- il y a 6 heures
Regardez Le grand jury avec Olivier Bost du 15 février 2026.
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00:00Bonjour à tous, bienvenue dans ce Grand Jury. Nous sommes en direct sur RTL et nous sommes également en direct sur Public Sénat, canal 8 de la TNT.
00:22Bonjour Gérald Darmanin. Vous êtes ministre de la Justice.
00:26Après la mort du jeune Quentin à Lyon, la violence d'extrême-gauche a-t-elle été sous-estimée ?
00:34La justice rouvre des enquêtes sur le pédocriminel Jeffrey Epstein.
00:38Avait-elle refermé trop vite cette affaire tentaculaire aux nombreuses victimes ?
00:43Et puis désengorger les tribunaux pour éviter que des criminels ne soient libérés,
00:48c'est l'urgence d'une loi que vous allez présenter dans quelques semaines.
00:52Vous nous expliquerez votre objectif et comment vous allez faire.
00:56Bienvenue dans ce Grand Jury, Gérald Darmanin.
00:59À mes côtés, pour vous interroger ce dimanche, Périne Tarnot de Public Sénat et Loris Boachot du Figaro.
01:06Dans ce Grand Jury, Gérald Darmanin, nous parlerons aussi de 2027 et de l'inflation du nombre de candidats.
01:13Et puis vous répondrez aussi à nos questions express.
01:14Je le disais, un jeune militant nationaliste, Quentin, 23 ans, est mort lors d'un lâchage à Lyon.
01:28Il y a eu une bagarre avec des militants d'extrême-gauche en marge d'une réunion de la députée européenne et les filles Rima Hassan.
01:35Gérald Darmanin, cette violence politique doit nous inquiéter.
01:40Oui, elle est très inquiétante.
01:43Et d'abord, je voudrais avoir une pensée pour la famille de ce jeune homme, de 23 ans, qui est mort lâchement et les images sont ignobles,
01:52molesté manifestement et par l'ultra-gauche, incontestablement.
01:56La justice fera toute la lumière sur ce drame ignoble, mais les discours politiques violents amènent à la violence physique.
02:05Justement, je voulais vous demander, est-ce qu'il y a un contexte politique, une ambiance politique qui amène à ce genre de situation et d'actes ?
02:13Je pense qu'on peut voir que la démocratie est fragile.
02:16Et elle est fragile lorsqu'on remet en cause l'état de droit.
02:19Elle est fragile lorsque les discours politiques deviennent des discours de violence et qu'elles se transforment.
02:24Il y a des conséquences aux discours de violence en des violences physiques.
02:27Il y a des violences contre des permanences d'élus, contre des élus.
02:29Il y a des élus qui meurent.
02:30Il y a des maires.
02:31On est en campagne municipale en ce moment.
02:33Il y a des élus municipaux qui meurent de défendre l'intérêt général, qui sont menacés, qui sont molestés, eux et leurs familles.
02:39Je pense à Karl Olive qui est candidat par exemple aux élections municipales.
02:42Il y a cinq blessés suite à des tirs de mortier alors qu'il faisait à Poissy, où il est candidat à un travail de campagne électorale.
02:51Il y avait une femme avec un bébé qui a failli être brûlée de façon extrêmement vive.
02:55Et puis il y a en effet des discours politiques, notamment ceux de la France insoumise et de l'ultra-gauche,
03:01qui mènent malheureusement, en tout cas on peut voir ça, à une violence très débridée sur les réseaux sociaux.
03:07Une violence extrême sur les réseaux sociaux et dans le monde physique.
03:10Et donc oui, on peut être inquiet.
03:12de cette ambiance.
03:13Alors justement à Lyon, un groupe dit antifasciste, la jeune garde est mise en cause par les activistes d'extrême droite qui manifestaient.
03:21Bruno Retailleau avait décidé de dissoudre ce corpuscule, mais il y a eu un appel de cette dissolution devant le Conseil d'État.
03:27Est-ce qu'il est urgent de rendre effective cette dissolution ?
03:31J'ai moi-même procédé à plusieurs propositions de dissolution de groupes d'ultra-droite comme génération identitaire,
03:36j'ai été mise à l'intérieur qu'il les a fait dissoudre, comme d'ultra-gauche, comme de groupements masculinistes,
03:42comme de groupements survivalistes, comme de groupements islamistes évidemment.
03:46Et le temps de la justice, celui du Conseil d'État en l'occurrence, est à respecter,
03:51parce qu'il n'empêche pas la mise à l'intérieur de prendre des dispositions.
03:55Ce n'est pas parce qu'on dissout cependant un organisme, une association, un groupement de faits,
03:59parce qu'ils ne sont pas toujours constituants d'associations, qu'on met fin à la violence.
04:03Est-ce que vous diriez pour autant que les autorités ont sous-estimé le risque de l'extrême gauche ?
04:07Non, je ne crois pas. Je pense que la violence politique, les ministres d'intérieur successifs,
04:13je l'ai été, Bruno Retailleau l'a été, Laurent Dunezlet a toujours dénoncé l'ultra-gauche, l'ultra-droite,
04:19des mouvements survivalistes, masculinistes.
04:21Et je pense qu'on était un peu seuls quand on est mis à l'intérieur pour les dénoncer.
04:25Pendant longtemps, on a entendu, par exemple, la France Insoumise évoquer que la police tuait.
04:28On voit bien que là, c'est l'ultra-gauche qui manifestement a tué.
04:32Et cette violence politique, il faut non seulement la dénoncer,
04:34mais en tirer des conséquences extrêmement opérationnelles.
04:36Il faut que les leaders politiques d'abord disent des mots.
04:39Je n'ai pas vu M. Mélenchon, Mme Rima Hassan, dire un mot pour la famille de ce jeune homme.
04:44Jean-Luc Mélenchon a évoqué un drame.
04:46Oui, je crois que ce n'est pas à la hauteur.
04:48Personne ne doit mourir pour ses idées.
04:52Est-ce que vous diriez qu'il y a une complaisance de la part de la France Insoumise
04:55avec ces groupuscules qu'on appelle Antifa ?
04:59On sait que le mouvement La Jeune Garde, qui serait mis en cause dans cette affaire
05:02de ce jeune Quentin, qui a malheureusement été tué,
05:05a été créé par le député LFI Raphaël Arnaud,
05:08lui-même condamné en 2022 pour violence en Réunion.
05:12Est-ce qu'il y a une complaisance de la France Insoumise ?
05:14Je pense qu'il y a une complaisance de la France Insoumise, de partis extrêmes en général,
05:18pour la violence politique.
05:20Et de faire semblant de ne pas voir que les mots tuent.
05:23Au commencement était le verbe, mais les mots peuvent tuer.
05:27Des esprits simples, des esprits radicalisés peuvent utiliser ces mots pour intervenir
05:32dans le champ physique, et assassiner, violenter, menacer.
05:36Et donc il faut urgemment que la France, qui a besoin de quiétude, de calme,
05:42notamment dans la discussion politique, puisse faire comprendre à ses dirigeants politiques,
05:46à M. Mélenchon, c'est vrai, mais c'est vrai, bien évidemment, de tous les partis extrêmes,
05:51que la violence dans les mots, la violence sur les réseaux sociaux, mène à la mort, parfois.
05:55Mais à Lyon, ça fait plusieurs années que ces groupuscules,
05:57à la fois d'extrême gauche et d'extrême droite, s'affrontent.
06:00Vous-même, vous avez été ministre de l'Intérieur.
06:02Est-ce que vous avez sous-estimé, à l'époque, la violence de ces affrontements ?
06:05Non, non, non, je pense que j'ai été d'ailleurs très attaqué à l'époque, rappelez-vous,
06:09quand j'avais demandé aux renseignements territoriaux, voire à la DGSI,
06:13de suivre pas simplement les islamistes, qui sont évidemment la menace première en France, incontestablement,
06:18mais lorsque j'avais évoqué des menaces ultra-gauches, lorsque j'avais évoqué des échos terroristes,
06:23lorsque j'avais évoqué une menace d'ultra-droite, masculiniste, survivaliste,
06:27on m'avait dit, tout ça c'est très à la marge, vous regardez ailleurs, alors que le sujet c'est les islamistes.
06:32Bien sûr que le sujet c'est en premier les islamistes,
06:35mais les menaces ultra-gauches et ultra-droites sont extrêmement inquiétantes,
06:39et aujourd'hui l'ultra-gauche a démontré, à la vue de tout le monde, son hyper-violence.
06:44Et je pense que dans un pays qui aspire à la tranquillité du débat public,
06:47on peut avoir des arguments très forts, on peut être en désaccord total sur des sujets,
06:51mais de manière posée et démocratique, parce que ça passe par l'élection,
06:56et ça passe par nos institutions, il faut siffler cette fin de violence,
07:01parce que la campagne présidentielle qui arrive,
07:03et l'extrême polarisation entre les deux camps de l'extrême droite et l'extrême gauche,
07:08risque de nous mener à d'autres drames,
07:10si nous ne retrouvons pas de la responsabilité, de l'actitude, de la tranquillité.
07:15Donc il faut être ferme, il faut arrêter les personnes qui ont commis ces actes ignobles,
07:19il faut bien sûr être à dire dans la justice, j'espère qu'ils seront condamnés,
07:22mais il faut aussi que tous les dirigeants politiques sachent que quand ils parlent,
07:26ils parlent à des millions de Français.
07:29Sur les réseaux sociaux, lorsqu'on émet une menace à peine voilée,
07:35comme c'est parfois le cas de dirigeants politiques,
07:37on a des conséquences dans le monde physique.
07:39Et il y a des élus, et je pense aux élus locaux en premier,
07:41qui subissent cette violence physique.
07:43Qui commet le plus de violence, les groupuscules d'extrême gauche ou d'extrême droite ?
07:47Aujourd'hui c'est l'ultra-gauche qui a tué.
07:48C'est incontestable, et il ne faut pas nier la réalité.
07:54Il y a eu des moments, il y aura peut-être des moments,
07:57où des groupes d'ultra-droite, qui sont extrêmement dangereux également,
08:00montreront leur violence extrême.
08:03De manière générale, la radicalisation des partis politiques,
08:06des groupements politiques, de manière générale,
08:08la violence physique n'a rien à voir en démocratie.
08:10Moi je veux redire une nouvelle fois que ce que nous avons besoin,
08:13c'est de la fermeté, de la tranquillité,
08:15et nous devons absolument proscrire la violence de nos propos,
08:20et proscrire la violence du débat politique.
08:23Sinon, malheureusement, nous constaterons vraiment que la démocratie est fragile.
08:26Gérald Darmanin, dans une interview chez nos confrères de Radio-J,
08:29Emmanuel Macron qualifie la France insoumise d'extrême gauche.
08:33Est-ce que c'est pour vous, effectivement, un parti d'extrême gauche ?
08:36Bien sûr, c'est un parti d'extrême gauche.
08:38Qu'est-ce qui définit un parti d'extrême gauche ?
08:39Personnellement, je n'ai jamais été...
08:41Dans la fascination de M. Mélenchon,
08:47Mme Marion Maréchal-Le Pen a dit qu'il était très cultivé,
08:51d'autres appellent à voter pour lui au second tour des élections législatives.
08:54Moi j'étais en désaccord avec Gabriel Attal lorsqu'il disait qu'il fallait voter LFI
08:57au second tour des législatives.
08:58J'étais un peu seul à l'époque pour dire que non,
09:00je pense que LFI est un parti d'extrême gauche,
09:03avec pas pour tout le monde, bien sûr, qu'il décompose,
09:06mais des propos parfois qui frôlent l'antisémitisme,
09:10des références à Robespierre systématique.
09:13Je ne pense pas que Robespierre était la plus belle page de notre histoire politique.
09:18Voilà, des références de violence.
09:20J'ai été mise à l'intérieur quand M. Mélenchon et ses amis politiques parlementaires
09:24respectaient la police tuée, alors que c'était les policiers qui étaient tués.
09:27Moi j'allais à l'enterrement tous les 2-3 mois de policiers ou de gendarmes tués dans leur fonction
09:33et il y avait des parlementaires de la France insoumise
09:35qui dans l'hémicycle disaient que la police tuait,
09:37alors que c'était eux qui avaient des veuves, des orphelins sur le cours d'un commissariat.
09:42C'est inacceptable, donc c'est un parti d'extrême gauche.
09:44Est-ce que sur le plan politique, Gérald Darmanin,
09:46il faut faire comme le suggère Jordan Bardella,
09:49un barrage contre les filles, y compris donc en faisant des alliances
09:52avec le Rassemblement National, la droite et le centre
09:54pour empêcher la France insoumise d'accéder au pouvoir ?
09:57Non, parce que le Rassemblement National est un parti d'extrême droite.
09:59Je rejette par nature ceux qui radicalisent d'opposition
10:03et rejette d'une part, on peut dire la France insoumise,
10:07rejette les gens qui réussissent un peu, qui aiment l'ordre,
10:10rejette les chefs d'entreprise, rejette les policiers, les gendarmes,
10:14rejette nos institutions, peut-être qu'elles sont faites aujourd'hui,
10:16ça c'est l'extrême gauche et son danger,
10:18qui veut le chaos incontestablement,
10:20et puis l'extrême droite qui rejette les étrangers,
10:23qui met dans un grand tout, comme dans René Girard,
10:27une forme de bouc émissaire, qu'une fois qu'il sera écarté
10:30de la pureté de la nation, ça ira mieux.
10:33Ces deux extrêmes sont dangereux pour la nation,
10:36et il ne faut faire d'alliance ni avec l'un ni avec l'autre.
10:38Périne Tarnot.
10:39Toujours à propos de la France insoumise,
10:41Emmanuel Macron dit qu'il y a clairement des expressions antisémites
10:44qui émergent et qui doivent être combattues.
10:47Est-ce que vous dites vous aussi que la France insoumise est antisémite ?
10:51Je dis qu'une partie des dirigeants de la France insoumise
10:54a des propos qui sont très clairement,
10:58alors d'abord antisionistes,
10:59qui est une nouvelle forme d'antisémitisme,
11:01et antisémite.
11:03Ce n'est pas le cas, j'imagine,
11:04de tous les adhérents de la France insoumise,
11:06de tous les élus de la France insoumise.
11:07Je ne veux pas globaliser,
11:09je ne veux pas moi-même rentrer dans une sorte de polarisation un peu idiote,
11:11mais il est évident que les positions de Mme Rima Hassan
11:14ne sont pas pour le bonheur en Israël.
11:18Ça c'est évident.
11:19Emmanuel Macron a demandé au gouvernement et au Parlement
11:22de renforcer la pénalisation des actes antisémites et racistes.
11:26Vous allez proposer un texte,
11:28est-ce que c'est vous qui allez porter ce texte ?
11:30En tout cas, je vais contribuer à l'élaborer,
11:32et entre le ministère de l'Intérieur,
11:34qui est en charge des élus et des élections,
11:37et le ministère de la Justice,
11:38qui est en charge des interdictions à pénales,
11:40nous travaillerons bien, comme toujours,
11:41avec Laurent Nunes,
11:42pour qu'effectivement,
11:44la nécessité de ne pas avoir des élus
11:45qui sont condamnés pour antisémitisme
11:47puisse se présenter devant les Français.
11:50Mais je pense que ce qu'il vaut pour l'antisémitisme
11:51vaut évidemment aussi pour tous les actes anti-religieux,
11:54anti-chrétiens, anti-musulmans.
11:56Il n'y a pas très longtemps,
11:57un maire socialiste,
11:58qui fort heureusement a été exclu du Parti socialiste,
11:59a tenu des discours antisémites clairement.
12:02Il peut se représenter aux élections.
12:03C'est évidemment incompréhensible pour nos concitoyens,
12:05et notamment nos concitoyens juifs,
12:07qu'il faut protéger.
12:08Dans l'actualité également, Gérald Darmanin,
12:09vendredi soir, un homme a tenté de tuer un militaire
12:11avec un couteau sous l'arc de triomphe.
12:13L'homme qui a été abattu
12:14avait déjà été condamné pour l'agression
12:16de deux policiers en 2012.
12:19RTL a révélé que la saillance,
12:21sortie de prison il y a deux mois,
12:22commençait tout juste à suivre un programme
12:24de déradicalisation.
12:26Est-ce que ce type de prise en charge
12:28n'est pas trop tardif ?
12:29Je pense qu'on peut toujours améliorer,
12:31bien sûr, les procédures,
12:33et de manière générale,
12:35dans quelque chose qui est extrêmement compliqué,
12:37lutter contre la déradicalisation,
12:39lutter pour la déradicalisation islamiste.
12:41Mais ce qu'il faut bien voir,
12:42c'est que nous avons désormais 700 personnes
12:43en prison françaises qui sont soit condamnées
12:45pour terrorisme, soit qui sont condamnées
12:48pour d'autres faits, mais qui sont radicalisées
12:50au sens islamiste du terme.
12:52Et combien sont déjà sortis de prison
12:54et seraient suivis ?
12:55Alors, il y a plus de 300 détenus
12:57qui sont sortis de prison,
12:59pour une raison assez simple.
13:00Lorsqu'il y a eu les premiers attentats
13:02sur le sol national,
13:03lorsqu'il y a eu les premiers actes,
13:04on va dire, de terreur islamiste,
13:06entre 2013, 2014 et 2020,
13:10notre législation, à l'époque,
13:12ne condamnait pas l'effet de terrorisme,
13:14notamment l'effet de retour
13:15de zone irako-syrienne
13:17avec des cantums de peine très élevés.
13:20Nous avons changé la loi.
13:21Désormais, quand on est condamné
13:22pour terrorisme ou quand on revient
13:24d'une zone de guerre de Daesh,
13:27on a une peine de prison extrêmement forte
13:29qui fait qu'on ne sort pas de prison
13:30avant 15 ou 20 ans.
13:31Mais à l'époque,
13:32il y a eu beaucoup de gens
13:33qui ont été condamnés
13:34à 4, 5, 6 ans de prison
13:36et c'est ces détenus-là
13:37qui sont sortis.
13:38Et qui sont suivis aujourd'hui ?
13:39Ils sont suivis soit
13:40de manière judiciaire,
13:41c'est-à-dire avec effectivement
13:43un contenu qui est regardé
13:45par le procureur de la République
13:46avec beaucoup d'intérêt.
13:48Aucun de ces détenus
13:49n'échappe à la justice.
13:51Et puis lorsque, malheureusement,
13:53on ne peut plus faire
13:53ce suivi judiciaire
13:54parce qu'on ne peut pas être condamné
13:55à vie dans notre pays,
13:56c'est suivi ce qu'on appelle
13:57en administratif,
13:58c'est-à-dire que c'est
13:58le ministère de l'Intérieur
13:59qui le suit.
14:00Et ce sont des agents très importants,
14:02la DGSI et des rassemblements
14:03territoriaux qui le font
14:04avec beaucoup de professionnalisme.
14:05Combien de détenus radicalisés
14:06vont sortir de prison cette année ?
14:08On a une petite centaine
14:09en 2026
14:11qui peuvent sortir de prison.
14:13Ce ne sont pas tous
14:13des condamnés pour terrorisme,
14:14vous l'avez compris,
14:15s'il y a des gens
14:15qui sont parfois condamnés
14:16pour d'autres propos,
14:17pour d'autres faits,
14:18mais qui sont radicalisés
14:20du point de vue
14:21des renseignements pénitentiaires.
14:24Le Grand Jury,
14:25l'actualité de la semaine.
14:28Je le disais en début d'émission,
14:29le parquet de Paris a décidé
14:30de rouvrir l'enquête
14:31sur l'affaire Epstein.
14:33Jusque-là,
14:33la justice française
14:34a-t-elle,
14:35Gérald Darmanin,
14:36sous-estimé,
14:36quelque part,
14:37les ramifications françaises
14:38de cette affaire ?
14:41Écoutez,
14:41j'ai interrogé
14:42à plusieurs reprises
14:42mes services
14:43et jusqu'à présent,
14:45je n'ai rien
14:45qui me permet
14:46de douter
14:47de leurs propos.
14:48Il y a eu,
14:49en 2019,
14:50une plainte
14:51faite par une association
14:53qui touchait
14:54M. Epstein
14:54et notamment
14:56les conséquences
14:57de ceux
14:58qu'on lui reprochait
14:59en France.
15:00Il y a eu
15:00des perquisitions,
15:01puisque le parquet de Paris
15:02avait à l'époque
15:03ouvert une enquête.
15:04Lors de ces perquisitions,
15:05ils ont découvert
15:06qu'un Français,
15:07en l'occurrence,
15:08M. Brunel,
15:08était concerné.
15:10Ce monsieur a été
15:11poursuivi.
15:12Il a été mis
15:12en détention provisoire
15:14et il s'est suicidé
15:15en prison.
15:17Du fait de son suicide,
15:18l'enquête
15:19s'est donc arrêtée
15:20puisqu'on ne poursuit pas
15:21des gens qui sont morts.
15:22Ce qu'on découvre
15:23aujourd'hui,
15:23c'est qu'il y a
15:23d'autres rabatteurs.
15:25Il y a eu d'autres rabatteurs
15:26pour Jeffrey Epstein.
15:28C'est ça qui interpelle.
15:30Oui, je comprends
15:31que la justice,
15:32à l'époque,
15:32de ce que j'en ai compris
15:33puisque j'ai interrogé
15:34mes services,
15:36ne l'ont pas su
15:37et il n'y avait pas
15:37de plainte
15:38jusqu'à présent
15:39dans l'affaire.
15:40Ce qu'on découvre aussi
15:41aujourd'hui,
15:41c'est qu'il y avait
15:414500 mails
15:42qui avaient été découverts
15:43lors de la perquisition
15:44chez Jeffrey Epstein
15:45que ces mails
15:47n'ont pas été
15:47totalement analysés
15:49et quand l'affaire,
15:50la procédure s'est arrêtée
15:51à la suite du suicide
15:52de Jean-Luc Brunel,
15:53tout ça finalement
15:54a été classé ?
15:55Alors ça a été classé
15:56pour M. Brunel
15:57mais que par ailleurs
15:58ça a été classé
15:59pour M. Brunel
16:01et par ailleurs
16:01il y a eu une demande
16:02d'entrée internationale
16:03puisque les faits
16:05qui auraient été constatés
16:06mais moi je ne suis pas
16:07dans le secret
16:08de l'instruction
16:08relevé des faits
16:10qui se seraient déroulés
16:11sur le territoire américain
16:12avec des citoyens
16:13qui n'étaient pas français.
16:14Est-ce que tous les mails
16:15ont été,
16:16puisque les ordinateurs
16:17ont été saisis
16:18et il faut bien comprendre
16:19ce qui s'est passé,
16:20ont été vus ?
16:20Je ne peux pas vous l'assurer.
16:21C'était quelques années,
16:23je n'étais pas ministre de la Justice
16:24et par ailleurs ministre de la Justice
16:25il n'a pas accès
16:26à ce fait d'instruction.
16:26Parce qu'on découvre
16:26l'existence d'un autre homme
16:27qui s'appelle Daniel Siad
16:28qui était proche de Jeffrey Epstein
16:30et de Jean-Luc Brunel
16:31pour qui il recrutait
16:33donc des jeunes filles
16:34certaines peut-être mineures.
16:35Où est-il aujourd'hui ?
16:37Pourquoi il ne l'a pas
16:37été mis en cause
16:38et poursuivi ?
16:39La justice est indépendante
16:40de notre pays.
16:41La question qu'il faut se poser
16:42c'est est-ce qu'elle a mis
16:43tous les moyens
16:43pour trouver les personnes
16:45et en opportunité
16:46elle a pu les poursuivre ?
16:47Donc je vais y répondre
16:49franchement à votre question.
16:50D'abord s'il y a des plaintes
16:50il n'y a pas de plaintes aujourd'hui.
16:52Ah si ?
16:52Non, aujourd'hui.
16:53Enfin il y a eu une plainte
16:54qui a été classée,
16:54oui effectivement.
16:55Il y a eu une plainte
16:56qui a été déposée,
16:57il y a eu perquisition,
16:59il y a eu une détention provisoire
17:01et la personne s'est suicidée.
17:02Contre M. Daniel Sillade
17:03il y a eu une plainte
17:03qui a été déposée en 2022.
17:05Attendez,
17:05il n'y a pas de plainte aujourd'hui
17:06qui concerne directement
17:07les activités de M. Epstein en France.
17:08S'il y a des plaintes
17:09le procureur de la République
17:11c'est son opportunité
17:12moi j'ai fait une circulaire
17:13très claire
17:14sur les violences sexuelles
17:15qui concernent les femmes
17:16et les enfants
17:16doit ouvrir une enquête.
17:18Si le procureur classe une enquête
17:20c'est son droit
17:20et je n'ai pas le droit
17:21d'intervenir sur la Constitution.
17:22J'invite ces personnes
17:24à saisir le procureur général
17:25qui peut ouvrir une enquête
17:26j'invite les procureurs généraux
17:27à ouvrir ces enquêtes
17:28ou à faire des plaintes
17:29à la Constitution de Parti Civil.
17:30Là il y aura forcément
17:31un juste option qui sera désigné.
17:33Deuxièmement,
17:34est-ce qu'aujourd'hui
17:34le parquet de Paris
17:35prend en considération
17:36l'affaire Epstein
17:37et ses divers déroulements
17:39et les informations
17:40que nous avons
17:40ici sur des diplomates français
17:42et là sur d'autres personnes ?
17:43La réponse est oui.
17:44Vous avez vu que Mme
17:45la procureure de Paris
17:45et je l'en remercie
17:46elle a écouté sans doute
17:47ce que nous avons tous dit
17:48collectivement
17:49a décidé de réouvrir
17:50les dossiers précédents
17:51de analyser l'intégralité
17:55que je vais évidemment
17:56lui octroyer
17:57pour regarder
17:57s'il n'y a pas des infractions
17:59et poursuivre les personnes
18:00s'il y a des infractions.
18:01Est-ce que vous diriez
18:01comme Emmanuel Macron ?
18:02Troisièmement,
18:02excusez-moi,
18:03je termine.
18:04Puisqu'il s'agit de dossiers
18:05qui étaient 2018,
18:062019, 2020.
18:08S'il y a eu un dysfonctionnement
18:09au ministère de la Justice
18:10là c'est mon travail
18:12que de regarder
18:13ce qui se passe.
18:15Donc il y a
18:16des demandes
18:17faites par des avocats
18:18pour voir s'il n'y a pas eu
18:19des dysfonctionnements
18:20à l'époque.
18:21Vous allez suivre leurs demandes ?
18:22Je vais donc regarder
18:23cette demande.
18:24J'en ai pris connaissance
18:25hier
18:25et je vais dès lundi
18:27recevoir l'inspecteur général
18:29de l'administration
18:30pour voir si on ne peut pas faire
18:31en effet une enquête administrative
18:32que je rendrai publique.
18:33Comme je l'ai fait
18:34dans le cas de l'affaire
18:35Pélias
18:36ou comme je l'ai fait
18:37dans d'autres cas
18:37de dysfonctionnement
18:38potentiel de la Justice.
18:39Géraldame,
18:39pour bien replacer les choses,
18:41ces avocats,
18:42un certain nombre d'avocats
18:43avaient demandé
18:44à votre prédécesseur
18:45Eric Dupond-Moretti
18:46d'ouvrir,
18:47de saisir
18:47l'inspection générale
18:48de la Justice.
18:49Il n'avait pas une nouvelle
18:50de la part du ministère
18:51de la Justice.
18:52Aujourd'hui,
18:52vous dites,
18:53vous allez saisir
18:54l'inspection générale
18:56de la Justice.
18:57J'allais regarder,
18:58moi je n'ai pas connaissance
18:58de cette demande,
19:00je n'ai pas eu
19:00de cette demande,
19:02il se trouve que parmi
19:03l'un des trois avocats,
19:04il y en a un que je connais
19:04particulièrement
19:05donc je vais me déporter
19:06de sa demande
19:06mais il y a deux autres avocats
19:08et notamment
19:09s'ils réitèrent leur demande
19:11et par ailleurs,
19:12je vais regarder indépendamment
19:13de la demande
19:13ce qui s'est passé
19:14dans cette affaire,
19:15non pas pour juger
19:16ce qu'auraient dû faire
19:17les juges
19:17mais pour voir s'il n'y a pas eu
19:18en effet une négligence,
19:20et bien c'est le rôle
19:21du ministre de la Justice
19:22de saisir l'inspection.
19:23Est-ce que vous diriez
19:23comme Emmanuel Macron ?
19:24Je le ferais évidemment
19:25pour faire toute la lumière
19:25dans cette affaire
19:26parce que cette affaire
19:26de la Chine, pardon,
19:27elle est très grave,
19:28non seulement pour les victimes
19:29mais elle met dans la tête
19:31de nos concitoyens
19:32l'idée qu'il y aurait
19:33des gens qui se protègent
19:34entre eux.
19:35Moi, j'ai toujours pensé
19:36que si le Parlement
19:37voulait faire une commission
19:38d'enquête parlementaire,
19:39je suis tout à fait prêt
19:40à répondre moi-même.
19:41C'est une demande
19:43des parlementaires
19:44qui le souhaitent,
19:45il n'y a aucun problème.
19:46Moi, je n'ai absolument
19:47rien à cacher.
19:48Les ministères de la Justice
19:49n'ont absolument rien à cacher.
19:50Les procureurs,
19:50les magistrats,
19:51les directeurs,
19:53moi-même,
19:53mes prédécesseurs peut-être,
19:54répondront à la commission
19:56d'enquête.
19:56En tout cas, pour moi,
19:57il n'y a rien à cacher.
19:58Je pense qu'il ne faut pas
19:59montrer aux Français
19:59qu'il y aurait quelque chose
20:00à cacher.
20:01Pour lever tout soupçon
20:02de complotisme.
20:03Oui, exactement.
20:04Mais l'affaire Epstein,
20:05c'est une affaire
20:06où se mêlent de l'argent,
20:08beaucoup d'argent,
20:09des gens connus,
20:10puissants,
20:11très puissants,
20:12très connus,
20:13dans un monde
20:14qui est mondialisé.
20:15Il y a une île,
20:16personne ne possède une île.
20:17En tout cas,
20:17moi, je ne connais pas
20:18de gens qui possèdent des îles
20:19avec des millions d'euros
20:21qui seraient donnés
20:21comme ça,
20:22d'un seul coup,
20:24avec des jets privés.
20:25C'est un monde
20:25pour lequel, moi,
20:26les citoyens de Tourcoing
20:27ou là où j'habite
20:28ne connaissent pas.
20:30Il faut donc pouvoir
20:31démontrer,
20:32et je comprends
20:32le souci de transparence
20:33des journalistes
20:34et des citoyens français,
20:36que la France,
20:37l'État français,
20:38en l'occurrence,
20:38pour ce qui me concerne,
20:39la justice française
20:40n'a rien à cacher.
20:40Est-ce que vous diriez,
20:41quand il y a des dysfonctionnements ?
20:42Il y a des affaires
20:42qui concernent surtout
20:43les États-Unis.
20:44Il insiste sur ce point,
20:45il a insisté sur ce point.
20:46Manifestement,
20:46M. Obstin est américain,
20:48que les très nombreuses victimes
20:49et auteurs,
20:50je mets du conditionnel,
20:51seraient américains,
20:52et ça s'est déroulé
20:53aux États-Unis.
20:54Ce qu'a dit le président
20:54de la République
20:54qui ne ferait pas
20:55du courant du bon sens.
20:56Mais quand ça concerne
20:57surtout les États-Unis,
20:58ça ne veut pas dire
20:58que ça ne concerne pas
20:59accessoirement d'autres pays
21:00et notamment la France.
21:02En tout cas,
21:03la justice indépendante
21:04est là pour regarder
21:05sans entrave
21:06ce qui s'est passé
21:07et s'il y a des Français.
21:09Ou si ça s'est passé
21:10sur le sol français
21:10puisqu'il y a des appartements
21:11qui appartenaient
21:12à M. Obstin en France,
21:14nous mettrons les moyens
21:15pour pouvoir poursuivre
21:15les personnes
21:16et nous sanctionnerons
21:17s'il y a eu des difficultés.
21:19Jusqu'à présent,
21:19rien ne me permet de dire
21:21que la justice
21:21a mal fait son travail,
21:23mais on va faire
21:23la transparence absolue.
21:24Gérald Darmanin,
21:25vous êtes ministre de la Justice,
21:26vous voulez créer
21:26une direction des victimes
21:28au sein de votre ministère,
21:30typiquement dans l'affaire
21:31Epstein,
21:32les victimes n'ont peut-être
21:33pas été suffisamment
21:34prises en compte ?
21:35Exactement.
21:35De manière générale,
21:36les victimes ne sont pas
21:37assez prises en compte.
21:38Parce que je rappelle
21:38qu'il y avait 25 plaintes
21:41contre l'un des rabatteurs
21:42de Jeffrey Epstein.
21:43Mais les victimes,
21:44au sens large,
21:44sont mal prises en compte
21:46dans notre pays
21:47parce qu'on part du principe
21:49que je trouve absurde
21:51qu'on ne doit pas
21:52prendre parti
21:53entre la victime supposée
21:54et l'auteur supposé
21:55tant qu'il n'y a pas
21:55eu une condamnation.
21:56Simplement comme en France,
21:57vous mettez entre 6 et 8 ans
21:58pour avoir une condamnation
21:59en première instance
22:00en matière criminelle.
22:01On en reparlera.
22:02Cette victime,
22:03elle a besoin de se reconstruire,
22:04d'être accompagnée.
22:05Et on verra ce que dira
22:06la justice.
22:07Donc la victime,
22:08elle ne doit pas croiser
22:08son auteur dans l'ascenseur
22:09qui l'amène à la confrontation
22:10chez le juge.
22:12La victime,
22:12elle doit avoir
22:13un accompagnement psychologique
22:15et même une compréhension
22:16de ce qui se passe
22:18quand le juge lui parle.
22:18Parfois,
22:19quand le juge lui parle,
22:19elle ne comprend pas
22:20ce qu'il se dit.
22:21Si vous recevez chez vous
22:21un avis de classement
22:22de classement sans suite
22:23ou un courrier
22:24de l'administration de la justice,
22:25vous ne comprenez pas.
22:26Parce que là,
22:27on a un auteur
22:27qui se suscite par exemple
22:28et donc tout s'arrête
22:29et la justice n'a plus
22:30de contact avec les victimes.
22:32C'est considéré comme...
22:33Ça dépend.
22:33Il y a des moments
22:34où des procureurs
22:34de la République
22:35prennent le soin
22:36donc je ne voudrais pas
22:36généraliser.
22:37Mais oui,
22:37en général,
22:38il n'y a pas de direction
22:38des victimes au ministère
22:39de la justice
22:40qui dépend directement
22:41du ministre de la justice.
22:41C'est un peu bizarre
22:42mais c'est ainsi.
22:43Donc moi,
22:43je serai le ministre des victimes.
22:45Nous allons créer un portail
22:46comme on l'a fait
22:47pour l'impôt à la source.
22:48Pardon de ce parallèle
22:55mais il y aura un portail
22:56du justiciable
22:57d'ici la fin de l'année
22:58où on saura
22:59où en est ma plainte,
23:00qui est auditionné,
23:02pourquoi ça a été classé,
23:03comment je peux faire
23:03des voies de recours
23:04écrit de manière claire
23:06en français
23:06pour que la justice montre
23:07qu'elle est à l'écoute,
23:09qu'elle a un cœur
23:09et qu'elle accompagne.
23:10Elle ne prend pas partie
23:11de la justice
23:12mais elle accompagne
23:12ceux qui souffrent.
23:14C'est un juge indépendant
23:15après de décider
23:16qui est condamné
23:17et qui ne l'est pas.
23:18Tout ça d'ici la fin de l'année ?
23:19Exactement.
23:20Je suis resté au ministère
23:20de la justice
23:20pour faire des choses
23:21et je constate
23:22que les victimes,
23:23notamment les enfants,
23:24c'est vraiment un drame particulier
23:26la façon dont traitons
23:26les enfants dans notre pays.
23:28On peut avoir honte
23:29de la façon dont on traite
23:30la parole de l'enfant.
23:32Malgré le travail
23:32très important
23:33de certains magistrats
23:34et certains enquêteurs,
23:35il y a beaucoup
23:36d'enfants victimes,
23:37il y a beaucoup de victimes
23:38qui ne sont pas du tout
23:39accompagnées
23:39par les autorités de l'État,
23:41par le ministère de la justice.
23:42C'est mon projet de cette année.
23:43Vous dites que c'est pour ça
23:44que je suis resté au gouvernement.
23:45Vous voulez aussi présenter
23:46le mois prochain
23:47la loi Sûre
23:47pour sanctions utiles,
23:49rapides et efficaces.
23:50Pourtant, le Premier ministre,
23:52Sébastien Lecornu,
23:53n'en parle pas du tout
23:54dans son programme
23:54des prochains mois,
23:56programme qu'il a détaillé
23:56le week-end dernier
23:57dans la presse régionale.
23:58Est-ce que vous avez
23:59des garanties sur cette loi ?
24:01Mais c'est très important
24:02parce que sinon,
24:03ça veut dire quoi ?
24:03Ça veut dire qu'il y a
24:04des dizaines de personnes
24:05qui sont en détention provisoire,
24:06en prison,
24:07et qui seront relâchées
24:08parce que la justice
24:08est mal organisée.
24:10Ils ne seront pas relâchées
24:11parce qu'ils sont
24:11finalement disculpés,
24:13ils ne seront pas relâchées
24:14parce que leur avocat
24:15a obtenu leur libération,
24:16ils seront relâchées
24:17parce qu'on n'a pas été capables
24:18de mettre des magistrats.
24:19Vous dites qu'il y a urgence,
24:21mais vous êtes sûr que...
24:22C'est une extrême urgence.
24:24Si demain,
24:24quelqu'un sort de détention provisoire
24:26et recréer...
24:27Vous interrogeriez,
24:28M. le Premier ministre.
24:28Ce que je sais,
24:29c'est que lundi,
24:30c'est-à-dire demain,
24:31je présente devant mon ministère,
24:33devant les syndicats,
24:34le texte officiellement.
24:35Ça s'appelle
24:35le CSA ministériel.
24:37Demain soir,
24:37le Conseil d'État est saisi.
24:39Le 23 mars,
24:39le Conseil d'État réunit
24:40la section intérieure
24:41du Conseil d'État
24:42pour parler de mon texte.
24:43Le Premier ministre,
24:43comme le Président de la République,
24:44m'a assuré que
24:45dernière semaine de mars,
24:47première semaine d'avril,
24:47grosso modo,
24:48les deux textes
24:49seront au Conseil des ministres.
24:50Pour un débat au Parlement ?
24:52En avril-mai,
24:53j'ai compris du Premier ministre
24:54qu'en avril-mai,
24:55j'aurai au Sénat et à l'Assemblée,
24:56ou à l'Assemblée et au Sénat,
24:58faire voter mon premier texte,
24:59celui de l'organisation
25:00de la justice criminelle
25:01et le respect...
25:02Le budget de la justice
25:03a augmenté de plus de 35%
25:05en quasiment 10 ans.
25:07C'est-à-dire que malgré
25:07cette augmentation budgétaire,
25:09la justice doit encore
25:10parer au plus urgent
25:11et que ça ne suffit pas ?
25:12Ça ne suffit pas.
25:13Nous avons 4 fois
25:14à 6 fois moins de magistrats
25:15que les autres pays européens.
25:17Nous avons 90 000 personnes
25:18dans nos prisons.
25:19Il y a une surpopulation carcérale
25:21inacceptable dans notre pays.
25:22Et par ailleurs,
25:23vous avez en face de nous,
25:25à côté de nous,
25:25une révolution technologique
25:27qui nous pousse
25:27à répondre beaucoup plus vite
25:29à nos concitoyens.
25:29Quand les avocats
25:30ont l'intelligence artificielle,
25:32quand les notaires
25:33ont l'intelligence artificielle,
25:34parce qu'il n'y a pas
25:34que le droit pénal,
25:35il y a le droit civil,
25:35les grandes questions françaises,
25:37les Français,
25:38leur rapport avec la justice
25:38et leur divorce,
25:39leur tutelle,
25:40leur problème de logement,
25:41enfin bref,
25:41leur quotidien,
25:42le droit civil,
25:43il n'y a pas que le pénal
25:43dans la vie.
25:44Quand vous avez
25:45une révolution technologique
25:46comme celle-là,
25:47vous ne pouvez pas répondre
25:48nous, on fait comme avant.
25:50Donc il y a
25:51dans les moyens technologiques,
25:53dans les moyens magistrats,
25:54les agents pénitentiaires,
25:55les agents de la protection
25:56de la jeunesse,
25:57à continuer à augmenter
25:58notre budget.
25:59Et ça demande des réformes,
26:00c'est ce que je fais.
26:00Je suis très heureux
26:01d'avoir obtenu ce mon budget
26:01pour mon ministère.
26:02Votre présidente,
26:03Eric Dupond-Moretti
26:04avait mis en place
26:04en matière pénale
26:05les cours criminels
26:06qui devaient déjà servir
26:08à soulager les tribunaux.
26:09On a l'impression
26:10qu'aujourd'hui,
26:10enfin ce n'est même pas
26:11une impression,
26:11c'est une certitude,
26:12elles sont déjà débordées
26:13ces cours criminels.
26:14Est-ce que c'était
26:14la bonne réponse ?
26:16Oui, c'était la bonne réponse.
26:17Pourquoi ?
26:17Parce que,
26:19auparavant,
26:20les viols, par exemple,
26:20étaient au tribunal correctionnel.
26:23Les cours criminels,
26:2487% des affaires
26:25dans les cours criminels,
26:26c'est des viols.
26:27Et donc,
26:28il y a une peine criminelle.
26:29C'est-à-dire que vous êtes
26:30beaucoup plus condamnés
26:31en quantum de peine,
26:32en hauteur de peine de prison
26:33qu'on venait devant
26:34une cour criminelle.
26:35Cependant,
26:36deux chiffres très simples.
26:38Quand en 2017,
26:39le président de la République
26:39a été élu,
26:40il y avait 7% de détenus
26:42qui étaient détenus
26:43pour violences sexuelles.
26:44Aujourd'hui,
26:44c'est 21%.
26:45On a triplé le nombre de gens
26:47qui sont en prison
26:47pour violences sexuelles.
26:49Deuxièmement,
26:50depuis deux ans,
26:50nous avons augmenté
26:51de 40% les détenus
26:52pour narcotrafic.
26:54Donc,
26:54c'est deux drames
26:55qui nous touchent.
26:55Les violences sexuelles
26:56faites aux femmes
26:56et aux enfants
26:57qui ne cessent d'augmenter
26:58et dont les policiers
26:59et les gens d'armes
27:00ne cessent de prendre les plaintes.
27:01Et on voit bien
27:02que d'ailleurs,
27:02il faudrait qu'ils les prennent
27:03davantage.
27:04Et en même temps,
27:04les affaires de narcotrafic
27:05dont on voit bien
27:06que le tsunami
27:07de la cocaïne,
27:08du cannabis,
27:09des drogues de synthèse
27:09nous touchent
27:10et touchent tous les pays européens
27:11augmentent la violence.
27:12On l'a encore vu
27:13extrêmement récemment
27:14avec l'affaire Kessassi.
27:15C'est deux drames
27:16qui nous touchent.
27:17Les violences sexuelles
27:18et le narcotrafic
27:19demandent des moyens supplémentaires
27:21et expliquent
27:21la thrombose
27:22du ministère de la Justice.
27:24Gérald Darmanin,
27:24on va continuer de parler
27:25de ce que vous voulez faire
27:26au ministère de la Justice,
27:28pourquoi vous êtes resté
27:29au gouvernement,
27:30comme vous dites.
27:31Et puis on parlera aussi
27:31de 2027,
27:33un peu de politique
27:34juste après la pause
27:34dans ce Grand Jury.
27:35A tout de suite.
27:35Suite du Grand Jury
27:47présenté par Olivier Bost.
27:49Gérald Darmanin,
27:50le ministre de la Justice
27:51et notre invité.
27:52Perrine Tarnot
27:53de Public Sénat
27:54et Loris Boachot
27:55du Fidiaro
27:56sont à mes côtés
27:57pour vous interroger.
27:59Le Grand Jury
28:002027,
28:02c'est demain.
28:03Alors Gérald Darmanin,
28:04avant d'évoquer
28:04la candidature
28:06à l'élection présidentielle
28:07de Bruno Retailleau,
28:08une candidature de plus,
28:09un mot sur un sondage.
28:11Ipsos,
28:12la tribune aujourd'hui.
28:14A la question
28:14qui aimeriez-vous
28:15voir à l'Elysée,
28:17vous êtes en troisième position
28:19ex-aequo
28:20avec Edouard Philippe
28:21et Marion Maréchal.
28:22Je le précise quand même,
28:2310 points derrière
28:24Jordan Bardella
28:24et Marine Le Pen.
28:26Vous songez
28:27à l'élection présidentielle,
28:28avez-vous déjà dit,
28:30Gérald Darmanin.
28:30Est-ce qu'aujourd'hui,
28:31vous y pensez
28:32plus sérieusement ?
28:34Je n'y pense pas
28:36le matin en me rasant
28:37ou le soir en me couchant
28:37c'est une autre question
28:38parce que j'ai fait le choix
28:39de rester au gouvernement,
28:40d'être utile aux Français,
28:41d'être un ministre en action
28:42malgré les difficultés
28:44de faire des choses,
28:45les prisons de haute sécurité,
28:47des procès à temps
28:47pour nos concitoyens,
28:49la justice des mineurs,
28:50les victimes.
28:51Donc, mon objectif
28:53c'est de réussir
28:54puisque j'ai la chance
28:55et le bonheur
28:55d'être ministre de la justice,
28:57c'est une très grande
28:57et belle fonction
28:58de pouvoir réussir
29:00ce que les Français
29:01attendent d'un ministre,
29:02c'est-à-dire
29:03qu'il fasse son travail.
29:04Après 2027,
29:05l'élection présidentielle
29:06sera très importante,
29:07sans doute une des plus importantes
29:08de notre histoire
29:09parce que les enjeux
29:10pour notre pays sont immenses
29:11et que nous risquons
29:12en effet d'être éliminés
29:13de la vie politique
29:14si nous n'avons pas de projet
29:15et si nous n'avons pas
29:16les moyens de sélectionner
29:17un ou une candidate.
29:18Voilà, donc j'appelle
29:19tout le monde
29:20à la responsabilité.
29:21Quand vous dites
29:21nous, c'est le centre
29:22et la droite.
29:22Oui, la droite et le centre,
29:24bien sûr,
29:25qui doivent se réunir,
29:26qui doivent peut-être dire
29:27quelles sont nos convictions
29:28et nos sentiments,
29:29bien sûr,
29:29je ne pense pas parler
29:30que Bruno Retailleau
29:31par exemple,
29:32mais pour autant
29:32je peux travailler
29:33avec Bruno Retailleau.
29:33Vous pourriez être candidat
29:34précisément ?
29:35On verra le temps venu,
29:36on est à 15 mois
29:37de l'élection présidentielle.
29:40Vous savez,
29:40Jacques Chirac
29:40il s'est présenté
29:41en novembre
29:42de l'année de l'élection
29:44en 1994
29:45et Édouard Balladur
29:46en janvier 1995.
29:47Ce n'est pas tout à fait
29:48à la même époque
29:48dans le même contexte.
29:49Écoutez,
29:50M. Macron,
29:51M. le Président de la République,
29:51quand il était candidat,
29:52il n'avait même pas encore
29:53créé En Marche
29:54au moment où nous étions
29:55dans cette période-là.
29:57Donc on a très largement le temps.
29:58Ce qu'il faut,
29:58c'est être utile aux Français.
30:00On fera de la politique
30:00politicienne plus tard.
30:02Justement,
30:02cette semaine,
30:03comment vous avez accueilli
30:04la déclaration
30:05de candidature
30:06de Bruno Retailleau ?
30:07Comment vous avez
30:09accueilli le moment ?
30:10Est-ce que ce moment
30:10vous a surpris en fait ?
30:12En pleine campagne
30:13des élections municipales,
30:14par exemple ?
30:15Écoutez,
30:15moi je ne suis pas là
30:16pour donner des bons points.
30:17J'apprécie Bruno Retailleau.
30:18On a des différences.
30:19On a été dans le gouvernement
30:20de François Bayrou
30:20et d'Emmanuel Macron ensemble.
30:22On saura travailler ensemble
30:23la prochaine fois.
30:24Il est évident
30:25que ce n'est pas une surprise.
30:26Tout le monde s'attendait
30:27à la fois à la candidature
30:27de Bruno Retailleau
30:28et demain,
30:28ce ne sera pas une surprise
30:29d'entendre la candidature
30:30de Gabriel Attal.
30:32Ils sont déjà candidats.
30:34Ça aurait été une surprise
30:35qu'ils ne soient pas candidats.
30:35C'est pas une surprise
30:37qu'ils le sont.
30:38Écoutez,
30:39et qu'ils font se valoir
30:39leur argument.
30:40Moi, je trouve que
30:41pendant la campagne municipale,
30:42il faut plutôt soutenir
30:43des candidats.
30:44C'est difficile d'être maire.
30:45Je le sais,
30:46je l'ai été.
30:47Je suis candidat
30:48aux élections municipales
30:48à Tourcoing.
30:49Les élus se font,
30:50et même les candidats d'ailleurs,
30:51quelque soit leur bord politique,
30:52ou se piller.
30:53Il y a beaucoup de gens
30:54qui ne veulent plus
30:54servir l'intérêt général
30:55parce que c'est très dur.
30:57Voilà,
30:57donc peut-être
30:58que ce moment
30:58de campagne municipale
31:00est à respecter.
31:01Les Français votent
31:01dans un mois.
31:02Moi, je suis pour une victoire
31:03à Paris de la droite.
31:04Il faut qu'on soit
31:05plus intelligents
31:06dans des communes
31:07comme Strasbourg,
31:07par exemple.
31:08On doit être unis aussi.
31:09Je regrette
31:10ces divisions parfois
31:11entre nous.
31:13Et donc,
31:13après les municipales,
31:15viendra le moment
31:15où on parlera,
31:16je l'espère,
31:16des projets
31:17de sélectionner de candidats.
31:19Et sans doute
31:19qu'à la fin de l'année 2026,
31:21on pourra parler
31:21des candidatures.
31:22Justement,
31:23Bruno Retailleau,
31:23il a lancé un groupe de travail
31:25au sein des LR
31:26qui est présidé par Gérard Larcher
31:27sur l'organisation
31:28d'une primaire à droite.
31:30Alors,
31:30pourquoi il n'a pas attendu
31:31les conclusions
31:31de ce groupe de travail
31:32avant de se lancer
31:33dans la course ?
31:34Je ne sais pas.
31:34Il faut demander
31:34à Bruno Retailleau.
31:35Ce qui est sûr,
31:36c'est que si nous sommes
31:37plus de un candidat,
31:39moi je viens du...
31:39C'est le cas.
31:40Voilà.
31:41Pour l'instant,
31:41on est à 15 mois
31:42de la présidentielle
31:42que chacun essaie
31:43de monter dans les sondages.
31:45C'est humain.
31:46Je dis simplement
31:47que si on est plusieurs candidats
31:48à droite et du centre,
31:49nous ne serons pas
31:50action présidentielle
31:51au second tour.
31:52Et donc,
31:52nous laisserons nos électeurs
31:53choisir entre deux parties extrêmes.
31:54Et nous en voudrons...
31:55Vous connaissez les arguments
31:55contre une primaire ?
31:56Pardon ?
31:57Vous connaissez les arguments
31:57contre une primaire ?
31:58Ça ne donne pas de dynamique ?
32:00Je ne suis pas d'accord.
32:01M. Hollande a été élu
32:02à cette primaire.
32:03M. Fillon,
32:03malgré ses difficultés,
32:04a fait un score très important.
32:06Et je ne suis pas sûr
32:06que ce soit la primaire
32:07qui ait empêché M. Fillon
32:08d'être élu président
32:09de la République.
32:10Si demain,
32:11un candidat,
32:11quel qu'il soit,
32:12fait 20-25%
32:14dans les sondages
32:14et écrase la concurrence,
32:16bien sûr qu'il faudra
32:17le soutenir.
32:18Si demain,
32:19nous avons le général de Gaulle
32:20ou Emmanuel Macron
32:21ou l'équivalent
32:22de Nicolas Sarkozy
32:23par la droite de France...
32:23Ce que vous n'y croyez pas
32:27c'est que pour l'instant,
32:28personne ne tue le match.
32:29Ce qui tue le match,
32:30pour l'instant,
32:30c'est le Rassemblement National.
32:32Donc, je peux rester
32:32dans son canapé
32:33à se dire
32:34moi-jeu, moi-jeu, moi-jeu
32:35et vouloir faire
32:37la une des journaux.
32:37Si c'est pour être éliminé
32:38du premier tour
32:39et d'être équivalent
32:40de ce qu'était
32:40Christiane Taubira
32:41pour la gauche,
32:42ça n'a aucun sens.
32:43Après, les municipales,
32:44il faut accélérer
32:45pour organiser cette primaire.
32:47En tout cas,
32:47il faut que nous ayons
32:48une prise de conscience.
32:49Ce qui m'inquiète...
32:50Je me souviens
32:50que Valérie Pécresse
32:51avait été désignée
32:52assez tardivement
32:53en 2022
32:54pour l'élection présidentielle
32:55de 2022
32:56et que ça avait pu
32:56gêner cette campagne.
32:58Moi, ce qui m'inquiète,
32:59c'est qu'il n'y ait pas
32:59cette prise de conscience.
33:00On ne connaît pas très bien
33:01le projet derrière tout ça.
33:03Quelles sont nos grandes idées
33:04sur les 5-6 grands sujets
33:07qui concernent les Français ?
33:08Vous appelez à formuler
33:09une forme de charte idéologique
33:11autour de quelques points
33:12pour justement
33:13permettre ce rassemblement
33:15à droite et au centre.
33:16Sur quel point précis ?
33:17Les Français, je pense,
33:18qu'ils veulent plus de...
33:19cette charte ?
33:20Les Français, je pense,
33:20qu'ils veulent beaucoup plus
33:21de sécurité,
33:22plus ferme sur l'immigration.
33:23J'ai moi-même proposé
33:24la suspension de l'immigration
33:26pendant 3 ans
33:27puis des quotas.
33:28Je constate que pour l'instant,
33:29personne ne parle
33:30de ce genre d'idée.
33:31Les Français, ils veulent
33:31une baisse de la pression fiscale.
33:33Moi, je suis pour une baisse
33:34très importante de l'impôt
33:36sur le revenu.
33:36On a l'occasion d'en reparler.
33:38La suppression des taxes,
33:39par exemple, sur les donations.
33:41Là, il va y avoir
33:41beaucoup de gens qui vieillissent.
33:43Il y a beaucoup d'argent
33:44qui dort, pardon de dire comme ça.
33:46Il faut permettre
33:47la transmission de cet argent
33:48pour devenir propriétaire.
33:50On doit relancer le logement,
33:50par exemple.
33:51Donc, je suis, par exemple,
33:52pour la suppression
33:53de la fiscalité
33:54sur les donations,
33:55au moins pendant 2 ans,
33:56pour permettre à cet argent
33:56de circuler,
33:58pour que les Français
33:58puissent donner à leurs enfants,
33:59leurs petits-enfants,
34:00leurs neveux,
34:01des gens qui ont envie
34:01de réussir dans la vie,
34:02de créer une entreprise.
34:03Donc, il y a une pression fiscale
34:04qui doit baisser.
34:05Il y a à réformer les retraites.
34:07On a suspendu
34:08la réforme des retraites,
34:09si c'était nécessaire.
34:10Je soutiens le Premier ministre
34:11dans cela.
34:11Mais enfin, on voit bien
34:12que ce sera un problème énorme.
34:13Moi, je suis pour un pillé
34:18de répartition.
34:20Et en même temps,
34:20je ne suis pas favorable
34:21à la retraite à 67 ans non plus.
34:22Donc, il faut un équilibre
34:23entre le travail nécessaire
34:25qu'on doit encourager
34:26les Français vers ce travail
34:27et puis un pillé de capitalisation
34:29qui nous permet de sortir
34:30de ce débat sur l'âge
34:31qui est un débat très difficile.
34:34Est-ce qu'il y a aussi
34:34une réflexion sur l'État de droit ?
34:36On a vu que dans sa déclaration
34:37de candidature,
34:37Bruno Retailleau dénonce
34:39les dérives de l'État de droit.
34:41Vous êtes d'accord avec lui ?
34:42Non, je ne suis pas d'accord
34:43qu'il faille rendre plus perfectible
34:46notre État, bien sûr.
34:47Qu'il faille supprimer
34:49des agences,
34:50des autorités administratives
34:51qui ont été trop nombreuses,
34:52sans doute.
34:53Qu'il faille rendre plus rapide
34:55notre justice
34:55et peut-être modifier la loi
34:57pour que les juges
34:58qui ne sont que la bouche de la loi,
35:00les juges,
35:01ils appliquent la loi,
35:01qu'ils soient administratifs
35:02ou qu'ils soient judiciaires.
35:04Bien sûr, c'est ce que je fais.
35:04C'est pour ça que je suis resté au gouvernement.
35:05J'ai envie de dire à Bruno Retailleau,
35:07pourquoi es-tu parti du gouvernement ?
35:08Tu avais les moyens de le faire
35:10quand tu étais ministre de l'Intérieur
35:11et tu étais un bon ministre de l'Intérieur.
35:12Donc, je pense qu'il faut
35:13qu'avec Bruno Retailleau,
35:14nous travaillons ensemble
35:14pour modifier en effet
35:16des choses qui apparaissent absurdes.
35:18Et je pense que Bruno Retailleau
35:19a raison de le dire.
35:19Notamment modifier la Constitution
35:21pour durcir la législation
35:22sur l'immigration ?
35:23Bien sûr, on peut modifier.
35:24La Constitution,
35:24elle a été modifiée plusieurs fois,
35:25elle le sera encore.
35:26Et c'est tout à fait normal.
35:27Moi, je suis favorable
35:28au référendum sur l'immigration
35:30qui évoque Bruno Retailleau.
35:31Pourquoi alors est-ce qu'Emmanuel Macron
35:32expliquez-nous
35:33dans une interview à Radio-G
35:34met en garde
35:34en disant
35:35qu'il ne faut pas mettre en l'air
35:36notre Constitution
35:37et donner l'impression
35:37que nos problèmes
35:38viendraient de là ?
35:39On peut modifier la Constitution
35:40et c'est tout à fait normal
35:41de le faire.
35:42C'est légitime
35:42de la part soit du peuple souverain,
35:44soit des représentants
35:45au Parlement.
35:46Voilà, c'est ce qu'a vu
35:47le général de Gaulle
35:47et on a beaucoup modifié
35:48la Constitution.
35:49Simplement, ce qu'a dit
35:49le président de la République
35:50et je suis totalement d'accord
35:52avec lui,
35:52c'est qu'il y a un état de droit.
35:54L'état de droit,
35:55c'est qu'on doit pouvoir
35:56dans notre pays,
35:58encadrer par des normes
35:59qui sont fondamentales,
36:00ne pas marcher sur le pied
36:02de la démocratie
36:03sous prétexte de rapidité
36:04d'efficacité.
36:06Regardez M. Trump.
36:07Il a été vu
36:08comme quelqu'un
36:08de très efficace.
36:09On le voit surtout
36:09aujourd'hui comme quelqu'un
36:10qui vient très fortement
36:13toucher le fondement
36:13de la démocratie américaine.
36:15Illibéral,
36:15pour dire le mot.
36:17Je ne sais pas
36:17ce que veut dire illibéral,
36:18c'est un mot compliqué.
36:19Moi, en tout cas,
36:20ce que je constate,
36:20c'est que les Américains
36:21se disent que c'est peut-être
36:22mieux de vivre en Europe.
36:24Moi, quand je parle
36:24sur WhatsApp
36:25ou par texto
36:26à mes voisins,
36:27je ne me dis pas
36:27que le gouvernement
36:28va m'écouter.
36:29Et quand à 3h du matin,
36:30vous connaissez la phrase
36:30de Churchill,
36:34on ne peut plus livrer
36:35de lait même à Tourcoing.
36:37En tout cas,
36:37ce n'est pas la police.
36:38Donc, je pense
36:40qu'il est très important
36:40que les cabinets d'avocats
36:41puissent être libres,
36:42que les juges soient indépendants,
36:44que les partis politiques
36:44puissent dire
36:45ce qu'ils ont à dire.
36:46Et on n'est pas d'accord ensemble
36:47et on est là
36:48pour régler les problèmes
36:49démocratiquement.
36:50Donc, marcher sur l'état de droit
36:52ce prétexte d'efficacité,
36:53je pense qu'à la fin,
36:54ça emporte notre démocratie.
36:55Et on l'a vu
36:55avec la violence
36:56que vous évoquiez tout à l'heure.
36:57Mais je suis d'accord
36:58avec Bruno Retailleau,
36:59il faut plus d'efficacité politique
37:00et on peut travailler ensemble
37:02sur ce point.
37:03Une dernière question
37:03sur 2027,
37:04Gérald Darmanin.
37:05Jean Castex a confié,
37:06aurait confié en privé lui aussi,
37:08pensé à l'élection présidentielle.
37:10Jean Castex,
37:11il a été,
37:12avant Sébastien Lecornu,
37:13le seul premier ministre
37:14vraiment apprécié
37:15par Emmanuel Macron.
37:16Vous le dites ?
37:17Oui, en tout cas,
37:18on a eu largement
37:19de confidence en la matière.
37:21Est-ce que Jean Castex
37:22est poussé
37:23ou soutenu
37:24par Emmanuel Macron ?
37:25Je n'ai pas parlé
37:26de ce sujet
37:27au président de la République,
37:28mais moi,
37:28j'ai récemment encore vu
37:29Jean Castex,
37:30qui était un très grand
37:31premier ministre
37:31avec qui moi j'ai très bien travaillé,
37:33que je connais depuis très longtemps.
37:34Vous a fait des confidences lui aussi ?
37:36En tout cas,
37:36des confidences,
37:37ça reste entre deux personnes,
37:38sinon ce n'est pas des confidences
37:39et je ne serais pas digne
37:40de la confiance qu'il a en moi.
37:42Et j'aime beaucoup Jean Castex
37:43comme j'aime beaucoup
37:44Xavier Bertrand
37:45qui lui aussi,
37:47paraît-il,
37:48pense à l'élection présidentielle
37:49et qui a un profil
37:50de gaulliste social
37:51qui me plaît également,
37:52comme chacun sait
37:53que j'apprécie Édouard Philippe,
37:55qui mène courageusement
37:56à un combat au Havre
37:57et qui a des belles
37:59et grandes choses
37:59à faire pour notre pays.
38:00En tout cas,
38:01nous voyons bien
38:01qu'il y a des gens
38:02de grande qualité.
38:03On ne va pas tous être candidats
38:04au premier tour
38:05de l'élection présidentielle,
38:05ça n'a aucun sens,
38:06parlons déjà.
38:07Vous parlez d'une nécessaire
38:09prise de conscience,
38:11est-ce que parmi tous
38:12ceux que vous venez de citer,
38:13on peut rajouter Gabriel Attal,
38:15est-ce qu'il y a le début
38:16d'une prise de conscience
38:17dans les échanges
38:17que vous avez avec eux ?
38:18Je ne le crois pas.
38:20Aucun ?
38:21Je ne dirais pas ça,
38:22je ne crois pas,
38:22je crois qu'on fait
38:24comme si c'était comme avant.
38:28Écoutez,
38:28ça fait dix ans
38:29que nous sommes
38:29en responsabilité politique.
38:31Dans un monde démocratique
38:32normal,
38:33l'alternance n'est pas un mal.
38:35On peut se dire
38:36en démocratie
38:36qu'un pouvoir
38:38ne reste pas toujours
38:39au pouvoir
38:39et les Français
38:40doivent pouvoir choisir
38:42leur dirigeant politique.
38:43Il n'y a pas de droit
38:43à rester au pouvoir.
38:45J'ai l'impression
38:45qu'il y a des gens
38:45qui pensent
38:46qu'il y a un droit
38:46à rester au pouvoir.
38:47Non,
38:47il n'y a pas de droit
38:48à rester au pouvoir.
38:48Les Français nous le reprennent
38:50quand ils le veulent.
38:51C'est pour ça
38:51que je suis candidat
38:51aux élections municipales,
38:53que je me présente
38:54et que je pense
38:54qu'un homme politique
38:55doit se présenter
38:55aux électeurs
38:56parce que c'est les Français,
38:57en l'occurrence chez moi,
38:58c'est les habitants de Tourcoing
38:59qui décident
38:59si c'est stop ou encore.
39:01Voilà,
39:01ça c'est très démocratique.
39:02Et quand il y a
39:03un jugement du peuple
39:04et on voit que le peuple
39:04a besoin,
39:05a une envie d'espoir,
39:07de projet,
39:07de changement,
39:08il faut qu'on le prenne
39:09en considération.
39:10Et il n'y a pas de droit à.
39:11Un jour,
39:12le Rassemblement National
39:13va gagner
39:13l'élection présidentielle
39:14si nous continuons
39:16à montrer
39:16qu'il y a un droit à.
39:18Donc soyons modestes,
39:19soyons humbles,
39:20travaillons pour les Français,
39:21c'est pour ça que je suis ministre,
39:22pour pouvoir travailler
39:23pour les Français.
39:24J'ai fait des jeux olympiques
39:25et sa sécurité
39:25au ministère de l'Intérieur,
39:27l'impôt à la source
39:28au ministère des comptes publics,
39:29les présidents de haute sécurité.
39:30Je pense qu'ils voient
39:30que je fais des choses pratiques
39:32et je vois que peut-être
39:33que c'est une des raisons
39:34pour lesquelles ils soutiennent
39:35en partie mon action.
39:36Mais aussi,
39:37disons-leur
39:37qu'on n'est pas immodeste,
39:39qu'on comprend
39:39qu'on va se mettre en danger
39:40devant eux
39:40et on va leur présenter
39:41un nouveau projet.
39:42Mais il faut y réfléchir ensemble
39:43et ça ne peut pas être
39:44une bataille d'égo.
39:45Puisque vous parliez,
39:47Gérald Darmanin,
39:47du Rassemblement National,
39:48dans l'affaire
39:48des assistants parlementaires,
39:50la Cour d'appel
39:51rendra sa décision
39:52le 7 juillet,
39:5315 mois après le jugement
39:54de première instance,
39:56Marine Le Pen
39:56a-t-elle bénéficié
39:58d'une justice d'exception
40:00pour lui permettre
40:01éventuellement
40:02d'être candidate
40:02à l'élection présidentielle ?
40:04Parce que ce délai,
40:05il faut le dire,
40:05est très court.
40:06Je crois que
40:07l'organisation de la justice
40:09a été au rendez-vous
40:09du processus démocratique
40:11très important
40:12qu'est la présidentielle
40:13et donc que le tribunal de Paris
40:15puis la Cour d'appel de Paris
40:16et demain peut-être
40:16la Cour de cassation
40:17se soit organisée
40:18en leur indépendance
40:19puisque c'est un acte juridictionnel
40:21pour pouvoir dire aux Français
40:22voilà,
40:23quels que soient les candidats
40:23qui se présentent à vous,
40:25voici ce qu'ils sont possibles
40:27et ce qu'ils peuvent se présenter.
40:28Donc le processus démocratique
40:29méritait une justice rapide ?
40:31Oui, enfin rapide
40:32en même temps, regardez,
40:33Mme Le Pen
40:33a passé plusieurs jours
40:34voire plusieurs semaines
40:35à la Cour d'appel.
40:37Vous avez vu que le délibéré
40:38est le 7 juillet
40:39on ne peut pas dire
40:39que ce soit extrêmement rapide
40:41non plus
40:41donc la justice prend son temps
40:42dans une affaire très complexe
40:44avec beaucoup de prévenus
40:44il n'y a pas que Mme Le Pen
40:46mais c'est normal
40:47que la justice puisse dire
40:48aux Français
40:49il n'y a pas de DP d'Amoclès
40:51pour pouvoir choisir
40:52votre candidat
40:52à l'action présidentielle.
40:53Loris Boissot
40:54Gérald Darmanin
40:55dans un sondage
40:56IFOP la tribune
40:57vous êtes le ministre
40:58le plus apprécié
40:58du gouvernement
41:00est-ce que vous voyez rester
41:01à votre poste
41:02jusqu'à la présidentielle de 2027 ?
41:03Ce n'est pas moi
41:04qui choisis
41:04c'est le président de la République
41:05mais oui
41:06je me vois bien
41:07travailler jusqu'au bout
41:08pour les Français
41:09et nous verrons bien
41:10ce qui se passe
41:11ça fait 9 ans
41:12que je suis ministre
41:12j'essaie d'être utile
41:13à mes concitoyens
41:14ministre ce n'est pas un métier
41:15je retournerai à Tourcoing
41:17dans ma commune
41:17lorsque ce sera fini
41:19mais je suis très heureux
41:20tous les jours
41:21de mettre de l'énergie
41:22pour ne pas faire
41:24que des gens
41:24soient libérés de prison
41:25par exemple
41:25alors qu'ils ont commis
41:26des méfaits
41:27pour pouvoir réduire
41:28les délais de la justice
41:29quand vous attendez un divorce
41:30ou pour mettre de côté
41:31les narcotrafiquants
41:32pour ne pas qu'ils nous inquiètent
41:34plus qu'ils nous inquiètent
41:35donc oui
41:36je suis utile chaque jour
41:36à mon pays
41:37et si le président de la République
41:38le veut
41:38je serais heureux de continuer
41:39Quelques questions
41:45avant de revenir
41:45sur ce que vous faites
41:47au ministère de la justice
41:48question express
41:49donc c'est des réponses
41:50par oui ou par non
41:50pour ou contre
41:51allez-vous rapatrier en France
41:53les familles de djihadistes français
41:54enfermées au camp
41:55en Syrie
41:57un risque d'évasion existe
41:58depuis que des milliers
41:59de femmes et d'enfants
42:00se sont enfouies
42:00d'un autre camp
42:01ces dernières semaines
42:02alors de ce que c'est
42:03ma décision revient
42:04au président de la République
42:05je participe à cette décision
42:06comme d'autres ministres
42:07mais non
42:07puisque j'ai compris
42:09que nous avons les assurances
42:10qu'il n'y aura plus
42:11de fuite
42:11de djihadistes français
42:14ou binationaux
42:15il faut que les Français
42:17la question n'est plus
42:17d'actualité aujourd'hui
42:18exactement
42:19il faut qu'ils comprennent
42:20cependant les Français
42:20que si jamais ces personnes
42:21s'en vont de ces prisons
42:22c'est un risque aussi
42:23pour notre territoire national
42:25on se rappelle
42:25les attentats de 2015
42:26mais aujourd'hui
42:27ce n'est plus le cas
42:27c'était le sens de la question
42:28Perrine Tarnot
42:29dans la campagne municipale
42:30à Paris
42:31qui soutenez-vous ?
42:32Rachida Dati
42:32ou Pierre-Yves Bournazel ?
42:33Alors Rachida Dati
42:34avec beaucoup de motivation
42:36parce qu'il faut que la droite
42:37gagne à Paris
42:38et ce matin
42:39j'ai soutenu
42:40dans le 9e arrondissement
42:41une excellente maire
42:42Delphine Burki
42:42j'ai été inauguré
42:43à sa permanence
42:44ce qui m'a permis
42:45d'être avec vous
42:45juste après
42:45parce que le dimanche
42:46je suis à Tourcoing
42:47êtes-vous favorable
42:49au recours
42:49à l'intelligence artificielle
42:51pour que les caméras
42:52dans les commerces
42:53puissent détecter
42:54les voleurs
42:54il y a une proposition de loi ?
42:55Moi je suis favorable
42:56parce que les nouvelles technologies
42:58nous aident
42:58pour la sécurité
42:59donc si c'est encadré
43:01évidemment
43:02il faut que le Parlement
43:02se penche sur cette question
43:04on ne peut pas faire n'importe quoi
43:05évidemment
43:05que les caméras
43:06de vidéoprotection
43:07l'intelligence artificielle
43:08la reconnaissance faciale
43:09est une bonne chose
43:10pour la sécurité
43:11de notre pays
43:12à condition que ce soit encadré
43:13bien évidemment
43:13le grand jury
43:16tout est politique
43:17on en revient à vos fonctions
43:20présidentielles
43:20ministre de la
43:21présidentielle
43:22pardonnez-moi
43:22ministérielle
43:23un lapsus
43:26vous voulez supprimer
43:27ce qui s'appelle
43:28l'excuse de minorité
43:29cette semaine
43:31un adolescent de 15 ans
43:32a été condamné
43:32à 17 ans de prison
43:33pour l'assassinat
43:34d'un chauffeur de VTC
43:35il devait exécuter
43:37un contrat
43:38pour un trafiquant de drogue
43:39sans l'excuse de minorité
43:41il aurait pu être condamné
43:42à la réclusion criminelle
43:43à perpétuité
43:44c'est ce que vous souhaitez ?
43:46je ne souhaite pas
43:47qu'une condamnation
43:47à la réclusion
43:48à perpétuité
43:49je pense que les mineurs
43:50d'aujourd'hui
43:51sont plus ceux de 1945
43:52et on a vu
43:53avec la loi
43:53que portait courageusement
43:54d'ailleurs Gabriel Attal
43:55que le conseil constitutionnel
43:57elle censurait
43:58ces dispositions
43:59que je soutenais
43:59que j'avais enrichies
44:01parce que le conseil constitutionnel
44:02a dit
44:02c'est à la constitution
44:03c'est à la constitution
44:04qu'il faut changer
44:04bon ben
44:05d'un tact
44:05très bien
44:06il faut respecter
44:07le conseil constitutionnel
44:08qui est très important
44:09de notre pays
44:09mais on a le droit
44:10de modifier la constitution
44:11je ne suis pas
44:12la France sorte
44:12de la convention internationale
44:13des droits de l'enfant
44:14il y a des pays
44:15qui ont
44:16un certain nombre
44:17de dispositions
44:18très différentes des nôtres
44:18et qui sont signataires
44:19de cette convention
44:20parce que ce que je dis
44:21ce n'est pas
44:22qu'il faut supprimer
44:23totalement l'excuse de minorité
44:24il faut le permettre
44:26au juge de le donner
44:27mais de manière exceptionnelle
44:29donc elle existera toujours
44:30mais c'est au juge
44:30de le décider
44:31et deuxièmement
44:32je dis
44:32que les mineurs
44:33doivent toujours être jugés
44:34par des tribunaux pour enfants
44:35il faut toujours
44:35une justice spécialisée
44:36c'est ce que dit
44:37cette convention internationale
44:38mais on voit bien
44:40qu'aujourd'hui
44:40une partie des mineurs
44:42qui commettent des actes
44:44extrêmement graves
44:45doivent être jugés
44:47plus sévèrement
44:48et en tout cas
44:48que la justice française
44:49doit être jugée plus sévèrement
44:50Vous voulez plus de sévérité
44:51pour ces mineurs
44:52Gérald Darmanin
44:52et dans le même temps
44:53vous avez annoncé
44:55la fermeture
44:55des centres éducatifs
44:56fermés
44:57pour créer des unités judiciaires
44:59à priorité éducative
45:00est-ce qu'il y a
45:01un changement de doctrine ?
45:02Est-ce que le fait
45:03d'éduquer
45:04d'accompagner ces jeunes
45:06est plus important ?
45:08Il y a aujourd'hui
45:09400 000 enfants
45:09qui sont placés
45:10à l'aide sociale
45:11à l'enfance
45:12dont la moitié
45:12sont vraiment placés
45:14dans des foyers
45:15et il y a par ailleurs
45:16quelques milliers
45:18de jeunes
45:18qui sont
45:19souvent d'ailleurs
45:20des victimes
45:20de leur enfance
45:21où ils ont été
45:22maltraités
45:22violés
45:22torturés
45:23qui sont aussi
45:24des auteurs
45:24c'est-à-dire
45:25des délinquants
45:26ou des criminels
45:27il y a des actes
45:28criminels graves
45:29des actes de torture
45:30et de barbarie
45:30des assassinats
45:31quand on a 14, 15, 16 ans
45:32en France
45:33dans les centres éducatifs
45:34fermés
45:35n'a pas réussi
45:35à freiner
45:36cette augmentation
45:37inexorable
45:38de la violence
45:38des mineurs
45:38et par ailleurs
45:39j'ai constaté
45:40que ce centre éducatif
45:41fermé n'était pas fermé
45:42puisqu'il y a le même
45:43taux de fugue
45:43que dans les autres foyers
45:44et que d'autre part
45:45ce n'était pas éducatif
45:46ils ont 5 heures de cours
45:47par semaine
45:48quand dans le monde
45:49classique
45:50de l'éducation nationale
45:51ils en ont 25
45:52donc moi ce que j'ai fait
45:53c'est que j'ai changé ça
45:54j'ai créé
45:55des nouvelles unités
45:56en effet
45:56où l'éducatif
45:57est en premier
45:58le point le plus important
46:00donc on recrute
46:00des professeurs
46:01directement
46:02désormais au ministère
46:02de la justice
46:03pour avoir les 20 heures
46:04de cours
46:04qu'ils doivent avoir
46:05quand ils sont
46:05aux mains de la justice
46:07et j'interdis par exemple
46:08les téléphones portables
46:09aujourd'hui
46:09les téléphones portables
46:09n'étaient pas interdits
46:10dans les centres éducatifs
46:11Est-ce que pour les mineurs aussi
46:12la justice doit être plus rapide ?
46:14Alors elle a commencé
46:15à être plus rapide
46:15puisque ce qu'a porté
46:16mon anté-prédécesseur
46:17Éric Dupond-Moretti
46:18fonctionne
46:19le code justice des mineurs
46:20on est passé
46:20grosso modo de 15 mois
46:22à 8 mois
46:22pour une condamnation
46:23pour un mineur
46:24c'est une bonne chose
46:25mais il faut continuer
46:26à plus de rapidité
46:27parce que pour un enfant
46:28de 13, 14, 15, 16 ans
46:30un an
46:30c'est beaucoup dans votre vie
46:32pour vous construire
46:33ou pour essayer
46:34de vous reconstruire
46:34donc oui
46:35il faut continuer
46:36à ce que cette justice
46:37soit plus efficace
46:38Pour être efficace
46:39il faut plus de moyens humains
46:40notamment
46:41donc recruter plus
46:42alors c'est un domaine
46:43où vous peinez à recruter
46:44qui n'attire pas beaucoup
46:45qu'est-ce que vous allez faire
46:47pour essayer d'attirer
46:49un peu plus de personnel humain
46:51mieux les payer par exemple ?
46:53Oui il y a des meilleures rémunérations
46:54il y a le statut
46:55de la fonction publique
46:55que l'on doit consolider
46:56parce que ce sont
46:57des agents régaliens
46:58de l'Etat
46:58et puis redonner du sens
47:00à leur métier
47:00c'est ce que je fais
47:02avec les nouvelles unités
47:04que je porte
47:05mais aussi dans le travail
47:06qu'on doit faire
47:07avec les autres élus
47:08et notamment
47:08pour l'aide sociale
47:09à l'enfance
47:09moi je veux redire
47:10à quel point
47:11nous sommes dramatiquement
47:13responsables collectivement
47:14de cette jeunesse
47:16qui est sacrifiée
47:17400 000 enfants
47:18qui sont placés
47:18mais parfois
47:19on attend des mois
47:20et des mois
47:20alors qu'il y a
47:21une condamnation de justice
47:22il y a une décision
47:22pour placer un enfant
47:23qui est violé
47:24qui est torturé
47:24dans son foyer
47:25pour le placer ailleurs
47:26donc je pense
47:27qu'un éducateur
47:28qui suit ses enfants
47:29qui voit
47:29qu'un décision de justice
47:30pour lequel il a travaillé
47:31ne mène pas au placement
47:32pour le protéger
47:33c'est normal
47:34qu'il soit déprimé
47:35et qu'il s'en aille
47:35de cette administration
47:36donc on a à faire
47:37pour l'aide sociale à l'enfance
47:38un travail énorme
47:39et ça aidera
47:40quand on redonnera du sens
47:41à la protection des enfants
47:42de donner du sens
47:43à ce métier formidable
47:44qu'est celui d'éducateur
47:45de la PJJ
47:45Gérald Damana
47:46où en êtes-vous
47:47de votre idée
47:48de très courte peine
47:49je rappelle le principe
47:50de la prison
47:51quelques jours
47:52dès le premier fait
47:53le plus grave
47:53pour dissuader
47:54de récidiver
47:55on a doutes cette proposition
47:56Alors c'est déjà
47:57même quelques mois
47:57puisqu'aujourd'hui
47:58il y a moins de 6 mois de prison
47:59on n'a pas le droit
47:59d'aller en prison
48:01puisque dans le code pénal
48:02il y a à la fois
48:03des infractions
48:04de quelques mois de prison
48:04et en même temps
48:05un article qui dit
48:06pas de prison
48:06pour quelques mois de prison
48:07donc c'est absurde
48:08c'est la loi sûre
48:09Le résultat c'est que les gens
48:10cumulent les condamnations
48:11avant finalement
48:12de se retrouver en prison
48:13avec des peines plus longues
48:13Exactement
48:14le résultat c'est qu'on a
48:15plus de surpopulation
48:16carcérale qu'ailleurs
48:17que les gens passent
48:18plus de temps en prison
48:19qu'ailleurs
48:19parce qu'ils sont récidivistes
48:20et le résultat c'est
48:21qu'on fait plus de récidives
48:22qu'ailleurs
48:22puisqu'on a plus de 60%
48:24des sortants de prison
48:24qui récidivent
48:25donc c'est un système
48:26qui ne fonctionne pas
48:27c'est la loi que je présente
48:28demain au syndicat
48:29et que je présente
48:30dans un mois
48:30au conseil des ministres
48:31ces courtes peines
48:31sont rétablies
48:33comme la révocation du sursis
48:34comme la fin d'aménagement
48:35de peine obligatoire
48:36dans la loi que je proposerai
48:37A propos de la prison
48:38est-ce qu'il est vrai
48:39c'est un chiffre
48:41que j'ai lu cette semaine
48:41que 4000 emplois
48:43sont vacants
48:44pour la pénitentiaire
48:45pour les prisons
48:45Non
48:46il est vrai
48:47qu'il manque
48:474000 agents pénitentiaires
48:49pour que nous ayons
48:50des agents pénitentiaires
48:51qui soient totalement
48:52en sécurité
48:53c'est-à-dire que
48:54Mais donc c'est faute
48:55d'encrutement ?
48:56Non c'est faute d'argent
48:57Non non
48:57les concours sont pleins
48:59c'est un très beau métier
48:59d'ailleurs
49:00dont on a augmenté
49:01la rémunération
49:01d'agents pénitentiaires
49:02difficile métier
49:03très courageux métier
49:05mais un très beau métier
49:06qui allie fermeté
49:07et humanité
49:07mais c'est vrai
49:09qu'il manque
49:094000 agents pénitentiaires
49:10il y en a 45 000 aujourd'hui
49:11il en manque 4000
49:12pour que ces agents
49:13puissent travailler correctement
49:14Pour désengorger les prisons
49:15On recrute 1000 de plus
49:16cette année
49:16Pour désengorger les prisons
49:17vous vouliez notamment
49:18expulser des étrangers
49:20condamnés
49:21par rapport à vos objectifs
49:22vous en êtes où ?
49:24Bah ça avance
49:24Il y a 19 000 détenus étrangers
49:26C'est ça
49:26alors ils ne sont pas tous
49:27condamnés définitivement
49:28il y en a beaucoup
49:29qui sont en détention provisoire
49:30ils attendent leur condamnation
49:31donc on ne va pas expulser
49:32quelqu'un qui n'a pas encore
49:33été condamné
49:33sinon évidemment
49:35la victime des viols
49:35Mais vous vous arrivez à expulser
49:37ce qui semble
49:38toujours difficile
49:39Alors plusieurs milliers
49:40puisque j'ai publié
49:41les chiffres
49:41avec une augmentation
49:42de 7%
49:43par rapport à l'année dernière
49:44nous avons une petite difficulté
49:45avec un certain nombre de pays
49:46puisque aujourd'hui
49:47nous n'avons pas de convention
49:48qui permet de passer au-dessus
49:51l'avis du détenu
49:52et donc nous travaillons
49:53avec le Maroc
49:54par exemple
49:55nous travaillons avec le Brésil
49:56par exemple
49:56pour pouvoir expulser
49:58sans l'avis du détenu
49:59quelqu'un qui est
50:00dans notre détention
50:01donc on a beaucoup
50:02commencé à expulser
50:03mais on doit continuer
50:04à le faire
50:04beaucoup plus drastiquement
50:05on doit baisser
50:05le nombre d'étrangers
50:06dans nos prisons
50:06et j'y travaille particulièrement
50:08Merci beaucoup
50:09Gérald Darmanin
50:10pour ce grand jury
50:11bon dimanche à tous
50:12et on se retrouve
50:13la semaine prochaine
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