- il y a 10 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00On va parler du budget. Prisca Tevno, est-ce que vous avez compris, vous, où ce gouvernement va aller chercher
00:06des économies ?
00:08La vraie question, c'est qu'en fait, nous n'avons pas encore la copie globale.
00:11On voit beaucoup de propositions émerger, certaines sont validées, d'autres sont remises en cause.
00:17Mais la réalité, et certains le savent en tant que parlementaire, M. Calfon, vous l'avez su en tant que
00:21sénateur,
00:22c'est qu'il faut qu'on ait la copie globale, finale, qui sera présentée au Conseil des ministres et
00:26au Parlement pour pouvoir se positionner.
00:28Et là, il est encore trop tôt. Et c'est normal. Et je le dis assez simplement.
00:32C'est trop facile de commencer à faire des accusations alors qu'on n'a pas la copie.
00:36Et franchement, le contexte est suffisamment compliqué pour le Premier ministre et son gouvernement
00:42pour venir ici faire des suppositions sur la base d'hypothèses qu'on ne peut pas vérifier.
00:47Non, mais il y a quand même des pistes qui se dégagent.
00:49Donc déjà, une bonne nouvelle, il n'y aura pas le gel du barème de l'impôt sur le revenu.
00:53Ce qui n'était pas le cas et dernière, on avait dit ça.
00:54On est d'accord que ce n'était pas acquis, ça vous dit tous bonne nouvelle.
00:57Bonne nouvelle.
00:58Ensuite, les retraités. Est-ce que oui ou non, les retraités vont devoir contribuer davantage ?
01:03Parce que c'est une chose de dire qu'aucune pension de retraite ne va diminuer.
01:07Mais ça laisse quand même la place à l'ambiguïté. On est bien d'accord ?
01:10Je vais vous répondre sans ambiguïté.
01:12Il faut en finir avec le psychodrame annuel de comment on finance notre modèle de système de retraite
01:16et changer complètement le système.
01:18Ce n'est pas la première fois que je le dis, je l'assume complètement.
01:21Sinon, cette question-là, pardon, ça reposera l'année prochaine.
01:23On se la reposera l'année d'après en, d'une, décalant peut-être l'âge de retraite
01:27et en plus, en augmentant les impôts.
01:29Je suis contre l'un et contre l'autre.
01:31Donc, il faut un nouveau système de retraite, universel, avec une part de capitalisation.
01:36Vous êtes opposée, vous, aux deux mesures qui sont à l'étude ?
01:39Ce n'est même pas que je suis opposée.
01:40C'est qu'en fait, je pense qu'aujourd'hui, soit on continue à mettre des sparadraps.
01:43Parce que depuis la dissolution, je suis désolée.
01:44Oui, mais là, il y a un budget à boucler.
01:45Eh bien, vous me posez la question en tant que parlementaire, je vous réponds.
01:47Donc, vous voterez quoi ?
01:48Et donc, on l'a fait l'année dernière.
01:50Ben, attendez, on n'a pas la...
01:51Enfin, pardon.
01:52Oui, attendez, attendez, attendez.
01:53Il y a vraiment une majorité d'envolement, non ?
01:55Il y a déjà plus de majorité à l'Assemblée nationale depuis la dissolution.
01:58On a 11 familles politiques à l'Assemblée nationale.
02:00Ce n'est pas nouveau.
02:01OK, on en parle beaucoup, mais nous, on y siège et on voit ce qui se passe.
02:04De deux, vous allez me demander de voter le budget.
02:06On ne l'a pas encore.
02:07Non, mais aux deux pistes que propose...
02:08Les lignes rouges, je crois.
02:09Vous ne vous dites ni l'une ni l'autre.
02:10Ben, je dis en fait, moi, je dis en fait, comment on finance aujourd'hui ?
02:14Non, mais il vous rapporte...
02:15Il vous pose deux propositions.
02:17Et donc, vous rejetez les deux propositions juste pour...
02:19Non, je ne rejette pas les propositions.
02:21Je lui dis, en fait, à côté de quelles autres réformes s'est mis en place,
02:24à côté de quelles autres dépenses on vient venir taper,
02:28et quelles sont les économies qu'on peut mettre en place.
02:30C'est pas comme ça qu'on va faire un budget.
02:31Bien sûr que si, et ce n'est pas vous qui venez me donner des leçons
02:33de comment gérer un budget, je voudrais...
02:35On ne sors de dettes, hein.
02:36C'est important, en tout cas, ce que vous dites.
02:39Non, non, mais...
02:39À cause de nous, attendez, attendez.
02:41On croirait...
02:41Attendez, attendez.
02:42Donc, on est responsable de la dette.
02:43Thierry Arnaud, vous voulez ajouter quelque chose,
02:44et ensuite, je viens vers vous.
02:45Allez-y, Thierry.
02:46Allez-y.
02:47Vous entendez bien.
02:47T'entendu.
02:48Juste pour être clair et pour essayer d'éclairer
02:51ceux qui nous regardent et qui cherchent à comprendre,
02:54le Premier ministre évoque deux pistes.
02:55Revenir sur l'abattement fiscal de 10% sur les retraites.
02:58Première piste possible d'économie.
03:00Sur toutes les retraites ?
03:01Deuxième cycle possible d'économie,
03:04la désindexation des retraites.
03:05C'est ça, le courrier qui l'adresse.
03:07Oui, mais ce n'est pas vraiment ce que j'entends
03:08de la part des différents ministres
03:09qui se présentent sur différentes antennes.
03:11C'est ce qui est écrit dans le courrier
03:12par le Premier ministre.
03:13Oui, et encore une fois, je le redis,
03:14vous aviez, je crois, la porte-parole du gouvernement
03:16tout à l'heure sur BFM aussi.
03:17Donc, moi, je le dis encore simplement.
03:19Je peux me prononcer aujourd'hui,
03:20ça pourrait être démenti demain
03:21parce que la proposition n'existera plus.
03:23Moi, ce que je dis, c'est qu'aujourd'hui...
03:24Eh bien, justement, ce que je propose
03:26par rapport à celles et ceux qui nous regardent,
03:28parce qu'on est là aussi pour amener de l'apaisement
03:30et arrêter de nourrir des angoisses
03:32sur des frayeurs,
03:33c'est de leur dire que ce n'est pas dans quelques mois,
03:35c'est dans quelques jours.
03:36Le gouvernement présentera sa copie finale
03:38avec toutes les propositions arrêtées
03:40parce que, pardon, on en a vu plein
03:41des propositions arriver
03:42qui étaient démenties le lendemain
03:44de façon assez simple
03:45parce qu'il y avait des sources,
03:46pas des sources, etc.
03:47Mais là, c'est un courrier officiel du Premier ministre.
03:49C'était pas une rumeur.
03:51Oui, mais attendons de voir le budget.
03:53Attendons, et Maude Bréjean,
03:55écoutez ce que dit Maude Bréjean sur les retraités
03:57et je vous fais réagir derrière tous les deux.
03:59Maude Bréjean qui disait ce soir sur les retraités,
04:01ils seront tous épargnés.
04:03Mais voilà.
04:04Les retraités ne porteront pas
04:06l'effort central de ce budget.
04:08Mais ils porteront une partie de l'effort.
04:09L'effort central de ce budget sera porté par l'État,
04:12d'une part.
04:13D'autre part, aucun retraité...
04:14Mais ils porteront une partie de l'effort.
04:16Aucun retraité, pardon,
04:17ne verra évidemment sa pension diminuer.
04:19Nous voulons, et c'est une ligne claire
04:21du Premier ministre,
04:21puisque les retraités les plus modestes
04:24soient évidemment principalement préservés.
04:26Et ensuite,
04:28il y a une question de répartition de l'effort,
04:30mais qui ne concerne pas que les retraités.
04:32François Calfon, vous disiez,
04:34c'est vertigineux.
04:34Ce qui est vertigineux, quand même, Prisca Thévenot,
04:36mais ça, c'est le fruit de la dissolution ratée
04:38de M. Macron,
04:39et l'en a fini dans une sorte de grand spectacle
04:41qui ridiculise la France,
04:43c'est que vous avez une majorité,
04:45une parlementaire rattachée à ce gouvernement,
04:47quand même,
04:49et qui nous dit qu'elle est incapable
04:51de commenter le début d'une piste.
04:52Donc, ce n'est pas en tant que Prisca Thévenot,
04:55mais c'est que les journalistes,
04:57les oppositions veulent savoir
04:59sur quelle base,
04:59parce que c'est encore vous qui tenez le stylo,
05:01on n'est pas dans un régime parlementaire.
05:02Non, attendez, pardon, ça c'est faux.
05:04Attendez, je vais juste terminer mon propos
05:05et vous aurez tout le loisir de me répondre.
05:07Bien sûr.
05:07C'est presque un commentaire.
05:09Moi, je suis halluciné
05:11que le début du commencement,
05:13finalement, d'une piste,
05:16immédiatement, vous prenez vos distances avec.
05:17Donc, à un moment,
05:18moi-même qui suis à un militant politique,
05:20on est tous à quelques mois
05:21d'une élection présidentielle,
05:22mais il faut faire preuve
05:23d'un minimum de responsabilité.
05:25Eh bien, je vais le faire.
05:26Pour ce qui me concerne.
05:26Permettez-moi, je vais...
05:27Avec plaisir.
05:28Non, mais la question qui fait,
05:30qu'est-ce que vous faites, vous, les socialistes ?
05:31Non, c'était...
05:33Non, personne.
05:33Mais si, mais je vais vous répondre.
05:35Elle vous répond, et ensuite...
05:36Je pense qu'un homme politique doit savoir dire
05:38quelle est ma feuille de route.
05:39Bien sûr.
05:40Mais en fait, je vais vous le dire assez...
05:41Monsieur Calfon...
05:42Une sorte de flottement institutionnel
05:44qui est terrible pour les Français, quoi.
05:45Montre-moi qu'on n'est justement
05:46pas en train de débattre
05:47et qu'on ne peut le faire
05:48à quel moment
05:48quand le gouvernement national
05:49ne s'en mêle pas.
05:50Avec plaisir.
05:50Je vais vous dire assez simplement,
05:52vous me posez la question,
05:56je ne sais pas encore pour ce budget-là,
05:57en tout cas, c'est le Premier ministre,
05:58mais avec quelle directive
06:00et quel cap et quelle vision,
06:02je ne sais pas,
06:02puisque l'année dernière...
06:03Mais c'est bien ce qui me fait pas l'envoyer.
06:04Oui, mais je vous réponds sincèrement.
06:05On a l'été, hein.
06:06Je suis sincère,
06:07et pardonnez-moi d'être sincère et honnête,
06:08parce que l'année dernière,
06:09effectivement,
06:10la plupart des mesures
06:11qui ont été mises
06:11dans le budget initial,
06:12ce sont des mesures
06:13qui venaient du Parti socialiste.
06:15On voit le résultat, hein.
06:16Et donc, c'est une réalité.
06:17Et je ne fais pas de morale.
06:18On a permis à 600 millions
06:21d'où la prudence
06:23aujourd'hui de Prisca Théveno.
06:25C'est ce que vous dites, Maurice.
06:27Mais bien sûr...
06:27Ce qui se passe,
06:27dans le phénomène qui se passe,
06:28François Calfon a raison sur un point,
06:31c'est que personne ne sait,
06:32mais il est probable
06:33qu'aujourd'hui,
06:34le Premier ministre, lui non plus,
06:35ne sait pas complètement
06:36ce qu'il va faire.
06:37D'où le mot vertigineux.
06:38C'est ça,
06:38c'est ça la complexité
06:40de la situation
06:40où il hésite
06:41entre deux types de budget,
06:43un budget extrêmement fort
06:45qui pourrait provoquer une crise
06:46ou un budget beaucoup plus prudent
06:48qu'il essaierait de faire passer
06:49avec les socialistes, etc.
06:51Donc je crois
06:52qu'il ne sait pas lui-même
06:53aujourd'hui
06:53ce qu'il va faire
06:54à quelques jours
06:55de la remise du texte.
06:56Je précise que Maud Bréjot
06:57n'a pas écarté d'ailleurs
06:59l'hypothèse d'un 49-3.
07:01François Calfon,
07:02quand Marine Le Pen
07:03dit hier
07:05finalement
07:05il vaut mieux
07:06un mauvais budget
07:08que pas de budget,
07:09évidemment,
07:09on va négocier,
07:10on va discuter,
07:10mais il vaudrait mieux
07:11un budget
07:12et ensuite le modifier
07:13une fois que nous serons au pouvoir.
07:14Est-ce qu'elle ne le fait pas ?
07:16Preuve de responsabilité ?
07:18Vous savez,
07:18c'est nous qui avons permis
07:19ce qui est un budget
07:20pour la France
07:20l'an dernier
07:22socialiste.
07:22Merci de le reconnaître.
07:23Non, mais c'est la vérité.
07:24C'est juste la vérité.
07:25Et on a obtenu
07:26pour 600 000 Français,
07:27mais ça n'a pas l'air
07:27d'intéresser
07:28à le Rassemblement National,
07:29la suspension
07:30de la réforme des retraites
07:31et beaucoup d'autres choses.
07:32C'est grâce à nous.
07:32Et beaucoup d'autres choses
07:34dans les monstres
07:35Pour savoir
07:35qu'il a permis
07:36de poser le déficit,
07:37c'est génial.
07:37Je vous réponds très précisément,
07:39tout le monde,
07:40la vie politique prend feu
07:41parce qu'on est très proche
07:43de la présidentielle.
07:44D'aucun de mes camarades
07:44dise de toute façon
07:45quoi qu'il arrive,
07:46il y aura censure.
07:47Moi, je fais partie de ceux,
07:48je suis un social-démocrate,
07:49je fais partie de ceux
07:50qui pensent qu'il ne faut pas
07:50laisser le pays
07:52finalement dans une forme
07:53d'impasse.
07:54Maintenant,
07:54est-ce que ça veut dire
07:54qu'on fera passer
07:55d'impasse ?
07:56Pas de budget,
07:56pour être très clair.
07:57Est-ce que ça veut dire
07:58qu'on fera passer
07:59n'importe quoi ?
08:00Vous avez la preuve,
08:00on ne lit pas dans le mar de café
08:02ce qu'on fera.
08:03On n'a pas fait passer
08:04n'importe quoi.
08:05Donc, je souhaite
08:06que mes amis,
08:07moi je suis parlementaire européen,
08:08que mes amis parlementaires nationaux,
08:10d'ailleurs je vois
08:10des expressions différentes,
08:12j'entendais Philippe Brun,
08:13j'entendais Jérôme Gage,
08:14je souhaite qu'il regarde la copie,
08:16et c'est pour ça que je trouvais
08:17que c'était un peu vertigineux,
08:18que le gouvernement
08:19sera en mesure de proposer.
08:20Et moi, je ne connais pas
08:21un socialiste
08:23s'il est vraiment socialiste,
08:24qu'il ne regarde pas
08:25chaque victoire
08:26pour chaque Français
08:27ou chaque, finalement,
08:29lutte contre des régressions
08:31sociales qui figurerait
08:32et qu'on pourrait,
08:33finalement, contrecarrer.
08:34Quand Maude Bréjon dit
08:36les retraités ne porteront
08:38pas les forces centrales,
08:40pour vous,
08:41qu'est-ce que...
08:41Elle a dit,
08:42sur le plateau,
08:43il y a beaucoup de bruit,
08:43mais je suis quand même
08:44en train de la seconde partie
08:45de la phrase,
08:46et après elle a repris son propos,
08:48je fais le commentaire
08:49de Madame Bréjon,
08:50elle a dit
08:51les retraités modestes,
08:53l'interprétation
08:54ne porteront pas
08:55de l'enferme centrale,
08:56c'est-à-dire qu'ils ne renoncent pas
08:58à une sous-indexation
08:59des hautes pensions
09:00de retraite.
09:01Et moi, je dis
09:02une chose simple,
09:03c'est que nous,
09:03on regardera tous,
09:05certainement pas
09:05de sanctionner
09:06les plus modestes,
09:07mais les efforts,
09:07malheureusement,
09:08vu la dette abyssale
09:09que vous nous allez laisser,
09:10il faudra en faire.
09:11Il faudra aussi en regarder,
09:13ça fait partie de la lettre
09:14qui n'existe pas
09:14de ce que vous avez perdu.
09:14Qui devra en faire,
09:15François Galchon ?
09:16J'y viens,
09:16les 200 milliards d'aides
09:18aux entreprises,
09:19il y a sans doute
09:20quelques milliards,
09:21ben oui, bien sûr,
09:22il y a sans doute
09:22quelques milliards
09:23qui n'ont aucun effet
09:24sur l'emploi.
09:25Les compagnies pétrolières,
09:27on n'en parle pas,
09:29qui sont des profiteurs
09:30de crise,
09:30doivent payer
09:31et doivent payer
09:32encore davantage.
09:33Le plafonnement
09:33à 1,99€
09:35de M. Pouyanné
09:36ne trompe personne.
09:37Voilà quelques pistes
09:38de gens qui peuvent payer,
09:39mais à l'arrivée,
09:40beaucoup de gens
09:41payeront,
09:41ça c'est la réalité.
09:42Donc, je rappelle
09:44le cadre de la discussion
09:45pour que les choses
09:46soient claires.
09:47Le Premier ministre
09:47écrit un courrier
09:48qu'il envoie
09:49à différents ministres,
09:50il leur dit
09:50vous allez présenter
09:51différentes pistes possibles
09:53d'économie sur les retraites
09:55au président
09:55des groupes parlementaires,
09:56ils vous feront un retour
09:58et vous me ferez
09:59la synthèse
10:00de tout ça.
10:01Et effectivement,
10:02parmi les pistes
10:02que le Premier ministre
10:04propose dans ce courrier,
10:05il y a la désindexation
10:06des retraites
10:07et il y a la fin
10:07de l'abattement fiscal.
10:09Il émet aussi
10:10des principes
10:12qui doivent être,
10:12dit-il,
10:13respectés.
10:141,
10:14les petites retraites,
10:15dit-il,
10:16doivent être préservées
10:17sans nous dire
10:18ce qu'est une petite retraite
10:19et il faudra évidemment
10:20un chiffre et des précisions
10:21et des précisions
10:23et il dit ensuite
10:24aucune retraite
10:25ne doit être diminuée,
10:27ne doit baisser en euros.
10:29Mais vous voyez
10:29que c'est la question
10:29de l'indexation.
10:30c'est-à-dire que si vous touchez
10:311000 euros de retraite
10:32et que l'année prochaine
10:33il y a 10% d'inflation,
10:35vous continuez à toucher
10:361000 euros de retraite
10:38donc votre retraite
10:38n'a pas diminué en euros
10:40mais de fait
10:41votre pouvoir d'achat
10:41a été réduit.
10:42Est-ce que vous irez vous
10:44discuter justement ?
10:45C'est pour ça que c'est étonnant
10:46de voir les uns et les autres
10:47s'en satisfaire.
10:48Nous sommes le premier parti
10:49de l'Assemblée nationale
10:50et Marine Le Pen
10:51quand elle prend parole
10:52aujourd'hui,
10:53elle est bien évidemment
10:54dans la construction,
10:55elle l'a toujours été.
10:56Elle a été pour M. Barnier,
10:57Barnier ne l'a pas écouté,
10:58il a été censuré,
10:59elle l'a été avec M. Bayrou
11:00à deux reprises
11:00et là on procède
11:02de la même manière.
11:03Nous sommes dans la construction.
11:04Nous savons que les macronistes
11:05dirigent le pays,
11:06gouvernent le pays
11:07sans majorité
11:08et donc c'est dans un esprit
11:09de responsabilité
11:10qu'on appelle le Premier ministre
11:11à nous écouter sur les pistes.
11:12Mais du coup ça veut dire
11:12que, parce que Marine Le Pen
11:13a semblé insister
11:15sur la gravité du moment
11:16alors c'est peut-être aussi
11:17parce qu'elle s'y voit déjà
11:19mais est-ce que ça veut dire
11:20que les lignes rouges
11:22du Rassemblement national
11:22seront moins nombreuses
11:24que pour le précédent budget ?
11:26C'est la réalité.
11:27Vous avez vu que la France décroche
11:28par rapport aux pays
11:29de l'Union Européenne
11:30sur la croissance.
11:31Vous avez vu qu'après
11:3210 ans de macronistes
11:32il y a un taux de record
11:33de pauvreté,
11:34un taux de défaillance
11:35d'entreprise record,
11:36des dettes record.
11:38Au bout d'un moment
11:38si on se dit
11:39que la situation n'est pas grave
11:40on est fou.
11:41Donc effectivement
11:42Marine Le Pen
11:43propose cela.
11:44J'ai entendu aujourd'hui
11:44M. Le Maire
11:45qui nous accusait
11:46d'être des frexiteurs
11:48expliquer qu'effectivement
11:49la France devrait baisser
11:50sa contribution
11:51de la France
11:52à l'Union Européenne.
11:53C'est exactement
11:53ce qu'on va proposer
11:54au Premier Ministre
11:55par exemple
11:56de baisser la TVA
11:58de 20,5,5
11:58sur l'énergie.
12:00Combien ça coûte ?
12:00Ça c'est des recettes en moins.
12:01C'est des recettes en moins
12:02mais il y aura des recettes
12:03en plus.
12:04Quand je vous parlais tout à l'heure
12:05des prestations sociales
12:06non contributives
12:06pour les étrangers
12:07de moins de 5 ans
12:08c'est 8 milliards.
12:09Il faut un référendum
12:10c'est discriminatoire
12:11en l'état du droit.
12:13Sur les prestations sociales
12:14non contributives.
12:15Votre ligne rouge ?
12:15Sur la contribution
12:16à l'Union Européenne.
12:17Votre ligne rouge
12:17ce sera quoi ?
12:18Nous on pense
12:19que l'effort
12:20ce n'est pas
12:21les retraités modestes
12:22ou non
12:22ou fixer
12:23et geler
12:24la retraite en euros
12:25puisqu'effectivement
12:26avec l'inflation
12:27c'est finalement
12:31ça baisse.
12:32Nous on nous expliquons
12:32que l'effort principal
12:33ça doit être
12:34celui de l'État.
12:35C'est l'État
12:36qui doit baisser
12:37justement
12:39son...
12:39Et pour vous ?
12:40Pour vous les entreprises ?
12:41concernant au Parti Socialiste
12:42un contre-budget
12:42très petit.
12:43Oui alors d'ailleurs
12:44et on va le reproduire
12:45sur ce point
12:46elle a effectivement
12:47beaucoup parlé
12:48de logement aujourd'hui
12:48du pouvoir d'achat
12:49mais sur les 125 milliards
12:51d'économies
12:51du Rassemblement National
12:52on n'y voit pas
12:54du tout plus clair
12:54on est bien d'accord
12:55Maurice Safran
12:56Absolument pas plus clair
12:57c'est aussi flou
12:58que les économies
12:59que doit faire
13:00le Premier ministre
13:01et effectivement
13:02la principale attente
13:03des Français aujourd'hui
13:04c'est d'être clair
13:04sur le budget
13:05sur les efforts
13:06sur les économies
13:07et ça n'est absolument
13:08pas clair.
13:08François Calfon non plus
13:09il n'est pas tout à fait clair
13:10parce qu'il a oublié
13:11de citer un nom
13:12il s'est passé un événement
13:13politique important aujourd'hui
13:14sur BFM
13:15c'est son chef Olivier Faure
13:16qui a fait tellement
13:18de papouilles
13:20à Jean-Luc Mélenchon
13:21qu'en clair
13:23ça annonce quand même
13:24que ça va être
13:24très difficile
13:25pour Socialiste
13:26de voter
13:26quelques budgets
13:27que ce soit
13:28cette année.
13:28Vous faites bien
13:29d'y faire référence
13:30on va l'écouter
13:31effectivement
13:31Olivier Faure
13:32invité ce midi
13:34de Guillaume Daré
13:36sur la censure
13:37écoutons-le.
13:38Je veux voir la copie
13:40mais je dis simplement
13:42que pour l'instant
13:43les signaux
13:43ne sont pas les bons
13:44et que si
13:45ces signaux
13:46se prolongent
13:47et même se durcissent
13:48alors effectivement
13:49je n'aurai aucune hésitation
13:51à faire
13:52le choix
13:53de la censure.
13:53Pour les pistes
13:54que je vois
13:54pour l'instant
13:55ce n'est pas dans le bon sens
13:56c'est une évidence.
13:57En l'état
13:57je vous dis que
13:58pour l'instant
13:58je n'ai pas la copie complète
14:00je veux l'avoir
14:01je veux savoir
14:01ce qui sera fait
14:02sur la contribution
14:03des grandes fortunes.
14:04Mais si la copie est conforme
14:05aux pistes ?
14:06Si la copie est conforme
14:07aux pistes
14:07à la fin
14:08effectivement
14:08je s'assurerai.
14:10Il ne dit pas non
14:10mais il dit quand même
14:11presque déjà non.
14:12La question c'est plutôt
14:13est-ce que ça reflète
14:14ce que pense le groupe
14:15du Parti Socialiste ?
14:16Est-ce que le chef
14:17dit ce que vous pensez tous
14:20au sein du groupe PS ?
14:21Avec beaucoup de respect
14:22pour les uns et les autres
14:22sur ce plateau
14:23je parle bien
14:23la langue socialiste.
14:25S'il devait dire non
14:26il aurait dit non.
14:27Il dit
14:28un peut-être
14:29qui a des accents de non.
14:30En même temps
14:31je vais faire un peu
14:32de commentaire.
14:35Je vais être très clair
14:37en même temps
14:38il est candidat
14:39à une primaire
14:40en choisissant
14:41un certain positionnement.
14:43Moi je pense
14:43je réponds très clairement
14:44à votre question
14:45que dans l'ADN profond
14:47des socialistes
14:48il n'y a jamais
14:49la politique du pire.
14:51Donc les lignes rouges
14:52elles ont été indiquées
14:53par Olivier Faure
14:54je me retrouve tout à fait
14:54avec lui
14:55c'est que les lignes rouges
14:56c'est la contribution
14:57des plus aisés.
14:58J'ai parlé moi-même
14:59sur ce plateau
14:59la contribution
15:00des raffineurs
15:01du groupe Total
15:02qui se fait de l'argent
15:04et des milliards
15:05d'euros.
15:05J'ai parlé
15:06quand vous dites
15:08François Calfon
15:09200 milliards
15:10211 milliards
15:11d'aide aux entreprises
15:12dont au moins
15:1320 milliards
15:13ne sont pas efficaces
15:14pour l'emploi.
15:15Voilà.
15:15Et si vous avez déjà ça
15:17vous récupérez
15:17Quand vous dites
15:18les lignes rouges
15:19ça va être vos exigences
15:20c'est-à-dire
15:20les contributions
15:21pour les plus aisés
15:22ça va devoir figurer
15:23dans ce budget.
15:25Ça existe déjà
15:26Presqu'à Tévenot.
15:27J'ai donné des exemples
15:28qui pour l'instant
15:29ne sont pas
15:30La taxation de Total
15:31n'existe pas déjà.
15:32Mais en fait
15:32attendez
15:33la taxation de Total
15:33elle existe
15:34parce que toute entreprise
15:35qui fait effectivement
15:36des bénéfices
15:36sur ce pays
15:37et qui travaille
15:38et qui a des activités
15:39paye des impôts.
15:40Maintenant
15:41si vous le dites
15:41effectivement de cette façon
15:42c'est parce que vous avez raison
15:43et que la majorité
15:44est faite à l'étranger
15:45donc moi je veux bien
15:46qu'on aille taxer
15:46des activités
15:47qui sont à l'étranger
15:48mais il va falloir
15:49m'expliquer comment on fait
15:51parce que vous parlez
15:52depuis tout à l'heure
15:53et je vous écoutais
15:53quand vous parliez
15:54de droits
15:54et de règles juridiques
15:55mais d'un seul coup
15:56visiblement
15:57quand il s'agit
15:57de taxer
15:58tout ce que vous pouvez taxer
15:59là d'un seul coup
15:59le droit disparaît
16:00et ensuite
16:01je vais vous le dire
16:01assez simplement
16:02et je vais continuer
16:03ma phrase
16:03et vraiment
16:04je ne vais pas m'arrêter
16:05sur le sujet
16:06de la taxation
16:06encore plus
16:07des entreprises
16:08et des foyers aisés
16:11ça a été réévalué encore
16:13sous Barnier
16:14il y a une taxe exceptionnelle
16:15sur les entreprises
16:15et une taxe exceptionnelle
16:16sur les hauts revenus
16:17qui a été remis en place
16:19avec monsieur Lecornu
16:20et qui annonce
16:22a priori
16:22a confirmé encore une fois
16:23la reconduire
16:25donc ça existe
16:25mais réduite
16:26peut-être augmenter
16:26je ne sais pas ce que j'ai vu
16:27mais pardon
16:29sur la partie
16:32taxation pétrolière
16:33là vous faites
16:33l'avocat de monsieur Pouyanné
16:35il a beaucoup d'avocats
16:36il n'y a pas besoin de vous
16:37juste simplement
16:38un point
16:38je ne suis pas son avocat
16:38simplement un point
16:39je rappelle ce que vous avez demandé
16:40que vous avez eu sur le budget
16:41un point d'information
16:42pour nos téléspectateurs
16:43il y a six pays
16:46de l'Union Européenne
16:47dont l'Allemagne
16:48de monsieur Merz
16:49ce n'est pas vraiment la gauche
16:50qui disent
16:51il va falloir faire
16:52les taxations
16:53sur finalement
16:54les entreprises pétrolières
16:55qui sont des profiteurs de crise
16:57au Conseil Européen
16:58vous savez ce qu'on doit faire
16:58au Conseil Européen
16:59on doit sortir de cette dépendance
17:01plutôt
17:01au Conseil Européen
17:01qui s'y est opposé
17:04qui s'y est opposé
17:06la France de monsieur Macron
17:07vous voyez
17:08vous êtes court-termiste
17:09et des privilèges
17:10vous avez focalisé sur monsieur Pouyallet
17:14Thierry Arnaud
17:15vous vouliez intervenir
17:16là-dessus
17:16on reste là-dessus Thierry
17:18oui non
17:18je voulais simplement
17:20observer le fait
17:20que ce débat budgétaire
17:22il intervient aussi
17:23dans un contexte
17:24où il n'y a pas que les français
17:24qui se posent des questions
17:25il y a aussi les marchés financiers
17:27c'est un sujet
17:27dont les politiques
17:29ne parlent pas beaucoup
17:29quand on a
17:303500 milliards de dettes
17:32quand on a un service
17:33de la dette
17:33de 65 milliards d'euros
17:34qu'on doit emprunter
17:35plus de 300 milliards
17:36cette année
17:38il faut présenter
17:39un budget
17:39que les marchés financiers
17:40vont considérer
17:41comme sérieux
17:42et crédibles
17:42parce que sinon
17:43qu'est-ce qu'il se passe
17:44sinon nos taux d'emprunt
17:46continuent à augmenter
17:47pour financer cette dette
17:48et quand nos taux d'emprunt
17:49continuent à augmenter
17:50qu'est-ce qu'il se passe
17:51et bien ce sont
17:52des milliards d'euros
17:53supplémentaires
17:54qu'il faut dépenser
17:55pour rembourser cette dette
17:56donc pourquoi le gouvernement
17:57dit
17:58il faut 30 milliards
17:59d'économies
18:00aujourd'hui
18:01il pourrait très bien dire
18:03le prochain s'en occupera
18:05le prochain s'en occupera
18:06effectivement
18:06et c'est à lui
18:07de fixer ses priorités
18:08et après tout
18:09c'est normal
18:09puisqu'il sera
18:11celui que les français
18:12ont choisi
18:13avec sa méthode
18:14avec sa méthode
18:15et auquel potentiellement
18:16ils auront ensuite
18:16dans la foulée
18:17confié une majorité
18:19parlementaire
18:19sauf que
18:20il y a le feu
18:21sauf que
18:22il y a
18:23des échéances financières
18:25il y a la pression
18:26des marchés financiers
18:26et ça
18:27on comprend pourquoi
18:29c'est pas très présent
18:30dans l'histoire de la campagne
18:31mais croyez-moi Alice
18:32c'est un facteur
18:33qui est absolument essentiel
18:34et qui doit aussi
18:35peser lourd
18:36dans le débat budgétaire
18:38de ses prochains jours
18:39et dans ses prochaines semaines
18:40parce que par exemple
18:41et c'est pas porter
18:41un jugement de valeur politique
18:42mais dans l'hypothèse
18:43d'une censure par exemple
18:44dans l'hypothèse
18:45d'un clash budgétaire
18:47je suis pas certain
18:49que les conséquences financières
18:51seraient totalement
18:51indolores pour les français
18:52qui est un jugement de valeur
Commentaires