- il y a 3 mois
Regardez Le grand jury avec Olivier Bost du 26 octobre 2025.
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00:00Bonjour à tous, bienvenue dans ce Grand Jury, nous sommes en direct sur RTL, nous sommes en direct sur Public Sénat, c'est le canal 8 de la TNT et sur toutes vos boxes.
00:23Bonjour Mathilde Panot, vous êtes la présidente des députés de la France Insoumise à l'Assemblée et députée du Val-de-Marne.
00:32Vous vouliez faire tomber Emmanuel Macron, vous regardez le budget se faire sans vous, êtes-vous condamné à voir les socialistes et le bloc central suspendre la réforme des retraites ou taxer les plus riches ?
00:45Dans votre contre-budget dont on va parler, vous proposez 180 milliards d'euros de nouveaux impôts, 165 milliards de nouvelles dépenses.
00:54Où ferez-vous adopter le premier milliard de ce contre-budget ? Bienvenue dans ce Grand Jury, Mathilde Panot.
01:00À mes côtés pour vous interroger, Claire Conhuit du Fidiaro et Quentin Calmet de Public Sénat.
01:06Bonjour.
01:06Dans ce Grand Jury, Mathilde Panot, nous aurons une séquence dédiée au Parlement. Nous parlerons de 2027 et vous répondrez aussi à nos questions express.
01:16Le Grand Jury, l'actualité de la semaine.
01:19Alors, pour parler du budget, Olivier Faure, le patron du Parti Socialiste, a prévenu s'il n'y a pas 15 à 20 milliards d'euros de plus de nouvelles recettes,
01:28notamment par la taxe Zuckman, par des taxes sur les héritages ou sur les gérants du numérique.
01:33Olivier Faure prévient, ça sera terminé. Est-ce que vous soutenez d'abord cet ultimatum des socialistes ?
01:39Alors, avant de répondre à cette question, si vous me permettez, M. Bosch, je voudrais dire un mot sur un événement très important qui va avoir lieu demain,
01:46puisque demain, c'est la commémoration des 20 ans de la mort de Ziad Bena et de Buna Traoré,
01:51qui étaient morts le 27 octobre 2005 à Clichy-sous-Bois.
01:55Et depuis Ziad et Buna, il y a eu 162 personnes qui sont mortes de contrôle ou de tentatives de contrôle policier.
02:01Depuis, la France a été pointée trois fois par l'ONU pour être le pays européen où il y a plus de morts et de blessés par la police.
02:10Et je veux donc redire à quel point nous n'accepterons jamais que certaines vies valent moins dans notre République,
02:15car c'est le contraire de la République.
02:17Donc je pense que ce sera un moment très important que nous commémorerons et auquel nous rendrons hommage à Ziad et Buna,
02:24demain, après les 20 ans de leur mort.
02:26Donc vous choisissez de commencer cette émission par parler de ce que vous qualifiez toujours de violences policières ?
02:31Oui, bien sûr, mais je crois que l'ONU aussi a dit qu'il y avait des violences systémiques dans la police.
02:35Et je redis qu'avec nous, il y aura l'abrogation de la loi permis de tuer de M. Cazeneuve,
02:40qui a fait exploser le nombre de tirs policiers lors des refus d'obtempérer, comme c'est appelé,
02:45puisque les tirs mortels ont été multipliés par cinq.
02:48Avec nous, il y aura des récipicés du contrôle faciès,
02:50qui était, je le rappelle, une des promesses de François Hollande.
02:53Alors, concernant ce que dit M. Fort, qui fait une énième menace à la censure,
02:58il se trouve qu'il y a eu une censure, il y a moins de dix jours,
03:01et que cette censure aurait permis, non seulement de faire partir M. Lecornu,
03:04qui est le dernier sursis d'Emmanuel Macron, la dernière cartouche,
03:09mais aussi de faire partir le président de la République.
03:11Et tout à l'heure, vous avez mis au passé le fait que nous voulions faire partir le président de la République.
03:15Eh bien, je vous le dis, la seule issue qu'il reste pour le pays,
03:18c'est non seulement le départ de M. Lecornu,
03:21mais aussi le départ du président de la République,
03:23pour que le peuple français tranche sur son avenir.
03:25Vous n'avez pas répondu à ma question.
03:25Qu'est-ce que vous pensez de cet ultimatum que lance Olivier Faure au gouvernement ?
03:29Mais je pense que tout ça est un jeu de dupe,
03:31et nous avons assisté depuis une semaine à des réunions secrètes
03:34qui se font à l'Assemblée nationale,
03:36entre Horizon, EPR, le Modem et le Parti Socialiste.
03:41C'est que dans ces tractations secrètes,
03:42ils sont en train de négocier des choses qui fait que le Parti Socialiste,
03:46non seulement a changé d'alliance, mais a changé de ligne.
03:49Je vous donne un exemple de ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale avant-hier.
03:52Avant-hier, nous avions proposé une taxe qui est l'impôt universel
03:57qui permet de lutter contre l'évasion fiscale.
03:59Cela concerne les Français qui gagneraient plus de 19 000 euros par mois
04:04et qui vont dans des paradis fiscaux ici ou là
04:06pour réchapper à la solidarité nationale et à l'impôt.
04:09Eh bien, cet impôt universel,
04:11qui avait été voté les autres années par le Parti Socialiste.
04:14Sur le Parti Socialiste, c'est qu'il n'est techniquement pas au point
04:17et qu'il ne visait pas les pays et notamment les paradis fiscaux.
04:20Eh bien, c'est étonnant qu'ils se rendent compte que ça ne soit pas au point.
04:21L'année dernière, c'était au point.
04:23Cette année, ce ne serait pas au point.
04:24Tout ça, ce sont des prétextes.
04:25Il y a des écologistes qui n'ont pas voté également.
04:27Ils disent qu'il y a des binationaux, par exemple,
04:29franco-africains, qui pourraient être concernés par cette taxe qui est mal faite.
04:33Mais ce n'est pas vrai.
04:34Quand vous regardez les pays avec lesquels nous n'avons pas de convention fiscale,
04:38c'est par exemple le Panama, les îles Fidji,
04:40et vous en avez beaucoup d'autres qui ne sont pas des pays africains.
04:43Donc ça, c'est des excuses qui sont données.
04:45Mais je le dis parce que lorsque vous avez un Parti Socialiste
04:48qui abandonne d'aller chercher l'argent là où il le faut,
04:50c'est-à-dire notamment dans les poches de celles et ceux
04:53qui essayent d'échapper à l'impôt,
04:55et c'est le principal problème que nous avons dans notre pays,
04:57c'est que les ultra-riches ne paient quasiment aucun impôt sur le revenu
05:01et que nous sommes devenus, et là je cite des grands économistes,
05:04un paradis fiscal pour les plus riches.
05:06Donc c'est à cette injustice que nous voulons mettre fin.
05:09Et quand vous voyez que depuis 8 ans,
05:11Emmanuel Macron, par les cadeaux qui ont été faits aux plus riches
05:13et aux multinationales, a créé 1000 milliards de dettes
05:16dont il fait payer l'addition maintenant aux locataires avec les APL,
05:20aux malades avec la taxe sur les maladies longue durée,
05:23notamment les cancers, dont il veut faire payer aux chômeurs,
05:26aux retraités avec la sous-indexation des pensions pendant 4 années,
05:29eh bien ce ne sera pas avec nous.
05:31Les socialistes ont quand même obtenu,
05:33ou vont obtenir la suspension de la réforme des retraites,
05:36il y aura une taxation des plus riches,
05:38probablement une taxe Zuckman revisitée,
05:41ça ce n'est pas des victoires pour les socialistes ?
05:43Ce ne sont pas des avancées ?
05:44Alors d'abord je rappelle ce qu'a dit Emmanuel Macron cette semaine.
05:47Cette semaine il était en Slovénie et il a dit
05:49il ne s'agit ni d'une abrogation de la réforme des retraites,
05:51pourtant majoritaire dans la société et dans l'Assemblée,
05:54ni d'une suspension de la réforme des retraites,
05:57c'est un décalage dans le temps.
05:58Sauf que le Premier ministre, après, par une lettre rectificative,
06:01a mis dans la loi la suspension...
06:03Oui, vous l'avez vu la lettre rectificative, elle est intéressante.
06:04Je vais expliquer pour celles et ceux qui nous écoutent
06:06ce qu'il y a dans cette lettre rectificative.
06:07Dans cette lettre rectificative, il est dit
06:09que les 3 mois qui concernent uniquement la génération née en 1964
06:13se font sur des économies où 17 millions de retraités
06:17vont voir leurs pensions sous-indexées pendant 4 années,
06:21plus avec une augmentation des prix des mutuelles
06:24pour l'ensemble des Français et des Françaises.
06:26Vous avez l'âge qui arrête d'augmenter.
06:28Elle se fait dans le cadre d'un budget
06:30dans lequel il faut accepter 7 milliards de baisse sur la santé,
06:34que les 13 millions de personnes maladies chroniques,
06:37notamment diabète, cancer, etc.,
06:38se fassent taxer jusqu'à 850 euros par an.
06:41Bref, dans un budget qui est un budget des horreurs.
06:44Il n'y a rien à faire à négocier, à amender ce texte.
06:47On le voit en ouverture des débats.
06:48Le Premier ministre qui a dit
06:49« Le compromis, c'est la noblesse du débat démocratique.
06:52L'intransigeance, c'est son contraire. »
06:53Vous, vous vous placez clairement du côté de l'intransigeance,
06:56si on vous entend bien.
06:56Il n'y a pas à négocier sur ce budget.
06:59En fait, vous n'avez pas compris quelque chose, je crois.
07:01Il se trouve que la Macronie n'est pas le centre de gravité politique,
07:05que les macronistes ont été battus trois fois dans les urnes
07:08aux trois dernières élections.
07:10Et que ce n'est pas à eux d'organiser le compromis.
07:13Je vais vous dire, nous, contrairement à tous les autres groupes politiques,
07:17notamment les macronistes, mais aussi le RN qui a sorti un contre-budget
07:20avec 60 milliards de coupes budgétaires,
07:23donc avec des horreurs absolues dans le contre-budget qu'ils ont proposé,
07:27nous, nous voulons une rupture avec la politique macroniste.
07:30Et nous n'avons pas été élus pour servir la soupe,
07:32ni à M. Lecornu, ni à M. Macron.
07:34Nous avons été élus pour faire un programme de rupture avec cela.
07:38Et ce que nous disons, et nous sommes les seuls à le dire,
07:40c'est qu'au contraire du concours Lépine qui est fait sur les coupes budgétaires
07:43qu'il faut faire dans ce pays,
07:45eh bien, il faut aller chercher l'argent là où il est.
07:47Et il faut dépenser plus pour répondre aux besoins écologiques et sociaux de ce pays.
07:50Ce qui va se jouer dès demain, c'est ce qu'ont proposé les socialistes,
07:55c'est la taxe Zuckman-Light.
07:57C'est-à-dire une taxe qui ne prend pas en compte les biens professionnels.
08:00C'est donc une proposition des socialistes qu'ils vont revendiquer comme étant une avancée
08:05qui est sans doute d'ailleurs soutenue par le gouvernement.
08:09Est-ce que vous, vous pourriez voter cela ?
08:10Alors, j'explique, vous avez dit taxe Zuckman-Light.
08:14Les socialistes viennent d'inventer une taxe Zuckman homéopathique,
08:17c'est-à-dire qui est diluée au point qu'elle ne servira plus à rien.
08:20J'explique.
08:20Elle rapportera quand même quelques milliards.
08:2390% des patrimoines des milliardaires sont des biens professionnels.
08:26Ce que proposent les socialistes, c'est d'exclure les biens professionnels dits familiaux,
08:31c'est-à-dire d'exclure de cette fameuse taxe Zuckman homéopathique
08:34le fait qu'il y ait, par exemple, les parts dans des sociétés à hauteur de 50%.
08:40Homéopathique, elle doit rapporter 7 à 8 milliards d'euros quand même.
08:44Non, c'est ce que vous dites.
08:47La taxe Zuckman, qui a été présentée par l'économiste Gabriel Zuckman,
08:50rapportée 15 à 20 milliards dans les caisses de l'État.
08:54Là, vous dites 7 milliards, nous nous disons plutôt 2 milliards,
08:56mais nous verrons sur les recettes.
08:57Mais je vais donner un exemple très concret de ce que ça veut dire.
08:59Par exemple, Vincent Bolloré, qui possède 70% du groupe Bolloré,
09:03puisqu'il possède plus de 50%, ne serait pas concerné par cette taxe Zuckman homéopathique.
09:09Par exemple, Bernard Arnault, qui est l'homme le plus riche de ce pays,
09:12possède 48,2% du groupe LVMH.
09:16Qu'est-ce qui se passerait ?
09:16Vous croyez vraiment qu'il va payer la taxe ou qu'il va juste racheter 2% des actions en plus de son groupe
09:21pour pouvoir faire en sorte d'échapper à cette taxe ?
09:24Et ce qu'a dit Gabriel Zuckman très bien hier,
09:26lorsqu'il analysait justement les propositions qui étaient faites,
09:29et notamment la proposition socialiste,
09:31c'est que plus vous faites des exemptions, des exonérations à cet impôt,
09:35plus derrière vous faites marcher la machine à optimisation.
09:38Donc ce qui va se passer, c'est que vous pouvez dire 7 milliards comme vous voulez,
09:41à la fin ce sera un rendement quasiment nul,
09:44et que le parti socialiste est en train de tout abandonner,
09:46c'est le monde où on vend sa chemise pour emprunter un mouchoir.
09:50Enfin, c'est absolument absurde.
09:52Mathilde Panot, vous avez parlé cette semaine d'un budget,
09:54d'une cruauté sans précédent comportant des mesures inhumaines.
09:58Qu'est-ce qui est inhumain dans le budget ?
10:01Par exemple, avoir pensé que faire des coupes budgétaires
10:05sur les parents qui ont des enfants décédés,
10:07en gelant et en baissant l'allocation pour enfants décédés,
10:11est quelque chose qui est inhumain.
10:12Pensez taxer les personnes qui ont des cancers dans ce pays,
10:15alors que nous venons d'avoir un mouvement qui est inédit l'été dernier,
10:19sur la loi Duplomb qui avait été faite notamment,
10:22qui voulait réintroduire l'acétamipride,
10:24l'acétamipride qui est un néonicotinoïde,
10:26un pesticide tueur d'abeilles,
10:27qui est responsable d'une explosion de cancer
10:30et qui aurait été responsable d'une explosion de cancer.
10:32Avec 2 millions de personnes qui ont signé une pétition pour dire
10:35le cancer est une maladie politique.
10:37C'est l'organisation de notre société qui nous rend malades.
10:40Pensez qu'il faut taxer les malades du cancer,
10:42pourtant malades par l'organisation politique de notre société,
10:45et ça c'est dit par le docteur Belpom au moins depuis les années 2000,
10:48est une folie inhumaine.
10:49Donc je maintiens que le fait de demander 50 euros par mois aux apprentis,
10:54de baisser l'allocation adulte handicapé,
10:56de faire en sorte que les allocataires des prestations sociales
11:01voient leurs prestations sociales baisser,
11:02que les locataires voient leur APL baisser,
11:04voire que les étudiants étrangers n'aient plus d'APL,
11:07ce qui était une demande du Rassemblement National,
11:08je maintiens que c'est un budget d'une cruauté inédite.
11:11Quentin Calmet.
11:12Le président de la commission des finances à l'Assemblée Nationale,
11:14c'est l'insoumis Éric Coquerel,
11:16il a parlé d'un budget patchwork à la sortie de l'examen.
11:19En commission, soulignant son manque de cohérence,
11:21la difficulté pour une famille politique,
11:23quelle qu'elle soit, de s'y reconnaître.
11:25Est-ce que c'est la limite de ce retour du parlementarisme ?
11:29Mais écoutez, là, vous avez peut-être observé
11:31ce qui s'est passé en commission,
11:33mais c'est très impressionnant,
11:34et c'est du jamais vu dans la Ve République.
11:37Le vote final du budget en commission
11:39a donné lieu à
11:41le vote pour d'EPR,
11:42vous savez, le groupe qui soutient le président de la République,
11:45donc, vote pour d'EPR,
11:47et ensuite, abstention du modem,
11:49abstention d'Horizon,
11:50abstention de l'IOT,
11:51le groupe de la droite a voté compte,
11:52le RN a voté compte,
11:53les socialistes ont voté compte,
11:54les écologistes, les communistes,
11:55et nous avons voté compte.
11:56Ce qui veut dire,
11:57si on reprend,
11:58puisque c'est la commission des finances,
12:00c'est la miniature de ce qui se passe ensuite dans l'hémicycle.
12:04Ça veut dire qu'il y a 92 députés
12:06sur 577 députés seulement,
12:10qui soutiennent ce budget,
12:11et donc, le socle qui reste de soutien à ce gouvernement
12:13et au président de la République
12:15est extrêmement faible.
12:16Mais la méthode de l'exécutif,
12:17c'était de redonner le pouvoir à vous,
12:19aux députés,
12:19pour vous mettre d'accord.
12:21C'est donc que vous n'en êtes pas capable.
12:23Le Parlement n'est pas responsable
12:24au point de trouver un même texte
12:26sur lequel il peut s'entendre.
12:27Je vais vous dire,
12:27le problème,
12:28c'est la base du texte qui nous est donné.
12:30Quand je vous dis que ce ne sont pas aux macronistes
12:32d'organiser les compromis...
12:33Ils ont dit que c'était un point de départ.
12:36Vous connaissez les règles du débat parlementaire.
12:39Ne faites pas semblant,
12:40ne soyez pas hypocrites
12:41sur la manière dont ça se fait,
12:42pour que tout le monde comprenne.
12:43Ils ont abandonné le 49-3, d'accord ?
12:46Mais en abandonnant...
12:46Ça, vous le saluez ?
12:48Mais je vais vous dire...
12:49Vous pouvez le dire.
12:49Moi, j'ai dit,
12:50Sébastien Lecornu est un 49-3 à lui tout seul.
12:52Vous savez, là, on nous parle
12:53d'une suspension de la réforme des retraites.
12:55Peut-être, puisque j'entends M. Larcher
12:57qui dit qu'il n'acceptera pas
12:58qu'on touche la réforme des retraites.
12:59D'une suspension qui peut-être arrivera
13:01pour une seule génération.
13:03Et encore, ceux qui ont des carrières longues
13:05et qui ont commencé à travailler avant 21 ans
13:07ne sont pas concernés par cette mesure.
13:09Et ce, au détriment des 17 millions de retraités
13:11qui vont voir leur pension baisser.
13:13Bref, l'arnaque complète.
13:14Pourquoi est-ce que M. Sébastien Lecornu
13:15est un 49-3 à lui tout seul ?
13:17Parce qu'il nous empêche de voter
13:19sur l'abrogation de la réforme des retraites.
13:21Et nous, dans notre niche parlementaire,
13:23le seul jour où nous pouvions décider
13:24de l'ordre du jour l'année dernière,
13:26nous avions redéposé un texte
13:28d'abrogation de la retraite à 64 ans.
13:30Et ce sont les macronistes et la droite
13:31qui, par leur obstruction,
13:33nous ont empêchés d'aller au vote.
13:34Donc, ce qui va se passer sur le budget,
13:36pour que tout le monde comprenne,
13:37le budget va être battu si on va au vote.
13:39Vous n'avez qu'à voir
13:41être battu.
13:42Donc, il y a plusieurs possibilités.
13:43Parce qu'il ne plaît plus à personne.
13:45Et il ne plaît en fait à personne.
13:46Mais parce que l'année dernière,
13:47nous avions fait une démonstration éclatante
13:49du fait que nous puissions trouver
13:5175 milliards de recettes nouvelles.
13:54C'est ce que nous avions fait voter
13:55avec les groupes de gauche l'année dernière.
13:57Et c'est ensuite par 49-3
13:59que le gouvernement a absolument tout effacé.
14:01Cette fois-ci, il n'utilisera pas le 49-3.
14:03Donc, soit le budget va être battu,
14:05soit ils vont passer par ordonnance.
14:07Ordonance, c'est le super 49-3.
14:09On dit qu'on abandonne le 49-3 d'un côté,
14:12mais les ordonnances,
14:12pour que tout le monde comprenne,
14:14tout ce que nous faisons au Parlement
14:15en ce moment
14:15sera tout simplement supprimé.
14:18S'il n'y a pas de vote dans les 70 jours,
14:20si les parlementaires ne votent pas.
14:21Exactement.
14:22Donc, il faut vous responsabiliser,
14:23peut-être enlever des amendements
14:24pour aller au vote.
14:25Mais qui a mis le plus d'amendements, monsieur ?
14:28Vous savez qui a mis le plus d'amendements ?
14:30On peut aussi retirer des amendements
14:31pour l'élection d'un excellent texte.
14:32Non, non, nous avons fait des cibles d'amendements
14:34justement pour ne pas dépasser les 70 jours.
14:36Nous avons respecté le nombre d'amendements qu'on avait.
14:39Qui n'a pas respecté ces règles d'amendements
14:41qu'on s'est données ?
14:42Il se trouve que c'est justement
14:43les groupes macronistes et la droite
14:45qui ont déposé un nombre infini d'amendements
14:46et que les débats sont certainement ralentis.
14:49D'abord pour donner du temps
14:50au deal secret de se faire
14:52entre les socialistes et les macronistes,
14:54ça c'est le premier point,
14:56mais aussi pour se donner la possibilité
14:57de passer par ordonnance.
14:58Et les ordonnances, c'est donc le texte initial
15:01qui s'appliquerait sans aucun vote.
15:03Et je le dis, c'est un texte réglementaire.
15:05Nous ne pouvons même pas faire un recours
15:07au Conseil constitutionnel.
15:08Donc vous voulez que je dise merci
15:09pour l'abandon du 49.3 ?
15:11Dans ce scénario-là, Mathilde Panot,
15:13ça sera une censure du gouvernement.
15:15Après des ordonnances.
15:16Du coup, dans tous les scénarios,
15:17nous arrivons à une censure du gouvernement.
15:19Et c'est pourquoi je reproche au Parti Socialiste
15:20de nous avoir fait perdre du temps.
15:23De donner encore un sursis à Emmanuel Macron
15:25alors qu'à la fin, il n'y a pas d'autre option.
15:27Nous ne pouvons pas rester 18 mois
15:29avec des gouvernements qui tombent
15:31tous les deux mois, toutes les 14 heures,
15:33comme ça s'est passé la dernière fois.
15:35Donc nous devons revenir au nœud du problème.
15:37Et le nœud du problème vient du fait
15:39que le Président de la République
15:40a refusé de respecter les résultats des urnes
15:42aux législatives dernières,
15:44alors que c'était le plus fort taux de mobilisation
15:46depuis 1981.
15:48Donc le nœud du problème vient d'un Président de la République
15:50qui aujourd'hui bloque l'ensemble des institutions.
15:53Si c'était un Premier ministre de gauche
15:54qui avait été désigné,
15:55quand on voit aujourd'hui l'entente à gauche
15:57entre vous et les socialistes,
16:00comment auriez pu vous gouverner ?
16:02Vous savez, à cette époque-là,
16:03nous avions une candidate,
16:05elle s'appelait Lucie Casté.
16:06Si elle avait été nommée,
16:07je ne sais pas si nous aurions été censurés ou pas,
16:09mais nous aurions au moins pu proposer des choses
16:11et ensuite construire des compromis avec le Parlement.
16:13Mais sur notre base à nous,
16:15puisque nous avons gagné les élections,
16:16je le rappelle quand même.
16:17Si ça finit mal entre guillemets
16:21et que le Parti Socialiste dépose une motion de censure,
16:24dans ce cas-là,
16:25vous la votez sans hésitation ?
16:26Mais bien sûr.
16:27C'est le Parti Socialiste à qui il faut poser cette question.
16:30C'est eux qui ont refusé par six fois
16:31de censurer François Bayrou
16:32et qui sont responsables du fait que François Bayrou
16:34ait puis d'abord proposé un tel budget
16:36et ensuite que M. Lecornu soit toujours là aujourd'hui.
16:40Alors que plus personne ne veut de la politique
16:42d'Emmanuel Macron dans ce pays.
16:43Expliquez-nous quelque chose.
16:44On a compris quand même dans les expressions de Manuel Bompard
16:46que pour l'instant,
16:47vous n'alliez pas déposer de motion de censure
16:49que vous vous réserviez à peu près jusqu'à début décembre.
16:53Pourquoi ?
16:53Je vais vous expliquer.
16:54Il se trouve que lorsque vous avez un 49.3,
16:57vous avez une motion de censure
16:58qui est automatiquement de droit
16:59comme réponse du Parlement.
17:01Et nous, à chaque fois qu'il y a eu un 49.3,
17:03nous avions déposé une motion de censure
17:04pour faire respecter la démocratie
17:06et la dignité du Parlement.
17:07À partir du moment où nous déposons des motions de censure
17:10au titre de l'article 49.2 de la Constitution,
17:12c'est-à-dire des motions de censure spontanées.
17:14Donc c'est pour les économiser.
17:15Nous n'avons la possibilité par député
17:17que d'en signer seulement trois
17:19dans la session qui va du 1er octobre jusqu'au 30 juin.
17:22Donc vous comprenez que nous,
17:24nous ne pouvons pas déposer des motions de censure à tout va
17:26et que nous ne la déposerons
17:28que si nous sommes sûrs qu'elle puisse passer.
17:30Mais je vous le dis,
17:31tôt ou tard et le plus tôt sera le mieux,
17:34Sébastien Lecornu va tomber
17:35et la question du président de la République sera reposée
17:38car il sera seul face au peuple français.
17:40Boris Vallaud, le président des députés socialistes,
17:43vous répond.
17:44Pour l'instant,
17:45eux n'ont rien ramené aux Français.
17:47Ils parlent des insoumis.
17:48Leur tweet intempestif ne m'intéresse pas.
17:51Est-ce que vous n'avez effectivement rien ramené ?
17:53Mais eux, qu'ont-ils ramené ?
17:55Je peux vous poser la question ?
17:56Probablement la suspension de la réforme des retraites.
17:59Pour l'instant, la suspension n'est pas actée.
18:01D'abord, c'est un décalage dans le temps,
18:02mais bon, passons.
18:04Donc, ils n'ont rien ramené.
18:05Et je vais vous dire,
18:06il n'y a qu'à relire,
18:08M. Vallaud et les autres n'ont qu'à relire
18:09le programme sur lequel ils ont été élus.
18:13Ils ont été élus sur un programme du Nouveau Front Populaire
18:16dont la deuxième ligne disait
18:18que nous avions été élus
18:19pour mener une politique de rupture avec Emmanuel Macron.
18:22Pas pour s'arranger avec eux,
18:24pour édulcorer l'ensemble du programme
18:26et qu'à la fin, il n'en reste rien.
18:28Car si nous sommes dans cette situation,
18:29c'est du fait d'une politique macroniste
18:30qui, depuis huit ans,
18:32sert les plus riches de ce pays
18:33au détriment des gens,
18:34au point que 1,2 millions de personnes
18:38sont tombées sous le seuil de pauvreté,
18:40au point qu'un Français sur trois
18:41se prive régulièrement du repas
18:43et a faim dans ce pays.
18:43Les socialistes auront tout du moins
18:45imposé dans le débat médiatique et politique
18:49la thématique de la justice fiscale
18:52et or, à chaque fois qu'on a parlé de budget...
18:53Ah, ce n'est pas nous.
18:54C'était pas...
18:55La taxe Zuckman n'était pas...
18:56Qui a fait voter la taxe Zuckman ?
18:58Écologiste.
18:59Non ?
18:59En février.
19:00C'est vrai, c'est tout à fait vrai,
19:01dans le cadre du niche.
19:01Mais qui a fait voter la taxe Zuckman
19:03lors du dernier budget ?
19:05Un amendement insoumis
19:06porté par Mathilde Feld,
19:09députée insoumise.
19:10Donc, c'est nous qui avions fait adopter
19:11la dernière fois la taxe Zuckman.
19:13Donc, vous pouvez me raconter
19:14tout ce que vous voulez.
19:15La réalité, et ce que les gens voient,
19:17c'est que nous avons été élus
19:18pour rompre avec cette politique de malheur
19:21dont plus personne ne veut
19:22et que le Parti Socialiste
19:23a décidé de changer d'alliance
19:25et d'aller faire une grande coalition
19:27avec la Macronie
19:29et nous n'en ferons jamais partie.
19:30Et ceux-ci sont devenus
19:31un ennemi politique aujourd'hui.
19:33On est très, très loin
19:34du nouveau Front Populaire.
19:35Maintenant, c'est un adversaire politique
19:36dans l'hémicycle.
19:38Parce que quand on voit les débats
19:38dans l'hémicycle,
19:39comme on les a vus depuis vendredi,
19:41on voit qu'il y a des grosses tensions
19:42même sur le fond des mesures.
19:44Donc, en fait, même la gauche
19:45n'était pas prête à gouverner
19:46si le NFP aurait été élu.
19:48Si, si, nous sommes prêts à gouverner
19:50à condition de respecter notre programme.
19:51Cela s'appelle
19:52des convictions politiques.
19:53Mais je vais vous dire,
19:54moi, je sais qui sont
19:54mes adversaires en politique.
19:56Mes adversaires sont
19:57les macronistes
19:58et l'extrême droite.
19:59Et ce que je reproche
20:00aux partis socialistes
20:01dans ce qu'ils sont en train de faire,
20:02c'est non seulement
20:03de trahir ce qu'il y a
20:04dans le programme
20:04du nouveau Front Populaire
20:05sur lequel ils ont été élus,
20:07mais surtout,
20:08de ne plus lutter sérieusement
20:09contre l'extrême droite.
20:10Parce que lorsqu'on s'allie
20:11avec la macroniste,
20:13qui ont une responsabilité historique
20:15dans la montée de l'extrême droite,
20:16qu'il n'y a qu'à voir,
20:172017, il y avait
20:178 députés d'extrême droite,
20:192022, 89 députés d'extrême droite
20:21et 2024,
20:23142 députés d'extrême droite.
20:25Donc, la première des choses à faire,
20:27c'est de tourner la page
20:28de la macronie.
20:29Et je crois que les Français
20:30dans ce pays
20:30n'attendent plus rien
20:31d'Emmanuel Macron
20:32si ce n'est une chose
20:33qu'il parte
20:34et qu'il laisse enfin
20:35le peuple décider de son avenir.
20:36En attendant, il y aura peut-être
20:36une dissolution avant
20:38si le Premier ministre chute.
20:39Est-ce que vous redoutez
20:40une dissolution ?
20:42Non, nous n'avons pas peur
20:43d'une dissolution
20:43et nous l'avons dit,
20:44je crois qu'à chaque fois
20:45la solution c'est de revenir
20:46devant le peuple,
20:47mais nous, nous avons dit
20:48que nous préférions
20:49une élection présidentielle,
20:51non pas parce que nous sommes
20:52obsédés par le fait
20:53d'avoir Jean-Luc Mélenchon
20:54comme candidat,
20:55même si je pense que c'est
20:56un très bon candidat,
20:57mais pour des raisons
20:58qui sont des raisons argumentées
21:00que je veux expliquer.
21:02Nous avons, nous,
21:02une légitimité politique
21:04qui est, je crois,
21:05assez unique depuis 1981
21:07vu le nombre de gens
21:08qui se sont rendus aux urnes
21:09en juin et en juillet
21:102024 dernier
21:11pour empêcher
21:12l'extrême droite
21:13de prendre le pouvoir
21:14dans ce pays.
21:15Donc, nous avons
21:15une Assemblée nationale
21:16qui a d'ores et déjà
21:17été dissoute.
21:18Je ne crois pas
21:19qu'une nouvelle dissolution
21:20donne un résultat
21:22vraiment différent
21:23mais à voir.
21:24Mais c'est surtout,
21:25si c'est une dissolution
21:26pour rien
21:27et que derrière
21:28on se retrouve
21:29avec toujours
21:30des équilibres
21:30des trois blocs,
21:32eh bien,
21:33si Emmanuel Macron
21:34ensuite est forcé
21:34de partir
21:35parce que le blocage
21:36persiste,
21:37alors il n'y aura plus
21:37la possibilité
21:38de faire une dissolution
21:39même après une présidentielle
21:40anticipée.
21:41Et je vais vous dire,
21:42l'Assemblée nationale
21:43n'est pas le problème.
21:44Le problème,
21:45c'est le locataire
21:45de l'Elysée,
21:46c'est lui qui bloque
21:47l'ensemble du pays
21:48et qui doit donc partir.
21:49Mais vous évacuez quand même
21:50le fait que vous,
21:51probablement,
21:52vous pourriez perdre
21:53un certain nombre
21:54de postes de députés
21:55dans une dissolution.
21:57Oui,
21:57on nous expliquait ça aussi
21:58la dernière fois.
21:59Je vous rappelle quand même
22:002024,
22:01tout le monde nous expliquait
22:02sur l'ensemble des plateaux,
22:03vous-même aussi.
22:03Non,
22:03parce que la gauche
22:05a fait alliance.
22:06Là,
22:06ça paraît plus improbable.
22:08Oui,
22:08mais vous savez,
22:09qui s'est isolé
22:10dans la période ?
22:11C'est le Parti Socialiste.
22:12C'est eux qui refusent
22:12tout seuls
22:13de voter contre
22:13la motion de censure.
22:15C'est eux qui votent
22:16tout seuls
22:16avec les macronistes
22:18contre les mesures
22:19qui sont faites par la gauche.
22:20Donc,
22:20je vais vous dire,
22:21en 2024,
22:2327 sondages sur 27
22:24donnaient l'extrême droite
22:25en tête et partout,
22:26il était expliqué
22:27que l'extrême droite
22:27allait gagner.
22:28Et ce que nous avons
22:29trouvé en 2024,
22:30c'est que lorsque les gens
22:31retournent massivement
22:32aux urnes,
22:33notamment les jeunes,
22:35les habitants
22:35des quartiers populaires,
22:36les militants politiques,
22:37syndicaux,
22:37associatifs de ce pays,
22:39eh bien,
22:39nous sommes plus nombreux
22:40et nombreuses
22:41que celles et ceux
22:42qui mènent une politique
22:43pour les riches
22:43et donc nous pouvons
22:44les battre,
22:45à la fois les macronistes
22:46et aussi l'extrême droite.
22:48Le Grand Jury,
22:50questions express.
22:52Alors,
22:52les questions express,
22:53c'est des réponses
22:53par oui ou par non.
22:55Tout d'abord,
22:56pour ou contre le passage
22:56à l'heure d'hiver ?
22:57C'était cette nuit ?
22:59Plutôt...
23:01Pas d'avis.
23:03Pour.
23:03Allons-y.
23:04C'est une question d'énergie
23:05au départ, mais...
23:06Quant à quelle mère ?
23:07Pour ou contre la taxe
23:08sur les petits colis ?
23:10C'est aussi une mesure
23:11envisagée dans le budget.
23:13Plutôt contre.
23:13C'est vraiment l'avis plus cher.
23:15Nous,
23:15on veut faire des propositions
23:16de loi,
23:17notamment sur la question
23:17des outre-mer,
23:18sur la question des tarifs postaux.
23:20Les importations chinoises,
23:21ça vous importe peu ?
23:22Écologiquement aussi,
23:23c'est pas un problème.
23:24Le nombre de petits colis
23:25qui se multiplient ?
23:26Peut-être alors.
23:27Je ne connais pas bien
23:28ce sujet,
23:28pour être honnête.
23:29Claire qu'en 8.
23:30Une autre Marine est possible,
23:32c'est l'affiche de campagne
23:33de Marine Tondelier.
23:34Est-ce que c'est une bonne
23:35ou mauvaise idée ?
23:37Ça vient notamment
23:39d'un autre monde est possible.
23:41C'est le slogan
23:42qu'avait Jean-Luc Mélenchon
23:43en 2022.
23:44Je pense que mettre
23:44Marine Le Pen
23:45au centre du jeu
23:46est à mon avis
23:47une mauvaise idée.
23:48On t'a calmé.
23:49À la fin du mois de novembre,
23:50on devrait voir les résultats
23:51de la convention citoyenne
23:52sur les rythmes de l'enfant.
23:53Est-ce qu'il faut repasser
23:54une semaine de 4 jours et demi
23:55avec classe le mercredi matin ?
23:57C'est une question
23:58sur les rythmes scolaires
23:59qu'on porte notamment
23:59avec Louis Boyard
24:00qui demande une mission
24:01d'information sur cette question.
24:04Donc plutôt favorable
24:05à ce qu'on regarde
24:05en tout cas sur les rythmes
24:06scolaires des enfants
24:07pour ne pas avoir
24:09des journées surchargées.
24:10Là, vous parlez
24:10des très jeunes enfants
24:11mais notamment la question
24:13se pose de manière très forte
24:14pour les collégiens
24:15et pour les lycéens.
24:16Dernière question,
24:17Mathilde Panot.
24:17Faut-il faire des doigts d'honneur
24:19aux journalistes
24:19lorsque les questions
24:20vous déplaisent ?
24:21Jean-Luc Mélenchon
24:22n'a jamais fait
24:23de doigts d'honneur
24:24et je vous le dis,
24:25nous n'avons pas peur de vous.
24:26Si nous voulions faire
24:27des doigts d'honneur
24:27sur un plateau,
24:28nous l'aurions fait directement.
24:29Jean-Luc Mélenchon
24:30n'a jamais fait
24:31de doigts d'honneur.
24:31Peut-être même
24:32le doigts d'honneur
24:32serait dans notre programme
24:33si nous voulions le faire.
24:34Donc ne vous inquiétez pas.
24:35Il y a des images quand même.
24:36Non, non.
24:37Il n'y a aucune image
24:39qui existe de ce moment-là
24:40et notamment sur d'autres angles.
24:42On voit que Jean-Luc Mélenchon
24:43ne fait aucun doigts d'honneur.
24:44Donc merci de ne pas répandre
24:45des mensonges
24:46de cette façon.
24:51Alors, vous avez présenté
24:53comme tous les autres partis
24:53et comme chaque année
24:54un contre-budget.
24:55Tout à fait.
24:56Dans le vôtre,
24:57il y a 180 milliards d'euros
24:58de nouveaux impôts
24:59pour 167 milliards d'euros
25:01de nouvelles dépenses.
25:03Comment pouvez-vous assurer
25:05qu'avec de tels chiffres
25:06vous n'asphyxiez pas l'économie
25:08avec ce qui ressemble quand même
25:09à un coût de massue fiscal,
25:11un minimum ?
25:11Alors d'abord,
25:12il faut remettre
25:13les pendules à l'heure
25:14sur un certain nombre de sujets.
25:15D'abord, nous,
25:16dans la révolution fiscale
25:17que nous voulons faire,
25:19toutes les personnes
25:19qui gagnent 4 000 euros
25:20et moins
25:21ne sont pas plus taxées
25:23voire sont moins taxées.
25:25Donc toutes les personnes
25:25qui gagnent 4 000 euros
25:26et moins,
25:27y gagnent dans notre réforme fiscale
25:29et notamment avec une progressivité
25:31de l'impôt sur le revenu
25:32avec 14 francs.
25:32Ce qui veut dire
25:32que les 180 milliards d'euros
25:35sont trouvés
25:36sur tous les gens
25:37qui gagnent plus de 4 000 euros.
25:38Oui, par exemple,
25:39nous faisons la taxe Zuckman,
25:4010 milliards.
25:40Nous faisons l'impôt de solidarité
25:42sur la fortune renforcé
25:43avec un volet climatique.
25:45Ça, c'est 15 milliards d'euros.
25:46L'héritage maximum
25:47pour ceux qui prennent
25:49plus de 12 millions d'euros.
25:51Enfin, 12 millions,
25:52je pense que ça va aller.
25:52Là, c'est 10 milliards.
25:54La taxe solidarité
25:55sur les dividendes,
25:5610 %,
25:57là, c'est 6 milliards.
25:58Et on peut continuer.
25:58Vous verrez,
25:59ce contre-budget est en ligne.
26:01Donc vous pouvez voir
26:01l'ensemble de ces chiffres.
26:02Ça, ça n'a aucun effet.
26:03Mais je vais vous dire,
26:04si ça a un effet,
26:05c'est justement qu'on peut
26:05dépenser plus
26:06et relancer
26:07ce qui est le plus important
26:09dans notre pays,
26:09c'est-à-dire la consommation populaire.
26:11Pour le moteur économique,
26:12ça n'a aucun effet.
26:13Justement, ça a un effet positif.
26:14Vous savez que l'OFCE
26:15vient de rendre un rapport
26:16la semaine dernière
26:17et que l'OFCE alerte
26:18sur les dangers
26:19du budget Lecornu
26:20et de la politique macroniste
26:21en général
26:21en disant que le budget Lecornu
26:23va diviser la croissance
26:25par deux dans notre pays.
26:26Vous n'êtes pas sans savoir
26:28qu'il y a eu un record
26:29de défaillances
26:30de petites et moyennes entreprises
26:32l'année dernière.
26:33Nous sommes à 68 000 défaillances
26:35de petites et moyennes entreprises
26:36par an,
26:37ce qui est absolument inédit
26:39et qui plonge beaucoup
26:40de petits commerçants,
26:42de petits restaurateurs
26:43dans une détresse absolue.
26:45Donc nous,
26:45nous faisons tout l'inverse.
26:47Et donc,
26:47nous relançons
26:48la consommation populaire
26:49qui, je le rappelle,
26:50la consommation populaire
26:51tire la moitié
26:52de la croissance
26:53dans notre pays
26:53à hauteur de 53%.
26:55Donc relancer
26:56la consommation populaire,
26:57c'est ce qui permet
26:57de remplir le carnet de commandes
26:59notamment des petites
27:00et moyennes entreprises.
27:02Et puis,
27:02nous relançons aussi
27:03la commande publique
27:04notamment pour relancer
27:06l'investissement
27:07dans l'activité productive
27:08et je crois que ce qui est
27:09un désastre aujourd'hui,
27:10c'est la politique
27:11qui est menée depuis 8 ans
27:12et qui mène au chaos
27:13dans lequel nous sommes aujourd'hui.
27:15Dans votre contre-budget,
27:16vous voulez réduire
27:16de 9 milliards d'euros
27:17la contribution de la France
27:19à l'Union Européenne.
27:20C'est quasiment
27:20la même proposition
27:21que le Rassemblement National
27:23qui propose aussi
27:24de réduire arbitrairement
27:26de 9 milliards
27:27notre contribution.
27:28Est-ce que ça veut dire
27:29sortir de l'Europe ?
27:31Non.
27:31C'est de manière unilatérale
27:33que vous le faites,
27:33vous ne le négociez pas ?
27:34Si, si.
27:35Nous avons dit
27:36que nous négocions
27:37des choses
27:37mais c'est l'excédent
27:38que nous donnons
27:39à l'Union Européenne
27:40et qui ne revient pas
27:41à la France.
27:42Oui, c'est un principe
27:42de solidarité
27:43à l'autre pays européen
27:44et c'est le principe
27:45même de la construction européenne.
27:46Nous sommes d'accord
27:47pour être solidaires
27:48mais avec des règles
27:49qui sont des règles
27:50de solidarité
27:50et d'harmonisation
27:51vers le haut.
27:53Ce que nous avons
27:53toujours proposé
27:54pour l'Union Européenne.
27:55Or, qu'est-ce qui se passe
27:56depuis 2005
27:58et le vote
27:59depuis 2005
28:00et le vote
28:01qui a été trahi
28:01du peuple français
28:02sur le traité
28:03constitutionnel européen
28:05c'est que vous observez
28:06que l'Union Européenne
28:06organise un dumping social
28:08à l'intérieur de l'Union Européenne
28:09et nous ne sommes pas
28:10d'accord avec cela.
28:11Donc, ce que nous disons
28:12c'est que nous,
28:13nous sommes d'accord
28:13pour la solidarité
28:14entre les peuples,
28:15nous sommes d'accord
28:16pour avoir plus de solidarité
28:18mais avec une harmonisation
28:19vers le haut
28:19qui n'entraîne pas
28:21tout le monde vers le bas.
28:21Si l'Europe dit
28:22on réduit les budgets
28:23pour l'agriculture française.
28:25Comment ?
28:26Si l'Europe dit
28:26on réduit les budgets
28:27pour l'agriculture française
28:28parce que c'est ce qui peut se passer.
28:29Très bien, nous verrons
28:29ce qu'on appelle
28:29un rapport de force
28:31avec l'Union Européenne
28:32et nous verrons.
28:33Mais je vais vous dire
28:33la France n'est pas
28:34n'importe quel pays
28:35dans l'Union Européenne
28:36et je le redis
28:37il y a urgence
28:38à changer les règles
28:39absolument absurdes
28:40qu'il y a dans l'Union Européenne
28:41qui nous empêchent
28:42de développer correctement
28:43les services publics
28:44qui nous empêchent
28:44de pouvoir favoriser
28:46par exemple
28:47la commande publique
28:48à des échelles locales
28:50et c'est ce que nous
28:51nous voulons changer
28:52et donc dans cette Union Européenne
28:54on vous déplaît fortement.
28:55Quentin Calmet.
28:56La France Insoumise
28:57qui a voté hier
28:57avec la droite
28:58contre le gel du barème
28:59de l'impôt sur le revenu
29:01ça devait rapporter
29:022 milliards dans le budget
29:03vous allez donc éviter
29:04aux plus riches
29:04de payer davantage
29:05comment est-ce que
29:06vous expliquez ce vote ?
29:07Alors je vais expliquer
29:08d'abord c'était un amendement
29:10alors dans
29:10de Laurent Wauquiez
29:11la manière dont s'est fait
29:13dans l'alias
29:14l'organisation des amendements
29:16les uns après les autres
29:16nous avions exactement
29:17le même amendement
29:18c'était effectivement
29:19le premier qui a été voté.
29:20Nous nous sommes fiers
29:21d'avoir épargné
29:22à 200 000 Français
29:23de rentrer dans le barème
29:25de l'impôt sur le revenu
29:26donc 200 000 Français
29:27qui ne payaient pas l'impôt
29:28sur le revenu
29:28qui auraient dû le payer
29:29avec ce gel du barème
29:31de l'impôt sur le revenu
29:31et à des millions d'autres
29:33de passer d'une tranche
29:34à une autre.
29:35Alors sur la question
29:36Une erreur se vote
29:37vous le dites ce matin ?
29:38Ah pas du tout
29:38ah pas du tout
29:39moi j'en suis extrêmement fière
29:40et je me demande même
29:40d'ailleurs pourquoi
29:41les socialistes ont voté contre
29:42parce que je vais vous dire
29:43Vous voulez un autre amendement
29:44qui ne préserve que
29:45certaines parties
29:46des personnes
29:47qui payent le moins d'impôts
29:48et pas les plus riches ?
29:49Mais alors déjà
29:50c'est quand même fort de café
29:51j'entendais Olivier Fort
29:52tout à l'heure
29:52qui disait que
29:53la France Insoumise
29:54préserve les plus riches
29:55quand je viens de vous expliquer
29:56que l'amendement
29:57sur l'impôt universel
29:58a raté à une voix près
30:00du fait du vote contre
30:01du parti socialiste
30:02pour les personnes
30:03qui gagnent plus de
30:0419 000 euros
30:05qui gagnent plus de
30:0619 000 euros
30:07pour sa porte de café
30:08Mais attendez je vais expliquer
30:09Vous avez épargné
30:09les contribuables
30:10les plus riches
30:11Nous avons fait en sorte
30:14que le gel
30:16ce qu'on appelle
30:17l'année blanche
30:18le gel du barème
30:20de l'impôt sur le revenu
30:22ne soit pas gelé
30:24et donc nous avons épargné
30:25à des millions de Français
30:26de passer d'une tranche à l'autre
30:27voire de payer des impôts
30:28quand ils n'en passaient pas
30:29Ensuite sur la question
30:30de la progressivité
30:32de l'impôt sur le revenu
30:32nous avons présenté
30:33un autre amendement hier
30:35qui est un amendement
30:35qui permet justement
30:36de rendre progressif
30:37l'impôt sur le revenu
30:38avec 14 tranches d'impôt
30:40qui seraient faites
30:41et bien cet amendement là
30:43a été rejeté
30:44et bien moi je le dis
30:45je préfère dégeler
30:46et faire en sorte
30:47qu'il n'y ait pas
30:48d'année blanche
30:48pour notre pays
30:49et qu'ensuite
30:49qu'on travaille justement
30:51à la progressivité de l'impôt
30:52c'est ce que nous avons fait hier
30:53et nous en sommes très fiers
30:54Mathilde Panot
30:54présidente du groupe
30:55des députés
30:56La France Insoumise
30:57est notre invitée
30:58ce dimanche
30:58on marque une courte pause
30:59et on se retrouve
31:00dans un instant
31:00à tout de suite
31:01Mathilde Panot
31:17la présidente
31:18des députés
31:18de La France Insoumise
31:20et notre invité
31:21Quentin Calmet
31:22de Public Sénat
31:22et Claire Conruite
31:23du Fidaro
31:24sont à mes côtés
31:25pour vous interroger
31:26Le Grand Jury
31:28l'actualité de la semaine
31:29Alors avant
31:31des questions d'actualité
31:32sur la semaine
31:33un retour quand même
31:34sur le budget
31:34avec une dernière question
31:36lors des discussions
31:37en commission
31:38Mathilde Panot
31:38la France Insoumise
31:39a défendu l'idée
31:40de supprimer
31:41les plans épargne retraite
31:43il y a 11 millions
31:44et demi de français
31:45qui ont ces PER
31:46comme on dit
31:47vous leur dites
31:48c'est terminé ?
31:49Non je suis heureuse
31:50que vous me posiez la question
31:50parce qu'effectivement
31:51c'est ce qui a été dit
31:53dans certains des médias
31:54je vais le dire très clairement
31:55nous n'avons aucune intention
31:57de supprimer les plans
31:58et par une retraite
31:59des français
32:00mais nous voulions
32:01avec cet amendement
32:02lancer l'alerte
32:04sur ce qui est en train
32:05de se passer
32:05avec la question
32:07des attaques
32:08qui sont faites
32:08contre la retraite
32:09par répartition
32:10et vous avez vu que
32:11sur le décalage
32:13de la réforme des retraites
32:14en même temps
32:14Sébastien Lecornu
32:15a annoncé
32:16qu'il voulait faire
32:17une conférence sociale
32:18à la fois
32:18pour la retraite à points
32:19et pour la retraite
32:20par capitalisation
32:21et donc si nous n'avons
32:22aucune intention
32:23de supprimer les plans
32:24épargne retraite
32:24des français
32:25nous voulons réaffirmer
32:27que nous sommes attachés
32:28à la retraite
32:28par répartition
32:29et qu'à un moment
32:30il faudra réfléchir
32:31aux incitations fiscales
32:32qui sont faites
32:33sur la retraite
32:34par capitalisation
32:35pour bien comprendre
32:36pour vous
32:37le PER
32:37c'est de la capitalisation
32:38c'est un début
32:40de capitalisation
32:41effectivement
32:41et donc nous n'avons
32:42pas l'intention
32:43de le supprimer
32:44je le répète
32:44mais nous voulons
32:45réaffirmer
32:46notre attachement
32:47à la retraite
32:47par répartition
32:48et je le dis
32:49d'autant plus
32:50dans un moment
32:50où vous avez peut-être noté
32:52que la CGT a envoyé
32:53une lettre au parlementaire
32:54ce que nous disons
32:55sur le fait
32:55que c'est un décalage
32:56qui ne remet pas en cause
32:57la retraite à 64 ans
32:59la grande victoire
33:00des socialistes
33:00comme c'était annoncé
33:01et bien la CGT a dit
33:02exactement dans un courrier
33:03nous vous appelons
33:04à ne pas confirmer
33:05les 64 ans
33:06par vos votes
33:07ce qui veut dire
33:08que la CGT elle-même
33:09est contre cette grande victoire
33:10qui a été obtenue
33:11par les socialistes
33:13vous estimez qu'il faut en finir
33:14avec le chantage
33:15de la dette
33:17vous dites
33:17nous sortirons
33:18de la dette publique
33:19de la main des marchés
33:21pour la confier aux banques
33:22et à la BCE
33:23avant d'évaluer
33:25quelle part de dette
33:25est légitime
33:26vous faites tout ça
33:27sans affoler les marchés
33:28sans faire
33:29payer l'argent plus cher
33:31parce qu'aujourd'hui
33:32ça représente
33:33une part importante
33:34du budget de l'Etat
33:34cette dette
33:35oui oui
33:36et vous pouvez noter
33:38que celui qui est responsable
33:39de l'augmentation
33:40de 1000 milliards de dettes
33:41s'appelle Emmanuel Macron
33:42et les politiques
33:43qui ont été menées
33:44à quelques crises près
33:45oui
33:45comment ?
33:46à quelques crises près
33:47oui
33:47oui oui
33:47enfin c'est quand même
33:48lui qui a fait ça
33:49et vous remarquerez
33:50que par exemple
33:51c'est la cour des comptes
33:51ce n'est pas les insoumis
33:52qui disent ça
33:53qu'il manque chaque année
33:5462 milliards d'euros
33:55dans les caisses de l'Etat
33:56avec un effondrement
33:58des recettes
33:58parce qu'on a fait
34:01des cadeaux
34:01enfin ils ont fait des cadeaux
34:02il y a un moment
34:03la dette c'est un sujet
34:03ou c'est pas un sujet ?
34:04alors je vais vous dire
34:05nous nous ne sommes pas d'accord
34:06avec les peurs
34:09qui sont agitées
34:09je rappelle que
34:10quand M. Barnier
34:11allait être censuré
34:12vous aviez Mme Born
34:13qui expliquait
34:13qu'au 1er janvier
34:14les cartes vitales
34:15n'allaient plus fonctionner
34:16bon tout le monde voit
34:17que sa carte vitale fonctionne
34:18et de même là
34:19vous avez M. Bayrou
34:20qui expliquait
34:21que le FMI
34:22était aux portes
34:23de la France
34:24ce qui est absolument faux
34:25donc nous
34:26quand les intérêts
34:27de la dette
34:27devient le premier budget
34:29même devant
34:30l'éducation nationale
34:31c'est ce qui va se produire
34:32pour vous
34:33c'est pas un sujet ?
34:34nous disons
34:35que nous ne sommes pas d'accord
34:36avec le fait d'affoler tout le monde
34:37et nous disons que
34:38si M. Bost
34:39si nous étions restés
34:40au même niveau
34:41de prélèvement
34:41qu'il y avait en 2017
34:44quand Emmanuel Macron
34:45est arrivé
34:45si nous étions aujourd'hui
34:46au même niveau
34:47de prélèvement
34:47qu'en 2017
34:48alors nous serions
34:49en dessous des 3%
34:50de déficit
34:51donc moi je veux bien
34:52qu'on nous fasse la leçon
34:53mais ce sont eux
34:54qui sont responsables
34:55du chaos qui est fait
34:55et nous nous disons
34:56que nous pouvons
34:57effectivement annuler
34:58une partie de la dette
34:59en tout cas
35:00la faire rouler perpétuellement
35:01c'est ce que nous avions proposé
35:02notamment
35:03dans une de notre niche parlementaire
35:04et sur laquelle
35:05Jean-Luc Mélenchon
35:06s'est exprimé
35:07à plusieurs reprises
35:07on t'a calmé
35:08on vous entend
35:09prenez davantage de recettes
35:10on ne vous entend jamais
35:11parler des dépenses
35:12il n'y a pas de sujet
35:13il n'y a pas quelque part aussi
35:15une meilleure effectivité
35:16de cette dépense
35:17à rechercher
35:17c'est aussi votre mission
35:18de contrôle
35:19en tant que parlementaire
35:20d'aller voir
35:21là où il y a parfois
35:22peut-être des gabegies
35:23si si nous parlons souvent
35:24des dépenses
35:25par exemple
35:25la conditionnalité
35:27des aides
35:27qui sont données
35:28aux très grandes entreprises
35:29dont le Sénat a estimé
35:30dans une commission d'enquête
35:31qui a été menée
35:32par Fabien Gué
35:33qu'elles sont estimées
35:35aujourd'hui
35:35à 211 milliards d'euros
35:37par an
35:38le fait qu'elles ne soient
35:39conditionnées à rien
35:40et qu'avec notre argent public
35:42on licencie
35:43dans certaines filières
35:44je pense notamment
35:45à Sanofi
35:46qui a beaucoup
35:46d'argent public
35:47le fait qu'elles ne soient
35:48conditionnées à rien
35:49ni sur la délocalisation
35:50ni sur l'écologie
35:51ni sur les questions d'égalité
35:53ni sur les questions sociales
35:54est un scandale absolu
35:55et ça par exemple
35:56nous y travaillerons
35:57extrêmement sérieusement
35:58Alors dans l'actualité
36:00deux cambrioleurs
36:01supposés du Louvre
36:02ont été interpellés
36:04ce matin
36:04qu'est-ce que vous voyez
36:05dans ce vol spectaculaire
36:07de bijoux
36:08est-ce que vous y voyez
36:08un délitement de l'Etat ?
36:11Je ne sais pas
36:12si j'y vois
36:12un délitement de l'Etat
36:14en tout cas
36:14c'est évident
36:15que c'est spectaculaire
36:16que parfois même
36:17la réalité dépasse
36:18les fictions
36:19mais je pense
36:21que le sujet
36:22qui a été pointé
36:23à de nombreuses reprises
36:24notamment par les syndicats
36:25du Louvre
36:26qui à de nombreuses reprises
36:27ont manifesté
36:28pour dire
36:28nous manquons de moyens
36:29par exemple
36:30ils ont expliqué
36:30que sur les agents
36:31qui s'occupent à la fois
36:32de l'accueil
36:33mais aussi de la surveillance
36:34ou du magasinage
36:36que leur effectif
36:37avait été divisé
36:38par 25%
36:39c'est-à-dire d'un quart
36:40en moins de 10 ans
36:41il y avait des surveillants
36:42qui ont essayé
36:42d'empêcher les voleurs
36:44c'était pas une question
36:46d'effectifs
36:46enfin il y a une question
36:47d'effectifs
36:48il y a une question
36:48de moyens
36:49qui sont attribués
36:50vous savez que par exemple
36:51dans le budget 2026
36:52il y a encore
36:53une baisse de moyens
36:54pour les bâtiments nationaux
36:56comme le Louvre
36:56et donc à un moment
36:58la question de la politique
36:59de coupe budgétaire
37:00dans la culture
37:01doit être posée
37:01voilà ce que j'ai à dire
37:04sur cette question
37:04dans toutes ces affaires
37:05est-ce que vous pointez
37:07la responsabilité de quelqu'un
37:09Rachida Dati doit être auditionnée
37:10mardi au Sénat
37:11sur le budget de la culture
37:12certes
37:12mais est-ce que
37:13la part de responsabilité
37:15est à regarder
37:16de ce côté-ci ?
37:19En tout cas moi je pense
37:19que la part de responsabilité
37:21elle vient de politiques
37:22qui ont été menées
37:22depuis des années
37:23et qui ne permettent pas
37:24d'assurer la sécurité
37:26du plus grand musée
37:28que nous avons
37:30donc oui
37:31la question elle doit se poser
37:32sur le gouvernement
37:33et ensuite
37:34il y a dans le cadre
37:35d'une commission d'enquête
37:36qui est menée au Sénat
37:37la question qui va se poser
37:39de savoir
37:40quelles sont les recommandations
37:41qui doivent être faites
37:41et qui doivent être regardées derrière
37:42Vous ne vous posez pas la question
37:43est-ce qu'il fallait finalement
37:44exposer ces bijoux ?
37:46Est-ce que ça a un intérêt même
37:47de les présenter au public ?
37:49À ce moment-là
37:50ne faisons plus de musée
37:51Monsieur Boss
37:51enfin je veux dire
37:52soit on n'est pas capable
37:54d'assurer la sécurité
37:55et de faire en sorte
37:57que les gens puissent venir
37:58dans un lieu
37:59qui est quand même
37:59extrêmement attractif
38:01à la fois pour Paris
38:02et pour la France
38:02bon après
38:04mettre tout
38:05dans des caves
38:06à emmagasiner
38:08sans que plus personne
38:08ne puisse les voir
38:09bon ben c'est plus
38:10le principe d'un musée
38:11pour le coup
38:11Lors de l'audition
38:12de Laurence Descartes
38:13la présidente directrice du Louvre
38:14on a compris
38:15qu'il y avait une des caméras
38:15qui visiblement
38:16à l'extérieur du bâtiment
38:17était inclinée
38:17dans la mauvaise direction
38:19c'est pour ça
38:19qu'on n'a pas vu la nacelle
38:20qui arrivait vers la fenêtre
38:21du Louvre
38:22est-ce que ça veut dire
38:23qu'il faut plus de vidéoprotection
38:24notamment à Paris ?
38:26Quelle est votre opinion là-dessus ?
38:28C'est une démonstration
38:29en faveur de la vidéoprotection ?
38:30Bah non je ne crois pas
38:31vous avez bien vu
38:32ça n'a pas fonctionné
38:33et puis la vidéoprotection
38:34il faut des humains
38:35à chaque fois derrière
38:35c'est-à-dire qu'il faut quelqu'un
38:36qui regarde en permanence
38:37qui permette de faire en sorte
38:38que ça existe
38:39après poser la question
38:40de la vidéo
38:41à l'intérieur du musée
38:43pourquoi pas
38:43autour
38:44vous pouvez le faire
38:45mais je veux dire
38:46la preuve
38:46ça n'a pas empêché
38:47ce vol d'avoir eu lieu
38:49donc moi je crois beaucoup
38:50sur la question de sécurité
38:51Est-ce qu'il manque un angle
38:52de caméra visiblement ?
38:53Oui bah très bien
38:55chacun en tirera
38:56les conclusions
38:57on verra ce qui est dit
38:58à la fin
38:59sur les différentes enquêtes
39:00sur ce qui a permis
39:01que ce vol puisse avoir lieu
39:02qui est effectivement
39:03assez spectaculaire
39:04bon
39:05ça n'empêche pas
39:06que je reste profondément
39:08convaincue
39:10et les études
39:10toutes le montrent
39:11que dans la plupart
39:13des actes
39:13qui sont commis
39:14dans ce pays
39:14notamment délictuel
39:15les vidéos de surveillance
39:16de caméras de surveillance
39:18n'aident absolument rien
39:20puisque je crois
39:20qu'elles permettent
39:21de résoudre
39:21moins de 1% des affaires
39:23elles accélèrent quand même
39:24les enquêtes
39:24des fois
39:25si vous êtes convaincu
39:27par 1% des affaires
39:28c'est la conclusion
39:31que vous en tirez
39:31Sur un autre sujet
39:32Mathilde Panot
39:32Gérald Darmanin
39:33le ministre de la justice
39:34a dit qu'il allait rendre visite
39:35à Nicolas Sarkozy
39:37à la prison de la santé
39:38est-ce que ça vous choque
39:40ou est-ce que le ministre
39:40de la justice
39:41est dans son rôle ?
39:43Je trouve quand même
39:43que c'est assez marquant
39:45de noter
39:46que c'est la première fois
39:46qu'un ministre de la justice
39:47sous Emmanuel Macron
39:48se préoccupe autant
39:50des conditions d'incarcération
39:51dans les prisons
39:53qui s'est déjà rendu
39:54plusieurs fois en prison
39:55et qui s'y rend plusieurs fois
39:56Oui, enfin
39:56là on a quand même
39:58quelqu'un qui
39:59se préoccupe d'un coup
40:02des conditions de détention
40:03des détenus
40:03alors que je le rappelle
40:04la France est régulièrement
40:05condamnée
40:06pour l'état des prisons
40:07pour la surpopulation carcérale
40:09donc voilà
40:10je le note
40:11un peu avec ironie
40:13c'est-à-dire que les mêmes
40:14qui ne cessent d'appeler
40:15à la fermeté de la justice
40:17d'un coup
40:17trouvent ça absolument insupportable
40:19que Nicolas Sarkozy
40:21soit emprisonné
40:22je le rappelle parce qu'on n'en parle jamais
40:24sur des faits qui ne sont pas
40:25des faits minimes
40:26puisque Nicolas Sarkozy
40:27a été condamné
40:28pour association de malfaiteurs
40:30pour avoir conclu
40:31un pacte corruptif
40:32avec quelqu'un
40:33qui est responsable
40:33d'un acte terroriste
40:34qui a coûté la vie
40:37à 170 personnes
40:38Mais je vais vous dire
40:39dans la séparation des pouvoirs
40:40parce que c'est l'argument
40:41qu'on a entendu
40:41En tout cas je pense
40:42que les magistrats
40:43ont largement répondu
40:44à cette question
40:44et trouvent ça assez choquant
40:45que le garde des Sceaux
40:47fasse cela
40:48mais je vais vous dire
40:48le véritable scandale
40:50dont nous avons eu connaissance
40:52cette semaine
40:53et dont personne ne parle
40:54mais absolument personne
40:55c'est ce qui a été révélé
40:57par votre consoeur
40:57de l'informé
40:58sur Carlos Martins Bilingo
41:00qui a été accusé
41:01en 2023
41:02alors qu'il sortait son livre
41:04qui a été accusé
41:05de blanchiment d'argent
41:06qui a été accusé
41:07de fraude fiscale
41:08et d'abus de biens sociaux
41:09et qui s'est conclu
41:10après deux ans d'enquête
41:11sur impulsion
41:12de traque fin
41:13par un non-lieu
41:14pour absence d'infraction
41:16c'est-à-dire
41:16qu'il n'y avait absolument rien
41:17alors évidemment
41:18le cas de Carlos Martins Bilingo
41:20qui aurait détourné
41:22de l'argent public
41:23faisait la une des médias
41:24là plus personne n'en parle
41:25sur le fait que
41:26l'enquête a été conclue
41:27pour absence d'infraction
41:28mais pire que ça
41:29votre consoeur
41:29dit cette semaine
41:31que traque fin
41:32se serait fait infiltrer
41:33par un état étranger
41:34en l'occurrence
41:35les Émirats Arabes Unis
41:36et que c'est par ce biais-là
41:39qu'il y aurait eu
41:40un faux dossier
41:41contre Carlos Martins Bilingo
41:42alors qu'il était
41:43dans le cadre
41:44d'une mission parlementaire
41:45ce qui est gravissime
41:47le gouvernement a démenti
41:48cet aspect
41:48oui oui
41:49ils démentent
41:49mais ils ne sont pas capables
41:50de nous dire
41:51qui a saisi traque fin
41:51vous savez que traque fin
41:52n'a pas le droit
41:52de s'auto-saisir
41:53vous savez que celui
41:54qui présidait traque fin
41:55a été mis à pied
41:56et écarté
41:58dans un conseil des ministres
41:59en 2024
41:59au moment où
42:00hasard du calendrier
42:02il avait justement
42:03relevé
42:03pour la première année
42:04enlevé
42:05les Émirats Arabes Unis
42:06de la liste grise
42:07des pays
42:08donc ça fait quand même
42:09beaucoup de choses
42:10j'en reviens à Nicolas Sarkozy
42:11est-ce que vous êtes
42:11pour un débat
42:12sur l'exécution provisoire
42:13des peines
42:13nous l'avons dit
42:15nous sommes défavorables
42:17à l'exécution provisoire
42:18des peines
42:19mais nous ne sommes pas d'accord
42:20pour l'ouvrir uniquement
42:21sur un cas
42:21d'une manière générale
42:22c'est-à-dire
42:22d'une manière générale
42:24nous ne sommes pas d'accord
42:24vous savez ça s'est posé
42:25à l'Assemblée il y a peu
42:26à l'Assemblée
42:27le groupe UDR
42:28vous savez les amis
42:29de Marine Le Pen
42:30Ciotti etc
42:31ont déposé une proposition de loi
42:33qui visait uniquement
42:34à amnestier
42:35Madame Le Pen
42:36sur l'exécution provisoire
42:37et bien nous avons voté contre
42:38parce que nous ne sommes pas d'accord
42:39avec le fait que
42:41pour Monsieur Sarkozy
42:42pour Madame Le Pen
42:43et leurs petits intérêts
42:44d'un coup
42:44ils veulent changer la justice
42:45sur des lois
42:46qu'ils ont bien souvent
42:47eux-mêmes votées
42:48pour bien comprendre
42:48c'est quoi votre interrogation
42:49sur l'exécution provisoire
42:50c'est le fait que ça puisse concerner
42:52des gens qui ne sont pas
42:52nécessairement dangereux
42:54non notre interrogation
42:55c'est le fait qu'une personne
42:57se retrouve emprisonnée
42:58avant même que
42:59l'ensemble des recours
43:00ait été épuisé
43:01il y a des individus
43:02particulièrement dangereux
43:03enfin d'accord
43:04mais là ça concerne
43:0586% des gens
43:06qui sont condamnés
43:07à plus de 5 ans
43:08donc vous comprenez
43:09que ça concerne
43:10pratiquement
43:10l'ensemble des détenus
43:12qui sont condamnés
43:13à plus de 50 prisons fermes
43:14donc Nicolas Sarkozy
43:16n'est pas une exception
43:16et la question
43:17ce n'est pas
43:18d'adapter la justice
43:19à Monsieur Nicolas Sarkozy
43:20la question c'est
43:21qu'est-ce qu'on pense
43:21être bon pour la justice
43:22en général
43:23et nous nous le disons
43:25nous voulons notamment
43:26donner des moyens
43:27à la justice de ce pays
43:28Mathilde Panot
43:28on parlait de la visite
43:29de Gérald Darmanin
43:30annoncée à Nicolas Sarkozy
43:32vous pourriez lui
43:33rendre visite ou pas ?
43:34Les parlementaires
43:35ont ce pouvoir
43:35oui tout à fait
43:37mais vous savez
43:37que nous nous rendons
43:38régulièrement dans des prisons
43:39et qu'il se trouve
43:41que la santé
43:42là je le dis
43:42de manière de mémoire
43:44donc peut-être
43:44que ce chiffre
43:45est à peu près inexact
43:47mais c'est de cette hauteur-là
43:48et à 155%
43:49de taux de suroccupation
43:51et donc oui
43:52ça pourrait tout à fait
43:52être une chose
43:53qui pourrait être faite
43:54sur la condition
43:55des détenus en général
43:56Mais vous
43:57c'est quoi vos critères
43:58pour aller visiter une prison ?
44:00Ah mais
44:00tout l'ensemble
44:01de mes députés
44:02des députés insoumis
44:03ont été dans des prisons
44:04et y compris
44:04parce que je veux
44:05lorsqu'il y a des débats
44:06sur cette question
44:07de la justice
44:07dans un moment
44:08où tout le monde
44:09est tiré par l'extrême droite
44:10sur le fait
44:10que la justice
44:11serait laxiste
44:12dans un moment
44:13où je le rappelle
44:13l'ensemble des formations politiques
44:15à part la nôtre
44:16a été manifestée
44:17avec des syndicats policiers
44:18devant l'Assemblée nationale
44:20pour dire que le problème
44:21de la police
44:21c'était la justice
44:22et bien moi je veux
44:23que l'ensemble
44:24des députés insoumis
44:24lorsqu'ils sont dans ces débats
44:26sachent ce que c'est
44:27la prison
44:27et donc tous les députés
44:29ont été dans des prisons
44:30un peu partout dans le pays
44:31et y compris
44:32sur leur circonscription
44:33pour en revenir
44:34au débat parlementaire
44:35pourquoi avez-vous bloqué
44:36le débat
44:37cette semaine
44:37sur le report
44:38des élections
44:38en Nouvelle-Calédonie
44:39alors nous ne l'avons pas bloqué
44:41nous avons tenté
44:42de lancer l'alerte
44:43par tous les moyens
44:44alors pour que tout le monde comprenne
44:45vous l'avez bloqué
44:46parce que vous avez déposé
44:47plus de 1600
44:48attendez parce que c'est compliqué
44:50à comprendre
44:50donc en Kanaki
44:51Nouvelle-Calédonie
44:52il y a une situation
44:53coloniale
44:53qui a y compris
44:54été actée
44:55par un référendum
44:55du peuple français
44:56avec deux peuples
44:57qui s'y trouvent
44:58et notamment
44:59le peuple premier
44:59les Kanaks
45:00il y a
45:02après des événements
45:03qui ont été sanglants
45:04dans l'histoire
45:04de la colonisation
45:06il y a eu
45:06depuis
45:07les années 1988
45:09des accords
45:10qui ont construit
45:11la paix civile
45:11les accords
45:12de Matignon-Oudino
45:13les accords
45:13de Nouméa
45:14et depuis
45:15s'est construit
45:15une paix civile
45:16avec le peuple Kanak
45:17qui a partagé
45:18son droit
45:18à l'autodétermination
45:19avec ce qu'il a appelé
45:20les victimes de l'histoire
45:21notamment
45:22les descendants
45:23de Bagnères
45:24donc c'est unique
45:25dans l'histoire
45:26et
45:27fin 2021
45:28pour la première fois
45:30il y a une rupture
45:31de la part
45:31d'Emmanuel Macron
45:32et d'un certain
45:33Sébastien Lecornu
45:34qui à l'époque
45:34était ministre
45:35des Outre-mer
45:36qui impose
45:37la date
45:37du troisième référendum
45:38d'autodétermination
45:40contre l'avis
45:41des indépendantistes
45:42donc justement
45:43en rompant
45:44la paix civile
45:45depuis
45:45ils sont passés
45:46en force
45:46sur le dégel
45:47du corps électoral
45:48qui a mené
45:48aux événements
45:49que nous avons vus
45:50en mai 2024
45:51avec 15 personnes
45:52qui sont mortes
45:53dont 12 Kanaks
45:542,5 milliards
45:55de dégâts
45:56et un effondrement
45:57total
45:58de la Kanaki
45:58Nouvelle-Calédonie
45:59De nouveau
46:00ils veulent passer en force
46:01De nouveau
46:02ils veulent passer en force
46:03en reportant
46:05pour la troisième fois
46:06les élections provinciales
46:07alors que nous avons besoin
46:08de la démocratie
46:09et qu'il n'y a aucune raison
46:10de reporter à chaque fois
46:11les élections
46:11pour imposer
46:12ce projet d'accord
46:14de Bougival
46:15dont là aussi
46:16le FLNKS ne veut pas
46:17Des élections
46:18sans accord
46:19sur la base électorale
46:20c'est pas possible
46:21Si si c'est possible
46:22le Conseil constitutionnel
46:23l'a encore confirmé
46:24le 19 septembre dernier
46:25c'est tout à fait possible
46:26de mener les élections
46:27maintenant
46:27et je rappelle
46:28que nous avions nous-mêmes
46:29voté dans la loi
46:30que ces élections
46:30devaient avoir lieu
46:31lors du deuxième report
46:32avant le 30 novembre
46:33de cette année
46:35donc je le redis
46:37il n'y a aucun argument
46:38pour que ces élections
46:39ne puissent pas se tenir
46:40Il faut que les accords
46:42de Bougival
46:42continuent
46:43d'être appliqués
46:45Vous savez
46:46en Canaqui Nouvelle-Calédonie
46:48depuis 40 ans
46:48la paix civile
46:49s'est construite
46:50sur le consensus
46:50entre indépendantistes
46:52et non-indépendantistes
46:53Le problème
46:54du passage en force
46:55qui se fait là
46:56il y a une petite partie
46:58des indépendantistes
46:58Ce n'est pas une petite partie
46:59c'est l'acteur historique
47:00C'est l'acteur historique
47:02le FLNKS
47:03qui le refuse
47:04donc
47:05il n'est pas possible
47:06de repasser encore
47:07une fois en force
47:07S'il y avait des élections
47:08le mois prochain
47:08ça serait une source
47:09de tension
47:10en Nouvelle-Calédonie
47:11Non, je vais vous dire
47:12s'il y a des élections
47:13cela permet
47:13non seulement
47:14de relégitimer
47:16des acteurs politiques
47:17qui ensuite peuvent
47:18se remettre autour de la table
47:19pour discuter
47:19Je ne connais pas
47:20d'autres moyens
47:21que la discussion
47:22pour arriver à un accord
47:23Donc nous sommes
47:24très inquiets
47:25de ce qui est en train
47:26de se passer
47:26et nous alertons
47:27Il ne faut pas passer en force
47:29parce que je me rappelle
47:30que naïvement
47:30au moment du dégel
47:32du corps électoral
47:32par passage en force
47:33nous disions
47:34demain il y aura un mort
47:35en Canaqui Nouvelle-Calédonie
47:36il n'y a pas eu un mort
47:37mais 15 morts
47:38Donc maintenant
47:39cela doit s'arrêter
47:40il faut être raisonnable
47:41laisser la démocratie
47:42s'exprimer
47:43laisser les élections se faire
47:45et ensuite la discussion
47:45Il n'y a pas de passage en force
47:46puisqu'il y a maintenant
47:47le Sénat qui va être
47:47S'il y a un passage en force
47:48parce qu'ils ont utilisé
47:49ce qu'on appelle
47:50un 49-3 parlementaire
47:51c'est-à-dire faire adopter
47:52une motion de rejet
47:52pour que nous ayons
47:53zéro minute de discussion
47:54sur le texte
47:55et donc il y aura
47:56effectivement un vote mardi
47:57et j'invite
47:58l'ensemble des parlementaires
47:59qui nous écoutent
48:00et tous ceux qui nous écoutent
48:01à interpeller les parlementaires
48:03pour qu'ils ne votent pas
48:04cet anième passage en force
48:05Le Grand Jury
48:082027 c'est demain
48:102027 c'est demain
48:12Dans la récente enquête
48:13Fractures françaises
48:14conduite par l'Ipsos
48:1564% des français
48:16estiment que la France insoumise
48:18est un parti dangereux
48:19pour la démocratie
48:20c'est plus 13 points
48:22depuis 2020
48:23Qu'est-ce qui se passe ?
48:27Comment pour Jean-Luc Mélenchon
48:28peut-il être candidat en 2027
48:30s'il fait peur
48:31à deux français
48:32plus de deux français
48:33sur trois aujourd'hui ?
48:34Vous savez
48:35il y a les enquêtes d'opinion
48:37je pourrais citer
48:37les enquêtes d'opinion
48:38par exemple
48:39sur le taux de confiance
48:39dans les journalistes
48:41qui ne sont pas bien brillants
48:42non plus
48:43et puis après
48:44il y a ce qui se passe
48:45dans les faits
48:45et notamment dans les urnes
48:47et je vais vous dire
48:48il y a effectivement
48:49des gens qui jouent
48:49un jeu extrêmement dangereux
48:51de dédiabolisation
48:52du Rassemblement National
48:53et de diabolisation
48:55de la France insoumise
48:56Emmanuel Macron
48:57y participe lui-même
48:57puisqu'il veut faire
48:58un barrage
48:59contre la gauche du rupture
49:00c'est ce qu'il fait
49:00depuis 2024
49:01et au moment
49:02où nous avions gagné
49:03les élections
49:04avec un poids de rupture
49:04C'est pas aussi le résultat
49:05de votre stratégie ?
49:06Ben non
49:07je crois que
49:07le bruit, la fureur
49:08je crois que c'est
49:10exactement la même chose
49:11qui était dite
49:11par exemple avant 2022
49:12et que Jean-Luc Mélenchon
49:13est celui qui a fait 22%
49:14et qui a raté le second tour
49:16à 420 000 voix
49:16et que tous les autres
49:18qui étaient extrêmement raisonnables
49:19et beaucoup plus sympathiques
49:21et souriants
49:22eux ont fait 5% moins
49:23voire pour le Parti Socialiste
49:255,7%
49:26L'image de la France insoumise
49:27n'était pas si dégradée
49:28en 2022
49:28Oui
49:29enfin vous pouvez vous poser
49:30la question de savoir
49:31pourquoi est-ce qu'en permanence
49:33on critique ainsi
49:35la France insoumise
49:35je vais vous dire
49:36ce qui s'est passé
49:37dans le Tarn-et-Garonne
49:38dans les élections législatives
49:39anticipées
49:39devrait alerter tout le monde
49:41y compris les socialistes
49:42qui pensent qu'eux
49:43parce qu'ils ont des têtes
49:44un peu bien mises
49:45qu'ils ont l'air plus raisonnables
49:46et bien du coup
49:46tout va bien se passer
49:47dans le Tarn-et-Garonne
49:48il y a eu un second tour
49:49entre une candidature socialiste
49:51et une candidature UDR
49:53d'accord
49:53les amis de Mme Le Pen
49:55donc d'extrême droite
49:55et bien que s'est-il passé
49:57il y a eu un barrage
49:59contre la candidature socialiste
50:01et avec un appel très clair
50:03y compris de la droite
50:04à voter pour l'extrême droite
50:06donc j'alerte
50:07ce qui se passe pour nous
50:09se passera pour tout le monde
50:10dans ce pays
50:10même si vous pensez
50:12que vous allez y échapper
50:12et ce qu'il faut faire
50:14c'est ramener
50:15le plus possible
50:16de gens aux urnes
50:16et arrêter de nous taper dessus
50:18parce que ce que fait
50:19une partie de la gauche
50:20je le dis
50:21nous mine la capacité
50:23de résistance du pays
50:24et surtout
50:24et surtout
50:25mine la capacité
50:26de victoire
50:27contre l'extrême droite
50:28vous êtes devenu épouvantail
50:29malgré vous
50:30oui je pense qu'effectivement
50:32nous sommes très
50:32nous sommes utilisés
50:33comme un épouvantail
50:34et que par contre
50:36il se trouve que
50:38comme il y a
50:39des millions de français
50:40et de françaises
50:41qui n'en peuvent plus
50:41de la politique qui est menée
50:42et qui comprennent
50:43qu'on nous tape
50:44sans cesse sur la tête
50:45et que
50:46comme on tape
50:47sur la tête
50:48en permanence
50:49dans certains médias
50:50comme CNews
50:51qui pendant 20 jours
50:52de l'année
50:52ne parlent pas des musulmans
50:54mais sinon tous les autres jours
50:55tapent sur les musulmans
50:56de ce pays et autres
50:56je crois que ça crée aussi
50:58une affection populaire
50:58envers nous
50:59et que
50:59en tout cas
51:01nous continuerons à porter
51:02notre programme
51:03et nos convictions
51:03tout à l'heure
51:04en début d'émission
51:05vous disiez que
51:06celui qui a priori
51:07serait celui
51:08qui porterait votre programme
51:09était Jean-Luc Mélenchon
51:10en attendant
51:11Marine Tondonnier
51:13la patronne des écologistes
51:14a annoncé la sienne
51:15pour 2027
51:16est-ce que ça ajoute
51:17un peu de pression
51:17pour une primaire à gauche
51:18est-ce qu'elle peut battre
51:20Jean-Luc Mélenchon ?
51:22alors
51:22nous verrons
51:23nous vous dirons
51:24en temps voulu
51:24qui sera notre candidat
51:26à l'élection présidentielle
51:27ce que je disais
51:27c'est que s'il y avait
51:28une présidentielle anticipée
51:29là maintenant
51:29oui je pense que
51:30Jean-Luc Mélenchon
51:31serait un excellent candidat
51:34mais là aussi
51:34nous prendrons
51:34la primaire de la gauche
51:35vous le redit ce matin
51:37vous n'y participez pas
51:39quoi qu'il arrive
51:39oui oui
51:40nous ne participerons pas
51:41à une primaire
51:42et pour une raison
51:42qui est très simple
51:43c'est que nous pensons
51:44qu'il n'est pas du tout opportun
51:46de parler entre nous
51:48de gens qui sont déjà convaincus
51:50et qu'il faut au contraire
51:50convaincre plus de gens
51:52pour pouvoir faire en sorte
51:53de battre la Macronie
51:55et l'extrême droite
51:55ensuite Marine Tondelier
51:56s'est déclarée
51:57candidate si j'ai bien compris
51:58à la primaire des écologistes
52:00pour être candidate
52:01à la primaire de la gauche
52:02pour être candidate
52:03à l'élection présidentielle
52:05et c'est une
52:06c'est la démocratie
52:08et une question interne
52:09aux écologistes
52:10mais vous inquiétez pas
52:11nous on vote très souvent
52:12dans la France insoumise
52:13ça vous échappe sûrement
52:14mais à chacune des conventions
52:15par exemple nous en aurons une
52:16le 23 novembre
52:18et bien à chacune des conventions
52:20nous votons
52:20l'ensemble des militants votent
52:21dans mon groupe parlementaire
52:22on vote tout le temps
52:22bon ben voilà
52:23il y a un autre personnage
52:25qui va arriver
52:26dans cette grande compétition
52:28à gauche
52:29c'est Raphaël Glucksmann
52:30est-ce que
52:31vous craignez
52:33ou souhaitez d'ailleurs
52:34le retour d'une sociale démocratie
52:36puissante en 2027 ?
52:38écoutez
52:39monsieur Glucksmann
52:39je crois
52:40pour que tout le monde
52:42comprenne
52:42où il en est
52:43vis-à-vis des macronistes
52:45est celui qui avait
52:46avant le 8 septembre
52:47vous savez le moment
52:48où François Bayrou
52:49avait compris
52:50qu'il allait tomber
52:51et s'est auto-saborder
52:51avec une question de confiance
52:54qui a été refusée
52:55une motion de confiance
52:56qui a été refusée
52:56par deux tiers des parlementaires
52:58il avait dit
52:59avant le 8 septembre
53:00il avait tellement peur
53:00qu'on retourne devant les urnes
53:01puisqu'il a seulement deux députés
53:03à l'Assemblée Nationale
53:04qu'il avait demandé
53:05et supplié François Bayrou
53:06de renoncer à ce vote de confiance
53:08et là
53:09il expliquait encore
53:10il y a deux semaines
53:10qu'il ne fallait pas censurer
53:12monsieur Lecornu
53:12et donc qu'il fallait
53:13laisser Emmanuel Macron
53:14continuer sa politique de malheur
53:15donc au moins
53:17moi je reconnais
53:18à Raphaël Glucksmann
53:18d'être extrêmement clair
53:19il ne participe pas à une primaire
53:21il souhaite que la politique
53:22macroniste puisse continuer
53:23bon
53:24nous en prenons hâte
53:25est-ce que c'est le meilleur ami
53:26le meilleur adversaire
53:27de Jean-Luc Mélenchon ?
53:29mais vous savez
53:29nous n'avons pas de meilleurs adversaires
53:31ou de meilleurs ennemis
53:32nous avons des adversaires politiques
53:33avec des enjeux extrêmement sérieux
53:35pour le pays
53:36vous avez peut-être vu
53:37qu'il y a eu une tornade
53:38dans le Val d'Oise cette semaine
53:39que les effets du dérèglement climatique
53:41sont en train de s'accentuer
53:42que la pauvreté
53:44grand graine notre pays
53:45que beaucoup de gens
53:46se retrouvent dans des situations
53:47qui sont impossibles
53:48entre payer les factures d'énergie
53:49payer le loyer
53:50voilà
53:51quels sont les grands enjeux
53:52pour notre pays
53:53et pour cela
53:54il faut à la fois
53:55en finir avec la Macronie
53:57qui est agonisante devant nous
53:58et surtout
53:59battre l'extrême droite
54:01voilà l'enjeu
54:01nous voulons battre l'extrême droite
54:03et c'est ce que nous ferons
54:04avec notre programme de rupture
54:05si Marine Le Pen
54:06ne peut pas se présenter
54:07en 2027
54:08pour cause d'inéligibilité
54:10est-ce que
54:11ça serait une anomalie
54:12démocratique ?
54:16bah écoutez
54:16nous nous avions dit
54:17que nous pensions
54:19qu'elle devait pouvoir se présenter
54:20y compris parce qu'on veut la battre
54:21dans les urnes
54:22et pas dans les tribunaux
54:23mais je vais vous dire
54:24il y a quelque chose
54:25de très intéressant
54:25dans ce qui se passe
54:26autour de l'élection présidentielle
54:27pour le rassemblement national
54:29c'est que
54:29en ce moment
54:30deux lignes s'affrontent
54:31au sein du rassemblement national
54:33et vous avez peut-être vu
54:34que le rassemblement national
54:36qui une fois est pour
54:37l'abrogation de la retraite
54:38à 64 ans
54:38s'allie avec des gens
54:40comme monsieur Soti
54:40qui sont pour la retraite
54:41à 66 ans
54:42veut s'allier avec des gens
54:43à droite
54:44qui sont pour la retraite
54:45à 67 ans
54:45n'a aucune cohérence politique
54:47et qu'est-ce qui s'est passé
54:48dans l'examen du budget là
54:49qui est très intéressant
54:50par exemple l'année dernière
54:51nous avions fait voter
54:52la taxe Zuckman
54:53parce que le rassemblement national
54:54s'était abstenu
54:55sur la taxe Zuckman
54:56et aujourd'hui
54:58ils votent contre la taxe Zuckman
54:59donc ils ont changé d'avis
55:00en 6 mois
55:01ils disent qu'ils voulaient
55:02faire vivre le débat à l'époque
55:03non c'est surtout
55:04c'est surtout
55:04je vais vous expliquer
55:05c'est qu'il y a une différence
55:06de ligne entre Marine Le Pen
55:07et Bardella
55:08et que ce qui apparaît
55:10en plein jour
55:10c'est que le rassemblement national
55:11est la assurance vie du système
55:13ils votent ensemble
55:13contre la taxe Zuckman
55:14contre le rétablissement
55:16de l'impôt de solidarité
55:17sur la fortune
55:17contre les contributions supplémentaires
55:20sur les grandes entreprises
55:21ou les plus riches
55:22bref
55:22ils veulent continuer
55:23une politique pour les plus riches
55:24et vous n'avez qu'à voir
55:25leur contre-budget
55:26qui est une catastrophe absolue
55:27puisqu'ils assument
55:28de continuer de baisser
55:30l'allocation adulte handicapé
55:31d'enlever 7 milliards
55:33à la santé
55:33de baisser l'allocation
55:35pour enfants décédés
55:35dont je parlais tout à l'heure
55:36bref
55:37le rassemblement national
55:38est une arnaque
55:39et une arnaque sociale
55:40merci beaucoup
55:41Mathilde Panot
55:42pour ce grand jury
55:43bon dimanche à tous
55:45le prochain grand jury
55:46c'est dimanche prochain
55:46bon dimanche à tous
55:48donc
55:50même
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