- il y a 12 minutes
Aujourd'hui, c'est au tour de Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:01RMC, face aux grandes gueules.
00:04Nous sommes avec Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement National de la Somme.
00:08Bonjour M. Tanguy.
00:09Bonjour, merci de votre invitation.
00:10Les images de ces marins pêcheurs face au CRS à Frontignan,
00:15hier c'était à Fosse-sur-Mer,
00:16qu'est-ce qu'on fait pour les aider ces marins pêcheurs M. Tanguy ?
00:19Écoutez, deux choses, de manière urgente,
00:21on est obligé de les aider sur le carburant,
00:23mais de manière plus profonde, et ce qui m'a marqué hier...
00:25Ils ont déjà eu une aide.
00:26Oui, mais aujourd'hui, sortir en mer, c'est pas rentable,
00:29les marins pêcheurs, c'est un métier très difficile,
00:31très dangereux d'ailleurs, on n'en parle pas assez,
00:33c'est un des métiers les plus dangereux encore en France aujourd'hui.
00:35Mais il y a un problème plus profond,
00:36et d'ailleurs les banderoles, notamment hier à Frontignan,
00:39étaient très explicites,
00:41c'est une critique de l'absence de quotas de pêche pour la France,
00:44c'est-à-dire que si vous sortez en mer avec du carburant hors de prix,
00:47mais qu'en plus vous n'avez pas le droit de faire votre métier,
00:49vous crevez tout simplement.
00:50Donc aujourd'hui, il faut qu'on sache,
00:51et c'est vraiment symptomatique de ce qui se passe en France depuis 30 ans,
00:54en fait, on paye les familles,
00:56parce que ce sont souvent des familles de marins pêcheurs, des artisans,
00:58pour envoyer à la casse leurs bateaux.
01:00Moi je suis né à Boulogne-sur-Mer,
01:01qui était le premier port de pêche français,
01:02c'est toujours le premier port de pêche,
01:04mais très dégradé,
01:05des familles entières,
01:06on les a payées pour détruire leur instrument de travail.
01:09Donc en France, l'Union Européenne et les gouvernements
01:11paient les travailleurs pour ne plus travailler,
01:13paient les agriculteurs pour être en jachère,
01:15paient les vignerons pour arracher les vignes,
01:17paient pour fermer les usines,
01:19et après on se demande pourquoi on est ruiné,
01:20et qu'on n'a plus de moyens d'aider les Françaises et les Français,
01:23et surtout c'est même pas les aider,
01:24mais à coup le pas,
01:25de ne pas leur prendre leur argent.
01:27Parce que moi je ne supporte plus qu'on dise
01:28baisser les taxes,
01:29c'est aider les Françaises et les Françaises.
01:31Donc baisser les taxes,
01:31c'est prendre moins d'argent aux Françaises et aux Français,
01:34c'est pas un chèque,
01:35on leur prend moins d'argent.
01:36Déjà ce raisonnement,
01:38quand on dit baisser les taxes,
01:40c'est une dépense publique.
01:41C'est la preuve que tout tourne à l'envers.
01:45Baisser les taxes,
01:46c'est juste rendre leur argent aux gens en fait.
01:48Vous avez cité l'Union Européenne.
01:50Hier, Jordan Bardella dénonçait
01:52une mesure qui vient d'être adoptée,
01:55un nouveau dispositif
01:56qui va surenchérir le prix du carburant.
01:58Et ça semble quand même à peine croyable,
02:00puisqu'on a nos responsables politiques,
02:01toutes classes politiques confondues,
02:03qui se plaignent de cette vie chère,
02:05de ces carburants trop élevés.
02:07On accuse les uns et les autres.
02:09Et puis finalement,
02:10au Parlement européen,
02:10on continue à voter des dispositifs
02:13qui vont rendre le prix de l'essence plus cher.
02:15Oui, c'est ce qu'on appelle le système ETS,
02:17la ETS2.
02:18Et derrière cet acronyme étrange,
02:20c'est fait pour que personne ne comprenne rien,
02:22il n'y aura 15 centimes de hausse des taxes.
02:24Mais d'ailleurs, aujourd'hui,
02:25il y a quoi comme taxes
02:26qui dépend déjà de ce système
02:27des crédits carbone européens ?
02:29Il y avait le système ETS1.
02:30En fait, les hausses de taxes
02:32sous François Hollande,
02:33Ségolène Royal,
02:34qui fait le tour des plateaux,
02:35en oubliant qu'elle a augmenté les taxes
02:36quand elle était ministre de l'Environnement
02:38et Édouard Philippe,
02:39c'est lié à une taxe carbone.
02:41Taxe carbone que les Gilets jaunes
02:43ont permis de geler en 2019.
02:45Mais cette taxe carbone,
02:46elle est gelée aujourd'hui
02:47dans le code fiscal.
02:49Elle n'est pas supprimée.
02:50Donc, elle peut repartir à tout moment.
02:52Et dans le code fiscal aujourd'hui,
02:53pour 2030,
02:54c'est 100 euros la tonne.
02:55Donc, aujourd'hui,
02:56c'est 60 euros,
02:5750, 60 euros de mémoire.
02:58Donc, ça veut dire
02:58qu'il y aura encore plus de taxes.
03:00Donc, il y a déjà, en fait,
03:01des taxes qui dépendent
03:02du niveau européen.
03:03Vous avez aussi
03:03les certificats d'économie d'énergie
03:05qui sont très mal nommés
03:06puisque ça fait augmenter.
03:07Et on l'avait dénoncé
03:08l'année dernière
03:09quand Sébastien Lecornu
03:10avait signé un décret
03:11pour les passer
03:11à 8 milliards d'euros par an.
03:13C'est 15 à 17 centimes
03:14sur votre litre.
03:15Donc, en fait,
03:16les taxes s'ajoutent aux taxes.
03:17C'est pour ça, aujourd'hui,
03:18on dit que les Gilets jaunes
03:19se sont mis en colère
03:19à juste titre en 2018
03:22avec 1,50 euro le carburant.
03:25Et pourquoi, aujourd'hui,
03:25avec un prix du baril
03:26qui est à peu près au même niveau
03:27que dans les crises précédentes,
03:28le coût est beaucoup plus élevé,
03:29c'est que les taxes sont ajoutées.
03:31Et notamment,
03:31ces certificats d'économie d'énergie
03:33sont très mal nommés.
03:33On pourrait supprimer ça ?
03:35Oui, il faut soit les supprimer,
03:36soit ce qu'on appelle
03:37les re-budgétiser,
03:38ce qui permet plutôt
03:39de baisser la TVA,
03:40comme le propose Marine Le Pen
03:42de 20 à 5,5,
03:43et de supprimer les taxes
03:46ajoutées par Macron
03:47et Édouard Philippe
03:49en 2017 et 2018.
03:50Ça permet, sur le gazole,
03:51de baisser de 50 centimes
03:52par litre.
03:53Vous parliez du budget,
03:55c'est en discussion.
03:56Dans deux semaines,
03:56on aura le budget officiel.
03:58Sébastien Lecornu
03:59a pris un engagement.
04:00Les dépenses,
04:01il a demandé au ministère,
04:02les dépenses en 2027
04:04ne doivent pas dépasser
04:06celles de 2026.
04:07Donc, il y a un gel des dépenses.
04:08Ça va dans le bon sens ?
04:10Non, parce qu'il faut baisser
04:12les dépenses.
04:12Il y a 1 600 milliards
04:13de dépenses en France.
04:14Quand les Français
04:15produisent 100 euros de richesse,
04:16on leur prend l'État
04:17en dépense 55,
04:19voire 60,
04:20selon la façon dont on compte.
04:22Donc, c'est une économie
04:23qui est devenue empoisonnée.
04:24En fait,
04:25le poids de la dépense publique
04:26aujourd'hui,
04:26c'est un poison lent
04:27sur l'économie française.
04:29Ça décourage l'entreprenariat,
04:30ça décourage l'initiative,
04:31ça décourage le travail,
04:33ça rend complexe
04:34la moindre chose.
04:35Un exemple très concret,
04:36à Abbeville,
04:36à côté de ma circonscription,
04:37j'ai une agricultrice
04:38qui veut ouvrir un poulailler.
04:40Vous savez qu'on est devenu
04:41très dépendant
04:41de l'importation de viande de poulet,
04:43qui est une viande pas chère,
04:44qui permet de nourrir
04:45ses enfants à moindre coût.
04:47On est très dépendant
04:48des importations
04:49alors qu'on sait faire
04:49du poulet de qualité.
04:50Et bien, aujourd'hui,
04:52c'est presque 3 ans
04:53pour ouvrir un poulailler.
04:54Vous vous rendez compte ?
04:55En 3 ans,
04:56les Chinois font les 2 tiers
04:59Donc, il y a un moment,
04:59si vous voulez,
05:00il faut aussi remettre
05:01l'église au centre du village.
05:03Il faut tout simplifier,
05:04tout, et donc baisser
05:05la dépense publique.
05:06C'est tout simplifier,
05:07c'est mettre de l'air,
05:07c'est rendre de l'air.
05:08Moi, je vois même
05:08les fonctionnaires de terrain,
05:09les directrices d'écoles
05:10des écoles rurales
05:11de ma circonscription,
05:12et aujourd'hui,
05:13elles doivent arriver
05:13à 7h30, pas payées.
05:15Elles sont payées
05:15à partir de 8h,
05:16parce qu'il y a tellement
05:17de papiers, de machins et tout,
05:19qu'elles doivent arriver plus tôt
05:20et que même les fonctionnaires
05:22se sont emmerdés
05:22par la bureaucratie.
05:30Justement, un mot quand même
05:31sur ce qui va se passer
05:32à l'Assemblée Nationale.
05:33Sébastien Lecornu,
05:34vous allez le sauver ou pas ?
05:35Au Rassemblement National ?
05:37Les propos de Marine Le Pen
05:38étaient un peu ambiguës.
05:39Elle a dit,
05:39je préfère un mauvais budget,
05:41mais au moins,
05:41on aura un budget
05:42plutôt qu'une loi spéciale.
05:43Donc, vous allez sauver
05:44le soldat Lecornu ?
05:45Non, mais la question,
05:47la personne de Sébastien Lecornu
05:48n'a aucun intérêt.
05:49C'est le Premier ministre,
05:50alors.
05:51Gouvernement.
05:52Franchement, ça n'a aucun intérêt.
05:53De toute façon,
05:53le salut des hommes politiques,
05:54en général, n'a aucun intérêt.
05:55C'est qu'est-ce qu'on fait concrètement ?
05:56Si, malheureusement,
05:57cette année est particulière,
05:58s'il n'y a pas de budget,
06:00ça ne veut pas dire
06:01qu'il faut accepter n'importe quoi,
06:02on y reviendra.
06:03Ça veut dire que le nouveau président
06:04ou la nouvelle présidente
06:05qui est élue,
06:07et éventuellement,
06:07la nouvelle majorité parlementaire,
06:09si les Françaises
06:10et les Français le souhaitent,
06:11s'il n'y a pas de budget,
06:12ça veut dire qu'on doit faire
06:13deux lois de finances
06:14en même temps.
06:14On doit faire la loi de finances
06:16de l'année en cours
06:17entre juillet et septembre 2027,
06:20et donc à la fin,
06:21même si c'est voté,
06:22ça veut dire qu'il y aura
06:22un budget pour trois mois,
06:23et vous devez immédiatement
06:25préparer le budget pour 2028.
06:27Ça veut dire qu'en fait,
06:28l'année 2027 sera gâchée.
06:30On ne pourra pas baisser les impôts,
06:32on ne pourra pas baisser les dépenses,
06:34ça veut dire aussi parallèlement,
06:35les marchés peuvent totalement s'emballer.
06:37Aujourd'hui, on est au bord,
06:39moi je pense qu'on est déjà dedans.
06:41Au bord de quoi ?
06:42D'une crise obligataire.
06:44Aujourd'hui,
06:44les taux d'emprunt de la France
06:45ont passé les 4,5%,
06:47c'est-à-dire supérieurs aux taux
06:48qu'ils étaient pendant la crise financière de 2008.
06:50Donc on a, dans une période
06:52de non-crise financière,
06:53il y a une crise énergétique...
06:54Donc on ne va plus nous prêter
06:55si ça continue comme ça.
06:55Ah si, on va nous prêter.
06:56La France, il n'y a pas...
06:57Malheureusement, pour les Français,
06:58en l'occurrence,
06:59ils ont de l'argent,
07:00ils ont de l'épargne.
07:00C'est ce que dit le gouverneur
07:00de la Banque de France.
07:01Rassurez-vous,
07:02on nous prête de l'argent.
07:03Ah bah oui,
07:03il y a 6 000 milliards d'épargne.
07:05Alors les Français,
07:06ils ont économisé,
07:07ils ont des sous,
07:07ils ont du patrimoine,
07:08mais ce n'est pas fait
07:09pour payer la dette
07:10de 50 ans de déficit.
07:11Donc oui,
07:12M. le gouverneur
07:12de la Banque de France,
07:13qui d'ailleurs a une très lourde
07:15responsabilité dans la situation actuelle,
07:16parce qu'il a été
07:16directeur du Trésor...
07:17Emmanuel Moulin.
07:18Emmanuel Moulin,
07:19j'ai voté contre lui,
07:20j'ai dénoncé son comportement.
07:21C'est honteux qu'il soit
07:22à la tête de la Banque de France.
07:24M. Moulin,
07:24c'est vraiment une corruption
07:25de nos institutions
07:26par des gens qui sont
07:27totalement responsables
07:27de la faillite de l'État
07:28et qui viennent nous donner
07:29des leçons à la tête
07:30de la Banque de France.
07:30Si vous voulez qu'on parle
07:31de la Banque de France,
07:31j'ai beaucoup de choses à dire.
07:33Mais on peut toujours payer.
07:35Mais on va payer.
07:36Quand M. Macron est arrivé,
07:37on payait 20 milliards
07:38d'intérêts par an.
07:39Aujourd'hui,
07:39on paye 75 milliards
07:40d'intérêts par an.
07:41Et ce matin,
07:41les Echos ont annoncé
07:42qu'on paierait 100 milliards.
07:43100 milliards d'intérêts
07:44avant 2028.
07:45Premier budget d'État.
07:46Mais pour revenir
07:47à ce que disait Alain...
07:48Est-ce que vous censurez ?
07:50Ou est-ce que...
07:51Alors,
07:51je pose différemment la question.
07:53Plutôt ne pas censurer
07:54parce qu'il faut quand même
07:56un budget à la France.
07:57Mais par exemple,
07:58si Sébastien Lecornu
08:00décide
08:00de désindexer
08:03une partie
08:03des pensions de retraite.
08:05Est-ce que c'est
08:05une ligne rouge ?
08:06C'est une ligne rouge
08:07puisque c'est un appauvrissement
08:08des retraités
08:10qui ont travaillé.
08:11Et en plus,
08:11c'est vraiment
08:12la mesure des lâches.
08:13C'est la mesure
08:14des gens pas courageux.
08:15Ils se sont tous fait lire
08:16sur l'indexation des retraites.
08:17Vous pouvez en prendre
08:18toutes les professions de foi
08:19de tous les macronistes,
08:20de toute la gauche,
08:20de tous les partis politiques.
08:22Tout le monde était d'accord
08:22pour promettre
08:23l'indexation des retraites
08:24qui est dans la loi.
08:25C'est pas courageux
08:26parce que c'est pas une économie.
08:27Et d'ailleurs,
08:27c'est exactement ce que
08:28je vous disais
08:28sur la baisse des taxes.
08:29On dit quand même
08:29que ça pourrait coûter
08:30de 3 à 6 milliards.
08:316 milliards si c'est
08:32pour toutes les retraites,
08:333 milliards si on met
08:35un seuil à 2 000 euros.
08:36C'est l'argent des gens.
08:37C'est pas une économie
08:38de l'État.
08:39L'État ne fera pas
08:40un centime d'économie
08:41en appauvrissant
08:43les retraités.
08:43C'est vraiment
08:44le genre de mesure,
08:45vraiment d'une médiocrité
08:46intellectuelle sans nom.
08:47C'est d'ailleurs François Hollande
08:48qui l'a inventé
08:48donc ça veut tout dire.
08:49Et le but,
08:50c'est de ne pas assumer
08:52des mesures d'économie.
08:53Donc ça veut dire
08:53qu'on continuera
08:54à donner du pognon
08:54aux agences,
08:55on continuera à dépenser
08:56pour l'immigration,
08:57on continuera la bureaucratie,
08:58on continuera à recruter
09:01des fonctionnaires
09:01sans leur donner
09:01une mission particulière,
09:03on continuera à augmenter
09:05la contribution
09:05à l'Union Européenne.
09:06Tout ça n'est pas géré,
09:07tout ça n'est pas tenu
09:09et les dépenses
09:10continuent à augmenter.
09:11D'ailleurs,
09:11vous l'avez dit vous-même,
09:12il veut geler les dépenses.
09:13Quand on est en crise
09:14des finances publiques,
09:14on ne gèle pas
09:15les dépenses publiques,
09:16on les diminue.
09:18Emmanuel Dubillier.
09:19Monsieur le député,
09:20tout ça c'est bien gentil
09:21mais vous êtes un peu
09:21le MC Pao du RN.
09:23L'ISF de Mitterrand,
09:25c'est la vraie richesse.
09:26La retraite à 60 ans,
09:28c'est la vraie richesse.
09:29Votre programme
09:30n'est pas du tout cohérent
09:31avec vos ambitions
09:32de redressement de la France.
09:33L'immigration,
09:34tout ce que vous proposez,
09:35y compris dimanche
09:36à propos du logement.
09:37Oui, vous avez raison,
09:38ce sont des mesures courageuses
09:40qui sont très difficiles
09:40à mettre en oeuvre par ailleurs
09:41mais sur le plan économique,
09:43vous êtes devenu
09:44un parti de gauche,
09:45un parti attrape-tout
09:46pour récupérer les voix
09:48et ça, moi,
09:49ça me scandalise.
09:50Alors, sur votre compte X,
09:52Jean-Philippe Tanguy,
09:54sympathique par ailleurs,
09:55vous êtes avenant,
09:57vous écrivez,
09:57j'ai trouvé ça
09:58à l'extérieur,
09:59donc faites le point
10:00avec vos collaborateurs.
10:01C'est moi qui poste sur X.
10:02Oui, mais vous devriez
10:04supprimer certains messages.
10:05Jean-Philippe Tanguy,
10:06le 12 octobre 2013,
10:08sur votre compte X,
10:09je cite,
10:10accrochez les ceintures,
10:12plutôt crevé
10:13que de cautionner
10:14le délire narcissique
10:15de la famille Le Pen.
10:16Alors, c'est ça,
10:17les alliés autour
10:18de notre candidate
10:18pour la présidentielle.
10:19D'accord.
10:20Ben dites donc,
10:20quel bordel.
10:20Quel rapport avec le programme économique ?
10:22À l'époque,
10:22j'étais adversaire de Marine Le Pen,
10:23voilà,
10:24quand vous êtes adversaire
10:24de Marine Le Pen,
10:25vous donnez des propos
10:25qui ne sont pas toujours
10:27très distingués,
10:27et voilà,
10:28je me suis expliqué 200 fois
10:29sur le fait que,
10:31à partir du moment
10:31où Marine Le Pen
10:32a exclu,
10:34non pas la personne
10:34de son père,
10:35mais la ligne politique
10:37qu'il a incarné,
10:38j'ai changé totalement
10:38mon regard sur Marine Le Pen.
10:40Voilà, donc...
10:41Vous n'avez pas supprimé
10:41le tweet, pourquoi ?
10:42Mais parce que
10:43je ne suis pas un faux cul,
10:44je ne vais pas...
10:44Vous l'assumez ?
10:45Mais ça s'est produit.
10:47Qu'est-ce que je lui ai dit ?
10:47J'ai dit,
10:47ah non,
10:47je n'ai pas dit ça,
10:48ce n'est pas moi,
10:49c'est un autre,
10:49c'est mon collaborateur,
10:50tiens,
10:50comme monsieur...
10:51Bon réflexe d'ailleurs
10:52d'accuser les collaborateurs.
10:53J'espère que vous n'êtes pas
10:54comme ça dans votre entreprise,
10:55que quand vous faites une connerie,
10:56vous dites que c'est la faute
10:56de mes employés.
10:57Mais par dignité,
10:57je pense que vous devriez
10:58le supprimer.
10:59De la même manière,
11:00vous aviez attaqué,
11:01on en a déjà parlé,
11:02Nicolas Dupont-Aignan,
11:03à qui vous devez tout politiquement.
11:05Là, c'est pareil,
11:06c'était MC Pao,
11:06100 kilos à Dupont-Aignan,
11:08c'est la vraie richesse.
11:09Mais ça n'a pas marché,
11:10vous avez été débouté.
11:11Vous avez été débouté.
11:13Mais de quoi vous parlez là ?
11:14Ne changeons pas d'avis,
11:15les Français ne veulent plus
11:16des opportunistes.
11:23Est-ce que vous êtes
11:23un parti de droite économique ou pas ?
11:25C'est un parti gaulliste, gaullien.
11:27Et donc, c'est la tenue
11:28des comptes publics,
11:28c'est la justice sociale.
11:29Et donc, pour répondre à M. Villiers,
11:31avant qu'il ne parte
11:31des histoires qui n'intéressent
11:32personne, à savoir le tweet
11:33que j'ai fait en 2013,
11:34un soir parce que j'étais
11:35de mauvaise humeur.
11:36Après un coup de schlats.
11:37Si on parle de l'intérêt des gens,
11:39la retraite,
11:40le système de retraite
11:41que propose Marine Le Pen,
11:42un départ entre 60 et 62 ans,
11:44selon votre entrée
11:45dans le monde du travail,
11:46c'est la justice sociale,
11:47M. Villiers,
11:47parce que tout le monde
11:48n'est pas comme nous,
11:49à faire les beaux
11:51dans les plateaux télé,
11:53à être bien confortablement assis,
11:54à avoir une gentille collaboratrice
11:56de votre équipe
11:56qui nous apporte
11:57une gentille bouteille d'eau,
11:58où on est gentiment ramené
11:59en taxi,
12:00gentiment climatisé
12:01avec un gentil chauffeur
12:02qui est très mal avec nous.
12:03Oui, oui, c'est ça.
12:04Vous, M. Consigny,
12:06vous avez une vie sans doute
12:07horrible et très difficile
12:08physiquement.
12:08Ne racontez pas d'histoire aux gens.
12:10On ne prend pas de taxi
12:11pour entrer chez nous.
12:11J'ai parlé de moi.
12:12Vous savez, moi,
12:13j'assume les...
12:14Non, vous sembliez parler
12:15Oui, mais on ne redressera pas
12:16la France en promettant
12:17des lendemains qu'ils chantent.
12:19Bah si, si, si,
12:20vous promettez des lendemains
12:20qu'ils chantent, M. de Villiers,
12:21parce que si ce que vous avez
12:22à annoncer au peuple français,
12:24c'est du sang, des larmes,
12:25de la souffrance,
12:26pour eux,
12:27parce qu'évidemment,
12:27pour les plus favorisées,
12:29tout ça ne comptera pas pour eux,
12:30et bien, c'est pas un projet politique.
12:31Voilà.
12:31L'avenir d'un pays,
12:32c'est pas souffrir.
12:33Je ne sais pas ce que vous dites.
12:34Non, d'ailleurs, c'est bizarre
12:35parce que vous êtes de culture,
12:36je vous écoute attentivement,
12:37vous êtes de culture catholique.
12:38La première vertu des catholiques,
12:39c'est l'espérance.
12:40Donc si pour vous,
12:41un programme politique,
12:43c'est la dépression,
12:43je vous rappelle que c'est un péché.
12:45Désespéré, M. Villiers,
12:47c'est un péché.
12:47Ne prenez pas des airs
12:48de petit Marquis Libertin
12:49pour me remontrer.
12:50Comment ?
12:51Monsieur, petit Marquis Libertin ?
12:53Bon, que c'est pas un air,
12:54c'est de la vérité.
12:54Donc vous irez vous confesser
12:56parce que vous êtes désespéré
12:57et désespérant.
12:57Très bien.
12:59Mais, Jean-Philippe,
13:00tranquille,
13:01je ne sais pas s'ils sont au courant
13:02qu'on est à l'antenne.
13:07Jean-Philippe,
13:07je ne sais pas si quelqu'un
13:08leur a dit que ce n'était pas
13:09la faute pub.
13:10Non, mais ce procès
13:13est régulièrement fait
13:14au RN.
13:15En tout cas,
13:15la ligne qu'incarnerait
13:16Marine Le Pen
13:17par rapport d'ailleurs
13:17à Jordan Bardella
13:18d'une ligne trop à gauche
13:21économiquement.
13:21D'ailleurs,
13:22on s'interroge
13:23est-ce que le conseiller économique
13:24qui vient d'être remercié,
13:26il n'y avait pas
13:27une divergence de fonds ?
13:28Il avait peut-être
13:29une approche plus libérale
13:30que Marine Le Pen.
13:31Et c'est quand même
13:32ce que dit Emmanuel,
13:33c'est quelque chose
13:33qui revient souvent.
13:34Marine Le Pen au pouvoir,
13:36c'est le socialisme au pouvoir
13:37ou est-ce que c'est autre chose ?
13:39Non,
13:39c'est des gens
13:40qui ne veulent pas avoir
13:40un débat de fonds.
13:41C'est dommage.
13:42Marine Le Pen,
13:43elle a annoncé
13:43un plan d'économie
13:44de 125 milliards d'euros net.
13:45C'est le plan qu'il faut
13:46pour établir les comptes.
13:47Elle a annoncé
13:48une règle d'or
13:48dont elle donnera le détail
13:52en même temps
13:52que le plan d'économie
13:53parce que les deux
13:53vont ensemble.
13:55La première semaine
13:56d'octobre,
13:57elle a annoncé
13:58sur le logement
13:58des mesures
13:59de libération
13:59de la production,
14:00de libération du foncier,
14:02de baisse du coût
14:02de production
14:03et de construction,
14:05d'accompagnement
14:05pour avoir des loyers
14:06moins chers
14:06puisque la construction
14:07contrôlera moins chère.
14:08Donc,
14:08c'est une logique de marché.
14:09Ce n'est pas qu'on subventionne
14:10la construction
14:10comme on le fait
14:11depuis un demi-siècle,
14:12c'est qu'on va rendre
14:13le logement moins cher
14:14structurellement.
14:15Mais en même temps,
14:15les prix seront moins chers
14:16pas parce qu'il y a
14:17un chèque de l'État,
14:17parce que ça coûte
14:18juste moins cher de construire.
14:19Mais en même temps,
14:20l'État est protecteur ?
14:21Oui, absolument.
14:22C'est pour ça que la réforme
14:23des retraites,
14:24c'est une réforme
14:24qui protège
14:24ceux qui travaillent dur,
14:26ceux qui sont sur les toits,
14:26ceux qui aident nos aînés,
14:28qui s'abîment au travail.
14:29Vous devriez vous aligner
14:30sur le livre de Madame Knafot
14:32qui est beaucoup plus clair.
14:33C'est surtout elle
14:34qui s'est alignée sur nous
14:35parce qu'il y a quand même
14:3680% de ces mesures
14:37qui viennent du travail
14:37de la commission finance
14:38et pour quelqu'un
14:39qui défend la propriété privée,
14:40j'aimerais bien
14:40qu'elle me verse
14:41des droits d'auteur.
14:42Vous restez avec nous
14:42Jean-Philippe Tanguy,
14:43député Rassemblement National
14:44de la Somme.
14:45Question dans un instant
14:46de notre prof de français
14:47Fatima Hidbounouna
14:48et de Charles Consigny.
15:12Vous êtes avec les GG,
15:14avec les Grandes Galles
15:14en direct sur RMC,
15:15RMC Story.
15:16Nous sommes dans le face au GG
15:17avec Jean-Philippe Tanguy,
15:18député Rassemblement National
15:19de la Somme.
15:20Question, Charles Consigny,
15:21Fatima Hidbounouna.
15:22Charles.
15:23Non, moi je rejoindrai
15:24ce qu'a dit le comte
15:25Emmanuel Devilliers
15:26au marquis
15:27Jean de Philippe Tanguy.
15:29Je pense qu'effectivement
15:31le RN est un parti de gauche
15:33et je pense d'ailleurs
15:34que les difficultés
15:36qu'on a dans ce début
15:37de campagne
15:37où tout est très poussif,
15:40où il y a 45 candidats,
15:42etc.
15:43Alors que je pense
15:43qu'il y a une majorité
15:44de français qui veut
15:45à peu près la même chose,
15:47c'est-à-dire en gros
15:48une alternance de droite,
15:50ces difficultés sont dues
15:52au fait que c'est Marine Le Pen,
15:54finalement la candidate du RN
15:55et que Marine Le Pen
15:56porte un programme
15:57d'inspiration socialiste.
15:59Et moi je l'ai.
16:00Enfin les électeurs de droite
16:01visiblement veulent voter pour elle.
16:03Je pense,
16:05encore une fois,
16:05je rejoins ce qu'a dit
16:06Emmanuel Devilliers,
16:07je pense que si ça avait été
16:08bardé là le candidat
16:09et qu'il avait imposé sa ligne,
16:11on aurait déjà une présidentielle
16:13à mon avis
16:14beaucoup plus claire.
16:15et j'ai écouté Marine Le Pen
16:17lors de son premier discours
16:18de campagne ce week-end,
16:21j'ai entendu qu'elle parlait
16:22de la droite inhumaine.
16:25C'est peut-être vous
16:27qui avez...
16:27Non, moi je m'en fous
16:29complètement de ce que...
16:30Mais c'est quoi la droite inhumaine ?
16:31Je constate...
16:32C'est Charles Consigny.
16:32C'est Charles Consigny
16:33la droite inhumaine ?
16:34Non mais alors,
16:35quand on lui dit
16:35qu'il faut réduire
16:37le nombre de fonctionnaires,
16:37elle dit
16:38non, non, ça c'est des trucs
16:39de droite, ça ne m'intéresse pas.
16:40Elle fait son discours,
16:42elle dit
16:42la droite inhumaine,
16:43vous parlez là,
16:45vous faites la leçon
16:46et vous avez raison d'ailleurs
16:48au gouverneur de la Banque de France.
16:48Vous faites la leçon
16:49depuis deux minutes là.
16:50Oh, vous avez parlé peut-être
16:5120 minutes tout à l'heure.
16:53Oui, mais je peux poser...
16:54Si je ne peux pas poser de questions,
16:56je m'en vais.
16:56Mais je n'ai pas vu la question.
16:57Non mais si je ne peux pas poser de questions...
16:58Vous n'allez pas partir
16:59toutes les semaines.
16:59Chaque semaine,
17:00vous dites que vous partez maintenant.
17:01Non, non, je...
17:02Vous êtes de plus en plus susceptible
17:03avec la...
17:03C'est juste que je constate simplement...
17:06Je n'ai pas encore votre âge,
17:07cher Jean-Philippe Tanguy.
17:08Je constate simplement que...
17:10Là, il n'y a pas une grève, mais...
17:13Vous avez cette ligne-là
17:15et elle se vérifie sur la retraite,
17:17sur des éléments essentiels
17:18et pourtant,
17:19vous faites la leçon à tout le monde,
17:20ce qui est effectivement
17:21votre spécialité, c'est tout.
17:23Et je pense que cette...
17:24C'est quoi la question ?
17:24Remarque d'Emmanuel Devillé...
17:26La question, c'est...
17:27Si, la question, c'est comment...
17:29Voyez, moi, je ne prends pas ça
17:30à la bouffonnerie,
17:31contrairement à vous.
17:32Mais parce que c'est toujours
17:32la même remarque que M. Poussini.
17:35Je ne sais pas si vous êtes payé...
17:37Pour moi, ça n'est pas de la bouffonnerie.
17:39Moi qui paye pour vos conneries,
17:40pardon de vous dire.
17:40Vous ne payez rien.
17:41Je ne prends pas la bouffonnerie.
17:42Mais si, bien sûr que si.
17:45Moi, je paye cette non-réduction
17:46du nombre de fonctionnaires.
17:47Vous n'avez pas l'air malheureux.
17:48Moi, je paye cette ligne sociale bidon
17:50qui est la ligne du RN,
17:51de la droite...
17:52On n'a jamais été au gouvernement.
17:53Tout ça, c'est bidon.
17:54Et donc, pardon de vous dire,
17:55est-ce que votre...
17:56Voilà ma question.
17:57Est-ce que votre programme,
17:58il n'est pas bidon ?
17:59Et est-ce qu'il n'y a pas
18:00une escroquerie totale
18:01sur la marchandise ?
18:02C'est tout.
18:03C'est zéro alternance.
18:05Non, mais M. Poussini,
18:06vous faites toujours
18:07la même chronique,
18:08quel que soit l'invité
18:08du RN,
18:10y compris quand c'est
18:10Jordan Bardella, d'ailleurs.
18:12Y compris quand c'est
18:12Jordan Bardella,
18:13quand vous disiez
18:13il n'a pas la statue,
18:15il n'a pas le niveau,
18:16tatati, tatata.
18:17Donc quand c'était
18:17Jordan Bardella
18:18qui était privilégié candidat
18:20à cause de l'empêchement
18:22temporaire de Marine Le Pen,
18:23vous trouviez que
18:24ce n'était pas un bon candidat.
18:25Maintenant que c'est
18:29ce qu'il fallait pour le pays.
18:29Vous n'avez jamais dit ça,
18:30vous n'avez absolument
18:31jamais dit ça.
18:32Jamais, vous avez toujours
18:33critiqué Jordan Bardella
18:34de manière très désagréable.
18:37Vous n'êtes pas beaucoup
18:37plus vieux,
18:38comme vous l'avez dit vous-même,
18:39ça ne vous empêche pas
18:40de tout juger,
18:41de donner votre avis sur tout.
18:42Je ne suis pas candidat
18:42à la présidence.
18:43Non, mais c'est encore pire,
18:44c'est que vous donnez
18:44votre avis sur tout
18:45sans être candidat
18:45au suffrage des Français
18:46qui pourrait alors dire
18:47s'ils estiment
18:48que vous avez raison ou pas.
18:49Et quand vous êtes présent
18:50au suffrage des Français,
18:51ils ont estimé
18:51que vous avez tort.
18:53C'est peut-être vos collègues
18:55qui font l'audience
18:55et peut-être que vous les plombez
18:56sans le savoir.
18:57À l'insulte,
18:57votre plein gré.
18:58Figurez-vous,
18:59je m'inquiète tous les jours
19:00de savoir les audiences
19:01qu'on fait à la télévision.
19:02Je regarde si ça marche ou pas.
19:04Vous n'avez fait aucune critique
19:07de fond sur ce qu'a dit
19:08Marine Le Pen
19:09lors de ce discours
19:10d'Ena Beaumont.
19:11Qu'est-ce que vous ne trouvez pas bien
19:12dans son programme logement ?
19:13Ah non, mais moi,
19:14je ne vous parle pas
19:14de son programme logement.
19:15D'accord, c'était le discours
19:16de lundi, de dimanche.
19:17C'est un peu dommage.
19:17Non, non, mais moi,
19:18je vous parle de la priorité nationale.
19:20Là, vous avez parlé vous-même
19:21de la retraite à 60-62 ans.
19:22Non, c'est M. Julien
19:23qu'en a parlé,
19:24mais j'assume.
19:25Mais je ne sais pas
19:25pourquoi vous avez
19:26un désaccord de fond.
19:26Je pense que Marine Le Pen
19:27ne passera pas en 2027
19:29et que c'est Bardella
19:30qui passera en 2032.
19:32Bon, ok.
19:33Alors, Fatima.
19:34Mais pourquoi vous estimez,
19:36excusez-moi, madame,
19:37pourquoi vous estimez
19:38que quelqu'un
19:40qui a commencé à travailler
19:40avant 20 ans
19:42devrait partir en même temps
19:43que quelqu'un
19:43qui a fait 5 ans d'études
19:44et qui commence à travailler
19:44à 24 ans ?
19:45Je n'en peux plus
19:46de payer pour tout ça.
19:47D'accord.
19:47Moi, je n'en peux plus
19:48Alors, vous ne connaissez pas
19:49en fait le système
19:50des retraites français.
19:51Quel est en moyenne
19:51le nombre de trimestres
19:52que fait quelqu'un
19:53qui a travaillé avant 20 ans ?
19:54Là, si on parle technique,
19:55il n'y a plus personne.
19:56Non, ce n'est pas ça.
19:57Donc au lieu de faire
19:57des déclarations,
19:59on va vous poser une question.
20:00Moi, je ne paye ce système.
20:01Non, vous ne payez pas.
20:01Je ne suis pas là
20:02pour répondre aux questions
20:02de cours d'un député
20:04qui arrive avec sa batterie
20:06de questions.
20:06Je vous dis juste que...
20:12Je n'ai rien du tout
20:15dans des postures politiciennes.
20:16C'est ça que je dis.
20:18C'est que vous êtes
20:18dans des postures politiciennes.
20:18Donc M. Consili ne connaît pas
20:20le système des retraites français.
20:21Je le connais très bien.
20:22Je le paye tous les mois
20:22beaucoup plus que vous.
20:24Non, mais pas du tout.
20:24Vous ne connaissez pas.
20:25Vous êtes dans la posture
20:27et l'arrogance de classe.
20:28Non, pas du tout.
20:29Je ne suis pas dans
20:30l'arrogance de classe.
20:31Je suis un modeste indépendant
20:34qui casse pour payer
20:35vos postures politiques.
20:36J'invite les gens
20:36à regarder le reportage
20:37de cet été.
20:38Tant mieux pour vous,
20:39mais vous n'êtes pas très modeste.
20:39Oui, si, je suis modeste.
20:40Vous avez un espèce
20:41de palais d'été.
20:41C'est très bien pour vous.
20:42Tant mieux pour vous.
20:43Alors là, si vous savez
20:44que vous êtes victime
20:45Oui, oui, bien sûr.
20:46En plus, vous êtes victime
20:47de votre propre palais.
20:48Je ne suis pas du tout jaloux.
20:49Je n'en ai rien à faire.
20:50Bref, aujourd'hui...
20:51Alors, en Bretagne,
20:51vous savez,
20:52ce n'est pas non plus...
20:53Ce n'est pas la Bretagne
20:54le problème,
20:54c'est votre palais d'été.
20:55Et ce n'est pas un palais ?
20:56Vous viendrez voir à l'occasion.
20:58Oh non, non, je n'irai pas
20:58avec vous en vacances.
20:59Non, non, non.
21:00J'ai besoin de vacances
21:00de temps en temps.
21:01Alors, s'il vous plaît,
21:02on était sur les retraites.
21:03Donc, aujourd'hui,
21:04les personnes qui ont commencé
21:05à travailler avant 20 ans
21:06cotisent plus de trimestres
21:08que ceux qui ont commencé
21:09à travailler plus tard.
21:10Donc, en fait,
21:10ce que vous appelez un système
21:11sous-disant juste
21:12que vous payez,
21:13ce sont, entre guillemets,
21:14les pauvres,
21:15les gens modestes
21:16qui paient pour les gens
21:16les plus favorisés.
21:17Le système des retraites français
21:18est complètement
21:19par-dessus-tête.
21:20Donc, vous ne payez pas.
21:21Vous pensez le payer.
21:22Mais il faut pouvoir le financer,
21:23quand même, monsieur.
21:23Il y a totalement vrai.
21:24Fatima.
21:24Tout le monde peut vérifier.
21:25Fatima, il peut vérifier.
21:26L'autre prof de français.
21:27Alors, à mon avis,
21:29j'ai observé
21:30ce qui s'est passé
21:31sur ce plateau.
21:31C'est très étrange.
21:33Je vous le dis, quand même.
21:35Mais bon,
21:36là où je pense
21:37que vous vous trompez,
21:39en tout cas,
21:40où ça n'intéresse pas
21:42vraiment les gens,
21:42c'est sur l'étiquette
21:43droite-gauche.
21:44C'est-à-dire,
21:45penser, discréditer
21:46le RN
21:47en disant
21:48« Oui, mais ça,
21:49c'est de gauche ou ça ».
21:50Je pense que c'est
21:52une ficelle
21:53qui ne fonctionnera pas
21:54avec les gens,
21:54tout simplement
21:55parce que la notion même
21:56de droite et de gauche
21:57se redéfinit en permanence.
22:00Et on peut très bien,
22:01avant,
22:01on allait parler de la droite
22:02sur des questions sociétales
22:03ou sur la question du travail.
22:05Il y a des choses
22:06qui se redéfinissent.
22:06Donc, moi, je pense
22:07qu'on perd beaucoup de temps
22:08sur ça
22:08et que c'est sans doute,
22:10peut-être,
22:11une erreur.
22:11En tout cas,
22:12ça ne concerne pas
22:12forcément beaucoup de gens.
22:13Ça, c'était le premier point.
22:15J'avais préparé une question,
22:16mais je la change complètement
22:18parce que vous avez dit
22:18quelque chose qui m'intrigue.
22:19Vous avez dit au sujet
22:20de la Banque de France
22:21et de M. Moulin,
22:22j'aurais beaucoup de choses
22:23à dire
22:24et on a l'impression
22:25que vous avez
22:25quelque chose
22:26de très croustillant à dire
22:27et donc j'aimerais savoir
22:28ce que c'est.
22:29Il faut rappeler
22:29qu'il a été secrétaire général
22:32de l'Élysée.
22:34Secrétaire général de l'Élysée,
22:35directeur du Trésor,
22:36directeur de cabinet
22:37dans les ministères
22:38qui s'occupaient
22:39des comptes publics.
22:39Et nommé donc
22:40par le M. Macron
22:41pendant ces moments-là,
22:42il y a eu deux grosses,
22:43ce qu'ils appellent des erreurs,
22:44mais ce sont des fraudes
22:45de comptabilité,
22:46c'est-à-dire qu'ils ont
22:48volontairement surestimé
22:48les recettes de l'État
22:49une année de 20 milliards,
22:50une autre année de 40 milliards.
22:51Ce qui a permis
22:52de passer des budgets
22:53qui n'auraient pas dû passer,
22:54d'aller aux élections
22:56sur des copies
22:57qui avaient l'air satisfaisantes,
22:58qui étaient insatisfaisantes
23:00et ça nous a mis
23:00dans d'extrêmes difficultés
23:01puisque si tôt
23:02les élections passaient,
23:03le déficit de l'État
23:04a évidemment explosé
23:06et entraînant
23:07la hausse des taux
23:07parce que si vous dites
23:09au marché financier
23:10que vous allez faire
23:11X% de déficit
23:12et qu'à la fin de l'année
23:13vous en faites beaucoup plus,
23:15les taux de marché explosent
23:17et qu'est-ce qui paie la différence ?
23:18C'est les contribuables.
23:19Donc c'est très grave
23:20ce qui s'est passé.
23:20Donc mettre à la tête
23:21de l'État quelqu'un,
23:22à la tête de la Banque de France
23:23pardon, excusez-moi,
23:23quelqu'un qui a été
23:25co-responsable directement,
23:26qui a tenu la plume
23:28de ce maquillage
23:29de la comptabilité publique,
23:30c'est extrêmement grave.
23:31Si vous arrivez au pouvoir,
23:32est-ce que vous supprimez
23:34la Banque de France ?
23:35Est-ce qu'on a besoin encore
23:35d'un gouverneur
23:36de la Banque de France
23:37alors que nous sommes passés
23:37à l'euro il y a maintenant
23:39quand même quelques années ?
23:40Est-ce que c'est vraiment utile ?
23:41Ça coûte ?
23:42Ça a un budget ?
23:43Il y a d'ailleurs des locaux
23:45un peu partout en province.
23:46Il y a un train de vie
23:47assez important
23:48pour le gouverneur lui-même.
23:49Est-ce que vous supprimez tout ça ?
23:50En fait, la Banque de France,
23:52elle est mal nommée.
23:52Aujourd'hui, c'est une succursale
23:54de la Banque centrale européenne
23:56avec un gouverneur
23:57qui a beaucoup de privilèges.
23:58La Banque de France elle-même
23:59rapporte de l'argent,
24:00si vous voulez tout savoir,
24:01sur la longue durée.
24:02On n'aura pas le temps
24:03d'en parler ici
24:04et on est obligé
24:05d'avoir une Banque de France
24:06qui assure normalement
24:07de manière indépendante
24:08la politique monétaire
24:08parce que si vous n'avez pas
24:09une Banque centrale indépendante,
24:11vous avez ce qu'a voulu faire
24:12M. Mélenchon
24:12même s'il change d'avis
24:14un jour sur deux.
24:15Un jour, il dit
24:16qu'il faut brûler la dette.
24:17Alors, brûler la part de la dette
24:19détenue par la Banque centrale,
24:20ça veut dire quoi ?
24:21Ça veut dire que du jour au lendemain,
24:22vous avez 500 milliards
24:23de masse monétaire
24:25qui est annulée.
24:26Donc, c'est une inflation considérable.
24:28C'est un effet considérable.
24:30Soit il dit qu'il faut la geler
24:32et dans ce cas-là,
24:33ça ne sert à rien
24:33puisqu'en fait,
24:34l'État est son propre financeur
24:36donc il paie des intérêts
24:37à la Banque de France.
24:37La Banque de France
24:39verse ses dividendes
24:40en fonds propres.
24:41S'il peut les verser
24:41en dividendes à l'État,
24:42il les reverse à l'État
24:43sinon il les garde
24:43dans ses fonds propres.
24:44Bon, donc tout ça
24:45n'avait aucun sens
24:46et heureusement qu'il faut
24:47une Banque centrale indépendante.
24:48Toutes les démocraties
24:49ont une Banque centrale indépendante.
24:50Est-ce que Marine Le Pen
24:51est favorite trop tôt,
24:52aujourd'hui ?
24:53Non, bah écoutez,
24:54on préfère avoir le soutien
24:56des Françaises et des Français
24:57plutôt que d'être critiqués.
24:58Voilà, par contre,
24:59effectivement,
24:59il ne faut pas se reposer
25:00sur nos lauriers,
25:00il faut continuer à convaincre
25:02et ce que j'ai trouvé
25:03vraiment très intéressant
25:04dans le discours de Marine Le Pen
25:05à Nimbomont sur le logement
25:06c'est qu'elle est à l'offensive.
25:07Elle lance des nouveaux thèmes,
25:08elle lance des nouvelles propositions,
25:10on n'est pas du tout
25:11à gérer notre avance,
25:12on essaie d'augmenter
25:13cette avance,
25:14de faire des propositions
25:15qui peuvent sauver
25:16la vie des gens.
25:17Le loyer, aujourd'hui,
25:18il y a eu les chiffres
25:19qui ont été mis à jour hier
25:20par l'INSEE,
25:20c'est 28% du budget des ménages
25:22part dans le logement,
25:23il faut faire baisser
25:24le coût de construction,
25:25il faut faire baisser les loyers,
25:26il faut faire baisser le coût
25:27pour devenir propriétaire.
25:27Vous parlez de la dette,
25:29que répondez-vous
25:29à ceux qui disent ?
25:30Mais la perspective
25:31d'un duel entre
25:33Jean-Luc Mélenchon
25:34et Marine Le Pen
25:34et peut-être
25:35de la victoire de Marine Le Pen,
25:37c'est mauvais pour nos dettes
25:39vis-à-vis des marchés financiers,
25:40c'est un signal terrible
25:41qu'on va envoyer.
25:42Qu'est-ce que vous répondez ?
25:42Parce que ça veut dire
25:43que Marine Le Pen ne rassure pas.
25:44Écoutez,
25:45c'est totalement le contraire.
25:46La dernière fois
25:46que Marine Le Pen
25:47a fait une conférence de presse,
25:49une interview
25:49à la presse économique,
25:50en particulier anglo-saxonne,
25:51de mémoire c'était Bloomberg.
25:54Reuters,
25:54donc l'agence anglo-saxonne
25:56sœur de Bloomberg,
25:58a reconnu
25:58qu'elle avait fait baisser les taux.
25:59Tout le monde peut vérifier,
26:00c'est en ligne.
26:01Donc en fait,
26:02la parole de Marine Le Pen
26:03elle est rassurante
26:03puisqu'elle annonce
26:04un désendettement.
26:04Ce qui s'est passé à Carcassonne,
26:06vous l'avez vécu
26:07avec les policiers,
26:08vous l'avez vécu
26:09comme l'opportunité
26:10d'affirmer
26:12qui a été
26:15pris en flagrant délit
26:16on va dire
26:16de racisme
26:17et de propos
26:18et qui avait des liens
26:19avec le RN.
26:20Vous l'avez vécu comment
26:20comme une possibilité
26:22d'affirmer encore plus
26:23le changement du RN
26:25ou alors au contraire
26:26comme
26:27est-ce qu'on ne va pas
26:28se faire dépasser
26:29par notre propre droite
26:30si on arrive au pouvoir ?
26:31Comment vous le vivez
26:32en interne ?
26:33J'ai surtout
26:34vécu douloureusement
26:35pour les gens
26:35qui se sont sentis insultés
26:36sur cette vidéo ignoble.
26:39Il y a des gens
26:39qui ont été insultés,
26:40des propos racistes,
26:41des propos homophobes
26:43donc il y a des gens
26:43qui se sont sentis insultés
26:44sans doute avec la diffusion
26:45de cette vidéo
26:46donc c'est à eux
26:47qu'on pense
26:48immédiatement
26:48il a été viré
26:50et j'ai aussi trouvé ça
26:51très problématique
26:52parce qu'en fait
26:52il y a une affaire
26:53dans l'affaire quand même
26:54c'est que cette vidéo
26:54elle a été cachée
26:55pendant plusieurs mois
26:56cette vidéo
26:57elle a été connue
26:58de la justice
26:59et de la municipalité
27:01centriste
27:01qui a fait alliance
27:02avec le PS
27:02au deuxième tour
27:03au nom de la République
27:05moi ce qui m'inquiète
27:06si vous voulez
27:07c'est que malheureusement
27:08il y a des abrutis partout
27:09et qu'il faille les virer
27:10c'est fondamental
27:11mais pourquoi
27:12elle a été cachée
27:12cette vidéo
27:13je trouve qu'on est passé
27:13très vite là-dessus
27:14pour accuser l'ERN
27:15voilà
27:16on est un peu
27:17la piñata
27:18vous savez
27:18cette grande table dessus
27:19pour essayer
27:19de gagner des friandises
27:21mais au-delà de ça
27:22je n'ai pas compris
27:23pourquoi tout le monde
27:24avait couvert cette vidéo
27:25pendant des mois
27:25pourquoi est-ce que
27:26l'ancien merde
27:26ne s'est pas expliqué
27:27pourquoi est-ce que
27:28la justice n'a pas dévoilé
27:29cette vidéo
27:30pendant l'entre-deux-tours
27:31quand il était aux élections
27:32voilà j'ai trouvé
27:33qu'il y avait une affaire
27:33dans l'affaire
27:34vous avancez
27:35l'idée d'une manipulation
27:37en tout cas
27:38contre le nouveau maire ERN
27:39le nouveau maire ERN
27:41je ne sais pas
27:41mais en tout cas
27:41l'ancien maire
27:42a bénéficié
27:43d'une vidéo connue
27:44de la justice
27:45et de ses services
27:45qui a été mise
27:46sous le boisseau
27:46et je trouve que
27:47cette question est très grave
27:48parce que ça veut dire
27:49qu'en fait
27:50il faut toujours lutter
27:51contre le racisme
27:52l'homophobie
27:52et toutes ces saloperies
27:54il ne faut pas lutter
27:55contre le racisme
27:56uniquement quand c'est
27:57contre un seul adversaire politique
27:58une dernière question
27:59si vous arrivez au pouvoir
28:00est-ce que vous changez
28:01toute la haute administration
28:02pour pouvoir
28:04pouvoir gouverner
28:05avoir les coups d'effranche
28:06pour appliquer votre programme
28:07non pas du tout
28:08il y a la plupart
28:09de la haute administration
28:10ils respectent les urnes
28:11ils respectent la démocratie
28:13ils sont républicains
28:13voilà par contre
28:14ce qui est vrai
28:15c'est qu'un certain nombre
28:17d'idéologies
28:17ont pu mettre
28:19des gens qui ne sont pas là
28:20pour servir l'Etat
28:21mais qui défendent une idéologie
28:22et d'ailleurs c'est très étrange
28:23parce qu'il y a un lobby officiel
28:24qui s'appelle le LIER
28:25je vous invite à vous intéresser
28:27à cette organisation
28:28qui est une structure
28:28qui réunit
28:29des hauts fonctionnaires
28:30des collectivités territoriales
28:32et de l'Etat
28:32des cabinets de conseil
28:34et des entreprises parapubliques
28:35d'IP, Veolia
28:36tous ceux qui s'occupent
28:37des déchets
28:37des travaux publics
28:38donc vous avez
28:38une institution aujourd'hui
28:40donc je le redis publiquement
28:41parce qu'ils m'ont menacé
28:42de faire un procès
28:43qui me fasse un procès
28:43le LIER
28:44qui est en conflit d'intérêt permanent
28:46puisque vous avez
28:46des hauts fonctionnaires
28:47qui décident des normes
28:48mélangés avec des collectivités
28:49territoriales
28:49qui décident des marchés
28:50avec des cabinets de conseil
28:52qui conseillent ces marchés
28:52ils font avancer
28:55la transition écologique
28:56mais c'est facile de dire ça
28:57derrière
28:58c'est des marchés publics
28:59c'est des missions de conseil
29:00c'est de l'argent public
29:01qui circule
29:02pourquoi ces gens
29:02ont le droit de se rencontrer ?
29:05c'est très étrange
29:05Jean-Philippe Tanguy
29:07député Rassemblement National
29:08était l'invité des Gége
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