
39:08MBS
39:08est dans l'une des pires
39:10situations
39:11qu'il soit
39:12et depuis qu'il est lui
39:14devenu prince héritier
39:15parce qu'aujourd'hui
39:16il perd quelque part
39:17ses alliés
39:18c'est-à-dire que lui
39:18il comptait sur les Etats-Unis
39:20il a même appelé
39:21les Etats-Unis
39:22pour qu'ils interviennent
39:23au prix des Houssis
39:24et bien les Etats-Unis
39:25n'ont pas répondu
39:26ils ont ouvert
39:27des négociations
39:27des pourparlers
39:28avec les Houssis
39:29sur d'autres intérêts
39:31donc ça c'est le premier point
39:32donc ses alliés américains
39:34et puis il a un projet
39:35politique et économique
39:36qui s'appelle
39:36Vision 2030
39:37et qui repose notamment
39:38sur la confiance
39:39et la stabilité
39:40dans la région
39:41donc là c'est son projet
39:42qui éclate en mille morts
39:43qui vole en mille morts
39:44son projet pour le moment
39:45est torpillé
39:46parce que c'était un projet
39:47qui était bâti
39:49sur la sécurité
39:50et aujourd'hui
39:51on voit la situation
39:52l'insécurité
39:53qui règne
39:54de un
39:54et deux
39:55on va voir dans les mois
39:56qui suivent
39:56les conséquences
39:57du fait
39:59que l'Arabie saoudite
40:01n'arrive pas
40:02à exporter
40:05son gaz
40:06en fait
40:06et donc du coup
40:07ça va avoir des conséquences
40:09dans les mois
40:09qui viennent
40:10parce qu'aujourd'hui
40:11les deux
40:12on va dire
40:13les deux sorties
40:14de l'Arabie saoudite
40:16que ce soit
40:16Détroit, Dormuz
40:17ou bien
40:17le port de Yambou
40:18et bien ces deux sorties là
40:20sont bloquées
40:20Juan Rosé
40:21on voit que finalement
40:23dans la guerre en Iran
40:24et dans cette crise pétrolière
40:26il est Détroit bloqué
40:28la diplomatie mondiale
40:30s'agite
40:30mais on entend surtout
40:31dans ceux qui tentent
40:32de faire quelque chose
40:33forcément
40:34Donald Trump
40:35qui est à l'origine
40:37on commence à entendre
40:38Xi Jinping
40:38et l'Europe là-dedans
40:39l'Europe n'était pas déjà présente
40:41quand ce conflit a commencé
40:43puisqu'elle a été très rapidement
40:44écartée
40:45notamment par Donald Trump
40:46donc elle a du mal
40:48à s'imposer
40:48on a essayé à un moment donné
40:50effectivement
40:51dans le conflit
40:51entre les Libans
40:52et Israël
40:53que la France ait un rôle
40:54mais les Israéliens
40:55n'ont pas voulu non plus
40:56de la France
40:57dans cette partie-là
41:00donc effectivement
41:01l'Europe elle a du mal
41:02quand tu as une flotte
41:03un peu de
41:03une flotte type
41:04un peu casque bleu
41:05pour essayer de sécuriser
41:06les Détroits
41:07pareil ça a fait pchit
41:08ça n'a pas marché
41:09ça fait pchit
41:09comme vous dites
41:10et donc la réalité
41:11aujourd'hui
41:12c'est que l'Europe
41:13sachant qu'elle ne pourra pas
41:14vraiment intervenir
41:15dans cette partie du monde
41:16et dans ce type de conflit
41:17parce qu'il y a
41:18Donald Trump
41:18notamment
41:19et qu'il ne veut pas
41:20de l'Europe
41:21qu'est-ce qu'elle fait ?
41:22Elle fait effectivement
41:23de la politique intérieure
41:24maintenant au gouvernement européen
41:26à l'Europe
41:26d'essayer de trouver des solutions
41:28pour faire passer quand même
41:30la pilule
41:30à ces populations
41:31parce qu'on en a parlé
41:32tout à l'heure
41:32mais aujourd'hui
41:33que ce soit la France
41:34avec la réunion
41:34qui s'est tenue
41:35ce matin
41:36à l'Elysée
41:36que ce soit en Espagne
41:37avec un nouveau plan
41:38qui va arriver
41:39justement
41:40pour faire face
41:41à cette crise
41:43des carburants
41:44aujourd'hui
41:45il y a la flambée
41:45des prix
41:46maintenant
41:47il va falloir
41:48quand même
41:49trouver des solutions
41:50pour que la population
41:51ne souffre pas
41:52donc pour l'instant
41:53on est absent
41:53et on va continuer
41:54absent
41:54et là malheureusement
41:56sauf qu'il y a un changement
41:57lors des sélections
41:58des mi-temps
41:59aux Etats-Unis
42:00et normalement
42:02tant que Donald Trump
42:03c'est là
42:03ça va être compliqué
42:04pour nous
42:04Allez
42:04une illustration de plus
42:06de ces chocs géopolitiques
42:07qu'on est en train
42:08de vivre en ce moment
42:09et de
42:09il n'y a pas une semaine
42:10qui passe
42:10sans qu'il y a des tentatives
42:12d'action
42:13ou de réponse
42:13à ces chocs
42:14que l'on vit tous
42:15c'est Ursula von der Leyen
42:17qui prononçait
42:19cette semaine
42:19son discours
42:20de l'état
42:21de l'union
42:21et face à cette
42:23menace russe
42:24et ce bruit de bottes
42:25à l'est
42:26de plus en plus fort
42:27dont on parle
42:27depuis le début
42:27de cette émission
42:29elle propose
42:31un nouveau mécanisme
42:32ou une nouvelle structure
42:33de sécurité
42:34écoutez-la
42:36Aujourd'hui
42:37la paix est menacée
42:38la guerre d'agression
42:40menée par la Russie
42:41contre l'Ukraine
42:42fait toujours rage
42:43et les menaces
42:44se multiplient
42:44sur notre sol
42:46cybersabotage
42:47incendie criminel
42:48incursion de drones
42:49ces actions
42:50s'intensifient
42:51chaque jour
42:51alors que le niveau
42:52de menaces
42:53augmente
42:53la préparation
42:54de l'Europe
42:55doit elle aussi
42:56monter en puissance
42:57c'est pourquoi
42:58je proposerai
42:58avec la haute représentante
43:00de l'union
43:01pour les affaires étrangères
43:02et la politique
43:03de sécurité
43:04une nouvelle stratégie
43:05européenne de sécurité
43:07des menaces
43:08qui mettent clairement
43:08en péril
43:09notre sécurité nationale
43:10en d'autres termes
43:12il est temps
43:12pour l'Europe
43:13de se doter
43:14de son propre
43:15article 4
43:16un protocole
43:17de sécurité d'urgence
43:18bon là
43:19Dina Revol
43:20c'est pas l'OTAN
43:21c'est l'Europe
43:21elle parle
43:22d'une sorte
43:23d'article 4
43:23pour que l'Europe
43:24réagisse plus vite
43:25en cas de menace
43:26est-ce que
43:27l'intention
43:29est louable
43:29sur le papier
43:30est-ce qu'on risque
43:31pas aussi
43:32de se retrouver
43:33avec
43:34avec un machin
43:35un peu trop compliqué
43:35à mettre en place
43:36oui bah là
43:37encore une fois
43:38on est dans la
43:38communication politique
43:39elle a fait son effet
43:41donc avec
43:42l'annonce sur le Canada
43:43avec le conseil
43:44de sécurité européen
43:45c'est des annonces
43:46qui sont dans l'air du temps
43:47et justement
43:48qui donnent un poids
43:49plus important
43:50à l'union européenne
43:50maintenant
43:51ça crée une nouvelle
43:52institution
43:53avec potentiellement
43:56des différents
43:58intérêts
43:58nationaux présents
44:00vu les difficultés
44:01déjà qu'on a
44:02à s'entendre
44:03au niveau européen
44:03aujourd'hui
44:04créer une nouvelle
44:05institution
44:06ça me semble
44:07très ambitieux
44:08surtout qu'on a
44:09déjà dans le traité
44:10des dispositions
44:14qui permettent
44:15de faire face
44:15à toute menace extérieure
44:17est-ce qu'on n'a pas
44:17l'OTAN pour ça
44:18c'est pas au rôle
44:19est-ce que ça ne montre pas
44:21peut-être aussi
44:21les carences de l'OTAN
44:22ou que fait l'OTAN
44:23dans une période
44:24de menaces aussi fortes
44:25on a bien vu
44:25qu'en fait
44:26l'article 4 de l'OTAN
44:28il vaut
44:28tant que les Etats-Unis
44:29sont des vrais alliés
44:30or aujourd'hui
44:31on voit bien
44:32qu'avec Donald Trump
44:33on n'a plus un allié
44:34à Washington
44:35on a un concurrent
44:36ou peut-être
44:37même un ennemi
44:37donc la question
44:39c'est justement
44:40la fiabilité
44:41de l'allié américain
44:42mais pour faire face
44:43justement
44:45aux menaces
44:45dont elle a parlé
44:47la première des choses
44:47c'est d'avoir
44:48une industrie
44:48de défense européenne
44:50et ça on n'arrive pas
44:51à le faire
44:51on a vu récemment
44:53les différents
44:54insurmontables
44:55entre les industriels
44:56français et allemands
44:57que les politiques
44:58ne peuvent pas gérer
44:59et donc pour moi
45:00c'est ça la priorité
45:01c'est de faire en sorte
45:02que la France
45:02et l'Allemagne
45:03au niveau industriel
45:04arrivent à s'entendre
45:06parce que tant
45:06qu'on n'aura pas ça
45:07on n'aura pas
45:08une vraie industrie
45:09de défense européenne
45:10une vraie base européenne
45:11industrielle de défense
45:13mais en fait
45:13on peut avoir
45:1515 000 institutions
45:16au niveau européen
45:17parce qu'on ne sera pas
45:19présent
45:20dans le jeu
45:21de géopolitique mondiale
45:23et José Borrell
45:24disait que tant
45:25qu'on n'est pas
45:26à l'agenda
45:27on est au menu
45:28et donc
45:29pour qu'on ne soit pas
45:30au menu
45:30il faut qu'on ait
45:32cette industrie
45:33européenne de défense
45:34augmenter
45:35muscler une BITD
45:37une base industrielle
45:38technologique de défense
45:39Enfilarikiavic
45:40retrouvé Damien De Georges
45:41sur cette question
45:42justement
45:43de sécurité
45:44d'autonomie stratégique
45:46de l'Europe
45:46il y a eu un symbole
45:47très fort
45:48il y a quelques jours
45:48aussi
45:48c'est la Finlande
45:50qui a fait savoir
45:51qu'elle acceptait
45:53la proposition française
45:54de se ranger
45:55sous le parapluie nucléaire
45:57de la France
45:58ça aussi
45:59c'est quelque chose
46:00d'extrêmement fort
46:01comme annonce
46:03Oui et d'ailleurs
46:04on voit aussi
46:05un rapprochement
46:05avec la Suède
46:06les Suédois ont acheté
46:07des frégates françaises
46:08le vrai sujet
46:09pour les Nordiques
46:10au moment où
46:11on européanise
46:12davantage l'OTAN
46:13c'est qu'il va falloir
46:16que le prochain pouvoir
46:17à Paris
46:17continue de s'intéresser
46:18au Nord
46:19avant Emmanuel Macron
46:20il y avait peu d'intérêt
46:21à Paris
46:22pour les pays nordiques
46:23ça a clairement changé
46:25pendant 10 ans
46:25mais après
46:26on verra bien
46:27ce qu'il adviendra
46:28au mois de mai
46:29à Paris
46:30Est-ce qu'aujourd'hui
46:31les pays nordiques
46:31sont clairement
46:32moins atlantistes
46:34qu'avant
46:34et est-ce que
46:35c'est parti
46:35pour être durable ?
46:38Oui clairement
46:39alors
46:40bon bien sûr
46:42il y a des liens
46:43qui existent
46:44fort avec les Etats-Unis
46:45mais très clairement
46:47on voit
46:47un recentrage
46:48sur l'Europe
46:49et le Danemark
46:50en est une illustration
46:51du fait de la crise
46:52du Groenland
46:53Allez on va terminer
46:54ces experts sans frontières
46:56avec un tour de table
46:57de vos cartes blanches
46:58chacun a choisi
46:59un article
47:00ou un média
47:01de son pays d'origine
47:02pays respectifs
47:03qui nous permet aussi
47:04de prendre un peu le pouls
47:06ou d'entendre des histoires
47:08qu'on n'entend pas forcément
47:08ici chez nous en France
47:10ça fait partie des choses
47:11qui nous aident nous
47:12à sortir de notre bulle
47:13franco-française
47:15je vais commencer
47:16avec vous Adina
47:16vous avez choisi
47:18un média roumain
47:19le petit journal
47:20sur la formation
47:22à venir
47:23d'un gouvernement
47:24Oui mais c'est très important
47:26puisque en fait
47:27le président élu
47:30qui est centriste
47:32a nommé
47:33pour la deuxième fois
47:35une proposition
47:36du Premier ministre
47:37et cette fois-ci
47:38il s'agit donc
47:39d'une personnalité
47:42très importante
47:43y compris au niveau européen
47:44c'est Siegfried Moureschan
47:46je rappelle
47:46qu'il est rapporteur général
47:50du budget européen
47:51donc c'est un poste
47:53très très important
47:54en ce moment
47:55à Bruxelles
47:55parce qu'il négocie
47:56le prochain budget
47:57de l'Union Européenne
47:58donc c'est lui
47:59qui représente
47:59le Parlement européen
48:00donc il se trouve
48:01que le Parlement
48:02l'a perdu
48:02parce que le président roumain
48:04l'a nommé
48:05enfin
48:06en sorte de pacificateur
48:08en essayant d'avoir
48:09une majorité
48:09pour être Premier ministre
48:11ce qui est loin
48:12d'être une solution
48:14je veux dire
48:14une mission facile
48:15puisque lui
48:16il est représentant
48:18du Parti National Libéral
48:19avec les trois partis
48:20qui le soutiennent
48:22n'arriverait pas
48:23tout seul
48:24à avoir
48:24la majorité
48:26et donc
48:26s'il n'arrive pas
48:28à avoir la majorité
48:29des élections anticipées
48:30seront
48:32appelées en Roumanie
48:34et
48:34dans le stade actuel
48:36des sondages
48:36les extrêmes droites
48:38pro-russes
48:40sont à 40%
48:41vraiment c'est quelque chose
48:42à surveiller
48:42on espère
48:44et la clé
48:44justement
48:45c'est les socialistes
48:46plutôt des proto-communistes
48:48mais en tout cas
48:48les socialistes roumains
48:50qui
48:52ont la clé
48:53et
48:53d'une certaine façon
48:56la présidente
48:57du groupe
48:58des socialistes
48:59au Parlement européen
49:00qui est espagnole
49:01a d'une certaine façon
49:02la clé
49:02puisqu'elle cherche
49:03à être présidente
49:04également du Parlement européen
49:05et donc
49:06c'est à elle
49:06de mettre la pression
49:07sur ces socialistes
49:08pour qu'ils votent
49:09pour un gouvernement
49:11pro-européen
49:12à Bucarest
49:12et bien en tout cas
49:13à tous ceux
49:14qui pourraient
49:15se lasser
49:16du feuilleton
49:17politique français
49:18je vous recommande
49:19de vous ruer
49:20sur le média roumain
49:21le petit journal
49:22pour lire
49:22cet article
49:23sur la formation
49:24d'un gouvernement
49:25roumain à venir
49:26Damien De Georges
49:28depuis Reykjavik
49:28vous avez choisi
49:30une révélation
49:31assez choc
49:32de la radio publique
49:33islandaise
49:34sur un coup de fil
49:35entre Trump
49:36et le gouvernement
49:37islandais
49:38oui alors c'était
49:39fin novembre 2024
49:41Donald Trump
49:41venait d'être élu
49:42président des Etats-Unis
49:43et il appelle
49:44le premier ministre
49:45islandais de l'époque
49:46Bernie Benedikson
49:47pour le sonder
49:48sur l'idée
49:49d'une Islande
49:5051ème état
49:51des Etats-Unis
49:52alors le premier
49:53islandais
49:53vote en touche
49:55mais Donald
49:55le reprend
49:56en lui disant
49:57en gros
49:58réfléchit quand même
49:59et ça c'était
50:00avant le feuilleton
50:01sur le Canada
50:0251ème état
50:03et bien sûr
50:04la reprise
50:05des hostilités
50:07sur le Groenland
50:07Islande
50:08mais malheureusement
50:09c'est arrivé
50:10un peu tard
50:11juste après le référendum
50:13sur l'Union Européenne
50:13en Islande
50:15ça aurait bien aidé
50:15le camp du oui
50:16je pense
50:16ce genre de révélation
50:17qui était largement
50:19influencé
50:19pendant la campagne
50:20du référendum
50:21à retrouver
50:21donc sur la télévision
50:23publique islandaise
50:24merci Damien
50:24Juan Rosé
50:26on file en Espagne
50:27avec un article
50:28d'El País
50:29sur Macron
50:30qui n'ira pas
50:31au Sénat espagnol
50:32effectivement
50:32vous savez
50:33et Macron a mis 10 ans
50:34pour aller en Espagne
50:36en voyage d'Etat
50:36il est arrivé en 2017
50:37il ne va aller qu'à la fin du mois
50:39le 29 et le 30 septembre
50:40en voyage d'Etat
50:41en Espagne
50:42c'est le premier
50:43il n'en a fait aucun
50:44il n'en a fait aucun
50:45en Espagne
50:45donc on se pensait
50:46comment il n'est pas allé
50:47en Espagne
50:47en voyage d'Etat
50:50mais on ne comprenait pas
50:51mais la réalité
50:52c'est que
50:53vous savez
50:53l'Espagne a signé
50:55en 2023
50:56à Barcelone
50:56un traité d'amitié
50:58de collaboration
50:58avec la France
50:59c'était le troisième
51:00traité d'amitié
51:01qui a signé la France
51:02après l'Allemagne
51:03l'Italie
51:03elle l'a signé avec l'Espagne
51:05et l'Espagne
51:06depuis 2023
51:07n'a pas ratifié cet accord
51:09à deux reprises
51:11l'Assemblée nationale espagnole
51:13a refusé
51:14de voter
51:14cet accord
51:15et donc
51:16il y a quelques jours
51:18même le voyage d'Etat
51:19était en péril
51:20parce que
51:20Macron disait
51:21il n'y a pas de ratification
51:23du traité d'amitié
51:23qu'est-ce que je vais faire là-bas
51:24dans un voyage d'Etat
51:25il a décidé d'aller
51:26mais par contre
51:27il a décidé
51:27de boycotter
51:29son intervention
51:29au Sénat
51:30le Sénat
51:31qui est en main
51:32des conservateurs
51:34qui n'ont donc
51:35pas voté
51:36ce traité d'amitié
51:38cela dit
51:39ça ne change
51:40en rien
51:40aux relations
51:41entre l'Espagne
51:42et la France
51:42qui sont des voisinages
51:44bien sûr
51:44mais qui sont commerciales
51:45et très intenses
51:46et encore culturelles
51:48puisque vous savez
51:48dans quelques semaines
51:50à partir du mois d'octobre
51:51et jusqu'au mois
51:52de janvier
51:53le musée du Louvre
51:55organise l'automne espagnol
51:57avec des expos
51:58des cinémas
51:59des concerts
52:00des débats
52:02etc.
52:02autour de l'Espagne
52:03donc il y a un voyage d'Etat
52:05c'est bienvenu
52:05un peu tard peut-être
52:06mais espérons
52:07que nous allons ratifier
52:08cet accord d'amitié
52:10tous au Louvre
52:10et tous au Sénat espagnol
52:12sauf Emmanuel Macron
52:14Linteni
52:14je termine avec vous
52:15un article
52:17d'ici Beyrouth
52:18sur le Liban
52:18où la crise là-bas
52:20favorise le recyclage
52:22tout à fait
52:23alors j'ai choisi exprès
52:24pour avoir une petite touche
52:25loin de la politique
52:26écologique et économique
52:28alors la question
52:29c'est s'y réparer
52:30était finalement
52:31l'un des grands gestes
52:32de notre époque
52:33alors on voit en Europe
52:34que l'Europe
52:34après des décennies
52:36on va dire
52:37où les gens jetaient
52:39aujourd'hui
52:39il y a une économie circulaire
52:41on évite le gaspillage
52:43droit à la réparation
52:43et bien au Liban
52:45avec la crise
52:46et la chute
52:46du pouvoir d'achat
52:47on retourne
52:48chez le cordonnier
52:49chez la couturière
52:50le tapissier
52:50on répare
52:51ce qu'on ne peut plus
52:52remplacer
52:52parce qu'on n'a plus les moyens
52:53et bien c'est pas pour romantiser
52:55la crise
52:55mais cette crise
52:57a redonné une place
52:58à des métiers
52:59de savoir-faire
53:00que la société
53:01de consommation
53:02était en train
53:02de faire disparaître
53:03et donc ce que l'Europe
53:04essaie de réapprendre
53:05par conviction
53:06le Liban l'a appris
53:07par nécessité économique
53:08mais la grande question
53:09que je pose
53:10c'est
53:10avons-nous vraiment besoin
53:11de jeter autant ?
53:13un article d'ici Beyrouth
53:14sur le Liban
53:15qui favorise
53:16le recyclage
53:17merci beaucoup
53:18à nos experts
53:19sans frontières
53:19c'est déjà terminé
53:20Juan Rosé Dorado
53:21correspondant de la presse
53:22espagnole en France
53:23Adina Reva
53:23l'enseignante à Sciences Po
53:25auteur de
53:25Rompre avec la Russie
53:27le réveil énergétique européen
53:28aux éditions
53:29Odile Jacob
53:30Lynn Téini
53:31collaboratrice
53:32avec l'agence de presse
53:35Almarcasia
53:35spécialiste du Moyen-Orient
53:37et puis
53:38Damien De Georges
53:38qui était avec nous
53:39depuis
53:40Reykjavik
53:40spécialiste des pays nordiques
53:42je vous souhaite
53:42un très bon week-end
53:44à tous
53:44et à la semaine prochaine
53:45dans les experts sans frontières
53:48les experts sans frontières
53:49sur BFM Business
Commentaires