- il y a 6 minutes
Philippe Spanghero et Cyprien Beytout reçoivent en invités Pierre-Yves Revol, ancien président du castres olympique.
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NewsTranscription
00:00Il était une fois en Ovalie, Philippe Spanguero, avec MyLock, loueur de matériel de BTP, bâtisseur de relations durables.
00:09Il était une fois en Ovalie, la nouvelle chronique de Philippe Spanguero, deuxième numéro.
00:14Philippe, la semaine dernière on était du côté du manoir, un stade cette fois-ci, on part plutôt dans le
00:19club, dans un club mythique du rugby français,
00:21surtout avec un homme mythique au cœur de tout ça, c'est le Castrolympique.
00:26Exactement, le Castrolympique, avec un invité à venir tout à l'heure, Pierre-Yves Revol, qui nous parlera de cette
00:31deuxième période du Castrolympique sous l'air des laboratoires Pierre Fabre.
00:35Mais avant ça, il y a une histoire. Dans ce club, un club créé en 1906, qui a une première
00:41partie de vie assez faste, avec le rugby de très haut niveau de l'époque, la première division et des
00:47titres.
00:47Des titres en 49, en 50, en 49 contre le stade Montoy, en 50 un doublé contre le Racing Club
00:53de France.
00:54Et puis ensuite, ce club connaît une période de disette pendant une vingtaine d'années.
00:59Il végète et il fait l'ascenseur entre la première et la deuxième division.
01:04Et donc, on commence à être à l'ère de l'argent, pré-professionnel.
01:10On est à la fin des années 80, à ce moment-là.
01:13Le rugby professionnel commence à pointer le bout de son nez.
01:16Castre se pose des questions, a des problématiques, pour essayer de pérenniser un peu son club dans le plus haut
01:23niveau.
01:24Et arrive une rencontre marquante, indissociable aujourd'hui de cette histoire du Castrolympique.
01:30C'est celle de M. Pierre Fabre.
01:32M. Pierre Fabre qui est un pharmacien très visionnaire, très attaché à son terroir,
01:37qui crée un laboratoire à son nom en 1961 et qui est extrêmement attaché au rayonnement que peut avoir son
01:46territoire sur la France, sur le monde.
01:50Il a toujours été animé par cette vision-là et Pierre Ivrevol en parlera tout à l'heure.
01:55Et donc, à la fin des années 80, Pierre Fabre décide d'aider ce club du Castrolympique,
02:01qui est encore une association sportive, on n'est pas encore à l'ère de rugby professionnel,
02:05et qui va, dans un premier temps, devenir un sponsor important.
02:09Parce qu'on pense parfois que les laboratoires Pierre Fabre sont devenus directement actionnaires et ont raté le club.
02:14Et ce n'est pas comme ça que ça s'est passé.
02:15Ça s'est passé en deux étapes.
02:17Et encore une fois, Pierre Ivrevol en reparlera tout à l'heure.
02:19Mais donc, il y a cette première rencontre marquante à la fin des années 80.
02:22Et tout de suite, on sent une dynamique qui s'inverse.
02:24Et donc, le Castrolympique est un groupe B à ce moment-là,
02:27est champion de France contre la section paloise,
02:30et retrouve l'élite du rugby français.
02:32Et depuis, et c'est un fait notable,
02:34puisque à part le Stade Toulousain et l'AS Clermont,
02:37aucun club n'a connu que l'élite et la première division depuis cette période-là.
02:42Et donc, c'est très lié à ce rapprochement entre les laboratoires et le Castrolympique.
02:46On parle souvent de cette histoire commune, de la propriété des labos.
02:50On spécule énormément sur ce club de Castres et sa richesse,
02:54prétendue, qui proviennent des laboratoires.
02:56On parle aussi de ce club en comparaison avec le modèle de l'AS Clermont et de Michelin.
03:02On y reviendra dans un prochain épisode.
03:03Et donc, pour aller mieux comprendre comment tout ça s'est passé,
03:07quelle était la philosophie d'origine de M. Fabre,
03:10comment les choses se passent aujourd'hui concrètement
03:13dans cette relation d'actionnaire des labos au sein du Castrolympique,
03:16on a décidé d'aller à la rencontre de celui qui a été le chef d'orchestre
03:21et le gardien du temple, quelque part le représentant de M. Fabre,
03:25dès la fin des années 80, Pierre-Yves Revol,
03:27qui est devenu le plus jeune président du rugby français, très certainement.
03:31Il n'avait même pas 31 ans au moment où il a endossé le rôle en 1989
03:36et qui est devenu depuis certainement une des figures les plus importantes du rugby français,
03:41bien sûr par le Castrolympique, mais aussi par sa casquette de président de la Ligue Nationale du Rugby
03:46à une période à laquelle le rugby était vraiment en plein développement.
03:50Et pour comprendre ce virage pris avec les laboratoires Pierre-Fabre
03:53et évidemment l'homme à la tête de ces laboratoires,
03:56on accueille dans cette émission, il était une fois dans cette chronique,
04:00il était une fois en Ovalie, M. Pierre-Yves Revol.
04:03Philippe, je te laisse l'accueillir évidemment pour continuer la chronique avec toi.
04:06Oui, c'est Pierre-Yves Revol qu'on a le plaisir d'accueillir aujourd'hui.
04:09Bonjour Pierre-Yves.
04:09Bonjour Philippe, oui.
04:11Oui, comme on le disait en préambule, on va parler de cette longue histoire du rugby à Castres
04:18et puis cette deuxième partie d'histoire lors de laquelle on trouve ce mariage avec les laboratoires Pierre-Fabre.
04:25Alors dans un premier temps en tant que sponsor puis en tant que propriétaire du club,
04:29vous avez accompagné toutes ces évolutions puisque vous avez fait votre arrivée dans le groupe
04:35aux côtés de Pierre-Fabre en 1986 et seulement deux ans après votre arrivée,
04:40M. Fabre décide de s'associer au Castres Olympiques de façon officielle en tant que sponsor d'abord, c'est
04:46ça ?
04:47Plus que de sponsor parce qu'il avait un peu assujetti son sponsoring au fait de pouvoir quand même piloter
04:59assez directement les opérations.
05:01Par exemple pour laquelle en fait quand nous sommes rentrés de mémoire à l'automne 88,
05:07il y avait une association à l'époque et son comité de direction avait été composé de trois personnes issues
05:14du groupe.
05:16Gérard Cholet est un financier moi-même et puis trois personnes historiques du club,
05:23membres de l'association depuis très longtemps, je crois que c'était Georges Beauville, Yves Salvaire et M. Sonal
05:28qui est resté à mes côtés pendant très longtemps.
05:30Il faut rappeler que tout ça arrive à une période un peu délicate de la vie du club
05:34parce qu'il y a une période après cette période faste jusqu'au moment de l'après-deuxième guerre mondiale
05:40de disette un peu de navigation entre le groupe A et le groupe B de l'époque.
05:46Et là le Castro Olympique est en groupe B à ce moment-là et vous vous retrouvez dans ce comité
05:51quelque part
05:52à représenter les intérêts de M. Fabre et à être je pense le plus jeune président de l'histoire du
05:58rugby de haut niveau
05:59puisque vous avez seulement 31 ans quand M. Fabre vous nomme comme représentant des intérêts du groupe.
06:06Oui c'est ça, c'est ça, j'étais un petit peu gamin, je me souviens l'année suivante avoir
06:16rencontré
06:19pas du bébé mais le C.A. Begley de l'époque présidé par André Moga, grande figure tout à l
06:27'air du rugby français
06:29qui était un peu le papa des présidents du club et j'avoue que j'étais très impressionné par cette
06:34figure titulaire
06:35que j'avais trouvé d'ailleurs excessivement aimable avec moi et qui m'avait un peu pris sous son aile
06:41C'est un souvenir assez marquant mais pour revenir à votre question, oui très vite on s'est impliqué
06:49mais on l'a fait parce que le club était un peu aux abois et le président de l'époque
06:53était venu voir M. Fabre
06:54en lui faisant part ses difficultés financières et Pierre Fabre avait dit bon ok on va vous aider
07:00mais voilà il voulait aussi qu'on ait quand même un moyen de contrôler la vie du club
07:07pour être certain que l'action serait la plus efficace possible
07:10Bon et puis je crois que notre arrivée a fait assez bien au club parce que c'est un peu
07:14le hasard sans doute
07:15mais à la fin de cette saison le début avait été turbulent et à la fin je crois que notre
07:22présence avait rassuré tout le monde
07:23et a commencé par les joueurs puisqu'on a été champion de France en groupe B
07:28pour remonter en groupe A que nous n'avons jamais quitté depuis
07:32Oui qui est une vraie performance notable puisque seul le stade toulousain et l'AS Clermont-Auvergne
07:38peuvent comme vous se vanter d'avoir été les seuls à jamais être redescendus depuis cette période-là
07:44donc ce titre de groupe B qui amorce une nouvelle R
07:49c'est contre la section paloise en 89
07:51et donc depuis il y a une régularité quand même axée exceptionnelle
07:56notamment sur la période des années 2010
07:58vous êtes l'équipe qui avait été le plus fréquemment en phase finale
08:02et à part le stade toulousain le plus grand nombre de fois en finale
08:07avec deux titres dans cette période-là
08:10donc le rugby a changé
08:12vous l'avez bien vu évoluer par votre casquette de président du CO
08:16mais aussi par vos allers-retours à la Ligue Nationale de Rugby
08:20en quoi au fil du temps l'engagement de Pierre Fabre a contribué
08:26a permis à cette équipe du Castro-Olympique de rester dans l'élite
08:29parce qu'avec cette structuration du rugby des métropoles
08:33finalement cette histoire entre le CO et les labos
08:37ça reste une petite anomalie
08:39Oui mais si vous permettez
08:41je pense que durant cette période
08:43si je me retourne entre 89 et aujourd'hui
08:47il y a eu plusieurs sous-périodes
08:49c'est-à-dire qu'il y a eu une phase initiale
08:51après l'arrivée du groupe Pierre Fabre
08:53grosso modo donc 88-89 jusqu'en 96-97
08:58où le rugby n'était pas encore officiellement professionnel
09:01et donc ça a été la première partie de notre implication
09:05a été marquée par une période
09:09durant laquelle la grande force du Castro-Olympique
09:13c'était de pouvoir proposer des emplois
09:15mais de véritables emplois
09:17à des joueurs de rugby
09:19qui avaient encore une activité professionnelle à côté du rugby
09:22et c'est là où nous avons été je pense assez performants
09:26on a été champion de France assez vite en 93
09:29après avoir disputé une finale en 92
09:31on revient en finale en 95
09:34et cette première période d'une petite dizaine d'années
09:36elle a été marquée par une forte synergie
09:40entre l'aspect professionnel et l'aspect sportif
09:42c'est-à-dire qu'on avait une majorité de joueurs en fait
09:44qui travaillaient au sein du groupe Pierre Fabre
09:46auquel on proposait un emploi
09:48et souvent une promotion professionnelle
09:51et ça nous a permis d'attirer des joueurs de qualité
09:54et de les fidéliser
09:55parce qu'évidemment c'était déterminant pour eux d'avoir un emploi
09:58ça, ça a été la première décennie
10:00et je dirais qu'on a été assez confortable
10:02parce que le fait que nous ne soyons pas dans un univers professionnel
10:06nous donnait un avantage concurrentiel par rapport à d'autres clubs
10:09c'est celle de pouvoir proposer une palette d'emplois
10:11compte tenu de la taille du groupe dans des secteurs très divers
10:15et puis est arrivé le professionnalisme
10:16et une décennie qui a été un peu plus compliquée pour nous
10:20entre les années je dirais 96-17 et 2006-2007
10:26parce que cet avantage concurrentiel il a un peu disparu
10:29les joueurs de plus en plus privilégiaient l'aspect financier et sportif
10:34à l'aspect professionnel
10:37et bon on a eu des résultats
10:39on a eu de bonnes équipes
10:41mais finalement pas de titre
10:42je crois qu'on a été battu en demi-finale par le stade en 2001
10:46on a dû refaire une...
10:48on a fait une demi-finale Coupe d'Europe
10:50on a fait des phases finales
10:51mais finalement les résultats n'étaient peut-être pas
10:54tout à fait à la hauteur des investissements
10:56et nous-mêmes on avait un peu perdu nos repères
10:58dans ce rugby professionnel
11:00et je dirais qu'il a failli attendre
11:01et c'est la troisième phase
11:03de la construction du club
11:05les années 2008, 2020 et voire jusqu'à aujourd'hui
11:10pour que le CO trouve un nouveau positionnement
11:13dans le rugby professionnel
11:15en gardant ses spécificités
11:17et bon on va dire que c'est l'arrivée
11:21cette période a été couronnée de succès
11:23avec le tandem Laurent Labitte, Laurent Travers
11:26qui sont arrivés en 2008 de Montauban
11:29et qui nous ont permis de franchir un cap
11:31qu'on a essayé de maintenir depuis
11:32et finalement qui ont ouvert une nouvelle ère du CO
11:37dans la stabilité
11:38avec une culture très forte de ses valeurs
11:42avec une forte fidélisation des joueurs
11:44et avec la recherche finalement d'un positionnement
11:47un peu différencié dans l'univers professionnel
11:49des grandes aglomérations que vous évoquiez tout à l'heure
11:52Merci Pierre-Yves d'être revenu un peu sur cette historique
11:55donc le duo en effet Labitte Travers il est important
11:58dans l'histoire du club
11:59ils arrivent en 2008 et cette histoire commune se termine par un titre
12:02en 2013 l'histoire est magnifique puisque c'est 20 ans après ce titre de 93
12:07et puis M. Fabre décède quelques jours ou quelques semaines après
12:11donc il a pu voir le CO à nouveau sur le toit du rugby français
12:16Vous avez raison il a pu le voir mais pas au stade
12:18parce que là son état de santé il n'a pas permis d'assister à la finale
12:22mais bon chez lui à la télé avec ses amis
12:24oui je crois que ça a été une de ses grandes satisfactions de fin de vie
12:29Pour vous à titre personnel sans rentrer dans l'intimité
12:33mais après le décès de M. Fabre
12:35il y a une posture qui ne doit pas être forcément facile à adopter
12:39puisque c'était quand même sa vision et sa volonté
12:43d'associer les laboratoires à son club de cœur
12:46parce qu'il y avait une volonté globale de sa part
12:49de travailler sur le rayonnement de son territoire à tout point de vue
12:53et le CO était devenu un outil de rayonnement
12:56pour le territoire du Tarn et de Castres
12:59Mais après le décès de M. Fabre
13:00est-ce que concrètement il y a quelque chose qui change
13:04ou des discussions qui amènent potentiellement
13:07à avoir une vision différente de cette association
13:09entre les labos et son club de cœur du Castro Olympique ?
13:14Je ne le crois pas parce que les dispositions
13:17qu'avait prises M. Fabre pour pérenniser son entreprise
13:20création d'une fondation à laquelle il a cédé tous ses titres
13:27demandent aux futurs dirigeants de respecter une mission de continuité
13:32qui se traduisait par dans toute la mesure du possible
13:34rester proche des valeurs qu'il avait toujours incarnées
13:37notamment la valorisation du territoire et le maintien des emplois locaux
13:42tout ceci a été mis en oeuvre par des personnes qui ont bien connu M. Fabre
13:48et qui étaient animées par cette volonté d'essayer au mieux
13:51de pérenniser ce qu'il avait fait dans l'indépendance
13:54et dans tout ce qu'il avait fait il y avait, bon même si ça reste accessoire
13:59à l'échelle du groupe, il y avait quand même la volonté de valoriser son territoire
14:03par le biais du sport numéro un du département, c'est-à-dire le rugby
14:07et donc là on a essayé d'assumer cette continuité de façon très naturelle
14:13et je ne pense pas qu'au niveau de tous les dirigeants du groupe concerné
14:19il y a eu quelques réserves vis-à-vis de cette volonté de continuer à soutenir ce club
14:25qui participe largement du territoire
14:29Merci Pierre-Yves et pour la parenthèse puisqu'on est sur Sud Radio
14:33cette histoire commune avec le Castro Olympique
14:35elle est aussi quelque part indissociable de Sud Radio
14:38puisque ça arrive à une époque de volonté de diversification de M. Fabre
14:43avec la création d'une holding Sud Communication
14:45qui rachète des participations, notamment Sud Radio
14:49dont vous prendrez la présidence quelques années après
14:52mais c'est quasiment simultané avec cette prise de participation
14:58ou de pouvoir au Castro Olympique
15:00Oui, c'est la fin des années 80, effectivement
15:03le gouvernement décide de privatiser Sud Radio
15:06et Pierre Fabre est candidat
15:08et le gouvernement choisit de privilégier des intérêts régionaux
15:12plutôt que des grands opérateurs nationaux
15:14à l'époque il y avait Europe, il y avait RTL avec la CLT qui était candidat
15:17et effectivement c'est à peu près concomitant à notre arrivée
15:21dans le rubis
15:22mais à la différence du rubis, on est sortis de ces activités
15:26en domaine de la radio
15:26puisqu'après Sud Radio, on avait l'acheté Radio Monte Carlo
15:29mais on en est sortis pour essayer de se recentrer
15:32sur les activités basques, sur les médicaments
15:34et sur tous les produits cosmétiques
15:37Merci Biry, pour terminer en deux mots
15:39vous avez donc un modèle aujourd'hui de club
15:42qui est assez unique
15:43qu'on rapproche souvent à celui de l'ASM
15:46clairement au Verne
15:47avec l'entreprise Michelin
15:50est-ce que cette histoire commune entre l'ASM et Michelin
15:54vous a inspiré d'une certaine manière dans la réflexion ou pas du tout ?
15:59Je crois qu'il y a des similitudes
16:01mais il faut aussi relativiser
16:02parce que Michelin c'est plus de 100 000 collaborateurs
16:06Pierre Fabre c'est 10 000
16:08en termes de chiffre d'affaires
16:11le ratio il est aussi de 1 à 10
16:15mais il y a quelques similitudes
16:16avec un ancrage fort de Michelin à Clermont-Ferrand
16:19très fort de Pierre Fabre à Castres
16:21et pendant très longtemps
16:24des groupes qui ont été fabiaux
16:25mais depuis le capital de Michelin
16:28qui est désormais une entreprise cotée
16:29a beaucoup évolué
16:30et celui de Pierre Fabre est très spécifique
16:32puisque je vous l'ai dit
16:33il est entre les mains d'une fondation
16:37que Pierre Fabre avait imaginée
16:39pour assurer au mieux
16:39la pérennité et l'indépendance de son groupe
16:41ce que nous avons réussi à faire jusqu'à présent
16:43Pour terminer
16:44vous avez une relation très particulière
16:47à M. Pierre Fabre
16:48par des postes très différents
16:50mais toujours très près de lui
16:52vous le définirez comment
16:53comme votre mentor
16:55un père de substitution ?
16:58Non je pense que c'était
17:01surtout un homme
17:03envers lequel j'avais énormément de respect
17:04qui m'a beaucoup appris
17:05auprès duquel j'ai beaucoup appris
17:10et qui m'a permis d'enrichir considérablement ma vie
17:13après je me garderai d'user de qualificatif
17:16en tout cas c'était certainement un exemple
17:20que je suis loin de pouvoir imiter
17:22mais un homme rare
17:23qui a énormément fait pour sa ville
17:26pour son territoire et pour son pays
17:28comme peu d'industriels finalement l'ont fait
17:31et surtout ce qui a caractérisé
17:34sa démarche
17:36c'est que c'est un homme
17:37qui a toujours été très désintéressé
17:40à tel point que
17:41je reviens sur la fondation
17:42mais c'est en fait le seul grand industriel
17:44qui au lieu de jouir d'une partie de son patrimoine
17:48a tout légué à la collectivité
17:50pour que cette entreprise puisse perdurer
17:53donc c'était à cet égard
17:55un exemple à la fois de désintérêt, de générosité
17:59et je pense que par certains côtés
18:01il est assez inégalable et unique
18:04donc voilà j'ai eu la chance de pouvoir collaborer à ses côtés
18:07qui me fassent confiance à une certaine époque
18:10et notamment une période difficile de sa vie
18:13et aujourd'hui on est surtout tous animés
18:15moi en premier mais tous les autres dirigeants de vous
18:18par la volonté de pérenner ce qu'il a fait
18:19et après son décès animé par une responsabilité lourde aussi justement
18:24par la spécificité de ce véhicule de la fondation
18:27de devoir être le garant de sa vision post-mortem
18:31oui mais bon je dirais que
18:34c'est vrai que dans la période initiale
18:35il y avait beaucoup de pression
18:36c'est vrai qu'il y a eu un peu de recul
18:3813 ans plus tard
18:39bon on se rend compte que l'entreprise est encore solide
18:42sur ses fondamentaux
18:44et c'est le plus important d'avoir réussi à pérenniser ce qu'il a fait
18:48bon on en est tous très fiers
18:51et j'espère que ça dure un long temps
18:52mais depuis cette histoire commune en tous les cas
18:54c'est trois titres de champion de France
18:56six finales du top 14
18:58et une régularité assez exceptionnelle
19:02dans l'ère du rugby professionnel
19:03c'est vrai
19:05merci Pierre-Yves d'avoir été avec nous
19:07pour ce nouveau rendez-vous
19:08merci à vous de m'avoir ouvert votre antenne
19:11pour finalement un petit rappel historique
19:17qui me procure un peu d'émotion
19:20merci beaucoup
19:21merci Pierre-Yves
19:22à très vite
19:23au revoir
19:23merci beaucoup Philippe
19:25pour ce deuxième épisode
19:26il était une fois en Ovalie
19:28donc on a mieux compris le fonctionnement du cadre olympique
19:31et surtout avec l'arrivée des laboratoires
19:33Pierre Fabre
19:33un petit indice pour la semaine prochaine peut-être ?
19:36un petit indice bien sûr
19:37on va parler d'un personnage
19:39un très grand personnage du rugby français
19:41et du rugby mondial
19:42et du sport français
19:43et du sport mondial
19:44ça fait beaucoup
19:45bon bah si vous avez la réponse d'ici la semaine prochaine
19:48n'hésitez pas à la mettre en commentaire
19:50sinon rendez-vous vendredi prochain
19:51merci Philippe
19:52il était une fois en Ovalie
19:54Philippe Spanguero
19:55avec MyLock
19:57loueur de matériel de BTP
19:58bâtisseur de relations durables
20:00merci
20:00merci
20:00merci
20:00merci
20:00di
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