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  • il y a 36 minutes
Ce vendredi 11 septembre, retrouvez l'émission le 18h Eco présentée par Stéphanie Coleau sur BFM Business.

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00:00BFM Business présente
00:05Le 18h éco, Stéphanie Collot
00:08Soyez les bienvenus dans le 18h éco, une heure d'informations économiques, d'analyse et de débats.
00:13A la une de ce vendredi 11 septembre, le décrochage de l'économie française.
00:18La croissance est revue à la baisse, l'inflation et le chômage à la hausse.
00:22Les perspectives s'assombrissent en conséquence pour le déficit.
00:26On fait le point dans un instant avec Dorian Rouchet, chef du département de la conjoncture de l'INSEE.
00:32Et c'est dans ce contexte que le gouvernement construit le prochain budget avec un effort de 6 milliards d
00:38'euros visant les retraités.
00:40Caroline Morisseau nous expliquera comment.
00:42On détaillera aussi la nouvelle étape du plan d'électrification lancé au printemps.
00:47109 territoires viennent d'être sélectionnés pour accélérer cette transition.
00:51Hélène Laroche, bon fils directrice générale d'Octopus Énergie France, sera en ligne avec nous.
00:56Et puis à 18h45, gros plan sur le Moyen-Orient avec cette nouvelle escalade au Yémen.
01:01Les outils s'emparent de l'ensemble de la côte sur la mer Rouge et du détroit de Bab el
01:07-Mandeb.
01:07Un passage devenu encore plus stratégique depuis le blocage d'Ormuz.
01:11Alors faut-il s'attendre à une paralysie du trafic ?
01:14On fait le point avec David Rigoulerose, chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique.
01:23Pour la troisième fois cette année, le gouvernement abaisse sa prévision de croissance.
01:28Plus 0,5% en 2026 contre 0,7% auparavant.
01:33Vague de chaleur, fermeture du détroit d'Ormuz, incertitude politique.
01:37La France subit de plein fouet un enchaînement de crise.
01:40Bonsoir Nathan Cocampo.
01:41Bonsoir.
01:42Roland Lescure a adressé l'état des lieux du pays ce matin lors d'une conférence de presse qui a
01:46été très suivie.
01:48Et le moins qu'on puisse dire, c'est que les signaux sont très inquiétants.
01:51Oui, le ministre de l'économie n'a pas cherché à tourner autour du pot.
01:53Les prévisions sont globalement mauvaises, plus mauvaises que chez nos voisins européens.
01:57Vous l'avez dit, une croissance deux fois plus faible que la première estimation de Bercy.
02:01Le ministre explique en faisant les comptes.
02:04La sécheresse, les vagues de chaleur, moins 0,1 point de croissance.
02:07La fermeture du détroit d'Ormuz, moins 0,2 point.
02:10L'incertitude politique liée aux élections municipales en début d'année, là aussi un impact sur la croissance.
02:16A l'arrivée donc, cette nouvelle prévision de croissance de seulement 0,5% du PIB.
02:23Légèrement au-dessus des prévisions de l'INSEE publiées hier de 0,4%.
02:27Mais bien en dessous de la moyenne de la zone euro, autour de 0,9% cette année.
02:32Une conjoncture donc moins bonne que prévue.
02:34Et ça, ça ne va pas aider à réduire le déficit maintenant.
02:36Non Stéphanie, la cible d'un déficit ramené à 5% cette année n'est plus une option pour le
02:41ministre qui n'a pas fait de nouvelles prévisions.
02:43Ce qui est certain, c'est qu'on sera au-dessus des 5%.
02:46On était à 5,1% l'an dernier.
02:48Il y a pourtant urgence à réduire ce déficit.
02:51Cette année, la charge d'intérêt de la dette devrait augmenter de 25% pour atteindre les 65 milliards d
02:57'euros.
02:57Plus que le budget de la défense ou de l'éducation.
02:59La France est au pied du mur, comme l'explique le ministre de l'économie.
03:04Nous sommes dans un cadre budgétaire contraint.
03:07Pour le dire simplement, nous n'avons plus de gras.
03:11Ce cadrage budgétaire, il démontre la nécessité impérieuse d'adopter un budget le plus tôt possible pour 2027,
03:18avant la fin de l'année, je l'espère.
03:21Ce budget, il nécessitera un effort partagé.
03:25Oui, un effort partagé, mais un effort qui devra préserver nos moteurs de croissance.
03:30Un effort donc des plus aisés, des retraités, nouvelles économies dans les ministères.
03:35Le ministre des Comptes publics évoque 500 millions d'euros supplémentaires ce matin pour financer le plan agriculture.
03:41Voilà, tout cela en baissant les taxes sur les grandes entreprises.
03:44Voilà un peu le programme qui se dessine pour le budget.
03:46Et alors justement, pour 2027, est-ce que les prévisions sont plus optimistes ?
03:49Oui, selon le ministre de l'économie, la croissance va repartir, plus 1%,
03:54un rebond justifié par un espoir de réduction progressive des incertitudes géopolitiques,
04:00notamment le retour à la quasi normale de la circulation dans le détroit d'Ormuz dans les mois qui viennent.
04:05Une réunion est d'ailleurs prévue entre les ministres du Golfe et l'Iran la semaine prochaine,
04:08afin de conclure un accord pour un accès temporaire,
04:11de quoi espérer une baisse des prix du pétrole et donc une reprise de l'activité.
04:17Si on a une des escalades plus rapides que celle qu'on attend,
04:20on est à 88 dollars le baril en moyenne, ce n'est pas un scénario très favorable.
04:25On était à 60 et quelques dollars il y a moins d'un an.
04:30On peut avoir une reprise plus forte, un retour de la confiance,
04:34une baisse du taux d'épargne et ménage, une reprise plus forte de l'investissement des entreprises.
04:38Mais il est clair que si le conflit venait à se dégrader,
04:43on aurait des perspectives de croissance plus faibles.
04:46Ce recul de l'incertitude est donc incertain,
04:49alors que l'inflation doit atteindre son pic en fin d'année à 2,6%
04:52et baisser à 1,8% l'an prochain.
04:55Le chômage, lui, est toujours très haut, 8,3% au deuxième trimestre,
04:59le plus haut niveau depuis fin 2020.
05:01Merci Nathan Coquampo.
05:03On est en ligne avec Dorian Rouchet.
05:04Bonsoir.
05:05Vous êtes chef du département de la conjoncture de l'INSEE,
05:08le gouvernement table sur 0,5% de croissance cette année.
05:13L'INSEE est plutôt aux alentours de 0,4% au lieu de 0,7% initialement anticipé.
05:18On est clairement en train de vivre un décrochage de l'économie française ?
05:23Oui.
05:24Alors nous, à l'INSEE, on prévoit une croissance de 0,4% cette année.
05:27Et le fait important, c'est que l'économie française ferait moins bien que ses voisins européens,
05:31à peu près deux à trois fois moins bien qu'en Allemagne, qu'au Royaume-Uni, qu'en Italie,
05:36alors qu'on était plutôt dans la moyenne de la zone euro ces dernières années.
05:39Vous savez, la France, c'est plutôt le pays moyen.
05:41Quand l'Italie et l'Espagne n'allaient pas bien et que l'Allemagne allaient bien, on était au milieu.
05:45Quand l'Allemagne n'allait pas bien et que l'Italie et l'Espagne allaient bien,
05:48c'est-à-dire les dernières années, on était aussi au milieu.
05:50Et donc là, on aurait en 2026 une économie française nettement en dessous
05:53en termes de croissance du reste de la zone.
05:55Mais alors justement, Dorian Roucher, comment expliquer que la France est en retard par rapport à ses voisins
06:01alors que finalement, on est confronté au même choc énergétique avec le détroit d'Hormuz
06:06ou au même choc lié au réchauffement climatique avec les sécheresses et les incendies ?
06:11Alors nous, on a essayé d'identifier les facteurs qui expliquent cette spécificité française.
06:15On en a trouvé quatre.
06:16Le premier, c'est d'abord la spécificité des travaux publics en France.
06:20Lorsqu'il y a des élections municipales, vous avez un boom de chantier les deux ans qui précèdent
06:25et vous avez toujours un effondrement des travaux publics l'année de l'élection
06:27puisqu'il fallait inaugurer les chantiers avant
06:29et le temps que les nouvelles équipes arrivent avec des projets,
06:32vous avez un trou dans les commandes.
06:34Mais ce cycle est beaucoup plus fort que d'habitude cette année
06:37donc on a vraiment une forte baisse de l'activité dans les travaux publics.
06:40Deuxième facteur un peu français, même s'il nous étonne,
06:42c'est qu'à ce stade, on voit des effets de la canicule sur la production agricole uniquement en France.
06:48Dans les données aujourd'hui publiées par nos collègues italiens, espagnols ou allemands,
06:51il n'y a pas d'effet à ce stade de la canicule
06:54alors qu'en France, on a déjà enregistré un effet négatif
06:58et on l'estime à 0,1 point sur la croissance des sécheresses et de la canicule,
07:02notamment dans l'agriculture.
07:04Troisième facteur, c'est le marché du travail.
07:06On est le seul pays d'Europe où le chômage augmente
07:08et on est le seul pays où on a ce facteur négatif du pouvoir de négociation des salariés.
07:14Les salariés n'arrivent pas à négocier des hausses de salaire
07:16donc on a du chômage en hausse et des salaires beaucoup plus faibles
07:19que dans le reste de l'Europe et donc moins de pouvoir d'achat à la fin.
07:22Et puis quatrième facteur, c'est l'impulsion budgétaire.
07:25Le ministre l'a dit tout à l'heure,
07:27la situation budgétaire de la France est plus dégradée que celle de ses voisins
07:30avec des marges budgétaires plus réduites
07:32et donc il y a moins de soutien budgétaire qu'en Espagne ou en Italie
07:35où on a le plan de relance européen,
07:37qu'en Allemagne où on a une forte relance budgétaire de l'État fédéral.
07:40En France, il n'y a plus de soutien budgétaire
07:42et ça s'est même matérialisé dans les prix de l'essence
07:45puisque l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne, à des degrés divers,
07:48ont mis en place des mesures de soutien général
07:49à travers des baisses de prix de l'essence et pas en France.
07:51– Vous avez placé la France en vigilance orange
07:55dans votre note publiée hier soir.
07:57À partir de quand il faut considérer qu'on passe en vigilance rouge ?
08:02– Il y a toujours un peu de croissance.
08:04On a quand même un peu de croissance pour la fin d'année.
08:07On s'attend 0,1 à l'été, 0,2 en fin d'année.
08:09Et il y a notamment un peu de croissance du côté de l'industrie.
08:12C'est d'ailleurs très rare d'avoir une si faible croissance
08:15avec une industrie qui fait mieux que le reste de l'économie.
08:17En règle générale, l'industrie, c'est le plus cyclique,
08:19c'est les biens d'investissement, c'est ce qui est tourné vers l'extérieur
08:21et les coûts mouns, ils viennent de l'extérieur d'habitude.
08:24Et donc habituellement, c'est plutôt l'industrie qui fait le cycle.
08:27Et là, on a quelque chose d'un peu inhabituel,
08:29qui est qu'on a des mauvais chiffres qui nous viennent de la construction,
08:32de l'agriculture,
08:33et on a plutôt une industrie qui va plus vite que le reste de l'économie.
08:36C'est ça qui tire un peu la croissance,
08:38en particulier le secteur aéronautique, le secteur de la défense,
08:40qui lui exporte beaucoup.
08:42Et donc cette partie-là de l'économie tire un peu l'activité
08:45et fait un peu de croissance en France.
08:46Donc on n'est pas encore en vigilance rouge.
08:48Et on peut craindre une vigilance rouge
08:50si, en faisant un peu de prospective,
08:52le budget met du temps à être voté.
08:57Alors, il reste l'effet de l'infertitude politique.
08:59Est-ce que ça a un impact sur l'activité ?
09:02Par le passé, on ne constate pas d'effet systématique
09:04dans nos enquêtes de conjoncture.
09:06On ne voit pas d'effet, notamment d'arrivée des élections
09:09sur la réponse des entreprises.
09:10Il y a un contre-exemple.
09:12En juillet 2024,
09:13les perspectives des entreprises avaient beaucoup baissé
09:15suite à la dissolution
09:18et au résultat des élections législatives.
09:20Et c'est vrai qu'à partir de ce moment-là,
09:22on a eu des perspectives un peu affaiblies
09:24dans les enquêtes de conjoncture françaises,
09:25dans les réponses des entreprises,
09:27par rapport à nos voisins européens.
09:29C'est peut-être aussi ce qu'on paye un peu actuellement
09:31dans l'investissement des entreprises.
09:33Merci beaucoup Dorian Roucher.
09:34Je rappelle que vous êtes chef du département
09:36de la conjoncture à l'INSEE.
09:39Le gouvernement qui cherche des économies
09:41et les retraités vont bel et bien être mis à contribution
09:44et pas qu'un peu, à hauteur de 6 milliards d'euros.
09:48Caroline Morisseau, David Amiel a été très claire ce matin.
09:51Le gouvernement ne peut pas se permettre, dit-il,
09:54de faire dans la demi-mesure.
09:56C'est ça, le ministre du Budget n'y est pas allé par quatre chemins.
09:59Indexer l'ensemble des pensions de retraite actuellement,
10:02compte tenu de l'inflation, ça coûte 6 milliards d'euros.
10:05Ces 6 milliards d'euros, on ne les a pas,
10:07on n'en a pas le premier euro,
10:09a lâché David Amiel, le ministre du Budget,
10:11qui plaide donc pour une mesure radicale,
10:13faire porter la totalité de l'effort,
10:16donc 6 milliards d'euros, sur les retraités.
10:18Alors comment ?
10:19Alors, il y a plusieurs options possibles.
10:21Soit on tire un trait sur l'indexation des pensions,
10:24on les gèle totalement, on ne les augmente pas,
10:27tout le monde est à zéro,
10:29les retraités restent avec leurs pensions actuelles,
10:31elles ne sont pas du tout indexées sur l'inflation,
10:33et donc ça pèse aussi sur les retraités les plus modestes
10:37et les petites pensions.
10:38On ne regarde pas du tout quel montant de pensions sont concernés.
10:41soit on tire un trait sur l'abattement de 10%.
10:45Aujourd'hui, tous les retraités ont le droit de déduire
10:48de leurs revenus déclarés 10%.
10:51Donc, cette niche fiscale, elle coûte là aussi 6 milliards d'euros,
10:57la supprimer totalement, ça permettrait de financer
11:00l'indexation des pensions de retraite,
11:02soit troisième et dernière option.
11:04On joue un peu sur les deux leviers à la fois,
11:07on indexe uniquement les petites pensions,
11:08par exemple jusqu'à 1 500, 2 000 euros,
11:11on n'indexe pas les pensions des retraités les plus aisés,
11:15entre guillemets, il faut voir où on place le curseur,
11:17et dans ce cas, il faudra aussi réduire l'abattement,
11:20parce que le montant moyen des pensions en France,
11:21il est relativement peu élevé, on est autour de 1 800 euros.
11:24La balle est désormais entre les mains de Sébastien Lecornu,
11:28c'est au Premier ministre que reviendra cet arbitrage,
11:31il va devoir choisir les différentes options,
11:33mais ce qu'il faut savoir, c'est que
11:35tous ses prédécesseurs, lui aussi d'ailleurs dans le dernier budget,
11:38mais Michel Barnier, François Bayrou,
11:40ont déjà essayé de s'attaquer à cet abattement de 10%,
11:43ont déjà envisagé une désindexation, même partielle,
11:46parfois pas totale, des pensions de retraite,
11:48et ce type de mesures, ça n'est jamais passé,
11:51ça a toujours été retoqué à une large majorité
11:54par l'ensemble des députés,
11:55qu'il s'agisse du RN, des Républicains, du PS,
11:58même quand il s'agissait de cibler uniquement
12:01les retraités les plus aisés,
12:03donc même une fois l'arbitrage rendu,
12:06ça risque d'être extrêmement compliqué
12:08de faire voter une telle mesure.
12:10Merci beaucoup Caroline.
12:11Morisseau, autre défi pour le gouvernement,
12:13c'est l'adaptation au changement climatique,
12:15si rien n'est fait, il pourrait amputer le PIB
12:17de 3,6% en 2050.
12:20Parmi les mesures prises,
12:21il y a le plan d'électrification
12:23pour dépendre moins des énergies fossiles,
12:27ce plan a été lancé au printemps dernier,
12:28avec une nouvelle étape aujourd'hui,
12:31109 territoires viennent d'être sélectionnés
12:33pour accélérer la sortie des énergies fossiles
12:36dans le chauffage, les transports
12:37ou encore l'industrie au total.
12:39Un Français sur quatre est concerné.
12:42Valentin Adbi, concrètement,
12:43qu'est-ce que ça va changer pour ces communes ?
12:45Eh bien, tout d'abord, ça va venir accélérer
12:48la sortie du gaz et du fioul dans les logements
12:50puisque les territoires sélectionnés
12:52ambitionnent de faire sortir
12:54110 000 maisons du gaz
12:56et 130 000 du fioul.
12:57Un autre gros chantier,
12:59c'est la voiture électrique
13:00avec 15 000 bornes de recharge supplémentaires envisagées,
13:04dont 2 000 bornes rapides.
13:06Côté entreprises,
13:07c'est 43 territoires
13:08qui veulent électrifier leurs parcs industriels
13:10et 31, leur équipement agricole.
13:13Alors, certaines mesures pourront aller vite,
13:15comme par exemple l'électrification des véhicules.
13:18D'autres prendront plus de temps,
13:19comme par exemple la suppression
13:20de certaines portions du réseau de gaz.
13:22En tout cas, les premiers projets
13:24doivent démarrer dès la fin de l'année.
13:26Et pour accélérer tous ces projets,
13:27est-ce qu'il va y avoir des moyens supplémentaires
13:30pour ces territoires concernés ?
13:31Alors, il n'y aura pas de nouvelles enveloppes financières
13:35spécifiquement réservées à ces 109 territoires.
13:37Concrètement, ce qu'ils gagnent aujourd'hui,
13:39c'est un accompagnement renforcé
13:41de l'État et de l'ADEME,
13:43qui est donc l'agence publique
13:44chargée de la transition écologique.
13:45Ça va être une aide pour monter leurs projets plus vite
13:48et accéder plus facilement
13:50aux financements qui existent déjà.
13:52L'objectif pour le gouvernement,
13:54c'est d'en faire des territoires pilotes
13:56pour tester à grande échelle
13:57des solutions qui fonctionnent
13:58pour pouvoir ensuite les reproduire ailleurs en France.
14:02Et ce plan, il va encore s'intensifier,
14:04puisque Maude Bréjon,
14:05la porte-parole du gouvernement,
14:06a annoncé une deuxième phase
14:08dès le mois prochain.
14:09Merci, Valentine Adbi.
14:11On est en ligne avec Hélène Laroche.
14:12Bonfils, bonsoir.
14:13Vous êtes directrice générale
14:15d'Octopus Énergie France.
14:17L'accélération de l'électrification
14:19avec ces annonces aujourd'hui
14:21dans ces 109 territoires,
14:22est-ce que c'est à la hauteur des enjeux, selon vous ?
14:26C'est une première étape.
14:28Bonsoir.
14:30C'est une très bonne première étape.
14:32La France, aujourd'hui, dépense plus de 60 milliards par an
14:34en importation d'hydrocarbures.
14:36Donc, elle ne maîtrise pas la production.
14:38Et aujourd'hui, on le voit,
14:39on est dans une crise énergétique.
14:40On en subit directement les conséquences économiques.
14:43Donc, c'est une première étape que nous soulignons
14:45et que nous applaudissons chez Octopus Énergie.
14:48On attend la deuxième étape
14:49sur laquelle nous, nous sommes nous-mêmes positionnés
14:52sur le plan de pompe à chaleur
14:55auprès des particuliers en France.
14:57Alors, justement,
14:58les territoires sélectionnés ambitionnent
15:00de faire sortir 110 000 maisons du gaz et du fioul.
15:04La construction également de 15 000 bornes de recharge,
15:06dont 10 000 recharges rapides, pardon, d'ici 2030.
15:11Est-ce que cela vous paraît réaliste ?
15:15Oui.
15:16Il va falloir juste qu'il y ait un accompagnement
15:18dans les territoires et auprès des particuliers.
15:21Un accompagnement sur les travaux,
15:24sur les conséquences, sur la facture énergétique
15:27qui va réduire.
15:27Mais il va falloir changer
15:28et les accompagner dans cette transition
15:31dans cette transition et un plan de financement.
15:34Et c'est ce que sert un peu le projet
15:36et l'appel à projet du gouvernement.
15:37C'est les accompagner en ayant un package
15:40qui contient le financement, l'installation
15:43mais aussi la facture énergétique sur long terme
15:45parce que c'est des investissements
15:47qui peuvent être importants et qui font peur.
15:49Et le but du gouvernement
15:50mais aussi des fournisseurs qui se sont positionnés
15:52et qui vont accompagner cette transition,
15:54c'est d'accompagner le client vers cette transition
15:56pour que ce soit simple et facile à mettre en place.
15:59Oui, alors justement sur la mise en place
16:01ce plan d'électrification
16:02il est financé par les certificats d'économie d'énergie
16:06payés par les fournisseurs
16:08plutôt que par le budget de l'État
16:09qui on le sait est très restreint.
16:12Est-ce que finalement ce financement
16:14via les certificats d'économie d'énergie
16:16ça ne revient pas à faire porter le coup
16:18sur les consommateurs ?
16:19Est-ce que les fournisseurs ne vont pas
16:20à terme de toute façon augmenter la facture ?
16:24Aujourd'hui on ne voit pas un impact
16:26d'augmentation sur ce prix du certificat.
16:28ça pourrait arriver, il faut savoir que ce certificat
16:31il est voué à aider cette transition
16:36et l'idée c'est qu'il y ait plus de taxes encore
16:40sur les énergies qui polluent que moins sur l'électricité
16:42donc on espère que le gouvernement
16:43essaiera de répartir cette enveloppe
16:45plus sur des énergies qui continuent à polluer
16:48plus que sur l'électricité
16:50et l'idée dans le long terme
16:53c'est que vu qu'on aura de moins en moins
16:56sur le long terme besoin de ces certificats
16:58parce que la transition sera faite
16:59on espère que cette enveloppe globale
17:01sur le long terme diminue.
17:02L'électrification massive des usages
17:04ça va créer des pics
17:06de demandes localisées
17:09est-ce que le réseau électrique
17:11est armé pour encaisser
17:12cette montée en charge
17:14de la demande électrique ?
17:17Aujourd'hui oui
17:18parce que je pense que ça va être
17:19quand même assez progressif
17:20il faut savoir aussi que
17:21dans tout ce plan
17:22et toute cette réflexion
17:23qu'on a avec le gouvernement
17:24il y a tout ce qu'on appelle
17:25la flexibilité
17:26qui est beaucoup discutée
17:27et nous ce qu'on nous a demandé
17:28avec nos pompes à chaleur
17:30qu'on va proposer
17:31lors de cet appel d'offres
17:33donc ce qu'on appelle la COSI chez nous
17:35la COSI est pilotable
17:36et permet d'être pilotée à distance
17:39et donc de fournir de la flexibilité au réseau
17:41et donc plus on rajoute d'électrification
17:43ce n'est pas un problème
17:44tant que les outils peuvent être pilotés
17:46et quand il y a une trop forte tension
17:47ou un trop gros problème
17:49et bien on peut réduire
17:50et aider le réseau
17:51c'est quelque chose
17:52qu'on arrive à faire nous aujourd'hui
17:53sur par exemple
17:54les ballons d'eau chaude
17:55on commence à faire de plus en plus
17:57sur les pompes à chaleur
17:58donc il faut penser électrification
18:00mais flexibilité d'à côté
18:01pour qu'on arrive tous à consommer
18:03en même temps
18:04sans faire exploser le réseau
18:05parce qu'on consomme tous
18:06au même moment
18:09109 territoires sont concernés
18:10par le plan d'électrification
18:13en tout cas le plan accéléré
18:16parmi ces 109 territoires
18:18beaucoup sont dans le milieu rural
18:19est-ce qu'on risque pas
18:21de créer une France
18:23à deux vitesses à ce niveau-là ?
18:26Je ne pense pas spécifiquement
18:29parce qu'il faut
18:31entre guillemets
18:32regarder les usages
18:33et il va falloir que
18:34l'électrification se fasse
18:36aussi bien en ville
18:37que dans des zones
18:39un peu plus rurales
18:40et je pense que le test
18:41va être important
18:42de voir comment
18:43il faut peut-être
18:45séparer les actions
18:46et apporter plus
18:48de soutien par exemple
18:49sur le changement
18:50et la transition
18:51à la voiture électrique
18:52dans des territoires rurales
18:53où on utilise plus la voiture
18:54qu'ailleurs
18:55donc je pense que
18:55c'est assez intéressant
18:57justement ce test
18:59de voir si
18:59pas
19:00d'avoir deux vitesses
19:01mais au contraire
19:02d'adapter le système
19:03parce que
19:03quand on est dans
19:04une zone rurale
19:06on a besoin de plus de voitures
19:07et il faut qu'on accompagne
19:08et qu'on trouve une solution
19:10pour que la voiture électrique
19:11ne soit plus complexe
19:13mais soit quelque chose
19:14qui est très simple
19:14sur lequel on puisse
19:16compter sur le long terme
19:18Alors on a
19:19Maud Bréjean
19:20la ministre chargée
19:21de l'énergie
19:22qui a précisé aussi
19:24qu'elle allait lancer
19:25au mois d'octobre
19:26la deuxième phase
19:27du plan électrification
19:29pour accélérer
19:30encore davantage
19:31le mouvement
19:31comment faut-il
19:33articuler
19:34cette deuxième phase
19:35selon vous
19:36par quelles sont
19:37les priorités
19:37qu'il faut mettre
19:39en place maintenant
19:42La priorité
19:43c'est
19:43dans cette deuxième phase
19:44ils vont répondre
19:45surtout à
19:47l'appel à projet
19:48qui a été lancé
19:48sur les pompes à chaleur
19:50du coup
19:50qui inclut
19:51comme je vous l'ai dit
19:52le financement
19:53de la pompe à chaleur
19:54donc ça va permettre
19:55aux gens
19:56d'investir
19:57et de se projeter
19:59nous ce qu'on attend
20:00sur cette deuxième phase
20:01c'est
20:01qui sont les lauréats
20:03de cet appel d'offres
20:04pour qu'on puisse
20:04se mettre en marche
20:05nous
20:06Octopus Energy
20:06mais les autres
20:08fournisseurs
20:08ou les autres
20:09lauréats
20:09de cet appel
20:09à projet
20:10et qu'on se redrousse
20:11tous les manches
20:12et qu'on essaie
20:13d'apporter
20:14la meilleure solution
20:14aux clients
20:15pour qu'ils passent
20:16le plus rapidement
20:16possible
20:17à la pompe à chaleur
20:18d'ici la fin de cette année
20:19donc accélération
20:20sur les pompes à chaleur
20:21merci beaucoup Hélène
20:22Laroche
20:22bon fils
20:23je rappelle
20:23que vous êtes
20:24directrice générale
20:25d'Octopus
20:25Énergie France
20:27restez avec nous
20:28dans un instant
20:28le débat
20:29BFM Business
20:30présente
20:34le 18h éco
20:36Stéphanie Collot
20:37c'est l'heure du débat
20:38dans le 18h éco
20:40sur BFM Business
20:40Sébastien Lecornu
20:41a dévoilé
20:42mercredi
20:43ses choix budgétaires
20:44dans une lettre
20:44au chef d'entreprise
20:45baisse de la contribution
20:47exceptionnelle
20:48création
20:48d'un pacte
20:49papin
20:50nettoyage
20:50dans les niches fiscales
20:52le Premier ministre
20:52promet
20:53stabilité
20:54et visibilité
20:55mais peut-on
20:56le croire
20:56est-ce qu'il est encore
20:57capable de rassurer
20:58les chefs d'entreprise
21:00Ludovic
21:01de Sautet
21:02directeur délégué
21:03de la rédaction
21:04de la tribune
21:04accompagné par
21:06Alexandre Malafague
21:07le président fondateur
21:08de Sinopia
21:10en débattait
21:11sur le plateau
21:13un extrait
21:14de ce débat
21:15tout de suite
21:17c'est bien
21:18d'entendre ça
21:18ça fait plaisir
21:19c'est le minimum
21:21qu'on doit
21:21aux entrepreneurs
21:22et aux gens
21:23qui investissent
21:23dans un pays
21:24dire voilà
21:24vous avez
21:25un cadre
21:25dans lequel
21:26on vous garantit
21:26un espace
21:27au sein duquel
21:28vous allez pouvoir
21:29avoir un peu
21:30de visibilité
21:30et de sécurité
21:31et ça c'est des mots
21:33on a vu
21:34depuis 30 ans
21:35que ces mots-là
21:35sont toujours trahis
21:36remis en cause
21:37puis là on est au tout début
21:38d'une séquence
21:39mais là dans les faits
21:41stabilité
21:42baisse
21:42de l'allègement
21:43enfin allègement
21:44de la surtaxe d'IS
21:45pas de nouveaux impôts
21:47création d'impact
21:47papin
21:48est-ce que ça c'est de nature
21:49à rassurer
21:49l'échelle d'entreprise
21:51je pense que pour l'instant
21:51ça confirme que le gouvernement
21:52était plutôt en panique
21:53parce que la conjoncture
21:53est particulièrement mauvaise
21:55et deuxièmement
21:55moi j'entends tout ça
21:56à aujourd'hui
21:57on est le 9 septembre
21:58il faut maintenant
21:59attendre le mois de décembre
22:00que le budget soit
22:01ou voté
22:02ou pas censuré
22:03donc il y a trois mois
22:04de négociations
22:05il va falloir lâcher
22:06du lest quelque part
22:06monsieur Lecornu
22:07veut trouver 30 milliards
22:08je ne sais pas comment
22:09en économie
22:10et en même temps
22:10on est sur des prévisions
22:11de croissance
22:11qui sont plutôt à la baisse
22:12et des prévisions de déficit
22:13qui sont plutôt à la hausse
22:14donc je ne sais pas
22:15comment il va boucler son budget
22:16et ce qui est certain
22:16c'est que les messages
22:18sont intéressants
22:18moi je trouve dramatique
22:20si vous voulez
22:20qu'on arrive
22:21en septembre 2026
22:23après neuf années
22:25de gouvernement
22:27successif
22:27sous l'égide
22:28d'Emmanuel Lecorn
22:28pour avoir ce type d'annonce
22:29pour dire
22:30stabilité
22:30puis là on va
22:31enfin tenir une parole
22:32ne pas augmenter
22:33ce qui avait été
22:34promis déjà l'année dernière
22:35sur la fiscalité
22:36des grandes entreprises
22:37et puis tout d'un coup
22:38on se rend compte
22:38qu'il y a un sujet
22:38sur la transmission
22:39d'entreprises
22:40aux salariés
22:41ça fait 15 ans
22:42que les chiffres sont là
22:43ça fait 15 ans
22:43qu'on constate
22:45l'effet dans les comptes
22:46des entreprises
22:46du fait que
22:47comme il n'y a pas
22:47de dispositif suffisant
22:48à un moment donné
22:49vous n'investissez plus
22:49si vous n'avez pas
22:50de repreneur
22:50au lieu d'investir
22:51pour la croissance
22:51vous arrêtez d'investir
22:53et vous thésaurisez
22:54donc tout ça
22:54c'est des ouvertures
22:56de regards
22:57sur des sujets
22:57qui sont connus
22:58et reconnus
22:58dès 2017
22:59le Sénat parlait
23:00de cet enjeu
23:00de transmission d'entreprises
23:01il s'est passé quoi
23:02depuis rien
23:03très peu de choses
23:03donc c'est bien
23:05mais je pense
23:05ça témoigne d'une panique
23:06absolument sidérale
23:07parce que les indicateurs
23:09sont tous au rouge
23:09et qu'on voit effectivement
23:10que les investisseurs
23:12aujourd'hui en France
23:12se posent la question
23:13de dire
23:13est-ce que c'est sérieux
23:14de venir en France
23:14surtout à une échéance électorale
23:16dont on ne sait pas
23:16ce qu'elle va donner
23:18et avec un contexte
23:19qui est incertain
23:20s'il n'y a pas de majorité
23:21à l'issue de la prochaine élection
23:22et après on verra
23:23qui sort du chapeau
23:24la prochaine élection
23:24vous êtes investisseur
23:25est-ce que vous avez envie
23:26de mettre 1 million
23:2710 millions
23:2750 millions
23:27ça incite à l'attentisme
23:29donc ils envoient des messages
23:31je comprends qu'ils le fassent
23:32j'espère qu'ils seront capables
23:33de transformer un minimum
23:35la promesse d'essai
23:37Ludovic de Sotès
23:38c'est un courrier
23:39qui n'est censé rassurer
23:41quand on entend Alexandre Malafaille
23:43c'est pas vraiment le cas
23:45je suis d'accord avec Alexandre
23:47sur une grande partie du constat
23:48malheureusement
23:49d'abord il y a
23:49finalement cette lettre
23:50est un aveu
23:51est un aveu d'instabilité
23:52enfin finalement
23:54elle fait acte
23:55de plein de choses
23:55qui n'allaient pas
23:57donc c'est la première chose
23:58et c'est très étonnant
23:59c'est un aveu de faiblesse aussi
24:01c'est très clairement
24:02dans le contexte
24:04alors l'intention est bonne
24:05soit
24:06et évidemment les signaux
24:07qui sont envoyés
24:08au monde de l'entreprise
24:10sont positifs
24:11et vont dans le bon sens
24:12maintenant la prise de conscience
24:13c'est extrêmement tardive
24:14et surtout
24:15je vais plus le moins qu'Alexandre
24:16c'est-à-dire c'est une prise de conscience
24:17dans un contexte très particulier
24:19c'est-à-dire c'est une prise de conscience
24:22où on appelle finalement
24:24quelque part
24:25les chefs d'entreprise
24:25à choisir leur camp politique
24:28et c'est pas le sujet
24:29en fait
24:29c'est pas vraiment le sujet
24:30le sujet c'est
24:31comment on fait marcher l'économie
24:32comment on sort de cette économie
24:34j'allais dire administrée
24:36qui est bordée par des règles
24:37des exigences
24:38une tuyauterie
24:40qui maintenant est plus compliquée
24:41que le centre Pompidou
24:43pour faire que l'énergie se libère
24:46donc oui le geste est là
24:48mais il est bien trop tardif
24:49et surtout
24:50il va être pris dans une séquence
24:51et pris en otage
24:52dans une séquence politique
24:53c'est ça
24:53c'est la séquence politique
24:54à venir
24:55le budget
24:55les négo
24:56la présentation
24:56les négociations du budget
24:58l'adoption
24:59espérons-le
25:00d'un budget
25:00avant la fin de l'année
25:02ce pacte papin
25:04Alexandre Malafaille
25:05c'est pour faire face
25:06à la grande transmission
25:07500 000 dirigeants
25:09partiront à la retraite
25:09dans les 10 prochaines années
25:11c'était largement
25:13on pouvait l'anticiper
25:14depuis des années
25:15ça en tout cas
25:16depuis l'arrivée
25:17d'Emmanuel Macron
25:18au pouvoir
25:18est-ce que finalement
25:20cette lettre
25:21c'est un courrier
25:22qui arrive
25:23beaucoup trop tard ?
25:25Il arrive
25:25voilà
25:26dont tact
25:26c'est déjà ça
25:28c'est déjà ça
25:28si ils arrivent
25:29pour le coup
25:30parce qu'à la limite
25:30que la lettre arrive
25:31c'est une chose
25:31qui n'est pas inintéressante
25:32c'est que ce dispositif
25:33puisse être concrétisé
25:35ça ce serait bien
25:36ce serait bien
25:36d'un côté
25:37qu'on sanctuarise du trade
25:38parce que ça fonctionne bien
25:39et de l'autre côté
25:40qu'on puisse créer
25:40de dispositifs
25:41qui favorisent
25:42la transmission d'entreprise
25:43aux salariés
25:43ce serait bien aussi
25:45on est dans un pays
25:45où finalement
25:46Bercy ne regarde que deux choses
25:47ce qui rentre
25:48et ce qui sort
25:48mais ce qui crée de la richesse
25:50ça ne le préoccupe pas
25:51donc créer les conditions
25:51de créer de la richesse
25:52ce n'est pas son sujet
25:53et donc c'est pour ça
25:53qu'on met de la fiscalité partout
25:54on met des règles partout
25:55on met des trucs
25:56qui sont très compliqués
25:58après à opérer
25:58pour les entreprises
25:59mais personne ne se rend compte
26:00de ces difficultés opérationnelles
26:01personne ne se rend compte
26:01de ce que ça coûte
26:02ni de ce que ça engendre
26:03là on voit bien
26:04que sur le chiffre
26:05en particulier
26:05des transmissions d'entreprise
26:06il y a un sujet qui est majeur
26:07on parle de 500 000
26:08vous avez raison
26:08on constate depuis quoi
26:10une vingtaine d'années
26:10que c'est plus ou moins
26:1130, 40, 50 000 entreprises
26:13chaque année
26:14qui se transmettent
26:15moins que les créations d'entreprise
26:17en tout cas
26:17en solde brut
26:18si on regarde les chiffres
26:19mais on se rend compte également
26:21que les dispositifs
26:22qui sont créés
26:22de type scope et compagnie
26:25en France
26:26c'est-à-dire les structures
26:26qui ont permis
26:27à ces entreprises
26:27d'être reprises par leurs salariés
26:29avec à peu près
26:3065 000 personnes
26:30qui sont dans ces scopes
26:31c'est quelques dizaines
26:33d'entreprises par an
26:33qui basculent
26:34vous avez un autre dispositif
26:35qui aurait pu être poussé en avance
26:37et les fondations actionnaires
26:38mais ça encore
26:39ce sont des usines à gaz
26:40qui évidemment font que Bercy
26:41ne s'y retrouve pas
26:41donc là encore
26:42on est dans des marginalités
26:44de cas pratiques
26:45alors qu'on devrait effectivement
26:46avoir des dispositifs
26:47qui favorisent clairement
26:48la manière dont l'entreprise
26:49peut se transformer
26:50peut évoluer
26:51peut être transmise
26:52peut être cédée
26:52peut être reprise
26:53et surtout par des français
26:54parce que c'est bien
26:55d'avoir des repreneurs
26:56mais ces repreneurs
26:57s'ils sont comme c'est le cas souvent
26:58d'origine moyenne orientale
27:00ou asiatique
27:00why not
27:01mais loin des yeux
27:02loin du coeur
27:02enfin les conséquences en général
27:03elles ne sont pas favorables
27:04le pillage il existe
27:05enfin on le connaît tous
27:06donc ouais je trouve que
27:07si vous voulez
27:08je crois qu'il faudrait
27:09enfin il y a un incendie
27:10il faut essayer de l'éteindre
27:11il faut trouver des moyens
27:12d'agir sur ces sujets-là
27:14et là en particulier
27:15il faut vraiment
27:16créer un dispositif
27:17qui soit pérenne
27:17mais après il faudra regarder
27:18dans le détail
27:18parce que c'est facile encore
27:20de faire une usine à gaz
27:25voilà pour ce débat
27:27entre Alexandre Malafa
27:28et président fondateur
27:29de Sinopia
27:31et Ludovic De Sautet
27:32directeur délégué
27:33de la rédaction
27:33de La Tribune
27:34restez avec nous
27:35dans un instant
27:35on va faire un point
27:36sur la séance du jour
27:37sur les marchés
27:40Le 18h écho
27:42Stéphanie Collot
27:43Le 18h écho
27:44se poursuit sur BFM Business
27:45on fait un point
27:46sur la séance du jour
27:47sur les marchés
27:48avec Guillaume Sommerer
27:49bonsoir
27:49et le CAC termine en hausse
27:51ce soir
27:51c'est vrai
27:51on termine mieux la semaine
27:52qu'on l'a vécu
27:53et traversé
27:54on termine à plus 0,8
27:55ce soir sur le CAC 40
27:578179 points
27:57c'est bien une hausse
27:58pour finir la semaine
27:59le petit problème
27:59c'est que les volumes
28:00n'ont pas été au rendez-vous
28:01on a eu de gros volumes
28:02sur les séances de baisse
28:03enfin de gros volumes
28:03plus gros volumes
28:04sur les séances de baisse
28:04et moins gros volumes
28:05sur la séance de hausse
28:06de ce soir
28:06mais enfin on la prend
28:07cette hausse
28:08plus 0,8
28:08donc sur l'indice CAC 40
28:10avec toujours des tensions
28:11sur le 10 ans français
28:12on est sur le 10 ans français
28:14ce soir à 4,45
28:164,45
28:16on va tout droit
28:17vers les 4,5
28:18et l'écart de taux
28:18avec l'Allemagne
28:19ça grandit encore
28:19on était hier
28:20à 92 points d'écart de taux
28:22là ce soir
28:22on est quasiment à 95
28:2395 sur le spread
28:25France-Allemagne
28:25on va tout droit
28:26vers les 100 points
28:27d'écart de taux
28:28il y a une petite french touch
28:29là-dessus
28:30c'est vrai
28:30tous les taux obligataires
28:31se tendent
28:31mais il y a quand même
28:32un point particulier
28:33un point sensible
28:33sur la France
28:34avec en plus Bercy
28:35qui tout à l'heure
28:36vous en avez parlé
28:36a renoncé à son objectif
28:37de faire passer les déficits
28:38sous les 5% cette année
28:39ça s'apaise particulièrement
28:41donc l'écart avec l'Allemagne
28:42se creuse
28:43à nouveau ce soir
28:44presque à 95 points
28:45d'écart de taux
28:46du côté des valeurs
28:46celles qui se distinguent
28:48alors quand même
28:48LVMH se refait un peu
28:49une santé
28:50après une semaine compliquée
28:51où le titre aura touché
28:52un plus bas de 5 ans
28:53cette semaine
28:54aura été doublé quand même
28:55par l'Oréal
28:55en capitalisation
28:56c'était plus arrivé
28:57en quasiment 10 ans
28:58là ce soir
28:59LVMH reprend un peu de terrain
29:00un peu de couleur
29:01le titre gagne 2% en clôture
29:03à noter quand même
29:04que Bernard Arnault
29:04n'est plus dans le top 10
29:05des plus grandes fortunes mondiales
29:06après la semaine
29:07que le titre a vécu
29:07c'est la 11ème fortune mondiale
29:09désormais
29:09les 10 premières
29:10c'est des américains
29:11tous
29:11les autres valeurs
29:12qu'il fallait suivre
29:13à la hausse comme LVMH
29:14Stellantis gagne 3,1%
29:16Safran plus 2,5
29:17puis dans la tech
29:18STMicroelectronics
29:19on va en parler
29:19avec Wall Street
29:20mais STM ce soir
29:21a gagné 2,4%
29:22en repli
29:23Carrefour
29:23moins 1,5
29:25puis Orcag 40
29:25quand même
29:26Vétoquinol
29:26il ne faut jamais oublier
29:27les laboratoires vétérinaires
29:29ils cartonnent
29:29nos laboratoires vétérinaires
29:30c'est des champions internationaux
29:31il y a Vétoquinol
29:32puis il y a Virbac aussi
29:33qui va publier la semaine prochaine
29:34mais ce soir Vétoquinol
29:35qui a publié ce matin
29:36gagne 18%
29:38en clôture
29:39donc des plus 18
29:39on peut en trouver
29:40même en dehors de la tech
29:41ça existe encore
29:41mais oui bien sûr
29:42il y a de plus en plus de tech
29:43dans les laboratoires vétérinaires aussi
29:45du côté des marchés américains
29:47on évolue dans le vert
29:47c'est vrai
29:48les trois indices
29:49le S&P gagne 1% ce soir
29:51et surtout le Nasdaq
29:52récupère 1,2%
29:53alors on a eu
29:54un bon chiffre d'inflation
29:55dont on parlera dans un instant
29:56un bon chiffre
29:57relativement bon chiffre
29:58qui est salué par Wall Street
30:00et puis on a des cours du pétrole
30:01qui se détendent
30:01ça ça aide tout le monde
30:02y compris le CAC 40 d'ailleurs
30:03on est ce soir à 104 dollars
30:05le baril de Brent
30:06alors si on avait dit
30:07en début de semaine
30:08qu'à 104 dollars le baril
30:09on serait soulagé
30:09on ne l'aurait pas cru
30:10c'est vrai qu'hier
30:11on était à 108 quasiment
30:12donc là on est à 104
30:13au début de semaine
30:14on était sous les 100 dollars
30:15donc légère détente
30:16en tout cas sur ces cours du pétrole
30:17même si on voit
30:19le détroit de Babel Mende
30:21à son tour peut-être
30:21venir être perturbé
30:22par les outils
30:23ça c'est un vrai sujet
30:24on va y revenir d'ailleurs
30:25à 18h45
30:26exactement
30:27et puis les cours du gaz aussi
30:28qui se détendent légèrement ce soir
30:30mais il n'empêche que
30:31les exportations de GNL du Qatar
30:33ont été divisées par 10
30:34par rapport à avant
30:35la guerre en Iran
30:36donc tout cela pèse
30:37malgré tout sur nos marchés européens
30:38qui ce soir ont beau avoir progressé
30:39ils ont moins progressé
30:40que le marché américain
30:41qui porte la cote à Wall Street
30:43alors on se disait à l'ouverture
30:44c'est Oracle
30:44le titre gagnait 8%
30:45c'est fini
30:46il perd 0,5%
30:47ce titre Oracle à l'instant
30:48donc il y a beaucoup de trading
30:49sur Oracle
30:50il y a le bon et le moins bon
30:51dans les bonnes nouvelles
30:52le carnet de commandes
30:53les prévisions relevées
30:54les ventes en hausse de 30%
30:57sur un trimestre
30:58Oracle a dépensé plus de 28 milliards
31:004 fois ce qu'elle dépensait
31:01sur une année entière
31:02il y a 2 ans
31:02donc ça va vite
31:03les dépenses quand même chez Oracle
31:04et ça pose toujours les mêmes questions
31:05on a un cash flow négatif
31:06là pour le 6ème trimestre d'affilée
31:08la moitié de son carnet de commandes
31:10repose sur OpenAI
31:11à propos de l'intelligence artificielle
31:13quand même un chiffre fou
31:14qu'un de nos experts
31:15nous l'a livré dans BFM Bourse
31:17TSMC est en train de construire
31:19simultanément
31:19une vingtaine d'usines
31:21dans le monde
31:2120 usines que TSMC
31:23est en train de construire
31:23dans le monde
31:24auparavant
31:25leur précédent record
31:26de nombre d'usines construites simultanément
31:27c'était 5
31:28là ils sont à 20
31:28et ils expliquent TSMC en plus
31:30que ce ne sera pas suffisant
31:31pour rattraper l'Allemande
31:32donc voilà
31:33c'est un des chiffres un peu fous
31:35qui sont en train de circuler
31:36dans l'univers de la tech
31:37et à propos de chiffres fous
31:38Microsoft de son côté
31:39annonce qu'il prévoit
31:40de plus que tripler
31:41la capacité de ses centres de données
31:43la tech
31:44on en reparlera la semaine prochaine
31:46puisque un projet de loi bipartisan
31:48sur la sécurité
31:49de l'intelligence artificielle
31:50ça a été un grand enjeu
31:51de cette semaine
31:52dans la tech
31:53les dangers pour l'humanité
31:54et bien un projet de loi bipartisan
31:56pourrait être déposé
31:57la semaine prochaine
31:57au congrès aux Etats-Unis
31:58ce sera un exploit quand même
31:59un projet de loi bipartisan
32:00dans ces temps d'élection de midter
32:02surtout en ce moment
32:02et on va en reparler
32:03avec Frédéric Simotel
32:04qui nous a rejoint sur ce plateau
32:05Guillaume Sommerer
32:06on reste aux Etats-Unis
32:07avec le chiffre de l'inflation
32:09qui est conforme aux attentes
32:10c'est vrai
32:11donc on va se consoler
32:12en se disant qu'il est conforme aux attentes
32:13ça aurait pu être pire
32:14mais enfin quand même
32:14les prix à la consommation
32:15sont en hausse de 3,4%
32:17comme prévu au mois d'août
32:18plus 3,4%
32:19c'est beaucoup plus
32:20que l'objectif de la Fed
32:21de 2%
32:22donc le marché continue
32:23de parier sur une hausse
32:24des taux de la réserve fédérale américaine
32:25la semaine prochaine
32:28les taux américains
32:29qui restent proches
32:29des 5%
32:30le 10 ans américain ce soir
32:32après ce chiffre
32:32conforme aux attentes
32:33on est à 4,95%
32:34en ce moment
32:35sur le 10 ans américain
32:37parce qu'il y a
32:38trop de sujets à la fois
32:38en fait
32:39pour ce marché obligataire
32:40il y a l'évolution
32:41des cours du pétrole
32:42le prix du gasoil
32:43est sur un record
32:44d'ailleurs aux Etats-Unis
32:446 dollars
32:45le gallon exactement
32:46donc il y a
32:47le prix du pétrole
32:47qui monte
32:48il y a les déficits
32:48abisso gigantesques
32:4940 000 milliards
32:51la dette américaine
32:52les quantités monstrueuses
32:53d'argent dont ont besoin
32:54les acteurs de l'intelligence artificielle
32:56tout ça
32:57ça fait beaucoup
32:57et en fait
32:58ces problèmes là
32:59ces défis
33:00le marché arrivait
33:01à les adresser séparément
33:02par le passé
33:02là il semble que ce soit
33:03peut-être plus le cas
33:04et vient s'ajouter
33:05un autre problème
33:06qui a surgi cette semaine
33:08cet autre problème
33:08pour le marché obligataire américain
33:10c'est Ted Scott Besson
33:11lui-même
33:11le secrétaire au Trésor
33:13est-il en train de devenir
33:14le problème du marché obligataire
33:15il a voulu parier
33:16contre le marché
33:16il a annoncé
33:17que le Trésor allait racheter
33:18beaucoup plus d'obligations
33:196 milliards de dollars
33:21d'obligations américaines
33:22le marché lui a rigolé au nez
33:24puisque 6 milliards
33:25c'est pas énorme
33:25face aux 40 000 milliards
33:26qu'il faut refinancer
33:27et après son annonce
33:28d'intervention du Trésor
33:29les taux ont progressé
33:30et ça c'est vraiment
33:31le mauvais signal de la semaine
33:33le marché a adressé
33:34un message à Scott Besson
33:35ne parie pas contre nous
33:36n'est pas toi
33:37qui tient les cordons de la bourse
33:38c'est le marché
33:38qui tient les cordons de la bourse
33:39voilà ce qu'a répondu le marché
33:40donc à cette annonce
33:42d'intervention du Trésor américain
33:43qui a fait pchit
33:44le message du marché
33:45c'est aussi que
33:46c'est peut-être à la Fed
33:47de bouger
33:48parce que la Fed
33:48a des poches
33:49beaucoup plus profondes
33:50a des marges d'intervention financière
33:51beaucoup plus profondes
33:52sans doute que le Trésor
33:53Merci beaucoup Guillaume
33:54Sommerer
33:55vous en parliez à l'instant
33:57le titre LVMH
33:58gagne un peu plus de 2%
34:00ce soir
34:01malgré la mauvaise passe
34:02que traverse Louis Vuitton
34:03en Chine
34:04au ralentissement global
34:06de la demande sur place
34:07auquel sont confrontés
34:08tous les acteurs du secteur
34:09s'ajoute une affaire
34:11qui a ébranlé
34:12la pépite de LVMH cet été
34:13un contentieux
34:14avec une marque de thé locale
34:17qui a mis un coup
34:18à l'image de Vuitton sur place
34:20et qui va peser
34:21sur les ventes
34:21du troisième trimestre
34:22qui seront publiées
34:23le mois prochain
34:24Pauline Tadevin
34:27C'est une histoire de pétales
34:28qui écorche Vuitton
34:30la maison française
34:30accusait la marque de thé chinoise
34:32Moliti
34:32d'avoir un logo
34:33trop ressemblant
34:34à son monogramme
34:35la justice chinoise
34:37lui a donné raison fin juin
34:38mais l'affaire a déclenché là-bas
34:39une vague de soutien
34:40à Moliti
34:41et de défiance
34:42envers Vuitton
34:43il y a eu un boycott local
34:45selon un proche du groupe
34:46qui décrit même
34:47des semaines
34:47où les ventes ont chuté
34:48de 50%
34:49toujours selon cette source
34:51la Saint-Valentin chinoise
34:52en août
34:52a un peu sauvé les meubles
34:54mais pour le début
34:55du troisième trimestre
34:56en tout cas
34:56le chiffre d'affaires
34:57pourrait être de l'ordre
34:58de moins 20%
34:59même son cloche
35:00du côté d'analystes
35:02le problème dépasse toutefois
35:03l'affaire Moliti
35:04comme ses concurrents
35:05Vuitton fait face en Chine
35:06à un marché plus mature
35:07certains produits
35:09comme des sacs
35:10sont trop chers
35:10ajoute un expert
35:12contacté
35:12LVMH ne commande pas
35:14un an après avoir lancé
35:15son immense concept store
35:16à Shanghai
35:17il va devoir redoubler l'idée
35:19et continuer d'investir
35:20pour gagner la bataille
35:21des parts de marché
35:22Pauline Tadevin
35:23les alertes se multiplient
35:25concernant les usages
35:26de l'intelligence artificielle
35:28anthropique
35:28Maison-Mère de Claude
35:30publie un rapport inquiétant
35:31sur l'utilisation
35:32de ces modèles
35:34Frédéric Simotel
35:35ils sont détournés
35:37au profit
35:38d'actes
35:39malveillants
35:40de quoi on parle concrètement ?
35:42Alors là on va parler de
35:42on va prendre l'exemple
35:43très concret
35:44de ce qui s'est passé au Yémen
35:45donc l'IA d'Enthropique
35:46a été utilisée
35:47pour développer
35:48des armes téléguidées
35:49alors il s'agit de quoi ?
35:50Il s'agit de logiciels
35:50de guidage
35:51navigation et contrôle
35:52pour des roquettes
35:53pour des missiles
35:54intégrer un pilote
35:55automatique par exemple
35:56sur un ordinateur
35:57de vol
35:57type un smartphone
35:58écrire des logiciels
35:59de contrôle
36:00des estimations de position
36:01ajuster les paramètres
36:02de contrôle
36:02exécuter une chaîne
36:03de compilation
36:04micro-logicielle
36:05effectuer des simulations
36:06de vol
36:06enfin voilà
36:06toute la panoplie
36:08un peu presque
36:08de ce qu'on voit
36:09dans les jeux vidéo
36:10de guerre
36:11et bien là
36:12ils ont su le faire
36:12avec cet IA
36:14le problème c'est
36:14qu'ils y sont allés
36:15vraiment franco
36:16dans la vraie vie
36:18alors ce que l'on voit
36:19l'IA est en train
36:20de changer la donne
36:20on voit aujourd'hui
36:21c'est une démocratisation
36:22complète
36:23de tous ces outils
36:24accessibles
36:24vous savez aujourd'hui
36:25plus la peine
36:26de savoir développer
36:26il suffit de savoir
36:27bien prompter
36:28et donc derrière
36:29on voit contournement
36:30des garde-fous
36:31parce qu'évidemment
36:32Anthropique
36:32en a mis quelques-uns
36:33mais voilà
36:34les ingénieurs
36:37du Yémen
36:38des rebelles
36:39au Yémen
36:40enfin des rebelles
36:40aussi des rebelles
36:41au Yémen
36:41ont été suffisamment forts
36:42pour masquer
36:43un peu leurs intentions
36:44et Anthropique
36:46a dû intervenir
36:46pour stopper
36:47ces opérations
36:49malveillantes
36:50qu'est-ce qu'il en est
36:51ressorti ?
36:52alors déjà Anthropique
36:53a dit
36:54aucune preuve
36:55n'est apparue
36:57concernant
36:57la création
36:59d'une arme
36:59opérationnelle
37:00c'est ce que nous dit
37:01Anthropique
37:01bon plus concrètement
37:02ils ont quand même
37:03alors comment ils agissent
37:03déjà ils vont aller
37:04regarder toutes les requêtes
37:05pour repérer
37:06un peu les mots-clés
37:07bizarres
37:07ils vont repérer
37:09le fractionnement
37:10des tâches
37:10c'est-à-dire
37:11quelqu'un qui va
37:11demander un moment
37:12tiens comment
37:13on fabrique une banque
37:14puis de l'autre
37:14comment on l'intègre
37:15un missile
37:16parce qu'évidemment
37:18ceux qui ont monté
37:19tout ça
37:19les terroristes
37:20qui ont monté tout ça
37:21ils ne sont pas fous
37:21ils ne vont pas faire
37:22une seule requête
37:22en disant
37:23tout ce qu'on veut attaquer
37:24donc il faut aller repérer
37:25un peu tout ça
37:25il faut faire une classification
37:26des risques aussi
37:27est-ce que quelqu'un
37:28demande juste une recette
37:29pour un poison
37:31à mettre dans un missile
37:33enfin voilà
37:34c'est tout ce genre de choses
37:36derrière
37:37évidemment
37:38Anthropique
37:38a collaboré
37:39avec des partenaires externes
37:41ils ont interdit
37:42ils ont repéré
37:42certains des comptes
37:43ils ont pu interdire
37:44évidemment ces comptes
37:45ils ont renforcé
37:47les garde-fous
37:48c'est-à-dire
37:48l'amélioration des filtres
37:49des modèles de détection
37:50ils ont adapté
37:51leurs protocoles sécurisés
37:52mais voilà
37:54peut-être que ce rapport
37:56aussi est un moyen
37:56de donner un peu plus
37:57de transparence
37:58pour dire regardez
38:00on fait ce qu'il faut
38:01on fait ce qu'il faut
38:02et on vous montre
38:03qu'on est très attentif
38:04à tout ce qui se passe
38:05en tout cas ces alertes
38:06elles interviennent aussi
38:07après la démission
38:08d'un chercheur
38:09au sein d'Anthropique
38:11il soutient
38:12que l'intelligence artificielle
38:13est une technologie
38:14qui pourrait
38:15nous tuer
38:16d'ici à la fin
38:17de la décennie
38:17oui et ça c'était un peu
38:18brambat de combat
38:19un peu dans l'écosystème
38:21de l'IA
38:21parce que ce jeune
38:22il s'appelle Jacob
38:23Jacob Cosson
38:24je dis jeune
38:24parce qu'en effet
38:25il a 27 ans
38:26alors ça peut un peu
38:27justifier ça
38:27parce que c'est un chercheur
38:28britannique
38:28il était chez OpenIA
38:30il trouvait que ça manquait
38:30d'éthique
38:31il était chez Claude
38:32enfin chez Anthropique
38:33là il se rend compte
38:34que finalement
38:34tout le monde est dans
38:35une telle course
38:36à la super intelligence
38:37il dit il y a un risque
38:38alors au départ
38:39on se dit oui
38:39mais c'est un exalté
38:40un peu
38:41voilà qui veut
38:42qui fait qu'il est
38:43un peu lanceur d'alerte
38:44non le problème
38:45c'est qu'il y a
38:46plus de 300 chercheurs
38:47qui lui ont dit
38:47mais il n'a pas
38:48complètement tort
38:49souvenez-vous
38:50Geoffrey Hinton
38:50il y a deux ans
38:51un des prix Nobel
38:52qui était chez Google
38:53l'avait déjà dénoncé
38:54Bill Gates
38:55il y a quelques semaines
38:55il a dit
38:56vous savez quand je discute
38:57avec eux
38:57c'est un peu inquiétant
38:59et donc aujourd'hui
39:00tout le monde cherche
39:00à avoir
39:01parce qu'on a eu une époque
39:02contre la prolifération
39:03des armes nucléaires
39:04c'est-à-dire
39:05une espèce d'organisme
39:06qui va donner
39:07un peu
39:07quelques règles à suivre
39:09on aimerait bien
39:10que tout le monde
39:10aille dans ce même sens
39:12mais on a quand même
39:12trois blocs
39:13entre les Etats-Unis
39:14l'Europe
39:15la Chine
39:15tout le monde n'avance
39:16pas de la même façon
39:17et puis il ne faut pas oublier
39:18que les Etats-Unis
39:19ils ont ce côté
39:19très business
39:20et ça aussi
39:21c'est un danger
39:22et alors on a quand même
39:23Anthropik et OpenAI
39:24qui appellent
39:25à la mise en place
39:26de règles
39:27pour encadrer
39:28le développement
39:29de l'IA
39:29ça dans quel cadre
39:30ça peut se faire ?
39:31alors on voit
39:33qu'il y a
39:33de toute façon
39:33les capacités
39:34sont en forte progression
39:35il suffit de voir
39:36vous vous rendez compte
39:36que là
39:36en novembre 2026
39:39on va fêter
39:39les 4 ans
39:40de la sortie de ChatGPT
39:42vous voyez
39:42toute l'avancée
39:43qu'il y a eu
39:43on pensait
39:44qu'avec ChatGPT
39:45on a vu tous ces acteurs
39:45se développer
39:46alors le risque existentiel
39:48il reste certain
39:50mais aujourd'hui
39:51il n'y a pas de probabilité
39:52scientifique
39:53donc on a du mal
39:54quand même
39:54à évaluer tout ça
39:56l'intelligence
39:57l'intelligence pure humaine
39:59est encore plus forte
40:00que l'IA
40:00alors pas sur des calculs
40:01mathématiques
40:02et tout ça
40:02mais nous on sait agir
40:03dans un contexte
40:04l'IA elle agit beaucoup
40:05par automatisme
40:06mais quand même
40:07on voit que les raisonnements
40:08sont en train d'avancer
40:10il y a encore
40:10beaucoup de choses
40:11que l'IA
40:11ne sait pas faire
40:12mais c'est plutôt à ça
40:14lorsque j'ai discuté
40:15avec des experts
40:16ils me disent
40:16c'est plutôt vers là
40:17qu'il faut aller
40:18regarder ce que l'IA
40:19ne sait pas encore faire
40:20et voir à quelle vitesse
40:22elle va y arriver
40:23c'est parce qu'elle sait
40:24automatiser des opérations
40:25elle sait produire
40:26des synthèses
40:26elle sait comprendre
40:27des requêtes
40:28puis elle nous fournit
40:29on voit aujourd'hui
40:30il n'y a plus d'hallucinations
40:32mais par contre
40:33dès que c'est des tâches
40:33un peu complexes
40:34un peu longues
40:35elle montre un peu
40:36ses limites
40:37ils ne savent pas créer
40:39véritablement
40:40mais justement
40:40c'est là où il faut vraiment
40:41s'y attacher
40:42et donc c'est ce que veulent
40:43Anthropik et OpenAI
40:44donc à la fois
40:45cette mise en place de règles
40:46et puis repérer un peu
40:47un peu tous les endroits
40:48où l'IA n'est pas encore
40:50suffisamment avancé
40:50pour voir où est-ce qu'on peut
40:51pour mesurer l'avancée
40:52mais au moins mettre
40:53des gardes fous
40:54et encore une fois
40:55ce qui s'est passé au Yémen
40:57c'est ça
40:57ce sont des gardes fous
40:58qui ont été dépassés
41:00donc c'est encore une fois
41:01il faut continuer
41:02à essayer de maîtriser tout ça
41:03Merci beaucoup Frédéric Simotel
41:05le Yémen justement
41:06va revenir sur la situation
41:08sur place
41:08avec cette nouvelle escalade
41:11les outils ont pris le contrôle
41:13du détroit de Bab el-Mandeb
41:14à quoi faut-il s'attendre
41:17est-ce qu'il faut s'attendre
41:18à une paralysie du trafic
41:20on fait le point dans un instant
41:28On poursuit à l'international
41:29avec cette nouvelle escalade au Yémen
41:31les outils pro-iraniens
41:33se sont emparés d'une île
41:34située au cœur du détroit
41:36de Bab el-Mandeb
41:36un peu plus tôt
41:37ils ont pris le contrôle
41:39de la ville de Mocha
41:40un port stratégique
41:41sur la mer Rouge
41:42là encore proche du détroit
41:43bonsoir David Rigolero
41:45vous êtes chercheur
41:47à l'Institut français
41:48d'analyse stratégique
41:49rédacteur en chef
41:50d'Orient
41:51en stratégique
41:51dont le dernier numéro
41:53est consacré
41:54aux puissances régionales
41:55dans un Moyen-Orient
41:57en recomposition
41:58d'abord on a eu
42:00cette information
42:01dans l'après-midi
42:02selon laquelle
42:03l'ensemble de la côte
42:04yéménite
42:05bordant la mer Rouge
42:06est désormais
42:07aux mains des outils
42:09est-ce que ça veut dire
42:10que ça y est
42:11ils ont pris le contrôle
42:12du détroit
42:12en tout cas ça y ressemble
42:14puisque ça a été confirmé
42:15par les troupes loyalistes
42:17alors attendez
42:18pardon
42:19on a un petit problème
42:20de micro
42:20je vais vous l'installer
42:22ça a été confirmé
42:24effectivement
42:24par les troupes loyalistes
42:26qui ont dû
42:27faire un retrait
42:27opérer un retrait
42:28donc qui ont acté
42:29effectivement la prise de contrôle
42:30de tout le littoral
42:31jusqu'au niveau
42:32du détroit
42:33et des deux chenots
42:35sortant et entrant
42:36en l'occurrence
42:38avec l'île
42:38que vous évoquez
42:39Mayoum Perim
42:40en fait
42:40qui effectivement
42:41est le verrou
42:42au niveau du détroit
42:43donc ça a été
42:46très rapide
42:47en fait
42:47puisque vous évoquez
42:48la prise de Mocha
42:49il y a quelque temps
42:51et puis ils sont descendus
42:52très rapidement
42:52sur le détroit
42:55et donc là
42:55effectivement
42:55ça veut dire
42:56qu'ils sont en capacité
42:57de le verrouiller
42:59en capacité
43:00de le verrouiller
43:01pour autant
43:01ils assurent
43:02les outils
43:03qu'il n'y a aucune raison
43:04de s'inquiéter
43:05pour la liberté de navigation
43:06dans le détroit
43:08sauf pour les navires
43:09saoudiens
43:10quel crédit
43:11a accordé
43:11à cette déclaration
43:12oui ça peut paraître
43:13paradoxal
43:14parce que de toute façon
43:15il y a déjà
43:15il y a un précédent
43:16avec les outils
43:18après octobre 2023
43:19ils avaient perturbé
43:21durablement
43:22le flux maritime
43:24justement
43:24de ce deuxième détroit
43:26qui s'inscrit
43:27dans la stratégie
43:28iranienne régionale
43:28il faut rappeler
43:29que c'est 12%
43:30du trafic mondial
43:31commercial
43:33c'est 10%
43:35des produits
43:36des condensats
43:37c'est 5% du brut
43:38alors c'est pas la majorité
43:39par rapport à Ambrousse
43:40mais quand même
43:40et surtout
43:41qu'une grande partie
43:42aujourd'hui
43:43du brut saoudien
43:44sort par le port
43:44de Yonbu
43:45et donc potentiellement
43:47transite en partie
43:48vers l'Asie
43:48via le détroit
43:50donc on voit bien
43:50à quel point
43:51c'est quand même
43:52problématique
43:53et ça a ressemblé
43:56à un blitzkrieg
43:57en 3 jours quasiment
43:58c'est ça
43:59ça a été extrêmement rapide
44:00extrêmement rapide
44:01et on peut penser
44:01ce que dit d'ailleurs
44:03le secrétaire américain
44:04que la main de l'Iran
44:05évidemment
44:07est supposée
44:07et est-ce qu'on peut imaginer
44:10l'imposition
44:11d'un droit
44:11de passage
44:12dans ce détroit
44:13à moyen terme
44:14pour l'instant
44:15c'est pas
44:16le fait même
44:17qu'il y ait un doute
44:18évidemment
44:19alimente les spéculations
44:21c'est pas ce qui a été
44:22formulé par les outils
44:23pour l'instant
44:23puisqu'ils ont
44:24spécifiquement
44:25visé l'Arabie saoudite
44:26en disant que
44:27ça concernait
44:28la flotte saoudienne
44:29il faut rappeler
44:30que la tension
44:31avec l'Arabie saoudite
44:32a repris en fait
44:32cet été
44:33oui
44:33on va revenir
44:34sur l'origine
44:35du conflit
44:36et donc
44:37ils ont établi
44:38un blocus
44:38soi-disant
44:39et l'Arabie saoudite
44:40a monté une coalition
44:41maritime
44:41justement
44:42pour empêcher
44:43ce blocus
44:43donc la tension
44:44aujourd'hui
44:45elle est effectivement
44:45patente
44:46et les enjeux
44:48sont quand même
44:48sous-jacents
44:49sont quand même
44:49considérables
44:50alors on a
44:51le média américain
44:51Axios
44:52citant des responsables
44:53américains
44:54qui dit que
44:56Donald Trump
44:56aurait refusé
44:57d'ordonner des trappes
44:58contre les outils
44:59au Yémen
45:00suite à une demande
45:01de Riyad
45:02pourquoi Donald Trump
45:03a refusé
45:04cette demande de Riyad
45:05alors oui
45:06il faut rappeler
45:07que les américains
45:07ont par le passé
45:08bombardé les outils
45:09oui c'est un changement
45:10de position
45:10en quelque sorte
45:11c'est pas tout à fait
45:12c'est-à-dire que le problème
45:13c'est qu'il y a
45:13une aide américaine
45:15notamment en termes
45:16de ciblage
45:17satellitaire
45:18et opérationnel
45:19il y a
45:21près de 200
45:22en fait
45:23conseillers militaires
45:24mais il y a eu
45:25le refus effectivement
45:26du président Donald Trump
45:27dans une conversation
45:28téléphonique
45:29le 9 septembre dernier
45:31de participer directement
45:33et on peut penser
45:33que c'est pas étranger
45:34au risque
45:35en fait
45:36de dégâts collatéraux
45:37auxquels les américains
45:39ont été confrontés
45:39de l'autre côté
45:40sur le détroit d'Hormuz
45:41avec les iraniens
45:42notamment il y a
45:42la fameuse
45:43la tragique affaire
45:45de l'école
45:47des iraniennes
45:48et puis le mariage
45:50qui a été
45:50absolument
45:50qui avait été visé
45:52par une frappe
45:52sur le liste d'or
45:53et donc les américains
45:54n'ont pas envie
45:55de se retrouver
45:55potentiellement exposés
45:57à ce même type de risque
45:58c'est vraisemblablement
45:59ce qui a déterminé
46:00le fait de ne pas vouloir
46:01rentrer directement
46:02même si
46:03de toute façon
46:04il y a une assistance militaire
46:05bien sûr
46:06il y a une assistance militaire
46:07néanmoins
46:08est-ce que l'Arabie Saoudite
46:10peut y aller seule ?
46:12alors le problème
46:13c'est que quand on voit
46:14ce qui vient de se passer
46:15sur le terrain
46:16c'est pas très rassurant
46:18ça s'explique pour partie
46:19d'ailleurs
46:19par la division
46:21en fait du camp
46:22dit loyaliste
46:22c'est-à-dire
46:23du gouvernement en place
46:25du gouvernement officiel
46:25Asana
46:26mais qui n'est pas Asana
46:27justement
46:27puisque le pouvoir Asana
46:28est contrôlé par les outils
46:30et le gouvernement loyaliste
46:32qui effectivement
46:32avait été
46:34on va dire exclu
46:35enfin en tout cas
46:36mis hors jeu
46:37qui bénéficient du soutien
46:39de l'Arabie Saoudite
46:41et notamment
46:42des Émirats au début
46:43mais il se trouve
46:44que les tensions
46:44entre les Émirats
46:45et l'Arabie Saoudite
46:46ont joué probablement
46:47dans le fait
46:48qu'il n'y avait pas
46:49de coordination
46:49de tous les groupes
46:51justement
46:51du camp loyaliste
46:53et ça explique aussi
46:54pour partie
46:55le succès rapide
46:56manifestement des outils
46:57qui eux
46:58ont bénéficié
46:59d'une supervision
47:01vraisemblablement iranienne
47:02et notamment
47:03avec un général
47:04qui s'appelle
47:04Abdul Reza Shalai
47:06qui a été
47:07missionné
47:08directement
47:08à Sana
47:09pour encadrer
47:10justement
47:10l'offensive outil
47:11L'Iran
47:12et l'Arabie Saoudite
47:13qui soutiennent
47:14chacun
47:14un camp opposé
47:16dans cette guerre au Yémen
47:17ils se sont entretenus
47:18hier soir
47:20ça veut dire
47:21qu'un dialogue
47:22existe réellement
47:23ou c'est une façade ?
47:24Non
47:24il y a effectivement
47:26des contacts
47:26parce que
47:27chacun veut
47:28à la fois
47:29marquer ses positions
47:30et savoir
47:31ce que le calcul
47:33qui peut être celui
47:34de l'autre partie
47:35bien sûr
47:35dans la mesure
47:37où les Saoudiens
47:39considèrent que
47:40vraisemblablement
47:41il y a de la part
47:42de Téhéran
47:42une option
47:43mise sur le deuxième
47:44des trois
47:45après celui d'Hormuz
47:46et qu'il se trouve
47:47que là
47:47il y a un élargissement
47:49clairement
47:49du conflit
47:51il est en train
47:52de se régionaliser
47:52et je dirais même
47:54qu'il y a une mondialisation
47:56il est mondialisé
47:58énergétiquement parlant
47:59aujourd'hui
48:00on le voit
48:00avec les conséquences
48:01sur le prix
48:01à la pompe
48:03tout simplement
48:04quel est le poids
48:05militaire
48:06aujourd'hui
48:07des outils
48:08alors les outils
48:09à l'origine
48:10c'est une milice
48:11c'est un clanique
48:12mais qui s'est
48:12renforcée au fil du temps
48:13qui s'est structurée
48:15qui a été
48:17supervisée par
48:17les gardiens
48:18de la révolution
48:19et qui bénéficie
48:21effectivement
48:21d'une dynamique
48:24proactive
48:25aujourd'hui
48:25on le voit
48:26et surtout
48:27qui bénéficie
48:28d'une forme
48:30on va dire
48:30une idéologie
48:32qui leur permet
48:34d'être fédérés
48:35autour d'un projet
48:36même s'ils ont aussi
48:38un agenda
48:38proprement yéménite
48:39c'est à dire que
48:40il y a à la fois
48:41un agenda yéménite
48:43interne
48:43et puis
48:44et lequel est-il
48:45justement concrètement
48:46qu'est-ce qu'ils cherchent
48:47les outils
48:48les outils
48:48depuis le début
48:49de la guerre civile
48:51ça remonte
48:52au printemps arabe
48:53avec l'exclusion
48:55de l'ancien président
48:56Ali Abdel El Saleh
48:57c'était d'avoir
48:59une possibilité
48:59d'avoir un accès à la mer
49:00et donc c'était
49:01toute la question
49:03de la réforme constitutionnelle
49:04d'un projet fédéral
49:06enfin en tout cas
49:08une réforme
49:09des institutions
49:10par rapport
49:11à un pouvoir politique
49:13qui a toujours été faible
49:14un pouvoir central
49:15qui a toujours été faible
49:15mais là
49:16il se trouve que
49:16les outils
49:17ont aussi été alignés
49:19indexés
49:19sur l'agenda géopolitique
49:20régional
49:21de l'Iran
49:22et ils sont considérés
49:23à tort ou à raison
49:24mais largement à raison
49:26aujourd'hui
49:27comme un proxy
49:28mais un proxy
49:29un peu particulier
49:30qui n'est pas totalement
49:32soumis à Téhéran
49:34Pas totalement soumis
49:36à Téhéran
49:36pourquoi ?
49:37Quelles sont
49:37les divergences
49:39qu'il peut y avoir
49:39entre les outils
49:40et l'Iran ?
49:40Parce qu'ils ont un agenda
49:41qui leur est propre
49:42ce qui n'est pas le cas
49:43du Hezbollah
49:44par exemple
49:44le Hezbollah est un vrai proxy
49:46de Téhéran
49:47où les groupes
49:48pro-iraniens
49:49en Irak
49:50qui sont vraiment
49:51des mandataires iraniens
49:52là on va dire
49:53qu'il y a des affinités électives
49:55qui a fait
49:56qu'ils sont indexés
49:59on va dire opportunément
50:00sur l'agenda iranien
50:02même si de leur côté
50:03ils ont aussi
50:03leur propre agenda
50:04La force de ce mouvement
50:06outil aujourd'hui
50:07c'est le détroit
50:09de Bab el-Mandeb
50:10comme c'est la force
50:11de Téhéran
50:12d'avoir une influence
50:15sur le détroit d'Hormuz
50:16c'est leur arme
50:18finalement
50:18Oui mais c'est pas
50:19nouveau
50:20puisque ça a justifié
50:22d'ailleurs
50:22en début de l'année 2024
50:25la formation
50:26d'une coalition maritime
50:27européenne
50:27la coalition Aspines
50:29justement pour sécuriser
50:30les flux maritimes
50:31la France a été partie
50:33prenante d'ailleurs
50:33avec ses frégates
50:35et donc
50:36c'est une actualité
50:37simplement pendant
50:38un certain temps
50:39il y a eu
50:39on va dire
50:40une espèce de pause
50:42il y a eu
50:43un apaisement relatif
50:44qui évidemment
50:47aujourd'hui
50:47reprend de la vigueur
50:48parce qu'il y a
50:49une actualité
50:50avec Hormuz
50:50donc il y a un effet
50:51miroir avec Hormuz
50:52en réalité
50:52Merci beaucoup
50:54David Rigoulet-Rose
50:56je rappelle que vous êtes
50:57chercheur à l'Institut français
50:59d'analyse stratégique
51:00rédacteur en chef
51:01d'Orient Stratégique
51:04et dont le dernier numéro
51:06est consacré
51:06aux puissances régionales
51:08dans un Moyen-Orient
51:08en recomposition
51:10pardon
51:10dans un instant
51:11sur BFM Business
51:12c'est de quoi je me mail
51:13présenté par
51:14François Sorel
51:15très bon week-end
51:17le 18h écho
51:19sur BFM Business
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