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Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00On va accueillir à présent nos prochains invités, Prisca Thévenot, député Ensemble pour la République des Hauts-de-Seine.
00:06François Calfon est également avec nous, député européen du Parti Socialiste.
00:10Andréa Cotarac pour le Rassemblement National.
00:13Maurice Safran et Thierry Arnaud.
00:16Ça va Maurice, c'est pas trop tard ?
00:17Je vous sens un petit peu fatiguée, non ?
00:20Bonsoir Maurice Safran.
00:22Bonsoir, bienvenue.
00:23Et Prisca Thévenot, bonsoir à vous.
00:25Bienvenue à tous.
00:26Nous allons commencer, nous en parlions à l'instant, à cette rentrée de Marine Le Pen à Énan-Beaumont aujourd
00:32'hui.
00:33C'était l'un des événements importants de cette journée politique avec, je le disais, une clé de voûte dans
00:40ce discours de Marine Le Pen
00:42qu'on n'avait pas entendu depuis un certain temps, la préférence nationale.
00:45Écoutez.
00:47La première mesure sociale que nous prendrons sera un droit nouveau pour tous les Français.
00:54Nous allons garantir à tous les Français, comme cela se pratique dans tous les pays du monde, un droit naturel
01:01et juste.
01:02Avec nous, les Français, quelle que soit leur couleur de peau ou leur religion, leur origine ou leur résidence,
01:09quelle que soit leur région ou leur condition sociale, seront prioritaires chez eux.
01:14Il est en même temps moral et devrait être légal que ceux qui appartiennent à la communauté nationale aient davantage
01:21de droit en France que les autres.
01:25Avec la fierté d'être Français, nous reconnaîtrons à chacun de nos compatriotes un privilège de l'être.
01:34Prisca Thévenot, son traire de secret, je vous ai entendu dire au bout de deux secondes, c'est faux.
01:38C'est faux quand elle dit que majoritairement l'ensemble des pays du monde fonctionnent comme ça, c'est faux.
01:42Mais à la limite, je n'ai pas envie de vous dire que l'enjeu, c'est de se comparer,
01:45c'est de savoir ce qu'on peut faire en France.
01:47Ça fait un moment qu'effectivement, on n'a pas entendu Marine Le Pen parler et on comprend aujourd'hui
01:51pourquoi, c'est qu'elle n'est toujours pas préparée.
01:54J'aime bien les discours d'estrade, je les écoute et j'ai écouté ce qu'a dit Marine Le
01:57Pen aujourd'hui.
01:58Et j'ai lu une partie de son programme d'ailleurs qui est sur son site internet.
02:01Et je ne comprends toujours pas dans un cas concret, mais je pense que le représentant du Rassemblement National va
02:05nous dire ce qu'il en est.
02:06Une infirmière en France, étrangère, en situation régulière, qui travaille dans un EHPAD auprès de nos seniors,
02:14pourquoi elle aurait moins de droits qu'un autre infirmier, qu'une autre infirmière dans notre pays ?
02:19Pour ensuite après se plaindre qu'on n'a pas assez de soignants, qu'on n'a pas assez de
02:23médecins.
02:24Les premiers à pâtir de ça seront les Français justement.
02:27Autre sujet, elle dit que la priorité est aux Français, tous les Français, quelles que soient leurs couleurs de peau,
02:34leurs origines, etc.
02:35Ce n'est pas vrai.
02:36Page 36 d'un document qui est sur votre site internet, qui est sur l'immigration,
02:42il est écrit expressément que les binationaux ne seront pas des Français comme les autres.
02:46C'est vrai, c'est page 36 de votre document qui est sur votre site internet.
02:49Du quel document ? Je ne sais pas de quoi vous parlez, mais en tout cas je peux vous dire
02:51d'ores et d'ores et d'ores.
02:51Non mais attendez, je vais vous le dire.
02:53Mais je vous laisse finir.
02:54Vous me posez une question, je vous réponds.
02:57Page 36 du document intitulé citoyenneté, identité, immigration, qui est sur votre site aujourd'hui.
03:03Ah bah merde, mince alors.
03:04C'est la vérité de parole.
03:05Ah bah mince alors.
03:06Soit vous avez le programme de Marine Le Pen.
03:10Vous êtes porte-parole de Marine Le Pen et vous ne le connaissez pas.
03:12Moi je peux vous dire que je connais le programme.
03:13Sur l'exemple que citait Pris-Katev, non mais pas, exemple très concret.
03:18D'abord un, je me passerai des conseils de crédibilité de la part de la Macronie.
03:24Non, j'ai posé une question.
03:24Tout simplement parce que la situation du mal-logement, et c'était ça le sujet de Marine Le Pen, c
03:31'est le logement.
03:32Pas que, pas que.
03:33On va y aller sur le...
03:34Si vous me laissez parler 5 secondes, et madame 3 minutes, ça va pas faire.
03:38Non, c'est pas ça, on va y aller sur le logement.
03:40Mais là, il ne s'agit pas que du logement, on est bien d'accord.
03:43Non, pas tous en même temps, par contre.
03:45Oui, non mais je vous dis, tout à l'heure, franchement, il y a eu un débat sur ce plateau,
03:48c'était insupportable.
03:49Insupportable pour ceux qui nous regardent.
03:50Donc vraiment, je voudrais qu'on se parle calmement.
03:53Allez-y.
03:53Il n'y avait pas de problème, donc je reprends à zéro.
03:55Je me passerais des conseils de la Macronie, qui a empiré le mal-logement dans notre pays.
04:024,6 millions de mal-logés, madame Prisca-Thévenot, et vous venez encore ici nous donner des conseils.
04:08Deuxième point, vous me parlez des soignants.
04:10Vous savez que dans notre pays, sous la Macronie, et les dix années magnifiques où vous étiez au pouvoir,
04:15les aides-soignants sont 10% moins bien payées que dans le reste des pays de l'OCDE.
04:20C'est extraordinaire, Marine Le Pen proposait de augmenter ses changements.
04:23Madame Thévenot nous parle des soignants et des infirmières.
04:26Vous savez que Marine Le Pen, dans son programme, manifestement, vous ne l'avez pas lu,
04:29proposait de doubler le nombre de places d'infirmières dans notre pays.
04:32Pourquoi ?
04:32Parfait-il, il n'y en a pas.
04:34Et deuxièmement, madame...
04:35Sur le privilège d'être français, comme elle le dit, la préférence nationale.
04:39Donc Marine Le Pen a proposé d'innombrables solutions dans son discours.
04:41La première chose, c'est de permettre une construction.
04:44Multiplier la construction de notre pays.
04:45Pourquoi il ne veut pas répondre à la question ?
04:48Monsieur Cotarac, attendez.
04:49Mais attendez, soit je parle des propositions, soit on recommande l'effectif.
04:53Mais répondez !
04:56La priorité nationale, elle est simple, si vous voulez une réponse.
04:58Ce n'est pas un acte négatif, c'est une justice.
05:01Sinon, monsieur Calfon, vous allez m'expliquer dans quel pays les Français doivent-ils aller
05:05pour être prioritaires.
05:06Je ne sais pas.
05:07Et d'ailleurs, vous ne connaissez pas vraiment votre histoire, monsieur Calfon.
05:09Mais je n'ai même pas eu le temps de parler, ça suffit.
05:11Attendez, vous allez répondre.
05:12C'est un vrai semblable, ça.
05:14Vous ne connaissez pas votre histoire, je sais que ça peut vous déranger.
05:16Vous répondez à un propos que je n'ai pas tenu.
05:17Un député du Front Populaire, issu de votre parti, en tout cas socialiste,
05:23monsieur Roger Salangro, sur la Troisième République,
05:25était le premier parlementaire à proposer la préférence nationale à l'emploi.
05:29Manifestement, vous ne connaissez pas votre histoire.
05:31François Calfon, vous souffrez que je parle.
05:33Sur la préférence nationale.
05:35Parce que c'est après la police municipale qui sert de nervier au Front National,
05:39vous n'allez quand même pas faire la police des tâteaux.
05:41Vous n'allez quand même pas faire la police des tâteaux.
05:43Alors, sur la préférence nationale.
05:45Je vous laisse parler, monsieur.
05:46Allez-y.
05:47Alors, c'est très bien.
05:48Donc, la préférence nationale.
05:49Moi, j'ai écouté Marine Le Pen, qui dit comme c'est pratiqué dans tous les pays du monde et
05:54de l'Union Européenne.
05:55Je vous le dis solennellement ce soir, j'ai vérifié.
05:58Dans les 27 pays de l'Union Européenne, aucun ne pratique la préférence nationale.
06:03Je n'ai pas terminé.
06:04Et je vous pose donc une question toute simple.
06:06Pour faire la préférence nationale, je suis ce que dit, finalement, la logorée du Front National, du Rassemblement National.
06:13C'est la même chose, en l'occurrence, puisque c'est une proposition de Jean-Marie Le Pen que vous
06:17réhabilitez.
06:17Vous allez passer par l'article 11 et une loi référendaire.
06:20C'est ce que vous dites.
06:22Ensuite, mettons que ça passe.
06:23Et là, vous pouvez enjamber le Conseil constitutionnel.
06:26Mais vous n'enjamberez pas la Commission Européenne des Droits de l'Homme.
06:31Je vais aller jusqu'au bout de mon propos, puis vous me répondrez.
06:34C'est du dépasserant, ça.
06:35Et vous n'enjamberez pas l'Union Européenne et le traité de l'Union Européenne.
06:39Et qu'est-ce qui va se passer ?
06:40Il va se passer exactement ce qui s'est passé pour vos amis du Fides en Hongrie.
06:45C'est-à-dire que vous aurez des sanctions extrêmement lourdes avec la suspension.
06:48C'est ce qui s'est passé en Hongrie, puisque c'est des atteintes à l'État de droit et
06:52aux discriminations,
06:53avec la suspension des aides européennes.
06:55Donc, je termine par ma question.
06:56Et comme ça, vous allez...
06:57Mais c'est totalement vrai.
06:58Allez-y, posez votre question, François Calfont.
07:01Ma question est toute simple.
07:04Vous allez rentrer en conflit avec l'Union Européenne, d'un point de vue du droit,
07:07mais c'est totalement la réalité.
07:09D'un point de vue du droit, comme du point de vue des sanctions financières.
07:12Donc, dans ce cadre-là, il y a 65% des Français...
07:14Restez vers le micro, François Calfont, sinon on ne vous entend pas.
07:17Vous voulez sortir de l'Union Européenne ?
07:19Assumez-le, parce que c'est la conséquence de votre confrontation juridique avec l'Union Européenne.
07:24Donc, répondez !
07:25C'est, cours de droit, première année, la hiérarchie des normes.
07:29Dans notre pays, et d'ailleurs, Jean-Jacques Rousseau le disait,
07:33la Constitution, c'est la norme suprême qu'un peuple libre se donne.
07:37La seule manière, justement, de mettre au pas vos amis de la Commission Européenne
07:40et de mettre au pas des personnes qui s'y opposent...
07:43On a des traités internationaux, la hiérarchie des normes, les traités sont au-dessus de la loi.
07:47Et comment il s'appliquera concrètement ?
07:49– Je vais vous répondre. Le peuple souverain dans notre pays dirige le pays.
07:53– Ça rentre en contradiction avec le traité de l'Union Européenne.
07:56Comment vous faites ?
07:57– Moi, le peuple souverain, les grands moulinets avec les bras, ça ne répond pas à la question.
08:01– Vous savez que la Constitution est au-dessus des traités européens.
08:04– Pas du tout, pas du tout.
08:05– Alors là, mais totalement faux.
08:07– Non, non, mais moi, j'aimerais comprendre comment ça s'appliquait,
08:09parce que le débat de Constitution, c'est une question importante.
08:12– Oui, mais on ne le tranchera pas ce soir.
08:14Puisque le Rassemblement National vous dira toujours, nous pourrons le faire.
08:18– Mais comment le peuple souverain dans notre pays décide par voie référendaire
08:23ou à travers ses représentants ?
08:25– Ce que je veux dire, c'est que cette préférence nationale,
08:27elle s'applique à quel secteur ?
08:28– Vous savez pourquoi M. Calfon n'a pas l'habitude des référendums,
08:31puisque le dernier qui a eu lieu dans notre pays,
08:34c'était les Français qui avaient dit non justement au traité pour une Constitution européenne,
08:37c'était en 2005, et les amis de M. Calfon et de M. Sarkozy
08:40sont allés à la Commission européenne pour leur faire croire qu'ils avaient dit oui.
08:43– Vous n'avez pas du tout répondu à la question, vous ?
08:45– Deuxièmement, comment est-ce qu'on va procéder au référendum ?
08:47– Mais c'est là aussi sur le site, Mme Thévenot, je vous enverrai le lien,
08:51il n'y a pas de problème.
08:52– Vous êtes encore resté sur le site de la France insoumise, visiblement.
08:54– On ne vote pas pour ou contre l'immigration dans un référendum,
08:56on vote pour un texte, un texte de loi.
08:58Et le texte de Marine Le Pen, il est déjà…
09:00– Discriminatoire.
09:01– Il est déjà sur le site.
09:02Qu'est-ce que nous dit ce texte ?
09:03Il réforme le droit d'asile justement,
09:06il réforme la Cour internationale,
09:09mais c'est dans le rapport.
09:11– Maurice Safran, Maurice Safran, s'il vous plaît.
09:13– Il va chercher dans les pays européens.
09:14– En fait, on est membre de l'Union Européenne.
09:16– Vous devez savoir que nos voisins,
09:18ils ne sont d'ailleurs pas membre de l'Union Européenne,
09:19nos voisins, juste à côté des Suisses,
09:21font la préférence sur un emploi.
09:23– Maurice Safran, allez-y, imposez-vous Maurice.
09:25– Ce qui est intéressant dans le discours de Marine Le Pen,
09:28c'est le retour au Front National.
09:30– Mais c'est le Front National, bien sûr.
09:31– C'est ça l'élément politique.
09:33– Mais vous m'excusez, j'ai trois mots à dire,
09:35je vous laisserai votre logore, je vous la laisserai,
09:37il n'y a aucun problème.
09:38– C'est le retour au Front National.
09:40C'est très curieux d'ailleurs qu'avec la situation
09:44extraordinairement bonne que connaît aujourd'hui
09:45Marine Le Pen sur le plan électoral,
09:46chaque sondage le confirme, c'est extrêmement curieux
09:49qu'à ce moment-là, et ça fait peut-être partie
09:51des batailles internes du Rassemblement National,
09:54c'est extrêmement curieux qu'aujourd'hui,
09:55on ait un retour au Front National.
09:58Pour moi, c'est très inattendu, je le reconnais.
10:00– Si elle le fait, c'est qu'il y a bien une raison,
10:02c'est peut-être qu'il y a une attente, une demande, non ?
10:04– Oui, mais ça fait des années
10:07où Marine Le Pen n'insiste plus beaucoup
10:09sur la préférence nationale.
10:11Tout d'un coup, c'est un retour à l'extrême droite
10:13de l'extrême droite, et je trouve ça curieux aujourd'hui.
10:15– C'est le retour des Le Pen, hein ?
10:16– Thierry Arnaud, on continuera le débat,
10:21il n'y a pas de souci, mais il y a aussi Thierry Arnaud
10:23qui est là, moi ce que je n'arrive pas à saisir,
10:25et vous allez me dire si vous voyez un petit peu
10:27plus clair que moi, c'est comment s'appliquera
10:29cette préférence nationale, à quel sujet,
10:31à quel secteur elle s'appliquera ?
10:33– Alors, je pense qu'il y a encore…
10:35– C'est encore flou, ou c'est moi qui ai raconté ?
10:37– Alors, il y a quelques principes qui ont été posés
10:40sur cette priorité nationale,
10:42ou cette préférence nationale à l'appliquera,
10:43comme vous voulez, et il y a beaucoup de questions
10:46qui restent encore posées, effectivement,
10:48sur la manière dont ça va s'appliquer.
10:51– Parce que, un exemple qui correspond à la question
10:55que vous posez Christophe, qui est prise à nous tout à l'heure,
10:57si vous avez une aide-soignante qui travaille dans un piquel
11:01qui est étrangère et qui reçoit les APL,
11:03elle est là, elle travaille, elle reçoit les APL aujourd'hui,
11:06est-ce que parce qu'elle est étrangère,
11:08elle perd son APL ?
11:11– Alors, peut-être qu'il peut répondre du coup à la question,
11:13allez-y.
11:13– Parce qu'on cherche à comprendre,
11:15est-ce que la loi sera rétroactive ou pas, par exemple ?
11:18Est-ce que tous ceux qui reçoivent ces prestations aujourd'hui
11:20vont les perdre ?
11:21Ou est-ce que ça s'applique seulement aux nouveaux
11:23qui vont tomber sur le coup de cette loi ?
11:25– Réponse d'André à Cotarac.
11:27– Je entends les uns et les autres débattre comme si…
11:30– Je ne débattre pas, moi je vous pose une question pour comprendre.
11:31– Attendez, je vais vous répondre, monsieur.
11:34Monsieur nous explique que Marine Le Pen est bonne dans les sondages,
11:36pourquoi dirait-elle ça ?
11:37Mais Marine Le Pen, elle s'attache à la situation de la France.
11:40Dans notre pays, il y a 900 000 demandes de Français
11:44pour le logement social, ils sont en attente.
11:46Il y a 4,6 millions de Français
11:48qui sont mal logés dans notre pays.
11:50400 000 de plus sous François Hollande.
11:53Un million de plus.
11:54Si vous êtes un Français,
11:56quelle que soit la couleur de peau,
11:58quelle que soit l'orientation…
12:01– François Califran, s'il vous plaît, laissez-le répondre.
12:03– Il n'y a pas une réponse.
12:04– Ce qui est vrai, c'est que vous ne répondez pas à la question.
12:06– Si vous êtes Français, vous avez une priorité d'accès au logement.
12:11– Ce n'est pas un meeting.
12:12– Les chiffres sont têtus.
12:1570% des Français sont éligibles au logement social.
12:1970%.
12:19Aujourd'hui, il y en a seulement 11% qui bénéficient du logement social.
12:24– Le constat, il est…
12:27– Quand on est Français, quand on est modeste,
12:30on a la priorité d'accès au logement social.
12:32– Non, mais vous répondez pas à la question, s'il vous plaît.
12:36– Le Français modeste aura une priorité sur une personne de nationalité étrangère.
12:41– Oui.
12:42– Mais si je reçois une allocation, que je suis étranger,
12:45est-ce que je cesse de la recevoir ?
12:46– Au logement social, monsieur.
12:47– Oui.
12:48– Les appels, c'est la priorité d'accès au logement social.
12:53Premier point.
12:53Deuxième point, et c'est marrant d'ailleurs que Mme Darteil n'ait pas…
12:55– La PL, c'est un sujet qui a été évoqué par Marine Le Pen dans son discours tout à
12:59l'heure.
12:59C'est la raison pour laquelle je vous pose la question.
12:59– Les prestations sociales non contributives seront aussi réservées pour le projet.
13:03Si vous êtes un étranger, vous devez avoir un équivalent temps plein pendant 5 ans
13:08pour pouvoir bénéficier aussi.
13:09– Donc si j'ai moins de 5 ans, je perds.
13:10– Qui sont certainement d'ailleurs une grande dictature.
13:12– Je veux juste comprendre.
13:13– Ce sont les sociodémocrates qui dirigent, vos amis.
13:15Ils appliquent le programme du Rassemblement de l'Assemblée.
13:17– Juste pour répondre concrètement à la question.
13:19– Je n'essaie pas de toucher mon APL.
13:20– Exactement.
13:20– D'accord.
13:21– Et donc l'infirmière, elle sera retirée de son logement social ?
13:24– Sur ce sujet des allocations non contributives, il y a juste un problème.
13:31Là, ce n'est même plus la question de la préférence nationale.
13:33C'est que vous allez attaquer des gens, vous allez retirer des…
13:36– Vous n'attaque personne.
13:37– Je peux te finir une fois.
13:38– Les verbes sont importants, monsieur.
13:40– Je vais continuer ma phrase, même si vous me coupez la parole, ça n'a aucune importance.
13:44– Allez-y.
13:44– Des gens qui travaillent sur le territoire français, des étrangers qui cotisent,
13:48qui payent l'impôt, d'accord ?
13:50Vous allez leur expliquer que face à des prestations alors qu'ils ont cotisé,
13:53au même titre que n'importe quel salarié, ils n'auront pas le droit à ces cotisations.
13:57– Vous n'avez pas écouté ?
13:58– Non mais si, vous dites les associations…
14:00– Les prestations sociales non contributives.
14:02– D'accord, mais c'est payé comment ?
14:03– Il faut justement qu'ils cotisent, il faut qu'ils cotisent,
14:06ça ne peut pas pouvoir en bénéficier, c'est assez simple.
14:09– Par l'impôt, monsieur.
14:09– Mais manifestement, vous ne comprenez pas.
14:10– Monsieur, par l'impôt, et donc je termine.
14:13– Soit c'est les cotisations sociales, de toute façon quand vous êtes salarié, vous les payez.
14:16– Attention, essayons d'être…
14:18– Mais d'accord.
14:18– Pas trop d'informations non plus, un sujet après l'autre.
14:21– Excusez-moi madame, j'essaie juste d'en dire quelque chose clair.
14:23– Un sujet après l'autre, allez-y.
14:25– Le sujet, il est tout simple, c'est sûr, les fameuses allocations non contributives.
14:29La question, c'est qu'il y a une rupture d'égalité des citoyens, tout simplement.
14:33Et ça, c'est un principe…
14:35– Attendez, je termine, ça c'est un principe, retournez à l'école, faites votre droit.
14:41– Merci, monsieur Calfon.
14:41– C'est un principe simple, c'est un principe constitutionnel.
14:44L'égalité des citoyens face à la loi, quand les gens auront contribué au même titre
14:49qu'un travailleur français comme étranger qui contribue, qui paye l'impôt, c'est
14:52une rupture d'égalité, c'est un principe fondamental, mais si vous voulez attaquer
14:57l'État de droit, faites-le.
14:58– J'entends les leçons de monsieur Calfon avec votre grande attention, mais la rupture
15:01d'égalité, c'est faite sous monsieur François Hollande.
15:04Vous savez que sous votre présidence, vous avez supprimé l'équivalent d'une maternité
15:09tous les deux mois, dans le monde rural, une maternité.
15:11– Mais ça n'a rien à voir.
15:11– Allez, écoutons les déclarations de… parce qu'on en parle beaucoup de Marine Le Pen
15:15sur le logement social.
15:17S'il vous plaît, extrait du discours de Marine Le Pen sur le logement social.
15:21– Nous devons donner la priorité d'accès au logement social aux Français.
15:27– Oui !
15:29– Bravo !
15:31– Bravo !
15:32– Bravo !
15:32– Bravo !
15:34– Et nous devons leur réserver le bénéfice des APL, les aides personnelles au logement.
15:43Ces logements sociaux, ils ont été payés grâce aux efforts financiers de nos parents,
15:51de nos grands-parents, de nos arrière-grands-parents.
15:54Et de la même manière, la priorité d'accès au logement étudiant doit être instaurée pour les jeunes Français.
16:03– Prisca Théveno, on ne va pas continuer le débat sur la méthode, puisqu'on a bien compris que vous
16:07n'étiez pas d'accord les uns avec les autres,
16:09mais sur le constat que dresse Marine Le Pen sur ce problème d'accessibilité au logement social,
16:15tous ces chiffres qui ont été donnés par Andréa Cotarac, est-ce que vous concédez, vous reconnaissez qu'effectivement, il
16:21y a un problème sur cette question, un sujet ?
16:23– Oui, il y a un sujet, et c'est un sujet qu'on doit continuer à creuser et travailler,
16:27mais là où on a essayé d'avancer sur le sujet du logement
16:30et de l'accès au logement pour celles et ceux qui sont le plus en difficulté, le Rassemblement national a
16:35soit changé d'avis,
16:36ce qui peut arriver, mais quand même c'est très rapide, et c'est quand même ça, un peu sur
16:39tous les sujets, fiscalité, Europe, voile, laïcité.
16:42– Mais vous, aujourd'hui… – Non mais attendez, vous me posez une question.
16:45– Ou alors à voter complètement l'inverse de ce qu'il dit.
16:47On est en train de parler de la loi SRU, je l'ai entendu parler sur la loi SRU qui
16:51impose aux collectivités locales un certain,
16:53taux de logement social. Nous avions proposé…
16:56– Je précise que Marine Le Pen veut la supprimer.
16:58– Oui, exactement, elle veut la supprimer. Sauf qu'il y a à peine quelques mois de cela,
17:03un député du Rassemblement national, je ne parle pas d'il y a 4 ans, 10 ans, etc.,
17:06il y a quelques mois, un député du Rassemblement national, prenez la parole à l'Assemblée nationale,
17:10c'est dans les archives de l'Assemblée. Je vais vous retrouver tout de suite, c'est incroyable,
17:14on dirait qu'on passerait à la interrogation.
17:16– Frédéric Falcon, je vous enverrai les informations.
17:19Frédéric Falcon disait que justement, le Rassemblement national,
17:22avait un attachement fort à la loi SRU, oui, c'était dans cette mandature-là.
17:28Sur le sujet, arrêtez, c'est dans le compte rendu de l'Assemblée nationale,
17:32franchement, à un moment, ça suffit.
17:35Et ensuite, un autre sujet, j'en prends que deux, comme ça, ça ira plus rapidement,
17:38un autre sujet, sur le sujet de la loi Airbnb, justement, pour réglementer les locations.
17:45– Très bien, ils ont voté contre, on a posé une loi dessus, ils ont tous voté contre.
17:49– Enfin, je veux dire, ça aussi, c'est sur le site de l'Assemblée nationale,
17:52M. Cotarac ne lit toujours pas le programme de Marine Le Pen,
17:55mais visiblement, il ne regarde pas ce qui se passe non plus à l'Assemblée nationale.
17:56– Alors, juste, on me précise à l'oreillette que M. Falcon, à l'occasion de cette déclaration,
18:04ajoutait, déjà en 2024, qu'il fallait attribuer, enfin, il rajoutait la notion de préférence.
18:10– Voilà, intégrer la préférence, merci.
18:12– Mais...
18:12– Bah oui, mais vous ne voulez pas la supprimer, la loi.
18:15– Vous mentez. Donc, deuxièmement...
18:16– Parce que vous répondrez...
18:17– Madame Mon, vous venez de lui dire.
18:18– Non, non, il ne voulait pas la supprimer.
18:20– Sur le deuxième point, c'est ce qui lui permet...
18:22– Il y a des rafales de fake news, c'est compliqué de les attraper les unes après les autres.
18:25– Bah non, vous répondez à rien.
18:26– Premier point, c'est faux.
18:27– Et deuxième point sur les Airbnb, Madame, c'est faux.
18:29– Bah si.
18:30– Nous avons demandé à ce que, dans les zones tendues, notamment pour les saisonniers...
18:33– Vous avez voté contre.
18:34Pour les saisonniers, ce soit abaissé de 128 à 60.
18:38Et deuxièmement, donner du pouvoir au maire pour justement adapter à combien de minutes exactement en fonction de la tension
18:43sur son territoire.
18:44Donc deux fois, vous mentez.
18:46Vous avez voté contre ?
18:47Bien sûr qu'ils ont voté contre.
18:50C'est sur le site de l'Assemblée.
18:51De 120 à 60.
18:52Ce n'est pas la loi.
18:54Premier point.
18:54Il n'y a pas quelqu'un qui fait réligir.
18:56C'est la loi Le Sœur.
18:57Ce que vous dites, c'est que vous n'avez pas voté.
19:00Vous n'avez pas voté contre, c'est ça ?
19:02Mais si, ils ont voté contre.
19:03Vous parlez de deux choses.
19:04Parce que vous parlez d'Airbnb, après vous parlez du RCA.
19:06On parle de Airbnb.
19:08Vous avez voté contre.
19:08Airbnb, je le dis très clairement.
19:10Et c'est M. Falcón qui l'a rappelé encore publiquement.
19:13Donc manifestement, il faudrait que vous l'écoutiez un peu plus.
19:15120 nuités, on veut le passer à 60.
19:16Vous avez voté contre ?
19:17Vous avez voté contre la loi.
19:19C'est tout.
19:20C'est la réalité.
19:22Vous pouvez tord tout ce que vous voulez.
19:23On n'est pas votre ami.
19:24Non, mais je vous donne la parole.
19:27C'est pas facile.
19:28Mais vous le priez sur madame-ment, doublement.
19:30Et quant à vous, M. Falcón, je ne sais pas de quoi vous parlez.
19:32Vous n'avez pas dit ceci dit, ce que vous faites, vous, justement, face à ce problème du logement social.
19:36De l'accès au logement social.
19:39On ne sait pas, madame.
19:40Votre bilan est catastrophique.
19:414,6 millions.
19:43Je t'ai mal logé.
19:43J'arrive après.
19:444% des jeunes qui refusent un emploi par manque de logement.
19:46Et vous osez donner des leçons.
19:48Non, je ne donne pas de leçons.
19:49J'essaie de répondre à une question qu'une journaliste me pose.
19:51Allez-y, priscationnez-nous.
19:52Vous avez voté record, madame.
19:53L'INSEE est certainement d'extrême droite.
19:55S'il vous plaît, allez-y.
19:57Donc oui, je le redis.
19:58Par exemple, on prend l'exemple de la loi SRU.
20:00L'enjeu, c'est effectivement de mettre d'autant plus de capacités pour nos maires d'avoir une marge de
20:05manœuvre.
20:05Et aussi celles et ceux qui veulent accéder à ces logements, d'en créer d'autres.
20:09Et donc, il faut pouvoir l'assouplir, cette loi SRU.
20:11Il ne faut pas simplement brandir des interdictions, etc.
20:12Et y mettre notamment les logements intermédiaires pour donner plus de flexibilité et attirer d'autant plus de populations qui
20:19ont du mal à trouver un logement,
20:20qui sont les travailleurs, qui sont malheureusement un certain nombre modestes et précaires.
20:24Parce que oui, on a permis de lutter contre le chômage de masse, mais il reste un deuxième volet à
20:28adresser.
20:28C'est d'augmenter le salaire des uns et des autres.
20:30Mais juste sur les solutions sur le logement social, vous êtes d'accord ?
20:34Vous faites des bruits, mais j'ai fait du mal à...
20:35Je fais des bruits, j'essaie de m'exprimer.
20:38D'exister, d'exister, François Galfour.
20:39Moi, ce qui m'intéresse, c'est le débat sur le fond.
20:42Je vais quand même, puisque vous me reprochez d'être trop technique, je vais être plus clair.
20:45Non, je vous dis, on prend les sujets les uns après les autres.
20:48Vous faites quoi, vous, sur le logement social ?
20:49Je vais vous répondre.
20:50Premièrement, sur la préférence nationale.
20:52Donc, en fait, il ne répond pas.
20:53Mais vous me laissez parler, c'est insupportable.
20:55Allez-y.
20:56Mais d'accord, mais vous allez juste me laisser parler, vous vous accaparer la parole.
20:59Qu'est-ce que vous proposez sur le logement social ?
21:00Vous allez me laisser parler.
21:01Donc, sur la préférence nationale, ce que vous proposez, c'est le Front National.
21:05Vous avez bien fait de le rappeler.
21:06C'est instituer le racisme institutionnel.
21:09et vous serez sanctionné par tous nos traités internationaux.
21:12Non, avancez, s'il vous plaît.
21:14Vous n'êtes pas l'animateur.
21:15C'est ça, le proposition.
21:16François Calfon, on se calme.
21:18François Calfon, on redescend, s'il vous plaît.
21:20Dites-moi, je vous ai posé une question très concrète.
21:23Allez-y, allez-y, s'il vous plaît.
21:26La deuxième chose, puisque vous êtes raciste et institutionnellement raciste.
21:29La deuxième chose, je vais vous répondre.
21:33Poursuivez-moi dans les tribunaux, il n'y a aucun problème.
21:35La préférence nationale est une loi de nature raciste.
21:38Mais allez-y, poursuivez-moi, il n'y a aucun problème.
21:40Je le dis et je le dirai dans tous les tribunaux.
21:42La préférence nationale est un principe raciste.
21:44Il n'y a pas de problème.
21:45Vous pensez qu'un Français de couleur ne peut pas avoir la priorité nationale ?
21:47Ça s'appelle de la discrimination, pure et sain.
21:49Donc un Français de couleur n'aura pas la priorité nationale ?
21:50C'est faux.
21:51Est-ce qu'on peut avancer ?
21:52L'homme vous condamnera.
21:54Est-ce que vous pouvez me répondre concrètement, si vous voulez ?
21:58Sur la question du logement social, ce que propose le Front National,
22:01parce que c'est comme ça qu'il faut le nommer.
22:02Il y a un porte-parole comme ça.
22:03Ce que propose le Front National, c'est rien d'autre que de supprimer
22:08le bouclier social pour le logement des plus précaires dans ce pays.
22:12Parce que la réalité, c'est que si vous supprimez la loi SRU,
22:15comme le demande Neuilly, comme le demande Versailles,
22:18comme le demande Cannes, comme le demande Nice,
22:21eh bien ce que vous faites, c'est que vous supprimez la possibilité.
22:24D'accord, mais vous êtes du côté des riches.
22:26Il y a moyen de dire, mais je termine juste pas.
22:28Oui, terminez, et Maurice, vers vous.
22:30Et en réalité, ceux qui votent pour vous,
22:32et je tiens à le dire avec beaucoup de solennité ce soir,
22:35qui sont les quartiers populaires,
22:37qui sont dans le bassin minier, dans le Pas-de-Calais,
22:39vous allez alors supprimer la possibilité d'avoir un logement social.
22:42C'est exactement ce que vous êtes en train de faire.
22:44Vous êtes raciste, et vous êtes anti-pôtre, et c'est ce que vous faites.
22:48Et vous, vous faites quoi, du coup, François Cajon, pour permettre aux Français ?
22:52Nous, on défend, mais tout à fait, on défend un pacte pour le logement,
22:56dans un congrès HLM, on défend le fait qu'il y ait des crédits
22:58de la Caisse des dépôts et consignations qui soient fléchés
23:01encore plus massivement sur le logement,
23:02pour répondre à la crise du logement,
23:04et pour permettre de lutter contre le mal-logement,
23:07là où celles et ceux du Rassemblement national votent des lois
23:10pour protéger...
23:12Maurice Sachon, s'il vous plaît.
23:13Je vais parler un peu plus fort, du coup, comme ça, en mécotra.
23:15Ce qui est assez surprenant, ce soir, quand même,
23:17c'est l'ultra-agressivité de M. Cotarac.
23:19Pourquoi ?
23:20Non, non, mais vous allez voir si même, aussi.
23:22Mais pourquoi la campagne se fait sur ce ton-là ?
23:26Pourquoi la campagne se fait sur ce ton-là ?
23:28C'est ça qui est bizarre.
23:29Maurice, c'est pas l'idée, là, de pointer l'un ou l'autre.
23:32Je ne pointe rien du tout, je demande pourquoi...
23:33Il ne pointe pas l'un ou l'autre, il ne pointe pas une personne.
23:34Pas du tout, je demande pourquoi la campagne se fait sur ce ton-là.
23:37Pourquoi la campagne doit se faire sur ce ton-là ?
23:40Moi, je ne débat pas, je vous pose une question.
23:42Pourquoi l'agressivité ? Pourquoi ?
23:44Mais je ne sais pas...
23:45Attendez...
23:46Vous êtes sur Mercure, monsieur, ou vous êtes sur Terre ?
23:50Ouh là là !
23:52Allez, je voudrais qu'on avance, parce que là...
23:54Un journaliste qui n'a pas vu ce qui vient de se passer.
23:56Monsieur le raciste, il me hurle dessus.
23:58Les tensions, elles viennent...
23:59Je le prétends et je ne continue à...
24:02Un dernier mot, juste sur la rentrée.
24:03Un dernier mot sur la rentrée du Rassemblement National,
24:06peut-être quand même sur ces images.
24:08Et puis après, on parlera du budget, du pouvoir d'achat.
24:11Un mot quand même de Jordan Bardella, Thierry Arnault.
24:14Alors, c'est Robert Ménard qui disait tout à l'heure...
24:16Bon, pourtant, Robert Ménard, voilà, on ne peut pas le soupçonner d'être de gauche.
24:19Il connaît quand même bien le Rassemblement National.
24:21Il disait, bah oui, c'est évident.
24:24Elle a fait le service minimum avec Jordan Bardella.
24:26Et il faisait la gueule.
24:27Je le cite.
24:29C'était quand même l'anniversaire de Jordan Bardella.
24:31Aujourd'hui, peut-être un mot tiré là-dessus.
24:33Évidemment, si on a les images...
24:35Jordan Bardella sur les réseaux sociaux, elle a effectivement peu parlé de son futur Premier ministre,
24:40sauf à dire qu'ils allaient construire ce projet politique ensemble.
24:43Elle a cité, je crois, une fois son nom dans son discours.
24:47Et franchement, Alice, je pense que de ce point de vue, elle a raison.
24:49Elle constate quoi ?
24:50Elle constate que ce sujet n'a aucun impact sur l'opinion.
24:55Elle continue, on l'a vu ces dernières heures, à caracoler en tête dans les sondages.
25:00Donc, tout ce qu'on peut dire sur les divergences réelles ou supposées qu'elle peut avoir avec Jordan Bardella
25:05sur leur rôle respectif et leur ligne politique et leur position sur les retraites ou sur la politique économique,
25:10ça ne change rien à la campagne.
25:12Donc, elle n'a aucun intérêt à mettre ce sujet sur la table
25:14et à remettre une pièce dans la machine, en quelque sorte.
25:17De son point de vue, elle mène une campagne de favorites.
25:21Elle mène la campagne de quelqu'un qui a 15 à 20 points d'avance
25:24sur tous les autres candidats au premier tour de l'élection présidentielle.
25:28Donc, elle fait ce qui est logique de son point de vue et d'un point de vue politique.
25:31Elle déroule son programme, elle déroule ses propositions
25:34et elle n'a aucun intérêt à venir alimenter tout ce qui peut faire le jeu de ses concurrents.
25:39Bon, j'imagine que vous allez me dire le contraire et que tout...
25:42J'ai travaillé ces deux dernières semaines, plusieurs journées entières,
25:45avec Jordan Bardella et Marine Le Pen.
25:47Je peux vous dire qu'il n'y a aucun problème.
25:48Mais, quand même, vous les voyez comme nous, ces images.
25:50Vous ne trouvez pas qu'il a l'air un peu tendu ?
25:52Écoutez, j'étais avec Jordan encore vendredi à la foire de Beaucroissant.
25:56Tout se passe bien, il l'a répété cinq fois.
25:57Il fait campagne pour Marine Le Pen parce qu'on veut finir avec l'UMPS et la Macronie.
26:02On veut créer une rupture pour les Français.
26:04Dans les confidences que nous font les proches, c'est ça qui est nouveau en réalité,
26:10c'est que les journalistes qui travaillent sur le Rassemblement national,
26:12les confidences que nous font les proches de Marine Le Pen et les proches de Jordan Bardella
26:16reconnaissent maintenant qu'il y a des problèmes.
26:18Ils reconnaissent que depuis la fameuse annonce que Marine Le Pen sera candidate,
26:23il y a quelque chose qui s'est cassé chez Bardella.
26:26Alors, ça ne vient pas de notre invention,
26:28c'est les entourages qui nous racontent ça de façon extrêmement détaillée.
26:32Il y a plusieurs articles dans plusieurs journaux qui le décrivent de façon extrêmement précise.
26:36Donc, il est logique que les responsables du RN disent que tout se passe bien.
26:40Il est évident que quand on regarde la tête de Jordan Bardella depuis trois semaines maintenant,
26:44il se passe réellement quelque chose.
26:46Après, sur le plan politique, on est dans le retour pur,
26:48ça a été dit sur ce plateau, du Front National.
26:51Voilà, assumer finalement la police des vêtements,
26:57ce que vous avez fait il y a quelques jours,
27:00anticonstitutionnel, contraire à tout les traités internationaux,
27:02avec la chasse au foulard, assumer la préférence nationale.
27:06Qu'est-ce qui manque finalement ?
27:07C'est étonnant quand même.
27:08Il manque les calmes de Jean-Marie Le Pen.
27:09Vous avez des personnes qui ont eu des records de taux de pauvreté.
27:12Le chômage augmente, contrairement à ce qu'elle vient de dire,
27:14mais ça passe.
27:15Est-ce qu'on s'intéresse à la photo de Jordan Bardella ?
27:17Jordan Bardella, j'étais avec lui vendredi, je peux vous dire...
27:19Non, moi, ça ne m'intéresse pas.
27:23Sur le retour des fondamentaux, c'est plutôt ça que pointait en l'occurrence.
27:27On va parler du budget maintenant, on va justement parler du budget, des mesures...
27:30Vous n'avez pas parlé des bureaux vacants dont on veut faire des logements pour les étudiants,
27:33vous n'avez pas parlé des baux amphithéotiques dont on souhaite justement faire en sorte
27:37qu'on multiplie la construction.
27:39C'était ça le programme de Marine Le Pen, et manifestement, on s'intéresse...
27:42Mais non, mais la priorité nationale, c'était...
27:45Attendez, on en parle trois secondes, là, de Jordan Bardella,
27:47on a parlé 20 minutes du logement.
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