- il y a 7 minutes
Aujourd'hui, c'est au tour de Charles Alloncle, député UDR, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:01RMC, face aux grandes gueules.
00:05Il jure de dire toute la vérité, c'est le titre de ce livre, il est aux éditions Fayard, il
00:09est député UDR, il a été le rapporteur de la commission sur l'audiovisuel public, c'est le député Charles
00:15Aloncle qui est avec nous. Bonjour.
00:17Député UDR avec Éric Ciotti, avant de vous faire parler de Nagui, de Media One et de l'audiovisuel public,
00:22un mot quand même sur cette image, on a vu Éric Ciotti aux côtés de Jordan Bardella et de Marine
00:28Le Pen en soutien.
00:29Est-ce que vous pensez que Jordan Bardella dit toute la vérité lorsqu'il dit qu'il n'a pas
00:34écrit ses propos antisémites ?
00:36Ce n'est pas que je le pense simplement, c'est que j'en ai la conviction la plus profonde,
00:40parce que aussi je sais d'où viennent ces accusations.
00:43On a vraiment l'impression que tout sera bon pour nous calomnier et pour nous empêcher d'une certaine façon
00:48aussi d'arriver au pouvoir dans quelques mois.
00:51Je le raconte, mais d'un point de vue un peu plus modeste, où j'ai vu aussi un certain
00:55nombre d'oppositions, d'obstacles qui m'ont été mis sur le chemin de ces travaux de commission d'enquête.
01:01Aujourd'hui, ces accusations sont profondément odieuses. Jordan dément tous les propos qui lui sont rapportés.
01:07Il a attaqué par la voix de son avocat. Il serait temps désormais que Mediapart clarifie un peu sa position,
01:12parce qu'on a un peu l'impression qu'à mesure qu'on rentre dans le débat, les accusations en
01:17face sont de plus en plus légères.
01:19Mais qu'est-ce que vous ferez si Mediapart publie comme il l'annonce aujourd'hui ou je ne sais
01:23quand ?
01:24Des preuves.
01:24D'ailleurs, des preuves du coup, parce que là vous avez un soutien en plein et entier.
01:28Est-ce que vous reviendrez sur votre parole ? Est-ce que vous vous désolidariserez ?
01:32De Jordan Bargla, s'il y a des preuves avérées, comment vous ferez pour gérer ça ?
01:37Déjà, ce que l'on souhaiterait, d'ailleurs c'est ce que Jordan Bardella a demandé, a exigé,
01:41c'est que Mediapart qui accuse sur des fondements totalement odieux et des fondements en plus graves,
01:46que Mediapart publie les choses.
01:48C'est bien beau de salir l'honneur d'un homme, de salir aussi l'honneur d'un engagement,
01:53une personne qui est un dirigeant politique absolument reconnu depuis plusieurs années.
01:58À un moment donné, quand vous jetez ce type d'accusation, il faut aussi étayer ces accusations.
02:03Et là, ça fait à peu près 48 heures que le nom de Jordan Bardella est sali, que son engagement
02:07est sali,
02:08et ça fait à peu près 48 heures qu'il n'y a strictement rien qui vient derrière.
02:12Donc moi, ça commence à m'indigner et je comprends aussi qu'il faudra s'y habituer.
02:18Je comprends que ce n'est probablement pas la première calomnie, la première infamie qui sera sur notre chemin.
02:24Et je crois aussi que les Français ne sont pas dupes parce que ce n'est pas simplement Jordan Bardella
02:28qui est attaqué,
02:29c'est des millions de Français qui veulent le changement,
02:31c'est des millions de Français qui ont retrouvé l'espoir et qui aujourd'hui se voient d'une certaine
02:36façon un peu entravés par quelques manœuvres médiatiques.
02:39Ce n'est pas des millions de Français qui ont proféré ces mots-là.
02:42Je ne suis pas sûr que quand ça sera avéré...
02:44Vous savez, moi je vous entends...
02:45Déjà, il faut que ce soit publié, il faut que ce soit communiqué et ensuite il faut que ce soit
02:48authentiqué.
02:48Je ne me rappelle pas que vous avez dit la même chose quand Mediapart a attaqué Quatennens.
02:52Alors moi, j'ai dit la même chose.
02:53Vous savez, je suis l'ancien président des jeunes avec Nicolas Sarkozy.
02:55Et je me souviens du faux publié par Mediapart dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle en 2012,
03:01qui était un moment de démocratie extrêmement sensible.
03:04Mediapart avait visiblement sorti un faux.
03:07Ça avait rebattu une bonne partie des cartes dans un moment démocratique essentiel.
03:11Donc j'essaye de faire preuve d'une mémoire un peu longue.
03:14Cette mémoire longue aussi, elle revient au parcours d'Edoui Plenel, le fondateur de Mediapart,
03:18qui n'a strictement aucune leçon à donner sur l'antisémitisme.
03:22Quand, et d'ailleurs c'est relativement oublié, il avait soutenu des attentats islamistes odieux
03:27contre 11 athlètes israéliens dans les années 70.
03:32Donc il faut aussi savoir d'où viennent ces accusations et prendre un peu de recul sur tout ça.
03:36L'audiovisuel public, dans ce livre, vous révélez des documents que la commission n'avait jamais pu obtenir,
03:43notamment les fameuses fiches de paix de Nagui.
03:46Alors combien il gagne ?
03:48Alors je mets un certain nombre de montants d'ailleurs effectivement dans ce livre.
03:53Moi pour prendre un peu de recul, au-delà simplement des montants, des rémunérations parfois indignes.
03:58Elles sont indignes les rémunérations ?
03:59Non mais ce que je voudrais dire, en fait, simplement quand vous payez,
04:03quand les Français payent 250 millions d'euros pour un karaoké sur les dix dernières années,
04:07je ne suis pas sûr que si on leur demandait leur avis, ils feraient forcément le chèque.
04:11Moi ce qui m'a surpris c'est que, vous savez je suis un entrepreneur,
04:14j'ai monté mon entreprise, pendant des années je me soumettais à tous les contrôles possibles,
04:17je devais justifier jusqu'à des factures de dix euros,
04:20et pour la première fois on m'a confié une mission d'audit et d'évaluation des politiques publiques,
04:24et je n'ai même pas pu avoir accès à des fiches de paix pour des émissions de services publics,
04:28comme par exemple N'oubliez pas les paroles, qui coûtent 250 millions d'euros en dix ans.
04:31Oui mais c'est une émission qui rapporte de l'argent, vous le savez très bien,
04:33puisqu'elle est diffusée au moment où France 2 a le droit de passer de la pub.
04:37Donc si France 2 lui donne autant d'argent, c'est parce que France 2 sait que derrière il va
04:42rapporter plus.
04:44Non mais au-delà de ça, et d'ailleurs c'est ce que je raconte dans le livre,
04:47c'est que je n'ai pas compris pourquoi il y avait un certain nombre d'éléments, de documents,
04:51par exemple de fiches de paix qui ne m'avaient pas été versées,
04:54et je comprends la colère et la suspicion des Français vis-à-vis d'un certain nombre de services publics
04:59dont ils se sentent dépossédés.
05:00Moi j'ai trouvé des entreprises avec un état d'irresponsabilité totale,
05:05c'est des entreprises qui coûtent très cher aux Français, c'est 4 milliards d'euros,
05:08on leur donne un budget, ils ne le respectent pas, on l'augmente, ils creusent le déficit,
05:13ils sont menacés de dissolution pour mauvaise gestion financière,
05:16l'État recapitalise, parce qu'on a entendu quand même des ministres de la Culture
05:20qui nous expliquaient que France Télévisions et Radio France de toute façon ne pourraient jamais faire faillite
05:23quel que soit l'État financier et la direction aussi de ces entreprises.
05:27Moi c'est ça qui m'indigne.
05:29Quand vous avez des Français qui sont soumis au quotidien, notamment des chefs d'entreprise,
05:32à des contrôles, à des obligations, à des taxes, à des normes
05:36qui doivent rendre compte tous les jours de leur activité
05:38et que vous avez des gens qui crament la caisse mais qui sont récompensés à la fin,
05:42ce qu'il ne faut pas oublier que par exemple Delphine Arnott
05:44qui a laissé plus de 80 millions de déficits,
05:47qui a passé une trésorerie dans le rouge,
05:50qui a un état de dissolution quasiment, de menace de dissolution de son entreprise,
05:53se voit récompensé à près de 100% de primes de performance,
05:57en fait c'est tout ce que je raconte,
05:59c'est vraiment cet état d'impunité totale à la tête d'un service public
06:03où on lève des dirigeants, on couvre des dirigeants
06:05alors qu'ils ne respectent pas un élément essentiel
06:08qui est le consentement à l'impôt.
06:10Qui question ?
06:11Oui, M. le député, M. Charles-Henri à l'oncle,
06:15puisque bon je relève cette petitesse de Nagui,
06:18moi sans flagornerie aucune, je suis vraiment admiratif de votre travail,
06:21j'ai toujours pris votre défense et d'ailleurs même sur les plateaux
06:23et notamment ici ou même à l'extérieur,
06:25je n'ai jamais estimé que vous étiez un procureur
06:27quand vous posiez des questions
06:28et qu'à partir du moment où on était dans une commission d'enquête parlementaire,
06:33ce n'était pas un salon de thé,
06:33donc vous aviez le droit de poser toutes les questions qui dérangeaient.
06:35J'ai beaucoup aimé tout ce qui est anecdotes,
06:38les petites polémiques politiques, Berléans
06:40et puis la résistance qui s'est achevée devant la bouche du chocolat.
06:43Alors Berléans, il faut peut-être expliquer,
06:44parce que c'est croustillant, François Berléans,
06:46c'est peut-être dans un restaurant.
06:47Voilà, c'est ça.
06:48On se porrit un peu, après il faut donner envie aussi.
06:50Petite anecdote quand même.
06:51Très rapidement, après le début de cette commission d'enquête,
06:53le showbiz, il y a un certain nombre d'acteurs,
06:55de producteurs, de journalistes, de hauts fonctionnaires, de politiques,
06:57des gens qui n'ont pas grand-chose à voir,
06:59qui ont fait une pétition pour réclamer
07:01l'arrêt définitif de la commission d'enquête.
07:03On ne voyait pas vraiment quels étaient les fondements.
07:05Il se trouve que François Berléans,
07:07comme Julie Gaillet, comme les parents de Julie Gaillet,
07:09comme tout ça est assez familial,
07:11ont signé cette pétition,
07:13que je ne comprenais pas vraiment,
07:14qui est publiée dans le monde.
07:15Et je me suis retrouvé dans un restaurant
07:17quelques jours après la sortie de cette pétition à Paris,
07:20une brasserie plutôt populaire.
07:23Et François Berléans s'est levé dans le restaurant,
07:25est allé voir les dirigeants, les patrons de cette brasserie
07:28en disant que c'est absolument scandaleux.
07:29Comment pouvez-vous laisser un homme de la trempe,
07:33et avec l'engagement de Charles Aloncle,
07:35continuer à dîner au milieu de nous,
07:37parmi nous, dans ce restaurant ?
07:38Il faudrait le mettre dehors.
07:39Et donc, ce que je raconte,
07:40c'est que les patrons de cette brasserie
07:43lui ont simplement répondu que tout le monde était bienvenu,
07:45quelle que soit la couleur politique,
07:47et que s'il n'était pas content des différentes personnes
07:49qui pouvaient venir dîner, il fallait partir.
07:51Bon, il n'est pas parti,
07:52mais ça traduit aussi l'état d'hypocrisie complet,
07:55et même de mimétisme,
07:57un réflexe panurgique de toute une élite
07:59qui, pour protéger quelques marges,
08:01une corporation,
08:03des copinages, un peu de favoritisme,
08:05est prêt aussi à jouer les barricades
08:06et la résistance, y compris dans des...
08:08Alors, c'est la question rapidement ?
08:09Oui, parce que M. Trichot, il adore nous intégrerons...
08:11Non, je plaisante.
08:12Non, je ne sais pas, l'anecdote.
08:13On n'a pas l'idée.
08:14Mais il y en a plein d'autres anecdotes,
08:16moi j'ai adoré,
08:16et d'ailleurs tout le monde en prend pour son grade,
08:18à juste titre,
08:18puisque en tout cas,
08:19de ce que vous dites,
08:21moi je voulais juste savoir une chose,
08:22parce que vous avez quand même,
08:23vous avez fait face à des menaces de mort,
08:25vous avez dû passer par des messages cryptés,
08:27vous avez subi la trahison,
08:29notamment du président,
08:31est-ce qu'aujourd'hui,
08:32si c'était à refaire,
08:33vous le referiez ?
08:34Vous seriez à nouveau rapporteur de cette commission ?
08:36Probablement qu'aujourd'hui,
08:37j'ai beaucoup moins de naïveté,
08:39moi je suis venu avec la naïveté de quelqu'un
08:40qui avait peu d'heures de vol politique à son actif,
08:42qui avait monté une entreprise,
08:44qu'il avait développé,
08:45pour lui,
08:45rien ne pouvait résister au travail,
08:47et qui s'est retrouvé au milieu
08:49de ce que certains appellent le système,
08:51ce que d'autres appellent une société de connivence,
08:53et qui a vu un certain nombre d'obstacles
08:55et d'entraves,
08:56y compris venant de l'intérieur.
08:58C'est ça qui m'a profondément choqué,
08:59c'est que j'ai vu des personnes
09:00qui étaient responsables de missions d'évaluation
09:03des politiques publiques,
09:04de la Cour des comptes,
09:05qui est censée être indépendante,
09:06à la présidente de l'Assemblée nationale,
09:08aux députés membres de la commission d'enquête,
09:10à qui les Français confient
09:11une part de leur espérance,
09:12une part de leur souveraineté,
09:14par le vote,
09:15de voir ces personnes-là
09:17entraver,
09:18mettre sous le boisseau,
09:19occulter un certain nombre de vérités,
09:21pour protéger quelques copains,
09:23pour défendre des marges,
09:25et pour en fait accomplir tout,
09:27sauf leur travail de défendre
09:28les intérêts des Français.
09:29Je vous avoue qu'après six mois,
09:30je me dis que la démocratie représentative
09:32est probablement dysfonctionnelle,
09:34et que s'il y a une priorité en 2027,
09:36c'est de redonner les clés au peuple.
09:38C'est vraiment probablement
09:39de faire une grande réforme constitutionnelle,
09:41pour que les représentants soient dignes
09:44de cette confiance accordée par les Français.
09:46Le chantier est immense,
09:47et c'est la raison aussi pour laquelle
09:48je fais toute confiance en Marine Le Pen,
09:50qui a, je crois,
09:52cette étoffe,
09:52ce caractère,
09:53cette indépendance,
09:54qui permettra aussi
09:55de remettre sur les rails le pays.
09:57Vous étiez parti en guerre aussi
09:58contre MediaOne,
09:59qui est la première boîte de production
10:02cliente de France Télévision,
10:03je crois que c'est 100 millions d'euros
10:05de contrats par an,
10:07une structure capitalistique
10:09qui vous intrigue,
10:10et vous révélez que MediaOne,
10:12en fait, aujourd'hui,
10:13n'est plus une boîte française,
10:14mais une boîte américaine.
10:15Ça a été tout l'objet
10:16de beaucoup de discussions,
10:17effectivement.
10:17le but du service public,
10:20c'est de soutenir la production
10:21et la création indépendante française.
10:22Donc, vous avez le CNC
10:23qui attribue des subventions
10:24pour le cinéma,
10:25France Télévision
10:26qui attribue des contrats,
10:27et tout l'enjeu était de savoir
10:28si MediaOne,
10:29la première société de production,
10:31était à capital français
10:32ou à capital américain.
10:33On m'a accusé de tous les mots
10:35expliquant que,
10:36ne serait-ce que poser cette question,
10:37était déjà faire preuve d'affabulation.
10:39Je n'ai jamais obtenu
10:40le moindre document
10:42attestant du capital français
10:43de MediaOne,
10:44alors que pourtant,
10:45c'était une obligation légale.
10:46Et quelques semaines
10:47après la fin de la commission,
10:49il y a quelques jours,
10:50certains médias ont rapporté
10:51que le capital de cette société
10:53était à majorité américain.
10:55Vous le voyez,
10:56notamment lors d'auditions houleuses,
10:57on m'a accusé de tous les mots.
10:58Et quelques mois après,
11:00on se rend compte
11:00qu'on était proche de la vérité.
11:01Et ça change quoi, finalement ?
11:02Ça change que cette société,
11:04probablement,
11:04ne pourra plus bénéficier
11:05des subventions du CNC,
11:07qu'il se compte en millions,
11:08ne pourra plus bénéficier
11:09de tel montant aussi
11:10de contrats passés
11:11avec la télévision.
11:12Bien sûr,
11:13et tout l'honneur du service public,
11:14c'est d'aller soutenir
11:15des créateurs,
11:15des producteurs indépendants français
11:17qui, moi,
11:17n'ont eu de cesse
11:18pendant ces six mois
11:19de me dire
11:19qu'ils étaient dépossédés
11:21de l'accès à ce service public,
11:22qu'ils n'arrivaient pas
11:24à avoir des contrats.
11:25Aujourd'hui,
11:25il y a une forme
11:26de système de copinage
11:27parce que quand vous attribuez
11:28un contrat d'émission
11:30à une société de production,
11:31il n'y a pas de règle
11:32de passation de notre public.
11:33C'est considéré
11:34comme des œuvres,
11:35comme de la création
11:39c'est du copinage
11:39d'une certaine façon pure.
11:41Mais c'est des émissions
11:41qui marchent,
11:42qui sont regardées.
11:42Il n'y a pas d'appel d'offres,
11:43il n'y a pas de mise en concurrence.
11:45Personne ne peut vérifier
11:48la raison pour laquelle
11:49la direction de France Télévisions
11:50a attribué tel ou tel contrat.
11:51Ça me paraît grave
11:52quand vous attribuez
11:53un milliard d'euros
11:54de contrat au nom des Français
11:55sur l'argent des Français
11:57chaque année,
11:57il faudrait un peu plus de rigueur.
11:59Les Français,
11:59chaque jour,
12:00sont soumis à cette rigueur.
12:01Plus de transparence
12:01et de rigueur.
12:02Les chefs d'entreprise
12:03doivent rendre des comptes.
12:04Ça doit être la même chose
12:09Je vous le conseille
12:10parce qu'en plus,
12:10vous avez des QR codes
12:11au milieu du livre
12:12qui renvoient vers les vidéos
12:13et les sessions
12:14de cette commission
12:15sur l'audiovisuel public
12:17que vous pouvez retrouver
12:17avec les QR codes.
12:18C'est assez intéressant.
12:19Ça permet de s'y replonger.
12:21Mais bon nombre
12:21de mes confrères,
12:23d'ailleurs,
12:24arrivaient aux auditions
12:26quasiment en disant
12:26on n'a rien à déclarer,
12:27on n'a pas de compte
12:28à vous rendre.
12:28Moi, c'est ça que j'ai trouvé
12:30assez stupéfiant,
12:30même pour des journalistes,
12:32si tu veux,
12:32qui sont là,
12:33au contraire,
12:33pour dire,
12:34parler, raconter
12:35et répondre aux questions
12:36de la représentation nationale.
12:40Élise Lucet,
12:41Patrick Cohen,
12:41Thomas Legrand,
12:42enfin d'autres.
12:44Effectivement,
12:44je pensais par exemple
12:45qu'Élise Lucet
12:46qui a fait pour profession
12:47sur le service public
12:48de faire toute la transparence
12:50sur des salaires
12:51qui poursuit un certain nombre
12:52de patrons privés
12:53payés par de l'argent privé.
12:54J'étais persuadé
12:55qu'elle allait nous dévoiler
12:56son salaire
12:56qui est payé à 100%
12:57par de l'argent public.
12:59Elle anime une émission
12:59Cache Investigation.
13:01Vous êtes un faux naïf.
13:02Et pourtant,
13:03elle qui fait de l'argent privé
13:04une affaire publique,
13:05elle a fait de son salaire public
13:06une affaire privée.
13:07Ce que je trouvais
13:07relativement paradoxal,
13:09tous ont obéi
13:10à cette consigne
13:10de ne pas faire la transparence,
13:12de ne pas dire
13:13combien ils étaient payés
13:14et combien aussi
13:15à quelle hauteur
13:15les Français contribuaient
13:16pour payer leur salaire,
13:18leur contrat
13:18et aussi d'une certaine façon...
13:20Joël Dago Serri.
13:21Non, moi je dois faire
13:22un mini mea culpa
13:24parce que la première fois
13:25que vous étiez venu,
13:26c'était avant,
13:27c'était pendant la commission
13:28il me semble,
13:29je vous avais un peu attaqué
13:30parce que je considérais
13:31quelque part
13:32qu'il y avait des intentions
13:32un peu malveillantes
13:35mais un peu cachées
13:36derrière la commission
13:36qui était celle
13:38en fait
13:38de vouloir absolument
13:41se plaindre,
13:42enfin vous vous plaignez
13:43en fait
13:44du fait que les idées
13:45d'extrême droite,
13:46en tout cas du RN
13:47que vous soutenez,
13:48ne soient pas bien représentées
13:50au sein du service public.
13:51Donc avec toute cette histoire
13:53qu'on a pu voir d'ailleurs
13:54avec France Inter
13:55il y a quelques jours.
13:58Néanmoins,
13:58en lisant votre livre,
14:00je vous avoue quand même
14:01qu'en découvrant
14:02les menaces,
14:03les pressions
14:03et d'ailleurs l'histoire
14:05de Berléans
14:05qui un peu
14:06c'était un peu lui ou vous
14:07il faut aller choisir
14:08entre lui et vous
14:09dans le restaurant
14:10etc.
14:11Je me suis dit
14:12quand même
14:13il faut quand même
14:14des gens
14:14qui mettent un petit coup de pied
14:16dans la formilière
14:17et dans le système
14:18et on voit
14:19que c'est un système
14:19qui est bien verrouillé
14:21et qui était très content
14:22de lui-même
14:23et qui ne voulait absolument pas
14:24qu'on mette le nez dedans.
14:26Donc pour ça quand même
14:26je voulais mon meilleur coup de plat
14:28parce que je suis quelqu'un
14:29justement
14:29qui cherche
14:30à ce qu'on révolutionne
14:32entre guillemets
14:33les systèmes
14:33en France
14:34qui nous empêchent
14:35justement d'évoluer
14:36l'argent public
14:37la dépense de l'argent public
14:38en état
14:39donc vraiment
14:40je tiens sur cette partie
14:41à m'excuser quand même
14:42parce que je regrette
14:44qu'on vous ait mis
14:46autant de bâton dans les roues
14:46parce que c'est notre argent
14:47après tout
14:48et on a le droit
14:48de savoir ce qu'ils en font.
14:50Bâton dans les roues
14:50et puis on est allé voir
14:51votre Jeep
14:51Oui c'est ça.
14:53Maintenant
14:53ce que je veux vous dire
14:54et peut-être que
14:56moi j'ai aussi des amis
14:58qui sont journalistes
14:59notamment par exemple
14:59chez RFI
15:00et il faut savoir
15:02que cette offensive
15:03entre guillemets
15:03qu'il y a eu
15:04sur aller chercher
15:05un peu ce qui se passe
15:08chez Radio France
15:09etc
15:10ça a eu pour conséquence
15:11d'avoir une sorte
15:12de chasse aux sorcières
15:13à l'intérieur
15:14de certaines radios
15:15parce que les dirigeants
15:16ont commencé
15:17à prendre peur
15:17et il fallait absolument
15:19plaire entre guillemets
15:21à la droite
15:22ou à l'extrême droite
15:23et donc
15:23ont commencé
15:24à virer
15:26ou en tout cas
15:26à mettre fin
15:27à certains contrats
15:28de journalistes
15:28qu'ils estimaient
15:29avoir des paroles
15:30anti-France
15:31Non mais
15:34Donc ma question
15:35c'est de savoir
15:37si
15:37ok
15:38en traquant ce système
15:39et en le démantelant
15:40est-ce qu'à la place
15:41va pas s'installer
15:42entre guillemets
15:43un autre système
15:44qui veut aussi
15:45verrouiller
15:46et diriger
15:47la parole
15:48des journalistes
15:49à l'envers
15:50dans un autre
15:51style de parole
15:53Voilà
15:53Très rapidement
15:54et en tout cas
15:54merci pour vos mots
15:56sincèrement
15:57je pense que
15:58rien ne peut résister
15:59à la transparence
15:59et on est sur
16:00des services publics
16:01qui utilisent
16:01des sommes considérables
16:02quand je vois
16:03un Premier ministre
16:03demander toujours
16:04plus d'efforts
16:05aux Français
16:05à l'aube du budget
16:06alors qu'on a
16:074 milliards
16:074 milliards
16:08si on avait par exemple
16:09si on donnait
16:10ces 4 milliards
16:10aux agriculteurs
16:11qui eux
16:11n'arrivent plus
16:12à vivre
16:13de leur travail
16:13se tuent littéralement
16:14à la tâche
16:15on a plus d'un agriculteur
16:17par jour
16:17qui se suicide
16:18si c'est 4 milliards
16:20sur 400 000 agriculteurs
16:21ce serait
16:211000 euros par mois
16:22par agriculteur
16:23donc moi
16:24quand j'entends
16:24de la part
16:25de la direction
16:26de France
16:26qui n'ont pas
16:27assez d'argent
16:27pour produire
16:28leur programme
16:29que s'ils creusent
16:30le déficit
16:30et que s'ils demandent
16:31toujours plus d'efforts
16:32aux Français
16:32c'est parce qu'on
16:33ne leur donne pas assez
16:34ça m'écœure
16:35donc j'ai passé
16:36ces 6 mois
16:37à être écœuré
16:37par ce discours
16:38officiel
16:38de personnes
16:39qui nous disent
16:39qu'il n'y a pas
16:40assez d'argent
16:40pour produire
16:41des contenus
16:41qui coûtent
16:42des centaines
16:43de millions d'euros
16:43et pour lesquels
16:44les Français
16:44n'ont aucune
16:45forme de contrôle
16:46donc le temps
16:47de la transparence
16:47je crois
16:48est venu
16:48et si on gagne
16:49l'année prochaine
16:50on fera un grand audit
16:51des politiques publiques
16:52on a commencé
16:53par l'audiovisuel public
16:53mais il y a bien
16:54d'autres sujets
16:54le financement
16:55des associations
16:56les 1200 comités
16:58la transparence
16:59sera de mise
17:00pour démarrer
17:01cette pratique
17:02de l'ouverne
17:02Bruno Ponset
17:03moi je suis comme vous
17:05sur un sujet
17:06en tout cas
17:07c'est que moi
17:07je ne comprends pas
17:08que de l'argent public
17:09aille enrichir du privé
17:11alors là
17:11vous nous parlez
17:12de ce que vous allez faire
17:12les prochaines
17:13c'est le programme du RN
17:14à chaque fois
17:14on l'entend
17:15quand ils vont
17:16à un moment donné
17:17ce serait bien
17:18que l'argent privé
17:18n'aille pas non plus
17:19dans l'argent public
17:20n'aille pas non plus
17:21dans le privé
17:21dans les écoles
17:22dans les hôpitaux
17:23parce que c'est ça aussi
17:24aujourd'hui
17:24il y a des questions
17:25de service public
17:25moi j'ai trouvé
17:27votre objectif de départ
17:28de dire où va l'argent
17:29ça je l'entendais
17:30par contre c'est votre méthode
17:31et je trouve que votre méthode
17:33là où ça n'a pas été bon du tout
17:34c'est que vous alliez faire
17:35votre rapport
17:35toutes les semaines
17:36ou quasiment tous les jours
17:37sur une chaîne privée
17:38que vous avez auditionné
17:39son patron après
17:40et vous avez été
17:40assez cool avec lui
17:41alors qu'avec vous autres
17:42vous étiez un peu
17:43vous parlez de qui ?
17:44de Bolloré en fait
17:45on est d'accord
17:45vous êtes là-dessus
17:46c'est l'agent de Vincent Bolloré
17:47c'est pas ce que je dis
17:48moi je veux plus vite
17:49parce qu'il ne reste plus de temps
17:50si je l'avais été
17:53je ne me serais pas intéressé
17:54à baniger
17:55la société dont Nagui
17:56est coactionnaire
17:57monsieur Bolloré
17:58est coactionnaire
17:59la seule personne d'ailleurs
17:59qui a porté plainte
18:00directement contre moi
18:01c'est Nagui
18:02qui est coactionnaire
18:03de monsieur Bolloré
18:04donc vous voyez
18:04si je n'avais pas fait
18:06mon travail en toute indépendance
18:07je ne suis pas sûr
18:08d'avoir eu
18:09telle opposition
18:10quand j'ai audité
18:11les comptes de cette entreprise
18:12une dernière question
18:12si vous arrivez au pouvoir
18:13pour reprendre
18:14ce que disait un peu Joël
18:15est-ce que vous virez
18:16tous les dirigeants
18:17du service public
18:18pour mettre des gens de droite
18:20comme ça se faisait avant
18:21en tout cas je pense
18:22qu'aujourd'hui
18:22et c'est vraiment un malheur
18:24moi si j'ai fait
18:24cette commission d'enquête
18:25c'est pour mettre
18:26des propositions sur la table
18:27que ces entreprises
18:27se réforment
18:28pour assainir les pratiques
18:29pour respecter la loi
18:30sur le pluralisme
18:31pour mettre fin
18:32aux dérives financières
18:33et aujourd'hui
18:34on a des dirigeants
18:34qui ostensiblement
18:35main dans la main
18:36avec les syndicats
18:37font un bras d'honneur
18:38aux français
18:39en leur disant
18:39on est irréformable
18:40on prendra votre argent
18:42pour mener un combat
18:43politique et militant
18:45ça c'est inacceptable
18:46donc moi je souhaite simplement
18:48que si demain on gagne
18:49on ait des dirigeants
18:49est-ce que Delphine Arnaud
18:50vous la remerciez ?
18:51qui respectent la loi
18:52et qui fassent poche de vigilance
18:54en tout cas
18:55elle en est à son troisième mandat
18:56ce qui est inédit
18:57il n'y a aucun autre dirigeant
18:58de l'audience du public
18:59qui a fait un mandat aussi long
19:01il faudra la juger
19:02sur son bilan
19:02elle a cumulé
19:0380 millions d'euros de déficit
19:04elle a cramé la caisse
19:05elle nous explique
19:06que son but ce n'est pas
19:07de représenter la France
19:08telle qu'elle est
19:08mais telle qu'on voudrait
19:09qu'elle soit
19:10alors qu'on confie à France Télévisions
19:11aussi l'information
19:12qui est quand même
19:14un outil assez sensible
19:15on lui demande au contraire
19:17sur le niveau local
19:18international et national
19:19de représenter la France
19:20telle qu'elle est
19:20donc je crois qu'il y a aussi
19:22un certain nombre d'entorses
19:23avec une mission fondamentale
19:24confiée par les français
19:25et il y aura
19:26d'une certaine façon aussi
19:27de nouveaux dirigeants
19:28qui feront preuve
19:29de plus de probité
19:30à trouver l'année prochaine
19:3120 secondes
19:31vous l'avez envoyé
19:32dédicacé à Jérémy Patriel et Tuss
19:34votre président ou pas ?
19:36Il franchait un peu
19:37Jérémy a raison
19:38Pas encore
19:39mais je pense qu'il reconnaîtra
19:41l'ensemble des anecdotes
19:42de ce livre
19:42Vous allez le faire ?
19:43Vous allez lui offrir ou pas ?
19:44Je lui enverrai
19:45un petit exemplaire dédicacé
19:47effectivement
19:47là on est qu'au deuxième jour
19:48il faudra me laisser
19:49un peu de temps
19:50Je ne portais pas
19:51contre votre livre
19:52Il découvrira l'ensemble
19:53des anecdotes
19:54mais il en découvrira assez peu
19:55parce que je crois
19:56qu'il est au courant
19:56de tout ce qui s'est passé
19:57Il en a été d'ailleurs
19:58le premier acteur
19:59et la première personne
19:59qui a beaucoup
20:00entravé les travaux
20:01Merci Charles Aloncle
20:02Je jure de dire toute la vérité
20:03Le livre est aux éditions Fayard
20:05je le rappelle
20:05avec des QR codes
20:07qui renvoient justement
20:08notamment aux vidéos
20:09et aux travaux
20:10de cette commission
20:11Merci d'être passé par les GG
20:13Merci