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Aujourd'hui, c'est au tour d'Olivier Faure, candidat à la primaire de la gauche, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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00:00R.M.C. Face aux grandes gueules
00:04Il est premier secrétaire du Parti Socialiste et candidat à la primaire de la gauche, c'est Olivier Faure qui
00:09est avec nous, bonjour !
00:11Bonjour les grandes gueules !
00:12Le pape est en France encore aujourd'hui à Metz et franchement Olivier Faure, il faudra un miracle pour que
00:19la gauche remporte cette présidentielle, non ?
00:21Puisque le pape est là, il faut croire au miracle. Donc moi d'abord je veux saluer en fait sa
00:28venue, c'est un homme de paix, un homme qui a tenu des discours et j'ai été très frappé
00:35par le fait que nombre de dirigeants de la droite, de l'extrême droite se sont pressés pour être sur
00:42la photo avec lui, mais une fois qu'il sera reparti, ils feront exactement l'inverse de ce qu'il
00:47a dit.
00:48Sur quel sujet par exemple ?
00:49Par exemple sur les personnes migrantes et sur la paix, sur tout un autre sujet et donc je trouve ça
00:55formidable de voir à quel point en fait l'hypocrisie arrive à son degré maximum quand le pape est présent
01:03parce qu'il est une figure mondiale, l'une des rares figures mondiales et donc moi j'aimerais qu'on
01:11écoute davantage ce qu'il dit plutôt que de se presser avec lui sur la photo.
01:14Mais vous dites ça à Marine Le Pen, Jordan Bardella, Bruno Rosario qui était à la Concorde ?
01:18Oui bien sûr.
01:19Vous n'étiez pas vous à la Concorde ?
01:20Non j'étais à Marseille à ce moment-là, j'étais dans un débat sur l'intelligence artificielle.
01:24Alors pourquoi il y avait des gens de droite et pas des gens de gauche ?
01:27Tout simplement parce que les gens de gauche traditionnellement sont des laïcs et donc ne se rendent pas à des
01:31messes, quelle que soit leur conviction personnelle.
01:34Le président y sera là aujourd'hui à Metz ?
01:36Il a changé d'avis ?
01:37Il a changé d'avis visiblement.
01:38Pourquoi ?
01:39Ça il faut lui poser la question à lui pas à moi.
01:41Oui mais votre opinion ?
01:43Mon opinion c'est que la place d'un président de la République n'est pas au cœur d'un
01:48culte religieux quel qu'il soit.
01:50Ça a déjà été reproché à Emmanuel Macron à d'autres moments et je pense que la place d'un
01:55président c'est d'être celui qui justement est non pas au-dessus
01:59mais qui ne prend partie pour aucun culte et qui ne se mêle à aucun.
02:05Donc voilà, il me semble que c'est la meilleure façon de faire coexister des gens qui dans notre pays
02:11pensent des choses différentes, croient à des choses différentes ou ne croient en rien.
02:14Et notre République, elle permet de faire coexister des gens qui croient au ciel comme à des gens qui n
02:19'y croient pas.
02:20Est-ce que vous avez été...
02:21Vous êtes croyant, vous ?
02:22Je suis... j'ai été élevé par des parents croyants.
02:25Mais vous avez... je sais pas, vous avez fait le catéchisme ?
02:28Vous croyez en fond de cœur ?
02:29En fond de cœur ?
02:31Je n'ai pas été en fond de cœur.
02:32C'est une religion, vous croyez en fond de croyance royale ?
02:34J'ai été au catéchisme, j'ai été effectivement...
02:38Vous avez fait votre communion alors ?
02:39J'ai fait ma communion, j'ai fait...
02:42Et il vous en reste quoi aujourd'hui ?
02:44Il m'en reste, j'imagine, des valeurs, des valeurs qui sont des valeurs universelles.
02:52Et voilà, je...
02:54Vous ne croyez pas en Dieu plus que ça, quoi, en fait ?
02:57Écoutez, moi je considère que la foi relève de l'intime
03:01et qu'elle n'est pas, en fait, qu'elle ne relève pas de...
03:06De la déclaration publique.
03:07De la déclaration publique, qu'elle n'intéresse que celles et ceux qui la vivent.
03:12Et voilà.
03:13Les images de confession dans la rue aux abords des Champs-Élysées,
03:17de la place de la Concorde, elles vous ont choqué ou pas ?
03:22Pardon, j'ai pas...
03:23On voyait des personnes se faire confesser par des prêtres.
03:27Dans la rue, alors ça s'est fait aux abords de cette messe géante en extérieur.
03:33Est-ce que c'est des images qui vous choquent ?
03:34Ou vous dites, bon, c'est exceptionnel ?
03:37C'est exceptionnel, en fait, c'est effectivement...
03:40Ça n'est pas la place de la religion, la rue.
03:43Il y a des lieux de culte pour cela.
03:45Et on ne peut pas expliquer aux Français de confession musulmane qu'il ne peut pas y avoir de prière
03:51de rue,
03:51et en même temps, accepter qu'il y ait des prières de rue pour les catholiques.
03:54Donc là, il faut avoir une logique qui prévale pour tout le monde.
03:57Mais vous n'avez pas répondu à ma question sur le miracle que représenterait la victoire de la gauche à
04:02cette présidentielle.
04:03Parce que, je vais faire une autre analogie.
04:05RMC, c'est la radio du sport.
04:08Moi, j'ai l'impression que cette primaire de la gauche auquel vous participez, c'est un peu la Ligue
04:112.
04:12Et la Ligue 1, c'est Mélenchon.
04:13Et Jean-Luc Mélenchon, il est déjà, si j'en crois le dernier sondage, quasiment qualifié pour le second tour,
04:18quel que soit le scénario en fonction des candidats.
04:21Donc, comment passer de la Ligue 2 à la Ligue 1 ?
04:24Comme au foot.
04:26Il faut travailler.
04:27Il faut se battre.
04:28Il faut avancer.
04:30Et si vous considérez que les sondages sept mois avant l'élection sont l'élection,
04:36supprimer les élections.
04:37Moi, je crois au contraire que l'histoire le montre.
04:40Édouard Balladur était élu jusqu'en mars.
04:42Il n'était même pas au deuxième tour.
04:44Valérie Pécresse a commencé à 18%.
04:47Éric Zemmour a été jusqu'à 17% ou 18%.
04:50Et tous ces gens-là se sont finalement effondrés.
04:52Donc, je ne sais pas qui s'effondrera.
04:54Ce que je crois, c'est que les Français vont chercher, à un moment,
04:58un président ou une présidente qui leur permettra de vivre au mieux
05:02et de rompre avec dix années pendant lesquelles ils ont souffert du macronisme.
05:06Mais pourquoi vous choisirez-vous, Olivier Faure,
05:08plutôt que Raphaël Glucksmann, Jérôme Gage, Sagan Royale
05:12ou Emmanuel Morel qui est avec nous vendredi ?
05:14Parce que vous êtes un peu ambigu.
05:16On se dit, mais est-ce qu'Olivier Faure, il veut vraiment être président
05:19ou ministre de Jean-Luc Mélenchon ?
05:22Mais il n'y a pas d'ambiguïté là-dessus.
05:25Je sais bien que la caricature qui est faite de moi en permanence,
05:29c'est de dire, il a conclu l'accord de l'ANUPS,
05:32il a conclu l'accord du NFP,
05:34et donc sa vocation est d'être avec ou derrière même les insoumis.
05:39Je suis candidat à l'élection présidentielle.
05:41Jean-Luc Mélenchon est candidat à l'élection présidentielle.
05:44Il n'y a pas d'alliance possible.
05:45Et donc, nous allons maintenant avoir un débat.
05:48Sur le fond, la seule chose que je dise par rapport à d'autres,
05:51c'est que pour moi, la question n'est pas à chaque fois
05:54d'avoir un débat entre la gauche et la gauche,
05:57qui serait la meilleure façon de faire gagner l'extrême droite,
06:00mais un débat que je veux avoir avec l'extrême droite.
06:03Et un débat qui permette de démasquer au fur et à mesure ce qu'elle est,
06:06ou ce qu'elle n'est pas,
06:08et en même temps, de dire sa vérité à Jean-Luc Mélenchon.
06:10Il y a toute une série de sujets,
06:11je viens d'écrire un livre qui s'appelle La loi du plus juste,
06:14dans laquelle je reviens sur tous les sujets de désaccord avec Jean-Luc Mélenchon.
06:17Je n'avais pas peur de m'affronter à Jean-Luc Mélenchon,
06:20mais simplement, je considère que...
06:22Ce n'est pas votre adversaire numéro un.
06:23Mais je considère que Jean-Luc Mélenchon
06:25n'est pas le favori de cette élection présidentielle,
06:27qu'il y a là une forme de folie
06:28à vouloir à chaque fois se poser la question de Jean-Luc Mélenchon
06:32et pendant ce temps-là, oublier complètement
06:34que le vrai danger, il est celui de l'extrême droite.
06:36Je sors habitants.
06:38Alors, M. Fort,
06:40première question, on vous pose la question sur le pape,
06:43sa venue et éventuellement la ferveur que ça a suscité,
06:46et vous nous parlez du Rassemblement National
06:49et de l'extrême droite.
06:50Tout ça pour vous dire que moi qui étais au Parti Socialiste
06:54pendant 20 ans, et fière de l'avoir été,
06:56j'étais courant-ostroscanienne,
06:58et j'ai terminé en étant porte-parole de Manuel Valls.
07:02En fait, aujourd'hui,
07:04ce que je constate,
07:05et ce sont les faits qui le racontent,
07:07c'est que pendant des années,
07:09à force de considérer que votre ennemi premier
07:11est le Rassemblement National,
07:13vous avez oublié, vous,
07:15de communier avec le peuple
07:17et d'être cette gauche du peuple.
07:19La preuve,
07:20vous avez été obligé de faire alliance
07:21avec la France Insoumise
07:23à plusieurs reprises,
07:25parce qu'Anne Hidalgo avait fait 2%,
07:27et ça, c'est un fait réel,
07:29et qu'aujourd'hui,
07:30vous laissez planer une espèce d'ambiguïté
07:32sous prétexte de l'extrême droite,
07:34que de toute façon,
07:35quoi qu'il arrive,
07:36ce sera Mélenchon qui sera choisi.
07:38Or, nous,
07:39peuple de gauche,
07:40ce que nous aurions voulu,
07:41et ce que nous attendons,
07:43et ce que nous aurions espéré,
07:45c'est qu'en fait...
07:45– Ce n'est pas fini,
07:46la campagne qui n'était que le commencée.
07:47– Oui, mais c'est mal parti.
07:48Ce que nous aurions voulu,
07:49c'est que justement,
07:50pendant toutes ces années,
07:53la gauche n'est pas pour boussole le RN,
07:55mais les Français.
07:56Que la gauche travaille,
07:58que la gauche se renouvelle,
08:00que la gauche soit en connexion.
08:01Donc, depuis Terra Nova,
08:02où on a, j'allais dire,
08:06conduit le Parti Socialiste à rompre
08:08avec les classes populaires
08:09au profit des classes un peu plus cadres, etc.
08:14Regardez où en est le Parti Socialiste.
08:16Ce n'est pas moi qui le dis,
08:17c'est la réalité.
08:18C'est la réalité.
08:19– Reconcurrir ces classes populaires.
08:21– Je dois vous dire que, en fait,
08:25je peux partager une partie de ce que vous dites.
08:27Moi, je suis partisan de renouer,
08:30effectivement, avec les classes populaires.
08:31Je suis élu d'une circonscription
08:32qui est très populaire,
08:35qui est une circonscription
08:36que l'on appelle périurbaine.
08:38Pour moi, qui est, en fait,
08:40tout simplement un autre centre.
08:42Mais la vérité, c'est que, évidemment,
08:45je cherche à renouer avec toutes et tous.
08:48Et contrairement à vous,
08:49qui avez plutôt dérivé vers la droite
08:52avec Manuel Valls...
08:52– Pas du tout, je suis non-encarté,
08:53je suis nulle part.
08:54– Oui, non, non, non.
08:54– Vers la droite, avec Manuel Valls.
08:56– Aujourd'hui, vers le RN, avec...
08:58– Non, non.
08:59– Pour ma part, je considère que, effectivement...
09:02– Vous avez échoué.
09:03– Vous avez échoué.
09:04Qu'avez-vous réussi ?
09:05– Rien, je ne suis pas élu.
09:06– Oui, mais c'est le droit...
09:07– La gauche qui n'avait pas défendue,
09:09elle est nulle part.
09:09– Mais non, mais c'est normal,
09:10ils sont partis plus vers la gauche,
09:11vers LFI.
09:12– Non, mais Manuel Valls est parti
09:13chez Macron, surtout.
09:14– Oui, mais ce que je veux dire,
09:16c'est que la gauche actuelle,
09:17elle a fait 2% avec Hidalgo,
09:18et voilà, c'est point.
09:20Point, je veux dire, c'est tout.
09:22– D'accord, mais la gauche que tu défendais
09:24n'a pas...
09:24– Oui, elle n'a pas réussi
09:25la social-démocratie non plus.
09:27– Elle est arrivée dans le pouvoir.
09:28– Mais ça voudrait dire
09:29que tous ces gens avec qui j'étais
09:31et qui étaient des courants différents
09:33auraient dû travailler ensemble
09:34pour ne pas être obligés
09:35d'aller à l'extrême-gauche.
09:37– Alors, est-ce que le programme
09:37que vous proposez,
09:38il tient compte aussi des échecs passés ?
09:41– Bien sûr.
09:42– Et s'adresse à ceux qui,
09:42aujourd'hui, effectivement,
09:43sont attirés vers une autre gauche
09:45ou carrément ailleurs.
09:46– Je suis le seul à avoir fait y compris
09:47l'inventaire du quinquennat
09:49de François Hollande.
09:50Pourquoi ?
09:51– Parce que quand on est entré au pouvoir
09:54en 2012, nous avions à la fois
09:57le gouvernement, une majorité absolue,
09:59nous avions même le Sénat,
10:00nous avions un département,
10:03de région, et donc nous avions
10:05la plupart des grandes villes de France
10:06et qu'à la fin du quinquennat,
10:08il n'en restait rien ou pas grand-chose.
10:09Quand je suis devenu moi-même
10:10premier secrétaire,
10:12ce parti était décrit
10:13comme un grand cadavre à la renverse.
10:15Il n'y avait plus rien,
10:16il n'y avait plus personne même,
10:17y compris pour venir reprendre les rênes.
10:19Les éléphants avaient tous disparu
10:20et il ne restait qu'une génération
10:22qui était prête à reprendre les rênes.
10:24Et c'est ce que j'ai fait
10:25patiemment pendant huit ans
10:27avec toute une génération
10:28que vous découvrez au fur et à mesure,
10:31avec Pierre Jouvet,
10:32avec Johanna Roland,
10:33Chloé Riedel,
10:34Arthur de la Porte,
10:36je pourrais les citer toutes et tous,
10:38qui ont été, en fait,
10:40que j'ai cherché à faire grimper,
10:42à faire monter
10:42pour justement amener
10:44une nouvelle génération
10:45à prendre des responsabilités
10:46et à renouveler le visage de la gauche.
10:49Alors est-ce qu'on a tout réussi ?
10:50La réponse est non.
10:51Autrement, on serait aujourd'hui
10:52dans les sondages
10:52à 30%
10:54et on serait même devant l'ERN.
10:55Qu'est-ce qui vous manque ?
10:55Et donc, ce qui nous manque maintenant,
10:57c'est retrouver une fiabilité
10:59et une crédibilité.
11:00Quand on a...
11:01Je vous raconte une histoire.
11:03Quand, dans les manifestations,
11:05au début,
11:05quand le premier secrétaire,
11:06je me suis déplacé,
11:07notamment,
11:07contre les réformes Pénicaud,
11:09il y avait des gens
11:10qui m'insultaient
11:11dans la rue.
11:12Et donc,
11:13à l'un d'entre eux,
11:13je lui dis,
11:14mais plutôt que de m'insulter,
11:15viens parler avec moi.
11:16Et là,
11:17il me dit,
11:18oui, mais enfin voilà,
11:19tu te rends compte,
11:20tous ceux-là
11:21qui sont au gouvernement,
11:22ce sont tes amis.
11:23Et il me cite
11:24tous les socialistes
11:24qui sont partis au gouvernement
11:26avec Emmanuel Macron.
11:26J'ai lui dit d'abord,
11:28je te rappelle que tu parles
11:29à celui qui, justement,
11:30n'est pas parti
11:31et qui est resté là.
11:32Mais ce que j'ai compris
11:33à ce moment-là,
11:34c'est que la question
11:35qui nous était posée,
11:36c'était la question
11:37de la confiance.
11:38Et la confiance,
11:39on la gagne la première fois,
11:41mais quand on la perd,
11:42c'est plus difficile à retrouver.
11:43Et aujourd'hui,
11:44ce qui nous est fondamentalement reproché,
11:46c'est est-ce que vous tiendrez
11:48les engagements que vous prenez
11:49ou est-ce qu'au contraire,
11:50vous dériverez au fur et à mesure
11:52et on vous retrouvera finalement
11:54sur les mêmes positions
11:55que les autres.
11:55Et ce que j'observe
11:56dans toute l'Europe
11:57et dans le monde entier,
11:58c'est que la gauche,
12:00quand elle est en fait capable
12:02à la fois,
12:03je pense à Zoran Mamdani,
12:05maire de New York,
12:06quand elle est capable
12:07de tenir ses engagements,
12:08de montrer un cap
12:09qui soit effectivement
12:10un cap qui soit compréhensible,
12:12qui soit simple,
12:13et qui permette
12:14de dire aux gens
12:15oui, on comprend
12:17que c'est nous
12:17que vous défendez
12:18et pas d'autres que nous.
12:20Eh bien, à ce moment-là,
12:20effectivement,
12:21on arrive à retrouver
12:22y compris les suffrages populaires.
12:24Ça me dira.
12:24Oui, Olivier Faure,
12:25ça fait huit ans
12:26que vous êtes à la tête
12:26du Parti Socialiste.
12:28Là, comme ça,
12:28de façon très honnête,
12:30qu'est-ce que vous avez loupé ?
12:31Quelles sont les responsabilités
12:33que vous prenez aujourd'hui,
12:35vraiment,
12:35en parlant français
12:36par rapport à cette division
12:37de la gauche ?
12:39La division de la gauche,
12:40c'est beaucoup m'infliger.
12:41En fait, moi,
12:42j'ai cherché depuis huit ans
12:43à la rassembler,
12:44au contraire.
12:45Et y compris
12:46sur cette primaire,
12:47j'ai cherché
12:48à ce que ce soit
12:48une primaire
12:48de toute la gauche
12:49en dehors de LFI.
12:50Et donc, j'avais dit
12:53de Glucksmann
12:55jusqu'à...
12:56Sarah Knafo.
12:58Non, pardon,
12:59ça c'est François Ruffin.
13:00Ça c'est vous.
13:00Ça c'est Bernard Gasseneux.
13:01Jusqu'à François Ruffin.
13:02Pardon.
13:03Et donc,
13:03ça n'a pas été possible.
13:04J'ai cherché, en fait,
13:05à rassembler à toutes les époques.
13:07Toute la gauche.
13:07Parce que je crois
13:08qu'effectivement,
13:09la gauche éparpillée
13:11façon puzzle,
13:12c'est en fait
13:13la droite
13:14ou l'extrême droite
13:14au pouvoir.
13:15Et que nous n'avons pas
13:16la possibilité,
13:18ce luxe-là,
13:18de la division.
13:19Donc, je me suis battu
13:20en permanence
13:21pour ce rassemblement.
13:22Et donc, évidemment,
13:23je n'ai pas toujours été aidé
13:25par l'ensemble de mon parti,
13:26avec des gens
13:27qui cherchent,
13:28au contraire,
13:29des alliances
13:30plus au centre,
13:31plus à droite,
13:31ce qui n'est pas mon cas.
13:32Mais, donc,
13:33qu'est-ce que j'ai raté ?
13:35Tout simplement,
13:36je n'ai pas réussi
13:38à faire en sorte
13:39qu'à la dernière élection
13:40présidentielle,
13:40par exemple,
13:41nous fassions
13:42un score
13:43qui permette
13:44de nous qualifier.
13:45Puisque nous portons
13:46comme un fardeau,
13:47maintenant.
13:47C'est une évidence.
13:48Les gens ont une mémoire
13:49des élections précédentes
13:50et se disent
13:51au fond,
13:52le vote utile,
13:52ce n'est pas forcément vous.
13:53Charles Consigny.
13:55Non, moi, d'abord,
13:56j'ai une pensée
13:56pour Philippe Brun
13:57qui a été excommunié
14:00sans contradictoire.
14:01Est-ce que vous pensez aussi
14:02à sa victime ?
14:04Ah oui, mais si vous voulez,
14:05moi, je ne suis pas
14:06les instances du Parti Socialiste.
14:08Et ensuite,
14:09je suis avocat,
14:10donc je ne dis pas victime.
14:11Je dis éventuellement plaignante
14:12si elle dépose une plainte.
14:14Je respecte la présomption.
14:15Victime présumée ?
14:16Non.
14:17Elle n'est pas présumée victime.
14:18Non.
14:18C'est lui qui est présumé innocent.
14:20Ah non.
14:21Ah ben non, cher monsieur.
14:22Juridiquement, non.
14:22Mais moi, je ne vous parle pas
14:24comme un avocat.
14:25Je vous parle
14:25comme quelqu'un
14:26qui a vu MeToo,
14:28qui a compris
14:29que depuis quelques millénaires,
14:30les femmes n'ont pas le droit
14:32à la parole,
14:32qu'elles sont soumises
14:33et qu'on a,
14:34pendant des siècles,
14:37accepté cette domination masculine
14:38et que le temps est venu...
14:39Donc, il faut s'aplatir
14:40devant MeToo
14:40et laisser faire
14:41toutes les dérives.
14:42Et que le temps est venu
14:43de commencer par croire les femmes.
14:45Ensuite,
14:46la justice dira le droit.
14:47J'ai bien compris
14:47que vous étiez en campagne
14:48dans la primaire.
14:48Non, mais dans cette affaire,
14:50peut-être qu'il y a une ambiguïté,
14:51c'est qu'on ne sait pas précisément
14:52ce que cette victime présumée
14:55ou cette accusatrice
14:57reproche à Philippe Brun.
14:59Donc, on n'a pas
15:00le fin mot de l'histoire.
15:01On ne s'est même pas
15:02si elle a déposé plein.
15:03Le fin mot,
15:03je peux vous le donner.
15:04Elle n'a pas déposé plein.
15:05Il est public.
15:06La justice s'est déjà prononcée
15:07à deux reprises,
15:08je vous rappelle,
15:09en instance,
15:10en référé et en appel.
15:11Oui, mais justement,
15:13quelle était, en fait,
15:15y compris la plaidoirie
15:16de l'avocat de Philippe Brun,
15:18c'était de dire
15:18que tout n'avait pas été respecté,
15:20qu'il n'y avait pas de preuves,
15:22y compris que cette jeune femme
15:25avait bien elle-même
15:26appelé la direction
15:27du Parti Socialiste.
15:28Tout a été démontré,
15:30puisque tout est maintenant sourcé
15:32avec nos téléphones, etc.
15:33Et donc,
15:34il a été démontré
15:35que...
15:36Vous avez respecté
15:37les procédures.
15:37Vous avez respecté
15:38les procédures.
15:38Ensuite,
15:39de quoi est-il accusé ?
15:41Il est accusé
15:41d'avoir à la fois
15:45fait ce qu'on appelle
15:46un emploi familial
15:48qui est interdit
15:48à l'Assemblée
15:49puisque c'était
15:50sa concubine.
15:51Ensuite,
15:52il est accusé
15:53d'avoir été
15:54l'auteur d'un harcèlement
15:56avec toute une série
15:57d'éléments
15:58qui ont été portés
16:00à la connaissance
16:00de la direction
16:01du Parti Socialiste.
16:01Ensuite,
16:02de coups violents
16:03puisqu'y compris,
16:04il y a des photos.
16:06Alors,
16:06moi,
16:07je ne sais pas
16:07si les photos sont
16:08trafiquées à l'intelligence
16:09artificielle,
16:10je ne sais pas
16:10si elle s'est prise
16:11une porte
16:12ou si c'était
16:13un coup donné
16:14par son concubin.
16:16Mais la réalité,
16:17c'est que
16:18dans ces circonstances-là,
16:19nous ne pouvions pas
16:20accepter
16:21qu'il y ait
16:23un candidat
16:24dont on puisse
16:25soupçonner
16:25le fait
16:26qu'il avait été
16:27un homme violent.
16:28Donc,
16:28par principe de précaution,
16:29vous n'auriez pu laisser
16:30les électeurs
16:31trop.
16:31Et je vous rappelle,
16:32et je vous rappelle,
16:33y compris à M. Consigny,
16:34que quand la France insoumise,
16:36il y a maintenant
16:38trois ou quatre ans,
16:40quand il y a eu
16:41l'affaire Quatennens,
16:43tout le monde
16:43considérait
16:44qu'il était logique
16:45que Jean-Luc Mélenchon
16:47aurait dû demander
16:49à Adrien Quatennens
16:50de partir.
16:51Et je vois qu'aujourd'hui,
16:53quand nous,
16:53nous faisons le choix
16:54justement courageux
16:56de faire partir
16:57Philippe Brun,
16:58ce n'est pas une décision facile
16:59à laquelle, d'ailleurs,
16:59je n'ai pas participé
17:00parce que je me suis déporté
17:02depuis que je suis
17:03candidat à l'élection.
17:04– Philippe Brun a même
17:05dénoncé un complot,
17:06un coup pour l'écarter.
17:06– Il a même dénoncé
17:07un complot.
17:08Le vote a été unanime,
17:09pardon de vous le dire,
17:10mais enfin,
17:10pour un complot,
17:11c'était un complot très large.
17:12Et pour ma part,
17:13je n'avais aucun intérêt,
17:15je n'avais aucun intérêt,
17:17moi,
17:17à ce que Philippe Brun
17:17sorte du jeu
17:18puisqu'il avait déclaré
17:20qu'il voulait être
17:20le candidat anti-Gluxman.
17:22Donc,
17:23je ne vois pas très bien
17:24ce que j'avais
17:24comme intérêt
17:25dans cette histoire.
17:26Mais ce que je dis,
17:27c'est que nous devons avoir
17:29la langue de nos principes.
17:31Nous ne pouvons pas avoir
17:32en permanence
17:33une forme de soupçon
17:35qui pèse sur nous
17:35où on protégerait
17:37nos propres amis
17:38alors même
17:39qu'on exigerait
17:40des autres
17:41une exemplarité
17:42que nous n'avons pas
17:43nous-mêmes.
17:43– Un dernier mot
17:44parce qu'on va parler
17:45du carburant
17:45dans un instant,
17:46c'est quand même
17:46l'actualité
17:46de poudre automobiliste.
17:48Vous dites
17:48qu'il ne faut pas
17:49baisser les taxes.
17:51Mais alors,
17:51qu'est-ce que vous préconisez ?
17:53– Il y a plusieurs formules
17:55qui sont possibles.
17:56Moi,
17:56je suis contre
17:57la baisse de la TVA.
17:58En revanche,
17:59je pense qu'il faut
18:00évidemment
18:00faire baisser les marges
18:02à la fois des producteurs
18:04et des raffineurs.
18:05Vous vous rendez compte
18:05que c'est 40 centimes
18:07sur l'essence
18:07et 50 centimes
18:08sur le gasoil.
18:10Donc là,
18:10il y a quelque chose
18:11à faire.
18:11Nous pouvons aussi
18:13jouer sur les tarifs,
18:14sur les prix,
18:15sur le prix du baril,
18:16en débloquant.
18:17Il y a un G7
18:20qui va se dérouler
18:22prochainement.
18:23J'espère
18:23qu'à l'occasion
18:25de ce G7,
18:25le président de la République
18:26demandera
18:27à ce qu'on libère
18:28une partie des stocks stratégiques
18:29pour faire baisser
18:30le prix du baril.
18:32On peut,
18:33en fait,
18:33agir aussi
18:34en demandant
18:35aux entreprises
18:35de bien vouloir
18:37elles aussi
18:38participer
18:38à l'aide
18:40des salariés.
18:40Il faut se rendre compte
18:41que pour un salarié
18:43au SMIC,
18:43le prix de l'essence
18:44c'est un mois
18:45de salaire par an
18:46et donc
18:46qu'il y ait une prime carburant
18:48qui là peut être
18:49défiscalisée,
18:50défiscalisée
18:51puisqu'en fait
18:51il s'agirait non pas
18:52d'une part de salaire
18:54mais qu'il s'agirait
18:55simplement
18:55d'une aide
18:56à la mobilité
18:57dans un moment
18:58qui est particulièrement compliqué.
18:59Merci Olivier Ford
19:00de passer par les G1
19:01premier secrétaire
19:01du parti socialiste.
19:03Merci à vous.
19:03On recevra les 5 candidats
19:05ici dans les G1
19:06et dans les Grandes Galetées.

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