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  • il y a 10 minutes
Freelance rime avec indépendance, et cela attire de nombreux actifs. Mais la contrepartie pour les travailleurs non salariés, c’est la faiblesse de leurs protections sociales, au moins pour les moins biens rémunérés. On en parle avec Agnès Bruhat, de MetLife.

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Transcription
00:00...
00:12Les travailleurs non salariés TNS sont-ils suffisamment protégés ?
00:16On va voir que ça va dépendre.
00:18Il y a deux salles, deux ambiances entre ceux qui gagnent bien leur vie,
00:20ceux qui ont plus de mal à joindre les deux bouts.
00:23On va parler de ce sujet avec une spécialiste, Agnès Bruat.
00:25Bonjour.
00:26Bonjour.
00:26Directrice générale de MetLife,
00:28qui est donc une entreprise qui propose des solutions de prévoyance,
00:32notamment pour ces publics de travailleurs non salariés, c'est ça ?
00:35Oui, tout à fait.
00:35MetLife est présent en France depuis 50 ans
00:37et propose de l'assurance emprunteur
00:40et donc effectivement des contrats de prévoyance individuelle
00:43que nous distribuons via le courtage.
00:46On travaille avec 3 000 courtiers indépendants.
00:48Et ça, la prévoyance, donc, ce n'est pas une assurance maladie,
00:52c'est une assurance en cas de cessation d'activité,
00:55quelle que soit la raison.
00:56C'est spécifique, donc, à ces travailleurs non salariés.
00:58Souvent, on les appelle freelance,
01:00mais les freelance ne sont qu'une partie de cette population d'actifs.
01:03Le baromètre, là, que vous nous avez dévoilé,
01:05qui n'est pas sa première édition, je crois que c'est la quatrième, c'est ça ?
01:08Oui.
01:08Ou même plus que ça, c'est la petite fusée.
01:10Il y a une donnée quand même qui monte, c'est que le niveau d'optimisme, en fait, recule pour
01:17ces travailleurs non salariés.
01:18C'est quoi la raison première ?
01:20Alors, je pense qu'il y a le climat politique, budget de serre national et géopolitique.
01:27Je pense qu'il y a les deux éléments, la hausse des taux d'intérêt, donc le pouvoir d'achat.
01:34Et si on parle de pouvoir d'achat, ce qui est important, c'est que ce qu'on voit dans
01:37le baromètre,
01:38c'est que malheureusement, et aujourd'hui, il n'y a que 44% des travailleurs non salariés
01:42qui achètent une prévoyance complémentaire,
01:44alors même que leur régime obligatoire, aujourd'hui, ne les couvre pas bien.
01:49Il y a 62% des TNS qui estiment qu'ils ne pourraient pas maintenir leur niveau de vie plus
01:55d'un mois
01:55avec leur régime obligatoire.
01:58Et on voit, effectivement, vous parliez des revenus,
02:01on voit, effectivement, une dichotomie puisque les personnes gagnant moins de 40 000 euros par an
02:06sont 33% seulement à avoir pris une prévoyance complémentaire
02:10et ceux qui gagnent plus de 60 000 sont 73%.
02:13Parce qu'en fait, malheureusement, ils voient ça comme un coût,
02:18enfin le premier frein, en fait, au fait de prendre une prévoyance complémentaire
02:22et le coût perçu.
02:24C'est le fait déjà de finir le mois avant de penser à prévoir les imprimés.
02:28Mais si on prend un architecte, en exemple, il peut toucher, en cas d'invalidité,
02:33une rente annuelle qui sera peut-être uniquement de 6 à 10 000 euros selon les cas,
02:39ce qui est bien en deçà de leur rémunération.
02:42Donc, en fait, ça veut dire que souvent, les travailleurs non salariés sont très mal couverts
02:47par leur régime obligatoire.
02:48Et donc, en cas d'accident ou de maladie, malheureusement,
02:51ils peuvent faire face à des situations très difficiles
02:54puisque, en fait, ça touche à la pérennité de leur entreprise et à leur famille aussi.
02:59Les travailleurs non salariés, là, on voit très bien leur situation.
03:02En fait, ils sont hors du modèle social quasiment
03:05puisqu'ils n'ont pas, ils ne bénéficient pas de l'assurance maladie,
03:07de l'assurance chômage quand l'activité s'arrête.
03:10Est-ce que là, dans les échanges, dans les discours qu'on entend autour de la campagne présidentielle
03:14qui est, on va dire, en pré-campagne,
03:16est-ce qu'ils se sentent, entre guillemets, pris en compte
03:19ou est-ce qu'ils ont le sentiment, quand même, qu'on les oublie un peu ?
03:22Alors, c'est vrai qu'on n'a pas posé la question explicitement,
03:25mais il est clair que le contexte actuel génère beaucoup d'incertitudes
03:30et notamment pour les travailleurs non salariés,
03:32on sait qu'il y a beaucoup de charges à payer
03:35et donc beaucoup d'incertitudes sur l'avenir, sur la fiscalité.
03:37Ils ont la charge mentale d'un patron, en fait.
03:39Voilà. Et alors, c'est très bien que vous en parliez, de la charge mentale,
03:42parce que c'est un des points, c'est ce qu'on voit,
03:43qui est très important chez les entrepreneurs.
03:46Et nous, on a mis en place un service chez MetLife de protection juridique
03:49qui permet un peu d'éliminer cette charge mentale
03:52puisqu'en fait, en cas de questions juridiques
03:55qui touchent, que ce soit à leur entreprise ou à leur vie personnelle,
03:59ils peuvent faire appel.
04:00Donc, il y a un numéro avec des jurys spécialisés
04:03qui peuvent les aider sur tous les sujets,
04:05que ce soit des sujets liés à la facture de fournisseurs non payés,
04:10à un salarié qui a un accident.
04:11Donc, tous les types d'événements qui peuvent survenir
04:14dans la vie d'une petite entreprise.
04:17Donc, on a ce service qui permet vraiment de les libérer de cette charge mentale
04:21et qui leur propose même des séances avec un psychologue
04:24puisqu'on sait que ça génère beaucoup d'anxiété quand on est entrepreneur
04:29parce qu'on a beaucoup de choses à faire.
04:30Et on le rappelle, c'est une catégorie d'actifs qui a été largement encouragée
04:35sous le double quinquennat d'Emmanuel Macron, la Startup Nation, c'est un peu ça aussi.
04:39Merci beaucoup Agnès Bruyage, le rappel directrice générale MetLife France.
04:43Le cas des travailleurs non salariés, je pense qu'on en reparlera un peu plus tard
04:46dans le courant de l'année.
04:47Merci beaucoup.
04:48Cette émission est terminée pour aujourd'hui.
04:50Le boss Arnaud Ardouin sera de retour la semaine prochaine.
04:53D'ici là, j'en profite pour remercier Émilie qui était en régie,
04:56Alexis au son et Charles qui était à la réalisation.
04:59A bientôt.
05:00Continuez de nous regarder sur les réseaux sociaux et sur nos replays.
05:03Sous-titrage Société Radio-Canada
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