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  • il y a 1 minute
Présente sur le terrain en marge des mobilisations du 31 octobre, la journaliste Frontières Anaïs Maréchal est revenue sur l'agression subie par son équipe et ses agents de sécurité. «Cela va être plus compliqué d'exercer notre travail sans être menacés», a-t-elle regretté.

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Transcription
00:00On voit cette violence qui s'est exercée contre vous, Anaïs Maréchal.
00:05Moi, ce qui me marque aussi, on en parlait déjà, c'est que personne n'intervient pour dire arrêtez.
00:09C'est-à-dire qu'il y a ceux qui s'en prennent physiquement à vos agents de sécurité,
00:12qui aimeraient s'en prendre physiquement à vous, visiblement,
00:13et puis il y a les autres qui regardent passivement et qui, d'une certaine manière, pardonnez-moi, cautionnent ce
00:18qui se passe.
00:19Ils le cautionnent et au contraire, ils l'attisent, ils l'encouragent.
00:23On voit à ces images, donc, un des membres de mon service de sécurité qui a été griffé au visage.
00:28Il était en sang.
00:30Et d'ailleurs, c'est vrai que vous m'avez posé la question, est-ce que je vais porter plainte
00:32?
00:32Et oui, je vais aller porter plainte, évidemment, parce que c'est insupportable de voir ce type d'image.
00:37Sachant que voilà, moi, ce que je fais, encore une fois, avec nos équipes de 100% Frontières,
00:41c'est simplement donner la parole aux manifestants.
00:43Et vous voyez, cette dame aussi était en train de m'insulter,
00:46tout simplement parce que j'avais l'outre-cudence d'être présente et de vouloir essayer d'échanger,
00:52en tout cas, comprendre les revendications qui, finalement, sont plus des fourre-tous idéologiques,
00:56où c'est un coup la vie chère, où c'est un coup contre l'extrême droite,
00:59où c'est aussi, on a entendu des slogans anti-Bolloré, anti-CNUS.
01:03En fait, c'est vraiment un fourre-tous idéologique.
01:06Et du coup, c'est vrai qu'à chaque fois, ils nous disent,
01:08est-ce que vous n'avez pas compris quelles sont nos revendications ?
01:11Je dis, moi, j'aimerais bien que vous m'expliquiez.
01:13Mais il n'y a aucun débat possible, en fait.
01:15Maintenant, je pense que ça va être de plus en plus compliqué, d'ailleurs,
01:17d'exercer notre travail, autant que les forces de l'ordre,
01:20sans être prises à partie, sans être menacées, sans être violentées.

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