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Regardez Le grand jury avec Olivier Bost du 13 septembre 2026.
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00:13Bonjour à tous, bienvenue dans Le Grand Jury. Nous sommes en direct sur RTL et nous sommes en direct sur
00:19Public Sénat.
00:20Bonjour Bruno Le Maire. Bonjour Olivier Bost.
00:22Vous êtes ancien ministre de l'économie et des finances. La croissance est en berne, l'inflation repart.
00:29Le financement de la dette est devenu le premier budget de la France et le chômage repart à la hausse.
00:36C'est dans ce contexte morose et inquiétant que le gouvernement doit boucler un budget pour 2027.
00:43C'est aussi dans ce contexte que commence la campagne pour l'élection présidentielle.
00:48Qu'est-ce que peuvent bien proposer celles et ceux qui ont participé à cette décennie Macron ?
00:53Bienvenue dans ce Grand Jury Bruno Le Maire.
00:56À mes côtés pour vous interroger aujourd'hui, Steve Jourdain pour Public Sénat et Stéphane Vernet pour Ouest France.
01:03Bonjour.
01:03Dans ce Grand Jury Bruno Le Maire, nous parlerons budget mais aussi éducation.
01:07Là aussi, la France décroche et vous avez une solution radicale qui a fait beaucoup réagir.
01:13Ça sera dans notre séquence questions des lecteurs.
01:17Le Grand Jury sur le terrain
01:20Les prix à la pompe, les prix du gaz et du fuel également sont de nouveau au plus haut.
01:27Largement plus de 2 euros par exemple pour le super.
01:30Le gouvernement dit qu'il n'est pas possible d'aider davantage les automobilistes.
01:34Quelle est la solution Bruno Le Maire ?
01:37La solution c'est d'aider ceux qui travaillent, qui ne peuvent pas faire autrement que de prendre leur voiture
01:42pour aller travailler.
01:43Je pense aux aides médicales, aux aides soignantes, aux infirmières, à tous ceux qui ont des métiers de service qui
01:48sont peu rémunérés et qui ont des dépenses qui sont très élevées.
01:52Je pense évidemment aux ménages modestes qui doivent remplir leur cuve de fuel pour préparer l'hiver et qui voient
01:58que les prix sont en train d'exploser.
02:00Cette aide elle est nécessaire, elle pouvait entre nous soit dit être anticipée.
02:04Parce que la flambée des prix du pétrole n'est une surprise que pour ceux qui n'ont pas regardé
02:09de près la situation géopolitique dans la région du Golfe.
02:13Je dis depuis le mois d'avril que les accords entre les Etats-Unis et l'Iran sont une mascarade.
02:18Que les prix du pétrole vont flamber, on dépasse aujourd'hui les 100 dollars le baril.
02:22Comment vous auriez anticipé ?
02:24En préparant justement ces mesures et en préparant leur financement.
02:27Aujourd'hui qu'est-ce qui nous attend ?
02:29On voit que les outils ont bloqué le détroit de Bab-al-Mandab.
02:33Tout le monde ne le connaît peut-être pas mais c'est le deuxième détroit par lequel passe 10%
02:36du commerce de pétrole mondial.
02:38Vous avez déjà le détroit d'Hormuz qui est bloqué où il y a 20% du trafic de pétrole
02:43mondial qui circule.
02:43Ça veut dire que quasiment un tiers du trafic de pétrole risque d'être bloqué dans les semaines et dans
02:49les mois à venir.
02:50Donc comme il n'y a pas de perspective positive pour le moment,
02:53que les prix du diesel à la pompe vont dépasser les 2,30€, 2,35€, parfois 2,40€,
02:58il faut aider ceux qui travaillent.
03:01Est-ce que ça veut dire aider davantage Bruno Le Maire ?
03:03Puisqu'il y a déjà des aides aujourd'hui en place.
03:04Ça veut dire être capable d'inscrire cette aide dans la continuité et dans la durée
03:09parce que ceux qui ont des niveaux de salaire qui sont faibles,
03:12ils sont encore obligés.
03:14Ça c'est au gouvernement de mesurer ce qui est nécessaire.
03:17Je dis simplement que ce risque pétrolier étant un risque de long terme,
03:22il faut inscrire ces aides dans le long terme pour ceux qui travaillent
03:24et qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur véhicule.
03:26Et il faut là encore anticiper, comme nous l'avions fait je rappelle il y a quelques années,
03:30c'est-à-dire accélérer la décarbonation de l'économie française,
03:34soutenir le développement des véhicules électriques,
03:36et là nous avions fait beaucoup beaucoup de choses pour cela,
03:39développer massivement le leasing social pour que l'accès à un véhicule électrique
03:43qui coûte trois, quatre fois moins cher sur le plein
03:45permette à chacun de s'en sortir mieux.
03:47On reviendra plus tard sur les conséquences et notamment les conséquences
03:50sur la dette de ces aides à ce moment-là.
03:51C'est très important que la mesure de court terme
03:54ouvre une perspective de long terme
03:56qui est celle de l'accès de tous les Français
03:58à des conditions tarifaires acceptables à un véhicule électrique.
04:01Ça ne sert à rien de traiter l'urgence,
04:03on n'est pas capable aussi d'ouvrir des perspectives positives pour nos compatriotes.
04:08Qu'on comprenne bien, vous validez en quelque sorte les aides ciblées du gouvernement,
04:12mais vous dites qu'il faut qu'elles s'inscrivent dans la durée, c'est bien ça ?
04:14Il faut que chacun ait l'assurance que si les prix du pétrole
04:17tiennent 110-120 dollars le baril,
04:19les plus modestes et ceux qui utilisent leurs véhicules pour travailler seront soutenus.
04:23Et il faut avoir l'assurance aussi que le gouvernement continuera à investir
04:27pour la transition climatique et pour le développement des véhicules électriques.
04:30Parce que c'est ça la solution de long terme,
04:32c'est que chacun qui habite dans une ville
04:34ou qui l'habite dans les campagnes puisse avoir accès
04:37dans des conditions tarifaires acceptables à un véhicule électrique.
04:40Le leasing social que nous avons mis en place il y a quelques années,
04:43ça a été un immense succès.
04:45Développons-le encore plus vite, encore plus fort,
04:48pour se libérer du pétrole.
04:50Vous faites partie de ceux qui sont en train de nous dire
04:52que le prix des carburants ne baissera plus,
04:54que le choc est durable ?
04:55Mais je le dis depuis des années.
04:58Quand on a eu un premier choc pétrolier,
05:00il y a quelques années, j'avais déjà indiqué,
05:02il faut accélérer la décarbonation, développer massivement les véhicules électriques
05:05et nous l'avions fait.
05:07Il faut garantir la liberté de la France
05:09par rapport à l'approvisionnement en pétrole.
05:13Décarbonation, développement de l'électricité décarbonée,
05:15construction de nouveaux réacteurs nucléaires,
05:17au passage, nous l'avions fait.
05:19Simplement, comme le temps presse,
05:21il faut aller encore plus vite.
05:22Sur les mesures de court terme,
05:24parce que là vous parlez des mesures de long terme,
05:26sur les mesures de court terme,
05:27quels sont les leviers qu'il faut actionner ?
05:30Baisse des taxes, gèle des tarifs,
05:32on est en plein débat sur la question.
05:33Quelle est votre position ?
05:34La position, c'est qu'il faut cibler ceux qui en ont besoin.
05:37Vous voyez bien, ça ne vous a pas échappé,
05:38que ce n'est pas un moment où il faut jeter l'argent public par les fenêtres.
05:40Mais sur le levier fiscal, c'était la question de Stéphane.
05:42Le levier fiscal est un très mauvais levier.
05:44Le carburant est taxé à 60% en France.
05:47D'accord, mais si vous baissez les taxes sur le carburant,
05:49tout le monde va en profiter.
05:50Est-ce que vous pensez que c'est le bon moment
05:51pour jeter l'argent public par les fenêtres ?
05:53Je vois tous ceux qui disent qu'il faut baisser les taxes,
05:55qu'il faut baisser les assises, qu'il faut baisser la TVA.
05:57Très bien, d'abord, ça va aller dans la poche du distributeur.
05:59Pas dans la poche de celui qui en a vraiment besoin.
06:02Et en deuxième lieu, vous allez arroser le sable
06:03parce que vous allez aider celui qui roule avec un 4x4,
06:06qui est un gros V8 et qui consomme beaucoup d'essence
06:08ou beaucoup de diesel.
06:09Il va bénéficier de votre aide.
06:10Est-ce que vous pensez vraiment que c'est de l'argent public bien employé ?
06:13Donc je propose des aides ciblées.
06:15C'est d'ailleurs ce qu'a retenu le gouvernement aujourd'hui.
06:17Est-ce qu'un candidat à l'élection présidentielle
06:19peut éviter ce débat du poids des taxes
06:22qui est très important en France, parmi les plus élevés ?
06:2460% dans les prix de l'énergie.
06:26Même François Hollande dit aujourd'hui
06:28il faut baisser la TVA sur l'énergie.
06:32Je n'évite pas le débat.
06:34Je vous dis au contraire que je pense
06:36qu'il n'y a pas d'idée plus contraire
06:38à l'intérêt supérieur de la nation française
06:40que de baisser les taxes sur les produits pétroliers.
06:44Parce qu'au contraire, nous devons nous libérer du pétrole,
06:48être indépendants du pétrole venu des pays du Golfe,
06:52et que baisser les taxes, c'est accroître notre dépendance.
06:54Donc moi, si j'ai de l'argent public à mettre quelque part,
06:57je le mets sur la décarbonation,
06:59sur la construction de nouveaux réacteurs nucléaires.
07:01On en a prévu 6.
07:02Je pense qu'il en faut davantage.
07:04Sur l'investissement sur les réacteurs modulaires
07:06de petite puissance.
07:07Sur l'aide aux ménages des plus modestes
07:09qui trouvent légitimement
07:10qu'un vécu électrique, c'est trop cher.
07:12Sur l'installation de bandes de recharge,
07:14pas simplement sur les autoroutes,
07:15mais aussi dans la ruralité, dans les zones rurales.
07:18Voilà où je mets l'argent public.
07:19Dans l'avenir, dans la France,
07:21et pas dans son passé.
07:23Dans notre indépendance,
07:24et pas dans notre dépendance.
07:25Et pour revenir sur le passé,
07:26juste un instant,
07:26vous aviez dépensé vos 7 milliards d'euros d'ennemis
07:29pour compenser la hausse des prix
07:31à l'époque du pétrole,
07:33quand vous étiez ministre de l'économie et des finances.
07:35Pourquoi c'était une bonne politique à l'époque,
07:37et c'est aujourd'hui une mauvaise politique ?
07:39Parce que c'est une politique
07:40qui était demandée par tout le monde.
07:42Tout le monde réclamait
07:43d'avoir des aides directes au carburant.
07:46Je rappelle que j'ai divisé la facture par deux
07:48par rapport à ce que demandaient toutes les oppositions.
07:50Vous aviez une majorité.
07:51Mais vous savez, Olivier Bois, ça me permet.
07:52Il ne s'agissait pas de composer avec...
07:54Nous n'avions pas la majorité absolue en 2022,
07:57je le rappelle.
07:58Et donc nous avions composé,
07:59notamment avec l'UMP,
08:00qui exigeait 15 milliards d'euros d'aide.
08:02Les Républicains, oui.
08:03Et bien sûr.
08:04Non mais que chacun balaye devant sa porte.
08:07Sortons de cette idée
08:08que le ministre de l'économie et des finances
08:09a tout pouvoir,
08:10et c'est lui qui décide tout seul
08:11du haut de Bercy,
08:13de son sixième étage,
08:14je vais faire ceci.
08:14Il y a un parlement,
08:16il y a des parlementaires,
08:17et quand ceux qui travaillent avec vous,
08:19à l'époque l'UMP,
08:21réclament le double sur l'aide au carburant,
08:23c'est compliqué de leur claquer la porte au nez.
08:25Vous auriez pu vous y opposer.
08:26Vous auriez pu vous y opposer à ces 7 milliards.
08:28Mais vous négociez,
08:29je suis opposé aux 15 milliards,
08:31on est arrivé à 7,
08:32mais on voit bien,
08:32je l'avais déjà dit à l'époque,
08:34que l'essentiel,
08:35c'est de se libérer du pétrole,
08:37de garantir notre indépendance,
08:38et d'investir,
08:39notamment dans le nucléaire.
08:41Vous sentez, vous redoutez,
08:42un retour des gilets jaunes,
08:43où ce n'est pas du tout le même contexte ?
08:45C'est exactement le même contexte,
08:47c'est un contexte où beaucoup de Français souffrent.
08:51Oui, mais à l'époque,
08:52c'était une réaction à une taxe décidée,
08:55certes par le gouvernement précédent,
08:57mais pas supprimée par votre gouvernement.
08:59Aujourd'hui, il y a une situation internationale.
09:01Je suis d'accord,
09:02mais regardez où en étaient les prix de l'essence
09:03et les prix du diesel à l'époque.
09:06Infiniment plus bas,
09:06vous avez parfaitement raison.
09:08Aujourd'hui,
09:09les gens ne manifestent pas pour leur plaisir,
09:11ils manifestent parce qu'ils crèvent.
09:13Parce qu'ils ne s'en sortent pas.
09:15Vous avez des agriculteurs
09:16qui se retrouvent avec 600 euros de revenus,
09:18qui voient que le prix des intrants va monter
09:20parce que les prix du pétrole
09:21et les prix du gaz augmentent,
09:23qui voient qu'ils ne s'en sortent pas.
09:25Vous avez des ménages modestes,
09:26âgés dans les zones rurales,
09:28qui se disent,
09:28mais comment je vais payer ma facture
09:30pour ma cuve de fioul ?
09:31Vous avez des aides soignantes
09:32qui viennent de démarrer dans la vie,
09:34qui ont 24, 25 ans,
09:35qui font 80, 100 kilomètres par jour,
09:37et qui se disent,
09:37je ne peux pas payer 150 ou 200 euros de plus par mois.
09:40C'est ça la réalité de la France.
09:42Donc inventer l'avenir,
09:44c'est très important.
09:44Fixer cette perspective des véhicules électriques
09:47et de l'électrification de tous les usages,
09:49c'est l'essentiel.
09:50Mais la réponse d'urgence,
09:52c'est tout simplement une question de justice.
09:54Stéphane Vernet.
09:55Vous disiez tout à l'heure
09:56que le ministre de l'économie ne peut pas tout.
09:57Aujourd'hui, on voit un gouvernement
09:58qui se félicite que Patrick Pouyanné,
10:00le patron de Total,
10:01a décidé de plafonner ses propres prix à la pompe.
10:04Est-ce que ça, c'est une bonne politique ?
10:06C'est une bonne façon de gérer la chose ?
10:08Bien sûr.
10:09Et je salue la décision de Patrick Pouyanné.
10:12Là aussi...
10:13En même temps,
10:13on se met dans les mains
10:14de la décision de Patrick Pouyanné.
10:15Oui, mais enfin,
10:16ne soyons pas contradictoires dans nos approches.
10:19Moi, j'entends tous ceux
10:20qui, matin, midi et soir,
10:22crachent à la figure de Patrick Pouyanné
10:23et de Total.
10:25J'ai toujours défendu cette grande entreprise
10:26parce que j'ai toujours considéré
10:28que c'était quand même mieux
10:29d'avoir un géant pétrolier
10:31qui soit français
10:32et qui, précisément,
10:34dans ce genre de situation,
10:35nous permette de nous en sortir.
10:36Donc moi, je salue la décision de Total.
10:39Je salue la décision de Patrick Pouyanné.
10:40Je l'invite, évidemment,
10:42à maintenir ce plafonnement
10:43en dessous des deux euros.
10:45Mais qu'on arrête, d'un côté,
10:47d'insulter
10:48et de l'autre,
10:49de tendre la main.
10:50En général, ça ne marche pas très bien.
10:51Bruno Le Maire,
10:52quand Patrick Pouyanné dit
10:53« Si vous instaurez une taxe
10:55sur les super profits,
10:55on arrête le plafonnement. »
10:57Est-ce que ce n'est pas un peu du chantage ?
10:58Ça, c'est au gouvernement de négocier.
11:00Je dis simplement
11:00qu'on est plus fort
11:01quand on a un producteur
11:03ou un distributeur de pétrole
11:05qui est français
11:07plutôt que quand on le laisse partir
11:08vers les États-Unis
11:09en le couvant d'eau propre.
11:11Une taxe sur les super profits,
11:12c'est une mauvaise idée, selon vous ?
11:13J'ai toujours maintenu
11:15l'impôt sur les sociétés
11:17au même niveau pendant sept ans.
11:19Je n'ai jamais augmenté les impôts.
11:22Jamais.
11:22J'ai fait en 2017
11:24une réforme fiscale
11:26qui est sans doute
11:26une des plus importantes
11:27depuis plusieurs décennies
11:28en ramenant l'IS,
11:29l'impôt sur les sociétés
11:3033,3% à 25%
11:32et donc en garantissant
11:33ce qui est l'essentiel,
11:34la compétitivité des entreprises.
11:36Maintenant, on aura l'occasion
11:37d'y revenir
11:38dans une situation financière
11:40qui est grave.
11:41Il faut regarder
11:42toutes les options
11:44et garantir aux Français
11:45que nous allons reprendre
11:46le contrôle de nos finances.
11:48Alors justement, Bruno Le Maire,
11:49pour élargir,
11:49au-delà des prix du carburant
11:51et du retour de l'inflation,
11:53la croissance de la France
11:54a été revue cette semaine
11:56à 0,4-0,5% pour cette année.
11:59C'est tout simplement
11:59deux fois moins que prévu.
12:01Le pays emprunte aujourd'hui
12:03à des taux d'intérêt
12:04de plus de 4%
12:05pour financer une dette colossale
12:06et le chômage est à la hausse.
12:08Est-ce qu'on est au bord du précipice ?
12:13On est dans une situation
12:15qui est grave
12:15et nous sommes pris à la gorge.
12:18Donc il n'y a qu'une solution.
12:20L'action.
12:22L'action résolue, ferme, immédiate.
12:24Pris à la gorge,
12:25c'est pour la dette ?
12:26Pris à la gorge,
12:27c'est pour les finances publiques,
12:28c'est pour les taux d'intérêt,
12:29c'est pour le déficit public
12:32qui est en train de déraper.
12:33Tout ça est hors de contrôle.
12:34Donc il faut reprendre le contrôle
12:36et vous ne reprenez le contrôle
12:37que dans l'action.
12:39L'action qui soit forte,
12:40une action qui soit totalement déterminée.
12:43Je rappelle que les conséquences
12:44de ces taux d'intérêt qui flambent,
12:46ce ne sont pas des conséquences
12:47qui sont théoriques.
12:49Ça veut dire que les jeunes
12:50qui vont aller à la banque aujourd'hui,
12:51qui vont demander à emprunter
12:52pour s'acheter un logement,
12:54vont avoir des taux d'intérêt
12:55qui vont être à plus de 6%.
12:56Ça veut dire que nos entreprises,
12:58nos PME, nos ETI,
12:59nos artisans, nos commerçants,
13:01quand ils vont emprunter
13:02pour développer leur activité,
13:03ils vont trouver porte-close.
13:05Vous allez avoir
13:06sur les assureurs crédits
13:09un véritable choc
13:10parce que les assureurs crédits
13:11vont dire que c'est beaucoup trop dangereux.
13:12Donc on n'assure plus le crédit
13:13des entreprises,
13:14les entreprises vont se retrouver
13:15en grande difficulté.
13:16Je réinsiste sur ce sujet,
13:18le temps est venu
13:19d'agir fortement,
13:21fermement et rapidement.
13:23La France est-elle en train
13:24de décrocher en Europe ?
13:25Parce que pour le coup,
13:26si on regarde
13:27chez nos voisins européens,
13:29leurs résultats sont meilleurs,
13:31que ce soit sur la dette,
13:33sur la croissance,
13:34sur l'emploi.
13:34Est-ce qu'il y a
13:35une spécificité française
13:36aujourd'hui ?
13:37Oui.
13:38Les chiffres le disent.
13:40La France,
13:41elle décroche depuis 2024.
13:43Et depuis,
13:44cette funeste dissolution.
13:46Depuis,
13:46la dissolution
13:47restera pour moi
13:48comme un jour noir
13:49dans l'histoire
13:50de la politique française.
13:52Elle décroche
13:52parce qu'elle n'a plus
13:53de politique économique cohérente.
13:55On augmente les impôts,
13:56on n'a plus de réduction
13:58de déficit
13:58qui soit claire,
13:59on n'a plus de trajectoire
14:00qui soit claire.
14:01Je rappelle
14:02que la dernière année pleine
14:03où j'ai été ministre
14:04de l'économie et des finances,
14:05en 2023,
14:07la croissance a été révisée
14:08par l'INSEE
14:08à 1,9.
14:10Près de 2%.
14:12Aujourd'hui,
14:12on n'est pas loin
14:13de la récession.
14:14Les taux d'intérêt
14:15étaient à 1%.
14:16On avait déjà
14:16un sujet de dette.
14:18Vous avez un surdent
14:19d'accord,
14:19mais nous avions,
14:20Olivier Boss,
14:21remettons un certain nombre
14:22de points sur les i,
14:23parce que cette fable
14:24que tout le monde raconte
14:25matin, midi et soir
14:26sur il y a une dette
14:27qui a absolument explosé,
14:29il y a un seul homme
14:29qui est responsable,
14:30je prends mes responsabilités,
14:31mais je voudrais simplement
14:32qu'on revienne aux chiffres.
14:33Quand je suis parti de Bercy,
14:34le taux de chômage
14:35était à 7,6%.
14:36Il est à 8,6% aujourd'hui.
14:38Les taux d'intérêt
14:39étaient à 1,1%.
14:40Ils sont à 4,4% aujourd'hui.
14:42L'écart de taux
14:43avec l'Allemagne
14:44n'a jamais dépassé
14:4530 points
14:45pendant les 7 ans
14:46où j'ai été ministre
14:47de l'économie et des finances.
14:48Il est en train de dépasser
14:50les 100 points aujourd'hui.
14:52Donc, remettons
14:53les choses à l'endroit
14:55si on veut véritablement
14:56apporter des bonnes réponses.
14:57Non, mais la situation
14:57dans laquelle on est aujourd'hui,
14:59c'est aussi le résultat
15:00d'une accumulation.
15:01Et vous avez,
15:02vous êtes,
15:03et vous avez participé.
15:04Je prends toutes
15:04les responsabilités
15:05et je reprends
15:06votre terme d'accumulation
15:07qui est juste.
15:08C'est l'accumulation d'erreurs
15:10depuis 40 ans
15:11d'un modèle économique
15:11qui distribue des richesses
15:13alors qu'il n'en produit
15:14pas suffisamment.
15:16C'est l'échec d'un modèle
15:17où on a promis aux Français
15:18de travailler moins
15:19et de gagner plus
15:21en partant à la retraite.
15:22Donc, vous dites aujourd'hui
15:23qu'il faut avoir du courage.
15:24Maintenant, Olivier Boss
15:24qu'il faut avoir
15:25et que vous n'avez pas eu
15:26à l'époque
15:27quand vous étiez ministre.
15:27Mais le courage,
15:28nous l'avons eu.
15:30Enfin, pardon,
15:30tout ce que je pouvais faire
15:31d'un point de vue réglementaire.
15:32Pas sur le redressement
15:33des finances publiques.
15:33Non, non, je ne laisserai pas
15:35passer ce genre de choses.
15:36Ça fait trop longtemps
15:36que j'entends ça.
15:37Et je pense que les Français
15:38ont droit à la vérité.
15:40En 2024,
15:40quand il fallait rétablir les comptes
15:42tout ce qui était dans mon pouvoir,
15:43je l'ai fait.
15:44Réduire de 10 milliards d'euros
15:45les dépenses de l'État,
15:47je l'ai fait.
15:48Augmenter les franchises
15:49sur les médicaments,
15:50je l'ai fait.
15:52Supprimer, supprimer
15:53l'aide à l'électricité,
15:55je l'ai fait.
15:55Quand il a fallu aller plus loin,
15:57il fallait des mesures législatives
15:59de la loi.
16:00J'ai proposé en avril 2024
16:02au Président de la République,
16:03à la majorité de l'époque
16:04et aux oppositions,
16:05un plan de redressement des comptes.
16:07Au lieu d'avoir ce plan
16:08de redressement des comptes
16:09qui nous permettrait aujourd'hui
16:10d'être libres
16:12et avec un déficit qui baisse,
16:14il y a eu la dissolution.
16:17Exit le ministre des Finances
16:18et exit le plan de redressement
16:21des comptes publics.
16:22Maintenant que nous en sommes là,
16:23que faut-il faire ?
16:24La situation s'est beaucoup aggravée.
16:26Je vous ai donné les chiffres
16:27et les comparaisons.
16:28Il faut juste du courage.
16:30Il faut avoir le courage
16:31de dire aux Français
16:31« Nous allons prendre
16:33jusqu'à ce que la France
16:34soit revenue sous les 3%
16:36de déficit public
16:37un certain nombre de mesures
16:38qui sont indispensables
16:39pour notre liberté
16:41et pour notre indépendance. »
16:42On va en parler,
16:43mais là la question c'est
16:43de trouver notamment
16:4430 milliards d'euros
16:46pour le budget de l'année prochaine.
16:48Si vous aviez 3 mesures
16:49à recommander ?
16:50Je ne vais pas vous proposer
16:523 mesures.
16:52J'ai beaucoup plus explicite
16:54et beaucoup plus détaillé que ça.
16:55Plus, j'ai dit 3 mesures,
16:55mais ça peut être plus que 3 mesures.
16:56Ça, vous allez être satisfait.
16:58Il faut des mesures immédiates
17:00et puissantes.
17:01Je propose la désindexation
17:03d'un point
17:04de toutes les pensions de retraite,
17:06sauf le minimum vieillesse.
17:09Je propose la désindexation
17:10de toutes les aides sociales,
17:12sauf le RSA.
17:14Je propose de faire également
17:15la suppression de l'abattement
17:17à 10% sur les revenus
17:18des retraités.
17:19Je propose de geler
17:21le point d'indice
17:21des fonctionnaires.
17:22Et je propose
17:23de geler
17:24l'avancement
17:25des fonctionnaires.
17:27L'ensemble
17:28de ces mesures
17:28vous permet déjà
17:30d'économiser
17:3115 milliards d'euros.
17:33Voilà ce que j'appelle
17:34des mesures précises,
17:35courageuses,
17:36et à la hauteur
17:37de la gravité
17:38de la situation.
17:38Je les complète.
17:39Je maintiendrai
17:40la surtaxe
17:41à l'impôt sur le revenu
17:42et à l'impôt
17:43sur les sociétés.
17:44Pourquoi ?
17:45Parce que rien n'est acceptable
17:46si ce n'est pas juste.
17:49Et la justice,
17:49c'est que si vous demandez
17:50un effort aux Français,
17:51un effort à ceux
17:52qui sont à la retraite,
17:54eh bien il est indispensable
17:55que les entreprises
17:56elles aussi
17:57puissent continuer
17:57à contribuer
17:58et que les plus fortunés
18:00puissent continuer
18:01à contribuer.
18:01Donc Total serait éventuellement
18:03inclus dans cette surtaxe ?
18:04Bien sûr.
18:05J'ajoute une troisième mesure
18:07qui me paraît indispensable.
18:09Aujourd'hui,
18:10le niveau de vie moyen
18:11de la France
18:12est devenu inférieur
18:14au niveau de vie moyen
18:15des Européens.
18:16Donc il n'y a aucune raison
18:18que nous ayons
18:18une contribution
18:19au budget de l'Union Européenne
18:20qui soit aussi élevée.
18:22Je demande
18:23qu'il y ait un rabais
18:24sur la contribution française
18:25au budget de l'Union Européenne
18:27comme le Danemark en a un,
18:29comme l'Autriche en a un,
18:31comme l'Allemagne en a un.
18:32C'est effectivement
18:33une contribution
18:33qui est de 25 à 28 milliards
18:35d'euros par an.
18:35Donc c'est beaucoup,
18:36beaucoup d'argent.
18:37Je pense qu'un rabais
18:38de 5 milliards d'euros
18:39sur la contribution
18:40de la France
18:40à l'Union Européenne
18:41au regard
18:43de notre situation financière
18:44et au regard du niveau
18:46de vie des Français,
18:47elle sera à la fois
18:48juste et efficace.
18:49L'ensemble de ces mesures
18:50que je viens de présenter...
18:51Excusez-moi,
18:51c'est votre dernière mesure,
18:52c'est le mauvais élève
18:53qui demande au professeur
18:55de remonter sa note là.
18:57Non, c'est tout simplement
18:58le reflet
18:59de la situation économique
19:00du pays.
19:01Moi, je pense à la France
19:02matin, midi et soir.
19:04Et je me dis,
19:04aujourd'hui,
19:05il est temps de reprendre
19:06les choses en main.
19:07Vous voyez bien
19:08qu'en l'espace
19:08de deux minutes,
19:10vous pouvez présenter
19:11un plan de redressement
19:12qui soit clair,
19:14simple,
19:15équilibré
19:15et qui vous permette
19:16d'atteindre
19:17plus de 30 milliards
19:18d'euros d'économie
19:19dès le budget 2027.
19:21J'ajoute deux points
19:22qui sont très importants.
19:23Ça ne sert à rien
19:24de faire tout ça.
19:25D'abord,
19:25si ce n'est pas juste,
19:26j'insiste sur cette question
19:27de justice qui est fondamentale,
19:29mais surtout si vous ne dites
19:29pas aux Français,
19:30ça, c'est une bonne fois
19:32pour toutes.
19:32Il faut leur donner
19:33un calendrier.
19:34Moi, je dis trois ans
19:35jusqu'à ce qu'on revienne
19:36sous les 3% de déficit.
19:38Il faut en deuxième lieu
19:39leur garantir
19:40que c'est une fois pour toutes
19:41qu'on ne va pas
19:42tous les 5 ans,
19:43tous les 10 ans
19:43se retrouver dans cette situation-là.
19:45On va mettre de côté
19:46ces 40 ou 50 années
19:48de déséquilibre
19:49des finances publiques
19:49en prenant des mesures structurelles.
19:51La réforme des retraites,
19:53une réforme en profondeur
19:54de l'État
19:55en sachant
19:55ce qui relève de l'État,
19:57pour moi,
19:57sécurité, santé, éducation
19:59et tout le reste
20:00qui ne relève pas
20:01de l'État.
20:02Et en troisième lieu,
20:04si on veut vraiment
20:04sécuriser tout cela,
20:05il faut que vous ayez
20:07une nouvelle procédure budgétaire.
20:10J'ai fait passer 7 budgets
20:11en 7 ans
20:12au Parlement.
20:13Je peux vous dire
20:14que notre procédure
20:15elle est complètement obsolète.
20:16Si vous voulez vraiment
20:17être efficace,
20:18il faut réduire
20:19le pouvoir d'amendement
20:20des parlementaires
20:21sur le budget.
20:22Ce que j'ai constaté,
20:23c'est un constat
20:25de fait,
20:26qu'en cette année,
20:27à chaque année,
20:28j'avais droit
20:28entre 70 et 100 milliards d'euros
20:30de propositions
20:31de dépenses supplémentaires,
20:32jamais d'économies.
20:33Donc réduisons
20:34le pouvoir d'amendement
20:36des parlementaires,
20:37vous réduirez
20:37les dépenses.
20:38Est-ce que c'est très démocratique ça ?
20:39Mais ce qui est démocratique,
20:40c'est d'avoir un budget équilibré.
20:42Ce qui est démocratique,
20:43c'est d'avoir un vrai débat
20:44de fond,
20:44plutôt que d'aller pointer
20:45les uns les autres
20:46en disant
20:46c'est la faute des immigrés,
20:48c'est la faute des plus pauvres.
20:49Regardez les sommes
20:50qui sont en jeu
20:50et avoir l'honnêteté
20:51de vous dire
20:52ce que je vous dis
20:52ce matin.
20:53Enfin, toujours
20:54dans les choses structurées,
20:55il est indispensable
20:56que le ministre des Finances
20:57en France
20:58soit comme en Allemagne
20:59et comme en Grande-Bretagne
21:01un vice-chancelier
21:02ou un vice-premier ministre
21:03qui a un droit de veto
21:04sur les dépenses.
21:05Que je peux vous dire
21:06d'expérience
21:06que quand vous vous êtes
21:08cassé la bibine
21:09pour faire 100 millions
21:09d'euros d'économies
21:10et que le matin
21:11vous allumez RTL
21:12et que vous entendez
21:13qu'il y a un ministre
21:14qui fait 4 milliards d'euros
21:15d'annonces,
21:16très franchement
21:17c'est un peu décourageant.
21:18Donnez un droit de veto
21:19au ministre des Finances
21:21pour qu'il puisse bloquer
21:22les annonces,
21:23les dépenses inutiles
21:24qui ensuite
21:25mettent la France dans le mur.
21:26Je voudrais revenir
21:27sur la dette
21:28et sur un débat
21:29qu'on a depuis la rentrée
21:31sur la question
21:32de geler la dette.
21:33Jean-Luc Mélenchon
21:34dans son discours
21:35à la fête de l'humanité
21:36hier vous a cité,
21:38vous lui auriez dit,
21:39c'est ce qu'il dit
21:39à la tribune,
21:40quand vous étiez ministre
21:41que ça n'était pas la peine
21:43de demander
21:43que la dette devienne perpétuelle,
21:45c'est son idée aujourd'hui,
21:46elle l'est déjà,
21:47nous ne la payons jamais.
21:49C'est vrai que vous avez dit ça ?
21:50Non.
21:51Mais Jean-Luc Mélenchon
21:52il peut lui arriver
21:53de dire des choses
21:54qui soient inexactes,
21:56fallacieuses
21:57et très souvent provocatrices.
21:59L'idée de l'annulation
22:00de la dette
22:00est ce qu'on soit
22:01mais qu'on aille
22:02jusqu'au bout du raisonnement.
22:04Ça veut dire
22:04la sortie de la France
22:05de l'Union Européenne.
22:07Pensez vraiment
22:08que nos partenaires
22:09de jeu
22:10au sein de la zone euro
22:11qui nous protègent
22:12vont nous dire librement
22:13qu'ils ont raison
22:13les Français,
22:14ils empruntent,
22:15c'est les cigales,
22:16ils se payent tout ce qu'ils veulent,
22:17des dépenses ici,
22:18des dépenses là,
22:19des aides sociales
22:20en veux-tu,
22:20en voilà.
22:21Et puis quand il faut rembourser,
22:22rembourse pas.
22:23Il faut nous dire
22:23ne remboursez pas,
22:24très bien,
22:25mais nous on ne veut plus
22:26de l'euro
22:26et on est plus comptable
22:28des dépenses françaises.
22:29L'annulation
22:30de la dette française,
22:31c'est la fin
22:32de l'euro.
22:34Et j'ai toujours considéré
22:35que l'euro
22:36était probablement
22:37un des plus beaux
22:37accomplissements
22:38de l'Europe
22:39au cours des 30 dernières années
22:40et certainement
22:41la protection
22:42la plus forte
22:43contre les risques économiques
22:45qui pèsent
22:45sur la nation française.
22:46Emmanuel Moulin,
22:47gouverneur de la Banque de France
22:48qui a été aussi
22:49votre ancien directeur
22:50de cabinet,
22:51a dit vendredi matin
22:51sur RTL
22:52que la solution
22:52du gel de la dette,
22:53elle était illégale,
22:55dangereuse
22:56et inutile.
22:57Déjà,
22:57première question,
22:58est-ce que c'est
22:58au gouverneur
22:59de la Banque de France
23:00d'intervenir
23:00dans le débat public ?
23:01Bien sûr.
23:02Politique plutôt,
23:03d'ailleurs.
23:04Bien sûr,
23:04c'est son rôle.
23:05Que chacun exerce son rôle,
23:07c'est un moment
23:07où il est bon
23:08que chacun s'exprime.
23:10Les chefs d'entreprise,
23:11les patrons de PME,
23:13tous ceux qui ont
23:14quelque chose à dire
23:14qui le disent,
23:15c'est un moment
23:15de débat démocratique.
23:16Donc oui,
23:17le gouverneur de la Banque de France
23:18est légitime
23:19pour prendre la parole
23:20et je souscris évidemment
23:21à ce qu'il vient de dire,
23:22je pense que c'est très important
23:24de parler aux Français,
23:25de leur expliquer la situation,
23:27d'apporter des solutions
23:28à quelqu'un,
23:29ils seront d'accord
23:29ou pas d'accord,
23:30c'est le jeu démocratique.
23:31Mais au moins,
23:32de dire clairement
23:33quelles seraient les conséquences
23:34de telle ou de telle décision.
23:37Pourquoi je vous dis
23:37qu'il est absolument essentiel
23:39qu'il y ait un budget ?
23:41Pourquoi je soutiens
23:42les efforts du Premier ministre
23:43pour avoir un budget ?
23:44Mais tout simplement
23:45parce que si vous n'avez pas de budget,
23:47non seulement vous risquez
23:48d'avoir un vrai accident financier,
23:49c'est-à-dire qu'à un moment donné,
23:51c'est la Banque Centrale Européenne
23:52qui nous prêtera l'argent
23:54à la place de nos créanciers,
23:55mais elle le fera à ses conditions.
23:57Elle exigera une baisse des pensions,
23:59elle exigera une baisse
24:00des traitements des fonctionnaires,
24:02donc elle exigera des choses
24:03que je ne veux pas voir
24:04imposées aux Français.
24:06Ce n'est pas le budget
24:07qui est en cause
24:07dans les mois qui viennent,
24:08c'est notre liberté nationale.
24:10Stéphane Verne.
24:12Vous ne voulez pas voir
24:13un gel des pensions
24:14et un gel des traitements
24:15des fonctionnaires.
24:16En même temps,
24:16dans la première partie
24:17de votre programme,
24:18vous annoncez
24:21un certain nombre de mesures
24:22qui sont des mesures
24:23d'austérité en fait,
24:24sur les retraites,
24:25sur le salaire des fonctionnaires.
24:28Vous êtes vous-même,
24:29sans le dire,
24:31en train de proposer
24:32une série de mesures,
24:34un électro-choc économique
24:37sur les finances publiques
24:38à la France.
24:39L'austérité,
24:40c'est le mot qu'on brandit
24:41à chaque fois qu'on ne veut rien faire.
24:43Je l'ai entendu
24:44pendant des années.
24:45Votre première partie
24:46de programme,
24:46c'est l'austérité ou pas ?
24:47Je suis ici pour vous parler
24:48avec beaucoup de cœur,
24:49mais aussi beaucoup de liberté.
24:51J'ai sept ans d'expérience
24:52comme ministre de l'économie
24:53et des finances.
24:53À chaque fois que j'ai voulu faire
24:54une économie dans les dépenses,
24:55on m'a dit austérité.
24:56Vous voulez baisser d'un euro
24:58telle prestation sociale ?
24:59Austérité.
25:00Vous voulez réduire
25:01une action de l'État ?
25:02Austérité.
25:03Ça suffit.
25:04À force de dire cela,
25:05on ne prend pas
25:06les mesures nécessaires
25:07et vous voyez bien
25:07qu'on part dans le décor
25:08avec des taux d'intérêt
25:10qui sont à 4,4,
25:11qui dépasseront
25:12très prochainement
25:13les 5%,
25:14qui empêcheront
25:15les Français d'emprunter,
25:16qui vont peser
25:17sur les économies,
25:18qui vont peser
25:19sur les entreprises,
25:20qui vont empêcher
25:21les PME d'investir.
25:22C'est ça qu'on veut.
25:23Donc je vous le dis
25:23avec toute la liberté
25:24qu'est la mienne maintenant,
25:25je ne propose certainement
25:27pas l'austérité,
25:27je propose la responsabilité.
25:29Je propose de regarder
25:30les choses en face.
25:31Quand ça dérape,
25:32il faut activer
25:33le frein d'urgence.
25:35Quand les événements
25:36vous prennent à la gorge,
25:37pour prendre le mot
25:38de Churchill,
25:39il vaut mieux
25:39les prendre par la main.
25:40Donc les mesures
25:41que je propose,
25:42c'est tout simplement
25:42prendre par la main
25:44la situation difficile
25:45de nos finances publiques,
25:46se donner 3 ans,
25:47ce n'est pas pour l'éternité.
25:49La possibilité
25:50de les redresser
25:50et ensuite,
25:52nous ouvrirons
25:52la possibilité
25:53pour le pays
25:53de réinvestir,
25:55de retrouver sa grandeur,
25:56de se réindustrialiser,
25:57de redevenir
25:58un grand pays de production.
25:59Vous pensez vraiment
26:00qu'on peut redescendre
26:01sous la barre
26:02des 3% de déficit public
26:03en 3 ans ?
26:05Je pense que
26:05si vous faites
26:06de 30 à 40 milliards
26:09d'euros d'économie
26:10pour revenir
26:11sous les 3%
26:11de déficit public
26:12en 2029.
26:13Et pourquoi
26:14j'insiste sur la date ?
26:15Parce que là aussi,
26:16j'ai vu les choses
26:17déraper.
26:18On parlait de 2030.
26:19En 2024,
26:20le plan de redressement
26:21que j'avais proposé
26:22fixait le retour
26:23sous les 3% de déficit
26:25en 2027.
26:26Pourquoi c'est important
26:27ces 3% ?
26:28Ce n'est pas un fétiche.
26:29C'est tout simplement
26:30parce qu'on parle
26:30de la France
26:32et que c'est notre crédibilité
26:33auprès des autres acteurs
26:35européens
26:35Vous étiez au pouvoir
26:36en 2024,
26:37monsieur le maire.
26:37Mais le plan de redressement
26:38que je proposais
26:39incluait ces mesures
26:40et permettait,
26:41parce que la situation
26:42était moins grave à l'époque,
26:43de revenir sous les 3%
26:44de déficit
26:45en 2027.
26:46Donc je veux bien
26:46qu'au regard
26:47du dérapage
26:48depuis la dissolution
26:49et de la perte
26:50de contrôle complète
26:51de la vie politique française
26:52depuis la dissolution,
26:53on se dise
26:53bon, 2027 c'est trop dur,
26:55on va faire 2029.
26:56Mais à un moment donné,
26:57on ne va pas dire 2030
26:58ou 2031,
26:59on va passer pour des mickeys.
27:01Mais c'est déjà le cas.
27:02On parle déjà
27:02d'un déficit
27:05qui ne sera pas réduit
27:05en dessous de la barre
27:06des 3%
27:06avant 2030.
27:08Mais parce que
27:08je regarde
27:09les propositions
27:09qui sont faites ici,
27:11invitez n'importe quel
27:12responsable politique
27:13de France et de Navarre
27:15sur votre plateau.
27:16Et trouvez-en un seul
27:17qui vous fait
27:18une liste aussi précise
27:20et chiffrée
27:20des mesures
27:21qui permettent vraiment
27:22de reprendre le contrôle
27:24de finances publiques.
27:25Moi je le fais devant vous
27:26parce que je pense
27:27qu'il en va de l'avenir
27:27de notre pays,
27:28de son indépendance
27:29et que je ne veux pas
27:30voir le jour
27:32où d'autres
27:33que des Français
27:34décideront
27:35de l'avenir
27:35des Français.
27:37Le Grand Jury
27:38Question Express
27:40Avec une règle importante
27:41des réponses
27:42par oui ou par non
27:43pour ou contre.
27:44Pour ou contre
27:45la transparence salariale ?
27:47Oui pour
27:48mais dans des conditions
27:50enfin c'est un sujet
27:51qui est très important
27:52mais dans des conditions
27:53qui ne sont pas celles
27:54qui sont prévues aujourd'hui.
27:55Steve Jourdain
27:56Le Grand Remplacement
27:57est-il un débat politique ?
27:59C'est une question
27:59suite à la position
28:01polémiste
28:02de polémique
28:03de la ministre
28:03Orberger.
28:04Je pense qu'il y a
28:05de bien meilleurs débats
28:06à voir en France
28:07notamment sur
28:09la démographie
28:10sur la production
28:12en France.
28:13Je pense que
28:14tous les débats
28:15qui sont animés
28:16par la peur
28:17et par les fantasmes
28:18sont de mauvais débats.
28:20Stéphane Verdet
28:20Oui ou non
28:21avez-vous reçu
28:22un mail des impôts
28:23vous apprenant
28:23que vos données
28:24avaient été piratées ?
28:26Non.
28:26Est-ce que vous trouvez
28:27cette fuite choquante
28:28révoltante
28:29difficilement évitable ?
28:30Elle est profondément
28:32inquiétante
28:33et elle montre
28:34l'importance qu'il y a
28:35à investir
28:35de manière beaucoup
28:36plus massive
28:37sur la cybersécurité
28:38non seulement
28:39dans l'Etat
28:40mais aussi
28:40dans les entreprises.
28:41Bruno Le Maire
28:42on va marquer une pause
28:43dans ce Grand Jury
28:43on se retrouve
28:44dans un instant
28:45et on parlera bien sûr
28:46de 2027
28:47êtes-vous candidat
28:48ou non ?
28:49A tout de suite.
29:00Suite du Grand Jury
29:01présenté par Olivier Bost
29:04Bruno Le Maire
29:05ancien ministre
29:06de l'économie
29:06et des finances
29:07est notre invité
29:08ce dimanche
29:09Stéphane Vernet
29:10de West France
29:11et Steve Jourdain
29:11de Public Sénat
29:12sont à mes côtés
29:13pour vous interroger.
29:15Le Grand Jury
29:16question des lecteurs
29:18Bruno Le Maire
29:19votre idée
29:19de faire entrer
29:21les enfants de maternelle
29:22dès l'âge de 1 an
29:23pour faire face
29:24à la chute
29:24du niveau scolaire
29:25a fait beaucoup réagir.
29:27Première question des lecteurs
29:28Stéphane Vernet.
29:29Oui on a eu
29:30beaucoup de réactions
29:30des réactions surprises
29:31enfin de surprises
29:33Bernard de Saint-Hermine
29:34en Vendée
29:34nous écrit
29:36Monsieur Le Maire
29:37êtes-vous tombé
29:37sur la tête
29:38cet été
29:39en disant
29:40je me permets
29:40cette question
29:40parce que j'ai entendu
29:41votre proposition
29:42de scolarisation
29:43des enfants
29:43à 1 an
29:44que je ne comprends pas
29:45on a Bintou
29:46d'Evry-Courcouronne
29:47dans l'Essonne
29:48qui nous demande
29:49comment voulez-vous
29:50faire une rentrée scolaire
29:51à l'âge d'un an
29:51alors même qu'il y a
29:52moins de postes
29:53d'enseignants
29:53est-ce qu'il faudra
29:54verser également
29:55l'allocation scolaire
29:56de rentrée
29:56aux parents
29:57dès que leur enfant
29:58a 1 an
29:59et où est-ce qu'on
30:00trouvera les moyens
30:01pour financer
30:02par exemple
30:05à partir d'un an
30:06dans les écoles
30:06autrement dit
30:07est-ce que vous avez
30:07chiffré votre proposition ?
30:10Ce n'est pas le plus important
30:11le plus important
30:11c'est de répondre
30:13aux inquiétudes
30:14aux remarques
30:15que vous avez mentionnées
30:19j'ai 4 enfants
30:20ils sont beaucoup plus âgés
30:22mais ces 4 garçons
30:23ont tous eu un an
30:25et je sais ce que c'est
30:26qu'un enfant d'un an
30:27j'ai accompagné
30:29avec leur mère
30:30Pauline
30:30je les ai élevés
30:32nourris
30:33soignés
30:33je leur ai raconté
30:34des histoires
30:35je les ai bercés
30:36donc je sais ce que c'est
30:37qu'un enfant d'un an
30:38il n'y a rien de plus important
30:39d'ailleurs
30:39à mes yeux
30:41donc ma proposition
30:42n'est évidemment pas
30:43de transformer
30:43les enfants d'un an
30:46en écoliers
30:47ma proposition
30:48et volontairement
30:49j'ai pris une formulation
30:50qui peut surprendre
30:51pour ouvrir ce débat
30:52et tant mieux
30:52si ce débat a lieu
30:54ma proposition
30:54c'est d'offrir
30:55une solution
30:56de garde
30:57à toutes les familles
30:59dès l'âge
30:59de 1 an
31:00ce n'est pas la même chose
31:01que de scolariser les enfants
31:02à partir d'un an
31:02si ça a été compris comme ça
31:04je le redis
31:04il est hors de question pour moi
31:05de scolariser les enfants
31:06à 1 an
31:07que les choses soient bien claires
31:08j'ai employé cette formule
31:09pour dire
31:09voilà ça devient un droit
31:11de la même façon
31:11que la maternelle
31:12est un droit
31:12moi je veux que
31:13dès l'âge de 1 an
31:14comme ça existe
31:15dans d'autres pays en Europe
31:16vous ayez droit
31:18à un mode de garde
31:20qui garantit
31:21à vos enfants
31:22qu'ils auront
31:23accès au langage
31:25qu'ils entendront
31:25les mots français
31:26qu'ils auront un éveil
31:28au comportement
31:29avec les autres
31:31pour qu'on comprenne bien
31:32Bruno Le Maire
31:32c'était quand même
31:33une réaction
31:33au classement PISA
31:34où la France dégringole
31:35sur le niveau scolaire
31:37je veux d'abord
31:38qu'on comprenne bien
31:39quelle est ma proposition
31:40parce que je ne suis pas là
31:41pour créer des inquiétudes
31:42supplémentaires
31:42dans un pays
31:43qui a suffisamment
31:44d'inquiétudes
31:44et là je m'exprime
31:46en père de famille
31:48qui aime profondément
31:49ses enfants
31:50et qui a adoré
31:50avoir des enfants
31:51de 1 an
31:52mais j'ai eu la chance
31:53qu'ils soient gardés
31:53dans des crèches
31:54des crèches absolument
31:55formidables
31:56avec des éducatrices
31:58des puéricultrices
32:00exceptionnelles
32:00simplement ce que je constate
32:02c'est que si vous habitez
32:03dans les campagnes
32:03dans les zones rurales
32:04vous n'avez pas forcément
32:05accès à ces solutions là
32:07je veux simplement
32:07qu'on se dise
32:08c'est tellement important
32:09les 1000 premiers jours
32:11de l'enfant
32:11de 0 à 3 ans
32:12qu'il faut que
32:12dès l'âge de 1 an
32:14chacun la garantit
32:15qu'en crèche publique
32:16en crèche privée
32:18en crèche associative
32:19il aura une place
32:20alors qu'on sait bien
32:21que dans les grandes villes
32:22et dans les zones rurales
32:23c'est une galère
32:23pour trouver une place
32:24que nous nous appuierons
32:25sur des assistantes
32:27maternelles
32:28sur les réseaux
32:28des assistantes maternelles
32:29qui font un travail
32:30remarquable
32:31mais que personne
32:32ne sera obligé
32:33s'il souhaite avoir
32:34une autre solution
32:35de garder son enfant
32:36chez lui
32:37parce qu'on ne lui a pas
32:38offert la solution
32:39nécessaire
32:40la deuxième chose
32:41sur le décrochage scolaire
32:42on dit que c'est
32:43en partie
32:44à cause des écrans
32:45des réseaux sociaux
32:46etc
32:47là pour le coup
32:48ça ne se joue pas
32:48entre 1 an
32:49et 3 ans
32:50cette question là
32:51bien sûr que si
32:52c'est là que
32:53je trouve que c'est important
32:55d'ouvrir des débats
32:55d'avenir
32:56plutôt que de se raccrocher
32:57systématiquement au passé
32:58j'ai vu le classement PISA
32:59alors les réactions
33:00pavloviennes
33:01d'un côté on vous dit
33:02il faut plus d'autorité
33:03et de l'autre
33:03on vous dit
33:04il faut plus de moyens
33:05moi j'essaye de voir
33:06les choses différemment
33:07je vois qu'en matière
33:08de sciences cognitives
33:09on a fait quand même
33:10beaucoup beaucoup
33:10de progrès
33:11et qu'on sait que
33:12la maîtrise du langage
33:14dès 0 à 3 ans
33:15la manière dont vous parlerez
33:17aux enfants
33:18la manière dont vous vous adresserez
33:19à eux
33:20personnellement
33:21pas en groupe
33:22les mots que vous emploierez
33:23la précision de ces mots là
33:26définira la capacité
33:27des enfants
33:27à s'exprimer correctement
33:29à comprendre le français
33:31à lire le français
33:32et à écrire
33:33le français
33:34et bien c'est ça
33:35que je veux garantir
33:36avec ma proposition
33:36d'ailleurs les évaluations
33:38elles ont été faites
33:38il n'y a pas simplement
33:39PISA
33:39il y a une évaluation
33:40qui a été faite
33:41sur la métrique
33:41de la langue française
33:42en 2025
33:43par l'éducation nationale
33:46elle a donné des résultats
33:47qui sont sans appel
33:48à l'entrée du CP
33:49à l'âge de 6 ans
33:50vous avez 30%
33:52des enfants
33:52qui ne comprennent pas
33:54correctement
33:54la langue française
33:55ma proposition
33:56vise donc
33:57à offrir une solution
33:58à chacun
33:59la solution la plus appropriée
34:00parce qu'il y a
34:01un référentiel commun
34:02avec tous les enfants
34:04de France
34:04donc il s'agit de pallier
34:05des carences
34:06pour le coup
34:06des parents
34:06entre 1 an et 3 ans
34:08c'est une solution de garde
34:09c'est une faculté
34:11ça n'est pas une obligation
34:12c'est un droit
34:13la première responsabilité
34:15de l'éducation des enfants
34:16c'est les parents
34:18évidemment
34:18mais vous avez des parents
34:20qui sont en solution
34:20en situation difficile
34:21vous avez des femmes
34:22qui sont seules
34:23qui partent travailler
34:24tôt le matin
34:24je veux qu'à l'âge
34:25de 1 an
34:26chaque famille
34:27chaque femme seule
34:29puisse avoir
34:29une solution de garde
34:30qui garantisse
34:31que nos enfants
34:33ces enfants-là
34:34maîtriseront correctement
34:35la langue française
34:36et de manière plus structurelle
34:37je termine juste là-dessus
34:38parce que le sujet
34:39est trop important
34:40pour qu'on le balaye
34:40trop vite
34:42je veux changer de modèle
34:43nous avons un modèle
34:45de rupture
34:45donc vous avez 0 à 3 ans
34:47puis la maternelle
34:483 ans à 6 ans
34:49puis le CP
34:496 ans et au-delà
34:51je pense que ce modèle
34:52n'est pas le meilleur
34:53qu'il y a d'autres modèles
34:54et les classements de PISA
34:55le montrent d'ailleurs très bien
34:56où il y a une continuité
34:58entre la petite enfance
34:59et l'école
35:00c'est exactement ça
35:01que je veux bâtir
35:02non seulement
35:03un droit de garde approprié
35:05pour tous les enfants
35:06dès l'âge de 1 an
35:06pour que plus personne
35:07ne soit en galère
35:08pour trouver une solution de garde
35:10mais aussi un modèle
35:11complètement différent
35:12où on assure la continuité
35:14de la petite enfance
35:15à l'école
35:15regardez ce qui s'est passé
35:17en Grande-Bretagne
35:17meilleur résultat
35:18classement de PISA
35:19regardez ce qui s'est passé
35:20dans certains états
35:21des Etats-Unis
35:21les états des Etats-Unis
35:23qui ont garanti
35:23cette continuité
35:24entre la petite enfance
35:26et l'école
35:27sont ceux qui ont
35:27les meilleurs résultats scolaires
35:28c'est ça que je propose
35:30donc au ministre de l'éducation
35:31Edouard Jeffrey dit
35:32je n'y crois pas
35:33un enfant sur deux
35:33ne sait pas marcher
35:34à cet âge-là
35:36mais Edouard Jeffrey
35:36fait semblant
35:38de ne pas comprendre
35:39il sait très bien
35:40que le modèle
35:41sur lequel nous vivons
35:41ne va plus
35:42alors il n'est pas bien placé
35:43pour retransformer
35:44complètement
35:44l'éducation nationale
35:46il lui reste six mois
35:46mais au-delà
35:47de cette continuité
35:49que je veux introduire
35:49entre la petite enfance
35:50et l'école
35:51il est évident
35:52qu'il faut aussi
35:53transformer en profondeur
35:54l'éducation nationale
35:55donner l'autonomie
35:56aux établissements
35:56avoir des libertés
35:58de recrutement
35:58beaucoup plus importantes
35:59avoir une évaluation
36:00beaucoup plus régulière
36:03transférer
36:03l'ensemble
36:05de l'enseignement professionnel
36:06qui va devenir vital
36:07parce que l'intelligence artificielle
36:08va amener de nouveaux métiers
36:09non plus à l'éducation nationale
36:11mais aux régions
36:12c'est ça
36:13les grandes transformations
36:15indispensables
36:15pour que notre pays
36:16soit prêt
36:16pour le 21ème siècle
36:17moi je vais vous dire
36:18je fais de la politique
36:19depuis 30 ans
36:20et j'en ai assez
36:22d'entendre les mêmes rengaines
36:23il y a des mauvais résultats
36:24PISA
36:24là encore
36:25autorité moyen
36:26j'essaye d'ouvrir
36:27une voie différente
36:28et je pense qu'elle est meilleure
36:29pour le pays
36:29autre question dans un tout autre registre
36:32Sébastien de Salon
36:33dans le Calvados
36:34vous demande
36:34si vous ne trouveriez pas normal
36:37que les hommes et les femmes politiques
36:39affichent publiquement
36:39leurs salaires
36:40et les avantages
36:41qui vont avec
36:41c'est facile de dire
36:43que les français
36:43doivent se serrer la ceinture
36:44mais combien reste-t-il
36:45à la fin du mois
36:47aux élus
36:47à celles et ceux
36:49qui demandent
36:49des efforts aux autres
36:51en fait
36:51mais le revenu
36:52des parlementaires
36:54le revenu des ministres
36:56est public
36:57chacun peut le consulter
36:59le patrimoine
37:00des ministres
37:00il est recueilli
37:02par la Haute Autorité
37:03sur la transparence
37:03de la République
37:04il est accessible
37:04sur Internet
37:05donc il y a la transparence
37:06il est public
37:07mais la question
37:08de Sébastien de Salon
37:09c'est de dire
37:10en comptant
37:11ou en intégrant
37:11les avantages
37:12qui sont afférents
37:14aux différentes fonctions
37:15il parle de reste à charge
37:16les logements de fonctions
37:17je n'ai jamais occupé
37:18de logements de fonctions
37:19j'ai été 12 ans ministre
37:20j'ai toujours refusé
37:21je vous pose la question
37:23de manière générale
37:24je ne vais pas juger
37:26pour les autres
37:27je dis simplement
37:28que mon salaire
37:29pendant cette année
37:29de ministre de l'économie
37:30et des finances
37:31a été transparent
37:31que je n'ai jamais utilisé
37:33de logements de fonctions
37:35ni comme ministre
37:36de l'agriculture
37:36Rue de Varenne
37:37ni comme ministre
37:38de l'économie
37:39et des finances
37:39à Bercy
37:40que j'utilisais
37:41ma voiture personnelle
37:42le week-end
37:42et que d'ailleurs
37:43je n'ai plus strictement
37:44et c'est bien normal
37:45aucun avantage aujourd'hui
37:46d'ailleurs quand je vois
37:47qu'on propose aujourd'hui
37:48de réduire le salaire
37:50des ministres
37:51à l'avenir
37:52Sébastien Lecornu
37:52propose de baisser
37:53enfin veut baisser
37:54le salaire des ministres
37:55et des collaborateurs
37:56c'est de la démagogie
37:58ou c'est symboliquement
37:59important dans l'époque ?
38:02Moi je ne pense pas
38:03que ce soit la bonne idée
38:04je pense que la bonne idée
38:06aujourd'hui
38:06on a déjà baissé
38:07avec François Hollande
38:08le salaire des ministres
38:09de 20%
38:09donc on peut
38:11continuer comme ça
38:12et dans le fond
38:12ce que voudraient les gens
38:14c'est qu'on finisse
38:14par ne plus payer du tout
38:15les ministres
38:16mais tout travail
38:17mérite salaire
38:19en revanche
38:20je considère qu'avoir
38:2130, 35, 40 ministres
38:22c'est complètement inutile
38:23je propose
38:24et c'est une économie
38:25beaucoup plus importante
38:26que l'on réduise
38:28le nombre de ministres
38:29à 10
38:29que ce nombre de ministres
38:31soit fixé
38:31dans la constitution
38:32que les cabinets
38:33soient composés
38:34de 5 personnes
38:35et pas de 15
38:36que tous les ministres
38:37sans exception
38:37quittent les palais
38:39de la République
38:40et qu'ils soient tous
38:41regroupés dans un lieu
38:42où ils pourront travailler
38:42de manière plus sereine
38:44plus neutre
38:45sans ces ordres
38:46de la République
38:47qui souvent montent
38:48à la tête de beaucoup
38:49croyez-moi
38:50ces économies
38:50sont beaucoup plus importantes
38:52beaucoup plus structurelles
38:53vous supprimez l'Elysée
38:55je vous parle des ministres
38:57je ne parle pas
38:57du président de la République
38:58je dis simplement
38:59qu'on a besoin
39:00d'un gouvernement décent
39:02réduit
39:03à l'essentiel
39:05et qui travaille
39:06de manière
39:08efficace
39:09de manière
39:10dépouillée
39:11dans les lieux
39:12où on travaille
39:12de manière efficace
39:13et de manière
39:14plus collective
39:15c'est-à-dire
39:16d'autres choses
39:17que les palais de la République
39:19Le Grand Jury
39:20quel président
39:21à l'Elysée
39:22Donc on en vient
39:23à l'Elysée
39:25question très simple
39:25Bruno Le Maire
39:26serez-vous
39:27ou êtes-vous
39:28candidat
39:28à l'élection présidentielle ?
39:30Je peux le répéter
39:30sur tous les plateaux
39:31de télévision
39:32je ne suis pas
39:33candidat
39:34au moment où je vous parle
39:35et nous verrons
39:36de quoi l'avenir sera fait
39:37Vous aviez indiqué
39:38que vous diriez peut-être
39:39au mois d'octobre
39:40si vous êtes candidat
39:41pourquoi cette échéance ?
39:42Qu'est-ce qui...
39:43Nous sommes en septembre
39:44Pourquoi vous êtes fixé
39:46le mois d'octobre ?
39:47Vous verrez
39:47ce qui se passera
39:48à l'automne
39:48pour l'instant
39:50je défends
39:50l'idée que je me fais
39:51de la France
39:52et l'idée que je me fais
39:53de la France
39:53c'est un pays
39:54qui une fois
39:55qu'il aura rétabli
39:56ses comptes
39:56retrouvera
39:57toute sa grandeur
39:57et toute sa puissance
39:58j'ai la conviction absolue
40:00qu'une fois qu'on aura
40:00mis de côté
40:01toutes ces difficultés
40:03financières
40:04et accessoirement
40:05ce bazar politique
40:06où on ne s'y retrouve pas
40:07si on trace une voie
40:09pour le pays
40:09pour les 30-40 prochaines années
40:11qu'on dit que nous pouvons
40:12redevenir une grande nation
40:13de production
40:14et pas de consommation
40:15qu'on précise
40:16où on va investir
40:16qu'on peut investir
40:17dans le nucléaire
40:18pour être le pays
40:19qui a l'énergie décarbonée
40:20la moins chère en Europe
40:21qu'on va investir
40:22dans l'intelligence artificielle
40:24dans les semi-conducteurs
40:25dans la tech
40:26dans les data centers
40:27parce que nous avons
40:28tout pour réussir
40:30et pour être
40:30le seul acteur
40:31de l'intelligence artificielle
40:32en Europe
40:33avec MISRAL
40:34que nous investirons
40:35dans les transports ferroviaires
40:36parce qu'il y a
40:37beaucoup d'endroits
40:38notamment dans le centre
40:38de la France
40:39qui en auront encore besoin
40:40et qu'avec ça
40:41nous simplifions
40:43la vie des entreprises
40:44nous leur permettons
40:44d'investir
40:45dans de meilleures conditions
40:46nous nous appuyons
40:47sur une union
40:47des marchés du capitaux
40:48pour lever l'argent nécessaire
40:50pardon de le dire
40:51avec beaucoup de
40:51beaucoup de
40:54puissance
40:54et d'entrain
40:56je crois
40:57dans la France
40:58mais profondément
40:59et je crois
40:59dans les français
41:00je dis simplement
41:01et c'est l'objet
41:01de mon manifeste
41:02une autre France
41:03que chacun peut consulter
41:04sur mon site internet
41:05uneautrefrance.fr
41:06il faut changer de modèle
41:08le modèle sur lequel
41:09nous vivons
41:10il est complètement dépassé
41:11si vous prenez
41:12un autre modèle
41:13production
41:13plutôt que consommation
41:15la prospérité
41:16plutôt que l'appauvrissement
41:17on croirait entendre
41:19Emmanuel Macron
41:19parfois Bruno Le Maire
41:20dans ce que vous venez de dire
41:23vous seriez le candidat
41:24de la rupture
41:25ou de la continuité
41:26avec Emmanuel Macron ?
41:27je suis le candidat
41:28de la rupture
41:29avec le modèle
41:31tel qu'il existe
41:32depuis 40 ans
41:33si un jour
41:34je devais être candidat
41:35je ne le suis pas
41:35aujourd'hui
41:36pourquoi ?
41:37parce que
41:38le moment où nous sommes
41:39est un moment
41:40où chacun doit mettre
41:41carte sur table
41:42et dire comment il voit
41:44l'avenir du pays
41:44moi j'ai posé une vision
41:46elle repose sur trois piliers
41:47la prospérité
41:48par la production
41:49et le travail
41:49l'autorité
41:50par la redéfinition
41:51de la place de l'Etat
41:52un Etat puissance
41:52plutôt qu'un Etat providence
41:54qui dilapide l'argent public
41:55et une fédération
41:56d'Etat-nation
41:57qui donnera la puissance
41:58face à la Chine
41:59aux Etats-Unis
41:59d'abord débattons de cela
42:01moi je suis candidat
42:02à porter une vision du pays
42:04qui soit généreuse
42:05juste
42:06forte
42:07Bruno Le Maire
42:08est-ce que vous trouvez
42:09qu'Edouard Philippe
42:10puisque vous voulez
42:11du débat
42:12des idées
42:13est-ce que vous trouvez
42:14qu'Edouard Philippe
42:14Gabriel Attal
42:15dans le bloc central
42:16auquel vous appartenez
42:19participe
42:19à ce débat d'idées
42:20suffisamment ?
42:21Bien sûr qu'il participe
42:21mais j'appelle chacun
42:22sortir du bois
42:23avec plus de clarté
42:23C'est-à-dire ?
42:24C'est-à-dire
42:26sur le rétablissement des comptes
42:27sur l'ambition industrielle
42:29sur l'école
42:30comme je viens de le faire
42:30Vous les trouvez trop prudents ?
42:32Vous trouvez par exemple
42:32qu'Edouard Philippe
42:33est trop prudent
42:33sur ses propositions ?
42:34Mais chacun est libre
42:34de faire les propositions
42:35qu'il souhaite
42:36mais ça n'est pas
42:382027 n'est pas l'élection
42:40où nous allons choisir
42:41le Premier ministre
42:43C'est une élection
42:44où les Français
42:44vont choisir
42:45qui va donner
42:47un destin
42:48à notre pays
42:49Notre pays a un destin
42:50Je l'ai toujours
42:51profondément cru
42:52Il n'est pas simplement
42:54un pays de comptable
42:56Donc le rôle
42:57Ça c'est pour Edouard Philippe
42:59C'est pour personne du tout
42:59C'est ce que je crois profondément
43:01que je défends
43:01depuis des années
43:02Je pense que notre pays
43:03a un destin
43:04mais le destin
43:04il doit s'écrire
43:05avec une vision de long terme
43:07Et vous voyez que ma vision
43:08je n'ai pas besoin
43:08de 50 minutes
43:09pour vous la présenter
43:10de la prospérité
43:11de l'autorité
43:12et une fédération
43:12d'éternation en Europe
43:13Ça prend 5 secondes
43:15C'est ça une vision
43:16de la simplicité
43:17et de la puissance
43:18Ce qu'on voit aussi
43:18Bruno Le Maire
43:19c'est que pour l'instant
43:19la campagne présidentielle
43:20est dominée par le vote radical
43:23Est-ce qu'il faut
43:23une forme de radicalité
43:25de la part des candidats
43:26dits modérés
43:27pour gagner l'élection
43:29Les partis de la raison
43:30comme l'écrit cette semaine
43:31par exemple
43:31un éditorialiste des Echos
43:33doivent-ils se résoudre
43:34à mentir
43:35comme les populistes ?
43:36Certainement pas
43:37En revanche
43:38nous n'avons
43:38aucune chance
43:40dans les mois qui viennent
43:42si nous ne renouons pas
43:43avec un récit
43:44pour les Français
43:45pour la nation française
43:46Nous n'avons aucune chance
43:48si dans le fond
43:49ce que nous suggérons
43:50c'est qu'on va continuer
43:52peu ou prou
43:53la même chose
43:54Notre modèle
43:55est mort
43:56Modèle économique
43:57social
43:58politique
43:58ne donne plus
43:59les résultats
44:00que les Français
44:00sont en droit d'attendre
44:01Donc il faut en réinventer
44:03un autre
44:03C'est une fois encore
44:05ce que je propose
44:05dans mon manifeste
44:07à cette condition
44:08et à cette unique condition
44:10que les Français
44:10soient convaincus
44:11au moins une majorité
44:12d'entre eux
44:12que oui
44:13on a tiré les sons
44:14de nos échecs
44:15parce qu'on a connu
44:16des échecs
44:16Oui nous reconnaissons
44:18que nous ne sommes pas
44:18allés assez loin
44:19dans la transformation
44:20du pays
44:20et que parfois
44:21on s'est contenté
44:21d'une réforme technique
44:22ici
44:23d'une réforme technique
44:23là
44:24ça ne fait pas un projet
44:25pour la France
44:25A cette condition-là
44:27je pense
44:27et je crois
44:28que nous pouvons
44:29gagner collectivement
44:30ces élections de 2027
44:32Je vais retomber
44:33sur du concret
44:33vraiment concret
44:34mais est-ce que vous pensez
44:35qu'il faut une primaire
44:36dans le bloc central ?
44:37Est-ce que ça va finir
44:38comme ça
44:39pour départager
44:40entre Edouard Philippe
44:41Gabriel Attal
44:42Peut-être vous ?
44:43C'est au parti
44:44de le décider
44:44Je ne suis pas
44:45chef de parti
44:46ça me donne
44:47beaucoup de liberté
44:48mais ça me permet
44:49de ne pas me prononcer
44:50là-dessus
44:50je dis simplement
44:51qu'en démocratie
44:52il est toujours bon
44:54de préférer
44:55les électeurs
44:56aux sondeurs
44:58Il y a des petites phrases
44:59qui peuvent rester
45:00longtemps
45:01et parfois même
45:01faire une élection
45:02ou en tout cas
45:03être importante
45:04dans la campagne
45:04Edouard Philippe
45:05a dit cette semaine
45:05et ça a été instrumentalisé
45:07notamment par le
45:08Rassemblement National
45:09Moi j'adorerais un système
45:10dans lequel le président
45:11est élu en mai
45:12et prend ses fonctions
45:13en septembre
45:14le temps de se reposer
45:15de décompresser
45:17C'est une erreur
45:18d'avoir dit ça ?
45:19C'est un très mauvais procès
45:21qu'on fait Edouard Philippe
45:22Très mauvais
45:23qui montre aussi
45:24la dégradation
45:25du débat public
45:26où on a une réflexion
45:28la réflexion d'Edouard Philippe
45:29est une réflexion sensée
45:30et puis on a des formes
45:31on la passe à la moulinette
45:32des réseaux
45:32et ça ressort
45:33sous forme de monstres
45:35C'est pas comme ça
45:36qu'on aura un débat public
45:37serein
45:38apaisé
45:39et utile pour les français
45:40Vous voulez dire que
45:41c'est un bosseur
45:42Edouard Philippe ?
45:42Je veux dire que
45:43ce qu'il a dit
45:44n'est absolument pas
45:45ce qui a été retranscrit
45:46et que par ailleurs
45:46n'importe quelle personne
45:48un tout petit peu sensée
45:49sait que dès le premier jour
45:51après son élection
45:53lui tomberont dessus
45:54une avalanche
45:55de décisions à prendre
45:56Bruno Le Maire
45:57une question un peu personnelle
45:58vous êtes conseiller senior
46:00d'un cabinet de conseil américain
46:02après tout ce qui a été dit
46:03écrit
46:04et même polémique
46:05sur les cabinets de conseil
46:07vous n'avez pas peur
46:08d'être critiqué
46:09sur ce sujet-là ?
46:10Je suis libre
46:11je suis très fier d'être
46:12d'abord
46:13c'est mon activité principale
46:15conseiller de l'entreprise
46:16ASML
46:16qui est la première entreprise
46:17de tech en Europe
46:18qui fait des semi-conducteurs
46:19Vous l'êtes encore aujourd'hui ?
46:20Je le suis encore aujourd'hui
46:21c'est mon activité principale
46:22au passage je rappelle
46:23que grâce aux règles
46:23qui ont été édictées
46:24je ne peux travailler
46:25pour aucune entreprise française
46:27pendant trois ans
46:28puisque je les ai toutes aidées
46:29pendant le Covid
46:29avec efficacité au passage
46:31et par conséquent
46:32je ne peux pas travailler pour elles
46:33Vous avez un grand cabinet
46:35de conseil géopolitique
46:36dans lequel vous avez
46:38l'ancien secrétaire général
46:39de la chancellerie allemande
46:40vous avez d'anciens ministres
46:41vous avez des américains
46:42des danois
46:43des allemands
46:43des français
46:44qui font des analyses géopolitiques
46:46avisées
46:47qui permettent ensuite
46:48de savoir exactement
46:49ce qui se passe dans le monde
46:50je suis très fier
46:51de faire partie de ce cabinet
46:52et je pense que c'est utile
46:54ça me permet en avril
46:55quand tout le monde
46:56chante les louanges
46:58de l'accord
46:59entre les Etats-Unis
47:00et l'Iran
47:01en disant
47:01c'est formidable
47:02les prix du pétrole
47:03vont baisser
47:03d'avoir suffisamment
47:05de contacts
47:06suffisamment
47:06de relations
47:07avec les uns et les autres
47:08pour pouvoir dire
47:09bullshit
47:10cet accord
47:11c'est une mascarade
47:12et les prix du pétrole
47:13vont remonter
47:14ça permet d'anticiper
47:16Le Grand Jury
47:17Tout est politique
47:19Dans la semaine
47:20un message sur le réseau X
47:21a été vu
47:22plus de 160 millions
47:24de fois
47:24c'est l'annonce
47:25de la démission
47:26d'un chercheur
47:27qui a travaillé
47:27pour OpenAI
47:28et Anthropic
47:29deux entreprises
47:30d'intelligence artificielle
47:31il estime
47:32que l'intelligence artificielle
47:33est une technologie
47:34qui pourrait nous tuer
47:35à la fin de la décennie
47:37est-ce que vous partagez
47:38ces craintes
47:38on a vu également
47:39le patron d'Antropique
47:40dire qu'il fallait
47:41ralentir le développement
47:42de l'intelligence artificielle
47:43Je partage évidemment
47:45ces craintes
47:46parce que vous travaillez
47:46pour ACML
47:47qui notamment
47:48crée des machines
47:50qui font des semi-conducteurs
47:52qui impriment les circuits
47:53sur les semi-conducteurs
47:54et qui sont quelque part
47:56le carburant
47:57de l'intelligence artificielle
47:57c'est pour ça
47:58je partage ces craintes
47:59mais là aussi
48:00prenons un tout petit peu
48:01de recul historique
48:03dans l'histoire
48:04des civilisations
48:06toute nouvelle technologie
48:09prépare le meilleur
48:11et le pire
48:12L'extinction d'espèces
48:13c'est le pire
48:14Prenez l'exemple du nucléaire
48:15le nucléaire c'est le meilleur
48:16une énergie décarbonée
48:17qui nous permet
48:18d'être puissants
48:19en termes industriels
48:20et c'est le pire
48:21c'est-à-dire la capacité
48:22à détruire des villes entières
48:24et des nations entières
48:24Dans le cadre
48:25de l'intelligence artificielle
48:26L'intelligence artificielle
48:27c'est exactement la même chose
48:28C'est pas plus vertigineux
48:29quand même
48:29C'est tout aussi vertigineux
48:31parce que ça touche
48:32notre intelligence
48:33ça touche ce qui nous définit
48:35comme être humain
48:36la capacité à penser
48:37la capacité à s'élever
48:39au-dessus de nous-mêmes
48:40la capacité à échanger
48:41entre nous
48:42Donc il faut évidemment
48:44être capable
48:45d'encadrer les choses
48:46Lisez l'encyclique du pape
48:48C'est probablement
48:49le texte le plus abouti
48:50sur la nécessité
48:51d'encadrer
48:52ce que donne
48:53l'intelligence artificielle
48:54Mais j'ajoute un point
48:55très important
48:55Vous ne maîtrisez
48:57une technologie
48:58que si vous la produisez
48:59Et donc il est absolument
49:00essentiel
49:01que l'Europe
49:02non seulement se mette
49:03aux avant-postes
49:04de la régulation
49:04de l'intelligence artificielle
49:05mais se dote les moyens
49:07d'avoir sa propre
49:08intelligence artificielle
49:09J'ai toujours eu ce discours
49:10parce que sur la régulation
49:11vous disiez
49:12il n'y a pas si longtemps
49:13que ça
49:13que ça empêchait l'innovation
49:14que c'était un frein
49:15à l'innovation
49:16J'ai toujours dit
49:16et je vous le redis
49:17je suis en général
49:18assez constant
49:18dans mes positions
49:20L'innovation
49:20avant la régulation
49:22Pourquoi ?
49:23Parce que le jour
49:24où vous n'avez pas
49:25de supercalculateur
49:26vous n'avez pas
49:26votre propre stockage
49:27de données
49:27vous n'avez pas
49:28vos propres algorithmes
49:29vous pouvez toujours dire
49:30que vous régulez
49:30mais comme vous n'avez pas
49:31la main dans la boîte noire
49:33vous ne régulez rien
49:34Donc je pense
49:35qu'il est très important
49:36que l'Europe investisse
49:38massivement
49:39dans l'intelligence artificielle
49:40et dans la tech
49:41J'ai la conviction absolue
49:43que nous avons tout
49:43pour réussir
49:44et dans le destin
49:45que je souhaite à la France
49:46je considère
49:47que le pays
49:47le mieux placé
49:48en Europe
49:49pour être le leader
49:50de l'intelligence artificielle
49:51dans les 30 à 40 années
49:53qui viennent
49:53c'est la France
49:54Là encore
49:55libérons-nous
49:56des difficultés financières
49:57retrouvons notre souveraineté
49:59et investissons
50:00dans ce qui fera
50:01la puissance française demain
50:02l'intelligence artificielle
50:04ou humaine
50:05Merci beaucoup
50:06Bruno Le Maire
50:07pour ce grand jury
50:08Bon dimanche à tous
50:08On se retrouve la semaine prochaine
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