00:01Tech & Co, la quotidienne, l'invité.
00:05Et on évoquait avec Jean-Pierre Dyriss il y a un instant l'importance de trouver des lanceurs pour lancer
00:10des satellites.
00:11On va rester dans ce domaine avec un acteur très intéressant européen qui s'est positionné là-dessus.
00:17Il s'agit de PLD Space et Ezequiel Sanchez est avec nous. Bonsoir Ezequiel.
00:22Bonsoir.
00:23Merci d'être là. Alors PLD Space est une société espagnole qui a été créée en 2011 à Ezequiel.
00:30C'est pas très loin d'Alicante.
00:32Voilà.
00:33Et l'idée c'est que vous voulez devenir un opérateur privé européen de lancement avec une particularité c'est
00:40que vous vous occupez de tous les maillons de la chaîne.
00:43Vous faites les moteurs, les structures, l'avionique, les essais, etc. Même les infrastructures de lancement.
00:49Et quand on écoute tout ça, c'est vertigineux de se dire que vous êtes en train de créer tout
00:54ça.
00:55Et forcément ça fait penser à SpaceX qui lui aussi est organique un peu comme ça.
01:01Oui. L'entreprise s'était formée en 2011.
01:06Alors on a déjà 15 ans.
01:09Et l'idée du début c'était d'avoir toute la souveraineté, toute la possibilité de faire les cycles complots.
01:18C'est de signer, faire la manufacture et l'opération d'une fusée.
01:23Et on a fait les premiers vols avec succès en Europe privée.
01:29Ça a été l'année 2023 avec Miura 1.
01:34C'était un vol suborbital.
01:36Voilà, ça a été suborbital.
01:37Et c'était pour faire d'une façon assez efficiente,
01:46efficienter toute la chaîne de valeur et avoir la possibilité de démontrer,
01:50parce qu'on était un nouvel entre autres.
01:53Comme une nouvelle entreprise, c'est difficile sur ce marché qui est très compétitif
01:59et avec des entreprises assez grandes d'avoir la possibilité de montrer qu'on pouvait opérer un système complet.
02:07On l'a fait avec Miura 1 et on est en train de le faire avec Miura 5 maintenant.
02:12Miura 1, c'était 46 km d'altitude, je crois.
02:15Voilà.
02:16Et un vol de 306 secondes.
02:18Voilà.
02:18Il fallait convaincre parce que là, il ne fallait pas vous planter.
02:22Il fallait que ça marche.
02:23Et c'est avec ça que vous avez pu aussi trouver des investisseurs, j'imagine aussi, non ?
02:28Oui, c'était un vol, ce n'est pas un suborbital normal parce qu'en fait, c'était un expériment
02:36de la rentrée.
02:38Parce que pour nous, avoir la possibilité de faire la corrélation avec le vol et avec toutes les données qu
02:45'on a obtenues de ce vol
02:47et faire la corrélation avec la rentrée de Miura 5, c'était assez important.
02:53Et on a aussi avoir la possibilité de tenir cette équipe qui est assez importante,
03:04qui a opéré déjà un système et qu'on appelle les Miura 1 Heroes.
03:12Ce sont comme l'équipe qui a déjà opéré le système et qui a la possibilité de le faire en
03:20échelle sur Miura 5,
03:22tous les différents subsystèmes.
03:24Donc là, l'idée maintenant, c'est de passer à Miura 5, fusée à deux étages, je crois, 36 mètres.
03:31Donc là, on est carrément dans une autre dimension.
03:35Et l'idée, c'est de lancer des petits satellites à basse orbite, qui est aujourd'hui le gros du
03:42business.
03:43On est d'accord ?
03:43Oui, c'est les performances qu'on a comme target, c'est de 140 kg sur des orbites typiques de
03:52500 km.
03:53Et c'est le poids de ces satellites en général à cette orbite-là ?
03:56Oui, à ce moment-là, on pourrait dire qu'il y a 95% de marché, c'est sur ces
04:06points de la capacité qu'on peut avoir avec Miura 5.
04:12Mais aussi, c'est la première version parce qu'on a été élu aussi sur l'ILC de la ESA
04:21pour avoir une version actualisée de Miura 5 qui peut avoir plus de capacité.
04:29On n'a pas encore annoncé la capacité, mais Miura 5 sera opératif l'année prochaine.
04:39Alors, on a comme target sur la première moitié d'avoir le premier vol et on développe maintenant.
04:47On a presque fini sur le CSJ, le site de lancement, alors que ça a été aussi un défi.
04:54On a partagé assez bien avec le CNES, étant le premier opérateur privé sur le CSJ.
05:03On pense qu'on est sur le meilleur espace port du monde.
05:09C'est à Kourou ?
05:09C'est à Kourou, oui, parce que c'est ça aussi qui est intéressant, c'est que vous avez choisi
05:12la France pour être votre base de lancement.
05:16Oui, parce qu'il y a une très bonne expérience.
05:22Il y avait un manque de fusée pour opérer la cadence.
05:26On pensait que nous pourrions compléter et complémenter aussi et partager avec la France pour faire des opérations sur le
05:37CSJ.
05:38Et on espère, on est sûr, on va être le premier opérateur privé sur le CSJ.
05:45Et ça fait plaisir parce que là, c'est vraiment l'association Espagne-France.
05:48Finalement, c'est ça l'Europe aussi ?
05:50Oui, c'est la coopération.
05:52Alors, tout le monde parle qu'il y a une compétence.
05:57Mais à mon avis, c'est plus important de complémenter la demande.
06:00C'est beaucoup plus haut que l'offre qu'on peut avoir maintenant des lanceurs.
06:06Et pour nous, l'idée de complémenter ce qu'il y a à l'espace où il y a des
06:12programmes institutionnels et des cours, on croit que ça peut avoir aussi une bonne possibilité avec le Mura 5.
06:22Alors, Mura 5, quel est votre calendrier ? Parce que ça glisse quand même.
06:27Vous deviez le lancer en 2025, je crois.
06:29Ça a été décalé.
06:30Est-ce que vous avez maintenant un calendrier solide ?
06:33J'imagine que ce n'est pas facile ce que vous faites actuellement.
06:37Mais est-ce que vous êtes plutôt rassurant et rassuré sur le futur du calendrier ?
06:42Oui, le calendrier, l'objectif était 20-26.
06:47On a un peu de retard à la finalisation de l'espace sport qui est très complexe.
06:55La semaine passée, ça a été le premier anniversaire du commencement des travaux sur le CSG.
07:04Alors, on a fait tous les travaux sur la saison de pluie, qui est assez compliquée en Guyane.
07:12Mais on a avancé assez bien. On va finir d'ici à la fin de l'année.
07:17Alors, on est très avancé. On est très heureux du travail qui s'est avancé assez bien.
07:22Et on peut avoir les premiers vols sur le premier semestre.
07:27Mais bien sûr qu'on va le faire.
07:30Alors, vous levez pas mal d'argent.
07:32Mais ce que vous êtes en train de mettre en place est très ambitieux.
07:36Il coûte énormément d'argent. On est d'accord ?
07:39Oui, mais jusqu'à maintenant, nous, on a levé des fonds de 488 millions.
07:46Alors, qui sait ?
07:49Avec une levée de 180, c'était en mars dernier, je crois.
07:52Oui, voilà. Et c'est assez compétitif parce qu'on a fini les fusées.
07:58Et on a de l'argent pour arriver au marché et pour avoir la possibilité de faire aussi des scale
08:07-up,
08:08d'accroître la cadence, que c'est très important de compléter cette possibilité
08:13et arriver au marché avec une bonne cadence que ce qu'on fait maintenant.
08:20Parce qu'on essaie aussi toute la production interne et aussi tous les fournisseurs.
08:28On a qualifié la fusée, mais on doit qualifier aussi toute la chaîne des fournisseurs.
08:36Alors, vous planifiez le premier lancement effectif quand, en fait ?
08:40Première moitié de 27.
08:43Mi-2027 ?
08:44Oui.
08:45Et le premier lancement commercial ?
08:47Et ça sera sur le 27 aussi.
08:492027 aussi.
08:49Ce qui est intéressant, c'est qu'on évoquait cette dimension européenne,
08:53mais vous avez une dimension internationale puisque Mitsubishi, en fait, est intéressé à double titre,
09:00a mis de l'argent dans votre projet et va être l'un des premiers clients aussi de Perle d
09:03'Espace.
09:04Voilà. Il avait l'intérêt aussi d'avoir, et pour nous, c'était une très bonne opportunité.
09:10Et rappelons que Mitsubishi, c'est des japonais.
09:12Voilà. L'espace, c'est un marché global. Nous, on veut avoir une entreprise globale
09:18qui peut donner des services au niveau international. Alors, avoir cette possibilité d'ouvrir notre client aussi à l'Indo
09:27-Pacifique
09:28qui était en Asie avec un pays comme Javon et avec Mitsubishi qui a une très bonne expérience aussi sur
09:39le développement des plateformes.
09:42Ça a été très intéressant. Et avoir la confiance de Mitsubishi, ça a été assez important aussi parce qu'on
09:50n'avait pas trouvé des investisseurs en Europe.
09:52Et ça, c'est une chose que je veux aussi remarquer. Si on aurait eu cette possibilité, on aurait reforcé
10:00cette possibilité.
10:02Mais on est très européen, mais avec une vision globale.
10:04C'est ça. Et donc, on attend le premier lancement de cette fusée dans les mois qui viennent.
10:10Mi-2027, ça va vite arriver. Et on vous souhaite plein de bonheur et plein de réussite.
10:14Merci beaucoup, Ezequiel Sanchez. Vous êtes le président de PLD Space. Merci.
10:20D'accord. Merci beaucoup.
Commentaires