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  • il y a 7 semaines
Regardez Le grand jury avec Olivier Bost du 30 août 2026.

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Transcription
00:14Bonjour à tous, je suis ravi de vous retrouver pour ce Grand Jury, une nouvelle saison, une saison présidentielle.
00:21Nous sommes en direct sur RTL, nous sommes également en direct sur Public Sénat
00:25et nous sommes très heureux aujourd'hui d'accueillir notre nouveau partenaire West France.
00:30Bienvenue à tous dans ce Grand Jury, nous sommes ensemble pendant une heure.
00:34Bonjour Manuel Bompard.
00:35Bonjour.
00:36Vous êtes le coordinateur national de la France Insoumise, gelée ou rachetée une part de la dette colossale de la
00:44France.
00:44La France Insoumise a lancé le débat de cette rentrée et a forcé tout le monde à répondre.
00:49Est-ce totalement sans risque ou de la pure folie ?
00:53C'est ce que nous verrons avec vous.
00:55Une rentrée politique où les sondages donnent Jean-Luc Mélenchon, possible qualifié au second tour de la présidentielle.
01:03Mais face à Marine Le Pen, c'est toujours un échec cuisant que mesurent les instituts au second tour.
01:08Êtes-vous très fort à l'extrême gauche et faible dans le pays ?
01:12Bienvenue dans ce Grand Jury, Manuel Bompard.
01:15Merci.
01:15À mes côtés pour vous interroger aujourd'hui, Steve Jourdain de Public Sénat et Stéphane Vernet de Ouest France.
01:21Bonjour.
01:22Dans ce Grand Jury, Manuel Bompard, nous aurons une nouvelle séquence.
01:25Le Grand Jury sur le terrain pour les difficultés très concrètes des Français.
01:29Ça sera avec Ouest France.
01:30Et puis nous parlerons aussi de l'autre actualité de cette rentrée, le budget 2027 pour le gouvernement Lecornu.
01:37Ça sera dans la séquence « Ça se passe au Parlement ».
01:39Et vous n'échapperez pas à nos questions express.
01:46On peut le dire, donc Jean-Luc Mélenchon anime cette rentrée des idées avec cette idée de geler la dette.
01:53Des économistes et des adversaires politiques pointent plusieurs risques.
01:57On va les passer en revue.
01:59Mais dites-vous aujourd'hui que geler la dette est une opération sans aucun risque, aucune inconnue.
02:05C'est plus qu'une opération sans aucun risque.
02:08C'est une opération qui porte des opportunités dans une situation qui est particulièrement claire.
02:16C'est qu'on est face aujourd'hui à un certain nombre de grands défis qui sont devant nous.
02:20Je pense en particulier, on l'a vu cet été, au défi de la transition écologique.
02:24Et donc on va avoir besoin d'investissements qui sont des investissements massifs si on veut être en capacité de
02:28faire face à ces défis.
02:30Et pour avoir ces investissements massifs,
02:32eh bien oui, je pense qu'une mesure qui consiste à dire que la part de la dette qui est
02:36détenue aujourd'hui par la Banque Centrale Européenne,
02:39travailler sur une congélation, une annulation,
02:42ça nous permet justement de nous libérer des marges de manœuvre pour pouvoir affronter ces défis.
02:46Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent que ça pourrait affoler les marchés ?
02:48Parce qu'il y a des gens qui nous prêtent de l'argent, il y a une part de la
02:51dette qui est privée,
02:54avec des taux d'intérêt qui sont déjà très élevés.
02:56Aujourd'hui, on emprunte à 4%.
02:57Si ça s'affole tout ça, on ne peut plus emprunter.
03:00Précisément, c'est l'inverse.
03:02Ce que je trouve assez extraordinaire, c'est que depuis que le débat s'est ouvert sur ce sujet,
03:07j'entends y compris des gens comme M. Lecornu, qui est Premier ministre, pardonnez-moi,
03:11mais raconter absolument n'importe quoi.
03:13Quand M. Lecornu dit, si on prend la proposition de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise,
03:19il y a des prêteurs qui vont être floués, c'est ce que disait aussi M. Attal,
03:23soit il n'a pas compris de quoi on est en train de parler,
03:26soit il ment volontairement pour apeurer tout le monde.
03:29Non, mais reconnaissez que pour les gens qui nous prêtent de l'argent,
03:31l'idée qu'on puisse en annuler une partie, même si c'est celle détenue par la BCE,
03:35ça peut affoler quand même.
03:36Vous reconnaissez donc qu'on parle bien de la part de la dette qui est détenue par la Banque Centrale
03:41Européenne.
03:42Voilà. Donc, des potentiels investisseurs dans les marchés financiers qui détenaient de la dette,
03:49eux, ils ont déjà été remboursés au moment du rachat de la dette par la BCE.
03:54On ne parle pas de quelques milliards, on parle de 600 milliards d'euros.
03:56Bien sûr, c'est conséquent, évidemment.
03:58Mais donc, c'est une dette qu'on se doit à nous-mêmes, en quelque sorte.
04:01Et comme on se la doit à nous-mêmes, c'est absolument mensonger
04:04de dire que ça pourrait conduire à ce que des investisseurs ne soient pas remboursés.
04:07On se la doit à nous-mêmes dans un système européen basé sur l'euro,
04:11basé sur une certaine confiance dans cette monnaie.
04:13Donc, ce n'est pas nous, on n'est pas isolés.
04:16Personne ne dit qu'on est isolés.
04:17Et ce que nous avons dit depuis le premier jour,
04:19alors là aussi, c'est la deuxième objection absolument mensongère qui nous a été réfutée,
04:23c'est, oui, mais vous voulez faire ça tout seul.
04:25Mais non, on n'a jamais dit qu'on voulait faire ça tout seul.
04:27On a toujours dit...
04:28C'est pas très clair, mais alors donc, c'est pas une décision purement française, uniquement française.
04:31Comment vous allez convaincre les autres pays européens, les 27 ?
04:34Mais précisément, parce que je vous le disais à l'instant,
04:37on est tous confrontés en Europe aux mêmes difficultés.
04:40C'est qu'on a en face de nous un mur d'investissement qui est indispensable
04:44si on veut nous adapter au changement climatique, pour prendre cet exemple.
04:47Est-ce que vous avez quand même remarqué, juste pour vous donner un exemple,
04:51que l'Allemagne, dont on a dit pendant des années et des années
04:53qu'elle était la chante de la rigueur budgétaire, etc.,
04:57que l'Allemagne, il y a quelques mois, a annoncé un plan d'investissement
05:01de 500 milliards d'euros.
05:02500 milliards d'euros.
05:03Je vous rappelle qu'en 2022, quand Jean-Luc Mélenchon disait
05:06que pour la France, sur 5 ans, il fallait un plan d'investissement
05:08de 200 milliards d'euros, tout le monde disait
05:10que ça va être le chaos, ça va être la catastrophe.
05:12L'Allemagne annonce 500 milliards d'euros de plan d'investissement.
05:15Oui, mais leurs finances ne sont pas du tout dans l'état des nôtres.
05:18Enfin, ça n'a rien à voir.
05:19Ah ben, vous voulez...
05:20L'Allemagne, son déficit est supérieur à 3%.
05:22D'ailleurs, on l'a appris encore cette semaine.
05:24Ce que je veux vous dire par là, puisque vous m'avez demandé
05:27qui peuvent être d'éventuels partenaires au niveau européen,
05:29je vous dis qu'au niveau européen, je pense que tout le monde
05:32a intérêt à une mesure qui permet de réduire la pression
05:36qu'exerce la dette aujourd'hui sur les États.
05:38Jean-Luc Mélenchon, président, les semaines qui suivent son élection,
05:42vous allez enclencher une révision des traités européens.
05:44Alors, d'abord, pour la mesure dont on est en train de parler,
05:47il n'y a pas besoin de réviser les traités européens.
05:49Il y a des débats là-dessus.
05:50Non, mais regardez, quand il y a eu les programmes de rachat,
05:53pardon, je ne veux pas être trop technique, de titres de dette,
05:55c'est-à-dire que quand la BCE a commencé à racheter de la dette des États,
05:58il y a eu une décision de la Cour de justice de l'Union européenne
06:00qui a dit que c'est absolument compatible avec les traités européens.
06:03Donc, continuez à faire ce type de programme,
06:06et absolument pas contraire.
06:07Par contre, là où vous avez raison,
06:08c'est que oui, il y a des choses à changer dans les traités européens,
06:11et notamment le fait que la Banque centrale européenne
06:13devrait être en mesure de pouvoir payer,
06:16prêter directement aux États,
06:17ce qui aujourd'hui, ça, est interdit par les traités européens.
06:20Sans être trop technique,
06:21il y a quand même une question à laquelle vous ne répondez pas,
06:23c'est avec qui, de qui vous obtenez cette autorisation
06:26pour pouvoir dire que la dette de la BCE,
06:29finalement, on ne la remboursera jamais.
06:31Je vous l'ai dit justement, je l'ai dit de l'Allemagne européenne.
06:33Je vous ai parlé de l'Allemagne, je peux vous parler de l'Espagne.
06:35Vous pensez que l'Espagne dirait aujourd'hui,
06:37oui, d'accord, très bien, la France...
06:39Je pense que tous ces pays ont intérêt,
06:41aujourd'hui, à faire en sorte,
06:43parce qu'il faut quand même que les gens comprennent
06:44de quoi on est en train de parler.
06:46On est en train de parler d'une dette
06:47qui, en particulier, a très largement été contractée pendant le Covid.
06:51Pourquoi ? Parce qu'il y a eu une pandémie, une crise sanitaire,
06:53et qu'il y a eu besoin d'avoir des investissements,
06:56qui sont des investissements massifs.
06:57Je pense que, oui, trouver une coalition à l'échelle européenne
07:01de pays qui disent,
07:02pour se libérer des marges de manœuvre
07:04et des capacités d'investissement pour l'avenir,
07:06on va alléger ce qu'on a été obligé d'emprunter pendant le Covid.
07:10Donc, c'est peut-être là l'inconnu de votre idée.
07:13Mais il n'y a pas d'inconnu.
07:16Les batailles, elles se mènent.
07:17Ce que j'entends de la part de nos adversaires,
07:20c'est qu'ils n'ont même pas l'intention de mener cette bataille.
07:22Et encore une fois, en donnant des arguments qui sont absurdes.
07:23Vous m'avez interrogé sur les taux d'intérêt tout à l'heure,
07:25juste, je n'ai pas répondu, je vais répondre très rapidement.
07:27Mais quand j'entends dire que,
07:29si on retire une partie de la dette,
07:31ça va se traduire par une augmentation des taux d'intérêt,
07:33ce qu'on nous dit à longueur d'année, ce n'est pas ça.
07:35C'est que plus la dette est importante,
07:37plus les taux d'intérêt sont importants.
07:39Et là, on vous propose une mesure pour immédiatement réduire
07:41le poids de la dette, y compris ce qu'on appelle
07:43le ratio dette sur PIB.
07:45Là, on le réduit immédiatement.
07:46Donc, ça ne se traduira bien évidemment pas
07:48par une augmentation des taux d'intérêt,
07:49mais plutôt à l'inverse,
07:51parce que la situation sera plus saine que ce qu'elle est aujourd'hui.
07:53Stéphane Verne.
07:54Le nombre de pays en Europe sur lesquels vous pouvez compter
07:56est quand même très, très limité.
07:57On parle de quatre, enfin, moins d'une demi-douzaine d'États
08:00qui pourraient être intéressés.
08:01Je vais donner quelques exemples.
08:01Mais c'est très insuffisant.
08:03Par rapport à 27, c'est très minoritaire.
08:05Comment est-ce que vous la créez, cette coalition ?
08:08Comment est-ce que vous pouvez créer une dynamique
08:09pour obtenir l'effacement de 600 milliards d'euros ?
08:11C'est quand même une somme énorme.
08:13Mais je pense, sincèrement,
08:15que je vous ai déjà dit
08:17qu'il y a aujourd'hui un certain nombre de défis
08:19qui sont devant nous
08:20et que tous les pays européens sont confrontés
08:22à ces mêmes défis,
08:23que tous les pays européens sont en train de se rendre compte.
08:25Ils n'ont pas les mêmes positions sur le sujet.
08:26Vous avez quand même une majorité de pays
08:28au sein de l'Union Européenne
08:29qui ne sont pas pour le gel
08:30ou pour l'annulation de la dette.
08:32Je ne sais pas, ça dépend.
08:33J'ai entendu M. Draghi, ancien dirigeant italien,
08:36dire que c'était quelque chose qu'il fallait faire.
08:38J'observe, par exemple...
08:39Ce n'est pas tout à fait la même chose, mais...
08:40Attendez, est-ce que vous observez quand même...
08:41Il disait qu'il allait faire de l'investissement massif,
08:43mais...
08:43Non, il a dit qu'il fallait relancer des programmes
08:45de rachat de titres de dette publique
08:48par la Banque Centrale Européenne.
08:49Et est-ce que vous avez remarqué quand même,
08:50parce que moi, je veux bien que l'Union Européenne,
08:52si vous voulez,
08:52soit en quelque sorte le dindon de la farce mondiale,
08:56mais est-ce que vous avez remarqué ces derniers jours
08:57que la Banque Centrale Américaine, la Fed,
09:01vient précisément de décider
09:02de relancer des programmes d'achat
09:04de la dette américaine par la Fed.
09:07C'est des mécanismes différents, Emmanuel Bonpart.
09:08Non, ce n'est pas les mécanismes différents,
09:09c'est exactement la même chose.
09:10Avant de pouvoir l'annuler ou la congeler,
09:11la dette, il faut d'abord qu'elle appartienne
09:13à la Banque Centrale Européenne.
09:14Donc, il faut des programmes de rachat de dette.
09:15Or, aujourd'hui, la Banque Centrale Européenne
09:17est en train de vendre la dette des États
09:18qu'elle détient.
09:19Donc, d'abord, il faut arrêter ça,
09:21il faut relancer les programmes d'achat,
09:22et ensuite, il faut congeler ou annuler
09:24une partie de ses dettes pour nous redonner
09:26des marges de manœuvre.
09:27Depuis dix minutes, vous nous dites
09:28que ce mécanisme sera un dollar.
09:31C'est-à-dire que, voilà, on peut racheter...
09:32Non, pas un dollar, positif.
09:34Mais même positif.
09:35Alors, pourquoi s'arrêter là ?
09:36Pourquoi seulement 600 milliards d'euros ?
09:38Pourquoi on ne va pas plus loin ?
09:39Précisément parce que vous avez dit vous-même
09:41la nuance et la distinction qui est très importante
09:44entre la dette qui appartient
09:46à la Banque Centrale Européenne,
09:47et je le disais tout à l'heure,
09:48qui donc nous appartient en quelque sorte à nous-mêmes,
09:50et la dette qui, aujourd'hui,
09:51est sur les marchés financiers
09:52et qui, donc, appartient à...
09:54La nature de la dette
09:55sont des investisseurs privés.
09:56Ben oui, c'est pour ça que,
09:57quand j'entends dire
09:58si vous commencez à annuler cette dette-là,
10:00les investisseurs vont se dire
10:02que ça sera à leur tour après.
10:03Ben non, on est en train de parler
10:04de la dette détenue
10:05par la Banque Centrale Européenne.
10:06On n'est pas en train de parler
10:07d'une autre dette, aujourd'hui.
10:08Il y a une idée.
10:09Donc, je pense que tout le monde
10:11y a intérêt, en vérité.
10:12Je pense que tout le monde
10:12a intérêt à une telle mesure,
10:13et c'est pourquoi je pense
10:14qu'on n'aura pas de difficultés
10:15à convaincre largement en Europe
10:17pour y parvenir.
10:17Mais il y a un phénomène connu aussi,
10:19c'est que, généralement,
10:19la dette, on finit aussi
10:21par la payer par de l'inflation.
10:23Alors, ça, c'est par exemple,
10:24c'est un autre contre-argument
10:25qui nous a été donné,
10:26qui, à mon avis, tient pas la route.
10:27Je vais vous dire pourquoi.
10:28Parce que...
10:29Pourquoi on dit ça ?
10:30Parce que, quand on crée de la dette,
10:31quand c'est de la création monétaire,
10:32il y a toujours cette idée
10:33que ça va produire de l'inflation.
10:34Mais là, en l'occurrence,
10:35la création monétaire,
10:36elle a eu lieu au moment
10:37où on a racheté les titres de dette.
10:39Et il n'y a pas eu d'inflation.
10:40Au moment du Covid,
10:41quand il y a eu ces programmes
10:42de rachat de dette
10:43par la Banque Centrale Européenne,
10:45il n'y a pas eu d'inflation.
10:47Donc, précisément,
10:47c'est à ce moment-là
10:48qu'il y aurait dû avoir de l'inflation
10:50si la théorie économique
10:51dont vous parlez s'était vérifiée.
10:52Dans votre raisonnement,
10:53on rachète donc de la dette,
10:55on gèle de la dette,
10:56enfin, qu'importe.
10:57On arrête de s'endetter derrière ou pas ?
10:59Mais ça, c'est l'autre argument
11:01un peu de mauvaise foi dans ce débat.
11:03Si vous voulez, moi, je trouve
11:04que ce serait...
11:04On a que des arguments de mauvaise foi
11:05depuis le début, là.
11:06Je ne parle pas de vous.
11:10Non, mais vous reconnaissez quand même
11:12que quand vous avez
11:13le Premier ministre de la France
11:14qui nous explique
11:14qu'il y a Jean-Paul ou Jean-Louis
11:16ou Jean-Luc, je ne sais plus
11:17ce qu'il a dit,
11:17qui va ne pas être remboursé
11:19si on met en œuvre cette mesure,
11:21il raconte absolument n'importe quoi.
11:22Il redit maintenant faute morale,
11:24pour citer Sébastien Lecornu,
11:26faute morale, faute économique,
11:27faute patriotique.
11:29Oui, mais précisément
11:29parce qu'ensuite,
11:30il explique qu'il y a
11:31une telle personne
11:32qui nous aurait prêté
11:32et qui serait flouée,
11:33ce qui est absolument faux.
11:34Donc, pardonnez-moi de dire
11:35que ça, c'est de la mauvaise foi.
11:36Bon, ensuite,
11:37une fois qu'on a dit ça,
11:41votre question, c'était...
11:42Donc, on a parlé de l'inflation.
11:43Pardon ?
11:43Sur l'inflation.
11:44Je crois vous avoir répondu.
11:45Les programmes de rachat de dette,
11:47ils ont déjà eu lieu
11:48au moment du Covid
11:49et ça n'a pas produit d'inflation.
11:51Et si je peux en rajouter,
11:52j'ai plutôt l'impression
11:53que ce qui va produire
11:54de l'inflation, par exemple,
11:55en cette rentrée,
11:56parce qu'on voit bien
11:57qu'il va y avoir, par exemple,
11:58une inflation sur les matières premières,
12:00sur les fruits et légumes,
12:00elle a déjà commencé.
12:01Pourquoi ?
12:02Parce qu'on a eu
12:03des événements climatiques extrêmes,
12:04qu'on va avoir
12:04des pertes de production
12:05et que donc,
12:06j'ai plutôt l'impression
12:07que ce qui crée de l'inflation,
12:08c'est quand on n'a pas investi suffisamment
12:09pour s'adapter
12:10au changement climatique.
12:11Parce que l'inflation,
12:12elle est là aujourd'hui,
12:13alors que notre mesure
12:15n'a pas été mise en oeuvre.
12:16Et je pense au contraire
12:17que si notre mesure
12:17avait été mise en oeuvre,
12:18alors on aurait pu mieux se préparer,
12:20mieux s'adapter
12:20au changement climatique
12:21et on ne serait pas confronté aujourd'hui
12:22à une crise des prix
12:24qui va arriver
12:24dans les prochains jours
12:25et dans les prochaines semaines.
12:26Emmanuel Bompard,
12:27je résume.
12:27Vous promettez de geler la dette
12:29si nos partenaires européens
12:30sont d'accord.
12:31Je pense de me battre
12:32pour un partenaire européen.
12:33C'est l'idée que vous avez
12:35effectivement lancée
12:36ou plutôt relancée
12:37puisque c'était déjà
12:38dans votre programme
12:38à cette rentrée.
12:40Parallèlement,
12:40le Rassemblement National
12:41promet lui
12:41la règle d'or budgétaire
12:43et 125 milliards d'euros
12:44d'économies sur l'État.
12:46Est-ce que vos propositions,
12:47finalement,
12:47elles ne risquent pas encore
12:48de permettre
12:49au Rassemblement National
12:50de se crédibiliser
12:51ou en tout cas de dire
12:52le sérieux budgétaire,
12:53c'est nous ?
12:54Ah non,
12:54parce que si vous pensez
12:55que c'est du sérieux budgétaire
12:57et qu'il y a de la crédibilité
12:59à expliquer
13:00qu'en supprimant
13:01les aides à l'immigration
13:02et les agences de l'État,
13:03on va faire
13:03125 milliards d'économies,
13:06c'est ce que dit
13:08Mme Le Pen.
13:09Si vous pensez
13:09que ça,
13:10c'est crédible,
13:11là,
13:11il va falloir
13:12un peu réviser
13:12le classique.
13:13Le sérieux budgétaire,
13:14ce n'était pas quelque chose
13:15que le Rassemblement National
13:16mettait en avant.
13:17Ils le mettent désormais en avant.
13:18Mais attendez avec
13:18le sérieux budgétaire,
13:19parce que, pardon,
13:20mais moi,
13:21je considère que notre position,
13:22c'est la seule position raisonnale
13:23et je vais vous expliquer pourquoi.
13:25Parce que ça fait maintenant
13:25depuis des années et des années
13:27qu'on nous dit
13:28à chaque exercice budgétaire
13:31on a un déficit trop important,
13:33donc on va faire des coupes
13:34et vous allez voir,
13:35ça va améliorer la situation.
13:37On nous a dit ça
13:37il y a deux ans.
13:39Le déficit,
13:39l'année dernière,
13:40a été en augmentation
13:41par rapport à l'année précédente.
13:43L'année dernière,
13:43on nous dit
13:44maintenant,
13:45on va faire des dizaines
13:46de milliards d'euros
13:46de coupes
13:47dans les budgets,
13:48etc.
13:48Vous allez voir
13:49ce que vous allez voir.
13:50Là, on apprend quoi cette année ?
13:51Que le déficit risque
13:52d'être en augmentation
13:53par rapport à l'année dernière.
13:54Moi, je veux bien
13:55qu'on m'explique
13:56que ceux qui sont responsables
13:58de cette situation
13:58et qui ont toujours...
13:59Et pourquoi ?
14:01Parce que le problème
14:02qu'il faut comprendre
14:03et c'est ce que disait
14:04Jean-Luc Mélenchon
14:04au MEDEF jeudi,
14:06c'est que
14:07quand vous êtes dans un pays
14:08dans lequel
14:0850% de la croissance
14:10est tirée par la consommation populaire,
14:12quand vous avez des politiques
14:13qui sont des politiques
14:14de coupe
14:15et de baisse du pouvoir d'achat,
14:16ça se traduit
14:17par un ralentissement
14:18de la situation économique.
14:19Remarquez que
14:19devant les patrons,
14:20Jean-Luc Mélenchon a dit
14:21si vous continuez comme ça,
14:22il va y avoir la récession.
14:23Et le lendemain,
14:24qu'est-ce qu'on a appris ?
14:25Qu'on était sur un trimestre
14:26de récession.
14:26Donc moi, je veux bien
14:27qu'on m'explique
14:28que ceux qui veulent continuer
14:29dans cette même direction
14:29qui va nous amener dans le mur
14:31sont les gens raisonnables,
14:32mais je ne le crois absolument pas.
14:33Ils sont absolument déraisonnables.
14:34Et ce qui est raisonnable,
14:35c'est d'avoir une politique
14:36de relance,
14:37de développement du pouvoir d'achat,
14:38d'investissement
14:39pour faire face
14:40aux grands défis
14:40qui sont devant nous aujourd'hui.
14:41Justement,
14:42parce qu'effectivement,
14:42Jean-Luc Mélenchon
14:43parle de relance
14:43par la consommation populaire.
14:46Quand il détaille les choses,
14:47ça veut dire qu'il faut
14:48augmenter, d'après lui,
14:49les fonctionnaires
14:50et relancer
14:51de la dépense publique
14:52pour lancer, par exemple,
14:54des travaux,
14:54des grands travaux.
14:55Pas que les fonctionnaires.
14:56C'est-à-dire que tout cela,
14:58enfin, la relance de la consommation
14:59ne passe pas du tout
15:00par les entreprises privées.
15:01C'est de la dépense publique
15:02pour relancer la consommation.
15:03Non, les deux.
15:05Quand ça ne vous a sans doute
15:07pas échappé,
15:08encore une fois,
15:08pour vous refaire référence
15:09au débat qui a eu lieu jeudi
15:10et devant le MEDEF,
15:11qu'au moment où Jean-Luc Mélenchon
15:12a parlé de l'augmentation
15:13des salaires.
15:14Du SMIC, oui.
15:15D'ailleurs, vous avez eu
15:16des patrons qui ont rigolé,
15:17ce que j'ai trouvé honnêtement
15:18particulièrement grossier.
15:19Et je profite de votre antenne
15:21pour dire que je suis convaincu
15:23que tous les chefs d'entreprise
15:24ne pensent pas la même chose.
15:25Moi, je les invite
15:26à prendre la parole
15:26et à prendre position
15:27pour dire que ce n'est pas normal
15:28qu'on traite avec un tel mépris
15:30les exigences salariales
15:31qui sont celles des salariés
15:32aujourd'hui.
15:33Mais donc, non,
15:34notre proposition,
15:34elle ne s'appuie pas que
15:36sur la politique publique.
15:38Elle s'appuie aussi
15:39sur l'augmentation du SMIC,
15:40sur l'augmentation des salaires,
15:42sur des plans d'investissement.
15:43Quand vous mettez
15:44un plan d'investissement,
15:45par exemple,
15:46de transition
15:46ou de bifurcation écologique,
15:48une partie va être prise en charge
15:51par l'État.
15:52Mais évidemment qu'une partie
15:54va correspondre
15:55à de l'activité
15:55pour les entreprises.
15:56Si vous développez l'idée...
15:58Ce que je veux dire par là,
15:58c'est qu'en grande partie,
16:00c'est de la dépense publique.
16:01La relance de l'économie,
16:03pour vous,
16:03passe d'abord et avant tout...
16:05L'investissement public,
16:06il est aujourd'hui indispensable.
16:07Je vous ai donné les chiffres
16:08de ce que les Allemands
16:09mettent sur la table.
16:11Donc peut-être que
16:11si les Allemands
16:13mettent 500 milliards d'euros
16:14sur la table,
16:15peut-être qu'on ne va peut-être
16:17pas être les derniers
16:18à comprendre
16:19qu'on est aujourd'hui
16:20face à des telles mutations
16:22internationales,
16:23sociales,
16:25que la question écologique
16:26est devenue
16:27d'une centralité absolue
16:28et que si on n'est pas capable
16:29et qu'on attend encore
16:31pour engager ces investissements,
16:32on va perdre du temps
16:33et qu'on va être
16:34les derniers de la classe.
16:35Vous parliez des patrons,
16:37Steve Jourdain.
16:38Oui, juste peut-être
16:39un mot sur ces mots
16:40de Manon Aubry,
16:41députée européenne
16:42de la France Assoumise
16:42qui a qualifié
16:43la semaine dernière,
16:44c'était à vos journées
16:44de rentrée,
16:45les milliardaires de nuisibles.
16:47Est-ce que ce sont vos mots ?
16:48D'abord, je veux dire
16:49que là aussi,
16:50ça serait bien
16:50qu'on ait un débat honnête,
16:52là, ce n'est pas par rapport
16:52à vous,
16:53mais j'ai entendu
16:54M. Attal dire
16:55que nous avions dit
16:56que les chefs d'entreprise
16:57étaient nuisibles.
16:58Il l'a dit pendant le débat,
16:59ce qui n'était absolument pas
17:00ce que nous avons dit
17:02et ce que Manon Aubry a dit.
17:05Ensuite, dire
17:05que les milliardaires...
17:06On peut reciter
17:07la phrase exacte
17:08de Manon Aubry.
17:09Vous savez, les milliardaires,
17:10ils ne sont pas tous
17:10chefs d'entreprise,
17:11les chefs d'entreprise
17:11ne sont pas tous milliardaires.
17:12Citons-la, comme ça,
17:13on parlera de la même chose.
17:13D'un point de vue purement économique,
17:15je veux vous convaincre aussi
17:16d'à quel point les milliardaires
17:17sont des formes de nuisibles.
17:18La phrase exacte
17:19de Manon Aubry.
17:20Oui, je considère
17:22qu'aujourd'hui,
17:24les personnes qui accumulent
17:26autant de richesses
17:27plutôt, par exemple,
17:28que de le mettre
17:28ou de l'investir
17:30sont des gens
17:31qui nuisent à l'économie.
17:32Oui, je le considère.
17:33Je pense qu'on doit...
17:35Quand les fortunes personnelles
17:37sont des détentions d'entreprises,
17:38est-ce que ça,
17:40ça relève des nuisibles ou pas ?
17:42Mais quelles détentions d'entreprises,
17:43ça dépend pour faire quoi ?
17:44Il y a des milliardaires,
17:45ils sont milliardaires
17:45parce qu'ils détiennent
17:46des entreprises qui détiennent des milliards.
17:47Eh bien, ça dépend.
17:48Mais quand vous avez,
17:49par exemple,
17:49une entreprise,
17:50c'était cette semaine,
17:51comme Sodexo,
17:51qui est détenue par des milliardaires
17:53et qui annonce
17:54des plans de suppression d'emplois
17:55et qui, en même temps,
17:56verse des centaines de millions
17:57d'euros de dividendes.
17:59Prenez les choses comme vous voulez.
18:00Elle est plutôt en bourse.
18:01En ce qui me concerne,
18:02je considère que, oui,
18:03c'est une attitude assez nuisible,
18:05y compris du point de vue
18:06du pacte social
18:08que l'on doit défendre.
18:09Dans la France de Jean-Luc Mélenchon,
18:10il n'y aura plus de milliardaires ?
18:11En tout cas,
18:12il y aura des...
18:13Alors là, c'est pareil.
18:15Évidemment,
18:15il y avait une partie de provocation
18:17quand le débat s'est intitulé
18:18« Faut-il interdire les milliardaires ? »
18:19Je rassure,
18:20si ça vous rassure,
18:21personne n'a l'intention
18:21de faire une loi
18:22pour dire qu'il est interdit
18:23d'être milliardaire.
18:24La question, c'est plutôt
18:25quel levier on utilise
18:26pour mieux répartir la richesse.
18:28Et à mon avis,
18:29il y a plusieurs leviers pour ça.
18:30Il y a évidemment
18:31ce qu'on appelle la taxe Zuckman.
18:32Comment vous pouvez justifier
18:33aujourd'hui qu'en moyenne
18:35et proportionnellement
18:36à leur revenu,
18:36vous avez des milliardaires
18:37aujourd'hui qui payent
18:38moins d'impôts
18:38qu'une partie des classes moyennes
18:40en France ?
18:40Comment vous pouvez l'expliquer ?
18:42Vous ne pouvez pas le justifier.
18:43Donc, une mesure de type
18:44taxe Zuckman
18:45qui rétablit de la justice fiscale,
18:47elle est absolument indispensable.
18:48Et puis après,
18:49peut-être qu'on va en parler.
18:50et à la question du patrimoine.
18:52Parce que...
18:5212 millions d'euros,
18:53vous prenez tout.
18:54Pourquoi ce chiffre-là ?
18:56D'abord, il faut que les gens comprennent.
18:57C'est l'idée de dire
18:58qu'on prend 100 fois
19:00le patrimoine moyen
19:01qui est transmis.
19:03Et on considère que
19:05pouvoir déjà avoir
19:06100 fois plus
19:07que le patrimoine moyen,
19:08c'est déjà considérable.
19:09Et oui,
19:10quand on dépasse
19:11ce seuil-là
19:12de 100 fois
19:13le patrimoine moyen,
19:15on peut considérer
19:16que la société,
19:17elle doit pouvoir reprendre
19:19ce qu'elle a elle-même
19:20contribué à créer
19:22et pour pouvoir le mettre
19:23au service,
19:23par exemple,
19:24des générations futures.
19:25Donc, notre proposition,
19:26c'est de prendre
19:26ces montants-là,
19:27mais pour les investir
19:28dans une garantie d'autonomie
19:30pour les jeunes,
19:30pour que tous les jeunes
19:31puissent ne pas avoir besoin
19:33de travailler en même temps
19:34qu'ils font leurs études
19:35et se consacrer
19:35à leur entrée dans la vie.
19:36De la vue pratique,
19:37ça veut dire quoi ?
19:37Ça veut dire que
19:38les familles qui possèdent
19:40de très grandes entreprises
19:41ne peuvent plus les transmettre
19:42à leurs enfants ?
19:42Non, ça veut dire
19:44une réforme des droits
19:45de succession.
19:45D'ailleurs,
19:45il y a un simulateur
19:48qu'on a mis en place
19:48sur ce sujet
19:49et comme je sais
19:50que c'est un sujet
19:51très éruptif en France,
19:52la question des droits
19:53de succession,
19:53je vais dire les choses
19:54de manière très simple.
19:55La réforme que nous proposons,
19:57elle se traduit par une baisse
19:59ou un même niveau
20:00d'imposition sur les successions
20:01pour 99% des Français
20:05et dans les 1%
20:07des plus hauts patrimoines
20:09et en particulier
20:09les 0,01%
20:11des plus hauts patrimoines,
20:12eux seraient mis
20:13à contribution davantage.
20:14Donc, pour l'essentiel
20:15des Français,
20:16non seulement ça n'aurait
20:17pas d'impact,
20:17mais parfois même
20:18leurs droits de succession
20:19baisseraient.
20:20Non, je le dis
20:20parce qu'aujourd'hui,
20:21dès que vous faites
20:21une proposition,
20:22vous allez augmenter
20:23les droits de succession
20:23pour tout le monde.
20:24Non, non, non.
20:2599% des gens
20:26y gagneraient.
20:26Ce que vous proposez
20:27de changer ne concerne pas
20:28que les multinationales
20:29ou les très grandes entreprises.
20:30Vous avez aussi
20:31des entreprises
20:31de taille intermédiaire,
20:32de très grosses PME
20:34dont les successeurs
20:35ou les héritiers
20:36seraient obligés
20:37de vendre leur affaire
20:38pour pouvoir gérer
20:39leur succession.
20:40Alors, attendez,
20:40je comprends bien
20:41votre question
20:41mais il faut donner
20:42une précision.
20:43Moi, là, je vous parle
20:44de l'imposition
20:44des patrimoines
20:46des individus.
20:47Ensuite, pour les entreprises,
20:48il existe aujourd'hui,
20:49on ne va pas être trop
20:50technique,
20:51des dispositifs,
20:52notamment ce qu'on appelle
20:52le pacte du treil
20:53qui facilite
20:54les transmissions
20:55des entreprises.
20:56Nous, on n'a pas proposé
20:57de remettre en cause.
20:58Ne pas y toucher,
20:59ça se discute
21:00parce qu'aujourd'hui,
21:01il y a eu des abus
21:02dans le pacte du treil.
21:03On est censé transmettre
21:04des entreprises.
21:05Quand on l'utilise
21:06pour transmettre
21:06des holdings
21:07qui détiennent
21:08des produits de luxe,
21:09je prends un exemple
21:09comme ça,
21:10là, il y a un petit problème
21:11et un petit détournement
21:12du pacte du treil.
21:13Mais l'idée que les entreprises
21:14doivent avoir
21:15des situations particulières
21:17de transmission,
21:18évidemment qu'il faut
21:18conserver cette idée
21:19parce qu'on a envie
21:20que nos entreprises
21:21et notamment
21:21nos petites moyennes entreprises
21:22et nos entreprises
21:23de taille intermédiaire,
21:24elles puissent rester
21:25en France
21:26et pas qu'on les transmette
21:27à des investisseurs étrangers,
21:28évidemment.
21:30Le grand jury,
21:32quel président à l'Elysée ?
21:34Quel président à l'Elysée ?
21:36Dans les sondages de la semaine
21:37et notamment
21:37dans le premier de la semaine,
21:39le sondage RTL,
21:40Larisse Interactive,
21:41Jean-Luc Mélenchon
21:42peut accéder au second tour
21:44si l'élection présidentielle
21:46avait lieu dimanche prochain.
21:4717% des attentions de vote
21:49à égalité avec Edouard Philippe.
21:51Est-ce que c'est
21:52une bonne nouvelle
21:52pour vous,
21:53Manuel Bompard,
21:53ou est-ce que vous
21:54ne croyez pas au sondage ?
21:55Non, je...
21:56Disons que nous disposons
21:57d'autres éléments aujourd'hui
21:59pour enregistrer
22:00la dynamique qui est la nôtre.
22:01Vous avez vos propres sondages ?
22:02On a réuni
22:03plus de 10 000 personnes
22:04à notre université d'été
22:06la semaine dernière,
22:06c'est deux fois plus
22:07que l'année dernière
22:07à la même époque.
22:09On était quasiment 30 000
22:10pour le meeting
22:11de lancement de campagne
22:12de Jean-Luc Mélenchon
22:12à Saint-Denis.
22:1326 000.
22:1426 000,
22:15donc quasiment 30 000.
22:16Plus proche de 30 000
22:17que de 20 000.
22:18C'est les chiffres que vous affichez.
22:18Si vous voulez 26 000.
22:20Il y avait du monde,
22:21c'est vrai,
22:21mais c'est les chiffres que vous affichez.
22:21Si 26 000,
22:22ça vous va,
22:23je prends 26 000.
22:24Si vous l'augmentez tout,
22:25il n'y a pas de difficulté.
22:26Et on a aujourd'hui
22:27plus de 350 000
22:28parrainages citoyens.
22:29D'ailleurs,
22:29j'en profite pour dire aux gens
22:30venez nous aider,
22:31rejoignez la campagne.
22:32Vous signez sur
22:33Mélenchon2027.fr
22:34pour rejoindre ces 350 000
22:36parrainages citoyens.
22:36Donc les indicateurs
22:38de notre campagne
22:38sont évidemment très positifs.
22:40Après les sondages,
22:42je sais qu'à quel point
22:43c'est un outil aujourd'hui
22:44de prescription,
22:46de fabrication
22:47d'une réalité politique.
22:48C'est un peu comme un horoscope.
22:50Quand vous avez un bon horoscope,
22:51vous êtes plutôt content,
22:52vous avez plutôt le moral.
22:53Mais ça ne veut pas dire
22:54que ça a quelques valeurs
22:55prédictives que ce soit.
22:56C'est quand même
22:56beaucoup plus scientifique
22:57qu'un horoscope.
22:58Ça, ça se discute.
23:00Parce que si vous m'expliquez
23:01ce qu'il y a de scientifique
23:02à avoir quelqu'un
23:03qui vient rajouter
23:04un point, deux points
23:04à la fin tout seul
23:05parce qu'en fonction
23:06de ce qu'il y a,
23:07c'est pas très scientifique.
23:08Il y a des écarts
23:08qui sont quand même
23:09assez énormes.
23:10Marine Le Pen
23:10qui racole à 35 à 38%
23:13d'intention de vote.
23:16Ce très haut score
23:17révèle quoi ?
23:18Est-ce que
23:18tous les autres candidats
23:19sont faibles,
23:20y compris Jean-Luc Mélenchon ?
23:21Non mais d'abord
23:21que Mme Le Pen
23:24ait lors des dernières élections
23:25législatives
23:26fait plus de 30%.
23:27Qu'elle ait été qualifiée
23:28au second tour
23:28sur les deux dernières élections
23:29présidentielles,
23:30c'est une réalité.
23:31Mais je voudrais quand même
23:32vous faire remarquer
23:34que sur les dernières
23:35campagnes présidentielles
23:36et notamment
23:36la campagne présidentielle
23:37de 2022,
23:39Mme Le Pen
23:39elle était annoncée
23:40à peu près à la même époque
23:41à la même distance.
23:42Elle était quasiment
23:43parfois annoncée
23:44au-dessus de 30%
23:45à l'élection présidentielle
23:46de 2022.
23:47Elle a fini à 23%.
23:48Et à la même époque
23:49Jean-Luc Mélenchon
23:50était annoncé à 7-8%
23:52et il a fini à 22%.
23:53C'est-à-dire
23:54pour que les choses
23:54soient claires,
23:56il y avait
23:57quasiment un point d'écart
23:58au début de la campagne
23:59et il n'y en avait plus qu'un
24:00quand on est arrivé au résultat
24:02le jour du vote.
24:03Donc Mme Le Pen
24:04est une concurrente sérieuse
24:05évidemment,
24:06une adversaire sérieuse
24:07évidemment,
24:08mais tous ceux qui disent
24:09elle est déjà qualifiée
24:10au second tour,
24:10c'est sûr,
24:11elle va gagner,
24:12ils oublient
24:13qu'il y a une campagne électorale
24:14et que dans une campagne électorale
24:15l'objectif c'est de convaincre
24:16une majorité des Françaises
24:17et des Français.
24:18Et moi je suis optimiste
24:18sur notre capacité
24:19à convaincre une majorité
24:20des Français et des Français.
24:21Encore une fois
24:21si ça avait lieu...
24:22De nous qualifier au second tour
24:23et de l'emporter au second tour.
24:24Encore une fois Emmanuel Bompard,
24:25si l'élection avait lieu
24:26dimanche prochain...
24:27Elle n'a pas lieu dimanche prochain,
24:29c'est à l'avantage.
24:29Oui,
24:30mais dans les projections
24:31de second tour,
24:31plus personne n'est mesuré
24:33gagnant contre Marine Le Pen.
24:34Le score de Jean-Luc Mélenchon
24:36reste lui le plus faible.
24:39Cette question d'un second tour
24:42ardu, impossible,
24:43on dit les choses comme on veut,
24:44c'est un gros sujet pour vous ?
24:45Non,
24:46parce que je pense
24:47que les sondages de second tour
24:48aujourd'hui,
24:50encore moins
24:51que les sondages de premier tour,
24:53et d'ailleurs les sondeurs
24:53eux-mêmes le disent
24:54quand vous les interrogez
24:55sur ce sujet,
24:57aucune crédibilité.
24:58Et pour rigoler un peu,
25:00si vous voulez,
25:00aller voir un peu
25:01l'archive électorale.
25:02Est-ce que vous savez
25:03qu'en novembre 1980,
25:05M. Giscard d'Estaing
25:06était annoncé au deuxième tour
25:07à 60%
25:08et M. Mitterrand
25:09à 40% ?
25:10Finalement,
25:11c'est François Mitterrand
25:11qui l'a emporté
25:12à l'élection présidentielle
25:13de 1980.
25:14Il y avait une gauche
25:14qui n'était pas éclatée
25:16comme aujourd'hui.
25:16Oui, mais vous pouvez
25:16toujours avoir des différences,
25:18mais ce que je vous dis,
25:18c'est qu'entre ce qui était annoncé
25:20six mois avant l'élection
25:21et ce qui s'est produit,
25:22c'est deux choses différentes.
25:23Et moi, vous savez,
25:24j'ai commencé l'engagement politique
25:25au moment de la bataille
25:26contre le traité constitutionnel européen.
25:28Vous savez,
25:28le référendum de 2005.
25:30Au début de cette campagne,
25:31le oui était annoncé
25:32à plus de 70%
25:33et le non à 30%.
25:34Et puis quand il y a eu le vote,
25:35c'était 55% pour le non
25:37et 45% pour le oui.
25:38Donc c'est pour ça
25:39qu'il y a des campagnes électorales.
25:40Maintenant,
25:41c'est notre travail de convaincre
25:42et je dis aux gens
25:42venez nous aider
25:43parce qu'on peut y arriver
25:44si on s'y met tous.
25:44Puisque vous parlez
25:50ce soir,
25:50qu'est-ce que ça change pour vous ?
25:53Pas grand-chose.
25:53Je pense que M. Fort
25:55comme M. Glucksmann
25:56ne font pas la même chose que nous.
25:58Eux,
25:58ils sont candidats
25:59pour gagner une primaire
26:00et pour espérer
26:01dans certains points de vue...
26:02ils sont candidats à l'Élysée.
26:04Oui,
26:04enfin pour l'instant,
26:05ils sont surtout candidats
26:07à l'intérieur
26:07et on a bien compris
26:08que l'un ne veut pas lâcher
26:10la direction du Parti Socialiste,
26:12que j'ai plutôt l'impression
26:14que leur enjeu,
26:14c'est celui-là aujourd'hui.
26:16Nous,
26:16on est précisément en campagne
26:17pour essayer de gagner les élections.
26:19Donc je pense qu'on ne se positionne pas
26:21sur le même terrain.
26:23Voilà,
26:23donc ils ont décidé de faire une...
26:25Vous avez peut-être une préférence
26:26quand même dans cette primaire
26:27qui est fort
26:27qui est tenu
26:29de l'Union de la Gauche.
26:30C'est plutôt...
26:31J'ai pas l'intention d'exprimer
26:32une préférence.
26:32Moins défavorable à vous
26:33que d'autres candidats.
26:34Oui,
26:34mais les adhérents socialistes
26:37et places publiques
26:38puisque je crois
26:38que la primaire
26:39est quand même très compacte
26:40puisqu'il faut payer 15 euros
26:42pour pouvoir voter.
26:44Bon,
26:44ils décideront
26:45et ils feront leur choix.
26:46Moi,
26:46ce n'est pas à moi
26:46de m'ingérer
26:47dans ces choix-là.
26:48Pour ma part,
26:49je n'irai évidemment pas voter.
26:50J'utiliserai mes 15 euros
26:52pour un don à la campagne
26:53de Jean-Luc Mélenchon.
26:54Ça sera plus utile.
26:55Comment vous vous positionnez
26:55vis-à-vis de vos partenaires
26:57de l'autre gauche,
26:58du reste de la gauche ?
26:59J'étais à Valence
27:00la semaine dernière,
27:01dimanche dernier,
27:02dans son discours,
27:03Jean-Luc Mélenchon
27:03a tapé à bras raccourcis
27:04sur la droite,
27:05le centre,
27:06l'extrême droite.
27:07Pas un mot,
27:07pas une pique
27:08sur les écologistes,
27:09les communistes,
27:10les socialistes.
27:10Est-ce qu'il espère,
27:11est-ce que vous espérez encore
27:13pouvoir créer un mouvement,
27:14une alliance à ralliement
27:15autour de la candidature
27:16de Jean-Luc Mélenchon ?
27:17Si oui, comment ?
27:18Vous avez raison.
27:19Aujourd'hui,
27:19nous, on est en campagne,
27:20c'est ce que je disais,
27:21et dans cette campagne,
27:22nos adversaires,
27:23ils sont à la droite,
27:25au bloc 10 central,
27:26qui, à mon avis,
27:26est de moins en moins central,
27:27d'ailleurs.
27:27Donc, vous ménagez
27:28le reste de la gauche.
27:28Il y a l'extrême droite
27:29et on ne va pas rentrer
27:30dans une compétition
27:31avec les autres candidatures
27:33à gauche.
27:33Ce n'est pas notre volonté.
27:36Et ensuite,
27:36vous me posez la question
27:37de savoir
27:38s'il est possible
27:39que certains
27:40viennent en renfort,
27:41viennent participer
27:42de cette campagne.
27:43J'ai dit,
27:43ils sont les bienvenus.
27:45Mais nous,
27:45en attendant,
27:46on est en campagne
27:46et on ne va pas attendre
27:47la réponse à cette question.
27:49Donc, je crois savoir
27:50que les écologistes
27:52sont en train de discuter,
27:53en tout cas,
27:54c'est ce qui est dit publiquement,
27:55d'une éventuelle prise
27:56de position interne
27:57sur ce sujet.
27:59On verra de quelle nature
28:00est cette prise de position.
28:01Encore une fois,
28:02dès le mois de janvier,
28:03moi-même,
28:04Jean-Luc Mélenchon,
28:05on avait fait la proposition
28:05en disant,
28:06venez,
28:06on peut construire
28:07une campagne ensemble
28:08parce qu'on sera
28:09encore plus fort
28:09si on est ensemble.
28:11Mais je ne vais pas
28:12attendre des mois
28:13et des mois
28:13à attendre leur réponse.
28:15Donc, nous,
28:15on avance
28:15et ceux qui veulent
28:16venir nous aider
28:17sont les bienvenus.
28:18Manuel Bompard,
28:19on va marquer une pause
28:19dans ce grand jury.
28:20On se retrouve
28:21dans quelques instants
28:23pour la suite.
28:23A tout de suite.
28:2462.
28:34Suite du Grand Jury
28:35présenté par Olivier Bost.
28:38Manuel Bompard,
28:40le coordinateur national
28:41de la France Insoumise
28:42est notre invité.
28:43Stéphane Vernet
28:44pour Ouest France,
28:45Steve Jourdain
28:46pour Public Sénat
28:47sont à mes côtés
28:48pour vous interroger.
28:50Le Grand Jury
28:51sur le terrain.
28:53Sur le terrain,
28:54une nouvelle séquence
28:55avec les difficultés
28:57des Français.
28:58Après la canicule,
29:00aurons-nous encore
29:01de l'eau au robinet ?
29:02Stéphane Vernet,
29:04la sécheresse inquiète,
29:05notamment en Bretagne.
29:05Oui, tout à fait.
29:06Plusieurs départements
29:07redoutent d'avoir
29:08à rationner
29:09la distribution d'eau
29:10dès cet automne,
29:11dès le mois d'octobre
29:13ou novembre,
29:13s'il ne pleut pas
29:14en abondance
29:15pour reconstituer
29:17les ressources.
29:18C'est le cas
29:18notamment en Bretagne
29:19ou dans le pays
29:20Bégoudin
29:20ou le pays de Saint-Malo.
29:21Mais c'est aussi
29:22le cas dans le centre,
29:23dans un très grand nombre
29:24de petites communes rurales.
29:26Et on estime
29:27que 10%
29:28des exploitations agricoles
29:29seraient aujourd'hui
29:30en grande difficulté.
29:32Un plan d'urgence
29:33est prévu.
29:35Quelles mesures
29:36vous réclamez ?
29:36Qu'est-ce qu'on peut faire
29:39notamment pour aider
29:40les agriculteurs ?
29:41Vous vous miseriez sur quoi ?
29:42Beaucoup de choses.
29:43D'abord,
29:44la question de l'eau,
29:45elle est évidemment centrale
29:46et elle va l'être
29:47d'autant plus
29:48que les années vont passer.
29:50Et je vous fais remarquer
29:51qu'en 2022,
29:52à la dernière élection présidentielle,
29:53le seul candidat
29:54qui a mis cette question
29:56au cœur
29:56de l'actualité politique,
29:57à l'époque,
29:57tout le monde s'en fichait,
29:58c'était Jean-Luc Mélenchon
29:59qui avait notamment fait
30:00y compris un meeting
30:01consacré exclusivement
30:02à cette question.
30:03Donc qu'est-ce qu'il faut faire
30:04et qu'est-ce qu'on peut faire ?
30:05Là, je ne parle pas,
30:06après on peut parler
30:07de mesures d'urgence
30:07si vous voulez,
30:08mais à mon avis,
30:08la question qu'il nous est posée,
30:10c'est comment on traite
30:11cette question
30:12des pénuries d'eau
30:13qui vont arriver
30:14dans les prochaines années
30:15et dans les prochaines décennies.
30:17La première proposition
30:18qu'on a développée,
30:19c'est l'idée déjà
30:20de réorganiser
30:21et d'introduire
30:22ce qu'on a appelé
30:23des éco-régions
30:24sur la base
30:25des bassins versants
30:26qui permettent justement
30:27que la question de l'eau
30:29elle soit centrale
30:30dans le pilotage
30:30des politiques
30:31de la gestion
30:32en prenant les fleubles.
30:34Exactement.
30:35Pour que la question de l'eau
30:37soit vraiment au cœur
30:38des politiques
30:38qui sont mises en place.
30:40On peut ouvrir
30:40une parenthèse
30:41sur ces éco-régions.
30:41Est-ce que ça a du sens
30:42quand même
30:43pour les habitants ?
30:45Parce que d'un point de vue
30:46écologique,
30:47on peut comprendre,
30:48gérer l'eau,
30:48il y a des agences de l'eau
30:49aujourd'hui qui gèrent
30:50les ressources
30:50qui sont souvent d'ailleurs
30:51organisées sur les bassins.
30:52En eau, voilà.
30:53Mais pourquoi organiser
30:54les régions
30:55sur ce modèle-là ?
30:55La dernière fois
30:56qu'on a redessiné
30:56ou en tout cas
30:57qu'on a notamment
30:58fusionné des régions,
30:59ça n'a pas été...
31:00Oui, mais précisément
31:01la dernière fois
31:01qu'on a fusionné
31:03des régions
31:03ou qu'on les a redécoupées,
31:04on l'a fait
31:04sur la base
31:05d'aucun critère.
31:06C'est une réforme
31:09purement bureaucratique.
31:10Alors que là,
31:11précisément,
31:11l'idée,
31:11c'est de répondre
31:12à une question
31:13à laquelle on a peu répondu
31:14en France ces dernières années.
31:16À quoi sert l'échelon région ?
31:17L'idée,
31:18c'est que l'échelon région
31:19soit l'échelon éco-région
31:21qui servent précisément
31:22à piloter,
31:23à mettre en œuvre
31:23la politique
31:24de planification écologique.
31:26Mais attendez,
31:27par ailleurs,
31:27après,
31:28on avait présenté
31:30une première carte
31:31avant l'été.
31:32Il ne s'agit pas
31:32de dire que
31:35ça va être
31:35la même région
31:37comme je l'ai lu
31:38ou je l'ai vu
31:38parfois sur certaines cartes
31:39du Rhin
31:40jusqu'à la région PACA.
31:42Alors que sur la base
31:43des bassins versants,
31:44on pourrait ouvrir
31:44cette discussion.
31:45Ce n'est pas ce qu'on est
31:46en train de dire non plus.
31:46Donc il faut travailler
31:47à quelque chose de cohérent
31:49du point de vue
31:49des bassins versants.
31:50C'est quand même
31:51des très grandes régions
31:52que vous proposez.
31:53Ça pose aussi
31:54la question
31:54de l'identité régionale.
31:55C'est pour ça
31:55qu'il faut tenir compte
31:56des deux.
31:58C'est un concept
31:59pour l'instant.
31:59Non, ce n'est pas un concept.
32:00On est en train de travailler.
32:01On a présenté
32:01une première carte
32:02avant l'été.
32:03Mais je suis content
32:04que ça vous intéresse
32:04parce qu'à l'époque,
32:05peu de gens en ont parlé
32:06alors que c'est quand même
32:07une proposition
32:08qui est une proposition
32:09à mon avis
32:09très enthousiasmante
32:10de dire on va répondre
32:11à cette question
32:12de à quoi doivent servir
32:12les régions dans la République française.
32:14On dit à mettre en œuvre
32:15une politique
32:16de planification écologique.
32:17Pardon.
32:17On referme la parenthèse.
32:18On a ouvert une petite parenthèse.
32:19Sur les agriculteurs.
32:20Alors ensuite,
32:20sur l'eau,
32:21je pense qu'il y a la question
32:22d'engager un grand plan
32:24de rénovation
32:25des canalisations
32:25pour lutter contre
32:26le gaspillage de l'eau.
32:27Et après,
32:28pour être clair,
32:29là je parle encore une fois
32:30pas de mesures d'urgence.
32:31Mais si on regarde
32:31à long terme,
32:32évidemment qu'il va falloir
32:34des transformations
32:35du modèle agricole.
32:36Enfin, pardon,
32:37mais on nous a vendu
32:38pendant des mois
32:39que la solution
32:40ça allait être
32:40de construire des méga-bassines.
32:42Ça a quand même donné lieu
32:43à des débats assez rudes.
32:44Qu'est-ce qu'on a appris
32:46pendant l'été ?
32:47Que les méga-bassines
32:47elles étaient vides.
32:49Eh oui,
32:49mais parce qu'ils avaient
32:50sous-estimé le fait...
32:51Ils ne sont pas encore
32:51autorisés à...
32:52Parce qu'ils avaient
32:52sous-estimé...
32:53Ah non, non,
32:54ils avaient sous-estimé
32:54une chose assez simple,
32:55c'est que si vous mettez
32:56de l'eau dans un grand bassin
32:57et qu'il fait chaud,
32:58ça s'évapore.
32:59Il n'y a pas besoin
32:59d'être, à mon avis,
33:00très intelligent
33:01pour le comprendre.
33:02Donc je pense qu'il faut
33:02des mutations
33:03du système agricole
33:04pour favoriser des cultures
33:05qui sont moins gourmandes
33:07en eau.
33:07Il y a des alternatives
33:09qui existent.
33:09Maintenant, pardon,
33:11je suis un peu long
33:11dans ma réponse,
33:12mais je distingue
33:12ce qui est de l'ordre
33:13de long terme
33:13et ce qui est de l'ordre
33:14des mesures d'urgence.
33:15Et là, évidemment,
33:16on a des agricultrices
33:17et agriculteurs
33:17qui vont être confrontés
33:18à des pertes de rendement,
33:19à des pertes de production.
33:20Et là, il faut un plan d'aide
33:22qui ne peut pas être juste
33:23de les renvoyer
33:24sur du système assurantiel.
33:25Donc il y a des régimes
33:26des calamités qui existent.
33:28Un impôt sécheresse ?
33:29Et sur la question
33:30de la sécheresse,
33:31il faut les aider.
33:31Est-ce que vous seriez favorable
33:32à un impôt sécheresse ?
33:34Qu'est-ce qu'un impôt sécheresse ?
33:35Qui devrait le payer ?
33:37En soi, c'est la question.
33:38C'est comment on finance
33:39les mesures d'urgence
33:40pour l'agriculture ?
33:41Ah ben, ça,
33:42ça va renvoyer peut-être
33:43à la discussion budgétaire
33:44qu'on va avoir.
33:46Mais là, de toute façon,
33:47on n'a pas le choix.
33:47Vous avez des agriculteurs
33:49qui sont, on retrouve
33:50des munis,
33:51qui ont perdu une grande partie
33:52de leur production.
33:53Et on ne va pas les laisser
33:55attirer la langue.
33:56Et en plus,
33:57ils ne vont avoir pas d'eau,
33:57sans doute,
33:58dans les prochaines semaines,
33:59dans les prochains mois.
33:59Donc oui, bien sûr
34:00qu'il faut des aides.
34:01Mais ensuite,
34:02les aides, ça ne suffira pas,
34:03y compris d'un point de vue
34:04budgétaire,
34:04si on ne met pas en place
34:05des politiques de transformation
34:06du modèle lui-même.
34:08Parce que sinon,
34:08chaque année,
34:08vous allez me dire
34:09« Ah, on fait des mesures
34:10exceptionnelles
34:10et comment vous les financez ? »
34:12Pour éviter d'avoir à répondre
34:13à cette question chaque année,
34:14il faut des mesures
34:14de transformation du modèle.
34:15Et certaines n'ont pas
34:16les méga-bassines
34:17et autres illusions
34:17qui, évidemment,
34:18ne fonctionnent absolument pas.
34:19L'autre calamité de l'été,
34:21c'était les incendies,
34:22Steve Jourjean.
34:24Les incendies,
34:25oui, je voulais surtout...
34:28Alors, Sébastien Lecornu
34:29s'est défendu ce matin
34:31dans Le Parisien
34:31et à propos,
34:32puisque vous l'aviez largement
34:33critiqué l'État,
34:35les réseaux sociaux
34:35ont bien sûr débordé
34:36d'arguments paresseux
34:37de politiciens
34:38alimentés par la France insoumise
34:40qui n'ont jamais rien géré
34:41de leur vie
34:41et qui ont fait la leçon
34:42aux pompiers
34:42et aux agents de l'État.
34:44Vous répondez quoi
34:44au Premier ministre ?
34:45Je lui réponds que...
34:46En fait, le problème
34:47de M. Lecornu,
34:47c'est que de toute façon,
34:48on n'a pas le droit
34:49de le critiquer.
34:49Il fait tout bien,
34:50il est parfait,
34:51il est génial.
34:52Pardon,
34:52ce n'est pas ce que pense
34:53une grande partie des Français
34:54de la manière
34:55avec l'État
34:57à manquer
34:58d'adaptation
34:59pour faire face
35:00à ces épisodes
35:02climatiques extrêmes.
35:03Enfin, pardon,
35:04mais quand vous avez
35:04autant de pompiers aujourd'hui...
35:06Mais la sécurité civile,
35:07le budget de la sécurité civile,
35:08par exemple,
35:09a augmenté,
35:10c'est indéniable.
35:10Monsieur,
35:11le problème,
35:12ce n'est pas
35:12est-ce que le budget a augmenté,
35:13le problème,
35:13c'est est-ce que le budget
35:14est suffisant
35:14pour faire face
35:15à la montée en puissance
35:17de ces méga-feux.
35:18Quand vous avez aujourd'hui
35:19quatre fois plus
35:19de surfaces brûlées
35:20et qu'il y a 20 ans
35:21et que vous avez
35:21le même nombre de pompiers,
35:22vous pouvez prendre le problème
35:23par tous les bouts,
35:24il va y avoir un problème.
35:25Quand Emmanuel Macron
35:26nous avait dit
35:27qu'il allait rénover
35:28et voire doubler
35:29la flotte de Canadair
35:30et que ça n'a pas été fait,
35:31évidemment,
35:31on se retrouve confronté
35:32à un problème.
35:33Quand il avait été promis
35:34une base pour les Canadair
35:35dans les Landes
35:36et qu'elle n'a pas été mise en œuvre,
35:38évidemment,
35:39quand il y a un méga-feu
35:39qui se déclenche
35:40dans cette région-là,
35:41le temps que les Canadair
35:43et les premiers appareils
35:44arrivent sur le feu,
35:45ça prend plus de temps
35:46et le feu,
35:47vous dites qu'il faut
35:48mieux anticiper.
35:48Jean-Luc Mélenchon
35:49propose une conscription écologique
35:51pour former une garde régionale
35:52de la sécurité civile.
35:54C'est une conscription obligatoire ?
35:56On est d'accord ?
35:57Comment ça fonctionne ?
35:57L'idée,
35:58c'est que ce soit
35:58une conscription obligatoire
36:00au service
36:02de l'intérêt général,
36:03du bien commun
36:04et donc notamment
36:05de la conscription écologique.
36:05Tous les moins de 25 ans
36:07participeront,
36:07participeront.
36:07Oui,
36:08mais ils gagneront des choses aussi.
36:09Ils gagneront quoi ?
36:10Par exemple,
36:11on fera en sorte
36:12d'y passer le permis de conduire
36:13pour prendre cet exemple-là.
36:15mais oui,
36:16d'avoir un moment
36:16où le pays tout entier
36:18se rassemble
36:18pour faire face
36:19aux grands défis
36:20qui sont là devant nous.
36:21Après,
36:21parfois,
36:22il y a la question
36:22de la conscription militaire.
36:24On peut juste préciser
36:26sur la conscription écologique
36:27dans l'avenir en commun.
36:28Il était question
36:28de neuf mois
36:28de formation obligatoire
36:29pour tous les moins de 25 ans.
36:30Payé au SMIC,
36:31c'est bien ça ?
36:31Oui,
36:32en tout cas,
36:32ça,
36:32c'est la version du programme.
36:34Vous allez changer ou pas ?
36:35Le programme,
36:36il est encore en cours d'examen
36:37donc je ne vais pas vous dire
36:38avant,
36:39il est encore en cours
36:39d'actualisation.
36:41Tant que sa nouvelle version
36:42n'est pas publiée.
36:43Je ne vais pas vous dire
36:44exactement les modalités
36:45mais en tout cas,
36:45c'est dans le même état des trucs.
36:47Je vous pose la question
36:47parce que vous avez
36:48beaucoup critiqué
36:48le service national universel,
36:51le service militaire volontaire
36:52en disant que c'était
36:52beaucoup trop cher
36:54mais là,
36:55ce que vous proposez,
36:55en fait,
36:57potentiellement,
36:57ça coûterait beaucoup plus cher
36:58que ce type de service.
37:00Oui,
37:00mais ça rapporterait aussi
37:01beaucoup plus.
37:02Le problème du service
37:04du SNU,
37:05c'est que ça ne servait
37:06de mon point de vue
37:07absolument à rien.
37:08Il y avait une dimension
37:11protection civile aussi
37:12je ne l'ai pas eu
37:13mais bon,
37:14dans le cas,
37:15je vous dis,
37:15on vous précisera
37:16les modalités
37:17mais oui,
37:17l'idée,
37:18pardon,
37:19c'est que ça s'inscrive
37:19dans le même état d'esprit
37:20que ce qu'on a défendu
37:21en 2022
37:22et quelle est l'idée derrière
37:23parce qu'il y a une idée derrière
37:24c'est qu'on va être confronté
37:26à des événements climatiques extrêmes
37:29et en fait,
37:29c'est la société tout ensemble,
37:31tous ensemble,
37:31c'est toute la société
37:32qui doit être mobilisée,
37:33qui doit être prête
37:34à contribuer
37:35aux adaptations
37:36qui sont nécessaires
37:37aujourd'hui.
37:38Bien sûr qu'il y aura
37:38toujours des pompiers professionnels,
37:39bien sûr qu'il y aura toujours
37:40des personnels professionnels
37:41de sécurité civile
37:42mais on a besoin
37:43que sur des moments,
37:44ça soit toute la société
37:46qui fasse preuve de solidarité,
37:47je pense que c'est bien
37:48pour notre pays.
37:50Le grand jury,
37:52ça se passe au Parlement.
37:53Le gouvernement prépare
37:55la copie budgétaire
37:56qu'il présentera fin septembre
37:58avant son examen
37:59au Parlement à l'automne,
38:01c'est donc pour le budget 2027.
38:03Manuel Bampard,
38:04vous avez d'ores et déjà annoncé
38:06que vous alliez le censurer,
38:07est-ce que vous n'avez pas envie
38:09de savoir juste
38:10ce qu'il propose avant ?
38:11C'est parce que je sais
38:12ce qu'il propose avant
38:13que nous avons annoncé
38:14que nous allions le censurer.
38:15Il n'a pas présenté le budget.
38:17Il y a eu des lettres de cadrage
38:18envoyées dans les...
38:18des lettres de plafond
38:19envoyées dans les ministères
38:20pendant l'été.
38:21Il y aura un débat.
38:22Les choses ne sont pas arrêtées.
38:23Oui, mais le problème
38:24de M. Lecornu,
38:25c'est qu'il organise un débat
38:26entre une position
38:27qui lui convient
38:28et une position qui lui convient.
38:29Par exemple,
38:30il y aura un débat
38:31pour savoir à quel niveau
38:32on va devoir mettre
38:33à contribution les retraités.
38:34Mais par contre,
38:35il n'y aura pas de débat
38:35pour savoir à quel niveau
38:37on va mettre à contribution
38:38les plus hauts patrimoines
38:39ou les plus grandes richesses.
38:40Manuel Bompas,
38:40il exclut.
38:41Oui, ce n'est pas vraiment un débat
38:42quand il y a une partie
38:43des solutions
38:43qui sont déjà écartées.
38:44les grandes lignes de son budget
38:46dans le parisien Sébastien Lecornu
38:48qui propose une augmentation
38:49du budget de l'éducation nationale,
38:51augmentation de celui de la recherche,
38:52renforcement de soutien
38:53aux énergies renouvelables
38:54et aux fonds verts.
38:55Tout ça, vous êtes contre ?
38:56Je n'ai pas dit
38:57que j'étais contre tout ça.
38:58D'abord, je vais en attendre
38:59si vous voulez bien
39:00d'en voir les modalités
39:01parce que je connais
39:02la petite technique
39:03qui consiste par exemple
39:04à dire qu'on va augmenter
39:05un budget
39:05mais comme il y a de l'inflation,
39:07quand on regarde en frais réels,
39:08finalement, le budget, il baisse.
39:10C'est d'ailleurs ce qui a conduit
39:11à ce que, contrairement
39:12à ce qu'il dit,
39:13dans les budgets
39:13de l'éducation nationale précédent,
39:15on a eu des suppressions
39:16d'emplois dans l'éducation nationale.
39:17Mais là, il y a quand même
39:18des augmentations.
39:19Ça, vous allez dévouer.
39:19Ils annoncent des augmentations
39:20mais il va y avoir de l'inflation.
39:22Donc, si vous voulez bien,
39:22on va regarder les choses en détail.
39:24Et puis, deuxièmement,
39:26ce n'est pas parce que
39:26vous êtes opposé
39:27à la logique générale
39:28d'un budget
39:29que vous êtes contre
39:30tout ce qu'il y a dedans.
39:31Vous avez des amendements.
39:31On augmente les moyens
39:32pour faire face
39:33à la transition écologique.
39:34C'est indispensable.
39:34Est-ce que c'est suffisant ?
39:35C'est un autre débat.
39:35Est-ce que vous allez vous proposer
39:37pendant le débat parlementaire ?
39:38Est-ce que vous avez déjà
39:38des idées d'amendements
39:39que vous allez mettre ?
39:39Nous, chaque année,
39:40on est les seuls d'ailleurs,
39:42je crois.
39:43Chaque année,
39:43on présente ce qu'on appelle
39:44un contre-budget
39:45où on présente une logique politique
39:47que l'alternative
39:48je crois qu'ils l'ont fait
39:49la première fois l'année dernière.
39:50Ils nous ont un peu copiés.
39:50Mais nous,
39:51ça fait depuis des années
39:51et des années
39:52qu'on présente un contre-budget
39:53qu'on dit
39:54quelles sont nos solutions à nous.
39:55Après, on est d'accord
39:56ou on n'est pas d'accord avec nous.
39:57Mais nous, on présente
39:58une logique politique
39:59et économique
39:59qui est différente.
40:01Et en fait,
40:01je l'ai un peu détaillé
40:03tout à l'heure
40:03quand on discutait de la dette.
40:05Mais en fait,
40:06cette idée
40:07que chaque année,
40:07on vient nous voir
40:08et on nous dit
40:08allez, faites des efforts
40:09parce que c'est comme ça
40:10qu'on va baisser le déficit
40:11et en fait,
40:11les gens font des efforts
40:12et chaque année,
40:13finalement,
40:13ça se traduit par une augmentation
40:14du déficit.
40:16Je ne sais pas.
40:17Il va falloir...
40:17On va continuer comme ça.
40:19Ça ne marche pas.
40:20Leur solution ne fonctionne pas.
40:22Donc en fait,
40:22il faut rompre avec ces solutions.
40:23Et rompre avec ces solutions,
40:25c'est acter l'idée
40:26que le problème aujourd'hui,
40:27ce n'est pas le budget
40:28du ministère de l'Éducation nationale
40:30qui serait trop important.
40:31Ce n'est pas vrai.
40:32Le problème aujourd'hui,
40:33c'est qu'Emmanuel Macron,
40:34depuis qu'il est arrivé au pouvoir,
40:35a baissé d'à peu près
40:3660 milliards d'euros par an
40:40et non d'une politique du ruissellement
40:41qui devait profiter à la société
40:43dans son ensemble,
40:4460 milliards d'euros par an,
40:46si vous les rétablissez,
40:47vous êtes à 3% de déficit aujourd'hui.
40:49Voilà.
40:50Donc il a fait des cadeaux
40:51aux plus riches en disant
40:52ça va profiter à l'économie,
40:53ça a profité aux plus riches
40:54et ça n'a pas profité à l'économie
40:55puisqu'on est en récession aujourd'hui.
40:57Donc M. Lecornu,
40:58il veut continuer comme ça.
41:00Mais nous, en fait,
41:01on ne veut pas continuer comme ça.
41:02Et ce qui serait déraisonnable,
41:03c'est de dire à M. Lecornu,
41:04d'accord, continuez comme ça.
41:05Alors que ça nous amène dans le mur.
41:06Censure du budget,
41:07du budget du gouvernement
41:08et du budget,
41:09ça voudra dire une loi spéciale.
41:11L'Inspection Générale des Finances
41:12estime qu'une absence prolongée
41:14du budget en 2027,
41:16ça dégraderait le déficit
41:17de moins 0,5 point de PIB.
41:19Vous vous en foutez ?
41:20Non, je ne m'en fous pas, non.
41:22Mais le budget de M. Lecornu
41:24va dégrader le déficit de combien ?
41:26Il essaie de contenir le déficit
41:28et de rester à 5%.
41:29Il l'essayait déjà l'année dernière.
41:30Et finalement, le déficit,
41:32il va être plus important
41:32que l'année dernière.
41:33Avec un contexte différent,
41:34un contexte international un peu différent.
41:35Ah oui, il y a toujours des bonnes excuses.
41:36La guerre en Iran.
41:37Il y a toujours des bonnes excuses.
41:38Et Sébastien Lecornu reconnaît lui-même
41:40que c'est un budget semestriel, en fait.
41:42Il s'agit d'aller jusqu'à l'élection présidentielle
41:44et le futur président
41:45ou le futur président de la République
41:47refera la copie.
41:48Ça, vous avez raison.
41:48À quoi ça servirait
41:49de créer une crise politique majeure
41:51en faisant chuter le gouvernement
41:53juste avant les élections ?
41:54Mais en fait, vous avez raison.
41:55De ne pas avoir de budget.
41:56Mais cette question-là,
41:57c'est M. Lecornu
41:58qui devrait y répondre.
41:59C'est-à-dire que s'il souhaitait
42:00vraiment faire ça,
42:01c'est-à-dire permettre aux Français
42:03de choisir, de trancher.
42:06Et ensuite,
42:06qu'il y a un budget rectificatif.
42:08Dans ce cas-là,
42:09il devrait mettre en place un budget
42:11qui, justement,
42:11se limite à l'essentiel
42:12et qui ne vient pas s'attaquer aux retraités
42:16qui vont mettre à contribution.
42:17On ne sait pas encore exactement comment.
42:19Les retraités les plus aisés, visiblement.
42:21S'attaquer aux malades.
42:21Oui, mais ça aussi.
42:22Faites attention.
42:23Vous êtes contre ça ?
42:23Non, mais ce n'est pas que je suis contre.
42:26Le problème, c'est qu'à chaque fois,
42:27ils disent ça.
42:27Et puis après,
42:28quand M. Lescure,
42:29il présente sa mesure,
42:30en fait, les retraités les plus aisés,
42:31ça commence à 1 500 ou 2 000 euros.
42:33Alors, si vous pensez qu'aujourd'hui,
42:34quand vous avez 1 500 euros de retraite,
42:36vous vivez très bien dans notre pays,
42:37non, ce n'est pas vrai.
42:38Donc, ce n'est pas vrai
42:39qu'il va s'attaquer qu'aux plus aisés
42:40parce qu'il nous a annoncé
42:41qu'il voulait faire
42:417 milliards d'euros d'économie.
42:43Or, si vous vous attaquez
42:45seulement aux plus aisés,
42:46vous ne faites pas
42:477 milliards d'euros d'économie.
42:48Donc, en fait, ce n'est pas vrai.
42:49Donc, moi,
42:50est-ce que je suis pour mettre
42:50en contribution davantage les plus riches ?
42:52Oui.
42:53Mais tous les plus riches
43:00Donc, voilà ce qu'il faut faire.
43:01Ça, il refuse de le faire.
43:02Pour bien comprendre,
43:02Manuel Bompard,
43:03l'idée de ne pas revaloriser
43:06du même montant, on va dire,
43:08les retraités les plus aisés,
43:09ça, vous êtes contre ?
43:10Mais, d'abord,
43:12parce que, comme je l'ai dit,
43:12je n'y crois pas.
43:13Je ne crois pas que ça sera une mesure
43:14qui s'appliquera aux retraités les plus aisés.
43:16Mais sur le principe même, c'est...
43:17Mais ce n'est pas la sous-indexation
43:20des pensions de retraite
43:20qui est un outil de répartition des richesses.
43:23En France,
43:23l'outil de répartition des richesses,
43:25c'est l'imposition, la fiscalité.
43:27Et donc, vous...
43:28Mais quand vous avez des niveaux de retraite
43:30qui évoluent largement plus vite
43:32que les salaires,
43:33ça, ça ne vous pose pas question.
43:34Mais par augmentant les salaires,
43:35si vous voulez que...
43:37Vous avez raison.
43:38Vous avez raison.
43:39Les salaires, ils ont stagné
43:40ou ils ont même baissé
43:41par rapport à l'inflation
43:42depuis qu'Emmanuel Macron
43:43est arrivé au pouvoir.
43:44C'est évidemment insupportable.
43:45Mais ce n'est pas aux retraités
43:47qu'il faut s'en prendre.
43:48C'est à ceux qui ont refusé...
43:49L'État n'a pas la main, pour le coup,
43:51sur l'augmentation générale des salaires.
43:52On a la main.
43:53Oui, mais ce n'est pas pour ça
43:54que vous augmentez les salaires.
43:55Généralement, vous avez plus de gens
43:56au SMIC, après.
43:57Ah non, attendez.
43:58D'abord, on peut augmenter le SMIC.
43:59Ensuite, on peut prendre des initiatives,
44:01ce que le gouvernement a toujours
44:02refusé de faire,
44:03pour faire en sorte, par exemple,
44:04que tous les minimas de branches
44:05soient alignés sur l'augmentation du SMIC.
44:08Et ensuite, on peut,
44:09et c'est ce que nous proposons, nous,
44:10aller jusqu'à, par la loi,
44:12décider qu'on indexe les salaires
44:13sur l'inflation.
44:13C'est-à-dire que quand les prix augmentent,
44:14les salaires doivent augmenter d'autant.
44:16Sinon, vous perdez du pouvoir d'achat.
44:17Et c'est ce qui s'est passé
44:18depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir.
44:20Donc, on a des solutions pour faire ça.
44:22Mais ce n'est pas les retraités
44:24qui gagnent 1 500 ou 2 000 euros nets
44:26de retraite par mois
44:27qu'il faut mettre davantage à contribution
44:28quand vous avez les 500 plus riches,
44:30les 500 plus grandes fortunes de ce pays
44:32qui ont doublé depuis qu'Emmanuel Macron
44:33est arrivé au pouvoir.
44:34Et donc, on jette les retraités comme ça
44:36en pâture devant, en leur disant
44:38c'est eux qu'on va faire payer
44:39pour protéger les autres.
44:40Ben, pardon, mais il y a des gens
44:41qui ont les moyens de contribuer davantage.
44:43C'est eux qui doivent contribuer davantage,
44:44pas les retraités.
44:49Des réponses, j'ai envie de dire
44:51si possible, mais par oui ou par non
44:53pour ou contre.
44:54Oui, si.
44:54Alors, il y a certaines, ça va fonctionner.
44:56Aux Etats-Unis, c'était une info intéressante
44:58de la semaine.
44:58Le groupe Meta, Facebook, Instagram, YouTube
45:00s'est engagé à limiter à 2 heures par jour
45:03la consultation des réseaux sociaux
45:04pour les 13-17 ans
45:05et de les bloquer la nuit et aux heures de cours.
45:08Est-ce qu'il faut faire la même chose
45:09en France ou en Europe ?
45:10Non.
45:11On était contre l'interdiction
45:14pour les moins de 15 ans
45:15qui a été censurée par le conseil.
45:16Donc, il n'y a pas de sujet d'addiction ?
45:18Il y a totalement un sujet d'addiction.
45:20Et s'il y a un problème avec les algorithmes,
45:22et je vous le confirme,
45:22il y a un problème avec les algorithmes,
45:24alors on demande
45:25que les algorithmes soient modifiés,
45:26qu'ils soient changés
45:27et qu'ils ne favorisent pas le harcèlement,
45:29les pratiques d'addiction, etc.
45:31Donc, on se bat auprès des plateformes.
45:32Ça, c'est déjà une modification.
45:33À partir du moment où vous limitez déjà la consommation.
45:35Mais ce n'est pas le sujet.
45:36Le problème, c'est les algorithmes
45:37qui favorisent les mécanismes de harcèlement.
45:39Je vais vous poser une question autrement.
45:40Il y a un problème
45:41et vous pensez qu'à 15 ans et un jour,
45:42il n'existe plus ?
45:44Là, c'était jusqu'à 17 ans.
45:47Vous êtes accro aux réseaux sociaux ?
45:48Combien d'heures vous scrollez par jour ?
45:50Moi, oui, accro, je ne sais pas.
45:52Mais bon, après, vous reconnaîtrez
45:53que dans la bataille politique,
45:55être un peu présent sur les réseaux sociaux
45:56est devenu indispensable.
45:58Mais oui, il y a des problèmes.
45:59Et puis après, il y a des problèmes de formation.
46:00Les jeunes générations,
46:02il faut les former aussi,
46:04à leur apprendre.
46:06Mais les mesures d'interdiction, pardon,
46:07elles sont d'abord attentoires aux libertés publiques
46:09parce que pour vérifier quelqu'un,
46:11vous devez contrôler tout le monde.
46:13Que vous ayez 15, 16, 17 ou 40 ans.
46:15Parce que sinon, on ne peut pas savoir.
46:16Il y a un sujet d'application.
46:17Et ensuite, elles ne fonctionnent pas
46:18parce que tout le monde sait
46:19qu'elles sont contournées.
46:20Il y a des VPN qui permettent
46:21de se connecter quand même.
46:22Ce n'est pas ça qu'il faut faire.
46:23Le concept de question express,
46:25c'est oui, non.
46:26Ah bah oui, mais moi, j'ai répondu.
46:27Oui, après, on m'a dit de développer.
46:29La famille traditionnelle
46:30et la question de natalité
46:31sont des concepts,
46:32des notions d'extrême droite.
46:33Mais non, je sais à quoi vous faites référence.
46:36Non, thèse développée par la députée.
46:37Mais non, Clémence Guilherme.
46:40Qui a dit juste une chose,
46:41c'est qu'aujourd'hui,
46:42il y a des relations d'amitié
46:43et qu'elles ne sont pas du tout
46:43prises en charge par la société
46:45et qu'il faut les développer.
46:47Donc, mais ça doit donner lieu
46:48à des nouveaux droits, tout simplement.
46:50Mais bon, ça serait bien, pardon,
46:51j'ai compris que c'était oui, non,
46:52mais ce serait bien que sur chaque sujet,
46:54on n'aille pas à mentir,
46:55caricaturer les positions.
46:56Est-ce que dans ce débat de la présidentielle,
46:58on peut avoir un vrai débat de fond
46:59entre des projets de députation ?
46:59Je pense qu'on en a eu pas mal
47:00depuis le début de l'émission.
47:01Non, mais nous, on en a eu un.
47:02Je ne parle pas par rapport à vous,
47:03mais nos adversaires, tout de suite,
47:04M. Retailleau, ah là là,
47:05vous êtes contre la famille.
47:06Arrêtez, M. Retailleau, franchement.
47:08Là, en l'occurrence,
47:08c'était des propos de Clémence Guilherme.
47:10Stéphane Vernet.
47:10Elle n'a pas dit qu'elle était contre la famille.
47:12Jean-Luc Mélenchon aura ses 500 parrainages
47:13pour se présenter en 2027.
47:15C'est formalité ou vraie difficulté ?
47:16Non, vraie difficulté.
47:18Vraie difficulté, parce que ce n'est pas simple,
47:19parce que beaucoup de maires
47:20n'ont pas forcément envie.
47:22Ils bénéficient aujourd'hui
47:23d'une sorte de privilège
47:25qu'ils n'ont pas demandé
47:26et qui, parfois,
47:26peut les mettre en difficulté
47:27parce que dans votre conseil municipal,
47:29vous pouvez avoir des gens
47:30de différentes opinions politiques.
47:33Donc non, vraie difficulté.
47:34Donc j'en profite pour dire à tous les élus.
47:37On ne vous demande pas de soutenir
47:38Jean-Luc Mélenchon
47:39en donnant votre parrainage.
47:40On vous demande tout simplement
47:41de lui permettre de pouvoir se présenter.
47:44Vous avez progressé aux élections municipales
47:45et vous avez toujours ce problème
47:46qui était historiquement
47:47le problème du Rassemblement national.
47:49Non, ça a toujours été difficile pour nous,
47:51vous savez,
47:52de pouvoir réunir ces 500 parrainages.
47:54Évidemment, on a progressé,
47:56donc on part de plus haut.
47:57Mais vous savez, il n'y a que les maires.
47:59Les maires, conseillers départementaux,
48:00conseillers régionaux
48:01qui peuvent parrainer.
48:01Les conseillers municipaux, par exemple,
48:02ne parrainent pas.
48:03Quand vous gagnez Saint-Denis-Roubaix,
48:05vous avez un parrainage.
48:07Vous n'en avez pas 10 ou 15.
48:09Donc non, non,
48:09il faut continuer ce travail.
48:11Donc j'en profite
48:11pour appeler les gens qui nous écoutent
48:13à venir nous aider
48:14en parrainant la candidature.
48:15Jean-Luc Mélenchon
48:16est capable de se présenter en 2027
48:17faute de parrainage.
48:18C'est possible
48:19ou c'est de la politique fiction ?
48:21J'ose espérer
48:22qu'on devrait y parvenir
48:24parce que
48:25si quelqu'un
48:27trouverait normal
48:27que quelqu'un qui,
48:29selon les sondages,
48:29puisque c'est ce que vous avez appris
48:30tout à l'heure
48:31et annoncé,
48:31on va dire entre 15 et 20%,
48:33pourrait ne pas être en mesure
48:34de se présenter,
48:35je pense que ça poserait
48:36un problème démocratique
48:37très important.
48:38Donc je crois
48:39qu'on n'en arrivera pas là,
48:40mais évidemment
48:41que c'est une difficulté pour nous
48:42et on y travaille d'arrache-pied.
48:45Le Grand Jury,
48:46tout est politique.
48:48Manuel Bompard,
48:49coordinateur national
48:50de la France Insoumise
48:50est notre invité.
48:52Bali Bagayoko,
48:53le maire insoumis
48:54de Saint-Denis
48:55est visé par une enquête
48:56du parquet national financier
48:58pour soupçon
48:58de détournement
48:59de fonds publics.
49:00Il est soupçonné
49:01d'avoir bénéficié
49:01d'un emploi de complaisance
49:02à la RATP
49:04alors qu'il était élu.
49:05Est-ce que vous parlez
49:07vous aussi
49:07le concernant
49:08de racisme ?
49:10Depuis que Bali Bagayoko
49:11a été élu maire de Saint-Denis,
49:13oui, il y a eu,
49:14je vous rappelle
49:15que sa première interview
49:16après son élection
49:16ça a été,
49:18en gros,
49:18vous avez dit
49:19que Saint-Denis
49:19est la ville des Noirs
49:20alors qu'il avait dit
49:21que c'est la ville des Rois
49:22et du peuple.
49:22Non, l'espèce
49:22sur cette affaire,
49:23on ne va pas refaire
49:24la réforme.
49:25Si vous voulez,
49:26il n'y a jamais de racisme
49:27dans ce pays
49:27mais là,
49:27en l'occurrence,
49:28que Bali Bagayoko
49:29ait subi des attaques
49:30racistes,
49:30ça me paraît une évidence.
49:30Sur la question
49:31de son cumul d'emploi.
49:32Vous m'avez posé une question
49:32sur est-ce qu'il est victime
49:33de racisme ?
49:34Je réponds oui.
49:35Maintenant,
49:35vous m'interrogez
49:36sur que les gens
49:38qui nous écoutent
49:38comprennent de quoi
49:39on est en train de parler.
49:40Sur un article
49:41qui a été publié
49:41par M. Aziza,
49:43journaliste bien connu
49:44pour son affection
49:45à l'égard de la France insoumise
49:46qui cible Bali Bagayoko
49:48dans un article
49:49en disant
49:50que Bali Bagayoko,
49:51quand il était conseiller municipal,
49:52il avait aussi un emploi
49:53à la RATP
49:53donc dit-il
49:55dans cet article
49:55que c'était un emploi fictif
49:56et il n'y avait pas eu
49:57de concours
49:57et d'entretien.
49:58Et puis,
49:58la semaine suivante,
49:59le canard enchaîné
50:03qui n'est pas forcément...
50:04Et attendez,
50:05attendez,
50:05laissez-moi répondre
50:05à votre question jusqu'au bout.
50:07Et vous avez vos collègues
50:08du Parisien
50:09qui interrogent
50:10l'ancien maire socialiste
50:11de Villiers-le-Bel,
50:13le maire de droite
50:14de Argenteuil
50:14qui ne sont pas des amis
50:15de la France insoumise
50:16qui disent
50:16que Bali Bagayoko,
50:17quand il a travaillé
50:18à la RATP,
50:18il était très présent.
50:20En fait,
50:20quel est le sujet ?
50:21Bali Bagayoko,
50:22comme des milliers
50:23de conseillers municipaux
50:24en France,
50:25en plus de son mandat,
50:25il a un emploi
50:26et c'est autorisé par la loi.
50:28La question,
50:28c'est quand même
50:29de cumuler un emploi
50:30à temps plein
50:31à la RATP
50:32pour 6 000 euros par mois,
50:34c'est...
50:34Mais ça,
50:34vous n'en savez rien,
50:35par exemple ?
50:36Si, c'est les déclarations
50:37de Bali Bagayoko.
50:37Non, non, non.
50:38C'est lui qui a dit
50:38qu'il gagnait 6 000 euros.
50:40Un poste de vice-président
50:41du département
50:42et être adjoint
50:43d'une ville
50:43de 150 000 habitants,
50:44c'est-à-dire la situation ?
50:46Est-ce que ça,
50:48même si...
50:48Alors,
50:48il y a une question légale.
50:49La question,
50:49c'est est-ce qu'il exerce
50:50son emploi ?
50:51Et après,
50:51il y a même une question morale.
50:52C'est-à-dire,
50:52est-ce qu'on peut cumuler
50:53autant de fonctions
50:54simultanément
50:54à temps plein ?
50:56Mais moi,
50:57je fais plutôt partie
50:58des gens qui pensent
50:58que quand on est
50:59conseiller municipal
51:00ou adjoint au maire,
51:00c'est plutôt pas mal
51:01si on garde un pied
51:03dans la vie professionnelle.
51:04Je pense que c'est
51:05plutôt nécessaire.
51:07Pour le reste,
51:08on raconte n'importe quoi
51:09sur ce sujet.
51:10Un mandat
51:11n'est pas un emploi.
51:12Et donc,
51:12contrairement à ce que
51:13j'ai lu ici ou là,
51:15on a tout à fait le droit
51:16et à mon avis,
51:17c'est même plutôt mieux
51:18d'avoir et un mandat
51:19et un emploi.
51:20On peut cumuler.
51:20La question,
51:21c'est de cumuler
51:21des temps pleins
51:22et deux emplois
51:23d'arriver à tout faire
51:24en même temps.
51:24D'abord,
51:25vous dites cumuler
51:25des temps pleins
51:26quand vous êtes
51:27dans un emploi
51:28et que vous avez un mandat.
51:29Vous avez parfois
51:30des heures qui sont réservées,
51:32qui ne sont pas rémunérées,
51:33qui vous permettent
51:34de consacrer du temps.
51:34On parle de deux emplois
51:35publics,
51:35Manuel Moupa.
51:36Non,
51:36ce n'est pas un emploi,
51:37un mandat,
51:37encore une fois.
51:38Pardon,
51:38mais vous ne pouvez pas dire ça.
51:41Au niveau de la loi,
51:42si.
51:42Non,
51:42mais attendez,
51:42prenez les problèmes
51:43par tous les bouts.
51:44Si vous avez des preuves
51:45qui vous permettent
51:47de dire
51:47que Balibagayoko
51:48a occupé un emploi
51:50qu'il n'a pas exercé,
51:52donnez-les.
51:52Mais pour l'instant,
51:53tous les gens
51:53qui ont été interrogés
51:54sur ce sujet,
51:55les élus,
51:56la RATP elle-même,
51:57dit,
51:57ah ben si,
51:58il faisait tout à fait son boulot.
51:59Manuel Moupa,
51:59il y a une enquête du PNF
52:00qui répondra effectivement
52:01à cette question.
52:02Oui,
52:02on verra.
52:03Vous avez cité
52:04le journaliste
52:05qui a effectivement
52:06publié cette information.
52:07Ça pose quand même
52:07une question,
52:08c'est comment vous allez
52:09traiter la presse
52:10et les journalistes
52:10si vous gagnez
52:14le pouvoir ?
52:14Jean-Luc Mélenchon
52:15a tendance à dire
52:16avec les journalistes
52:16de toute façon
52:17ça se passera mal.
52:19En fait,
52:19si les journalistes
52:20respectent la déontologie
52:22minimum,
52:23je ne vois pas
52:25pourquoi il y aurait
52:26des difficultés.
52:27Vous pensez que
52:27M. Aziza,
52:28puisque vous m'évoquez
52:29sur ce monsieur,
52:31cible M. Bagayoko,
52:32là vous êtes en train
52:32de le cibler.
52:33Non mais il cible
52:33la France Assoumise,
52:34enfin franchement,
52:35excusez-moi,
52:36mais regardez,
52:37cette personne anime
52:38une émission
52:39tous les dimanches
52:39depuis un an,
52:42il agonie d'injures
52:43et d'insultes
52:44de la France Assoumise.
52:44Donc si vous considérez
52:45que c'est une pratique
52:47déontologique
52:49raisonnable,
52:49franchement,
52:50défendez si vous voulez,
52:51mais je pense que
52:51plus personne ne le défend,
52:52d'ailleurs je sais même
52:53qu'à l'Assemblée Nationale
52:54il y a des gens
52:54qui commencent à être,
52:55certains de vos collègues
52:56journalistes
52:56qui commencent à être
52:57très embêtés
52:57par son comportement
52:59et je ne vais pas rappeler
53:00ici pourquoi il ne travaille
53:00plus à la chaîne parlementaire
53:02et à Public Sénat.
53:03Donc s'il vous plaît,
53:04il n'a jamais travaillé
53:04à la chaîne Public Sénat
53:06mais à la chaîne parlementaire.
53:07À la chaîne parlementaire.
53:08Par rapport à vous,
53:09je n'ai pas de problème à vous.
53:11C'est la fin
53:11de ce grand jury.
53:13Les journalistes
53:14qui respectent la déontologie,
53:15ça se passera très bien,
53:15ne vous inquiétez pas.
53:16Bon, Manuel Bompard,
53:17merci,
53:18vous étiez l'invité
53:18de ce grand jury.
53:19Merci à vous.
53:19On se passe à tous
53:20à la semaine prochaine.

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