- il y a 7 semaines
Ce jeudi 10 septembre, Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, Erick Muller, responsable des stratégies obligataires corporate chez Muzinich & Co, et Jean-Louis Cussac, trader pour compte propre chez Perceval Finance Conseil, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:04BFM Business, 9h-9h30, Good Morning Market.
00:10Dans un instant il sera 9h, 9h-9h30, Good Morning Market.
00:13Le CAC 40 étant très légère ce matin en pré-ouverture,
00:17néanmoins on a toujours un baril du pétrole qui est au-delà des 100 dollars,
00:19les cours du gaz en Europe qui sont sur des plots de 2023,
00:2278 euros pour 1 mégawatt heure,
00:24et puis surtout une ouverture qui devrait se faire sans grande conviction,
00:28en attendant bien sûr la BCE,
00:31la BCE qui sera également abordée à partir de 9h30 dans Les Experts.
00:34Absolument, on sera avec Gilbert Sette, professeur d'économie à Neoma Business School,
00:38avec Olivier Provo, directeur associé chez Rumeurs Publiques,
00:40avec Philippe Trenard, professeur honoreur au CNAM.
00:43Rendez-vous dans 25 minutes.
00:45En attendant, il est pile 9h et c'est toute l'information économique du jour avec Léo Dumas.
00:50BFM Business, l'info éco, Léo Dumas.
00:54Et donc la réunion de rentrée de la BCE à la une aujourd'hui,
00:57et sauf surprise, les banquiers centraux vont acter une nouvelle hausse de taux,
01:01plus 25 points de base probablement,
01:03pour arriver à 2,5% sur le taux directeur.
01:07Et on vous rejoint en direct à Berlin,
01:09où est délocalisée cette réunion de la BCE,
01:10Oudkar Sulek.
01:11Objectif évidemment, tuer l'inflation dans l'œuf,
01:14mais la question c'est avec combien de hausse de taux ?
01:19Oui, alors c'est vrai que dans un contexte non résolu,
01:21sur le front géopolitique au Moyen-Orient,
01:23avec ce baril de pétrole à 100 dollars,
01:26cette hausse de taux d'aujourd'hui, de 25 points de base,
01:29elle est anticipée à 100% par le marché.
01:32Mais quid de la suite ?
01:34Devra-t-on encore monter par exemple en décembre ?
01:36L'inflation en zone euro, elle est à 3,3% sur un an,
01:42grosse partie due au prix de l'énergie.
01:45Il faudra voir quelle est la prévision de l'inflation de la BCE
01:48pour l'année prochaine et 2028,
01:51ça on le saura cet après-midi.
01:53Christine Lagarde, qui vient d'arriver ici à Vanzey,
01:56elle sera bien sûr interrogée cet après-midi
01:59sur les taux longs, les taux souverains notamment,
02:03qui n'arrêtent pas de monter,
02:04le spread France-Allemagne aussi qui s'écarte encore
02:08et bien sûr aussi sur son avenir à la présidence de la BCE
02:13avec cette information de la publication d'une autobiographie
02:17à venir au mois de janvier 2027,
02:21ce qui laisse à supposer qu'elle ne serait peut-être plus en poste
02:24à ce moment-là.
02:25Voilà, c'est donc une réunion où les questions de gouvernance
02:29et de politique seront aussi très présentes.
02:31Merci Aude Karsulek.
02:32En direct de Berlin, on vous retrouve toute cette journée
02:34sur BFM Business pour suivre la réunion de la BCE.
02:37En France, ça avance sur le budget.
02:40Sébastien Lecornu a rendu quelques arbitrages.
02:42Dans une lettre adressée au patron, il y confirme
02:44la baisse de la surtaxe d'impôt sur les sociétés l'an prochain,
02:47mais sans dire combien.
02:48Le Premier ministre leur assure aussi
02:51que les aides à l'embauche d'apprentis seront maintenues,
02:53tout comme le pacte d'Utreil, qui sera même élargi avec le pacte Papin
02:57pour permettre aux salariés, cette fois, de reprendre leur entreprise.
03:00Écoutez ce que nous en dit le ministre Serge Papin ce matin sur BFM Business.
03:05Puisque moi, ce que je vise aussi, c'est bien sûr la transmission aux salariés,
03:10ce qui est important.
03:11Et évidemment, ça permet aussi de donner accès à l'entrepreneuriat,
03:17puis faire en sorte que ceux qui créent de la valeur,
03:19ils puissent aussi devenir propriétaires.
03:21C'est un ascenseur social.
03:23Et puis aux États-Unis, la campagne de Donald Trump est bien lancée.
03:26Pour les midterms, c'est parti très fort à la convention du Parti républicain,
03:30cette nuit à Dallas où le président est venu promettre 5 000 dollars
03:34à chaque citoyen américain versé en cas de victoire de son parti aux élections.
03:40Donald Trump, qui ne précise pas comment il finance cette mesure
03:43qui coûtera, selon les médias américains, 1 000 milliards de dollars.
03:47Merci Léo Dumas.
03:48Il est 9h03, le CAC 40 est en hausse ce matin de 0,1%.
03:52Grâce notamment au secteur bancaire, Société Générale est la plus forte hausse ce matin.
03:56L'ouverture, plus 1,5% à 74,64 euros.
03:59BNP Crédit Agricole gagne également plus de 1% ce matin à l'ouverture.
04:03A l'inverse, le secteur du luxe qui a très fortement pénalisé la séance hier,
04:07on a quand même perdu 1,9%, est toujours en repli à l'image du LVMH qui perd 0,3%,
04:12toujours sur des plus bas de 2020 à 410 euros.
04:16Hier, c'était quand même l'événement en fin de séance.
04:18L'Oréal qui est passé devant LVMH en termes de capitalisation boursière.
04:22Nous parlerons d'ailleurs de tout ça et du poids de LVMH qui s'est considérablement rétréci ces dernières années
04:28dans le CAC 40 avec Jean-Louis Cussac à partir de 9h20.
04:31Les valeurs à suivre ce matin, Abivax qui gagne un peu plus de 3% ce matin à l'ouverture
04:36à 104,50 euros.
04:37Il faut dire que Goldman Sachs est désormais à l'achat sur la biotech.
04:41Donc forcément, ça soutient le titre ce matin.
04:43Abivax qui est l'une des plus fortes hausses dans le SBF 120.
04:46Très courte pause, on se retrouve dans un instant avec Alexandre Baradez-Digé et Eric Muller de Musine Kenko
04:51pour parler de la BCE, bien sûr, mais pas que.
04:54Il sera question du Yen, de la Fed et puis surtout des taux longs aux Etats-Unis
04:58qui continuent de se tendre avec un 10 ans américain qui est à 4,83, c'est-à-dire un
05:02plus haut de 2023.
05:08BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Etienne Braille.
05:14Et dans cette première partie d'émission en plateau, Alexandre Baradez, chef analyste d'IG.
05:18Bonjour Alexandre.
05:19Merci de nous accompagner en compagnie d'Eric Muller, responsable des stratégies obligataires corporate chez Musine Kenko.
05:24Bonjour Eric.
05:25Dans un instant, on parlera du 10 ans américain qui était à 4,83 ce matin,
05:29avec hier les annonces du Trésor en ce qui concerne les rachats d'obligations.
05:33Juste quand même un mot parce que c'est l'événement du jour.
05:35Ça fait des jours maintenant que les investisseurs attendent cette réunion de la BCE.
05:40Hausse de taux attendue, mais en dehors de cette hausse de taux,
05:42qu'est-ce que vous vous attendez aujourd'hui de Christine Lagarde ?
05:45Il y a plusieurs choses qui vont être délivrées par la BCE aujourd'hui.
05:47La première des choses, c'est la hausse des taux, probable, de 25 points de base.
05:51La deuxième, c'est la conférence de presse qui va donner une tonalité
05:54sur la manière dont la réunion se passera.
05:57La troisième chose, ce sont les prévisions économiques révisées.
06:00Elles seront probablement révisées légèrement à la hausse,
06:02à la fois sur l'inflation et à la fois sur la croissance.
06:06Et le quatrième document qui est important, c'est ce qu'on appelle les documents techniques,
06:10où il y a les différentes hypothèses pour préparer les prévisions de croissance.
06:15Et dans ce document technique, il y a une indication sur le chemin des taux.
06:19Et c'est ça qu'on va regarder en particulier.
06:21Sachant que le marché, pour rappel, anticipe une autre hausse de taux
06:25d'ici à la fin de l'année, Alexandre Baradez, notamment en décembre.
06:29Oui, c'est ce que presse le marché.
06:31C'est vrai que la BCE ouvre le bal des banques centrales qui remonteront les taux.
06:35C'est-à-dire qu'aujourd'hui, c'est la BCE, la Banque du Japon,
06:37très probablement dans quelques jours, on a encore eu hier le secrétaire au Trésor
06:40qui a appuyé, qui a envoyé des messages assez clairement audibles
06:43pour ses homologues japonais, qu'ils doivent le faire pour le Yen
06:46et aussi par rapport à des questions d'inflation et de stabilité tout simplement sur les marchés.
06:51Et là, la grosse interrogation continue de porter sur la Fed.
06:53Donc je dirais que pour la BCE, effectivement, il y aura assez peu de surprises,
06:56sauf ce que vous disiez sur les projections qu'a fait la BCE.
06:59Et la fin de semaine, pour moi, va être surtout marquée par les datas américaines,
07:03c'est-à-dire prix à la production aujourd'hui et inflation demain.
07:05C'est vraiment ça le gros sujet pour les marchés actuellement.
07:08Sachant que la réunion de la Fed, ce sera mercredi prochain,
07:11que pour l'instant, on est un petit peu au milieu du guet.
07:14C'est-à-dire que le marché, ce n'est pas trop sur quel pied danser.
07:16En attendant, c'est statistique.
07:18Oui, c'est ça. Il y a énormément de volatilité dans les probabilités de hausse de taux.
07:21On rappelle que fin août, après Jackson Hole, on était montés à 70% de probabilité.
07:24Après, le discours de Christopher Waller,
07:27qui était un des membres de la Fed, qui avait fait un petit peu plus la pression,
07:29était retombé sous les 50% de probabilité.
07:32Et puis là, après, les dernières datas américaines,
07:34on est remontés aux autour de 60%,
07:37notamment par un très bon rapport sur l'emploi.
07:39Et c'est pour ça que le juge d'EP,
07:40ça va être très probablement prix à la production aujourd'hui
07:43et chiffre d'inflation demain.
07:45Mais c'est vrai que l'absence de visibilité qu'ont les investisseurs
07:50peut ramener de la volatilité,
07:51parce qu'on voit qu'elle est très faible, cette volatilité, aujourd'hui.
07:53Les investisseurs sont globalement assez peu couverts.
07:56Quand vous regardez le VIX, vous êtes autour de 15,5, 16.
07:59C'est vraiment des niveaux de tranquillité.
08:03Et puis, il y a tout le sujet entourant Kevin Worsche,
08:05nominé par Donald Trump.
08:07Donc, on se demande, peut-il relever les taux juste avant les mi-termes ?
08:11Et à la fois, ce qu'il faut rappeler, ce que lui-même a rappelé,
08:14d'ailleurs, à Jackson Hole, c'est que ça fait quand même 5 ans
08:16que l'inflation n'est pas revenue à l'objectif aux Etats-Unis,
08:18que ce soit les mesures CPA ou les mesures PCE,
08:21donc les deux mesures d'inflation principales aux Etats-Unis,
08:24sont nettement au-dessus des 2% depuis désormais 5 ans consécutifs.
08:27Et donc, à un moment donné, il ne faut pas couper le feu
08:28et envoyer un message ferme au marché,
08:30parce que les taux américains qui se redressent,
08:31il y a aussi probablement de ça, c'est-à-dire un peu de manque de confiance
08:33sur la capacité des Etats-Unis à agir pour juguler pour de bon cette inflation.
08:37Donc, est-ce qu'il voudra couper le feu ou pas ?
08:39Ça, c'est le gros sujet.
08:40En attendant, on a quand même des taux longs qui continuent de se tendre,
08:43que ce soit en Europe, aux Etats-Unis, au Japon.
08:46Souvenons-nous que la semaine dernière, le 10 ans japonais a touché les 3%.
08:50C'est quand même un sujet, aujourd'hui, Eric Mueller,
08:52ces tensions sur le marché obligataire pour les banques centrales.
08:56Parce que, d'un côté, le marché anticipe les décisions
08:58et donc fait un petit peu le job, avant même ces hausses de taux.
09:02Et de l'autre côté, il ne faudrait pas qu'il y ait trop de fragmentation.
09:04Typiquement, hier, on a encore eu pas loin de 90 points de base
09:08d'écart entre la France et l'Allemagne.
09:10C'est un enjeu, ça, par exemple, pour les banques centrales
09:12où c'est encore trop tôt et à court terme, elles vont laisser faire ?
09:14Alors, c'est un enjeu, les taux longs.
09:16Et c'est mesuré.
09:17C'est mesuré dans des indices de conditions financières.
09:20Mais dans les indices de conditions financières,
09:22vous avez plusieurs données.
09:23Les taux longs sont une donnée.
09:25La pente de la Côme en est une autre.
09:26Elle est relativement plate.
09:28L'évolution du marché actions est une autre donnée.
09:31Et pour l'instant, les marchés actions résistent bien.
09:34L'évolution du taux de change,
09:35et on n'a pas de grosse volatilité sur le taux de change,
09:37sur le taux de change effectif sur l'euro,
09:40et sur les spreads de crédit.
09:41Et les spreads de crédit sont extrêmement serrés.
09:43Donc, il y a juste la partie tôt long qui, aujourd'hui,
09:46est en train de dévisser dans ces indices de conditions financières.
09:49Le reste des composantes de ces indices reste très bien orientée.
09:53Donc, oui, ça fait un peu le boulot des banques centrales,
09:57mais elles ne vont pas compter là-dessus, d'abord parce que ça peut se retourner éventuellement.
10:02Et puis, aujourd'hui, le message, c'est vraiment de contrôler
10:05les anticipations d'inflation à long terme.
10:08Et c'est là où je ne suis pas tout à fait d'accord avec Alexandre,
10:12dans le sens où la hausse des taux longs, pour moi, aujourd'hui,
10:14n'est pas la demande d'une prime contre un risque inflationniste,
10:17parce que sinon, les anticipations d'inflation à long terme bougeraient à la hausse.
10:21Or, elles sont restées relativement stables cette année.
10:24Ça se mesure sur les marchés par 5 ans, 5 ans, soit pas inflation.
10:29Donc, ce n'est pas ça.
10:30Le problème, en revanche, c'est probablement une prime fiscale.
10:33Et puis, le changement de fonction de réaction des banques centrales,
10:36qui sont aujourd'hui plus tolérantes avec ce risque d'inflation,
10:39par rapport au début de l'année.
10:41Et compte tenu que les croissances ont été révisées à la hausse,
10:44et que les prix de pétrole restent scotchés à 100 dollars, voire plus,
10:48eh bien, à ce moment-là, on ne peut plus être tolérant
10:50avec ce risque de second tour sur l'inflation.
10:52Et c'est ça qui est en train de se passer un peu partout,
10:55aux États-Unis, en Europe, au Japon, en Angleterre.
10:58Et c'est pour ça que les tolons sont en train de remonter.
11:02Et oui, ça crée des fragmentations,
11:03parce qu'on n'est pas tous égaux devant la hausse des tolons.
11:06Est-ce qu'il n'y a pas aussi un problème de liquidité ?
11:09On en reparlera dans un instant, le disant américain,
11:12mais quand je regarde la situation en France,
11:14visiblement, ce ne sont pas des assureurs qui jettent par la fenêtre la dette française.
11:18On a beaucoup de fonds spéculatifs.
11:21D'ailleurs, il y avait encore un article de Bloomberg, là, en début de semaine,
11:23qui évoquait que des banques américaines, ça y est,
11:24ils lançaient des paniers pour shorter la dette française.
11:26Est-ce qu'au final, ces tensions, elles ne se font pas un petit peu en roue libre,
11:30avec pas grand-chose, en fait, dans les carnets d'ordre ?
11:33Ces paniers ne sont pas seulement sur la dette française,
11:36mais aussi sur des actions, sur tout ce qui est le label France,
11:40parce que la campagne présidentielle va créer énormément de bruit.
11:43On voit que ça commence maintenant,
11:45et on voit le bruit qui va être créé.
11:47Alors, on peut sauter cette période de campagne
11:49et se dire, de toute façon, après, la marge de manœuvre est tellement réduite
11:53qu'on connaît déjà l'histoire,
11:54il faudra, de toute façon, des plans de redaissement
11:57et faire attention aux dépenses,
11:58mais entre-temps, il y aura une grande période de bruit.
12:00Donc ça, ces paniers sont là pour permettre,
12:04c'est un peu commercial,
12:05mais ça permet de jouer la volatilité dans cette phase de bruit.
12:08Ce qui est plus gênant, aujourd'hui, à mon avis,
12:10c'est que cette hausse des taux vient renchérir le coût de service de la dette,
12:15et là, les pays ne sont pas tous égaux,
12:18parce que la dette française, c'est à peu près 120-130% du PIB,
12:21et donc, par conséquent, le coût généré par cette hausse des taux
12:24sur le budget pour juste payer les intérêts
12:28devient colossal à l'heure actuelle.
12:30Mais il y a de la liquidité sur ce marché.
12:32Oui, c'est liquide, c'est liquide.
12:34On n'a pas de problème de liquidité.
12:354,32 ce matin pour le 10 ans français,
12:394,83 pour le 10 ans américain,
12:41c'est donc un plus haut de 2023,
12:43Alexandre Baradez,
12:44avec hier Scott Bessen qui est revenu sur son annonce du mois d'août
12:48en ce qui concerne le rachat d'obligations à échéance longue.
12:52Il indique hier le secrétaire américain au Trésor
12:55qu'il va racheter 6 milliards de dollars.
12:57Dans la seconde, hop, tension sur le 10 ans.
13:00En plus, c'est en 6 ans que des maturités,
13:02maturité longue, on a 10 ans et 20 ans.
13:04Au début, je crois qu'on avait 2 milliards d'annonces,
13:06puis c'était passé à 4 milliards,
13:07il avait doublé, maintenant on passe à 6 milliards.
13:09Et c'est vrai qu'on juge en temps réel la réaction du marché.
13:11Le 10 ans américain a pris 3, 4 points de base.
13:14Ce n'est pas fou,
13:15mais il passe un peu plus clairement au-dessus des 4,80.
13:18Et il faut rappeler que sur le 10 ans américain,
13:21le pic précédent de tout le cycle post-Covid
13:23de redressement des taux, c'était en 2023.
13:25On était venu chercher 5,02, 5,03.
13:27Donc on commence à flirter avec ce niveau-là.
13:29Et avant cela, il faut monter plusieurs décennies en arrière
13:31pour trouver des niveaux de taux aussi élevés.
13:32Et pourquoi le taux s'est tendu comme ça ?
13:34Parce que le marché probablement considère
13:36que ce n'est pas encore assez pour être tellement rassuré.
13:39Et c'est là qu'effectivement,
13:40Kevin Warch pourrait aussi rendre service finalement
13:43au Trésor américain.
13:44On a envoyé un message peut-être plus ferme au marché
13:46en relevant les taux pour casser un peu ce sentiment
13:48d'une inflation qu'on n'arrive pas forcément à maîtriser.
13:52Pour revenir à la partie française,
13:54c'est vrai qu'on a un mix de plusieurs choses.
13:57C'est-à-dire qu'on voit que tous les taux européens se redressent.
13:59Il faut bien regarder que le début du mouvement de tension
14:01sur les taux européens, il apparaît clairement
14:02au début de la guerre en Iran.
14:03On va regarder un graphique.
14:04Tous les taux, les deux ou trois mois précédents,
14:06partaient un peu à la baisse.
14:07C'était sur des niveaux près normaux.
14:08Et c'est vraiment la guerre en Iran
14:09par rapport aux effets sur l'énergie,
14:10un gaz, pétrole qui liste les taux en Europe.
14:13Et dans ce mouvement global,
14:14la France effectivement a vraiment le taux le plus élevé.
14:16Et ça se mesure aussi, ce risque,
14:17avec le spread en haut à tes boules.
14:19On revient vraiment sur le haut du...
14:20Ce qu'on peut qualifier un peu de range sur le spread.
14:22On est monté à 87, 88 points de base récemment.
14:25C'est les pics qu'on avait touchés
14:26post-dissolution de l'Assemblée en 2024.
14:28Donc c'est pas très rassurant.
14:31Mais je dirais qu'il y a hyper des facteurs influençants
14:34qui peuvent nous rendre service.
14:34Si par exemple la guerre en Iran,
14:36à nouveau on a un memorandum,
14:37quelque chose qui se met en route
14:38comme on a vu au mois de juin par exemple,
14:39on a vu que tout de suite le pétrole
14:41pouvait lâcher 20 ou 30 dollars
14:42dans les semaines qui suivent.
14:43Et là, le 10 ans français sera un peu soulagé.
14:46Tous les taux européens seront un peu soulagés.
14:48Probablement que le spread se ressarrera un petit peu.
14:50Mais je suis tout à fait d'accord avec vous.
14:51Il y a vraiment le sujet politique
14:52qui est rentré dans l'équation.
14:53Le sujet stabilité fiscale,
14:55trajectoire des déficits, etc.
14:56Et ça, effectivement,
14:57ça se soldera pas seulement par un pétrole
14:59qui retomberait ou par des hausses de taux.
15:01Et je m'ajuste là-dessus.
15:02C'est vrai que la Banque Centrale Européenne,
15:04moi je pense que ça c'est la deuxième hausse.
15:05Effectivement, le marché peut l'encaisser.
15:07Une troisième hausse par contre.
15:08Je suis un peu sceptique parce que
15:10regardez l'inflation avant le début de la guerre en Iran.
15:12En zone euro, elle était revenue à 2%.
15:142%.
15:15Et la BCE en début d'année,
15:16il n'y avait pas de scénario de bouger le taux ou quoi que ce soit.
15:18C'est vraiment les effets induits par la guerre en Iran,
15:21donc sur le pétrole et sur l'énergie,
15:22les craintes que ça se transmette
15:23à tous les secteurs de l'économie
15:25qui fait que la BCE réagit.
15:26Mais ce n'est pas parce que la demande est massive
15:28que l'économie est forte.
15:29Donc il y a vraiment un effet guerre en Iran.
15:31Et ça, ça ne dépend pas de nous.
15:32Malheureusement, ça dépend beaucoup des Américains.
15:35Alors, puisque vous parlez de la BCE,
15:36on va revenir sur la BCE.
15:38Eric Meuler,
15:39ces anticipations d'inflation,
15:41vous l'avez dit tout à l'heure,
15:41pour l'instant, elles sont ancrées.
15:43Le marché prend encore une certaine forme de crédibilité
15:47à la banque centrale.
15:49Néanmoins, cette inflation,
15:51pour l'instant, ça se tient sur l'inflation salariale.
15:54Quand vous regardez l'inflation,
15:56on aura les chiffres là bientôt.
15:58On est quand même proche des 3 %.
15:59Alors certes, il y a un effet énergie,
16:01mais est-ce qu'il y a une diffusion ou pas pour l'instant ?
16:03Il y a plusieurs choses qu'il faut voir.
16:05La première des choses,
16:06c'est que la BCE est de plus en plus attentive
16:08à l'inflation hors énergie.
16:09Et sa crainte, c'est les effets de second tour.
16:11Il y a des effets directs, indirects et second tour.
16:14Direct, c'est la hausse du prix du pétrole
16:15à la pompe, par exemple.
16:18Et ça, c'est pas monter les taux,
16:20ça ne va pas régler le problème.
16:21Les effets indirects, c'est sur les billets d'avion, par exemple.
16:25Et là, on peut commencer à agir sur la demande
16:28et éventuellement, on peut limiter les effets indirects.
16:32Mais généralement, on les constate plus qu'on ne les maîtrise.
16:35Et les effets de second tour, ça, ce sont des anticipations.
16:38Et si on a l'impression qu'on a lâché l'encre de l'inflation,
16:42à ce moment-là, il y aura des effets de second tour.
16:44C'est-à-dire qu'il y aura une demande de compensation d'inflation
16:47par les salaires.
16:48Aujourd'hui, ça ne se voit pas.
16:49Mais c'est bien ça que la BCE essaye de contrôler
16:52et de laisser ancrer.
16:54En revanche, sur la partie longue des taux,
16:56ce qui est important, c'est que c'est une hausse des taux réelles.
16:59La hausse des taux réelles, c'est-à-dire les taux nominaux
17:02déflatés de l'anticipation d'inflation.
17:04Et comme cette anticipation d'inflation n'a pas bougé beaucoup,
17:07c'est les taux réelles qui ont monté.
17:08Et ça, c'est un signal important.
17:10Ça veut dire que le cycle macro est plus résistant
17:13à la multitude de chocs d'offres que l'on voit depuis quelques années.
17:16Et ce que ça veut dire aussi, c'est que le cycle IA
17:18porte une économie mondiale.
17:21Et du coup, ça monte le taux d'équilibre.
17:24C'est-à-dire celui qui permet à la croissance
17:26de rester sans accélérer dans la surchauffe
17:30et sans descendre vers la récession.
17:33Et ce taux d'équilibre, s'il est plus haut,
17:36ça veut dire que les banques centrales ne sont plus à 2% pour la BCE,
17:40mais vont se retrouver à 2,5% ou 2,75% ou peut-être 3%.
17:44Moi, je pense qu'il y aura une troisième hausse des taux
17:47à la fin de l'année, en décembre, pour la BCE,
17:50et probablement une autre hausse des taux en mars sur ces raisons-là.
17:54Du côté du disant américain, revenons quand même à ce 883, Eric Mueller.
17:59Hier, le Trésor dit donc, on va racheter 6 milliards de dollars.
18:03Alors comment il faut voir cette nouvelle ?
18:05Parce que j'ai lu d'un côté, au début du mois d'août,
18:08c'était plutôt 4 milliards.
18:10Et puis en même temps, des estimations du marché
18:11qui s'attendaient plutôt à 8 à 10 milliards.
18:13Bon, c'est quand même l'épaisseur du trait sur une dette aux États-Unis
18:16qui, pour rappel, dépasse les 40 000 milliards de dollars.
18:19Il faut regarder la technique, les points techniques.
18:23Ces opérations-là sont des opérations traditionnelles
18:26que le Trésor américain fait régulièrement
18:28et qui consistent à acheter des obligations qui sont moins liquides
18:31pour, au contraire, pouvoir donner plus de liquidité
18:34aux différents benchmarks, à différentes maturités.
18:37Donc c'est de la gestion de liquidité de la dette.
18:40Et effectivement, Bessent avait organisé une opération de communication
18:43en disant, voilà, la prochaine opération, ce sera au moins 4 milliards.
18:47Sans donner de chiffres précis, mais au moins.
18:49Là, 6 milliards, ça s'explique parce qu'entre 10 ans et 20 ans,
18:52il n'y a pas beaucoup d'obligations un peu illiquides comme ça.
18:56Il y en a beaucoup plus, par exemple, entre le 5 ans et le 10 ans.
18:59Donc cette opération-là, visée à cette opération de nettoyage,
19:03n'a pas vocation à faire baisser les taux.
19:05C'est une grosse opération de communication.
19:07Mais là, le gisement qui était disponible est relativement petit.
19:10C'est pour ça que ça explique le 6 milliards
19:12par rapport à des attentes qui étaient un peu surestimées.
19:15Est-ce que ça vous l'apporte au 5% ?
19:16Ça serait un seuil psychologique important.
19:18Il a déjà été dépassé sur le 30 ans.
19:20Ce n'est pas encore le cas sur le 10 ans.
19:21Alors, le marché optionnel, qui est intéressant,
19:23parce qu'on regarde à ce moment-là quelles sont les anticipations
19:27des agents sur le marché.
19:28Le marché optionnel, aujourd'hui, se charge beaucoup sur des options à 5%.
19:31Donc oui, 5%, c'est un niveau un peu mythique.
19:36Et oui, il sera très probablement touché dans les deux mois qui viennent
19:39si le pétrole ne descend pas.
19:41Car effectivement, on a cette volatilité du pétrole qui peut agir.
19:44Mais si on reste aux alentours de 100 dollars, ça m'étonnerait qu'on ne vienne pas frictionner
19:48le niveau de 5%.
19:49D'autant plus qu'on le voit encore cette nuit.
19:51Donald Trump propose un dividende de 5 000 dollars.
19:53On rentre un petit peu dans une espèce de concours avant les mid-terms.
19:57Comment vous trouvez ces marchés, tout confondus,
20:00actions, devises, obligataires, Alexandre Baradez,
20:03avant cette fameuse élection du mardi 3 novembre ?
20:05On voit que le marché action, on en discutait avant l'émission,
20:08c'est vrai que je le trouve quand même très résilient.
20:10Le marché action américain, j'entends.
20:11C'est-à-dire que sur ces niveaux de taux, on peut se demander à quel moment
20:14certains investisseurs, qui ont déjà bien chargé la barque en tech
20:17et en différents secteurs actions, ne trouvent pas, à un moment donné,
20:20peut-être plus intéressant d'alléger un petit peu et d'aller chercher du rendement
20:24garanti pour une des meilleures signatures mondiales sur 10, 20 ou 30 ans.
20:29Donc, c'est vrai que ça reste très résilient parce que c'est porté
20:33par les anticipations de croissance bénéficiaire, toujours stratosphériques.
20:35D'ailleurs, un constat intéressant, regardez les multiples de valorisation du SP500.
20:39Il y a quelques mois encore, ils étaient à 23 fois les bénéfices anticipés.
20:42C'est-à-dire que c'est vraiment les niveaux qu'on avait dans les points de surchauffe post-Covid,
20:46qui est une petite bulle qui a dû dégonfler pendant pas mal de trimestres.
20:48Et avant cela, il fallait remonter au début des années 2000 pour trouver un tel niveau de valorisation.
20:53Ce n'était pas le pic.
20:53On était monté à 25, 26 fois les bénéfices, mais c'est quand même très très haut
20:56d'un point de vue historique.
20:57Eh bien, regardez, on est passé de 23 à 19 fois les bénéfices anticipés,
21:01alors que le SP500 n'a pas corrigé.
21:02C'est-à-dire que ce n'est pas une correction des multiples qui s'est faite par une correction
21:05de lundi, c'est parce que les attentes bénéficiaires, on parle bien de ratio court-bénéfice
21:09anticipé à 12 mois notamment, ça veut dire que les investisseurs considèrent que
21:12pendant 4 prochains trimestres qui arrivent, les saisons de publication vont être encore
21:16aussi excellentes que celles qu'on a eu au T1 et T2.
21:19Et c'est là que moi je trouve que le 19 fois les bénéfices, finalement, il est toujours,
21:24il ne résout pas la question.
21:25Parce qu'on peut dire 19 fois, c'est la moyenne à 10 ans de valorisation.
21:27On peut se dire, si bien c'est la moyenne de valo, je rentre, ce n'est pas un marché
21:30qui est excessivement cher, mais s'il n'est pas cher parce qu'on a des attentes bénéficiaires
21:34qui sont absolument gargantuesques, voilà.
21:36Et c'est ça, moi, qui me pose un petit souci, surtout avec des rendements quasiment à 5%
21:39en face pour le 10 ans.
21:41Merci à tous les deux de nous avoir accompagnés ce matin en plateau.
21:45Donc, Éric Muller pour Muzini Canco et Alexandre Barades pour IG.
21:499h23, tout de suite, on va jeter un coup d'œil à la séance en cours avec Jean-Louis Cussac
21:54qui nous attend depuis Perceval Finance Conseil.
22:01Et après avoir cédé 1,95 hier, le CAC 40 reprend 0,4%.
22:068188 points pour l'indice parisien.
22:08L'Eurostock 50 de son côté prend 0,3%.
22:11Bonjour Jean-Louis Cussac, merci de nous accompagner ce matin.
22:15Comment vous regardez un petit peu ce qui se passe, là, à la Bourse de Paris ?
22:17On est revenu sur un zéro pointé depuis le 1er janvier avec la séance d'hier.
22:21Et puis alors, ce qui était frappant encore et toujours,
22:23c'est comment le luxe pénalise encore et toujours la Bourse de Paris.
22:30Oui, bien sûr.
22:31Et puis le comportement de l'indice CAC 40 qui a fait un plus haut historique le 7 août.
22:36Et depuis, il n'a pas cessé de baisser avec une très grande régularité.
22:42C'est ça qui est assez incroyable.
22:44Partant d'un point haut comme ça, on a rarement vu une baisse de 7% dans le calme
22:50et en ligne droite avec une accélération hier.
22:55Et on a sous-performé d'ailleurs le DAX, l'Eurostock.
22:59Et c'est vrai que c'est une situation très très particulière.
23:02Donc en cassant pour moi hier les 8 235, on a déclenché,
23:07alors il y avait déjà des warnings avant bien évidemment,
23:09mais là on a déclenché un retournement on va dire.
23:13Alors ce n'est pas encore validé, il faudrait casser 8100.
23:16Mais moi je travaille un petit peu à la baisse,
23:19donc je cherche à vendre par exemple sur des rebonds vers 8002 ce matin.
23:22Et voilà, il n'y a pas quelque chose qui s'impose vraiment.
23:28On ne peut pas dire que l'idée est très forte qu'on ne casse pas le marché du tout,
23:35du tout.
23:36On y va doucement, surtout qu'encore une fois, le DAX,
23:38bon, la hausse n'est pas infirmée sur le plan technique.
23:42L'Eurostock, la hausse n'est pas infirmée encore, je parle du long terme sur le plan technique.
23:46On est prudent depuis un bout de temps évidemment sur le court terme,
23:50on se dit on achète beaucoup moins systématiquement.
23:53De toute façon la chasse aux opportunités ça n'a pas marché,
23:57puisqu'il n'y a pas eu de...
23:59De toute façon ce qui baissait baisse encore, et vous l'avez dit,
24:02avec le luxe, mais aussi avec les ESN, les entreprises de services numériques,
24:06qui n'ont pas... Enfin, il y en a qui se sont reprises un peu,
24:08mais beaucoup sont restés à la casse.
24:12Et bon, on est toujours à la merci de Donald Trump, avec des...
24:17Je ne sais pas si vous avez vu cette nuit, ce qu'il a encore raconté.
24:20Pour les mid-termes, il a dit
24:22« Je donne un dividende de 5000 dollars à chaque Américain adulte
24:27si jamais les Républicains remportent les élections, Sénat, Chambre, etc. »
24:33C'est quand même délirant.
24:34Alors évidemment, sur le plan juridique, c'est compliqué.
24:37On va dire que c'est même...
24:38On peut se demander comment c'est possible.
24:41Et puis même, ça équivaut à acheter les élections.
24:44Enfin, je ne sais pas.
24:44Alors les 5000 dollars doivent être dépensés aux Etats-Unis,
24:48pas à l'extérieur.
24:50C'est un truc de fou.
24:51Mais oser dire ça, vous voyez, ça va loin.
24:53Et sur les valeurs, Jean-Louis, quand vous regardez LVMH,
24:57ce matin, on est à 411 euros.
24:59C'est une première depuis 2020.
25:01Et SILOR à 149 euros et quelques.
25:04Est-ce qu'il y a des opportunités sur ce secteur du luxe,
25:07au sens large, ou encore non, c'est beaucoup trop tôt ?
25:12– Écoutez, sur le plan technique, il n'y a pas...
25:15Alors, plusieurs fois, je me suis dit
25:16« Là, il y a peut-être une opportunité.
25:18Là, il y en a peut-être une. »
25:19Donc je guette, je mets des alarmes, je mets des...
25:22Sur SILOR, on s'est posé la question...
25:24Alors, je ne me souviens plus des prix,
25:26en me disant vers 220, vers 180.
25:28Et puis maintenant, on est à 140 et quelques, 150.
25:30Donc là, franchement, il faut...
25:32Mais je n'y touche pas.
25:32Il n'y a pas de retournement, il n'y a rien.
25:34Il n'y a même pas de vraie stabilisation.
25:36Alors là, ce qu'on a vu hier,
25:37c'est une augmentation du volume.
25:40C'est intéressant.
25:41Il faut voir un peu comment elle se comporte
25:43dans les 2-3 jours à venir.
25:44Si elle commence à construire des bases,
25:46on pourra se dire « Ah, on a espoir ».
25:49Franchement, le secteur du luxe, c'est une catastrophe.
25:51Donc moi, je n'y touche pas.
25:53Pour l'instant, c'est pareil.
25:54Il n'y a pas de signal de quoi que ce soit.
25:57Hermès, ça a été la descente aux enfers.
25:59Pourtant, c'est la plus belle, le luxe par excellence.
26:04Et ils n'en veulent pas, ils n'en veulent pas.
26:05Donc on ne va pas y aller.
26:07Avoir raison trop tôt, souvent, c'est quand même ennuyeux.
26:11Donc moi, en tout cas, ce que je vais faire,
26:13c'est continuer à mettre des alertes,
26:15continuer à regarder si on a des retournements de tendance
26:19avec les moyennes mobiles.
26:20Alors on prend une très courte pour voir
26:23s'il y a une alerte qui se déclenche, par exemple,
26:25sur une moyenne mobile 5, qui se retourne.
26:28Et puis après, on regarde des moyennes mobiles un peu plus longues.
26:31Moi, je regarde les 21, pourquoi pas une 50 ?
26:33Mais après, ça a fait un peu loin.
26:35Donc voilà.
26:36Et de toute façon, moi, j'ai fait la cote, toute la cote.
26:39Je regarde tous les jours.
26:41Je ne vois pas vraiment de choses propres,
26:44de choses claires et nettes.
26:46Et des bonnes affaires potentielles,
26:50comme le luxe, pourquoi pas ?
26:53Oui, bien sûr, cette question mérite de se poser.
26:55Il y en a, il y en a d'autres.
26:58Pourquoi, par exemple, Thalès rebaisse comme ça aussi fort ?
27:02Le secteur de la défense rebaisse,
27:03alors que quand même, on a des situations extrêmement tendues
27:06à ce niveau-là.
27:07On est au bout.
27:07Merci beaucoup, Jean-Louis Cussac.
27:09Moi, ce que je constate...
27:10Oui, allez, je vous laisse finir votre phrase.
27:12Ce que je constate...
27:14Non, ce que je constate, c'est que les opérateurs sont hyper prudents.
27:17Ils l'étaient, ils le sont encore.
27:18Et c'est pour ça qu'il n'y a pas eu de dégagement de panique
27:20ces derniers jours.
27:21C'est important.
27:22On est au bout.
27:239h29.
27:23Merci, Jean-Louis Cussac, de nous avoir accompagnés.
27:25Dans un instant, on va retrouver les experts avec leur closier.
27:27Le CAC 40 gagne 0,3%.
27:29L'Eurostock 0,2% de progression.
27:31Avant donc la BCE, en début d'après-midi.
27:33Émission spéciale sur BFM Business.
27:34On se retrouve demain à 9h.
27:35Très bonne journée.