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  • il y a 49 minutes
Jean-Pierre Diris, coordinateur interministériel Iris² et Govsatcom était l'invité de François Sorel dans Tech & Co, la quotidienne, ce jeudi 10 septembre. Il s'est penché sur la future constellation Iris², sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Tech & Co, la quotidienne, l'invité.
00:05Voilà le retour de Tech & Co, la quotidienne, ici au Grand Palais, à l'occasion de cette première édition
00:10du Sommet international de l'espace.
00:13L'un des sujets qui, véritablement, est l'un des plus importants de ce sommet, c'est le projet Iris
00:20Carré, vous le savez,
00:21qui se veut être la réponse, en fait, souveraine aux constellations d'Internet qu'a lancée Starlink, mais aussi s
00:30'apprêtent à lancer Amazon Léon.
00:32On la parlera d'ailleurs à la fin de cette émission.
00:34Et j'ai le plaisir de recevoir Jean-Pierre D'Iris sur ce plateau.
00:36Bonsoir, Jean-Pierre.
00:38Bonsoir, François.
00:38Vous êtes le coordinateur interministériel Iris Carré et Govatsatcom.
00:43Peut-être qu'avant de rentrer dans ce débat de souveraineté, expliquez ce qu'est Iris Carré.
00:50Et pourquoi est-il l'un des sujets stars, en fait, de ce sommet?
00:56Iris Carré, c'est une constellation de satellites qui vont fournir, qui va fournir la connectivité sécurisée.
01:01C'est une constellation européenne de 348 satellites.
01:05Alors pourquoi c'est un grand moment pour Iris Carré?
01:07C'est parce qu'on a pris une décision cet été.
01:10C'était en août de la configuration de base de cette constellation.
01:14On l'a augmentée et on accélère son planning.
01:18Et c'est ça qui fait vraiment l'actualité du moment.
01:22Oui, alors il y a eu d'autres actualités qui ont été annoncées aujourd'hui.
01:24On va y revenir.
01:26L'idée, c'est quoi?
01:28C'est d'être une réponse, en fait, aux constellations comme Starlink ou Amazon Leo?
01:34Est-ce que c'est différent quand même?
01:36Alors, c'est le même domaine, mais c'est différent.
01:39En fait, Iris Carré, ça va adresser des usages gouvernementaux et des usages commerciaux,
01:44mais pour des entreprises et avec de la sécurité des constellations comme celle des Américains, Starlink ou Amazon.
01:51Ça adresse finalement la fracture numérique, si vous voulez.
01:55Ça adresse des usages dans les campagnes, dans les montagnes, là où vous n'avez pas la fibre, la 5G.
02:00Vous regardez des émissions de télé.
02:01Nous, ce qu'on fait avec Iris Carré, c'est l'usage gouvernemental ou pour les entreprises.
02:05Il va y avoir de la sécurité à bord.
02:08On protégera nos datas.
02:09On aura une continuité de service.
02:11C'est essentiel en ce monde de disposer de connectivité spatiale sécurisée.
02:16C'est-à-dire qu'on part du principe que le grand public pourra se connecter à des services américains.
02:21Même peut-être chinois demain, on ne sait pas, finalement.
02:25Mais en revanche, pour des sujets sensibles, souverains, là, il faut notre propre réseau sécurisé.
02:32Absolument. C'est essentiel parce que pour les applications de souveraineté, ça peut concerner les entreprises.
02:39Il y a un volet commercial, mais il y a un volet gouvernemental.
02:42On a absolument besoin d'être sûr de la connectivité au moment où on l'utilise.
02:47C'est fondamental.
02:49Imaginez des armées sur le plan de bataille, sur le champ de bataille.
02:52Au dernier moment, on leur coupe la connectivité.
02:54C'est ça.
02:55Vous voyez ce qui se passe avec les câbles sous-marins.
02:57On en entend parler en mer de Chine, les coupures de câbles sous-marins, dans le détroit d'Hormuz, en
03:03mer du Nord.
03:03La connectivité, c'est essentiel.
03:06C'est essentiel pour nos gouvernements et on ne peut pas tolérer de la couper à n'importe quel moment.
03:11Mais Jean-Pierre Dirich, on est quand même, je veux dire, un continent et une puissance, l'Europe,
03:16qui aurait mérité malgré tout un réseau équivalent à Starlink, non ?
03:19Parce que là, effectivement, ça s'adresse au gouvernement et aux entreprises.
03:25Mais pourquoi ne pas avoir vu plus grand, finalement ?
03:28En fait, la raison intrinsèque à ça, c'est qu'on développe ce qui est efficace pour nos besoins.
03:36En fait, si vous voulez, l'Europe, elle est très connectée par des moyens terrestres.
03:40Pour les usages de tous les jours, vous avez la fibre à la maison qui est répandue quand même un
03:44peu partout en Europe
03:45ou les tours 5G qui vous permettent d'avoir des applications commerciales quotidiennes.
03:49Par contre, ça ne couvre pas totalement toute la population ni toute la couverture de l'Europe.
03:55Néanmoins, la part qui n'est pas couverte est relativement modeste.
03:58Donc, on n'a pas un marché socle pour faire notre propre constellation de 11 000 satellites.
04:03C'est 11 000 satellites, Starlink.
04:05C'est 12 millions d'abonnés, vous voyez ?
04:07Donc, ce qu'on fait, nous, c'est notre souveraineté.
04:10On va la chercher là où on en a véritablement besoin.
04:12Et on va droit au but.
04:13C'est les gouvernements, les entreprises qui ont besoin de sécurité.
04:16On va connecter, par exemple, des entreprises.
04:17Ça peut être des banques, ça peut être des grands industriels
04:19qui vont faire passer des données sécurisées.
04:22C'est très important que ces datas soient protégées.
04:26Est-ce qu'on a les spécificités techniques ?
04:28Ça va donner quoi, en fait, le réseau Iris Carré quand il sera développé ?
04:32Oui, absolument.
04:33Donc, ce qui a été décidé cet été, c'est un format de 348 satellites.
04:38Donc, il y en aura 330 en orbite basse, ce qu'on appelle le LEO,
04:42l'Ouer's Orbite, l'Orbite Basse.
04:43À quelques centaines de kilomètres d'altitude.
04:45Voilà, 1 200 précisément, mais absolument.
04:47Ah oui, 1 200.
04:48C'est ça.
04:48Et donc, il sera divisé en deux sous-groupes.
04:51Un premier groupe de 66 satellites qui vont arriver à être lancés dès fin 2029
04:56pour être opérationnels en 2030.
04:58C'est l'accélération du programme.
05:00C'est des satellites un petit peu plus petits, ils feront à peu près 600 kilos.
05:03Ils seront suivis par 264 satellites, beaucoup plus capacitifs,
05:08d'à peu près une tente d'eux, qui arriveront plus tôt en 2031.
05:12Donc, vous voyez, ça va être assez incrémental.
05:14Ça, c'est pour l'orbite basse.
05:15Ça veut dire que dès 2032, le réseau sera opérationnel à 100% ?
05:21Complé.
05:21Et je rajouterai même les 18 satellites en orbite moyenne,
05:24qui vont être construits aussi dans le même temps de temps.
05:26Et donc, les 348 satellites, effectivement, seront tous opérationnels en 2032.
05:32Néanmoins, les premiers services seront rendus en gouvernemental dès 2030 par les 66 premiers.
05:38C'est ça, l'accélération et le changement de format qu'ont décidé les partenaires d'Iris Carré cet été.
05:43Et alors, ça marchera comme Starlink ?
05:45C'est-à-dire qu'il faudra une petite antenne plate carré ?
05:47Est-ce que ça sera différent ?
05:49Quels seront les débits ?
05:50Quelles seront la latence ?
05:51On a déjà ces infos ?
05:53Absolument.
05:54Ça marchera à peu près de la même manière.
05:56Ce sera des antennes de à peu près 30 cm par 30 cm.
06:00La latence, c'est celle de la fibre optique, quelques dizaines de millisecondes.
06:04Voilà.
06:05Donc, ça va fonctionner.
06:05Et les débits ?
06:06Et les débits, c'est les mêmes.
06:07C'est 100 Mbps à peu près, en moyenne, on va dire.
06:09D'accord.
06:10Donc, c'est absolument la même chose.
06:12C'est la même performance.
06:13Mais là, ce qui change, c'est le niveau de sécurité.
06:15On va maîtriser l'infrastructure et surtout, le trafic va passer en orbite par des liaisons laser entre les satellites.
06:22Il ne passera pas au sol.
06:23Il arrivera au sol sur 5 sites ultra sécurisés en Europe et en Europe maîtrisés par les Européens.
06:31Tout le reste du trafic mondial, il passe par des liaisons laser entre les satellites, ce qui nous protège des
06:36agressions au sol.
06:37Et ça veut dire qu'Iris Carré marchera aussi bien en Europe que, par exemple, en Afrique ou même aux
06:42Etats-Unis, finalement ?
06:43Absolument.
06:44Puisque ce sera une constellation mondiale, en fait, forcément.
06:47Nous avons, en tant qu'Européens, l'ensemble des pays ont des besoins sur l'Europe, mais pas qu'eux.
06:51Vous savez que nos forces armées sont déployées quand même dans des endroits du monde assez éloignés.
06:56Ou des ambassades.
06:56Ou enfin, voilà.
06:56Les ambassades sont partout dans le monde.
06:58Il y a plus de 200 ambassades françaises.
07:01Il y en a 139 européennes.
07:02Et il y a 27 pays européens qui ont eux-mêmes leurs ambassades.
07:05Donc ça fait beaucoup de sites à relier de manière sécurisée, en effet, partout dans le monde.
07:10Est-ce qu'il y a un pays qui mène un peu le jeu concernant Iris Carré ?
07:13Ou est-ce que c'est véritablement un projet, on va dire, européen avec des puissances quand même assez équilibrées
07:20?
07:20Non, c'est vraiment un projet communautaire.
07:23Au moment où ça a été redécidé cet été, conforté, on va dire consolidé, en même temps, ont été décidés
07:31des investissements supplémentaires d'États membres.
07:34Par exemple, la Pologne a décidé d'investir 656 millions supplémentaires.
07:38Elle est déjà dans le programme initial.
07:41La Hongrie a décidé d'investir 500 millions supplémentaires dans Iris Carré.
07:45L'Espagne a annoncé qu'elle investiraient entre 1,5 milliard et 2 milliards supplémentaires.
07:50Vous voyez que ça fait vraiment consensus en Europe.
07:52On a besoin de cette connectivité souveraine.
07:55Et même les pays européens qui en bénéficient déjà naturellement investissent en plus pour avoir plus de capacités.
08:01On voit que c'est intéressant parce que ça résonne un petit peu sur notamment les attaques qu'on a
08:07eues cet été de la Direction Générale des Finances, etc.
08:12Voilà, ça veut dire que demain, on imagine un scénario où on a une attaque globale, massive.
08:18On peut se dire que par Iris Carré, on aura une connexion qui sera beaucoup plus sécurisée, à l'abri
08:24justement du piratage.
08:26C'est ça l'idée ?
08:27Absolument, absolument. L'infrastructure sera totalement protégée, y compris en cyber.
08:32Elle sera protégée des agressions extérieures. Les satellites ne pourront pas être captés par des tiers.
08:37Tout ça va être protégé à un niveau assez élevé, qui correspond d'ailleurs à des usages militaires.
08:43Nous ferons aussi de cette constellation, pas uniquement, mais aussi de cette constellation.
08:47Et c'est assumé ça ?
08:48Je dirais les usages militaires.
08:50On voit qu'aujourd'hui, Starlink a été quand même, il y a eu des sujets concernant l'Ukraine, la
08:58volonté d'Alain Masque à un moment de débrancher Starlink.
09:00Après, il ne l'a pas fait, etc. On voit que c'est quand même un sujet géopolitique majeur.
09:06Donc là, en termes de défense, on sera autonome. On deviendra autonome.
09:10C'est ça. C'est le meilleur exemple, l'Ukraine. On en a vraiment besoin. Ça se voit. L'Ukraine
09:15en a besoin de cette connectivité.
09:16Ça fait la différence sur le terrain et sur le champ de bataille. Donc on en a véritablement besoin.
09:22C'est assumé les usages militaires, en effet. Mais vous savez, ce n'est pas la première expérience.
09:26Nous avons déjà une constellation opérationnelle qui s'appelle Galiléo en Europe.
09:30Et il y a des signaux qui sont à destination militaire.
09:32Bon, bien sûr, il y a des signaux civils dont nous disposons tous dans nos smartphones.
09:36Il y a plus de 4 milliards de smartphones.
09:37Oui, Galiléo, c'est un peu le GPS européen.
09:39Oui, c'est le GPS européen. Et donc vous l'avez dans vos smartphones.
09:42Donc je rappelle plus la moitié de la population mondiale à peu près à Galiléo dans son smartphone.
09:47Non pas qu'il ne diffuse pas partout, mais bon, ce n'est pas répandu.
09:51Il y a déjà 4 ou 5 milliards de smartphones avec Galiléo.
09:54Et il y a déjà aussi des signaux pour les militaires qui sont plus protégés, en effet, mais qui sont
09:59utilisés par les armées.
10:02Donc le calendrier 2029, vous dites que vous l'avez accéléré.
10:06Mais finalement, 2029, c'est dans 3 ans.
10:09Là, vous êtes dans quelle phase ?
10:11Vous commencez à construire les satellites ?
10:13Vous avez trouvé les lanceurs ?
10:14Parce que c'est bien beau.
10:16Il faut aussi avoir tous les maillons de la chaîne, finalement.
10:20Absolument.
10:21Ce qui a été décidé, c'est de démarrer la construction des satellites.
10:24Vous voyez cet été.
10:25Donc les satellites ne sont pas encore construits, mais la décision est prise de les construire.
10:29Donc ça va démarrer dans les mois qui viennent.
10:31La construction va se faire petit à petit.
10:33Ils sont fabriqués où, ces satellites ?
10:35Alors, tout dépend desquels on parle.
10:38Donc les 66 premiers, ils vont être fabriqués par Airbus, Defense Space et Thales Alina Space.
10:44Les 264 en orbite basse qui suivent seront faits par une société belge, Aerospace Lab, en association avec Thales Alina
10:51Space.
10:52Et les satellites en orbite moyenne seront faits par l'opérateur SES en association avec l'industriel OHB.
10:58Vous voyez, donc tout ça va être construit dans les mois, dans les années qui viennent, rapidement, pour être délivré.
11:03Et le lancement, c'est très important.
11:06Évidemment, la souveraineté, elle tient aussi au fait qu'on est capable de mettre ces satellites de là-haut pour
11:10qu'on les utilise.
11:12Et donc, on va utiliser Ariane 64, le lanceur Ariane 6 qui fonctionne aujourd'hui.
11:17Donc le plus gros des Ariane, celui qui a les 4 boosters et qui a déjà démontré, si vous voulez,
11:22c'est lui qui sera utilisé massivement pour Iris carré.
11:24On prévoit 22 lancements pour Iris carré.
11:28Et donc, tout est réservé déjà ?
11:31Parce que j'imagine qu'Ariane commence à avoir un carnet de commandes assez rempli.
11:36Là, vous avez réservé vos créneaux ?
11:38Bien sûr, c'est prioritaire Iris carré, vous savez, pour Ariane Espace et Ariane Group.
11:42C'est la priorité, c'est des satellites européens.
11:45La souveraineté européenne, c'est les lanceurs, c'est aussi des satellites et les services.
11:49Donc tout ce qui concerne Iris carré et Galiléo, c'est prioritaire pour Ariane Espace.
11:53Petite question, on parle beaucoup de régulation durant ce rendez-vous ici du sommet de l'espace.
12:02Et notamment cette bataille des fréquences et la volonté pour l'Europe de réguler ces fréquences.
12:07On voit que certains opérateurs télécoms européens voudraient préempter la bande des 2 JHz,
12:13cette bande qui permet depuis le satellite de se connecter au téléphone.
12:17Vous pensez que c'est une bonne chose de vouloir réguler ça au niveau européen ?
12:22C'est absolument indispensable en fait.
12:25Cette autre bande de fréquences de 2 JHz, elle est extrêmement précieuse.
12:29C'est une bande qui est réservée aux applications satellites,
12:32mais qui est compatible des smartphones tels qu'ils sont existants.
12:35Donc c'est essentiel, ça permet d'avoir une couverture permanente mondiale.
12:41Donc c'est un asset extrêmement important.
12:44Vous voyez par exemple, les fréquences, ça ne parle pas trop à monsieur tout le monde ou madame tout le
12:48monde,
12:48mais la comparaison que j'en fais moi, c'est le terrain d'une maison.
12:52Pour construire une maison, vous avez besoin du terrain.
12:55Les fréquences, c'est le terrain, mais c'est en orbite.
12:57C'est pareil.
12:58Ensuite, on construit la maison.
12:59La maison, c'est la constellation de satellites.
13:01On a besoin de ces fréquences pour construire nos propres constellations
13:05et avoir nos propres services souverains aussi dans cette bande de fréquences.
13:08Vous avez parlé de téléphone, de smartphone.
13:11On sent que c'est la tendance, c'est-à-dire que demain, on pourra se connecter depuis un smartphone
13:17vers un satellite.
13:19Est-ce que Iris Carré sera compatible avec ça, avec ce fameux direct-to-device ?
13:23Alors, vraisemblablement, oui, puisque la première constellation Iris Carré, vous l'avez compris,
13:29c'est une constellation qu'on appelle haut débit.
13:31Donc il faudra des petites antennes, comme on l'a dit ensemble précédemment.
13:35Mais une deuxième génération des satellites supplémentaires pourraient être, eux, directement connectés au smartphone,
13:44ce qu'on appelle le direct-to-device.
13:46Mais il faudra faire quelques satellites supplémentaires,
13:48quelques petites centaines de satellites supplémentaires, dans les bonnes bandes de fréquences,
13:51la fameuse bande S-MSS, compatible de smartphone,
13:55pour avoir une constellation européenne complémentaire d'Iris Carré,
13:59mais qui serait dans le cadre du programme d'Iris Carré, évidemment.
14:01Voilà, et qui pourraient, par exemple, être simplement accessibles, on va dire, au gouvernement, encore une fois,
14:08ou aux entreprises qui pourraient avoir besoin d'une connexion sécurisée en mobilité.
14:13C'est ça l'idée ?
14:14Absolument, là, tous les schémas sont possibles et sont à l'étude,
14:16entre un volet gouvernemental, un volet commercial, un volet consommateur éventuel.
14:21Iris Carré, ça représente combien de milliards en tout, en termes de budget, aujourd'hui ?
14:26Alors, Iris Carré, il a fait un petit saut cet été, avec cette mise au format,
14:29et cette mise à l'échelle dont on a parlé.
14:31Le format précédent de 2024, c'était 10 milliards sur 12 ans.
14:35Le format actuel, on est plus proche de 15 milliards sur 12 ans.
14:38Voilà.
14:39L'investissement entre le secteur public et le secteur privé, je rappelle.
14:42Le secteur privé investit des milliards sur ce programme.
14:46Eh bien, voilà, passionnant, tout ça.
14:47On va suivre, évidemment, ce calendrier avec beaucoup d'intérêt.
14:50Merci beaucoup, Jean-Pierre Iris, coordinateur interministériel Iris Carré,
14:54et aussi GoSatCom.
14:57On se retrouvera sans doute très vite.
14:58Merci beaucoup.
14:59Merci beaucoup, François.
15:00Merci beaucoup.
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