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  • il y a 23 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00:00Nous passons à présent à l'actualité politique et mes invités peuvent venir s'installer sur ce plateau.
00:00:05Thierry Arnaud, Victor Hérault, évidemment, m'accompagne comme quasiment chaque soir le week-end.
00:00:10Bonsoir Victor. Thierry Arnaud arrive, évidemment, tranquillement, comme il sait le faire.
00:00:15Bonsoir Thierry. Nous sommes avec Karl-Olive. Bonsoir.
00:00:19Bonsoir. Ça faisait un moment qu'on ne s'était pas vu.
00:00:21Bonsoir. Député Ensemble pour la République des Yvelines et Pierre-Henri Dumont, secrétaire général adjointe des Républicains, est avec nous.
00:00:27Bonsoir. Nous attendons M. Nikolic du Rassemblement National qui va arriver d'ici quelques secondes.
00:00:34Je voudrais qu'on revienne sur ces deux sujets marquants qui étaient aujourd'hui au cœur de l'actualité politique,
00:00:41plus particulièrement des prises de parole des candidats à la présidentielle et pas que, le pouvoir d'achat et aussi,
00:00:47évidemment, les prix de l'essence.
00:00:49La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a exhorté aujourd'hui à augmenter les salaires et bloquer les prix
00:00:55du carburant.
00:00:56Elle demande au gouvernement, je la cite, d'arrêter les cadeaux aux plus riches et aux plus grandes entreprises.
00:01:02Et je voudrais qu'on revienne aussi sur cet appel qui a été lancé par Fabien Roussel pour le Parti
00:01:06communiste.
00:01:08J'appelle les Français à occuper les ronds-points, à se mobiliser devant les sous-préfectures, devant Matignon, l'Elysée,
00:01:14devant le siège de Total.
00:01:14Partout où ces décisions se prennent, il faut que ça agisse vite et fort maintenant.
00:01:20Je serai du côté du peuple, je serai du côté de ceux qui veulent que l'essence et les prix
00:01:26de l'énergie baissent tout de suite.
00:01:28Et donc, je serai du côté de ces mobilisations.
00:01:32Vous pourriez y aller, vous aussi, lors de ces mobilisations, finalement, pour demander au gouvernement de réagir, d'intervenir pour
00:01:41que ces prix de l'essence cessent d'impacter le porte-monnaie des Français ?
00:01:44Ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui, le prix de l'essence impacte fortement le porte-monnaie des
00:01:48Français.
00:01:49Je le vois chez moi, dans la ville dont je suis maire, à Marc-en-Calaisie.
00:01:52On a une population qui, pour la plupart, est à l'euro près maintenant, en particulier à cause du prix
00:01:58de l'essence,
00:01:59devoir prendre la voiture pour aller travailler dans les grandes villes à côté, à Dunkerque, à Calais.
00:02:03Et forcément, ça pèse sur le budget.
00:02:05Et la réalité, je ne crois pas forcément les mêmes remèdes que M. Roussel, forcément.
00:02:11Parce que M. Roussel est en campagne présidentielle.
00:02:13Nous, on essaie d'être un minimum sérieux par rapport au budget de l'État, avec Bruno Retailleau et les
00:02:17Républicains.
00:02:18On a deux mesures que nous demandons.
00:02:20Mais sur le principe, après on reviendra sur deux mesures, mais sur le principe de dire,
00:02:23voilà, maintenant, on se mobilise là où ça se passe pour faire en sorte que le gouvernement réagisse.
00:02:29Bloquer un rond-point n'a jamais fait réagir le gouvernement.
00:02:31Souvenez-vous de l'épisode des Gilets jaunes.
00:02:33Le gouvernement n'a absolument pas réagi quand les ronds-points avaient été bloqués.
00:02:36Ah, quand même. Il y a eu quand même des mesures débloquées.
00:02:38Le gouvernement a réagi uniquement quand les Champs-Elysées ont été saccagés.
00:02:41C'est là où le gouvernement avait lâché plusieurs dizaines de milliards d'euros
00:02:44quand l'Arc de Triomphe a été mis à sac.
00:02:46Et le seul moment où la flamme du soldat inconnu n'avait pas été ravivée,
00:02:49c'est à ce moment-là où le gouvernement a réagi absolument pas avant.
00:02:52Ce qui est sûr et ce qui est évident, c'est qu'aujourd'hui, la léthargie dans laquelle est le
00:02:56gouvernement,
00:02:57dans, par exemple, Mme Brejon, qui est ministre de l'Énergie,
00:02:59qui passe plus de temps à être avec M. Philippe, candidat à l'élection présidentielle,
00:03:02plutôt qu'être ministre, ce pour quoi on la paye,
00:03:05c'est quelque chose qui est incompréhensible pour les Français.
00:03:07Une fois plus, chacun fait ses propositions.
00:03:09Nous, on a deux propositions. Je suis prêt à vous les donner si vous le désirez.
00:03:11– La léthargie du gouvernement, je reprends vos mots, est-il possible,
00:03:15effectivement, Karl-Olive, de dire « nous ne pouvons rien faire » ?
00:03:19– Non, mais d'abord, moi, je salue les initiatives de M. Roussel.
00:03:23Je suis très heureux qu'il soit entré en campagne et qu'il commence par dire
00:03:25« on va occuper les ronds-points », c'est ce qui va faire baisser le prix de l'essence,
00:03:27c'est bien connu.
00:03:28Là, pour le coup, je suis d'accord avec M. Dumont.
00:03:30– Non, mais c'est une manière de mettre la pression sur l'exécutif pour dire…
00:03:33– Madame Darfeuil, on va mettre la pression ici en France.
00:03:36Vous croyez que c'est différent en Espagne ou en Allemagne ?
00:03:40Et il faut bien regarder les chiffres en face.
00:03:42La vérité, c'est qu'effectivement, on a 7 Français sur 10
00:03:45qui utilisent leur véhicule pour aller travailler, pas pour s'amuser,
00:03:48et qu'il faut effectivement entendre cela.
00:03:50Ensuite, les propositions pour avoir un prix, je dirais, de l'essence
00:03:55qui puisse être plafonné, je le dis souvent, rendons à César ce qu'appartient à Total.
00:03:59Total a réussi à plafonner ces prix, et en l'occurrence,
00:04:03il y a peut-être quelque chose à aller chercher ici.
00:04:05– Sauf qu'on voit bien que ça ne suffit pas, vous êtes d'accord ?
00:04:07– Mais rien ne suffit.
00:04:08Par exemple, en Espagne, ça a coûté 6 milliards de faire baisser de 50 centimes le prix de l'essence.
00:04:14Mais en Espagne, qu'est-ce qui se passe en même temps ?
00:04:15Et je regarde M. Dumont, c'est qu'en Espagne, on ne travaille pas jusqu'à 63 ans.
00:04:19L'année prochaine, ça sera 67 ans.
00:04:22Donc c'est un tout, il faut le prendre en considération,
00:04:24et c'est peut-être le moment de partager, à une condition,
00:04:29c'est qu'on ne soit pas dans un jeu de « tu as raison, il a tort, il a
00:04:32fait ci, il a fait ça ».
00:04:33Les Français s'en foutent de ça.
00:04:34– Est-ce que vous n'êtes pas d'accord avec les Républicains qui disent,
00:04:36je parle sous votre contrôle, qu'il faut amplifier les aides déjà mises en place par ce gouvernement ?
00:04:42Amplifier ces aides ciblées ?
00:04:44– Nous, déjà, sur les aides ciblées, ce qu'on aimerait,
00:04:47c'est qu'elles arrivent vraiment dans le portefeuille des Français.
00:04:48Aujourd'hui, il y a deux à trois mois entre le moment où les demandes sont faites
00:04:51et le moment où l'argent arrive sur les gros rouleurs ou les entreprises qui en font la demande.
00:04:55Ensuite, ce qu'on dit surtout, c'est qu'il ne faut pas pénaliser ceux qui travaillent.
00:04:59Aujourd'hui, il y a des gens qui sont, ça a été dit, obligés de prendre la voiture pour aller
00:05:03travailler
00:05:03et qui parfois en sont de leur poche, même pour aller travailler,
00:05:06parce que ça coûte excessivement cher, et que quand on a un mi-temps,
00:05:09quand on fait de l'intérim, parfois ça coûte même plus cher d'aller sur son lieu de travail
00:05:13quand c'est à plusieurs dizaines, voire centaines de kilomètres,
00:05:15que le salaire qu'on va avoir à la fin du mois.
00:05:18Et donc, il y a un point, une proposition qu'on a faite,
00:05:20qui est de revoir tout de suite le barème kilométrique.
00:05:22Le barème kilométrique, c'est ce qui permet pour ceux qui travaillent,
00:05:25ceux qui payent des impôts, de pouvoir défalquer de leur imposition
00:05:28l'utilisation de leur voiture personnelle quand ils sont allés faire le travail.
00:05:31Sauf que ces barèmes kilométriques ont été faits
00:05:33quand le prix de l'essence et du diesel étaient 50 centimes, 60 centimes moins élevés
00:05:37le litre qu'il est aujourd'hui.
00:05:39Donc, vous comprenez bien qu'en se basant aujourd'hui sur les prix qui sont ceux de septembre
00:05:43par rapport à ceux qui étaient ceux de novembre de l'année dernière,
00:05:46on a un grand décalage.
00:05:47D'accord ou pas d'accord avec ça ?
00:05:49Moi, je suis par exemple sur le fait que les super profiteurs doivent effectivement
00:05:53faire en sorte que l'argent puisse trusceler,
00:05:55pour qu'on puisse le redonner effectivement aux Français qui travaillent,
00:05:59et qu'on puisse effectivement valoriser celles et ceux qui vont au rail.
00:06:02Mais le barème kilométrique, monsieur Dumont, vous le savez comme moi,
00:06:05à un moment donné, l'argent n'est pas gratuit,
00:06:06il faudra aller chercher effectivement la valorisation de ce que ça peut être fait.
00:06:11Encore une fois, comme ça l'a été en Espagne,
00:06:13on prend souvent le cas de l'Espagne, mais l'Espagne c'est un tout.
00:06:16On a un gel des salaires pendant un an,
00:06:19on travaille 40 heures en Espagne par semaine quand on travaille 35 heures ici,
00:06:23on part en retraite à 67 ans quand on part ici,
00:06:25on a du mal à partir en 63 ans,
00:06:27et ce n'est pas du tout péjoratif pour celles et ceux qui méritent encore une fois leur retraite.
00:06:31J'en profite pour dire que moi je suis contre le fait d'aller taper dans le portefeuille des retraités.
00:06:35– Ah ça, on va en parler ensuite. – Donc vous n'égagez pas d'argent.
00:06:37– En tout cas, vous dites pour l'instant, on n'a pas les moyens de faire davantage sur les
00:06:41prix de l'essence,
00:06:42je voudrais qu'on reste sur l'essence, on n'a pas les moyens.
00:06:44– Je pense qu'on peut, à un moment donné, décider ensemble,
00:06:48mais encore une fois, pour l'intérêt, le seul intérêt des Français,
00:06:51et pas des partis politiques, de faire effectivement un certain nombre d'efforts.
00:06:54Et je rejoins M. Dumont, pour le coup, sur effectivement,
00:06:58peut-être que les aides ciblées étaient, un, peut-être une bonne mauvaise idée,
00:07:03et deuxièmement, on n'a pas su, encore une fois, à mon sens,
00:07:06bien expliquer aux Français celles et ceux qui pouvaient en bénéficier,
00:07:09puisque la moitié des Français qui peuvent en bénéficier n'en ont pas pu.
00:07:12– Et ceux qui en bénéficient l'ont avec plusieurs mois de retard.
00:07:15C'est ça.
00:07:16– Annexander Nicolitsch, vous êtes pour que le gouvernement...
00:07:18Bonsoir tout d'abord.
00:07:19– Bonsoir.
00:07:19– On est bien d'accord que vous êtes pour que le gouvernement fasse plus
00:07:22en ce qui concerne les prix du carburant.
00:07:24– Ah ben, on le dit depuis longtemps, oui.
00:07:25On veut baisser la TVA sur le coût du produit et de la distribution de 20 à 5,5%,
00:07:31ce qui représente un coût assumé de 10 à 12 milliards d'euros,
00:07:34qu'on compense, parce qu'il faut expliquer, par le certificat d'économie d'énergie
00:07:37qui aujourd'hui est basculé sur les éoliennes, sur la voiture électrique,
00:07:41qui permet donc à l'équivalent de 8 milliards de combler cette baisse de la TVA,
00:07:47et vous rajoutez à ça de la consommation supplémentaire,
00:07:49ce qui fait plus de rentrées, évidemment, puisque ça fait plus de croissance.
00:07:52– Donc finalement, vous pourriez rejoindre cet appel de Fabien Roussel
00:07:55qui lance un message aux Français en leur disant
00:07:58« Mobilisons-nous sur les points importants, les décisions sont prises
00:08:02pour appeler à une réaction du gouvernement ».
00:08:05Finalement, vous pourriez faire passer le même message.
00:08:07– Oui, mais évidemment, puisqu'on est dans une situation
00:08:09où les Français sont dans un point de rupture.
00:08:11Il y a eu des manifestations gigantesques en 2018,
00:08:13quand le prix du gasoil était à 1,58.
00:08:16Enfin, on est à 2,30 euros le prix du gasoil.
00:08:18Les gens font des pleins pour les voitures familiales dans la ruralité
00:08:20à plus de 150 euros. Enfin, vous vous rendez compte ?
00:08:22– Et pourtant, on a le sentiment qu'on est dans une impasse,
00:08:25que chacun se renvoie la balle.
00:08:27Est-ce qu'il n'a pas raison, Fabien Roussel, de dire au bout d'un moment
00:08:29« On fait pression sur le gouvernement pour qu'il réagisse ».
00:08:32– Mais quelle est la solution du gouvernement ?
00:08:33Des chèques, comme ça ?
00:08:35On ne veut pas baisser la fiscalité, mais comme à chaque mesure,
00:08:39on va embaucher peut-être encore des gens qui vont dispatcher les chèques,
00:08:43puis voir où ça a fonctionné, pas fonctionné, on va refaire un point.
00:08:46Donc à chaque fois, on rajoute de la bureaucratie.
00:08:49À un moment, dans ce pays, il va falloir diminuer la pression fiscale
00:08:51pour les citoyens qui doivent payer le carburant,
00:08:54diminuer la pression fiscale pour les entreprises,
00:08:56diminuer la pression fiscale de Français qui sont asphyxés.
00:08:58On est le pays de l'OCDE qui a le taux de prélèvement obligatoire
00:09:01dans le PIB le plus élevé.
00:09:02Donc à un moment, il va falloir qu'on change de politique,
00:09:05qu'on diminue les dépenses publiques et qu'on diminue la pression fiscale.
00:09:08– On va écouter Gabriel Attal qui était sur le terrain aujourd'hui
00:09:11et qui d'une certaine manière vous fait passer un message à tous les deux.
00:09:16– Vous avez des politiques qui se répandent sur les plateaux
00:09:18et qui expliquent qu'il faut baisser toutes les taxes, c'est possible, etc.
00:09:21Je le dis sincèrement, ils ne racontent pas la vérité aux Français.
00:09:24S'ils étaient au pouvoir, aux responsabilités, ils ne le feraient pas.
00:09:26Parce que un, ça coûte très cher, mais surtout,
00:09:29vous ne pouvez pas garantir quand vous baissez des taxes
00:09:31que ça se répercute sur le prix qui est payé par les Français.
00:09:33– Pour lui, vous mentez aux Français, c'est clair.
00:09:37– Pardon, mais Gabriel Attal est quand même comptable
00:09:40d'un lourd bilan du gouvernement,
00:09:43la situation économique dans laquelle il paye,
00:09:44c'est-à-dire la pire situation économique probablement
00:09:48de tout voir de l'Union européenne.
00:09:50– Mais pour le coup, ça, il ne le nie pas.
00:09:52Il a d'ailleurs beaucoup insisté aujourd'hui
00:09:54sur l'effet négatif de la dissolution sur la situation économique,
00:09:57mais sur les prix de l'essence.
00:09:59Ce que vous dites, en fait, c'est trop éloigné de la réalité.
00:10:03– Absolument pas, pardon, mais il n'y a pas d'un côté le bon Gabriel Attal
00:10:06et tous ceux que Gabriel Attal sont forcément dans le faux.
00:10:08Nous, on a fait deux propositions.
00:10:09Je vais déjà présenter la première, qui est l'augmentation du barème kilométrique
00:10:12pour les Françaises et les Français qui travaillent.
00:10:13La deuxième proposition que nous faisons, c'est de réfléchir à la réintroduction
00:10:17d'une TICPE flottante, ce qui permet de pouvoir,
00:10:20lorsque les prix sont très hauts, faire en sorte que la taxation diminue,
00:10:23mais quand les prix sont plus bas, faire en sorte que la taxation puisse réaugmenter
00:10:27pour que les recettes soient toujours équilibrées,
00:10:28aussi par rapport aux volumes qui sont utilisés.
00:10:31Ça avait existé au tournant des années 2000.
00:10:35Ça avait été retiré parce que c'est très compliqué à mettre en place.
00:10:38Mais aujourd'hui, on a les outils pour pouvoir mesurer au jour le jour,
00:10:40avec l'IA, avec l'ensemble des outils macroéconomiques,
00:10:43pour pouvoir être beaucoup plus fins dans cette analyse
00:10:46et donc de pouvoir remettre en place un système qui existait déjà en France il y a quelques années.
00:10:50Est-ce qu'on a les moyens, Thierry Arnaud ?
00:10:51C'est un choix.
00:10:52Si on choisit de diminuer les taxes sur l'essence,
00:10:56pour aller chercher l'argent ailleurs,
00:10:59si on prend les deux exemples qui viennent être présentés là,
00:11:01le Rassemblement national propose de passer la TVA de 20% à 5,5%.
00:11:05La TVA sur l'essence, ça rapporte à l'étape entre 15 et 20 milliards d'euros
00:11:10par an à peu près.
00:11:11Donc si vous diminuez cette taxe des trois quarts en gros,
00:11:15ça veut dire que vous avez une dizaine de milliards d'euros
00:11:17à aller chercher quelque part.
00:11:19Je suis même allé te dire, en toute honnêteté,
00:11:21c'est même plus, excusez-moi,
00:11:22si on rajoute ce que ça rapporte aux collectivités.
00:11:25Si on rajoutait l'État et les collectivités,
00:11:27le carburant c'est entre 41 et 43 milliards.
00:11:29Je parlais que de la TVA pour l'instant.
00:11:31Ah, que de la TVA, parce qu'il y a la TICPE aussi, pas la CISE.
00:11:33J'allais y venir après.
00:11:35Donc la TVA, c'est une grosse dizaine de milliards.
00:11:38Donc c'est un choix, Alice.
00:11:39Il faut se dire, si je supprime 10 milliards d'euros de revenus
00:11:43en diminuant la TVA de l'essence,
00:11:45soit j'augmente mon déficit de 10 milliards,
00:11:47soit je vais chercher 10 milliards ailleurs.
00:11:50Donc il faut donner la totalité de l'explication
00:11:53lorsqu'on présente ce choix.
00:11:54S'agissant de la TICPE, ce qu'on appelle la CISE aujourd'hui,
00:11:57c'est une taxe fixe effectivement à l'heure actuelle
00:12:00sur le prix de l'essence qui est en gros 70 centimes du litre.
00:12:03Et là, pareil, on peut choisir de la rendre flottante,
00:12:06c'est-à-dire fluctuante selon le prix de l'essence,
00:12:07comme ça vient d'être expliqué,
00:12:08c'est la proposition des Républicains.
00:12:10On peut choisir de la diminuer, de la supprimer.
00:12:12Mais là encore, la question c'est qu'il faut fournir aux Français
00:12:15une explication complète.
00:12:16Combien j'accepte de perdre en recette fiscale
00:12:19sur le prix de l'essence et comment je compense ?
00:12:21Où est-ce que je vais chercher l'argent ailleurs ?
00:12:23Vous conviendrez que nous on l'a expliqué.
00:12:25Ce que j'expliquais tout à l'heure sur le transfert
00:12:27de ce que rapportent les certificats d'économie d'énergie
00:12:30pour combler justement cette baisse de recette de la TVA,
00:12:33on l'a expliqué.
00:12:34Moi, ce que je ne comprends pas, en revanche,
00:12:35c'est quand on nous dit qu'il faut accélérer sur la voiture électrique,
00:12:38passer à la voiture électrique,
00:12:39et si demain vous passez tout le parc automobile sur la voiture électrique,
00:12:42il manque 41 à 43 milliards d'euros,
00:12:45parce que c'est ce que ça rapporte globalement,
00:12:48la CIS plus la TVA.
00:12:50Moi, je veux bien.
00:12:51Ça veut dire qu'on va augmenter les taxes sur la voiture électrique
00:12:55et aujourd'hui, on nous ment.
00:12:56Et donc, ce n'est pas une solution pour les Français,
00:12:58parce qu'au final, malheureusement,
00:12:59ils vont devoir payer beaucoup plus.
00:13:01Le seul avantage, c'est que ça nous rend un peu plus souverains
00:13:03si au moins on allait puiser dans le lithium,
00:13:06dans l'allié, par exemple,
00:13:06qui peut produire 700 000 voitures grâce à du lithium français,
00:13:10ou si on avait des gigafactories.
00:13:11Sur le pouvoir d'achat.
00:13:12L'électrique permet quand même de créer des emplois.
00:13:13Moi, chez moi, à côté de Dunkerque,
00:13:14on a toutes les usines de batterie qui sont en train d'être créées.
00:13:17C'est ce que je viens de dire.
00:13:18Mais j'ai dit qu'il faut les gigafactories.
00:13:19On a un écosystème adapté.
00:13:21Et ça permet réellement...
00:13:23Moi, je suis en ruralité.
00:13:25Et ceux qui ont une voiture électrique
00:13:26ont tous une prise chez eux, en réalité.
00:13:28Et donc, c'est beaucoup plus simple et beaucoup moins cher,
00:13:30c'est vrai, de pouvoir changer sa voiture électrique.
00:13:32Aujourd'hui, mais pour combler ce manque...
00:13:34Enfin, moi, je veux bien qu'on raconte n'importe quoi.
00:13:36Mais pour combler le manque à gagner, évidemment...
00:13:38C'est quand même assez cocasse que le RN nous dise
00:13:43ce que vous êtes en train de dire
00:13:44sur le fait que vous devez être les garants
00:13:46de la bonne gestion financière.
00:13:47Tout sachant que vous êtes ceux qui avaient le programme économique
00:13:50le plus dépensier de France, c'est que vous êtes...
00:13:52125 milliards d'euros d'économie, c'est l'ambition du rassaut.
00:13:55De dépense publique en moins...
00:13:56On ne sait toujours pas comment, par contre.
00:13:57Et ça va être présenté dans quelques jours.
00:13:59Mais ça fait quelques jours que vous nous dites
00:14:01que ça va être présenté dans quelques jours.
00:14:03Oui, mais à terme, 125 milliards.
00:14:04Mais le budget alternatif, qu'on l'avait déjà proposé,
00:14:08est déjà émetté les grandes pistes d'économie
00:14:10qu'on peut proposer.
00:14:11Excusez-moi, mais il y a des sujets tabous dans ce pays.
00:14:12On ne veut pas toucher à l'immigration.
00:14:14On ne veut pas toucher au coût qui s'est multiplié
00:14:17des collectivités territoriales
00:14:18parce qu'on a fait des doublons, des triplons.
00:14:20On ne veut pas toucher aux agences.
00:14:21On ne veut pas toucher aux agences.
00:14:23Donc il y a des sujets tabous.
00:14:23On préfère taper sur les retraités.
00:14:25Alors, attendez, j'ai l'impression que l'immigration,
00:14:27ces derniers jours, n'était pas vraiment un sujet tabou.
00:14:29Je ne suis plus vraiment un sujet tabou.
00:14:30Car l'olive...
00:14:30D'un point de vue budgétaire, excusez-moi, c'est un problème.
00:14:31Alors, sur le budget, juste sur le pouvoir d'achat,
00:14:34Car l'olive, Marine Le Pen...
00:14:37Est-ce que je peux en placer une ou...
00:14:44J'entends ce que vous dites.
00:14:45J'entends ce que vous dites.
00:14:47Mais à un moment donné, encore une fois,
00:14:48je pense que c'est le logiciel complet,
00:14:51avoir une vue d'ensemble,
00:14:52qu'intéresse les Français.
00:14:54Et il y a des sujets,
00:14:55et pardon de lire,
00:14:56des sujets, je pense,
00:14:57sur lesquels on peut se retrouver.
00:14:59La durée du temps de travail.
00:15:00Qu'est-ce qu'on fait ?
00:15:01On est à 35 heures,
00:15:02lorsque un certain nombre de pays voisins
00:15:04sont à 39 et à 40 heures.
00:15:07Qu'est-ce qu'on fait sur l'assurance chômage ?
00:15:09Est-ce qu'aujourd'hui, on continue
00:15:11de finalement inciter à rester chez soi
00:15:13plutôt que d'aller travailler ?
00:15:14C'est ça le sujet.
00:15:15Je rejoins ce que disait monsieur.
00:15:17Finalement, on doit retrouver
00:15:19la politique de l'offre.
00:15:20Et vous le disiez, monsieur,
00:15:21notamment sur la consommation.
00:15:22Comment on va pouvoir plus consommer ?
00:15:24On va pouvoir plus consommer
00:15:25s'il y a plus d'emplois dans ce pays.
00:15:28Et on sait que ce n'est pas simple.
00:15:29Et moi, je ne suis pas en train
00:15:30de m'affranchir d'un bilan
00:15:31qui n'est pas un bilan somptueux
00:15:34tel qu'on aurait pu l'idéaliser.
00:15:35En revanche, je ne suis pas dans le commentaire.
00:15:37Et si vous faites une bonne proposition,
00:15:38j'adhérerai à cette proposition.
00:15:40Nous aussi, on attend toujours.
00:15:42Le bilan n'est pas satisfaisant.
00:15:44Et il y a, vous le dites vous-même,
00:15:45vous n'êtes pas le seul à le dire
00:15:47d'ailleurs dans votre camp,
00:15:48il y a clairement une grogne sociale,
00:15:50une colère qui monte.
00:15:52On le voit sur les réseaux sociaux.
00:15:53Il y a même un appel
00:15:54de certains gilets jaunes
00:15:56qui a été lancé à se rassembler
00:15:58pour le 17 octobre.
00:15:59Est-ce que vous croyez,
00:16:01est-ce que vous redoutez même
00:16:03un éventuel retour des gilets jaunes ?
00:16:05La peur n'évite pas le danger.
00:16:07Il y a un sujet,
00:16:08c'est qu'on doit être beaucoup plus présent
00:16:09sur le terrain.
00:16:10Et je pense,
00:16:11et il faut le dire,
00:16:12qu'on ne l'a pas été suffisamment.
00:16:14Et on ne l'a pas été suffisamment.
00:16:15On n'a pas su expliquer
00:16:16un certain nombre de choses.
00:16:17Je regarde mes collègues
00:16:20à l'Assemblée
00:16:20ou future Assemblée nationale
00:16:23sur, par exemple,
00:16:24le projet de loi sur les retraites.
00:16:26Pardon, mon cher collègue,
00:16:27M. Dumont,
00:16:27mais vous avez soutenu M. Fillon
00:16:29qui était pour la retraite
00:16:30à 65 ans.
00:16:31Au moment de voter la retraite
00:16:32à 63 ans,
00:16:33vous avez voté contre.
00:16:34Cher monsieur du Rassemblement national,
00:16:36vous nous proposez
00:16:37une retraite à 60 ans
00:16:38et quand on gratte un petit peu,
00:16:39qu'on vous dit...
00:16:41Non, mais vous voyez,
00:16:41vous avez des attaques en piste.
00:16:43Oui, mais...
00:16:44Parce que notre vision
00:16:45de la réforme des retraites,
00:16:46elle va permettre...
00:16:46Laissez-moi terminer.
00:16:47Laissez-moi terminer.
00:16:48Mais vous allez aller dans mon sens.
00:16:49Un jeune qui, aujourd'hui,
00:16:51entre sur le marché du travail
00:16:53à 25 ou 26 ans,
00:16:54vous allez m'expliquer
00:16:55comment vous le faites partir
00:16:57en retraite à 60 ans
00:16:59et que vous proposez...
00:16:59Mais ce n'est pas du tout
00:16:59ce qu'on propose.
00:17:00Si, c'est ce que vous proposez.
00:17:01Non, mais pas du tout.
00:17:02Ceux qui commencent à travailler
00:17:04à 24 ans,
00:17:04on les fait partir
00:17:05en fait 42 annuités.
00:17:06Vous faites comme les filles,
00:17:07vous coupez la parole.
00:17:07Il vous répond, carrément.
00:17:08Je vous coupe pas la parole.
00:17:10Vous dites quelque chose de faux,
00:17:10M. Olivier.
00:17:11Et ayez à risque au moins
00:17:12de lire la réforme des retraites
00:17:13qu'on propose.
00:17:13Je vous pose juste une question.
00:17:14Ce n'est pas honnête.
00:17:15La question et la réponse.
00:17:17Un jeune, aujourd'hui,
00:17:19qui, comme la majorité des jeunes
00:17:21dans ce pays,
00:17:22démarre dans la vie active
00:17:23à 25 ou 26 ans,
00:17:25au Rassemblement national,
00:17:26à quel âge partira-t-il en retraite ?
00:17:27À 25 ans, il part à 67 ans.
00:17:29C'est très clair.
00:17:29Et c'est dans la réforme des retraites
00:17:31qu'on propose.
00:17:31C'est QSD.
00:17:32Et donc, vous n'avez pas voté
00:17:33la réforme des retraites proposée
00:17:34Non, parce que ce qu'on propose,
00:17:36nous, c'est une retraite progressive.
00:17:38On va parler de ça.
00:17:39Désolé, je prends 30 secondes
00:17:40parce qu'apparemment,
00:17:40M. Olivier n'a pas compris
00:17:41la réforme des retraites.
00:17:42Si, si, j'ai très bien compris.
00:17:43Mais là, pour le coup,
00:17:45les spectateurs de BFTC...
00:17:48Je pense qu'il y a besoin
00:17:52à réindustrialiser ce pays
00:17:53parce que le vrai problème,
00:17:55c'est qu'il faut recréer
00:17:55de la richesse, de la croissance.
00:17:57Et donc, il va falloir
00:17:58réindustrialiser un pays
00:17:59que vous avez désindustrialisé.
00:18:00Et notamment, on a un objectif,
00:18:01revenir à 12%
00:18:02de la part de l'industrie
00:18:03dans le PIB.
00:18:04Et donc, c'est les centaines
00:18:04de milliers d'emplois industriels
00:18:05qu'il faut créer.
00:18:06Donc, on veut inciter
00:18:06à aller vers l'apprentissage.
00:18:08Et donc, pour inciter
00:18:09à aller vers l'apprentissage,
00:18:10à commencer à travailler tôt,
00:18:11on veut donner un avantage
00:18:12à ceux qui commencent
00:18:13à travailler tôt.
00:18:13Donc, si vous commencez
00:18:14entre 17 et 20 ans,
00:18:15effectivement,
00:18:16vous partez à la retraite
00:18:17à 60 ans.
00:18:17Et on veut quelque chose
00:18:18de progressif.
00:18:19Parce qu'il y a un sujet...
00:18:20Ben si, je vous ai répondu.
00:18:21Entre 17 et 20 ans,
00:18:22vous partez à 60 ans.
00:18:23Et ensuite, c'est progressif.
00:18:24Plus vous commencez tard,
00:18:25plus la durée de cotisation
00:18:27est élevée.
00:18:27Parce qu'on veut inciter
00:18:28ceux qui commencent
00:18:29à travailler tôt.
00:18:30Avec le Rassemblement national,
00:18:31on peut partir à 60 ans,
00:18:33mais aussi à 67 ans.
00:18:34Ça dépend à quel âge
00:18:35on commence à travailler.
00:18:36Oui, c'est progressif.
00:18:37Et c'est une vision
00:18:37sur le long terme.
00:18:38Sur la colère
00:18:39et la grogne sociale,
00:18:41vous ne m'avez pas
00:18:42vraiment répondu.
00:18:42Vous me dites juste
00:18:43qu'il ne faut pas avoir peur
00:18:44et être beaucoup plus présent.
00:18:46Et être sur le terrain.
00:18:47Mais est-ce que vous ne sentez pas
00:18:49quand même qu'il se passe
00:18:51quelque chose en ce moment ?
00:18:52Je peux vous dire
00:18:52que moi, je passe mon temps
00:18:53et on partage avec M. Dumont
00:18:55la ruralité.
00:18:56Dans ma 12e circonscription
00:18:57des Yvelines,
00:18:58la moitié, je pense,
00:18:59à des villes comme Orgeval,
00:19:01comme les Alluelles-Roues,
00:19:01avec beaucoup d'agriculteurs.
00:19:03Là, je peux vous dire
00:19:03que les agriculteurs,
00:19:04ils n'attendent qu'une chose.
00:19:05C'est qu'enfin,
00:19:06leur frigo puisse se remplir.
00:19:08Et pourquoi ?
00:19:09Parce qu'on n'est absolument
00:19:11pas protégés par l'Europe.
00:19:13Et on n'est pas protégés
00:19:13par l'Europe parce que nous-mêmes,
00:19:15nous ne savons pas protéger
00:19:16nos agriculteurs.
00:19:16Et il y a une décision
00:19:19qui vient de tomber.
00:19:20C'est l'interdiction
00:19:21d'importation
00:19:22des volailles brésiliennes.
00:19:24Ah ben, il était temps.
00:19:25Il était temps
00:19:26de respecter nos agriculteurs.
00:19:27Et je partage,
00:19:28je pense qu'on peut partager ça.
00:19:29M. Olive, c'est intéressant
00:19:30parce que vous parlez de ça.
00:19:32Je suis parlementaire européen.
00:19:33Effectivement,
00:19:34on a aujourd'hui
00:19:35une Union européenne
00:19:35qui ne protège pas
00:19:36nos agriculteurs
00:19:37sur les négociations
00:19:38avec Donald Trump,
00:19:38sur des accords
00:19:39de libre-échange notamment
00:19:40et sur des règles
00:19:41qui pénalisent
00:19:41nos agriculteurs.
00:19:43Mais pourquoi,
00:19:44alors que l'Union européenne,
00:19:45vous le dites vous-même,
00:19:46aujourd'hui,
00:19:46ne nous protège pas assez ?
00:19:47D'ailleurs,
00:19:47ils veulent diminuer encore
00:19:48la PAC.
00:19:48Ça va peut-être diminuer
00:19:49de 2 milliards d'euros
00:19:50pour l'horizon 2020.
00:19:52Dans d'autres côtés,
00:19:54vous voulez diminuer
00:19:55la contribution française
00:19:56de l'Union européenne
00:19:57et de la mécanique
00:19:57diminuer la PAC.
00:19:58Pourquoi il n'y a pas
00:19:59de moyens de pression ?
00:19:59Est-ce que ça ne va pas
00:20:00au-delà de la crise agricole
00:20:01là aujourd'hui ?
00:20:02Pourquoi vous ne voulez pas
00:20:04justement essayer
00:20:05de dire,
00:20:07vous ne jouez pas
00:20:08en notre faveur
00:20:08et en la faveur
00:20:09de nos agriculteurs ?
00:20:10Eh bien non,
00:20:10on va diminuer la part
00:20:13justement de ce qu'on donne
00:20:14entre ce qu'on donne
00:20:15et ce qu'on donne.
00:20:15La crise agricole,
00:20:16ça fait plusieurs années
00:20:17qu'on en parle.
00:20:17Il joue contre nous ?
00:20:18S'il vous plaît,
00:20:18M. Nicoli,
00:20:19je vois bien
00:20:19qu'elle n'est pas réglée.
00:20:20Elle est là,
00:20:21mais là,
00:20:21aujourd'hui,
00:20:23on sent quelque chose
00:20:24de plus profond.
00:20:25C'est tous les sujets
00:20:26en même temps.
00:20:27En réalité,
00:20:27tous les sujets
00:20:28viennent en même temps
00:20:28tout le temps
00:20:29et il faut commencer
00:20:30à voir ce signal-là.
00:20:30C'est bien qu'il y a
00:20:31un problème structurel
00:20:32dans tout le pays.
00:20:34Je réponds simplement
00:20:35très rapidement
00:20:36sur la question
00:20:36des retraites.
00:20:37Si on commence
00:20:38à rentrer à 25 ans,
00:20:39il se trouve que j'ai 25 ans,
00:20:40je travaille,
00:20:41je sais très bien
00:20:41que je n'en aurai pas
00:20:42de retraite.
00:20:42Mais ne repartons pas
00:20:43sur les retraites,
00:20:44s'il vous plaît.
00:20:45Non, si,
00:20:45parce que c'est très important
00:20:46pour tout le reste.
00:20:46C'est le cœur du sujet.
00:20:47En réalité,
00:20:47c'est le cœur du sujet.
00:20:49Pourquoi c'est le cœur du sujet ?
00:20:50Parce que c'est un quart
00:20:52de la dépense publique.
00:20:52Oui, sauf qu'avant
00:20:53de penser au moment
00:20:54où on va s'arrêter de bosser,
00:20:55il faut d'abord penser
00:20:55à comment on va finir
00:20:56sa fin de mois,
00:20:57comment on va payer
00:20:58sa nourriture.
00:20:59Ce que je dis à l'Élysse,
00:21:00c'est que c'est un quart
00:21:00de la dépense publique.
00:21:01C'est-à-dire que vous voulez
00:21:02des aides pour les agriculteurs ?
00:21:03Baissez un quart
00:21:04de la dépense publique
00:21:04qui part dans la retraite.
00:21:05Vous voulez des aides
00:21:06pour les gilets jaunes ?
00:21:07Baissez un quart de la retraite.
00:21:08Vous voulez baisser un quart
00:21:09de la dépense publique
00:21:10qui part dans la retraite.
00:21:10Vous voulez des aides
00:21:11pour le prix du pétrole,
00:21:12le prix de l'essence ?
00:21:13Baissez un quart de la dépense
00:21:15qui part dans la retraite.
00:21:16Il y a 422 milliards d'euros
00:21:19annuels qui partent
00:21:20dans la retraite.
00:21:21Cet argent ne va
00:21:22à personne d'autre
00:21:23qu'au retraité.
00:21:23Il y a un moment
00:21:24où c'est beaucoup trop.
00:21:26En fait, c'est simple.
00:21:27Soit vous baissez les taxes
00:21:28et à ce moment-là,
00:21:28effectivement,
00:21:29l'État ne reçoit pas
00:21:30ce qui lui revient.
00:21:32Mais je veux dire,
00:21:32il est tellement à l'os
00:21:33qu'il ne peut pas se le permettre.
00:21:35Soit vous donnez de l'argent
00:21:36aux Français
00:21:36lorsqu'on est dans un cas
00:21:37de crise extérieure
00:21:38comme c'est le cas aujourd'hui.
00:21:39Ce n'est pas une crise structurelle.
00:21:41La crise de l'essence
00:21:41est une crise
00:21:42qui nous vient d'ailleurs.
00:21:43L'État devrait avoir
00:21:44une marge de manœuvre suffisante
00:21:45pour pouvoir amortir
00:21:46cette crise-là.
00:21:47Pour ça, il devrait donner
00:21:48de l'argent à ceux
00:21:49qui en ont besoin,
00:21:49c'est-à-dire ceux qui utilisent
00:21:50le plus la voiture.
00:21:51Et ça doit commencer par là.
00:21:52Parce qu'il s'endette.
00:21:54Il n'a tellement pas d'argent
00:21:55qu'il s'endette chaque année
00:21:56pour pouvoir payer la retraite.
00:21:57Une fois qu'on n'a pas,
00:21:58tant qu'on n'a pas abordé
00:21:59et aucun de ces messieurs
00:22:00n'abordera la question
00:22:011, de la répartition
00:22:022, du montant des pensions
00:22:04et du fait qu'il faille
00:22:06baisser certaines pensions,
00:22:07je parle des plus grosses,
00:22:08on ne trouvera jamais
00:22:09un euro pour aider
00:22:10qui que ce soit dans ce pays.
00:22:11Je voudrais qu'on reste
00:22:12sur la contestation sociale
00:22:14quand même,
00:22:14puisque nous sommes
00:22:15avec Jacqueline Moureau.
00:22:17Vous vous en souvenez sûrement,
00:22:18c'est une ancienne figure
00:22:19du mouvement des Gilets jaunes.
00:22:21Deux questions en une.
00:22:23Bonsoir tout d'abord,
00:22:23Jacqueline Moureau.
00:22:24Est-ce que vous,
00:22:25vous allez répondre présente
00:22:26à cet appel
00:22:27qui a été lancé
00:22:28par certains Gilets jaunes
00:22:30à se rassembler
00:22:30le 17 octobre prochain ?
00:22:32Et que dites-vous
00:22:33à ces trois politiques
00:22:34qui sont autour de moi
00:22:35sur ce plateau ?
00:22:37Alors,
00:22:38je ne sais pas encore
00:22:39si je vais participer à ça
00:22:41parce que déjà,
00:22:42il faut savoir
00:22:43par qui c'est organisé
00:22:44et on sait d'avance
00:22:46que l'État français
00:22:47va s'employer
00:22:48à éborner,
00:22:50à arrêter,
00:22:51à mettre un coup
00:22:53de tampon fiché
00:22:54sur ceux
00:22:54qui seront dans la rue
00:22:55parce que c'est un mouvement
00:22:57qui ne leur plaît pas.
00:22:59Donc,
00:23:00il ferait bien mieux
00:23:02de s'occuper
00:23:02des narcotrafiquants.
00:23:03Est-ce que ce n'est pas
00:23:04un peu caricatural,
00:23:05Jacqueline Moureau,
00:23:06de dire ça franchement ?
00:23:07En France,
00:23:07on peut quand même
00:23:09manifester librement.
00:23:11Ce n'est pas du tout caricatural.
00:23:13Demandez à ceux
00:23:13qui ont été éborgnés.
00:23:14Je ne pense pas
00:23:15qu'ils pensent comme vous.
00:23:17Maintenant,
00:23:18j'écoute le débat
00:23:20sur le plateau.
00:23:22Alors,
00:23:22tout ce qui est dit,
00:23:23oui,
00:23:24bien sûr,
00:23:24en fait,
00:23:24la France
00:23:26est en état d'urgence,
00:23:30la France est en état d'urgence,
00:23:30mais en état d'urgence
00:23:32vitale.
00:23:33Parce que là,
00:23:34pendant que vous discutez
00:23:35sur les plateaux,
00:23:37eh bien,
00:23:37il y a des gens,
00:23:38ils n'ont pas mangé ce soir.
00:23:40Il y a des enfants
00:23:41qui ont peut-être mangé
00:23:42un petit bout de pain
00:23:43avec un petit chocolat.
00:23:44Parce que,
00:23:45actuellement,
00:23:46quand on donne à bouffer
00:23:48aux voitures,
00:23:49on ne peut plus donner
00:23:50à manger aux enfants.
00:23:51Aujourd'hui,
00:23:52quand on fait le plein,
00:23:53c'est comme si on invitait
00:23:54notre voiture au restaurant.
00:23:56Donc,
00:23:56en fait,
00:23:57on fait le plein
00:23:57et puis on se dit,
00:23:59bon,
00:23:59finalement,
00:23:59faire les courses
00:24:00et j'irai le prochain coup.
00:24:02Mais il n'y a pas
00:24:02de prochain coup.
00:24:03Mais vous ne vous rendez pas compte
00:24:05une seule seconde
00:24:07de l'état du pays.
00:24:09Vous ne vous en rendez pas compte.
00:24:12Et c'est là
00:24:14qu'est tout le problème.
00:24:15Et j'aimerais quand même
00:24:16poursuivre.
00:24:17Non,
00:24:18mais c'est très important.
00:24:19On peut peut-être
00:24:19les laisser vous répondre
00:24:20et on revient vous voir,
00:24:21Jacqueline Moreau.
00:24:22C'est très important
00:24:22ce que vous venez de dire
00:24:23parce qu'au-delà
00:24:24des grandes réformes
00:24:25que l'on vient d'évoquer,
00:24:26on sait très bien
00:24:27que ce gouvernement
00:24:28a une marge de manœuvre limitée
00:24:30de par la situation économique
00:24:31de la France
00:24:32et parce qu'il s'en va
00:24:33dans six mois.
00:24:33Mais là,
00:24:34à très court terme,
00:24:36face à l'urgence
00:24:36qui vient d'être décrite,
00:24:38qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:24:40Il faut qu'on donne,
00:24:41évidemment,
00:24:42plus de pouvoir d'achat
00:24:43aux Français.
00:24:44C'est ce qu'ils réclament
00:24:45pour,
00:24:45je dirais,
00:24:46et je rejoins ce que dit
00:24:47Mme Moreau,
00:24:48même si c'est très caricatural
00:24:50mais j'entends
00:24:50ce qu'elle peut dire
00:24:52et c'est la raison
00:24:53pour laquelle
00:24:53il faut rencontrer
00:24:54ces personnes-là.
00:24:56Mais je crois que
00:24:56tant qu'on n'aura pas compris
00:24:58que ce qu'on donne
00:24:59d'un côté,
00:24:59il faudra aller
00:25:00le financer de l'autre,
00:25:02alors on pourra avoir
00:25:02toutes les bonnes idées,
00:25:03le concours Lépine
00:25:04des meilleures idées
00:25:05à l'heure actuelle.
00:25:07On sait que ça devient
00:25:08très compliqué,
00:25:09qu'il y a des choix
00:25:09stratégiques à faire
00:25:10et c'est pour ça
00:25:11que je dis
00:25:11que ce n'est pas
00:25:12une solution,
00:25:13c'est une addition
00:25:14d'initiatives
00:25:15qu'on peut prendre
00:25:16tout de suite
00:25:17sur,
00:25:18l'augmentation
00:25:19du temps de travail,
00:25:20cette réforme des retraites
00:25:21que tout le monde réclame,
00:25:23la protection,
00:25:24je termine.
00:25:25Mais ce n'est pas
00:25:25la même temporalité.
00:25:26Oui, mais c'est important.
00:25:27J'entends bien
00:25:28que ce n'est pas
00:25:28la même temporalité
00:25:29mais la réforme
00:25:30de l'assurance chômage,
00:25:32la lutte contre
00:25:32la fraude sociale,
00:25:34mais c'est cela
00:25:35qu'il faut
00:25:36démarrer en place.
00:25:37Je pense qu'on est
00:25:37à peu près tous d'accord
00:25:38sur ça.
00:25:38Et je continue,
00:25:39la diminution
00:25:40des opérateurs d'État
00:25:41qui coûte 73 milliards,
00:25:43on est tous d'accord
00:25:43mais on ne l'a pas fait.
00:25:45Pardon,
00:25:45mais ça fait 10 ans
00:25:46qu'Emmanuel Macron
00:25:47est président.
00:25:48Vous êtes,
00:25:49monsieur Olive,
00:25:50député
00:25:51de la majorité
00:25:54présidentielle.
00:25:54Il sait aussi
00:25:55prendre ses distances.
00:25:56Non, mais d'accord,
00:25:56c'est quand même
00:25:57un petit peu de bilan.
00:25:58Non, non,
00:25:59moi j'ai toujours voté
00:26:00l'essentiel.
00:26:01Mais vous ne dites pas
00:26:02la même temporalité
00:26:02à très court terme.
00:26:04Là, aujourd'hui,
00:26:05on est face à une difficulté
00:26:06qui est une difficulté majeure.
00:26:07Ça a été exprimé
00:26:08par Madame Moreau,
00:26:08c'est exprimé
00:26:09par beaucoup de personnes
00:26:10partout chez nous.
00:26:11On n'a pas eu
00:26:12la monopole
00:26:12des difficultés
00:26:13dans nos territoires respectifs.
00:26:15Et donc,
00:26:16on a besoin
00:26:16de réponses concrètes
00:26:17tout de suite.
00:26:17C'est pour ça
00:26:18que nous,
00:26:18on a fait ces deux propositions.
00:26:19Un, le barème,
00:26:21la révision du barème kilométrique
00:26:22qui permet justement
00:26:23à ceux qui travaillent
00:26:24de pouvoir défalquer en partie,
00:26:26beaucoup plus
00:26:26que ce qu'ils nous peuvent
00:26:27le faire aujourd'hui.
00:26:28Ça coûte combien l'État ?
00:26:29En fait,
00:26:30c'est l'argent
00:26:31qui est moins collecté.
00:26:33Non, mais d'accord,
00:26:34mais donc,
00:26:34c'est un manque à gagner
00:26:35pour l'État.
00:26:35C'est un manque à gagner,
00:26:37mais de toute façon,
00:26:38on s'équilibre
00:26:40sur toutes les réformes
00:26:40qu'on peut faire en ville.
00:26:42Je vais vous expliquer,
00:26:42il n'y a pas de problème
00:26:43parce que vous faites
00:26:44toutes vos réformes
00:26:44mais je ne peux pas parler
00:26:45donc je vais le faire.
00:26:46Et ensuite,
00:26:46on a la TICPE flottante
00:26:47qui s'équilibre
00:26:48de façon quasi automatique
00:26:50puisque ça permettra
00:26:51de pouvoir aussi
00:26:52avoir plus de volume
00:26:53et aujourd'hui,
00:26:53on voit bien
00:26:54parce qu'il y a
00:26:55une baisse forte
00:26:56des volumes d'essence
00:26:57qui sont distribués
00:26:58dans les différentes stations-services
00:26:59et donc,
00:27:00le gain de l'État
00:27:01depuis la crise
00:27:02et l'augmentation forte,
00:27:03c'est que 9 millions d'euros.
00:27:05Donc,
00:27:05c'est complètement faux
00:27:06de dire que l'État
00:27:07s'en met plein les poches
00:27:07parce qu'il y a
00:27:08beaucoup moins de volumes
00:27:10qui sont utilisés
00:27:10et donc,
00:27:11tout ça,
00:27:12au final,
00:27:12s'équilibre
00:27:12mais là où vous avez raison,
00:27:14c'est qu'il y a des réformes
00:27:15de structure à mettre en place.
00:27:17Nous,
00:27:17on pense que la première réforme
00:27:19de structure,
00:27:19c'est faire en sorte
00:27:20que ceux qui travaillent
00:27:20gagnent beaucoup plus.
00:27:21Comment est-ce qu'on peut le faire ?
00:27:22Attendez,
00:27:22on reste sur le très court terme
00:27:24et ensuite,
00:27:24je reviens vers vous
00:27:25parce que ce que vous dites
00:27:26à Jacqueline Mouraud
00:27:27qui pointait du doigt
00:27:28un problème d'urgence
00:27:30en fait,
00:27:31à très court terme,
00:27:31vous vous dites
00:27:32nous,
00:27:32on vous aide
00:27:33à pouvoir affronter
00:27:34ces prix de l'essence.
00:27:36Avec les deux sujets
00:27:37qui sont TICPE flottants
00:27:38et augmentation du baril
00:27:39qui est américain
00:27:39pour les travailleurs.
00:27:39Jacqueline Mouraud,
00:27:40qu'est-ce que vous vouliez ajouter ?
00:27:42Alors,
00:27:43il y a des solutions
00:27:44mais seulement
00:27:45personne n'est prêt
00:27:46à les appliquer.
00:27:47C'est ça le gros problème.
00:27:49Il y a certainement
00:27:52baissé le prix,
00:27:53le montant des taxes
00:27:54au-delà de 80 dollars
00:27:56le baril.
00:27:56Puisque le budget
00:27:58a été basé
00:27:59sur 80 dollars le baril,
00:28:01tout ce qui dépasse,
00:28:02on peut enlever les taxes.
00:28:03Il faut d'urgence aussi
00:28:05mettre,
00:28:06moi c'est des propositions
00:28:07que je vous fais,
00:28:08mais il faut arrêter
00:28:09de prendre le peuple français
00:28:10pour des imbéciles
00:28:11parce que tout le monde
00:28:12voit très bien
00:28:13que les politiciens
00:28:14ne veulent pas,
00:28:16il n'y a aucune volonté politique
00:28:17de régler les problèmes.
00:28:19Mais en fait,
00:28:20laissez-moi terminer
00:28:21s'il vous plaît,
00:28:22je vous remercie.
00:28:25Les gens avec qui je discute,
00:28:27mais tout le monde
00:28:27a les solutions.
00:28:29L'État est extrêmement mal géré.
00:28:31Où est l'argent des Français ?
00:28:33On est le pays
00:28:34le plus taxé au monde
00:28:35et ils sont incapables
00:28:37de résorber la dette.
00:28:39Mais qu'est-ce qu'ils font
00:28:40de notre pognon ?
00:28:41Donc,
00:28:41alors je termine
00:28:42sur mes propositions.
00:28:44Une proposition phare,
00:28:46s'il vous plaît.
00:28:46Je remercie Total
00:28:48pour son plafonnement
00:28:50parce que s'il n'était pas là,
00:28:52là,
00:28:52j'aurais payé
00:28:532,28
00:28:55le litre aujourd'hui
00:28:56alors que là,
00:28:57j'ai payé
00:28:582,99.
00:28:59Donc,
00:29:00il y a d'autres solutions.
00:29:02Il faut bloquer d'urgence
00:29:03tous les recours
00:29:05au cabinet conseil.
00:29:06Il faut mettre fin
00:29:08à ce truc-là
00:29:09qui coûte un pognon
00:29:10de dingue
00:29:11aux Français
00:29:11pour rien.
00:29:12On a déjà
00:29:13une armada
00:29:14de fonctionnaires
00:29:15en France.
00:29:16Ils n'ont qu'à faire
00:29:17leur boulot.
00:29:18On n'a pas besoin
00:29:19de...
00:29:19Voilà, 2 propositions.
00:29:19Ça, c'est pour les économies
00:29:21que doit réaliser l'État.
00:29:22Merci, Jacqueline Moreau
00:29:24pour votre intervention
00:29:26ce soir.
00:29:26Vous seriez aux côtés,
00:29:27vous,
00:29:28du mouvement
00:29:28des Gilets jaunes
00:29:29s'il devait revenir
00:29:31dans les prochains jours
00:29:32dans la rue ?
00:29:33Tant que ça se passe
00:29:34de manière pacifique
00:29:35et qu'il y a
00:29:36une volonté
00:29:37de dire
00:29:38à ce gouvernement
00:29:39que les Français
00:29:41n'arrivent plus à vivre,
00:29:42n'arrivent plus
00:29:42à aller travailler
00:29:43avec un coup
00:29:43du carburant
00:29:44aussi élevé
00:29:45ont du mal
00:29:46à amener
00:29:46leurs enfants
00:29:47faire des loisirs.
00:29:49Ils sont obligés
00:29:49trop de se priver
00:29:50parce que quand vous avez
00:29:51un plein aujourd'hui
00:29:52qui peut dépasser
00:29:52150 euros,
00:29:53mais est-ce que vous vous rendez
00:29:54compte de ce que ça peut représenter
00:29:55si vous faites 2-3 pleins
00:29:56dans la ruralité
00:29:57quand vous gagnez
00:29:58un SMIC
00:29:58à 1477 euros
00:30:00ou quand vous avez
00:30:00le loyer en plus à payer,
00:30:01ça devient invivable.
00:30:02Vous avez beaucoup plus
00:30:03de dépenses que de recettes.
00:30:04Donc, que les Français
00:30:05expriment un mécontentement
00:30:06en disant
00:30:06ce gouvernement
00:30:07n'est pas en capacité
00:30:08de nous protéger
00:30:09sur ça
00:30:09et en plus,
00:30:10pour certains,
00:30:10pour les retraités
00:30:12va peut-être baisser
00:30:13aujourd'hui,
00:30:14en tout cas,
00:30:14faire en sorte
00:30:14que leurs pensions
00:30:15ne suivent pas l'inflation,
00:30:16évidemment que...
00:30:17C'est la solution.
00:30:18Mais écoutez,
00:30:19la deuxième...
00:30:20Pour ceux qui travaillent
00:30:20dans ce pays,
00:30:21c'est la solution.
00:30:21Comment vous expliquez
00:30:22qu'il n'y ait pas
00:30:24de débouchés
00:30:25aujourd'hui
00:30:25à cette colère ?
00:30:27J'ai écouté
00:30:27M. Lescure ce matin
00:30:28qui est là
00:30:29avec un grand aveu...
00:30:30Ministre de l'économie.
00:30:31Ministre de l'économie.
00:30:31Avec un grand aveu d'échec.
00:30:33Il nous dit
00:30:34qu'il n'y a plus de moyens,
00:30:35voilà, effectivement.
00:30:36Il n'y a plus de marge de manœuvre.
00:30:37Je ne sais plus
00:30:37qu'il faut un budget
00:30:38très rapidement.
00:30:39C'est son expression
00:30:40mais en gros,
00:30:40on est à un moment de rupture.
00:30:42On ne peut plus investir
00:30:43dans rien.
00:30:44Et on apprend
00:30:45et voilà,
00:30:45c'est confirmé
00:30:46que déjà,
00:30:47ils n'ont pas su évaluer
00:30:48quelle va être la croissance.
00:30:49On nous parlait
00:30:50d'un pourcent de croissance.
00:30:51Lui dit ça va être 0,5.
00:30:52L'INSEE nous dit 0,4.
00:30:53Donc évidemment,
00:30:54ça a des conséquences
00:30:54en termes de déficit public
00:30:56par exemple.
00:30:57Et donc,
00:30:57on apprend que
00:30:59la charge de la dette
00:31:00pour 2026,
00:31:01ça va être 65 milliards d'euros.
00:31:03Mais cette charge
00:31:04donc de la dette
00:31:04de 65 milliards d'euros,
00:31:06elle est la conséquence
00:31:07d'échecs
00:31:08d'année en année
00:31:09de déficit public
00:31:10de plus en plus important
00:31:11d'une dette
00:31:12qui a augmenté
00:31:13et donc il y a une part
00:31:14de responsabilité énorme
00:31:15et cette responsabilité,
00:31:16ce sont les retraités
00:31:17qui vont devoir la payer.
00:31:18Ce sont les coûts.
00:31:19Ce sont les...
00:31:20Je voudrais qu'on entende
00:31:21Karl Olive sur ce point.
00:31:23Ce sont les choix politiques
00:31:24qui ont été faits
00:31:25depuis plusieurs dizaines d'années
00:31:26qui amènent aujourd'hui
00:31:28au fait...
00:31:28De ne pas baisser les retraites.
00:31:29Non mais qui amènent...
00:31:30Victor Hérault,
00:31:31je voudrais qu'on entende
00:31:32la réponse de Karl Olive
00:31:33puisque c'est vous
00:31:34qui d'une certaine manière
00:31:35êtes pointé du doigt
00:31:36par M. Nicolich.
00:31:37Un mot juste sur...
00:31:38Moi je dis souvent
00:31:39je suis moi,
00:31:39les autres sont pris
00:31:40Alice Darfeuil.
00:31:41Un ministre qui dit...
00:31:42Je vais vous donner ma lecture.
00:31:43Un ministre cité aujourd'hui
00:31:44dans un hebdomadaire
00:31:46disait sur le budget
00:31:47si on réussit à survivre
00:31:48à ce tapis de bombe
00:31:49Tom Cruise peut aller
00:31:50se rhabiller.
00:31:51Ben Colu je disais aussi
00:31:52quand on n'a rien à dire
00:31:53vous me fermez sa gueule.
00:31:54Donc je pense qu'à un moment donné
00:31:56la situation est suffisamment grave
00:31:58pour qu'on respecte les Français.
00:32:00Est-ce que ce sont les retraités
00:32:01Karl Olive ?
00:32:02Ah non moi je suis...
00:32:03Ils vont devoir...
00:32:03Je vous le dis très clairement
00:32:05je ne toucherais pas
00:32:07si j'étais aux manettes
00:32:08je ne toucherais pas
00:32:09au portefeuille des retraités.
00:32:12Très clair et net.
00:32:13Très clair et net.
00:32:14Ces gens-là
00:32:15quels qu'ils soient
00:32:17ont travaillé
00:32:17toute leur vie
00:32:18pour avoir
00:32:19la pension
00:32:20aujourd'hui
00:32:21qu'ils peuvent
00:32:23bénéficier.
00:32:24Donc là
00:32:24je partage
00:32:27ce que disait
00:32:28M. Nicolique
00:32:28parce que moi
00:32:29il n'y a pas de bonnes idées
00:32:30de gauche, de droite
00:32:30de haut en bas.
00:32:31Je pense qu'il faut
00:32:32que nous soyons
00:32:33pragmatiques sur le sujet.
00:32:34Parce que je précise
00:32:35pour ceux qui nous regardent
00:32:36qu'il y a deux pistes
00:32:37qui reviennent
00:32:37avec insistance
00:32:39visiblement envisagées
00:32:40par le gouvernement.
00:32:41La désindexation
00:32:42de certaines pensions
00:32:44de retraite
00:32:44ou alors
00:32:45la suppression
00:32:46de l'abattement
00:32:47de 10%
00:32:48sur le revenu
00:32:49de certains retraités.
00:32:51Donc c'est l'un
00:32:52ou l'autre.
00:32:52C'est ce que semblait dire
00:32:53aujourd'hui
00:32:54certains membres du gouvernement.
00:32:55Vous vous dites
00:32:55que c'est une erreur.
00:32:56Oui c'est une erreur
00:32:57parce que les Français
00:32:58ne vont pas comprendre.
00:32:59Parce que les gens
00:32:59qui travaillent
00:33:01arrêtons d'emmerder
00:33:02les gens qui travaillent
00:33:03ou ont travaillé.
00:33:04Donnons des forces
00:33:05de proposition
00:33:06pour que justement
00:33:07on puisse inciter
00:33:08au travail
00:33:08pour qu'on ait
00:33:09de la croissance
00:33:09dans ce pays
00:33:10comme typiquement...
00:33:11qui payent les retraités.
00:33:13Il faut expliquer ça
00:33:13en français quand même.
00:33:15Un tiers du salaire
00:33:17part dans la retraite.
00:33:18Une fois que vous avez
00:33:18compris ça...
00:33:19Non mais j'entends bien
00:33:20ce que vous dites
00:33:20du haut de vos 25 ans.
00:33:22Mais quand vous avez...
00:33:24Vous les coquisez
00:33:24je les coquise.
00:33:25Mais ces gens-là
00:33:26ils ont travaillé
00:33:27ils avaient un contrat social
00:33:28avec des gens
00:33:28qui ne veulent que leur salaire
00:33:29pour leur travail.
00:33:30Moi aussi je suis bien
00:33:31en relation.
00:33:33Il y a plein de réformes
00:33:34structurelles qui ne sont pas faites
00:33:35et on va taper
00:33:36sur des gens
00:33:36à qui ils ont travaillé
00:33:38et qui s'attendaient
00:33:39à toucher une retraite
00:33:40qui va suivre
00:33:40une certaine inflation
00:33:41et donc finalement
00:33:42c'est une baisse
00:33:43de pouvoir d'achat
00:33:43des retraités.
00:33:44On va taper sur des retraités
00:33:45parce que c'est facile
00:33:46parce qu'eux
00:33:47ils iront peut-être
00:33:47moins manifester.
00:33:48plus haut que les actifs.
00:33:49Donc alors tenait
00:33:50sur ce point en tout cas
00:33:52oui,
00:33:53car le livre n'a pas terminé
00:33:54mais vous êtes d'accord
00:33:55sur ce point en tout cas
00:33:56tous les deux.
00:33:57On ne demande pas
00:33:58aux retraités de contribuer.
00:33:59Allez-y
00:34:00et après je vous fais...
00:34:01Mais bon sang
00:34:02la France n'est pas
00:34:03un microclimat.
00:34:04Donc on l'a trop...
00:34:05Non mais écoutez-moi
00:34:06en Allemagne
00:34:06c'est 65-67
00:34:08on part en retraite.
00:34:09En Italie c'est 67.
00:34:10En Espagne demain
00:34:11c'est 67.
00:34:11Au Royaume-Uni
00:34:12c'est la même chose.
00:34:13Nous aujourd'hui
00:34:13c'est 63.
00:34:15À un moment donné
00:34:16il va peut-être falloir
00:34:16comprendre
00:34:17qu'on peut travailler plus
00:34:19parce qu'on vit
00:34:20un peu plus longtemps
00:34:21ou alors il n'y a pas
00:34:225 ans de solution
00:34:22où on accepte
00:34:24d'avoir des pensions
00:34:25qui sont largement réduites
00:34:26où on accepte
00:34:27d'avoir des cotisations
00:34:27qui sont largement augmentées.
00:34:30Ce n'est pas ce que je souhaite.
00:34:31Encore une fois
00:34:32moi je pense qu'il faut
00:34:32que nous soyons
00:34:33à l'unisson
00:34:34et encore une fois...
00:34:35Sauf qu'il manque
00:34:3530 milliards au gouvernement
00:34:36pour boucler ce budget.
00:34:37Mais Mme Darfeuil
00:34:38il n'y a pas que les retraités
00:34:39sur lesquels vous pouvez taper
00:34:40de plus.
00:34:40Moi je peux vous aussi
00:34:42donner des pistes.
00:34:42On va travailler peut-être
00:34:43sur l'absentéisme.
00:34:45On va aller aussi
00:34:45sur les 1600 agences de l'État
00:34:47où les 400 opérateurs
00:34:48qui représentent 73 milliards
00:34:50et on supprime
00:34:51les doublons par exemple.
00:34:52Et bien ça très rapidement
00:34:53pour répondre
00:34:53à l'urgence de la situation.
00:34:55Vous allez voir
00:34:56qu'on va en avoir
00:34:56des milliards d'économies.
00:34:58Sauf qu'effectivement
00:34:59il faut qu'on ait du courage.
00:34:59Mais vous le dites
00:35:00à vos collègues ça ?
00:35:01Vous êtes d'accord avec nous ?
00:35:02Les agences de l'État ?
00:35:03Justement il faut agir.
00:35:04Non mais moi je...
00:35:05Mais je n'ai pas besoin
00:35:05de soutenir le Rassemblement National.
00:35:07Attendez c'est ce qu'on évoque
00:35:08depuis des...
00:35:08Non mais j'ai pas besoin...
00:35:09Monsieur Nicolique
00:35:10je n'ai pas besoin
00:35:11de soutenir le Rassemblement National.
00:35:17Pourquoi vous ne les appliquez pas ?
00:35:19Mais j'ai été maire
00:35:19d'une collectivité
00:35:20où on a montré
00:35:21que les maires dans la collectivité
00:35:22étaient capables
00:35:23de générer 30%
00:35:25d'économies de fonctionnement
00:35:26sans attendre
00:35:27ce que nous imposait l'État.
00:35:28Oui c'est vrai.
00:35:29Et d'ailleurs il y a un mot
00:35:29que vous ne prononcez pas
00:35:30depuis le début tous.
00:35:31Par exemple c'est vrai
00:35:32on a des débats
00:35:33qui auraient pu intervenir
00:35:34il y a 15-20 ans.
00:35:35Et aujourd'hui
00:35:36il y a l'intelligence artificielle
00:35:37par exemple
00:35:37il y a la robotisation.
00:35:38Moi je suis très surpris
00:35:39qu'on parle de productivité.
00:35:41Est-ce que vous savez
00:35:41que par exemple
00:35:42la France c'est partie
00:35:42des pays les plus en retard ?
00:35:44La Commission européenne
00:35:45a fait une enquête
00:35:4523% des entreprises françaises
00:35:48utilisent sérieusement
00:35:49l'intelligence artificielle.
00:35:51Quand vous avez 46%
00:35:52des entreprises allemandes
00:35:53qui l'utilisent habituellement
00:35:54et vous avez 39%
00:35:56des entreprises
00:35:57dans la zone euro.
00:35:57Pareil sur les robots
00:35:58par unité industrielle
00:35:59on en a deux fois moins
00:36:00qu'en Allemagne.
00:36:00On nous avait promis
00:36:01en 2017
00:36:02la Startup Nation
00:36:04on a une France déclassée
00:36:06pour relancer
00:36:07la productivité de ce pays.
00:36:08Et quand vous parlez
00:36:09d'économie de fonctionnement
00:36:10dans les collectivités
00:36:11qu'est-ce qu'on attend
00:36:12justement pour accélérer ?
00:36:13Quand avant
00:36:14on envoyait un mail
00:36:15en 30 minutes
00:36:16et qu'il fallait
00:36:17prendre plus de temps
00:36:17parfois avec des fausses
00:36:18maintenant l'IA
00:36:19est capable de le rédiger
00:36:20en 30 secondes.
00:36:21Et bien ça
00:36:21il va falloir le prendre en compte
00:36:22pour faire des économies structurelles
00:36:23et pour relancer
00:36:24aussi l'activité.
00:36:24On verra les autres pistes
00:36:26évoquées ces derniers jours
00:36:28avec vous dans un instant
00:36:29Thierry
00:36:29pour essayer de faire des économies
00:36:30mais juste vous
00:36:31vous pensez qu'en l'occurrence
00:36:32il faut demander
00:36:33à certains retraités
00:36:34de participer à l'effort.
00:36:36C'est un peu parti
00:36:37dans tous les sens
00:36:37on va quand même
00:36:37essayer de recadrer
00:36:38un petit peu le débat
00:36:38Non mais je suis d'accord
00:36:42avec toi
00:36:42Il y a deux mesures
00:36:43Moi je suis maire de ma ville
00:36:44vous savez
00:36:44donc je sais très bien
00:36:45ce qui se passe
00:36:46on utilise l'IA
00:36:47il n'y a pas de problème
00:36:49Désindexation de certaines retraites
00:36:50suppression de l'attachement fiscal
00:36:52des retraités
00:36:52Aujourd'hui la France
00:36:53est le pays
00:36:55le plus imposé
00:36:56de l'OCDE
00:36:57On est au taquet
00:36:58c'est 45%
00:36:59de tout ce qui est produit
00:37:00en France est taxé
00:37:00donc on ne peut pas aller au-delà
00:37:01On a un déficit
00:37:03qui est l'un des pires déficits
00:37:04de l'Union Européenne
00:37:05puisqu'on est à 5,1% de déficit
00:37:07et là
00:37:08les 6, 7, 8, 10 milliards
00:37:10que cherche le gouvernement
00:37:11c'est juste pour
00:37:12non pas arriver à 3%
00:37:13comme nous demande
00:37:13la Commission Européenne
00:37:14et le Pacte de Stabilité
00:37:15mais c'est pour arriver à 5%
00:37:16passer de 5,1% à 5%
00:37:18donc c'est pour vous dire
00:37:19qu'on est quand même
00:37:20bien dans la mouise
00:37:21jusqu'à la tête
00:37:22et donc
00:37:22aujourd'hui
00:37:23et pardon de le dire
00:37:24oui les retraites
00:37:24c'est
00:37:2625%
00:37:27de toutes les dépenses
00:37:28de l'État
00:37:28ce sont des pensions de retraite
00:37:30donc toute personne
00:37:31censée
00:37:31qui vous dit
00:37:33on ne va pas s'attaquer
00:37:34aux retraites
00:37:34mais on veut faire baisser
00:37:35les dépenses de l'État
00:37:36on ne peut pas augmenter
00:37:37les impôts
00:37:38vous ment
00:37:38voilà
00:37:39et pardon
00:37:39et je reviens
00:37:40et je rebondis
00:37:42et je rebondis
00:37:43attendez
00:37:43là j'ai fait le schéma
00:37:44j'ai fait le tableau
00:37:46d'accord
00:37:46la réforme des retraites
00:37:48qui est proposée
00:37:49par le Rassemblement National
00:37:49qui peut paraître
00:37:50très sympathique sur le papier
00:37:51a été chiffrée
00:37:52à 35 milliards d'euros
00:37:53de dépenses supplémentaires
00:37:54par l'Institut Montaigne
00:37:55et donc c'est à dire
00:37:56que le Rassemblement National
00:37:58non seulement
00:37:58peut se retrouver
00:37:59dans une situation
00:38:00où il nous fait croire
00:38:01à tous
00:38:01vous faites croire
00:38:02à tout le monde
00:38:02qui vont partir à 60 ans
00:38:03mais on s'aperçoit
00:38:04qu'en réalité c'est 67
00:38:05selon l'âge
00:38:06où on a commencé
00:38:06mais en plus
00:38:07ça creuse des déficits
00:38:08de 35 milliards d'euros
00:38:09supplémentaires
00:38:10qu'on rajoute
00:38:11aux 150 milliards d'euros
00:38:12qui sont déjà des déficits
00:38:12Nicolas Sarkozy
00:38:14a augmenté de 4,5%
00:38:15les dépenses publiques
00:38:16de ce pays
00:38:16vous avez augmenté
00:38:17les impôts de 1,8%
00:38:18vous avez créé
00:38:19les impôts de production
00:38:20sur la CVAE
00:38:21la CFE
00:38:21je ne vous ai pas
00:38:22je ne vous ai absolument pas
00:38:25leçon sur les dépenses publiques
00:38:27alors que vous avez
00:38:28je ne vous ai absolument pas
00:38:30interrompu
00:38:30parce que si vous voulez
00:38:31parler d'argent public
00:38:31je pense que vous êtes
00:38:32assez mal placé
00:38:33vu votre passé judiciaire
00:38:34au Rassemblement
00:38:34mais attendez
00:38:35qu'est-ce que vous sous-entendez
00:38:36parce que Mme Le Pen
00:38:36a été condamnée
00:38:37pour détournement
00:38:38d'argent public
00:38:38non mais monsieur
00:38:39elle n'a pas été condamnée
00:38:41aujourd'hui
00:38:42elle n'a pas été condamnée
00:38:43en premier appel
00:38:44et en première instance
00:38:45vous savez qu'elle est présumée
00:38:46innocente
00:38:46on s'égare
00:38:48ce que vous dites
00:38:49c'est que le programme
00:38:50économique du RN
00:38:51n'est toujours pas viable
00:38:52c'est ce que vous dites
00:38:53ce sont les études
00:38:53et je termine juste
00:38:55et après je vous redonnez
00:38:55la parole
00:38:56ils étaient dans le gouvernement
00:38:58macroniste
00:38:58ils ont une part
00:38:59dans la jeunesse
00:38:59on a entendu
00:39:00pas en même temps
00:39:01ça je vous ai dit
00:39:02j'ai déjà donné
00:39:03la semaine dernière
00:39:03et ça ne se produira plus
00:39:04maintenant chacun parle
00:39:07chacun après
00:39:07l'un après l'autre
00:39:09maintenant que le tableau
00:39:09est dressé
00:39:10sur la masse
00:39:11et sur les masses
00:39:11sur lesquelles on doit travailler
00:39:12aujourd'hui le système
00:39:14des retraites
00:39:14est mort et enterré
00:39:15démographiquement
00:39:16pourquoi ?
00:39:17parce que le système
00:39:17de retraite
00:39:18tel qu'il existe
00:39:18par répartition intégrale
00:39:19a été créé
00:39:21à la sortie de la guerre
00:39:22autour des années 40
00:39:23même avant
00:39:23par pétain
00:39:25pour pas enfoncer le clou
00:39:30a été créé
00:39:30quand il y avait
00:39:314 actifs
00:39:31pour un retraité
00:39:32et le retraité
00:39:33vivait 5 ans
00:39:34aujourd'hui
00:39:35on est à 1,6 actifs
00:39:36pour un retraité
00:39:37ça veut dire quoi ?
00:39:37ça veut dire qu'on ne va pas
00:39:38avoir le choix
00:39:39entre telle ou telle
00:39:40ou telle chose
00:39:41on va avoir 3 effets
00:39:421, les actifs
00:39:44vont devoir surcotiser
00:39:45si on veut garder le système
00:39:46c'est à dire qu'ils vont avoir
00:39:46moins de pouvoir d'achat
00:39:47pour remplir leur essence
00:39:49dans leur voiture
00:39:502, on va se retrouver
00:39:51avec des retraites très pauvres
00:39:52parce qu'on va devoir baisser
00:39:54le montant de leur pension
00:39:55et 3, on va se retrouver
00:39:56dans un système
00:39:56où on va devoir partir
00:39:58en retraite de plus en plus tard
00:39:59c'est ce que proposait
00:40:00M. Olive
00:40:00et donc la seule solution
00:40:02c'est de casser ce système
00:40:03et c'est la proposition
00:40:04qui sera présentée
00:40:05d'ici quelques semaines
00:40:06par Bruno Retailleau
00:40:06d'avoir une retraite
00:40:08par capitalisation
00:40:09en gardant une base
00:40:09légère de répartition
00:40:10mais un système de répartition
00:40:13obligatoire
00:40:13ce qui permet
00:40:14pardon
00:40:15un système de capitalisation
00:40:16obligatoire
00:40:16ce qui peut permettre du coup
00:40:18que ce soit pas la personne
00:40:19le travailleur
00:40:20l'actif qui travaille
00:40:21mais les marchés
00:40:21on a des marchés
00:40:22qui sont envoyés
00:40:24voués aux gémonies
00:40:25par la gauche
00:40:25parce qu'ils disent
00:40:26ils gagnent trop
00:40:27bah s'ils gagnent trop
00:40:27tant mieux
00:40:28et qu'on fasse en sorte
00:40:29que ce soit celui
00:40:29qui place son argent
00:40:30le travailleur
00:40:31chez moi je vais vous dire
00:40:32les dockers CGT
00:40:33du port de Calais
00:40:34ils ont une retraite
00:40:34par capitalisation
00:40:35en un mot
00:40:36vous soutenez Edouard Philippe
00:40:37ou Gabriel Attal ?
00:40:38moi je suis le soutien
00:40:39de celui qui sera le meilleur
00:40:40pour le coup
00:40:41je suis avec Gérald Darmanin
00:40:42qui soutient Edouard Philippe
00:40:44donc vous êtes le soutien
00:40:45du soutien
00:40:46du soutien
00:40:47alors là pour le coup
00:40:48et je vais le dire
00:40:49à monsieur Dumont
00:40:49j'espère qu'au soir
00:40:52du premier tour
00:40:52nous aurons un candidat
00:40:53qui rassemblera
00:40:55l'ensemble de ceux
00:40:57qui notamment
00:40:57avec monsieur Dumont
00:40:58font partie
00:40:59on est d'accord
00:41:00que c'est mal parti
00:41:01au delà des retraités
00:41:03Thierry Arnault
00:41:04je voudrais qu'on
00:41:05il y a quelque chose
00:41:06que je voulais dire
00:41:07à monsieur Dumont
00:41:08parce qu'on se connait bien
00:41:09on joue dans la même équipe
00:41:09de football
00:41:10vous êtes quand même
00:41:11un petit peu faux cul
00:41:11première langue
00:41:12monsieur Dumont
00:41:12je vais vous dire pourquoi
00:41:13parce que depuis
00:41:14trois présidentielles
00:41:15les LR
00:41:16dont j'ai fait partie
00:41:17et je soutenais
00:41:18cette réforme
00:41:19a mis la réforme
00:41:20des retraites
00:41:21au coeur de son programme
00:41:22électoral
00:41:22avec un départ
00:41:24à 65 ans
00:41:26et c'est ce que vous avez
00:41:27soutenu
00:41:27avec tout le respect
00:41:28de monsieur Fillon
00:41:30lors de la dernière
00:41:31présidentielle
00:41:32et lorsqu'il s'est agi
00:41:33de voter
00:41:34pour un départ
00:41:35à 65 ans
00:41:36vous avez voté contre
00:41:37pour une raison
00:41:38je suis très à l'aise
00:41:39je vais vous l'expliquer
00:41:40et c'est déjà ce que j'avais dit
00:41:40sur les différents plateaux
00:41:41quand j'étais parlementaire
00:41:42pourquoi est-ce que j'avais voté contre
00:41:43parce que le système
00:41:44c'est ce que je vous ai dit
00:41:45est démographiquement mort
00:41:46et donc moi je ne peux pas accepter
00:41:48qu'on se retrouve dans une situation
00:41:49pourquoi vous l'avez accepté
00:41:50en 2022
00:41:50et que monsieur Fillon
00:41:51parce que la situation
00:41:52est totalement différente
00:41:53pardon
00:41:53mais vous savez aujourd'hui
00:41:54très bien
00:41:54que le système
00:41:55qui a été voté
00:41:56la réforme des retraites
00:41:57qui a été votée
00:41:58n'est même pas équilibrée
00:41:59on se retrouve dans une situation
00:42:00où la réforme
00:42:01qui a été votée
00:42:02crée 15 milliards de déficit
00:42:03en 2035
00:42:0430 milliards de déficit
00:42:05en 2045
00:42:06à cause de la pyramide des âges
00:42:07et non seulement
00:42:08on le fait ça
00:42:08mais en plus
00:42:09vous parce que vous êtes encore député
00:42:10moi je suis le maire de ma commune
00:42:11vous avez voté
00:42:12pour la suspension
00:42:13de cette réforme des retraites
00:42:14pour avoir un deal politique
00:42:15qui fait que ça ne crée
00:42:16même pas les effets
00:42:17je vous le dis
00:42:17en revanche
00:42:18ce que j'aimerais bien
00:42:19c'est qu'on puisse comprendre
00:42:20dans ce pays
00:42:20que comme les autres pays européens
00:42:22on part
00:42:22on puisse partir
00:42:23qu'on puisse travailler plus longtemps
00:42:25justement pour réduire
00:42:26le déficit
00:42:27au-delà de la réforme des retraites
00:42:29je voudrais
00:42:30s'il vous plaît
00:42:31au-delà de la réforme des retraites
00:42:35pour ceux qui nous regardent
00:42:36Thierry Arnault
00:42:37et qui nous demandent
00:42:38ce qui les attend
00:42:39ce que va contenir
00:42:40ce budget
00:42:41du gouvernement
00:42:42de Sébastien Lecornu
00:42:43quelles sont les autres pistes
00:42:45évoquées
00:42:45qui reviennent
00:42:46avec insistance
00:42:47pour faire des économies
00:42:48c'est toutes les pistes
00:42:50possibles et imaginables
00:42:51Alice
00:42:51parce que la situation est telle
00:42:52qu'il va falloir aller chercher
00:42:53de l'argent partout
00:42:54et celles qui reviennent
00:42:55plus que d'autres
00:42:56on parle d'abord
00:42:57d'une année blanche
00:42:57pour ce budget 2027
00:42:59qu'est-ce que ça veut dire
00:43:00une année blanche
00:43:00ça veut dire que
00:43:02on désindexe
00:43:04l'ensemble des prestations
00:43:05et des dépenses
00:43:06donc ça veut dire
00:43:07qu'en termes réels
00:43:08elles reculent un peu
00:43:09on ne les indexe pas
00:43:10sur l'inflation
00:43:12ensuite
00:43:12il faut aller chercher
00:43:13des économies
00:43:14sur les dépenses
00:43:15de l'Etat
00:43:16naturellement
00:43:17mais elles ont déjà été
00:43:18beaucoup rognées
00:43:18les ministres par exemple
00:43:20sur les collectivités
00:43:21alors franchement
00:43:21on peut discuter
00:43:23du salaire des ministres
00:43:24on a bien compris
00:43:25la valeur symbolique
00:43:26c'est pas avec ça
00:43:27qu'on va éponger
00:43:29le budget de l'Etat
00:43:29ça c'est sûr que ça va se faire
00:43:31il va y avoir un effort
00:43:32de la part des ministres
00:43:33ou c'est pas sûr
00:43:34ça fait partie des pistes
00:43:35ça fait partie des pistes
00:43:36je pense que ça parle
00:43:37à ceux qui nous regardent
00:43:38c'est fait symbolique
00:43:39bien sûr
00:43:39ça parle à
00:43:42on est dans le symbole
00:43:43et c'est bien la raison
00:43:44pour laquelle
00:43:45ça a été suggéré
00:43:47par le premier ministre
00:43:48Sébastien Lecornu
00:43:48parce qu'il a bien compris
00:43:49qu'on attendait
00:43:50des gestes symboliques
00:43:51de cette nature
00:43:53donc les dépenses
00:43:54de l'Etat
00:43:54les dépenses
00:43:55des collectivités locales
00:43:57le gros du sujet
00:43:58il est sur les dépenses sociales
00:44:00bien sûr
00:44:00donc les dépenses sociales
00:44:01qu'est-ce que ça veut dire
00:44:02ça veut dire
00:44:03toutes les dépenses
00:44:03relatives à la santé
00:44:04le remboursement
00:44:06des médicaments
00:44:06vous avez vu le sujet
00:44:08qui a été évoqué
00:44:09sur les arrêts de travail
00:44:10notamment par
00:44:11Edouard Philippe
00:44:13il y a ensuite
00:44:15comme chaque année
00:44:16on va à nouveau
00:44:17se pencher sur
00:44:19notre concours
00:44:20l'épine des niches fiscales
00:44:21pour voir lesquelles
00:44:21on peut aller chercher
00:44:22lesquelles on peut supprimer
00:44:23etc
00:44:24donc toute la gamme
00:44:25sera évidemment
00:44:27passée au peigne fin
00:44:28je me disais
00:44:29en écoutant ce débat
00:44:30qu'il est assez éclairant
00:44:31sur le fait
00:44:32que
00:44:33un
00:44:33dans un contexte
00:44:34où le pouvoir d'achat
00:44:35des français recule
00:44:36c'est un fait avéré
00:44:37il n'y a absolument aucun doute
00:44:38mais ces mêmes français
00:44:40dont le pouvoir d'achat
00:44:41recule
00:44:41ils ont aussi parfaitement
00:44:43conscience de la réalité
00:44:45de la situation financière
00:44:46de l'état
00:44:46de cette dette
00:44:47de 3500 milliards d'euros
00:44:49du fait qu'on a effectivement
00:44:50un service de la dette
00:44:51de 65 milliards
00:44:52du fait qu'il va falloir
00:44:53emprunter 300 milliards
00:44:54et davantage
00:44:55sur les marchés financiers
00:44:56pour pouvoir continuer
00:44:56à faire tourner la machine
00:44:58et donc
00:44:59il y a
00:45:00pour
00:45:01les candidats
00:45:02et pour les programmes
00:45:03un enjeu fondamental
00:45:05de crédibilité
00:45:06de réalisme
00:45:07on ne va pas pouvoir
00:45:08faire des promesses
00:45:09gratuites
00:45:10dans un contexte
00:45:10comme celle-là
00:45:11aux gens
00:45:11il va falloir expliquer
00:45:12clairement
00:45:13de manière crédible
00:45:14et convaincante
00:45:15si on
00:45:15on enlève de l'argent
00:45:17de quelque part
00:45:18si on diminue
00:45:19quelque chose
00:45:20ou si on augmente
00:45:20quelque chose
00:45:21de quelle manière
00:45:22très concrètement
00:45:23et encore une fois
00:45:24de manière simple
00:45:25et convaincante
00:45:26on compense
00:45:27où est-ce qu'on va chercher
00:45:28l'argent
00:45:28ils sont sûrement
00:45:29conscients
00:45:30vous avez raison
00:45:30et ça c'est vraiment
00:45:31crucial dans la campagne
00:45:32mais dans quelle mesure
00:45:33sont-ils prêts à participer
00:45:34à l'effort
00:45:34c'est ça
00:45:35toute la question
00:45:36regardez ce sondage
00:45:37juste Thierry
00:45:38mais vous avez raison
00:45:39plus on explique
00:45:40mieux on explique
00:45:41et plus on justifie
00:45:42plus ce sera logique
00:45:44juste en deux mots
00:45:48la notion de justice
00:45:49va être fondamentale
00:45:51c'est-à-dire
00:45:51il va falloir
00:45:53convaincre
00:45:54que ce qu'on présente
00:45:55est juste
00:45:55et expliquer
00:45:56pourquoi c'est juste
00:45:57regardez monsieur Nicolich
00:45:58ce sondage opinion
00:45:59en direct
00:46:00est là pour BFMTV
00:46:02face à cette situation
00:46:03du pays
00:46:04que ressentent les français
00:46:05quel est le sentiment
00:46:06qui prédomine
00:46:0761%
00:46:08parle d'inquiétude
00:46:1044%
00:46:11d'exaspération
00:46:11et 40%
00:46:12de colère
00:46:13vous si vous deviez choisir
00:46:14l'un de ces trois
00:46:16mots
00:46:17vous choisisserez
00:46:18lequel
00:46:19peut-être les trois
00:46:20et monsieur
00:46:21vous parliez
00:46:22de sentiments
00:46:23d'injustice
00:46:24je pense que c'est important
00:46:24de parler de ça
00:46:25vous venez de parler
00:46:26des franchises
00:46:27de santé
00:46:29qui pourraient augmenter
00:46:31mettez-vous à la place
00:46:32des français
00:46:33on leur dit
00:46:34votre franchise médicale
00:46:35va augmenter
00:46:36et d'un autre côté
00:46:37je disais tout à l'heure
00:46:38qu'il y avait un sujet tabou
00:46:40personne ne remet en cause
00:46:41parmi monsieur Dumont
00:46:43ou monsieur Olive
00:46:43le coût de l'aide médicale
00:46:45d'état
00:46:451,2 milliard
00:46:471,4 milliard
00:46:48sur 2 milliards
00:46:49on est à 200 millions
00:46:50vous en fichez peut-être
00:46:51mais c'est quand même
00:46:53pas le même masque
00:46:54attendez
00:46:55sur la franchise
00:46:56on parle de 500 millions
00:46:57de la franchise générale
00:46:59vous avez l'impression
00:46:59de dire
00:47:00l'immigration
00:47:00permet de faire
00:47:01toutes les économies
00:47:01du monde
00:47:02la priorité nationale
00:47:03c'est 18 milliards
00:47:03je sais bien
00:47:04que vous représentez
00:47:05un candidat
00:47:05vous représentez
00:47:07un candidat
00:47:07monsieur Retailleau
00:47:08vous m'avez reproché
00:47:09de vous interrompre
00:47:10monsieur Dumont
00:47:11vous mettez d'un côté
00:47:12l'immigration
00:47:13en disant
00:47:13l'immigration
00:47:14si tout le monsieur
00:47:15sur l'immigration
00:47:15permet d'économiser
00:47:16mais pas du tout
00:47:17si je prends
00:47:17vos derniers chiffres
00:47:19je n'ai pas dit ça
00:47:20en fait c'est vous
00:47:20parce que
00:47:21s'il vous plaît
00:47:21monsieur Dumont
00:47:23s'il vous plaît
00:47:24arrêtez vraiment pas
00:47:25en même temps
00:47:26on n'entend rien
00:47:26je vous jure
00:47:27c'est insupportable
00:47:28oui et bien allez-y
00:47:30monsieur Nicolich
00:47:31répondez
00:47:32et ensuite
00:47:32vous interviendrez
00:47:34allez-y
00:47:34mais vous voyez
00:47:34à quel point
00:47:35c'est un sujet tabou
00:47:35parce que j'ai évoqué
00:47:36tout à l'heure
00:47:36il n'y a pas que ce sujet
00:47:39qui vous énerve
00:47:41quand je dis vous
00:47:42c'est vous tous
00:47:43donc je disais
00:47:44mettez-vous à la place
00:47:45de Français
00:47:46qui on leur dit
00:47:46peut-être que votre franchise
00:47:47médicale va augmenter
00:47:48ce serait de l'ordre
00:47:50de 500 millions d'euros
00:47:51d'économie
00:47:51c'est ce qu'on nous dit
00:47:52et dans le même temps
00:47:53on refuse de toucher
00:47:54à l'aide médicale d'État
00:47:55qui ça coûte
00:47:561,4 milliard d'euros
00:47:57et qui je le rappelle
00:47:59est une injustice
00:47:59pour les Français
00:48:00et les étrangers
00:48:01en situation régulière
00:48:01qui doivent cotiser
00:48:02la sécurité sociale
00:48:03payer une mutuelle
00:48:04c'est des clandestins
00:48:05qui ne devraient pas être
00:48:05sur le territoire français
00:48:06qui devraient être expulsés
00:48:08malheureusement
00:48:08on a eu du mal
00:48:09à les expulser
00:48:09sous Bruno Retailleau
00:48:10je suis désolé
00:48:11mais en 2025
00:48:11il a été 9 mois
00:48:13il a été 9 mois
00:48:14ministre de l'Intérieur
00:48:15il y a eu 10,9%
00:48:17d'OQTF exécutés
00:48:18et il a fait passer
00:48:19des directives
00:48:20pour que
00:48:22je finis
00:48:22il a fait passer
00:48:23des directives
00:48:24pour que
00:48:24après 7 ans
00:48:25de présence clandestine
00:48:26on soit régularisé
00:48:28c'est absolument faux
00:48:29c'est vrai
00:48:30vous mentez
00:48:31comme des arracheurs dedans
00:48:32c'est pas vrai
00:48:32que M. Retailleau
00:48:33a fait passer
00:48:33une directive
00:48:34pour qu'après 7 ans
00:48:36de présence
00:48:37et de travail
00:48:38sur le territoire français
00:48:38c'est de manière clandestine
00:48:39on soit régularisé
00:48:40nous on dit que
00:48:41ça répond s'il vous plaît
00:48:43ce n'est pas vrai
00:48:43mais non mais
00:48:44à un moment donné
00:48:45Pierre-Henri Dumont
00:48:47répondez s'il vous plaît
00:48:48le RN
00:48:49dès qu'il y a un problème
00:48:50de déficit
00:48:50nous disent
00:48:51ah vous allez voir
00:48:52nous l'immigration
00:48:52c'est l'alpha et l'oméga
00:48:55parce qu'ils ne veulent pas
00:48:56y toucher
00:48:56vous préférez taper
00:48:58sur les retraités
00:48:59pour les personnes
00:48:59en situation irrégulière
00:49:00moi ce que je veux éviter
00:49:02on va reprendre les choses
00:49:03pardon
00:49:03alors pour le coup
00:49:04l'immigration
00:49:05c'est quand même un sujet
00:49:06sur lequel vous pourriez
00:49:07vous rejoindre
00:49:09mais laissez-moi en parler
00:49:10moi ce que je veux éviter
00:49:11c'est la guerre des générations
00:49:12il n'y a pas les méchants
00:49:13retraités d'un côté
00:49:13les bons actifs
00:49:14ou les méchants actifs
00:49:15d'un côté
00:49:15les méchants retraités
00:49:16de l'autre
00:49:17c'est pas du tout
00:49:17comme ça
00:49:18là on parlait
00:49:18de l'immigration
00:49:19sur l'immigration
00:49:20l'AME c'est entre
00:49:211,2 et 1,4 milliards d'euros
00:49:23on sait qu'on va garder
00:49:24un panier de soins
00:49:24pour les cas les plus graves
00:49:26qui va aller
00:49:27400, 500 millions
00:49:28donc ça nous fait une économie
00:49:29à peu près de
00:49:31400, 500, 600, 700 millions d'euros
00:49:33donc on est déjà
00:49:34très très loin
00:49:35de l'ensemble
00:49:36le déficit
00:49:37vous avez accepté
00:49:38et abandonné
00:49:39le fait que vous pouvez
00:49:39les expulser
00:49:40c'est-à-dire que LR reconnaît
00:49:42que vous n'arriverez pas
00:49:42à les expulser
00:49:43vous ne négocierez pas
00:49:44avec les pays d'origine
00:49:45vous n'utiliserez pas
00:49:47les leviers possibles
00:49:48c'est un aveu d'échec
00:49:49terrible
00:49:49il y a 900 000 personnes
00:49:51car l'olive
00:49:51sur ce point
00:49:52non mais vraiment
00:49:53c'est un dialogue de sourds
00:49:54je me fais attaquer
00:49:55je ne peux pas en place
00:49:56si si vous avez défendu
00:49:57aussi évidemment
00:49:58les propositions
00:49:59de Bruno Retaille
00:50:00car l'olive
00:50:02sur l'immigration
00:50:03ça fait un peu les déchiens
00:50:04quand même
00:50:05est-ce qu'ils en parlent trop
00:50:06ou est-ce que c'est vous
00:50:07qui n'en parlez pas assez
00:50:07dans votre camp
00:50:08ah non mais moi
00:50:09il n'y a aucun sujet
00:50:10tabou en tout cas
00:50:11me concernant
00:50:12je pense qu'il faut
00:50:13qu'on s'affranchisse
00:50:14de l'ensemble
00:50:15de ces sujets
00:50:17juste un mot
00:50:17c'est qu'on s'aperçoit
00:50:18ce que vous disiez
00:50:18monsieur Arnaud
00:50:19c'est que
00:50:20le combat qu'on doit
00:50:22le message qu'on doit envoyer
00:50:23c'est
00:50:24la prime aux bons élèves
00:50:25c'est faire en sorte
00:50:26que celles et ceux
00:50:27qui veulent travailler plus
00:50:28pour gagner plus
00:50:29puissent le faire
00:50:30sans être taxés
00:50:31et donc avec des heures
00:50:33défiscalisées
00:50:34c'est faire en sorte
00:50:35encore une fois
00:50:35pardon de le répéter
00:50:36mais typiquement
00:50:37moi j'ai été contre
00:50:38les baisses d'aide
00:50:39sur l'apprentissage
00:50:40je pense que l'apprentissage
00:50:41est un passeport pour l'emploi
00:50:43et on avait bien démarré
00:50:44on était passé de 400 000
00:50:45à 900 000
00:50:46et pour des économies
00:50:47de bout de chandelle
00:50:48on a découragé
00:50:49les entreprises
00:50:49d'embaucher des apprentis
00:50:50et on a découragé
00:50:51les apprentis
00:50:52de finalement
00:50:53poursuivre ces voies
00:50:54vous voyez
00:50:54je balaye devant ma porte
00:50:55je pense que
00:50:56à l'image
00:50:57et monsieur Dumont
00:50:58et je dis que
00:50:59monsieur Retailleau
00:51:00pour le coup
00:51:00pour moi était un très bon
00:51:01ministre de l'Intérieur
00:51:02vous voyez
00:51:02je le dis
00:51:03il était un très bon
00:51:04ministre de l'Intérieur
00:51:04et ce que je dis
00:51:05c'est aussi le fruit
00:51:06de ce que j'entends
00:51:07sur le terrain
00:51:07mais le combat
00:51:08et monsieur Dumont
00:51:09qui est un très bon maire
00:51:10je le dis également
00:51:10le combat de ce que vous
00:51:12venez d'expliquer
00:51:13cher monsieur
00:51:13finalement
00:51:14c'est le combat des maires
00:51:15une bonne gestion
00:51:16des collectivités
00:51:17ne pas dépenser plus
00:51:18que ce qu'on a dans sa poche
00:51:19simplement
00:51:20on s'aperçoit
00:51:20qu'il n'y a pas de prime
00:51:22aux bons élèves
00:51:22et je le dis
00:51:23par exemple
00:51:24sur ce qu'on appelle
00:51:24la dotation globale
00:51:26de fonctionnement
00:51:26cette tête de l'Etat
00:51:27qui a fondu
00:51:28comme neige au soleil
00:51:29quand bien même
00:51:30vous gérez bien
00:51:30vos collectivités
00:51:31et puis
00:51:32je pense que
00:51:33vous parliez de justice sociale
00:51:34je partage complètement
00:51:35je vais même rajouter un mot
00:51:37de justesse sociale
00:51:38et je pense que
00:51:39la suppression
00:51:39de la taxe d'habitation
00:51:40voyez-vous
00:51:41ça a été une fausse bonne idée
00:51:42on a supprimé un impôt
00:51:43on n'en a pas supprimé
00:51:45les dépenses
00:51:45sauf que du coup
00:51:47malgré tout
00:51:47la situation
00:51:48s'est quand même détériorée
00:51:50et aujourd'hui
00:51:50il y a une urgence
00:51:51mais il y a des coûts
00:51:52qui ne changent pas d'avis
00:51:53mais du coup
00:51:53avec les solutions
00:51:54que vous proposez
00:51:56je ne vois pas
00:51:56où est-ce que vous faites
00:51:57de grandes économies
00:51:58vous parliez d'économies
00:51:59de bout de chandelle
00:51:59mais en supprimant des agences
00:52:00ils s'opposent à tout ce qu'ont fait
00:52:01les macronistes
00:52:02non non
00:52:04arrêtez
00:52:04on ne fait pas dans la caricature
00:52:05mais c'est vrai
00:52:06vous venez de dire
00:52:06je suis d'accord avec vous
00:52:07je ne suis pas plus macroniste
00:52:08que de bonnes idées
00:52:09mais je suis d'accord avec vous
00:52:10justement
00:52:10j'ai appris ce que vous venez de dire
00:52:11mais c'est quand même dommage
00:52:13je ne suis pas d'accord avec vous
00:52:15madame Narfeuil
00:52:16vous savez si jamais
00:52:17on augmente la capacité
00:52:18de production dans ce pays
00:52:19si on encourage les gens
00:52:21à aller travailler
00:52:21plutôt que de rester chez eux
00:52:22si on lutte contre
00:52:23les assurances chômage
00:52:24si on lutte contre
00:52:25les arrêts de travail
00:52:27factices entre guillemets
00:52:28comme on le fait d'ailleurs
00:52:29dans les collectivités
00:52:29on va s'apercevoir
00:52:31que le pays
00:52:32va augmenter
00:52:33sa capacité d'emploi
00:52:34on va avoir moins de chômage
00:52:35donc moins
00:52:36l'assurance chômage
00:52:37on durcit les règles ?
00:52:38on peut pardon ?
00:52:39on durcit les règles de l'assurance chômage ?
00:52:41on est juste pragmatique
00:52:43c'est quand on refuse
00:52:44trois propositions
00:52:45alors qu'il y a du boulot
00:52:47au bas de chez soi
00:52:48parfois
00:52:48alors on ne doit pas avoir
00:52:50d'état d'âme
00:52:50et quand le gouvernement
00:52:51actuel dit
00:52:52pas de nouvel impôt
00:52:54pas de hausse d'impôt
00:52:55supplémentaire
00:52:55est-ce qu'on peut le croire ?
00:52:58je pense que ce qu'on est capable
00:52:59de faire dans les collectivités
00:53:00moi j'ai été maire
00:53:01dix ans de ma collectivité
00:53:02je n'ai pas augmenté
00:53:03une seule fois
00:53:03les bases locales
00:53:04des impôts ménages
00:53:06donc pardon de le dire
00:53:07mais je rejoins
00:53:08ce que dit David Lysnard
00:53:09qui est aussi
00:53:10un très bon maire de Cannes
00:53:11et qui est un très grand président
00:53:12de l'association
00:53:14des maires de France
00:53:14je pense qu'on devrait
00:53:15plus s'inspirer du terrain
00:53:16et si je fais
00:53:17une toute petite parenthèse
00:53:18quelle connerie
00:53:19d'avoir supprimé
00:53:20alors ça c'est pas
00:53:21ni l'ERN
00:53:22ni l'LR
00:53:23c'est rendons à M. Hollande
00:53:25ce qui lui appartient
00:53:26sur les hausses d'impôts
00:53:27250 députés maires
00:53:28en 2012
00:53:28zéro aujourd'hui
00:53:29on n'a jamais été aussi loin
00:53:30entre l'élu et le citoyen
00:53:32mais du coup
00:53:33vous n'avez pas envie
00:53:34de changer de parti
00:53:34c'est vraiment fausse
00:53:35non mais franchement
00:53:37je vous pose la question
00:53:39très sincèrement
00:53:40vous avez pas l'air
00:53:41très heureux
00:53:42très épanoui
00:53:43politiquement aujourd'hui
00:53:44mais vous plaisantez
00:53:45vous ne voyez pas
00:53:45comment je suis très heureux
00:53:46d'être là
00:53:46non mais vous êtes très heureux
00:53:48à l'échelle locale
00:53:49on sent que vous aimez ça
00:53:50je vais vous dire pourquoi
00:53:52je suis très heureux
00:53:53je vais vous dire un truc
00:53:54chacun pense à son parti
00:53:56personne ne pense au pays
00:53:57moi je pense au pays
00:53:59mais si vous avez une bonne idée
00:54:00je vais vous dire M. Dumont
00:54:01c'est une très bonne idée
00:54:02M. Nicolique
00:54:03si vous avez une très bonne idée
00:54:03je vais vous le dire
00:54:04mais nous aussi
00:54:04non non c'est pas vrai
00:54:05on voit plein de choses parfois
00:54:07qui vont dans le bon sens
00:54:07mais malheureusement
00:54:08vous ne nous écoutez pas assez
00:54:09c'est pas ce qui nous conduit
00:54:11ce qui conduit le pays
00:54:11dans cette situation
00:54:12arrêtez
00:54:12moi je vous écoute en stéréo
00:54:13j'ai fait une proposition
00:54:14c'est une présence
00:54:16pas du tout
00:54:17non parce que vous m'écoutez en mono
00:54:19j'ai fait une proposition de loi
00:54:20sur le gaspillage
00:54:21vous avez la rêve ou pas
00:54:21mais M. Olive
00:54:22j'ai fait une proposition
00:54:23c'est pas de mon âge
00:54:25ça c'est trop beau
00:54:27vous faites très jeune
00:54:28préado
00:54:29c'est vous qui faites très jeune
00:54:31on a fait une loi
00:54:32vous faites très jeune aussi M. Olive
00:54:33une loi sur le gaspillage transpartisane
00:54:35c'est quand même pas politique
00:54:37la loi sur le gaspillage
00:54:38je suis allé la proposer
00:54:39aux différents collègues
00:54:40dont certains des vôtres
00:54:42on m'a dit
00:54:42ah non non
00:54:42on ne travaille pas avec la majorité
00:54:44non c'est pas vrai
00:54:45si c'est vrai
00:54:45c'est vrai
00:54:46c'est vrai
00:54:47non à chaque fois
00:54:47on a toujours demandé
00:54:49justement à ce qu'on soit entendu
00:54:50si je vous le dis
00:54:51vous confondez peut-être
00:54:51avec les élus de gauche
00:54:52qui disent quoi qu'il arrive
00:54:53on censurera
00:54:54mais nous on a toujours dit
00:54:55que si on nous écoute
00:54:56sur des choses qui sont voulues
00:54:57par une majorité de français
00:54:58mais à chaque fois
00:54:59vous nous insultez presque
00:55:00quand on dit
00:55:01on parle de priorité nationale
00:55:02je l'ai proposé
00:55:03c'est quand même pas politique
00:55:04c'est intéressant ce que vous disiez
00:55:06c'est vrai
00:55:06sur la baisse des dotations
00:55:07des communes notamment
00:55:09mais comment expliquer
00:55:10justement quand on regarde
00:55:11cette hausse des dépenses
00:55:12des collectivités territoriales
00:55:14parce que qu'est-ce qu'on a fait
00:55:14il y avait les communes
00:55:15on a créé des collectivités
00:55:17de communes
00:55:17et on s'aperçoit
00:55:19qu'on avait dit
00:55:20que ça allait permettre
00:55:21d'engendrer des économies
00:55:22justement avec des mutualisations
00:55:23mais au final
00:55:24il n'y a pas eu d'économie
00:55:25sur les communes
00:55:26et il y a eu des budgets
00:55:27supplémentaires
00:55:27sur les collectivités de communes
00:55:28c'est un des exemples
00:55:30qui coûtent des milliards d'euros
00:55:31qui montre qu'il y a eu
00:55:32au final un échec
00:55:32et donc à un moment
00:55:33il va falloir faire ce constat
00:55:34vous savez quoi ?
00:55:36je suis d'accord avec vous
00:55:37je pense que l'idée
00:55:38de mutualiser
00:55:39pour que ce soit plus efficace
00:55:40moins cher et plus rapide
00:55:41c'est exactement le contraire
00:55:42de ce qui se passe
00:55:42il y a des services
00:55:45qui sont obligés
00:55:45d'être mutualisés
00:55:46enfin on fait un peu
00:55:46de la politique locale
00:55:47mais les déchets ménagers
00:55:48quand on est une petite commune
00:55:49de 500 habitants
00:55:51les piscines
00:55:52qui sont un gouffre financier
00:55:53les piscines c'est un déficit
00:55:54mais du coup
00:55:55on a besoin
00:55:56de mutualiser certaines choses
00:55:58regardez
00:55:58à moyen terme
00:55:59une proposition concrète
00:56:00à moyen terme
00:56:01c'était celle de monsieur Sarkozy
00:56:03proposition concrète
00:56:04pour gagner de l'argent
00:56:04et être efficace
00:56:05créons le conseil territorial
00:56:06je suis totalement d'accord
00:56:07mutualisons le conseil régional
00:56:09je ne suis tant plus d'accord
00:56:10ça je suis désolé
00:56:11ça permet peut-être
00:56:13de faire des économies
00:56:14mais ça paraît quand même
00:56:14assez éloigné
00:56:16des préoccupations du quotidien
00:56:18sur l'engagement du gouvernement
00:56:19pas de hausse d'impôt
00:56:22excusez-moi messieurs
00:56:24ça ne vous dérange pas
00:56:25de participer à notre conversation
00:56:26pas de hausse d'impôt
00:56:27pas de hausse d'impôt
00:56:28et pas de
00:56:29voilà
00:56:29est-ce que cet engagement
00:56:31est tenable
00:56:31parce que c'est très important
00:56:32quand même ça
00:56:33pour ceux qui nous regardent
00:56:33ça dépend ce que vous mettez
00:56:35en offrande
00:56:36de l'autre côté de la balance
00:56:37c'est-à-dire si vous dites
00:56:37pas de hausse d'impôt
00:56:39avec le cours de la dette
00:56:40tout augmente chaque année
00:56:42donc si vous dites
00:56:43pas de hausse d'impôt
00:56:44ça veut quand même dire
00:56:45qu'il va falloir augmenter
00:56:45quelque chose quelque part
00:56:46donc soit
00:56:47c'est une taxe déguisée
00:56:48ça c'est quand même
00:56:49une astuce gouvernementale
00:56:50assez efficace
00:56:51effectivement il n'y a pas
00:56:51de hausse d'impôt sur le papier
00:56:52mais enfin on augmente
00:56:53quelque chose quelque part
00:56:54vous ne le sentez pas
00:56:55vous ne savez pas d'où ça vient
00:56:56mais vous le sentez quand même
00:56:57soit il va falloir
00:56:58drastiquement réduire une dépense
00:57:00le problème du gouvernement
00:57:01si vous voulez
00:57:02c'est que
00:57:02un
00:57:02bon il doit faire face
00:57:03au même équilibre
00:57:05depuis juillet 2024
00:57:07à l'Assemblée nationale
00:57:08et au Sénat
00:57:09c'est-à-dire un enfer
00:57:10c'est très compliqué
00:57:11de trouver un compromis
00:57:12plus à l'Assemblée
00:57:13qu'au Sénat
00:57:13plus à l'Assemblée
00:57:14qu'au Sénat
00:57:14je suis d'accord
00:57:15ah non
00:57:15mais il faut aussi mettre d'accord
00:57:16l'Assemblée et le Sénat
00:57:17qui ne sont pas du coup
00:57:18d'accord entre eux
00:57:19donc c'est un
00:57:20bref
00:57:20c'est un accordien
00:57:21maintenant
00:57:22il y a un autre sujet
00:57:24si vous voulez
00:57:24il faut convaincre les Français
00:57:26il faut trouver le bon rapport
00:57:28entre la douleur
00:57:29ou l'effort
00:57:29et l'efficacité
00:57:30les Français
00:57:31ne pourront pas supporter
00:57:32de subir quelque chose
00:57:33de très douloureux
00:57:34qui en plus
00:57:35ne soit pas efficace
00:57:36c'est ça tout le problème
00:57:37du gouvernement
00:57:37c'est d'essayer d'expliquer
00:57:38ça va faire mal
00:57:39mais ça va marcher
00:57:40et juste aussi
00:57:41j'insiste sur ce point
00:57:42mais il faut que ça soit perçu
00:57:43comme juste aussi
00:57:44mais il me semble
00:57:44que ça n'était quand même
00:57:45pas la philosophie
00:57:46de Sébastien Lecornu
00:57:48qui dans une interview
00:57:49aux Parisiens
00:57:49disait
00:57:50il n'est pas question
00:57:51avec ce budget
00:57:51de faire de grandes réformes
00:57:53mais plutôt
00:57:54des petites mesures
00:57:56réversibles
00:57:57vous avez raison
00:57:58lui il a un problème
00:58:00de très court terme
00:58:00qui est le débat budgétaire
00:58:02des prochaines semaines
00:58:03éviter la censure
00:58:05du gouvernement
00:58:06qui serait une catastrophe
00:58:07et donc effectivement
00:58:07il faut qu'il arrive
00:58:09à jongler
00:58:10avec un budget
00:58:12qui soit aussi
00:58:12entre guillemets
00:58:13sérieux que possible
00:58:14dans les circonstances
00:58:15un peu dramatiques
00:58:16qui sont les nôtres
00:58:17aujourd'hui
00:58:17en évitant effectivement
00:58:19la censure
00:58:20d'une majorité
00:58:21parce que la censure
00:58:21elle viendra certainement
00:58:22je veux dire
00:58:23elle est fine
00:58:24n'a pas fait mystère
00:58:25de ses intentions
00:58:26donc
00:58:26c'est étonnant
00:58:28précisément messieurs
00:58:29sur ce point
00:58:29c'est important
00:58:30ce que dit Thierry
00:58:31d'ailleurs
00:58:32aujourd'hui Roland Lescure
00:58:33disait
00:58:33c'est facile aujourd'hui
00:58:34de dire franchement
00:58:35ce budget
00:58:36il ne me plaît pas
00:58:37je le censure
00:58:38c'est plus compliqué
00:58:39de dire ce budget
00:58:40puisque je veux
00:58:41présider la France
00:58:41je vais peut-être
00:58:42en hériter
00:58:43je serai capable
00:58:43de le corriger
00:58:44parce qu'on sait bien
00:58:45qu'un président
00:58:45qui arrive avec
00:58:46un nouveau gouvernement
00:58:47peut corriger
00:58:48le budget adopté
00:58:50est-ce que vous êtes d'accord
00:58:51pour reconnaître
00:58:52que la situation
00:58:53est tellement urgente
00:58:54et tellement grave
00:58:55qu'il faut
00:58:56à tout prix
00:58:57un budget
00:58:58moi je pense
00:58:59qu'il faut évidemment
00:58:59un budget à la France
00:59:00ce qui était à peu près évident
00:59:02c'est que le président
00:59:03qui sera élu
00:59:04donc pas de censure pour vous
00:59:04et qui sera élu
00:59:05en 2027
00:59:06devrait arriver
00:59:07avec une nouvelle majorité
00:59:08qu'on espère absolue
00:59:09d'ailleurs
00:59:09quel que soit le président
00:59:10mais on ne peut plus
00:59:10rester avec la cacophonie
00:59:11telle qu'on a
00:59:12à l'Assemblée nationale
00:59:12et il faut qu'il y ait
00:59:13rapidement
00:59:14un projet de loi
00:59:15de financement
00:59:16rectificatif
00:59:16et un projet de loi
00:59:16de financement
00:59:17de la sécurité sociale
00:59:18rectificatif
00:59:19qui arrivera
00:59:19en juillet
00:59:20lors d'une session extraordinaire
00:59:22et donc là
00:59:23on a besoin de quoi
00:59:23on a besoin d'un budget
00:59:24un pour assurer les marchés
00:59:25éviter que les taux
00:59:26auxquels on emprunte
00:59:28explosent
00:59:28et qu'on se retrouve
00:59:29avec des milliards d'euros
00:59:30à payer supplémentaires
00:59:31qui est de l'argent dans le vide
00:59:32qui est complètement de l'argent
00:59:34qui ne sert à rien
00:59:35qui ne va pas dans les preuves
00:59:36qui ne va pas dans la sécurité
00:59:37qui ne va pas dans la santé
00:59:38qui part juste
00:59:39à ceux qui nous prêtent de l'argent
00:59:40et faire en sorte
00:59:41qu'on puisse faire tourner
00:59:42à peu près la France
00:59:43sans trop mettre
00:59:46de bololo
00:59:46un peu partout
00:59:47pour reprendre l'expression
00:59:48de l'ex-premier ministre
00:59:49Edouard Philippe
00:59:50jusque juillet
00:59:52voilà
00:59:52et qu'en juillet
00:59:53l'équipe gouvernementale
00:59:54qui arrivera
00:59:55et qui sera issue des urnes
00:59:56par le président
00:59:57et par la majorité absolue
00:59:58fera un projet d'où
00:59:59et avec des réformes
01:00:01de structure
01:00:02c'est ça le sujet
01:00:03c'est qu'il faudra
01:00:04dès juillet
01:00:05engager des réformes
01:00:15de structure
01:00:16créer les conditions
01:00:17du chaos
01:00:18avec une élection présidentielle
01:00:19je ne suis pas certain
01:00:21que ça permette
01:00:21de donner
01:00:22tous les gages
01:00:23de réussite
01:00:24et de succès
01:00:24à la France
01:00:24pour le successeur
01:00:25qui va arriver
01:00:26ou la successeur
01:00:27et vous au Rassemblement National
01:00:28qu'est-ce qui se dit
01:00:29en ce moment
01:00:29sur le budget
01:00:30le vote
01:00:31les débats à venir
01:00:32je l'ai dit tout à l'heure
01:00:33si on est entendu
01:00:34enfin
01:00:36sur des axes
01:00:37de diminution
01:00:38de dépenses publiques
01:00:39pour faire en sorte
01:00:40qu'on arrive à s'en sortir
01:00:42parce qu'on nous fait croire
01:00:43qu'il y a eu la dissolution
01:00:44c'est ça qui pénalise
01:00:45les différents budgets
01:00:47on nous fait croire
01:00:48que c'est la situation internationale
01:00:49mais au final
01:00:50c'est quand même
01:00:51la situation internationale
01:00:52pourquoi les autres pays
01:00:53sont beaucoup moins touchés
01:00:54arrêtez là
01:00:54la croissance
01:00:55les anticipations de croissance
01:00:57dans les autres pays
01:00:57elles sont validées
01:00:59aujourd'hui
01:01:00parce qu'ils ont fait
01:01:01les réformes de structure
01:01:01qui aujourd'hui
01:01:02oui oui
01:01:02excusez-moi
01:01:03c'est ce qu'on préconise
01:01:04c'est peut-être
01:01:04une conjoncture de facteurs
01:01:05et donc tous leurs budgets
01:01:06sont passés depuis 10 ans
01:01:07soit d'abord
01:01:08parce qu'ils avaient une majorité
01:01:09puis ensuite
01:01:09par des 49-3
01:01:10et ça nous conduit
01:01:11droit dans le mur
01:01:12donc oui
01:01:13nous on dit
01:01:14écoutez-nous
01:01:14sur des économies structurelles
01:01:16on le dit depuis tout à l'heure
01:01:18sur l'agence
01:01:18sur les agences
01:01:19sur la contribution
01:01:22à l'Union Européenne
01:01:23avec une Union Européenne
01:01:24qui malheureusement
01:01:25joue en partie
01:01:26contre nous dernièrement
01:01:27et il faut mettre la pression
01:01:28sur l'Union Européenne
01:01:29pour que ça serve nos intérêts
01:01:30et notamment des agriculteurs
01:01:32sur l'immigration
01:01:33qui est apparemment
01:01:33un sujet tabou
01:01:34mais la priorité nationale
01:01:35c'est des humiliants
01:01:36c'est un sujet tabou
01:01:36mais que dans votre tête
01:01:37monsieur Nicolich
01:01:38je vais être très précis
01:01:40sur le sujet
01:01:40par exemple
01:01:41on a ce point commun
01:01:42je pense tous ici
01:01:42moi j'étais président
01:01:43d'un club de foot
01:01:44vous étiez journaliste sportif
01:01:46par exemple
01:01:47aujourd'hui sur le sport
01:01:48l'agence nationale du sport
01:01:49c'est près de 400 millions d'euros
01:01:51on sait aujourd'hui
01:01:53qu'avec le ministère des sports
01:01:55et l'INSEP
01:01:55on arriverait à faire face
01:01:57justement
01:01:57pour avoir une vraie politique
01:01:59du sport
01:02:00et donc c'est 400 millions d'euros
01:02:01et donc c'est 400 millions d'euros
01:02:02d'économies
01:02:02et on peut décliner ça
01:02:03on voit Clément Beaune
01:02:04et aujourd'hui
01:02:06le haut commissariat au plan
01:02:07la stratégie au plan
01:02:08ça a changé de nom
01:02:09qui nous donne des leçons
01:02:10mais qui aujourd'hui
01:02:12représente une charge
01:02:13aussi importante
01:02:14alors vous allez dire
01:02:15c'est plus un saval
01:02:15je crois 26 millions d'euros
01:02:17on a Clément Beaune
01:02:18qui a été recasé là
01:02:19qui touche cette liste
01:02:25Clément Beaune
01:02:26qui est donc la solution
01:02:27pour le Rassemblement National
01:02:28je caricature
01:02:31mais Carl Olive
01:02:32le mot de la fin
01:02:32ça annonce la couleur
01:02:34en tout cas
01:02:34pour ce budget
01:02:35il n'y aura pas de censure
01:02:38le budget passera
01:02:39il y aura un futur président
01:02:40de la République
01:02:41qui aura la possibilité
01:02:43de corriger le budget
01:02:44et moi j'appelle
01:02:45à la plus grande
01:02:45des manifestations
01:02:46c'est celle qui aura lieu
01:02:47pour la campagne présidentielle
01:02:48et qu'il y a un maximum
01:02:49de français qui aille voter
01:02:51Merci à vous
01:02:52Merci à vous
01:02:52Merci à tous les 5
01:02:55Oui vous êtes bien 5
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