- il y a 9 heures
Regardez Le grand jury avec Olivier Bost du 12 avril 2026.
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00:13Bonjour à tous, bienvenue dans Le Grand Jury, nous sommes en direct sur RTL et nous sommes en direct sur
00:19Public Sénat.
00:20Bonjour François-Xavier Bellamy, vous êtes vice-président des Républicains et député européen.
00:27Où va la droite pour 2027 ? Vers une candidature autonome ? Vers un accord avec le Bloc central ?
00:35Ou pencher vers l'extrême droite ?
00:37Dans une semaine, les adhérents des Républicains vont faire un choix pour l'élection présidentielle.
00:43D'ici là, que pensez-vous de la réponse du gouvernement au prix du carburant ?
00:47Et la guerre au Proche-Orient va-t-elle encore longtemps déstabiliser nos économies ?
00:53Bienvenue dans ce Grand Jury, François-Xavier Bellamy.
00:56A mes côtés, pour vous interroger ce dimanche, Perrine Tarnot de Public Sénat et Loris Boichot du Figaro.
01:03Dans ce Grand Jury, François-Xavier Bellamy, nous aurons une séquence dédiée au Parlement européen pour parler notamment d'immigration.
01:09Et vous répondrez aussi à nos questions express.
01:13Le Grand Jury, l'actualité de la semaine.
01:16Et d'abord, l'actualité de ces dernières heures.
01:19Le vice-président américain, J.D. Vance, a mis fin ce matin au pourparler avec l'Iran à Islamabad,
01:26pour parler qui auront duré finalement moins d'une journée.
01:29Est-ce que le cessez-le-feu, François-Xavier Bellamy, conclut cette semaine et est déjà menacé ?
01:34Bien sûr. Et de fait, c'est la fin d'un faux suspense, je l'avais dit pour ma part,
01:38dès cette semaine.
01:39Je crois que quand on regardait le point de départ, aussi bien des Américains que des Iraniens,
01:43quand on regardait leurs revendications respectives,
01:45il était quasiment impossible d'imaginer qu'un accord arrive entre ces deux parties.
01:50La question maintenant est celle de savoir quelles seront les étapes qui viennent.
01:54Et surtout, la vraie question pour nous est de savoir quel rôle la France doit avoir dans cet épisode qui
01:59s'annonce encore.
02:00Le point insoluble entre l'Iran et les Etats-Unis.
02:03Mais le principal, et je crois que c'est un sujet suffisant pour ouvrir les yeux de tous ceux qui
02:08refusent de voir,
02:09le principal, c'est que les Iraniens refusent de renoncer à leur programme d'enrichissement nucléaire.
02:14Rappelons qu'avant que cette guerre ne commence, l'Agence internationale de l'énergie atomique
02:19avait annoncé que les Iraniens enrichissaient déjà de l'uranium au-delà des seuils requis pour un programme militaire,
02:27c'est-à-dire au-delà de ce qui est nécessaire pour arriver, tôt ou tard, à la maîtrise de
02:33la bombe nucléaire.
02:34Et les Américains ne peuvent pas laisser faire cela.
02:37Et je crois que le monde entier ne doit pas pouvoir admettre que le régime iranien,
02:43régime islamiste théocratique, qui dans son principe porte la volonté de détruire Israël,
02:49mais aussi de détruire tout ce que nos pays représentent, puisse maîtriser cette armée.
02:53Donc les Etats-Unis avaient raison de se lancer dans cette guerre contre l'Iran ?
02:56La vraie question, c'est est-ce que la guerre suffit pour obtenir la fin de ce programme nucléaire ?
03:01Mais ce qui est absolument certain, c'est que tous ceux qui prétendent qu'on devrait pouvoir s'accommoder
03:06du régime iranien tel qu'il est et de ses visées, notamment nucléaires,
03:10sont en réalité en train de préparer le plus grand danger pour demain.
03:13Mais toujours est-il qu'aujourd'hui, le régime iranien est certes peut-être affaibli,
03:17mais il n'est pas tombé.
03:19Est-ce que cette guerre, malgré tout, n'est pas un échec pour Donald Trump ?
03:22Encore une fois, nous ne sommes pas, et je le redis depuis plusieurs jours,
03:25depuis que le cessez-le-feu a commencé, nous ne sommes pas à la fin de cette guerre.
03:29Et ce serait une immense naïveté, ça aurait été, une immense naïveté de penser
03:32qu'elle allait s'arrêter avec le cessez-le-feu qui vient d'être déclaré.
03:36Je ne sais pas, encore une fois, quelles seront les étapes qui viennent.
03:38J'imagine que l'activité diplomatique doit être intense,
03:41et je pense que la France doit avoir un rôle à jouer,
03:44en particulier avec tous les pays arabes, qui eux aussi redoutent
03:47de voir le régime iranien poursuivre ses activités à l'issue de ce conflit.
03:51La France, précisément, appelle à un arrêt des attaques d'Israël contre le Hezbollah au Liban.
03:56Plus de 2000 morts ont été recensées dans le pays.
03:59Est-ce que vous condamnez les frappes de mercredi
04:01qui ont tué 357 personnes, dont des civils ?
04:04Moi, je condamne d'abord le Hezbollah,
04:06qui a lancé le Liban dans son attaque suicidaire contre Israël.
04:11Rappelons que le Liban était en paix, même après le début de la guerre en Iran.
04:17Le Liban était en paix jusqu'à ce que le Hezbollah,
04:21contrôlé par l'Iran et piloté exclusivement par lui,
04:24ne décide d'ouvrir un front avec Israël et de plonger le Liban dans ce conflit,
04:28avec un risque immense, évidemment, pour les populations civiles
04:32qui sont aujourd'hui les victimes de cette escalade
04:34effectivement infiniment dangereuse.
04:37Donc vous ne soutenez pas la demande d'arrêt des bombardements
04:39formulés par la diplomatie française.
04:41Mais la première chose que nous devons soutenir,
04:44si nous voulons vraiment que ce conflit s'arrête,
04:46la première chose que la France doit faire,
04:48qui a une telle responsabilité au Liban,
04:50c'est de contribuer enfin, réellement, au désarmement du Hezbollah.
04:56Le désarmement du Hezbollah, rappelons ce que c'est que le Hezbollah,
04:58c'est un parti politique chiite au Liban.
05:00Au prix de la mort de plusieurs civils, nombreux civils.
05:03Mais qui est responsable de la mort de ces civils ?
05:06C'est d'abord ce parti politique qui, je le redis,
05:09est aussi une milice armée.
05:10Et une milice qui dispose d'un arsenal qui,
05:12quand on regarde les capacités militaires de l'Iran,
05:14ont évidemment de quoi faire peser un risque majeur
05:17sur Israël et sur toute la région.
05:19Et donc, il faut que le Hezbollah soit désarmé.
05:21Ce n'est pas à moi qui le dit, ce sont les résolutions de l'ONU,
05:24résolutions qui ont été votées il y a désormais plusieurs années
05:27et qui n'ont jamais été mises en œuvre.
05:29Pourquoi ? Parce que les forces armées libanaises,
05:31qui sont les armées régulières du Liban,
05:33la seule force qui possède le monopole légitime des armes
05:37sur le territoire du Liban, n'ont pas la force nécessaire
05:40pour se confronter à cette milice.
05:42Et donc, ce que la France peut faire, et ce qu'elle doit faire,
05:44et ce qu'elle aurait dû faire depuis longtemps,
05:46c'est venir soutenir les forces armées libanaises
05:48pour désarmer le Hezbollah.
05:50Le jour où le Hezbollah sera désarmé,
05:52alors la paix sera possible entre le Liban et Israël.
05:53Est-ce qu'on peut désarmer, François-Xavier Bellamy,
05:55le Hezbollah à coups de bombes ?
05:57Mais on doit désarmer le Hezbollah.
05:59Et encore une fois, ça ne se fera pas seulement...
06:01Oui, mais je parle de la tactique utilisée aujourd'hui par Israël.
06:05Est-ce que c'est à coups de bombes qu'on peut avoir une chance
06:08de désarmer le Hezbollah ?
06:09Mais d'abord, il faut reconnaître qu'Israël a fait beaucoup
06:11pour fragiliser le Hezbollah,
06:12en étant d'ailleurs extrêmement ciblé.
06:14Et moi, je crois qu'on a raison d'appeler Israël
06:16à la proportionnalité dans les frappes.
06:18Bien sûr, aucune perte civile n'est justifiable.
06:20Mais que chacun comprenne bien aussi ce qui se joue.
06:23Et moi, j'entends tous les grands défenseurs du droit international
06:25qui reprochent à Israël de frapper aujourd'hui des quartiers
06:27où vivent des civils au Liban.
06:30Mais le fait est que je n'entends pas
06:32ces mêmes promoteurs du droit international
06:34s'émouvoir du fait que le Hezbollah,
06:36comme le Hamas à Gaza,
06:38se cache dans ces quartiers,
06:40y compris dans des quartiers sunnites
06:41ou dans des quartiers chrétiens,
06:43en mettant en danger les populations civiles
06:45pour pouvoir tenter de poursuivre
06:47ces activités militaires.
06:48Et ceci est une tactique,
06:51le fait d'utiliser des boucliers humains
06:52qui est dénoncé unanimement par le droit international
06:55comme un crime de guerre.
06:56C'est le protocole additionnel des Nations Unies,
06:59c'est la Convention de Genève
07:00qui dénonce cette stratégie.
07:02Je crois que ceux qui aujourd'hui appellent
07:05avec vigueur à une condamnation d'Israël
07:08devraient commencer par condamner le Hezbollah
07:10qui, je le rappelle encore une fois,
07:12a plongé le Liban dans cet enfer.
07:15Et ceci est parfaitement clair.
07:17Vous savez, pendant très longtemps,
07:18on nous a dit que le Hezbollah est une milice
07:20qui prétend défendre la sécurité du Liban,
07:23défendre le peuple libanais.
07:24Mais tous les Libanais savent aujourd'hui,
07:26et tous ceux qui, depuis Paris,
07:28appellent à condamner Israël
07:29devraient écouter un peu plus ce que crient les Libanais.
07:32Tous les Libanais savent
07:33que c'est le Hezbollah qui, aujourd'hui,
07:35a mis en danger le Liban,
07:38a mis en danger la population civile au Liban,
07:41et que c'est le désarmement du Hezbollah
07:42qui constitue la condition
07:44pour le retour à la paix au Liban,
07:47à la sécurité dans toute cette région.
07:48Et la France devrait y concourir.
07:50Et le grand drame, permettez-moi de le dire,
07:52c'est que pendant trop longtemps,
07:54la France a tenté l'apaisement.
07:56Elle a voulu la normalisation du Hezbollah.
07:59Elle a voulu entretenir des relations
08:02normales avec le régime iranien.
08:04Il ne peut pas y avoir de relations normales
08:06avec le totalitarisme islamique en Iran.
08:09La conséquence directe de la guerre au Proche-Orient,
08:12ce sont bien sûr, pour les Français,
08:13les prix à la pompe.
08:14Le Premier ministre Sébastien Lecornu
08:16veut que la France dépende moins
08:18du pétrole et du gaz.
08:20Il a annoncé vendredi
08:21un plan d'électrification
08:23et des aides supplémentaires
08:24pour rouler à l'électrique
08:25à destination des Français modestes.
08:27Il compte aussi interdire
08:29l'installation des chaudières au gaz
08:31dans les constructions neuves.
08:33Est-ce que tout ça,
08:33ce sont des bonnes pistes ?
08:34D'abord, dépendre moins du pétrole et du gaz,
08:37c'est évidemment un impératif absolu.
08:39Un impératif pour notre souveraineté nationale,
08:42un impératif pour notre sécurité,
08:44pour la liberté d'un pays.
08:44Donc vous dites l'électrification, c'est oui.
08:46Et aussi, bien sûr,
08:46pour l'industrialisation de la France,
08:48parce que maintenant,
08:49il faut parler de recommencer
08:50une industrialisation
08:52qui est désormais malheureusement
08:54extrêmement fragilisée,
08:55et pour le budget des ménages.
08:57Donc c'est évidemment un objectif
08:59à quoi nous avons toutes les raisons
09:02de souscrire,
09:02y compris bien sûr la lutte contre le...
09:04Est-ce que ça va être suffisant
09:06pour aider notamment les Français
09:08à faire face à la hausse des carburants
09:10très forte en ce moment ?
09:11Mais la première chose à faire
09:12pour se passer du pétrole et du gaz,
09:14c'est de miser sur l'énergie alternative
09:16dont nous avons besoin,
09:17c'est-à-dire l'électricité.
09:19Et moi, je suis très heureux
09:20de voir dans ces déclarations
09:21du Premier ministre
09:21une validation de la politique
09:24que nous avons défendue,
09:25bien seuls,
09:26contre les écologistes,
09:27contre la gauche,
09:29contre les macronistes.
09:30Pendant des années,
09:31à Bruxelles,
09:31à Strasbourg,
09:32à Paris,
09:33nous avons été la seule famille politique
09:34qui ait toujours défendu
09:35notre filière nucléaire.
09:37Votre famille politique,
09:38François-Xavier Bellamy,
09:39a aussi défendu des aides directes
09:41pour le carburant,
09:42notamment en 2020,
09:43avec un prix du pétrole
09:45plafonné à 1,50€.
09:46Est-ce que vous regrettez
09:48ce moment-là,
09:48où finalement,
09:49le quoi qu'il en coûte
09:50pour les Républicains
09:51était aussi quelque chose d'important ?
09:53Non, mais on était dans un autre contexte
09:54et dans un autre moment.
09:55Oui, mais le prix du pétrole
09:56était moins cher à cette époque-là.
09:58C'est après la guerre en Ukraine
09:59à la mi-2022.
10:00Et on était dans un autre moment
10:02où, par définition,
10:04notre situation
10:05et notre trajectoire
10:07n'étaient pas exactement la même
10:08que celle d'aujourd'hui.
10:09La vérité, c'est,
10:10je le redis,
10:10je voudrais revenir à ce point-là
10:11parce qu'il est fondamental,
10:12on ne peut pas prétendre
10:13qu'on va électrifier le pays,
10:15ce qui est fondamental,
10:16électrifier nos usages,
10:17électrifier nos usines.
10:18On ne peut pas prétendre
10:19qu'on va faire ce travail-là
10:20si on ne commence pas
10:21par produire l'électricité
10:22dont on a besoin.
10:23Je vous parle des aides directes
10:25sur le carburant.
10:26Quelle est votre position aujourd'hui ?
10:27Est-ce que ce que fait le gouvernement
10:28est suffisant ?
10:29Est-ce qu'il faut en faire plus ou pas ?
10:30Parce qu'encore une fois,
10:31votre famille politique a eu lieu.
10:32C'est peut-être la différence
10:32avec le passé.
10:33Notre position aujourd'hui,
10:34c'est que l'an dernier,
10:35la France a fait 5,5%
10:37de déficit budgétaire.
10:38Et donc, dans un pays normal,
10:40oui, on devrait pouvoir aider les Français.
10:42Dans un pays normal,
10:43oui, on devrait pouvoir baisser
10:44immédiatement les taxes
10:45sur le carburant.
10:46Dans un pays normal,
10:50nous sommes dans un pays sur-endetté.
10:52Et c'est le gouvernement,
10:53les gouvernements successifs
10:55d'Emmanuel Macron
10:55qui doivent rendre compte
10:56de cette impuissance aujourd'hui.
10:58Le fait est qu'on touche du doigt
10:59un moment très intéressant.
11:00On nous a expliqué pendant des années,
11:02Emmanuel Macron en tête,
11:03que la dette,
11:04ce n'était pas grave.
11:05Et je me souviens même
11:06de ceux qui nous expliquaient
11:07que notre discours sur la dette,
11:08qui alertait sur la trajectoire
11:10budgétaire du pays,
11:11était un discours de vieux grincheux,
11:13que quand les taux étaient bas,
11:14c'était même absurde
11:15de ne pas s'endetter,
11:16que c'était normal
11:17d'aller chercher l'argent gratuit
11:18et qu'on aurait tort
11:19de s'en priver.
11:20Le fait est qu'aujourd'hui,
11:22notre pays est dans une situation
11:24de quasi-faillite.
11:24Et que si on devait faire
11:26ce que préconise la gauche,
11:27ce que préconise
11:28le Rassemblement National,
11:29si on devait baisser massivement
11:30les taxes sur les carburants
11:31aujourd'hui,
11:32si on devait priver l'État
11:33immédiatement de dizaines
11:35de milliards d'euros de revenus,
11:37à minima 12 milliards d'euros par an,
11:40eh bien, on ajouterait
11:41à la crise des carburants
11:42une crise budgétaire,
11:43une crise de la dette,
11:44une crise qui toucherait
11:45tous les ménages
11:46et tous les Français
11:47d'une manière irréversible
11:48et personne ne peut souhaiter ça.
11:49Et donc, il ne faut pas mentir aux gens.
11:51Le pays, aujourd'hui,
11:52est surendetté.
11:53Et encore une fois,
11:55si on avait été plus raisonnable
11:57plus tôt,
11:58au moment où l'économie mondiale
12:00était plus favorable,
12:01on n'en serait pas là.
12:01On parlera de vos solutions
12:02après pour les déficits.
12:03Périne Tarnon.
12:03Il y a une autre piste
12:04pour financer éventuellement
12:05une aide directe aux Français
12:06contre la hausse des carburants,
12:08c'est de taxer les super profits
12:10des pétroliers.
12:11Il y a une initiative européenne
12:13de cinq pays,
12:14dont l'Allemagne,
12:14dont l'Italie,
12:15qui veulent taxer ces super profits.
12:17Est-ce que vous êtes d'avis
12:19de soutenir ou pas cette initiative ?
12:21Est-ce que c'est une bonne piste ?
12:22D'abord, il faut commencer
12:23par constater l'existence
12:24ou non de super profits.
12:26Le fait est qu'aujourd'hui,
12:28le prix du pétrole a explosé,
12:30y compris pour ceux
12:31qui le raffinent,
12:32y compris pour ceux
12:32qui le transportent
12:33et pour ceux
12:34qui le vendent à la fin.
12:35Et donc, il faut commencer
12:36par vérifier où se trouve
12:37exactement l'éventualité
12:39de super profits.
12:40Le deuxième aspect,
12:41c'est que moi,
12:41je ne partage pas
12:42une sorte d'obsession
12:43de la gauche
12:43qui voudrait que ce soit
12:44une catastrophe
12:46d'avoir une entreprise
12:47comme Total en France.
12:48Je parlais de cette initiative européenne.
12:49C'est celle de l'Allemagne de Merde,
12:51c'est celle de l'Italie
12:51de Giorgia Meloni.
12:53Et remarquez,
12:53la chose intéressante
12:54dans ce débat,
12:55c'est que beaucoup de pays
12:56qui aujourd'hui demandent
12:57cette taxation
12:57le font parce qu'ils n'ont pas
12:59de très grande entreprise
13:00pétrolière nationale.
13:01Nous avons une très grande
13:02entreprise pétrolière nationale
13:03qui s'appelle Total Energy.
13:05Et cette entreprise
13:06est une chance,
13:06j'en suis profondément convaincu,
13:07pour la souveraineté du pays
13:09et aussi pour la sécurité
13:10des consommateurs.
13:12C'est Total Energy
13:12qui aujourd'hui vend
13:14une énergie
13:15à un prix bloqué
13:16qui permet aux Français
13:17de pouvoir encore recourir
13:18à un carburant abordable.
13:21Et donc,
13:21ma conviction profonde,
13:22c'est qu'on ne gagnera rien
13:24pour la souveraineté nationale
13:25si on enfourche
13:26le cheval de bataille
13:27d'autres pays européens
13:28qui n'ont rien à perdre
13:30au fait de s'attaquer
13:31au profit
13:31des grandes entreprises
13:32du secteur
13:32parce qu'en fait,
13:33elles n'en ont pas.
13:34Laurice Boachot.
13:35François-Xavier Bellamy,
13:36nous sommes à quelques semaines
13:37du 1er mai.
13:38vous avez vu cette proposition
13:41de loi
13:41qui est en cours
13:43de débat
13:44au Parlement
13:46pour permettre
13:47aux boulangers
13:47et aux fleuristes
13:48d'autoriser leurs salariés
13:50à travailler
13:51ce jour-là.
13:52Les syndicats demandent
13:53au gouvernement
13:53de respecter
13:54la démocratie sociale.
13:55Ils s'opposent
13:55à cette mesure
13:56et le Premier ministre
13:57a annoncé tout à l'heure
14:00une réunion
14:00avec les organisations
14:01syndicales
14:02demain soir.
14:03Est-ce que vous comprenez
14:04l'émoi créé
14:05par cette proposition ?
14:06Non, d'abord,
14:07elle aurait dû être poussée
14:08depuis bien plus longtemps
14:09et c'est frappant
14:10de voir aujourd'hui
14:10d'anciens premiers ministres
14:12y compris
14:12qui découvrent
14:13avec stupéfaction
14:14qu'on ne peut pas travailler
14:15le jour de la fête du travail.
14:16On ne peut pas travailler
14:17pas n'importe qui d'ailleurs
14:18parce que les mêmes syndicats
14:20qui refusent l'ouverture
14:22des boulangers
14:22le 1er mai
14:23ne s'émeuvent pas beaucoup
14:25que les McDonald's
14:26soient ouverts le 1er mai
14:27parce que la restauration
14:28peut travailler le 1er mai
14:29mais pas les boulangers
14:30parce qu'on a aujourd'hui
14:31des fleuristes
14:32alors que le 1er mai
14:33est pour eux évidemment
14:33un jour absolument décisif
14:35qui ne peuvent pas travailler
14:36ce jour-là
14:37donc c'est absurde
14:39qu'on laisse bosser
14:40les gens qui veulent travailler
14:41c'est le drame de ce pays
14:43que la gauche est devenue
14:44le camp qui s'oppose au travail.
14:46en cause d'une tradition ?
14:47C'est un argument
14:47qui est opposé
14:48Ceux qui veulent ne pas travailler
14:50le 1er mai
14:50pourront ne pas travailler
14:51mais le fait est qu'aujourd'hui
14:52vous avez des gens
14:53qui crient qu'ils veulent travailler
14:54c'est le jour de la fête du travail
14:56et on punit ceux qui veulent bosser
14:57et je voudrais dire
14:58simplement une chose
14:59La question derrière quand même
15:00François-Xavier Bellamy
15:01c'est celle des jours fériés
15:02est-ce qu'il faut supprimer
15:03ou pas des jours fériés ?
15:04Est-ce qu'il y a trop de jours fériés ?
15:05C'est ça que ça vient entamer aussi.
15:07En tous les cas
15:07ce débat
15:08il faut le resituer
15:08dans son contexte général.
15:10Deux éléments importants
15:11la France
15:12aujourd'hui
15:13c'est le pays de l'OCDE
15:14où on travaille le moins
15:15par habitant sur une vie.
15:16Comment est-ce que vous voulez
15:17réindustrialiser la France ?
15:18Comment est-ce que vous voulez
15:19garder votre souveraineté ?
15:20La maîtrise de votre destin ?
15:21Il faut supprimer des jours fériés ?
15:22Inventer les solutions
15:23dont nous avons besoin
15:23pour demain
15:24si on ne travaille pas plus.
15:25Oui on va devoir travailler plus
15:27et pour ça
15:27c'est je crois au fond
15:29le constat
15:30que nous devons tous faire
15:31la condition absolue
15:32pour pouvoir sortir
15:33de l'appauvrissement
15:34qui touche le pays.
15:35Donc oui
15:35il y a des suppressions
15:37les jours fériés
15:37c'est ça que vous dites.
15:38Mais il faudra aller
15:39beaucoup plus loin que ça.
15:41Il faut qu'on libère
15:42le travail en France
15:43d'une manière générale.
15:45C'est pas seulement
15:45la question des jours fériés
15:46c'est la question
15:47de la libération du travail.
15:48Aujourd'hui on a un système
15:49qui ont duré des semaines
15:51après la proposition de François Bayrou
15:52de supprimer deux jours fériés
15:53et le gouvernement
15:54avait finalement renoncé.
15:55C'était pas plus tard
15:56que l'été dernier.
15:57Mais parce qu'il y avait
15:57un problème dans cette proposition
15:58que je continue de dénoncer
16:00qui était qu'il s'agissait
16:01de travailler
16:02deux jours fériés en moins
16:04sans rien gagner de plus
16:06pour les Français.
16:07Deux jours fériés
16:08qui allaient directement
16:09dans les caisses de l'État.
16:10Et ce que je dis aujourd'hui
16:11ce que nous disons
16:12avec toute notre famille politique
16:13c'est que le but
16:15est de travailler plus
16:16pour sortir de l'appauvrissement
16:18des Français
16:18de l'appauvrissement du pays.
16:20Une autre statistique importante
16:21qui est un peu passée
16:22inaperçue ces derniers jours
16:23c'est que la France
16:25est passée
16:26sous la moyenne européenne
16:28en PIB par habitant
16:29c'est-à-dire en richesse
16:30produite par habitant
16:31sous la moyenne européenne.
16:33Notre pays s'appauvrit
16:34à toute vitesse
16:35et il y a dans ce pays
16:36beaucoup de Français
16:37qui bossent
16:37et qui travaillent beaucoup
16:38et qui travaillent dur
16:39et qui pourtant ont du mal
16:41à joindre les deux bouts.
16:42Ça devrait être l'urgence
16:43pour la gauche.
16:44Comment mieux payer le travail ?
16:45Moi je suis désolé
16:46de voir que dans notre pays
16:47il y a une gauche
16:47qui a abandonné les travailleurs
16:49qui a abandonné le combat
16:51pour le droit des travailleurs
16:52et le premier droit des travailleurs
16:53c'est qu'on leur rende
16:54la liberté
16:55de vivre de leur travail
16:56de bosser
16:57comme ils l'entendent
16:58et de vivre de leur travail.
17:05Dans une semaine
17:06François-Xavier Bellamy
17:07les républicains
17:08les militants républicains
17:10vont faire un choix
17:10pour la présidentielle
17:12Bruno Retailleau
17:13le patron du parti
17:14candidat
17:15ou une primaire fermée
17:17ou alors une primaire ouverte.
17:19Tout d'abord
17:19première question
17:19qu'est-ce que vous voterez
17:20vous dans une semaine ?
17:21Moi je voterez
17:22pour que le président
17:23de notre famille politique
17:24puisse être notre candidat
17:25je pense que ça fait partie
17:26de la tradition
17:27de la droite française
17:29et je crois aussi
17:30qu'elle est d'autant plus
17:32justifiée par le fait
17:33que nous avons aujourd'hui
17:34à la tête de notre parti
17:35un homme qui peut
17:37représenter
17:38nos idées
17:39à l'élection présidentielle
17:40et qui peut
17:40gagner l'élection présidentielle.
17:42Et vous pensez que
17:44Xavier Bertrand
17:45par exemple
17:45ou Laurent Wauquiez
17:47pour ne citer que de nom
17:48se rangeront
17:49derrière cette décision ?
17:50J'espère que
17:51quand on est
17:52un parti politique
17:53on a le sens
17:54du collectif
17:54et que quand les militants
17:56vont choisir
17:56parce que
17:57jamais
17:57aujourd'hui
17:58pardon
17:58François-Xavier
17:59Bellamy
17:59combien de militants
18:01LR sont à jour
18:02de cotisation ?
18:03C'est-à-dire
18:03combien de personnes
18:03sont en capacité
18:04aujourd'hui
18:05de voter samedi prochain ?
18:06Eh bien il était possible
18:07d'adhérer jusqu'à hier
18:08donc on n'a pas encore
18:10les chiffres
18:10en tous les cas
18:11je n'ai pas encore
18:11les chiffres consolidés
18:12mais vous les aurez
18:13dans les jours qui viennent
18:14On était autour de 70 000
18:15c'est ça ?
18:16Est-ce que ça va suffire
18:17à donner finalement
18:17une légitimité ?
18:19C'est ça la question
18:19qui est derrière
18:20à Bruno Rotaillot
18:21si c'est lui qui est désigné
18:22par le vote samedi prochain ?
18:23Vous savez
18:23on n'a jamais eu
18:25une méthode de désignation
18:27aussi transparente
18:28et aussi démocratique
18:29au sein de notre formation politique
18:30quand Bruno Rotaillot
18:31a été élu président du parti
18:33il a dit
18:33je ne confisquerai pas ce débat
18:35je proposerai aux adhérents
18:36de choisir la manière
18:38dont notre candidat
18:39sera proposé
18:40en matière de démocratie interne
18:43il y avait eu une primaire
18:45Oui mais là
18:46on propose aux adhérents
18:47s'ils veulent une primaire
18:48ils peuvent la choisir
18:48le vote est dans quelques jours
18:50et si vous vouliez participer
18:52à la désignation
18:53de notre candidat
18:54tous les français
18:54pouvaient le faire
18:55nous avons largement communiqué
18:56sur cette échéance
18:57tous les électeurs de droite
18:58qui voulaient dire
18:59comment le candidat de la droite
19:00serait désigné
19:01pour l'élection présidentielle
19:02pouvaient éprendre leur carte
19:04pour décider de la manière
19:06dont ce parti interne
19:06choisirait son candidat
19:07Comment vous expliquez
19:07que finalement ce vote
19:08samedi prochain
19:08au sein de votre famille LR
19:09soit si peu soutenu
19:11par les grands ténors
19:11de votre parti
19:13voire même
19:14certains ont claqué la porte
19:15on a vu David Lissnard
19:16Vous savez nous
19:17ce qui compte
19:17c'est d'abord
19:18de réunir nos électeurs
19:20et de faire en sorte
19:21qu'ils puissent avoir
19:22voix au chapitre
19:23pour dire
19:24qui sera leur candidat
19:25et dans quelques jours
19:26ils vont choisir
19:27la manière
19:28dont notre candidat
19:29sera désigné
19:30moi je vous ai dit
19:31quelle était mon hypothèse
19:32d'autres ont d'autres options
19:34et les ont fait valoir
19:35dans le débat
19:35c'est le cas de David Lissnard
19:37ma conviction profonde
19:38c'est que David
19:38pour lequel j'ai
19:39une profonde estime
19:41et qui est un grand ami
19:42sera avec nous
19:43dans l'élection présidentielle
19:44je ne vois pas
19:45de monde possible
19:46dans lequel nous avons
19:47tant d'idées en commun
19:48je ne vois pas
19:48comment nous pourrions
19:49ne pas être unis ensemble
19:50dans le moment
19:51de cette élection
19:52qui sera un rendez-vous
19:53décisif pour l'avenir du pays
19:54et c'est de ça
19:55qu'il faut parler
19:55parce que ce dont les français
19:56attendent
19:57c'est qu'on leur parle
19:57de leur avis
19:57pour bien comprendre
19:59si Bruno Retailleau
20:00dans une semaine
20:01est désigné
20:02donc candidat
20:03officiellement
20:03des républicains
20:04ça veut dire que
20:05toute porte sera fermée
20:07à une éventuelle primaire
20:08ou est-ce qu'une primaire
20:09sera encore possible ?
20:10Non Bruno Retailleau l'a dit
20:11le fait est que
20:12nous ne savons pas encore
20:12quelles seront les étapes
20:13qui nous séparent
20:14de ce moment
20:15de l'élection présidentielle
20:16si parmi les grands candidats
20:19qui aujourd'hui
20:20prétendent incarner la droite
20:21tous se déclaraient
20:23favorables à une primaire
20:24Bruno Retailleau
20:24l'a dit et répété
20:25il est tout à fait disposé
20:27à y participer
20:27s'il devait être désigné
20:29dans quelques jours
20:29par nos adhérents
20:30pour les représenter
20:32y compris dans une échéance
20:33intermédiaire
20:33mais le plus important
20:35c'est qu'on ne va pas
20:36attendre
20:37aujourd'hui
20:38Edouard Philippe
20:38ne veut pas de primaire
20:39ça c'est un petit peu nouveau
20:41on entendait jusque-là
20:42Bruno Retailleau
20:43dire qu'il était plutôt
20:44opposé à une primaire
20:45non non
20:46encore une fois
20:46il n'a jamais dit ça
20:47il a simplement dit
20:47qu'à partir du moment
20:48où vous avez
20:49prenez un Edouard Philippe
20:50qui de toute évidence
20:51dit qu'il incarne
20:52la droite et le centre
20:54et qui ne veut pas
20:55participer à une primaire
20:56on ne peut pas proposer
20:57à nos adhérents LR
20:58de voter pour contraindre
20:59Edouard Philippe
21:00à un processus
21:01auquel il ne se soumet pas
21:02cette primaire dans votre esprit
21:03elle irait de où à où
21:04on sait que par exemple
21:04Laurent Wauquiez
21:05l'a défini d'Edouard Philippe
21:06jusqu'à Sarah Knafou
21:07moi je pense que cette primaire
21:09elle doit rassembler
21:10tous ceux qui prétendent
21:11incarner la droite
21:11et ensuite
21:13les personnes qui voteront
21:14dans cette élection primaire
21:15et bien
21:16pourraient départager
21:17qui incarne la droite pour vous
21:18elle irait de où à où
21:19alors cette primaire
21:20moi je pense que la droite
21:20c'est Bruno Retailleau
21:21qui l'incarne aujourd'hui
21:22le mieux
21:22et donc je voterais pour lui
21:23s'il y avait une primaire
21:24mais encore une fois
21:25je pense qu'il faudrait
21:26si cette primaire
21:27devait avoir lieu
21:27et si cette primaire
21:29rassemblait
21:29tous les candidats
21:31qui prétendent
21:32incarner ce camp là
21:33il faudrait qu'elle puisse
21:34alors à vous écouter
21:36Edouard Philippe
21:36n'est pas un vilain macroniste
21:38moi je ne pense pas
21:39qu'il faudrait que cette primaire
21:40ait lieu pour soutenir
21:41Edouard Philippe
21:41mais pour se confronter à lui
21:43et je crois
21:44qu'Edouard Philippe
21:45ne peut pas
21:45incarner la droite
21:46le principe d'une primaire
21:47ça veut dire que vous soutenez
21:48le gagnant
21:48donc ça veut dire que vous pourriez
21:50l'idée
21:51ne serait pas totalement exclue
21:53de pouvoir soutenir
21:54Edouard Philippe
21:54c'est pour ça que je vous pose la question
21:55c'est pas un affreux
21:57macroniste
21:58Edouard Philippe
21:59non mais je pense que
22:00Bruno Retailleau
22:00gagnerait cette élection primaire
22:01et précisément parce qu'Edouard Philippe
22:03devra assumer le bilan
22:04d'Emmanuel Macron
22:05et parce qu'au moment
22:06où il rentrera dans l'atmosphère
22:07il faudra bien qu'il réponde
22:09de son héritage
22:10à Matignon
22:11c'est pour ça que
22:12dans cette élection primaire
22:13l'idée ne serait pas
22:14de se rallier à lui
22:15mais au contraire
22:16de confronter
22:16non seulement nos projets
22:18mais aussi nos actions passées
22:19pendant 10 ans
22:20nous avons été des opposants
22:22au macronisme
22:23et j'ai été de ceux
22:24vous avez aussi participé
22:25à un gouvernement
22:25de Emmanuel Macron
22:26Bruno Retailleau
22:27a été ministre
22:28nous sommes rentrés
22:29dans un gouvernement
22:29de cohabitation
22:30et chacun aura pu constater
22:31que la ligne que Bruno Retailleau
22:33a incarnée au ministère
22:34de l'intérieur
22:34n'était pas vraiment celle
22:35qu'Emmanuel Macron
22:36n'avait cessé de favoriser
22:37le gouvernement de François Bayrou
22:38n'était pas exactement
22:39un gouvernement de cohabitation
22:40si bien sûr
22:40c'était un gouvernement
22:41dans lequel nous ne sommes rentrés
22:43que pour une seule et unique raison
22:44le gouvernement de François Bayrou
22:44était un gouvernement de cohabitation
22:46encore une fois
22:46il n'y avait rien en commun
22:48la ligne historique
22:48d'Emmanuel Macron
22:50depuis 2017
22:50il n'y avait rien en commun
22:52il n'y avait rien en commun
22:53entre la ligne
22:54qu'Emmanuel Macron a portée
22:55pendant des années
22:56y compris sur les sujets régaliens
22:58et celle que Bruno Retailleau
22:59a incarnée au ministère
23:00de l'intérieur
23:00et chacun le constate aujourd'hui
23:02c'est parfaitement clair
23:03d'ailleurs quand vous voyez
23:04le ministre de l'intérieur
23:05actuel
23:05qui sans doute
23:06bien plus proche
23:07d'Emmanuel Macron
23:07aujourd'hui explique
23:09qu'il faut en réalité
23:10ne pas appliquer
23:11la circulaire de Bruno Retailleau
23:12parce qu'elle conduit
23:13à éviter
23:15trop de régularisation
23:17on voit bien la différence
23:18dans le Figaro
23:19ce week-end
23:20Bruno Retailleau
23:20se dit prêt
23:21à participer à une primaire
23:22à condition qu'Edouard Philippe
23:24y participe
23:25ça veut dire donc
23:26que vous êtes prêt
23:27à vous rallier
23:28à un éventuel gagnant
23:29quand on participe à une primaire
23:30on est prêt
23:30à se rallier
23:31à l'éventuel vainqueur
23:32qui pourrait être
23:33Edouard Philippe
23:33dans ce cadre-là
23:34mais en fait
23:35vous envisagez la primaire
23:36uniquement à partir du principe
23:37que nous la perdrions
23:38pardonnez-moi
23:39de corriger cette impression
23:41ma conviction profonde
23:42c'est que si la primaire
23:43a lieu
23:43Bruno la gagnera
23:45et d'ailleurs
23:45on adhère à un espace politique
23:47et à des idées politiques
23:48en commun
23:49qui permettent
23:50un ralliement éventuel derrière
23:51il y a une chose
23:52qui est un fait
23:53c'est qu'aujourd'hui
23:54Edouard Philippe
23:55qui est candidat
23:57à l'élection présidentielle
23:58prétend représenter
24:00la droite
24:00dans cette élection présidentielle
24:01Bruno Retailleau
24:02dit
24:03représenter la droite
24:04dans cette élection présidentielle
24:05le fait est que
24:06les électeurs de droite
24:07vont légitimement
24:08être inquiets
24:09de voir
24:10une pluralité
24:11de candidatures
24:12à l'intérieur
24:12d'un même espace politique
24:14et donc la question
24:14qui se pose
24:15est qui peut
24:15incarner nos idées
24:17qui peut apporter
24:18l'alternance
24:19dont la France
24:19a tellement besoin
24:20dans les intentions de vote
24:21dans les différents sondages
24:22permettez-moi d'aller
24:22au bout de ma phrase
24:23parce que ce dont la France
24:24a besoin en 2027
24:25c'est d'une alternance
24:27et pas d'une continuité
24:28et donc moi je crois
24:29qu'une primaire
24:30serait utile
24:31si elle permet
24:32en effet
24:32de se confronter
24:33à Edouard Philippe
24:34par exemple
24:35parce que ce serait
24:36l'occasion pour lui
24:37d'avoir à répondre
24:38de son bilan
24:39et à le rallier
24:39s'il gagne
24:40mais de gagner surtout
24:41nous gagnerons
24:42cette élection primaire
24:43et c'est peut-être
24:44la raison pour laquelle
24:45Edouard Philippe
24:45n'a pas très envie
24:46d'y aller
24:46loin derrière Edouard Philippe
24:47dans les intentions de vote
24:49mais vous savez
24:49il y a les intentions de vote
24:50un an avant la présidentielle
24:51et il y a la réalité
24:52des élections
24:53c'est une image aujourd'hui
24:53de la classe politique
24:54en effet c'est une image
24:55aujourd'hui
24:56c'est une photo
24:56à l'instant T
24:57qui est peut-être importante
24:59aussi pour les électeurs
24:59de droite
25:00qui pourraient voter
25:00les primaires
25:01mais vous m'accorderez
25:02que dans les élections passées
25:03il est rarement arrivé
25:04que ceux qui étaient en tête
25:05un an avant l'élection
25:06soient les gagnants
25:07un an plus tard
25:07et donc la question
25:08qui se pose pour nous
25:09c'est aussi
25:09d'ailleurs si Edouard Philippe
25:11est si certain
25:12de pouvoir incarner
25:13la droite
25:14dans cette élection
25:15pourquoi aurait-il peur
25:16d'une primaire
25:17qu'il y vienne
25:18et que le débat ait lieu
25:19et d'ailleurs
25:20le débat peut avoir lieu
25:21le plus rapidement possible
25:22primaire ou non
25:23nous nous y sommes prêts
25:24parce que notre conviction profonde
25:25c'est que la France
25:26attend le changement
25:27et que ce changement
25:28nous pouvons l'incarner
25:29et Bruno
25:30j'en suis convaincu
25:31peut apporter
25:32les ruptures profondes
25:33dans la France
25:33est-ce que vous comprenez
25:35les réserves
25:35de Jean-François Copé
25:37de Xavier Bertrand
25:38de Valérie Pécresse
25:39de Michel Barnier
25:40sur les choix
25:41que fait Bruno Rotaillot
25:43pour sa famille politique
25:45mais ces choix
25:46ils sont parfaitement transparents
25:47nous les avons discutés
25:48en bureau politique
25:49il y a quelques jours
25:49je ne sais pas exactement
25:51quelle est la source
25:52de cette espèce
25:52d'éternel procès d'intention
25:54que certains cherchent
25:55à livrer
25:55contre leur propre camp
25:56en permanence
25:57comme si la meilleure manière
25:58de nous renforcer
25:59c'était de jouer
26:00le jeu éternel
26:01de ces divisions
26:02qui ont tant fragilisé
26:02la droite
26:03moi je ne crois pas à ça
26:04je ne passe pas mon temps
26:05à accuser mon propre camp
26:06j'essaye de commencer
26:07par apporter les solutions
26:08dont la France a besoin
26:09et si tout le monde
26:10pouvait se comporter
26:10de cette manière-là
26:11je pense que le débat public
26:12s'en porterait mieux
26:13mais tout de même
26:13qu'est-ce qui s'est passé
26:14depuis quelques mois
26:15pour que Bruno Rotaillot
26:16qui rassemblait
26:18une grande partie
26:19de votre famille politique
26:20ait perdu à ce point-là
26:21de crédit
26:22auprès des différents ténors
26:24des républicains
26:25mais encore une fois
26:26moi ce qui m'intéresse
26:27ce n'est pas les ténors
26:28comme on dit
26:28ce qui m'intéresse
26:29c'est les français
26:29et les électeurs de droite
26:31aujourd'hui
26:31je crois qu'ils continuent
26:32on le verra dans quelques jours
26:33ils représentent aussi
26:34ils font remonter
26:35peut-être des sensibilités
26:37qui s'expriment
26:37au sein de votre mouvement politique
26:38mais d'ailleurs la vérité
26:40c'est qu'encore une fois
26:41nous avons
26:41loin de l'image
26:42qui peut être donnée
26:43parfois dans les médias
26:44nous avons un débat interne
26:45chez LR
26:46qui est un débat démocratique
26:47ouvert
26:48qui est un débat de confiance
26:50et d'ailleurs
26:51dans le dernier bureau politique
26:52que nous avons eu
26:53c'est de manière quasi unanime
26:54que nous avons décidé
26:56des étapes
26:56qui viendraient
26:57pour préparer
26:57l'élection présidentielle
26:58les votes qui ont été faits
27:00ont été emportés
27:01à la quasi unanimité
27:02donc je souhaite
27:04à tous les partis politiques
27:05en France
27:06d'être aussi transparents
27:07aussi démocratiques
27:08ce qui veut dire aussi libre
27:09et du coup aussi pluriel
27:10parfois c'est vrai
27:11mais aussi confiant
27:13dans leur unité
27:14que nous ne le sommes aujourd'hui
27:15et maintenant je le redis
27:16la seule chose qui compte
27:17c'est pas de parler
27:18indéfiniment des problèmes
27:19d'arrière boutique
27:20c'est de parler
27:20de ce qu'attendent les français
27:21de ce qu'attend le pays
27:22parce que le pays
27:23traverse une inquiétude profonde
27:25il connaît une crise
27:27existentielle aujourd'hui
27:28et mon sentiment
27:28c'est que notre devoir
27:30notre responsabilité
27:31et on l'a vu
27:31au moment des élections municipales
27:33où nos candidats
27:34ont été ceux
27:34qui ont pu
27:35faire barrage
27:36contre l'alliance
27:36entre la gauche
27:37et l'extrême gauche
27:38notre responsabilité
27:39c'est d'être
27:39à la hauteur du rendez-vous
27:41présidentiel qui nous attend
27:42pour pouvoir réunir
27:43les français
27:44autour d'un projet clair
27:45et préparer notre avenir
27:46et l'immigration
27:47votre proximité
27:48avec l'extrême droite
27:49à Bruxelles
27:50ou à Strasbourg
27:51et également
27:51les élections en Hongrie
27:53on parle de tout ça
27:54juste après la pause
27:55François-Xavier Bellamy
27:56à tout de suite
27:57pour la suite
28:07suite du Grand Jury
28:08présenté par Olivier Bost
28:10le Grand Jury
28:12de François-Xavier Bellamy
28:13vice-président
28:15des Républicains
28:16et député européen
28:18Perrine Tarnot
28:19de Public Sénat
28:19et Boris
28:20pardon
28:21Loris Boichot
28:22du Figaro
28:23sont à mes côtés
28:24pour vous interroger
28:27Le Grand Jury
28:28l'actualité de la semaine
28:30Il y a des élections
28:32en Hongrie
28:33aujourd'hui
28:33une défaite
28:34de Victor Orban
28:36François-Xavier Bellamy
28:37au pouvoir
28:38depuis 16 ans
28:39serait-elle une bonne nouvelle
28:41pour l'Europe ?
28:42Le fait est que
28:43Victor Orban
28:44depuis plusieurs années
28:46maintenant
28:46a fait de la Hongrie
28:47une porte d'entrée
28:48pour bien des puissances étrangères
28:50qui cherchent
28:50à fragiliser l'Europe
28:51et c'est un immense regret
28:53de voir au fond
28:54qu'à travers
28:55cette stratégie
28:56la Hongrie
28:56est devenue
28:57la tête de pont
28:58de la Russie
29:00on a
29:00il y a quelques jours
29:01appris les discussions
29:02parallèles
29:03qui existaient
29:03entre la diplomatie hongroise
29:05et les autorités russes
29:07mais aussi
29:08de pays
29:09comme la Chine
29:10par exemple
29:10c'est en Hongrie
29:12que va s'installer
29:12une immense usine
29:13de voitures chinoises
29:15BYD
29:15qui vont pouvoir être
29:16fabriquées
29:17grâce à la Hongrie
29:18sur le sol européen
29:19et donc
29:19contourner toutes les règles
29:21qui tentent de protéger
29:22le marché européen
29:23contre l'explosion
29:24de l'automobile chinoise
29:26et du coup
29:26le risque majeur
29:28que cela fait poser
29:29sur nos industries
29:29donc aujourd'hui vous soutenez son enfant
29:30Peter Magyar
29:31qui est conservateur
29:31mais pro-européen
29:33et pro-Ukraine
29:34Peter Magyar fait partie
29:35de notre famille politique
29:36il est au sein du PPE
29:37nous nous siégeons dans le même groupe
29:39au Parlement européen
29:40et aujourd'hui
29:41il veut pouvoir
29:42poursuivre une politique
29:43de droite en Hongrie
29:44mais une politique
29:46qui affirme la nécessité
29:47que l'Europe se renforce
29:49face à ses puissances étrangères
29:50et je pense
29:50encore une fois
29:51à la Russie, à la Chine
29:52à la Turquie aussi
29:53dont Victor Orban
29:54est très proche
29:55donc il faut maintenant
29:56qu'on arrive à avoir
29:57une vraie cohérence européenne
29:58sur ces enjeux-là
29:59Vous regrettez d'avoir
30:00longtemps soutenu
30:01Victor Orban ?
30:02C'était une erreur ?
30:03Non parce que
30:03nous espérions pouvoir
30:05garder le lien
30:07avec le gouvernement
30:09qui le dirigeait
30:09et j'observe que
30:10la rupture avec le PPE
30:12c'est-à-dire avec la droite européenne
30:13le moment où lui
30:14a choisi de quitter le PPE
30:16a été le point de départ
30:17de cette dérive
30:18qui se révèle extrêmement inquiétante
30:21Et est-ce que vous avez trouvé
30:22normal le soutien
30:24la visite en Hongrie
30:26du vice-président américain
30:27J.D. Evans ?
30:28Est-ce que c'est de l'ingérence
30:29selon vous ?
30:30J'observe que
30:31d'une manière générale
30:32ceux qui parlent le plus
30:32de souveraineté nationale
30:33ne sont pas ceux qui la pratiquent
30:34avec le plus de constance
30:36Moi je ne voudrais pas
30:38si j'étais hongrois
30:39que ce soit le vice-président
30:42d'une hyperpuissance américaine
30:43qui vienne me dicter
30:44ce que je dois faire
30:46et pour qui je dois voter
30:47Donc ça vaut aussi pour Marine Le Pen
30:48qui il y a deux semaines
30:49est allé soutenir
30:50Viktor Orban ?
30:51Mais là encore
30:51je me souviens
30:53de ceux qui
30:54il y a quelques mois
30:55nous expliquaient
30:56que la réélection
30:56de Donald Trump
30:58était une chance
30:58pour l'Europe
30:59que c'était une magnifique nouvelle
31:00il faut aussi que
31:02cela vienne rendre des comptes
31:03devant les français
31:04quand le président Trump
31:05augmente les droits de douane
31:07asphyxie notre agriculture
31:09met en danger
31:09le commerce mondial
31:10je pense que
31:11le comportement très agressif
31:13des américains
31:13à l'égard de l'Europe
31:15et de tous les pays européens
31:16devrait aujourd'hui
31:17constituer une question
31:18pour ceux qui se sont réjouis
31:20de son élection
31:21et qui ont été paradés
31:22à sa cérémonie d'inauguration
31:23Donc Donald Trump
31:24dessert aujourd'hui
31:24finalement si on vous suit
31:26la cause des populistes
31:27et des conservateurs
31:27en Europe
31:28En tous les cas
31:29il faut que
31:29ceux qui se sont revendiqués
31:31de lui
31:33et qui ont applaudi
31:34sa victoire
31:35nous expliquent maintenant
31:36comment ils regardent
31:37les conséquences
31:38de cet événement
31:39dont ils se montrent
31:39et si fiers
31:40La Hongrie de Viktor Orban
31:42bloque pour le moment
31:4390 milliards d'euros
31:44d'aide à l'Ukraine
31:45ça veut dire que
31:46s'il perd le scrutin
31:47aujourd'hui
31:48cette aide
31:49pourra être débloquée
31:50d'ici à quelques semaines
31:51quelques mois
31:53Oui je le crois
31:53et au-delà de la question
31:54de l'aide à l'Ukraine
31:55c'est toute une cohérence
31:56européenne
31:56qu'il s'agit de retrouver
31:57parce qu'aujourd'hui
31:59les Etats membres
31:59et je pense que c'est nécessaire
32:00ont un droit de veto
32:01qui leur permet
32:02de garantir
32:03que leurs intérêts fondamentaux
32:04ne sont jamais
32:05mis en danger
32:06mais le fait est que
32:07dans la discussion européenne
32:08le veto hongrois
32:09a plus souvent servi
32:10ces dernières années
32:11de moyens de chantage
32:12et d'occasion
32:13d'exprimer les priorités
32:14d'ici quelques jours
32:15quelques semaines
32:16Oui oui
32:16je pense qu'on n'y est pas
32:18encore une fois
32:18d'abord ce qui compte
32:19c'est que le peuple hongrois
32:20se détermine
32:21mais c'est vrai
32:22qu'au lendemain
32:22de cette élection
32:23on pourra sans doute
32:24retrouver
32:24Il faut continuer
32:24d'aider massivement
32:25l'Ukraine
32:26Et encore une fois
32:27c'est l'Ukraine
32:28bien sûr
32:28il faut continuer
32:29de soutenir l'Ukraine
32:30parce que
32:30évidemment c'est la sécurité
32:31de l'Europe
32:32qui est en jeu
32:33mais c'est même pas seulement
32:34l'Ukraine
32:34j'étais il y a quelques jours
32:35en Arménie
32:36pour retourner
32:37soutenir le peuple arménien
32:39à la veille d'élections
32:39qui sont là aussi
32:40très importantes
32:41pour son avenir
32:41et l'Arménie
32:43est l'un des grands sujets
32:45que j'ai défendu
32:46au cours des dernières années
32:47quand l'Arménie
32:47a été attaquée
32:48par l'Azerbaïdjan
32:49je pense que si l'Europe
32:50avait réagi fermement
32:51elle aurait sans doute
32:52dissuadé d'autres agressions
32:54territoriales futures
32:55le fait est qu'elle ne l'a pas fait
32:56et pourquoi ?
32:57Notamment parce que
32:58Victor Orban
32:58très proche de M. Erdogan
33:00refusait que l'Europe
33:02sanctionne l'Azerbaïdjan
33:03et donc vous voyez
33:04je crois que là encore
33:04c'est aussi de cette unité européenne
33:06autour de principes fondamentaux
33:07que nous devons pouvoir
33:09retrouver le chemin
33:09Devant la commission
33:10de la défense
33:11de l'Assemblée nationale
33:12cette semaine
33:13le chef d'état-major
33:14des armées
33:15Fabien Mandon
33:16a dit que sa préoccupation
33:17première
33:17était la perspective
33:19d'une guerre ouverte
33:20avec la Russie
33:21il a raison
33:22ou ça vous semble excessif ?
33:24Il est chef d'état-major
33:25des armées
33:26il dispose des informations
33:27qui permettent de juger
33:28la réalité d'une agressivité
33:30que certains
33:30veulent toujours minorer
33:32moi ce que j'observe
33:33c'est que la Russie
33:35elle est déjà
33:36en train
33:37de se confronter
33:38à nos forces armées
33:39elle l'a fait
33:40par exemple
33:40dans bien des pays africains
33:42en menant une guerre
33:43extrêmement dangereuse
33:44contre nos militaires
33:45à travers ses propres militaires
33:46Donc la menace russe
33:47est aujourd'hui la menace numéro 1
33:48Elle le fait aujourd'hui
33:48sur les mers
33:49j'étais il y a quelques jours
33:50à la rencontre
33:51des marins
33:53dans la rate de Brest
33:55qui parlent
33:55aujourd'hui
33:56parce qu'ils la rencontrent
33:57quotidiennement
33:58de cette agressivité
33:59russe en mer
34:00et donc il ne faut surtout pas
34:02se voler la face
34:02sur la réalité du danger
34:03mais ça n'est pas seulement
34:05la Russie
34:05d'une manière plus générale
34:06ce que nous sommes en train
34:07de vivre
34:08c'est le retour
34:09du risque
34:10de conflits
34:10de haute intensité
34:11de guerres inter-étatiques
34:13et la France
34:14doit être prête pour ça
34:15Et justement
34:16dans ce contexte
34:16est-ce que vous craignez
34:17que les Etats-Unis
34:18lâchent l'OTAN ?
34:19Donald Trump
34:20a eu encore des propos
34:21très amers
34:21cette nuit
34:22contre l'OTAN
34:23Mais quelle que soit
34:24la trajectoire des Américains
34:25notre devoir
34:26c'est d'être prêt
34:27Le grand drame
34:28de l'Europe
34:29c'est que pendant trop longtemps
34:30elle a confondu
34:31l'alliance
34:32avec les Etats-Unis
34:33avec la dépendance
34:35à l'égard des Etats-Unis
34:36L'année dernière
34:37les Européens
34:38ont acheté
34:3979%
34:40de leurs armements
34:41hors d'Europe
34:41dont l'essentiel
34:43aux Etats-Unis
34:4464%
34:44Et bien c'est de ça
34:46qu'il faut sortir
34:46et l'agenda
34:47que nous défendons
34:48au Parlement européen
34:49et sur lequel
34:49j'ai travaillé
34:51en portant
34:51un programme
34:52très important
34:53le premier programme
34:54pour l'industrie
34:54de la défense
34:55en Europe
34:55c'est un agenda
34:56de reconstruction
34:57de nos capacités
34:58de production industrielle
34:59le but n'est pas
35:00de faire la guerre
35:01le but c'est
35:02de garantir la paix
35:03mais pour rester en paix
35:05il faut
35:05c'est vieux comme l'histoire
35:06de l'Europe
35:07être prêt à la guerre
35:08et aujourd'hui
35:09nous ne le sommes pas
35:09et j'observe que
35:11vous parliez de ces déclarations
35:12du chef d'état-major des armées
35:13moi ce qui m'inquiète le plus
35:15c'est que
35:16l'essentiel
35:16dans le travail
35:17qui nous appartient
35:19ça n'est pas d'abord
35:20les mots
35:21ce sont les actes
35:22et aujourd'hui
35:22la France
35:23n'est pas au rendez-vous
35:24de l'action
35:25il y a quelques jours
35:26on a appris
35:27le budget des armées
35:27ne cesse d'augmenter
35:28le budget des armées
35:29doit augmenter
35:30il doit continuer d'augmenter
35:31mais encore une fois
35:32le plus important
35:33c'est comment est-ce que
35:34nous équipons
35:34nos forces armées
35:35comment est-ce que
35:36nous leur donnons
35:36les moyens
35:37de leur mission
35:37en Europe
35:38j'ai porté ce programme
35:40et nous l'avons voté
35:41il rentre en ce moment
35:41en application
35:42pour l'industrie
35:43de défense européenne
35:44mais en France
35:45malheureusement
35:46les industriels
35:46attendent désespérément
35:48des contrats
35:49de la part de l'état
35:50pour commencer à produire
35:51il y a quelques jours
35:52on a appris
35:52que la fonderie de Bretagne
35:55avait été rachetée
35:55il y a un an
35:56qui fabrique des éléments
35:57essentiels
35:58pour des obus
35:59des munitions
36:00la fonderie de Bretagne
36:01est de nouveau en vente
36:02parce qu'elle n'a pas reçu
36:03de contrat
36:04au cours de l'année
36:05qui vient de s'écouler
36:05c'est une aberration
36:07que nous avons
36:08un chef d'état-major des armées
36:09qui parle du retour
36:11de la guerre
36:12de haute intensité
36:13et pendant ce temps-là
36:14malheureusement
36:15nous avons des industriels
36:16qui sont revendus
36:17parce qu'ils n'ont pas
36:18de contrat
36:19et que de fait
36:20il se trouve aujourd'hui
36:22l'arme au pied
36:23attendant que l'état
36:24veuille bien se décider
36:25à avancer
36:26François-Bellamy
36:27vous êtes vice-président
36:28du PPE
36:29du groupe de la droite
36:31au Parlement européen
36:32et on parlait
36:33de Victor Orban
36:34il vous arrive
36:34de plus en plus
36:35de voter avec
36:36l'extrême droite
36:37que ce soit donc
36:37le groupe de Victor Orban
36:39de Jordan Bardella
36:40celui piloté par
36:41Georgia Meloni
36:42ou celui de Sarah Knafo
36:43en l'occurrence
36:44il arrive surtout
36:44que ces groupes
36:45votent avec nous
36:46d'accord
36:46mais est-ce que ça veut dire
36:47que vous faites
36:48finalement au niveau européen
36:50ce qui pourrait nous attendre
36:51au niveau national
36:52après l'élection présidentielle
36:54mais moi je fais
36:55une seule chose
36:56au niveau européen
36:56comme au niveau national
36:57je défends mes idées
36:59et en l'occurrence
37:00comme député européen
37:01je tiens les engagements
37:02que j'ai pris
37:03devant les Français
37:03c'est nouveau de s'allier
37:05dans les votes
37:06mais de s'allier dans les votes
37:07avec l'extrême droite
37:08est un fait nouveau
37:09au Parlement européen
37:09non
37:10j'imagine que vous faites référence
37:12à ce vote récent
37:14que ça soit pour les questions
37:14sur l'écologie
37:15questions sur l'immigration
37:16où vous êtes
37:17ou la motion de censure
37:19à l'automne dernier
37:20contre la présidence
37:21de la Commission européenne
37:22contre le Mercosur
37:22oui je suis contre le Mercosur
37:23donc quand une motion de censure
37:25est déposée contre le Mercosur
37:26nous la votons
37:27avec mes collègues
37:27des Républicains
37:28contre une présidente
37:28de la Commission européenne
37:29pourtant issue de vos rangs
37:30ceux de la droite européenne
37:31mais moi je ne défends pas
37:33je défends la voix des Français
37:35et je tiens mes engagements
37:36et en l'occurrence
37:37avec la Commission européenne
37:38nous avons un désaccord
37:39majeur sur le Mercosur
37:40et c'est grâce à nous
37:42c'est grâce au travail
37:43parce que là c'est quand même
37:43une ligne taboue
37:44au sein de votre famille politique
37:45de s'allier ou pas
37:45avec l'extrême droite
37:46mais encore une fois
37:47je ne fais que défendre
37:49ma ligne
37:49est-ce qu'on voudrait
37:50que je renonce à mes idées
37:51au motif qu'il se trouve
37:52que d'autres votent
37:53la même chose
37:54la saisine de la Cour de justice
37:55de l'Union européenne
37:56contre le Mercosur
37:57est passée au Parlement européen
37:59à dix voix d'avance
37:59elle est passée
38:00avec les voix
38:01des députés
38:02de notre famille politique
38:03qui avaient porté
38:04cette saisine
38:05mais aussi avec les voix
38:06de tous les parlementaires français
38:07qu'ils viennent
38:08du Rassemblement national
38:09des socialistes
38:11ou des écologistes
38:12donc vous voyez
38:12que ça n'est pas une alliance
38:14c'est simplement le fait
38:15que nous défendons
38:16nos engagements
38:16et le texte auquel
38:17vous faisiez vision
38:18le règlement retour
38:19qui va transformer
38:20on va en parler en détail
38:21mais ce que je veux dire
38:22c'est que ça nourrit
38:23aujourd'hui
38:23François-Xavier Bellamy
38:25des reproches
38:25au sein de votre famille politique
38:27par exemple
38:28Jean-François Copé
38:29cette semaine sur RTL
38:30qui estime que
38:31qui parle d'un schisme
38:34chez LR
38:34en ciblant votre ligne
38:35à ses yeux
38:36extrêmement complaisantes
38:38je le cite
38:38à l'égard du Rassemblement national
38:40qu'est-ce que vous lui répondez ?
38:41D'abord
38:41je le redis
38:42je serais très heureux
38:43d'inviter Jean-François Copé
38:44au Parlement européen
38:45pour lui montrer
38:45comment fonctionne
38:46le travail quotidien
38:47dans notre institution
38:47Donc vous dites
38:49qu'il se trompe alors ?
38:49Mais bien sûr
38:50est-ce que je vais renoncer
38:51à mes idées
38:52au motif qu'il se trouve
38:53qu'elles pourraient être adoptées
38:54avec le soutien
38:55des voix des groupes
38:56qui sont sur notre droite ?
38:57Est-ce que demain
38:59je me suis engagé devant vous
39:00pour reconstruire
39:01les frontières de nos pays
39:02pour retrouver une situation
39:04dans laquelle des gens
39:04qui ont été ciblés
39:06par une OQTF
39:07repartent effectivement chez eux
39:09mais en fait
39:09je vais abandonner ce projet
39:11parce que le risque
39:11c'est que le projet
39:13que je porte
39:13parce que c'est moi
39:14qui l'ai porté ce projet
39:15le projet que je porte
39:16passe avec les voix
39:17des groupes de droite
39:17donc j'abandonne
39:18je laisse tomber
39:19est-ce que c'est en abandonnant
39:20le terrain
39:21qu'on va être plus fort
39:22y compris face
39:23au Rassemblement national ?
39:24Vous dites finalement
39:25comme Bruno Retailleau
39:26que la seule chose
39:27qui vous sépare aujourd'hui
39:28du Rassemblement national
39:28c'est son programme économique
39:30Mais pas du tout
39:30nous avons des différences majeures
39:32avec le Rassemblement national
39:32C'est ce qu'a dit Bruno Retailleau
39:33Vous parlez de Victor Orban
39:34à l'instant
39:35C'est ce qu'a dit Bruno Retailleau
39:36Mais Bruno Retailleau
39:37l'a dit lui aussi
39:38en parlant de la Hongrie
39:39Moi je crois que Victor Orban
39:41aujourd'hui
39:41dessert la souveraineté
39:43de nos pays
39:43Marine Le Pen
39:44est allée soutenir Victor Orban
39:45ça ne fait pas
39:46une petite différence
39:47mais je ne vais pas passer mon temps
39:48à me justifier
39:50de défendre
39:51les idées que je défends
39:52et j'observe
39:52une dernière chose
39:53pardon
39:53une dernière chose
39:55c'est très important
39:56Jean-François Copé
39:57puisque vous parlez de lui
39:58qui me fait ce procès
40:00en schisme
40:00Jean-François Copé
40:02quand il a commencé
40:02sa carrière politique
40:03il a hérité
40:04d'une droite
40:05qui était hégémonique
40:07les familles politiques
40:08dans lesquelles
40:09il est passé
40:10le RPR
40:10l'UMP
40:11ont eu tous les pouvoirs
40:12et lui-même a eu
40:13tous les pouvoirs
40:14et toutes les responsabilités
40:15moi je suis rentré en politique
40:16en 2019
40:17j'ai accepté de prendre
40:18la tête de liste
40:18des républicains
40:19quand la liste était donnée
40:20à 5% dans les sondages
40:22et depuis
40:22je fais partie d'une famille politique
40:24qui tente de faire valoir
40:25la ligne d'une droite
40:26qui demain doit pouvoir
40:27se reconstruire
40:27mais aujourd'hui
40:28en effet
40:28face à un rassemblement national
40:30qui lui pour le coup
40:31est devenu quasiment
40:32hésémonique
40:33donc si ça marchait
40:34si bien que ça
40:35ça se saurait
40:36et j'appelle
40:37tous ceux qui prennent part
40:38à ce débat
40:39à le faire
40:39en particulier
40:40quand ils ont
40:40une si grande
40:41et si longue expérience
40:43avec un peu plus d'humilité
40:44au regard des résultats
40:45qui est laissé aujourd'hui
40:47à la génération qui vient
40:48François-Xavier Bellamy
40:48si je vous citais
40:49tout à l'heure
40:50Bruno Retailleau
40:51qui disait que
40:52la seule différence
40:52avec le RN
40:53c'était sur le plan économique
40:55si Jordan Bardella
40:57Mais trouvez-moi la citation
40:58elle vient d'où ?
41:00Ah bah c'est une
41:00alors là je
41:01Je ne crois pas
41:02avoir jamais entendu
41:03Bruno Retailleau
41:03dire une formule comme celle-là
41:04Si si si
41:05dans une interview
41:05il a dit qu'effectivement
41:07la différence aujourd'hui
41:08avec le RN
41:09ça change déjà
41:11principale
41:11et seule différence
41:12c'est pas exactement la même chose
41:13mais de toute façon
41:13on ne se définit pas
41:14par opposition
41:15à qui que ce soit
41:16nous ce que nous faisons
41:17c'est défendre nos idées
41:18Non mais la question
41:19la question derrière
41:20si vous voulez
41:20c'est qu'on voit très bien
41:21quel était le programme économique
41:22de Marine Le Pen
41:22on voit très bien
41:23qu'il y a une différence
41:25avec Jordan Bardella
41:26Laquelle ?
41:26En clair plus libéral
41:27Mais laquelle ?
41:28J'attends de voir
41:29quelle ligne
41:31portera un candidat
41:33du RN à la présidence
41:34de la République
41:35ce sera très intéressant
41:36de savoir
41:36qu'est-ce qu'il propose
41:37en effet
41:37sur les retraites
41:38qu'est-ce qu'il propose
41:39sur la baisse de la réponse publique
41:40qui évolue ?
41:41Ça peut devenir intéressant
41:42de travailler avec le Rassemblement National
41:43c'est ma question
41:44En fait pour moi
41:46ce qui m'a tenu éloigné
41:47du macronisme
41:48depuis l'origine du macronisme
41:50c'est que je ne crois pas
41:51au en même temps
41:52je ne crois pas
41:53au en même temps
41:54de droite et de gauche
41:55je pense que la vie politique
41:56c'est pas la fin des clivages
41:57la vie politique
41:58c'est du clivage
41:59et je crois que c'est normal
42:00d'ailleurs
42:01que le pluralisme existe
42:02dans une vie démocratique
42:03et c'est pour ça
42:04que je n'ai pas cru au macronisme
42:05parce que moi je crois
42:05qu'il y a dans ce pays
42:06une gauche qui s'assume
42:07et je la vois
42:08et je vois qu'il y a
42:09dans ce pays
42:09une droite qui doit se reconstruire
42:11et qui doit s'assumer elle aussi
42:12et quand j'entends Marine Le Pen
42:13elle a un point commun
42:14évident avec Emmanuel Macron
42:16elle dit
42:16et je respecte cette cohérence
42:18elle n'a jamais changé de discours
42:19elle dit qu'elle non plus
42:20ne se définit pas de droite
42:22et qu'elle refuse de considérer
42:23que le Rassemblement National
42:24soit de droite
42:25moi je peux faire
42:26une citation précise et exacte
42:27après le ralliement d'Éric Ciotti
42:28elle avait dit dans le Figaro
42:29le Rassemblement National
42:31n'est pas
42:31n'a jamais été
42:32ne sera jamais
42:33un parti politique de droite
42:34ça nous distingue
42:35moi je ne vais pas passer
42:36elle dit avec les gros patrons
42:38du CAC 40 cette semaine
42:39est-ce que vous dites
42:39qu'il n'y a pas une inflexion
42:41sur le programme économique
42:43vers une ligne plus pro-business
42:45Emmanuel Macron dîner aussi
42:47avec des grands patrons
42:48ça ne l'a pas empêché
42:48de faire une politique de gauche
42:49sur beaucoup de sujets
42:51c'est la première fois
42:52que des grands patrons du CAC 40
42:53notamment Bernard Arnault
42:54acceptent de dîner ouvertement
42:56avec Marine Le Pen
42:56et Jordan Barnela
42:57c'est quand même un signe
42:58de normalisation
42:59très fort du Rassemblement National
43:01d'un point de vue économique
43:02mais grand bien lui fasse
43:03moi je ne crois pas
43:04et c'est peut-être
43:05la différence que j'aurai
43:07avec Jean-François Copé
43:08je ne crois pas
43:09qu'on combattra
43:10le Rassemblement National
43:11par la diabolisation
43:12je pense qu'on réussira
43:14à gagner
43:14quand nous serons crédibles
43:15et convaincants
43:16et quand nous montrerons
43:17que nous avons
43:17un programme
43:18qui refuse en même temps
43:19qui refuse les ambiguïtés
43:21qui refuse le nini
43:22et le nini
43:23c'est celui que j'entends
43:24aussi bien
43:24chez Marine Le Pen
43:25que chez Emmanuel Macron
43:26nous ne sommes ni de droite
43:27ni de gauche
43:27mais qu'est-ce que ça veut dire
43:28et oui on peut effectivement
43:30quand on est seulement
43:31dans l'opposition
43:31jouer des ambiguïtés
43:33entre une figure
43:35qui fait des clins d'œil
43:36au patronat
43:37et une autre
43:37qui parle aux militants
43:39des Nimbomont
43:39à la fin
43:40la question c'est
43:41qu'est-ce que le Rassemblement National
43:42proposera pour l'avenir du pays
43:44la vraie question
43:45c'est celle-là
43:45la France va avoir besoin
43:47de vivre des ruptures
43:48majeures
43:49et il faudra
43:49beaucoup de clarté
43:50et beaucoup de courage
43:52pour la sortir de l'ornière
43:53dans laquelle elle se trouve
43:54aujourd'hui
43:54aujourd'hui
43:55ni cette clarté
43:55ni ce courage
43:56ne se trouve ailleurs
43:57j'en suis convaincu
43:58que dans notre famille
43:59et en même temps
43:59on voit que le Rassemblement National
44:01reste sur ses fondamentaux
44:02anti-européens
44:03que pensez-vous
44:04des maires RN
44:05qui ont retiré
44:06le drapeau européen
44:08du fronton
44:08de leur mairie ?
44:10Mais je ne comprends pas
44:12ce réflexe
44:13et revenons
44:14à des choses
44:15très concrètes
44:15qui intéressent les français
44:16le règlement retour
44:17que j'ai porté
44:18au Parlement européen
44:19et que le Rassemblement National
44:21après l'avoir beaucoup critiqué
44:22a fini par soutenir
44:23ce règlement retour
44:24il va permettre
44:25de mettre un terme
44:26à l'immigration illégale
44:28face à laquelle
44:29nos états sont impuissants
44:30aujourd'hui
44:30ma conviction profonde
44:32c'est que
44:33pour que nos états
44:34soient plus forts
44:34face à l'immigration illégale
44:36il faut travailler
44:37en Europe
44:38à des solutions communes
44:39parce que demain
44:40nous ne pourrons pas
44:41éviter que nos pays
44:43soient mis en danger
44:43si n'importe quel
44:46pays européen
44:46se trouvait
44:47de facto
44:48incapable
44:48de faire face
44:49à l'immigration illégale
44:50cette semaine
44:51c'est notamment
44:51la création
44:52de hubs
44:53de retours
44:53de migrants
44:54c'est-à-dire
44:54des plateformes
44:55d'expulsion
44:56qui soient dans des pays
44:57hors Europe
44:58de l'Union Européenne
44:59est-ce que vous pensez
45:00que ça va fonctionner ?
45:01Est-ce que par exemple
45:02on voit que l'Italie
45:03fait ça avec l'Albanie ?
45:04Ce n'est pas la même chose
45:05ce que l'Italie fait
45:06avec l'Albanie
45:06c'est qu'elle refoule
45:08des demandeurs d'asile
45:09en dehors de ses frontières
45:10là nous ne parlons pas
45:11de la même chose
45:12nous parlons de personnes
45:13qui ont été déboutées
45:14du droit d'asile
45:14aujourd'hui
45:15si vous venez
45:16d'un pays
45:17qui refuse de coopérer
45:18avec l'Europe
45:18en matière migratoire
45:19vous ne serez
45:20jamais expulsé
45:22prenez par exemple
45:23l'Algérie
45:23c'était l'un des grands sujets
45:24L'idée là c'est
45:25de les expulser
45:26dans d'autres pays
45:26Je mentionnais Bruno Retailleau
45:27aujourd'hui l'Algérie
45:28refuse de coopérer
45:29avec la France
45:30en matière de lutte
45:30contre l'immigration illégale
45:31si vous êtes
45:32un ressortissant algérien
45:34illégalement présent
45:35en France
45:35et que vous recevez
45:36un OQTF
45:36pourquoi partiriez-vous ?
45:38De toute façon
45:38l'Algérie refuse
45:39de vous reprendre
45:40vous ne serez jamais expulsé
45:42et donc nous
45:42ce que nous disons
45:43c'est qu'il faut sortir
45:43de cette impuissance
45:44et cela nous le faisons
45:46avec le règlement retour
45:47en créant en effet
45:48des centres de retour
45:49dans des pays tiers
45:49qui font que
45:50si vous ne rentrez pas
45:51dans votre pays
45:52vous serez expulsé
45:53dans un autre pays
45:54dans un centre de retour
45:55Qu'est-ce que vous répondez
45:56aux socialistes européens
45:57qui estiment
45:58que vous vous inspirez
45:59des politiques
46:00de l'administration Trump
46:01et d'un régime
46:02de déportation
46:03de type ICE
46:04je les cite
46:04du nom de la police
46:06de l'immigration américaine
46:07Je réponds aux socialistes européens
46:09que si on ne veut pas
46:10lutter contre
46:10l'immigration illégale
46:12aujourd'hui
46:12alors on ne peut pas
46:13protéger nos modèles sociaux
46:14on ne peut pas protéger
46:16nos droits fondamentaux
46:16y compris le droit d'asile
46:17aujourd'hui le droit d'asile
46:19il est contourné
46:19tous les jours
46:20parce que la vérité
46:21c'est que
46:21l'essentiel des gens
46:23qui demandent l'asile
46:24en France
46:24et qui sont déboutés
46:26du droit d'asile
46:26ne sont jamais reconduits
46:27et donc si vous tenez
46:29tant que ça à l'asile
46:30et moi je tiens
46:30au droit d'asile
46:31alors vous ne pouvez pas
46:32vous satisfaire
46:33d'une situation
46:33dans laquelle
46:3490% des gens
46:36qui reçoivent
46:37un OQTF en France
46:38ne sont jamais expulsés
46:39et si vous voulez
46:40défendre ces principes fondamentaux
46:42même en étant de gauche
46:43vous devriez être d'accord
46:44avec l'idée
46:45de tenter
46:45de sortir de cette impuissance
46:47et j'observe d'ailleurs
46:47que des socialistes
46:49dans les pays nordiques
46:50par exemple
46:50que des membres
46:52du groupe Renew
46:52le groupe des macronistes
46:53ont soutenu ce texte
46:55ont soutenu ce texte
46:56avec nous
46:57ont voté
46:57pour que ce texte
46:59s'applique
46:59à la différence
47:00malheureusement
47:00de tous les socialistes français
47:01de toute la gauche française
47:02et à la différence
47:03de tous les macronistes français
47:04qui s'opposent
47:05à cette évolution
47:06pourtant demandée
47:07par une écrasante majorité
47:08d'états membres
47:09aujourd'hui en Europe
47:09ce règlement
47:10il vient compléter
47:11le pacte asile-immigration
47:12qui avait été adopté
47:13l'année dernière
47:14ce pacte est applicable
47:16dans tous les pays d'Europe
47:17à partir du mois de juin
47:18il y a une particularité en France
47:20c'est que les lois
47:21n'ont pas été adaptées
47:22pour qu'ils puissent s'appliquer
47:23est-ce que vous redoutez
47:25une situation
47:26un peu kafkaïenne
47:26pour les étrangers en France ?
47:29malheureusement
47:30on va se retrouver
47:30dans une situation
47:31effectivement très bancale
47:32le pacte asile-immigration
47:34il est constitué
47:34pour l'essentiel
47:35d'une série de directives
47:36et les directives
47:37doivent être transposées
47:38dans le droit français
47:39par le Parlement
47:39et aujourd'hui
47:40il n'y a sans doute pas
47:41de majorité
47:42au Parlement français
47:43pour transposer
47:44le pacte asile-immigration
47:45le fait est que
47:46le règlement retour
47:47lui va s'appliquer immédiatement
47:48parce qu'il s'applique
47:50comme un règlement
47:51de droit
47:51dès le lendemain
47:52de sa publication
47:53dans tous les états membres
47:54de l'Union Européenne
47:55donc on ne pourra sans doute pas
47:57transposer le pacte asile-immigration
47:58le plus important pour moi
48:00ça n'est pas de se concentrer
48:01sur ce problème
48:02purement concret
48:03de technique parlementaire
48:04le plus important
48:05ce sera d'abord
48:06de réviser le pacte asile-immigration
48:07parce qu'il a été voté
48:09par une précédente majorité
48:10nous nous sommes opposés
48:11à une grande partie
48:12de ce pacte
48:13parce qu'il était
48:14insuffisamment robuste
48:15notamment face à
48:16l'immigration irrégulière
48:17et donc c'est pour ça
48:18que dans le sens
48:19du règlement retour
48:19il faudra qu'on avance
48:20rapidement vers une révision
48:21de ces textes
48:22Une dernière question
48:23sur l'une de vos collègues
48:25au Parlement européen
48:26Rima Hassan
48:27vous aviez porté plainte
48:28contre elle
48:29pour menace de mort
48:30et incitation
48:30à commettre un crime
48:32contre un élu
48:33alors elle a fait
48:33l'actualité
48:34la semaine dernière
48:35est-ce que vous avez
48:36des nouvelles d'abord
48:37de cette plainte ?
48:38Cette plainte
48:39je l'ai appris
48:40à l'occasion
48:41de ce dernier épisode
48:42a été classé sans suite
48:44Rima Hassan
48:44avait fait l'objet
48:45de 13 plaintes
48:47différentes
48:48et le parquet
48:49a classé sans suite
48:5010 des 13 plaintes
48:51probablement
48:52pour ne pas
48:53en réalité
48:53avoir à gérer
48:5613 affaires judiciaires
48:57simultanément
48:58je le regrette
48:59parce que parmi
49:00ces 13 plaintes
49:01votre plainte
49:01n'était pas recevable
49:02non ?
49:02Parmi les
49:03j'ai du mal
49:04à considérer
49:05qu'elles ne soient pas recevables
49:06le parquet dit
49:07que la menace
49:07n'était pas insuffisamment
49:09caractérisée
49:09malgré reconnaît-il
49:10la virulence du propos
49:11en effet
49:12si je resitue
49:13le propos
49:14c'était
49:15Rima Hassan
49:15qui avait tweeté
49:16en parlant de moi
49:17que monsieur Bellamy
49:18et ses amis génocidaires
49:20dorment bien la nuit
49:21mais ça ne va pas durer
49:22j'imagine que si je produisais
49:24la même formule
49:24à son endroit
49:25elle ne pourrait pas
49:25ne pas y voir
49:26l'expression
49:26d'une forme de menace
49:27je regrette que la justice
49:29ait été si lente
49:29et si longue
49:30j'observe qu'elle est
49:31parfois bien plus rapide
49:32quand il s'agit de sanctionner
49:33des responsables politiques
49:35qui doivent légitimement
49:36être comptables
49:38de leurs actes
49:39ou de leurs paroles
49:39en l'occurrence
49:40on a le sentiment
49:41que du côté
49:42de l'extrême gauche
49:43les procédures sont étonnamment
49:45plus longues
49:45et plus lentes
49:46je pense à madame Hassan
49:47je pense aussi à madame
49:48Chikirou
49:48qui est mise en cause
49:49depuis 2017
49:51maintenant
49:51pour des histoires
49:52de malversations
49:52sans qu'aucune véritable
49:54action judiciaire
49:55n'ait à ce jour
49:56été menée
49:56alors un procès
49:57merci François-Xavier Bellamy
49:59pour votre venue
50:00ce grand jury est terminé
50:02merci de l'avoir suivi
50:03on se retrouve la semaine prochaine
50:04bon dimanche à tous
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