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Plongez au cœur d’un procès bouleversant où la frontière entre maladie mentale et responsabilité est questionnée. Découvrez la stratégie de l’accusation, les failles du système et les choix déchirants de Lindsay Clancy. Un récit captivant qui vous fera réfléchir ! Dites-nous ce qui vous a le plus marqué et n’oubliez pas de vous abonner pour ne rien rater. #justice #procès #santémentale #crime #enquête

👉 Cette chaîne est réalisée en collaboration avec https://www.youtube.com/@courttv

0:02 - Introduction et cadre du procès
1:05 - Antécédents médicaux et soutien autour de Lindsay
3:33 - Gestion des traitements et comportement face aux soins
7:04 - Refus d'aide et interactions sociales
12:20 - Relations avec la famille et évolution jusqu'à janvier
17:37 - Comportement avant le drame et planification
25:24 - Déroulement des faits du 23 janvier
43:52 - Analyse, motif et conclusion de l'accusation


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Transcription
00:02Il n'y a aucun doute que Lindsay Clancy souffrait de troubles mentaux et qu'elle a tenté de se
00:07suicider.
00:09Il n'y a aucun doute là-dessus.
00:11Toutes les preuves que vous avez entendues, même les experts présentés par le ministère public,
00:15disent qu'elle souffrait de troubles mentaux et qu'elle a tenté de se suicider.
00:21C'est, il n'est pas la question dans ce procès.
00:24La question est de savoir si au moment où elle a tué Cora Dawson et Callan,
00:29elle savait faire la différence entre le bien et le mal et si elle pouvait adapter son comportement aux exigences
00:36de la loi.
00:38Cette affaire ne concerne pas notre système de santé mentale, ni la façon dont il traite les femmes,
00:43ni ce qui figure ou non dans le DSM-5.
00:45C'est une distraction pour vous mettre en colère et vous passionner pour un sujet important,
00:50mais un sujet qui n'est pas jugé ici.
00:54C'est « et » qui est jugé ici, ce dont il s'agit ici.
00:57C'est ce que Lindsay Clancy a fait la nuit du 23 janvier et quel était son état mental à
01:03ce moment-là.
01:05Et vous pouvez utiliser ses antécédents psychologiques et ses dossiers, les dossiers de traitement.
01:10« Work examiner », ce qui s'est passé avant, comme après qu'elle a tué les enfants.
01:14Pour voir comment elle en est arrivée à ce point.
01:18Quel était son processus de réflexion ?
01:20Et quelle était sa motivation ?
01:22Mais ce n'est pas le système ou le DSM ou quoi que ce soit de ce genre qui l
01:27'a poussé à étrangler ses enfants.
01:29En fait, elle avait plus d'accès aux soins, aux traitements et au soutien que beaucoup de gens n'ont
01:34pas.
01:35Elle avait une assurance maladie qui couvrait plusieurs médecins, plusieurs programmes spécialisés,
01:41des traitements à South Shore, à Mass General et son séjour à McLean.
01:46Elle avait une couverture pour les médicaments sur ordonnance afin de couvrir les différents traitements qu'elle a essayés.
01:51Elle avait du soutien à la maison.
01:53Elle a eu 18 semaines de congé maternité, avec la possibilité de le prolonger autant qu'elle en avait besoin,
01:59ce qui est excellent. C'est ce que toutes les femmes devraient avoir.
02:02Mais elle, elle l'avait.
02:04Elle avait du soutien des deux côtés de sa famille, la sienne et celle de Patrick.
02:09Les deux aînés, Cora et Dawson, allaient à la maternelle trois jours et demi par semaine.
02:15Et elle avait la nounou, Hélène, qui l'aidait avec Hélène trois matins par semaine.
02:19Et elle l'aidait aussi pour les tâches ménagères et la préparation des repas.
02:25Ce n'était pas une femme qui souffrait d'un manque de soins ou de ressources.
02:30Elle avait une abondance d'aide, une abondance de soins.
02:33Elle avait tout cela et même plus.
02:37Et vous savez, cela ne veut pas dire qu'elle n'avait pas de problème de santé mentale.
02:45Elle en avait.
02:46Elle souffrait de dépression.
02:49Et que ce soit à cause d'un trouble bipolaire, d'un trouble dépressif majeur
02:54ou d'une dépression postpartum, au final, elle était déprimée, n'est-ce pas ?
03:00Et elle essayait de gérer ça, elle essayait de se faire aider pour ça.
03:05Mais ce n'était pas la faute des soignants si elle avait du mal avec ça ou si elle n
03:09'allait pas mieux.
03:10Ils faisaient de leur mieux.
03:11Vous avez les dossiers.
03:13Vous avez entendu les témoignages.
03:16Ils faisaient de leur mieux avec les informations qu'elle leur donnait.
03:20Et ces informations n'étaient pas toujours exactes.
03:23Ces n'étaient pas toujours le tableau complet.
03:27Et ils faisaient de leur mieux avec son niveau de coopération et d'adhésion au plan.
03:33Prenons ces médicaments.
03:35Vous savez, grâce au dossier et au flacon de pilule, ce qui lui a été prescrit
03:40et comment elle était censée prendre ces médicaments.
03:44Et vous savez, grâce au flacon de pilule, ce qu'elle a réellement pris.
03:48Et parfois, ces deux choses ne correspondaient pas à ce qu'elle disait à ses soignants,
03:53à ce qu'elle disait à Patrick, à ce qu'elle disait à sa mère.
03:56Prenons le Zoloft, par exemple.
04:00L'ordonnance était pour un comprimé de 25 mg par jour pendant 7 jours,
04:05puis de passer à 50 mg après 7 jours.
04:09Elle a dit au docteur,
04:10sauf qu'elle a pris les comprimés comme prescrits pendant 7 jours
04:14et passé à 50 mg le 8e jour.
04:17Et c'est là qu'elle a eu l'insomnie et les autres effets secondaires et symptômes.
04:23Elle a dit à Patrick qu'elle avait pris les comprimés pendant 7 jours
04:26et qu'il n'avait eu aucun effet.
04:27Alors, elle a appelé le docteur Tuft,
04:29qui lui a ensuite dit d'augmenter la dose.
04:32Eh bien, vous savez que ce qu'elle a dit à Patrick n'est pas exact,
04:35parce que le flacon indique de le prendre pendant une semaine
04:38puis d'augmenter la dose.
04:39C'était le plan depuis le début.
04:41CE n'était pas le résultat d'un appel au docteur Tuft.
04:44Et vous savez que ce qu'elle a dit au docteur Tuft n'est pas exact non plus
04:46parce que seulement 7 comprimés ont été pris du flacon.
04:50Donc, il vous reste deux options.
04:52Soit elle a pris le médicament comme prescrit,
04:55un comprimé par jour pendant 7 jours,
04:57mais ensuite elle n'a pas augmenté la dose.
05:00Et qu'elle dit avoir causé les effets secondaires et l'insomnie.
05:05Donc, ce qu'elle a fait, c'est de ne pas le prendre comme prescrit.
05:09Elle ne l'a pas fait pendant 7 jours en y allant progressivement
05:12puis en augmentant la dose.
05:13Soit elle a oublié une dose,
05:15soit elle l'a augmenté trop tôt avant qu'elle ne soit censée le faire.
05:20Aucune de ces situations n'est bonne.
05:22En tant qu'infirmière,
05:23elle sait à quel point il est important de suivre les instructions
05:26concernant ces médicaments.
05:28Elle sait à quel point il est important de suivre le plan,
05:31de respecter ce qui est indiqué sur la bouteille,
05:33de faire ce que votre professionnel de santé vous dit
05:35et de lui fournir des informations précises.
05:37Elle n'a pas dit qu'elle avait augmenté la dose,
05:39qu'elle était passée à 5 ans trop tôt.
05:41Peut-être qu'ils auraient pu ajuster cela
05:43et essayer la dose de 25 mg plus longtemps
05:46pour l'y habituer progressivement.
05:48Mais non, elle, elle a dit qu'elle avait fait ce qu'on lui avait dit
05:50puis qu'elle avait augmenté la dose et qu'elle avait eu ces problèmes.
05:52Donc, on peut le constater sur beaucoup de ces médicaments.
05:55Tuesday a les flacons de pilules que Patrick a rapportés
05:58et beaucoup d'entre eux n'ont même pas beaucoup de pilules manquantes.
06:02Certains n'en ont aucune de manquante.
06:04Pour la première ordonnance de Buspar,
06:06il ne manque que deux comprimés.
06:09La deuxième ordonnance, aucun comprimé ne manque.
06:12Le Lamictal, elle n'a jamais pris ses comprimés avant la nuit
06:15où elle a essayé de se suicider.
06:19Donc, il y a un manque d'observance,
06:21un manque de suivi,
06:22un manque de communication avec ses médecins
06:24sur ce qui lui arrivait
06:25et sur la façon dont elle prenait ses médicaments.
06:29Et la défense veut vous faire croire
06:31que c'est une femme qui supplie qu'on l'aide
06:32et qui est prête à faire
06:33tout ce que ses médecins lui disent de faire pour aller mieux.
06:37Et elle demandait de l'aide, oui, elle en demandait.
06:39Elle voulait de l'aide, elle voulait aller mieux.
06:42Mais elle voulait aller mieux comme elle l'entendait
06:44en faisant les choses à sa manière,
06:45comme elle pensait qu'elle devait les faire.
06:48Et en tant qu'infirmière,
06:49elle savait que ce n'était pas la bonne façon d'aborder le problème.
06:52Elle savait qu'un historique médical précis,
06:54des informations exactes sur vos effets secondaires
06:56et vos symptômes, vos pensées,
06:58c'est important que vos soignants les connaissent
07:00et elle ne l'a pas fait.
07:05Et il semble que la raison pour laquelle
07:07elle n'est pas forcément très rigoureuse dans son traitement
07:10et qu'elle fait ce qu'elle veut,
07:11c'est qu'elle a ce désir de redevenir elle-même.
07:15Elle veut simplement redevenir celle qu'elle était.
07:18Et elle le veut tout de suite.
07:19Et elle ne veut aucun effet secondaire.
07:21Elle veut juste redevenir elle-même
07:23et elle le veut maintenant.
07:24Et c'est compréhensible.
07:25Puis c'est compréhensible de vouloir cette pilule magique
07:29qui va te guérir immédiatement
07:30et te permettre de redevenir toi-même.
07:33Mais elle savait que ça ne fonctionnait pas comme ça.
07:36Et vous savez que c'est ce qu'elle pensait
07:38parce que dans les recherches sur son téléphone,
07:40elle cherchait des choses comme
07:41quel antidépresseur agit le plus vite ?
07:43Combien de temps le wet butrin agit-il ?
07:46Et elle recherche tous ses différents médicaments
07:48pour connaître les effets secondaires et les symptômes,
07:51certains dont elle ne parle même jamais à ses médecins.
07:54Vous savez, encore une fois, c'est compréhensible
07:56qu'elle avait retrouvé son état d'avant,
07:58mais elle a eu des discussions avec ses soignants
08:00sur la façon dont ses médicaments agissent
08:02et sur le fait qu'il faut du temps
08:03pour qu'ils fassent effet dans l'organisme.
08:06Elle dit, il faut du temps pour qu'ils agissent.
08:08Elle a même envoyé un message à sa mère à ce sujet
08:10en disant qu'elle savait qu'elle devait être patiente,
08:12que cela prenait des semaines
08:13pour que la mitriptyline, par exemple,
08:15fasse effet dans son organisme et agisse.
08:18Et elle savait tout cela.
08:20Et elle ne pouvait pas être patiente.
08:23Elle ne pouvait pas attendre.
08:25Elle voulait que ça aille plus vite.
08:27Elle a même dit au docteur Tuft,
08:29c'est noté dans les dossiers,
08:30qu'elle savait que le problème était
08:31qu'elle ne se concentrait pas sur un seul soignant référent
08:34et ne suivait pas un seul plan.
08:36Elle savait qu'en allant de médecin en médecin,
08:39de cabinet en cabinet,
08:40de South Shore à MGH,
08:42à différents programmes.
08:44Ce n'était pas la meilleure façon de gérer la situation.
08:46Elle l'a dit elle-même au docteur Tuft,
08:48qu'il faut rester avec un seul praticien
08:50et suivre un seul plan pour voir si ça fonctionne.
08:54Et en fait, elle a refusé de l'aide
08:56provenant d'au moins deux endroits
08:58à différents moments.
09:00Nous avons beaucoup parlé des dossiers
09:01de Women and Infants.
09:03Et vous savez, vous n'êtes pas obligés
09:04de croire ce que je dis à leur sujet
09:05ni ce que les témoins ou la défense en disent.
09:07Vous pouvez regarder les dossiers vous-même
09:09à la page 9.
09:10C'est indiqué, c'est écrit juste là.
09:12Patrick était celui qui a dit
09:14que la surmédication était le problème.
09:17Pas les médecins là-bas,
09:17pas les personnes qui l'évaluaient.
09:19C'est Yé qui ont noté ces dépressions,
09:22R.O. écartées d'éventuels effets
09:24indésirables médicamenteux.
09:26Ça veut dire qu'ils doivent vérifier
09:27si les médicaments posent problème.
09:29Mais il y a une différence
09:31entre un effet indésirable,
09:32un symptôme ou un problème
09:33avec un médicament.
09:34Et être surmédicamenté,
09:36prendre une dose trop élevée
09:38d'un médicament ou un prendre trop à la fois.
09:40Il y a une différence à ce niveau-là.
09:42Et Women and Infants ne dit jamais
09:44qu'elle a été surmédicamentée.
09:46C'est Yé qui ne font pas non plus
09:47et la renvoyer.
09:48C'est Yé qui n'est pas
09:49qu'elle y soit allée
09:50et qui lui a dit
09:51« On ne peut pas vous aider,
09:52partez. »
09:53Ils lui ont dit
09:54« C'est dans les dossiers
09:55qu'en se basant sur l'apparition
09:57de ces symptômes,
09:58il n'était pas sûr
09:58si c'était postpartum
09:59ou péripartum. »
10:01Et ils ont vu
10:01qu'elle avait un problème.
10:02Ils voulaient l'aider.
10:04C.E.
10:05S.T.
10:05écrit là
10:05« Nous lui avons proposé
10:07et lui ont proposé
10:08trois programmes. »
10:09Ils lui ont proposé
10:10le programme de prise en charge
10:11médicale en hospitalisation.
10:13Ils lui ont proposé
10:14un programme d'hospitalisation
10:15partiel pour la santé mentale générale.
10:17Et ils lui ont proposé
10:19un programme ambulatoire.
10:21Cela montre qu'ils ont
10:22beaucoup réfléchi à cela,
10:23à lui proposer ses soins.
10:25Ils lui ont donné
10:26trois options différentes
10:27en tenant compte du fait
10:28qu'elle est une jeune maman.
10:29Peut-être qu'elle ne veut pas
10:30être loin de chez elle,
10:31mais on va quand même
10:32lui donner la possibilité
10:33d'être à l'hôpital
10:33pour ajuster correctement
10:35son traitement.
10:36On va aussi lui donner
10:37la possibilité
10:38de l'hospitalisation partielle
10:39où elle peut, vous savez,
10:41être ici pendant la journée
10:42et rentrer chez elle
10:42auprès de ses enfants le soir.
10:44Et puis cette troisième option
10:46d'être en ambulatoire,
10:47de pouvoir rester à la maison
10:48avec ses enfants
10:49et venir pour des rendez-vous.
10:51C'était très attentionné
10:52de leur part.
10:53C'était très bien organisé
10:55de lui offrir
10:55ses trois options.
10:58Et c'est un peu
10:58l'exact opposé
10:59du fait de simplement
11:00renvoyer quelqu'un
11:01en disant
11:01« Partez,
11:02on ne peut pas vous aider. »
11:04Et sa réponse ?
11:06« Eh bien,
11:07je vais en parler
11:07au professionnel
11:08qui me suit
11:09pour avoir des conseils. »
11:11Et elle va voir
11:11le docteur Tuft.
11:12Elle voit Jalada
11:13à un moment donné.
11:14« Vous regardez les dossiers,
11:16elle n'a jamais discuté
11:17de ses options avec eux. »
11:19Elle leur a dit
11:19que Women & Infants
11:20l'avait rejetée
11:21et qu'ils avaient dit
11:22qu'elle ne remplissait pas
11:23les conditions
11:23pour le programme.
11:24Elle n'a pas parlé
11:25de ces trois programmes
11:26qu'ils lui ont proposés.
11:30Donc, en gros,
11:30il lui propose cette aide,
11:32trois formes d'aide différentes
11:33et elle refuse simplement.
11:34Elle ne veut pas les accepter
11:35et n'en parle pas
11:36avec le professionnel
11:37qui la suit.
11:40Et aussi,
11:41la première fois
11:42qu'elle va au Mass General,
11:44aux urgences,
11:45il lui propose
11:45un lit à McLean
11:46et elle refuse.
11:48Elle veut de l'aide.
11:50Personne ne dit
11:51qu'elle ne veut pas d'aide.
11:52Mais elle prend
11:54ses décisions
11:54et fait ses choses
11:55qui ne l'aident pas
11:56à obtenir de l'aide
11:57qui repoussent l'aide
11:59parce qu'elle veut de l'aide
12:00d'une certaine manière
12:01dont un certain délai.
12:08Vous savez,
12:09pendant tout ce temps,
12:11entre septembre et décembre 2022,
12:14elle interagit avec des amis,
12:15de la famille,
12:16des enseignants,
12:17le personnel
12:18de la salle de sport,
12:20la nourrice,
12:21les personnes
12:22qu'elle côtoie
12:22à la gymnastique,
12:23interagir avec eux
12:24dans des espaces publics
12:25au vu de tous,
12:26conduire ses enfants partout.
12:28Pendant tout ce temps,
12:29capable de distinguer
12:31le bien du mal.
12:32Capable de conformer
12:33son comportement
12:34à la loi
12:34et aux exigences
12:35de la société
12:35d'interagir avec les autres
12:37et de se présenter
12:38comme une adulte
12:38qui fonctionnait normalement.
12:40Une mère
12:41qui fonctionnait normalement.
12:43Vous savez
12:44qu'elle connaissait
12:46la différence
12:46entre le bien
12:47et le mal
12:48à ce moment-là
12:48parce qu'elle a eu
12:49ses pensées
12:49au début du mois de décembre
12:51de faire du mal
12:52à ses enfants.
12:54Et elle en a parlé
12:55à Patrick
12:55et à sa mère.
12:57Mais ce qui est important
12:58et très révélateur,
12:59c'est qu'elle n'en a pas parlé
13:01et n'en a parlé
13:02à aucun professionnel
13:03de santé.
13:03Ni à Tufs,
13:04ni à Jalada,
13:06ni Jennifer McAllister,
13:07ni Dux,
13:08personne à McLean,
13:09personne à MGH,
13:11personne à South Shore.
13:13Elle n'en a parlé
13:13à aucun d'eux.
13:15Et pourquoi ?
13:17Parce que la police
13:18pourrait lui enlever
13:18ses enfants.
13:22dire à des personnes
13:24tenues de signaler
13:26que tu as des pensées
13:27de faire du mal
13:27à tes enfants,
13:29qu'ils pourraient être
13:30retirés pour leur sécurité,
13:33c'est une pensée rationnelle.
13:36Et cela montre aussi
13:37qu'elles savaient
13:38que c'était une mauvaise pensée,
13:40une pensée répréhensible.
13:41Parce que vous ne pensez pas
13:43que quelqu'un va vous enlever
13:44vos enfants
13:45parce que vous pensez
13:45à quelque chose
13:46de positif ou de neutre.
13:48c'est parce que c'est mal,
13:50c'est parce que c'est incorrect,
13:51c'est parce que c'est
13:52contre la loi,
13:53donc elle savait
13:54que c'était mal.
13:57Et elle a pu se conformer
13:58à la loi
13:58parce qu'elle n'a rien dit
14:00à ses soignants.
14:02Elle est allée voir,
14:04elle les a rencontrés
14:04et elle a parlé
14:05de ce qu'elle vivait,
14:06elle a parlé de sa dépression.
14:08Et non seulement
14:09elle ne leur a rien dit,
14:10mais elle leur a menti.
14:11Ils lui ont demandé
14:11« Avez-vous des pensées
14:13de faire du mal aux autres ?
14:15Avez-vous des idées homicides ? »
14:17Elle a répondu non
14:18à Tuft.
14:18Elle a répondu non
14:19à Jalada.
14:20Elle a répondu non
14:21à Dux.
14:22Elle a répondu non
14:23à Goodheart.
14:24Chaque jour,
14:25à McLean,
14:25elle a dit non.
14:26À MGH,
14:27elle a dit non.
14:29Donc non seulement
14:30elle le cache,
14:31mais elle ment
14:32à ce sujet.
14:33Elle contrôle
14:34son comportement,
14:35elle contrôle
14:36l'image
14:36qu'elle présente
14:37à ses soignants.
14:49Et ensuite,
14:50on en arrive
14:50à son admission
14:51à McLean.
14:54Vous savez,
14:55jusqu'à ce moment-là,
14:56tous les médicaments
14:57qu'elle a pris
14:57de septembre
14:58à décembre,
15:00pendant qu'elle a été
15:01administrée en même temps,
15:02le maximum
15:03qu'elle ait jamais eu
15:04en même temps,
15:04c'était deux à trois médicaments.
15:05Et généralement,
15:06si c'était trois,
15:07le troisième médicament
15:08était le Benadryl
15:10ou l'hydroxyzine,
15:11qui est comme le Benadryl,
15:12ou la Tivan,
15:13ou le Valium,
15:15selon les besoins
15:15pour l'anxiété.
15:16Mais la plupart du temps,
15:18c'était deux médicaments.
15:19Et la façon
15:19dont ils administraient
15:20ces médicaments,
15:21vous avez entendu
15:22le docteur Satoff,
15:24un homme qui a examiné
15:25des milliers de patients
15:26atteints de psychose,
15:27qui a soigné des femmes
15:28souffrant de psychose
15:29postpartum,
15:30qui a soigné des femmes
15:31ayant tué leurs enfants.
15:33C'est un homme
15:33qui apparemment
15:34n'a aucune
15:35expertise.
15:36Vous avez entendu
15:37de sa part
15:38que le fait d'essayer
15:38différents médicaments
15:40était raisonnable
15:41et rationnel.
15:42Elle a essayé
15:43un médicament,
15:44cela n'a pas fonctionné,
15:45ou il y a eu
15:46des effets secondaires,
15:47ils ont arrêté
15:47le médicament.
15:49Ils ont essayé
15:49autre chose,
15:50ils ont tenté
15:51une combinaison différente.
15:53Et malheureusement,
15:54en matière
15:54de santé mentale,
15:56il n'y a pas de prise
15:57de sang,
15:58de scanner
15:59ou d'IRM
15:59que l'on puisse faire
16:00pour dire
16:01vous avez un trouble
16:02bipolaire,
16:03vous avez une schizophrénie.
16:05Et malheureusement,
16:06ça ne fonctionne pas
16:06comme ça.
16:07Donc,
16:07ce que les professionnels
16:08de santé doivent faire,
16:09c'est se fier
16:10à ce que le patient
16:11leur dit.
16:12Espérons que ces informations
16:13soient exactes.
16:14Se fier à ce qu'il observe
16:16chez le patient
16:16et poser un diagnostic.
16:18Et ensuite,
16:19sur la base de ce diagnostic,
16:21établir un plan de traitement.
16:23Et chaque patient
16:24réagit différemment
16:25aux médicaments.
16:26Un patient peut très bien
16:27le supporter
16:28alors que le suivant,
16:29non.
16:30Donc,
16:30ils doivent passer
16:30par ce processus
16:31d'essai et d'erreur
16:32et c'est normal.
16:33CEST typique,
16:34CEST raisonnable
16:36et c'est ce qu'ils ont fait
16:36pour elle.
16:38Et même si vous pensez
16:40que le nombre
16:40de médicaments différents
16:41qu'elle a pris
16:42pendant cette période
16:43ou la combinaison
16:45de ces médicaments
16:45l'a affecté négativement,
16:49après McLean,
16:50ils étaient sortis
16:51de son organisme.
16:52Certains d'entre eux
16:53étaient sortis
16:53de son organisme
16:54depuis des mois.
16:55Le zoloft,
16:56elle l'a arrêté
16:56en octobre.
16:57D'autres comprimés,
16:58elle les a arrêtés
16:59en novembre
17:00ou décembre.
17:01Et le dernier,
17:02le séroquel
17:02auquel elle a vraiment
17:03mal réagi
17:05est sorti
17:05de son organisme.
17:08Le seul médicament
17:09qu'elle prend
17:09en quittant McLean,
17:11c'est le trazodone
17:12pour dormir
17:12et le valium
17:13pour l'anxiété.
17:14Et c'est tout
17:15quand elle part de là-bas.
17:18Et pourquoi part-elle
17:19de là-bas ?
17:21Elle veut aller
17:22à la fête
17:22d'anniversaire de Cora.
17:24Et ça,
17:25c'est compréhensible.
17:26C'est normal.
17:27Elle veut redevenir
17:28cette maman
17:29qui peut organiser
17:30une fête
17:30pour sa fille
17:31et en profiter.
17:33C'est tout à fait
17:34compréhensible
17:35qu'elle veuille partir.
17:37Mais elle savait aussi
17:38qu'elle n'en était pas là.
17:39Elle savait
17:40ce qu'elle ressentait.
17:41Elle savait
17:42qu'elle était déprimée.
17:43Elle savait
17:43qu'elle avait besoin d'aide.
17:46Mais elle
17:47voulait encore plus
17:48être cette maman
17:49qu'elle était.
17:51Et il n'y avait rien
17:51que McLean puisse faire
17:52pour la garder là.
17:54Elle a dit
17:55qu'elle niait
17:55avoir des idées suicidaires.
17:57Elle niait
17:58avoir des idées homicidaires.
17:59Elle disait
17:59qu'elle n'entendait pas
18:00de voix
18:01et ne voyait rien.
18:03Pendant tout le temps
18:03où elle était là,
18:04ils n'ont vu
18:04aucun signe de psychose.
18:06En fait,
18:07chaque médecin
18:08qu'elle a vu
18:09de Tufts
18:10en septembre
18:10jusqu'à la fin
18:11de son séjour
18:12à Tufts.
18:13Oui,
18:14le 23 janvier.
18:15Aucun d'entre eux
18:16n'a jamais vu
18:17de signe de psychose.
18:20Donc,
18:21ils ont tous tort.
18:22Tous ces différents médecins
18:23dans tous ces cabinets différents,
18:25ils ont tous tort ensemble.
18:27Ça n'a pas de sens.
18:30Mais lorsqu'elle quitte
18:31McLean,
18:32elle ne montre
18:32aucun signe de psychose.
18:34Et il lui donne
18:35même un test,
18:36une tâche à accomplir
18:37pour voir si elle peut
18:38gérer sa santé mentale
18:39en dehors de l'hôpital.
18:40Prendre un rendez-vous,
18:41choisir un médecin,
18:42prendre un rendez-vous.
18:43Et elle le fait.
18:45Elle choisit
18:46le Dr Tufts.
18:48Elle prend le rendez-vous
18:49de suivi.
18:50Elle obtient les documents
18:51et les leur remets,
18:52montrant qu'elle peut
18:52gérer sa santé mentale.
18:56Ils doivent la laisser
18:57partir à ce moment-là.
18:58Elle est là
18:58de son plein gré.
18:59Il n'y a aucune raison
19:00de la garder
19:00si elle ne montre pas
19:01qu'elle est un danger
19:02pour elle-même
19:02ou pour les autres.
19:03Donc,
19:03ils la laissent rentrer
19:04chez elle.
19:06Et à la maison,
19:07encore une fois,
19:08au long du mois de janvier,
19:09elle montre sa capacité
19:11à distinguer le bien du mal
19:12et à adapter son comportement
19:14aux exigences de la loi
19:16dans toutes les activités
19:17qu'elle fait en janvier.
19:20Tout d'abord,
19:21il y a la fête d'anniversaire.
19:21C'est Estelle
19:22qui organise
19:23la fête d'anniversaire.
19:24Elle surveille les enfants.
19:25Elle s'assure
19:25que tout se passe bien.
19:26Vous savez,
19:26les choses habituelles
19:27d'une maman
19:27lors d'une fête d'anniversaire.
19:28Tout le monde mange,
19:29prend du gâteau,
19:30chante du voyeur anniversaire.
19:32Vous l'avez vu dans la vidéo,
19:33elle avait l'air heureuse
19:34et souriante, normale.
19:36Pour ceux qui ont interagi
19:37avec elle,
19:38on dit qu'elle semblait
19:39un peu fatiguée,
19:39mais ça allait.
19:43Le musée des sciences.
19:45Vous avez cette vidéo ?
19:48Le musée des sciences de Boston
19:49peut être bondé
19:50et accablant
19:50même lors d'une bonne journée.
19:52Et elle s'y trouve
19:53avec trois enfants
19:54de moins de 5 ans
19:55et son mari.
19:56Vous la voyez les surveiller,
19:58s'occuper d'eux,
20:00faire les activités,
20:02leur montrer
20:02comment s'en servir.
20:05Si vous regardiez cette vidéo
20:06sans savoir
20:07qui était la famille Clancy
20:10et qu'on vous demandait
20:11de désigner
20:12la femme qui est déprimée,
20:14désigner la femme
20:15qui veut se suicider,
20:17désigner la femme
20:18qui est sur le point
20:18de tuer ses enfants.
20:20Vous n'auriez pas pu
20:21la repérer ?
20:22Elle est complètement calme.
20:25Tous ses comportements
20:27sont typiques
20:28et normaux
20:28parce qu'elle est capable
20:30de contrôler son comportement.
20:31Elle peut avoir
20:32des pensées suicidaires
20:33et ressentir ces choses,
20:35mais elle contrôle
20:36son comportement,
20:37contrôle ses pensées
20:38et présente
20:38cette image au monde.
20:41Elle est capable
20:42de le faire aussi
20:42au cale-coder,
20:43scénario similaire.
20:46Elle est capable
20:47de surveiller les enfants
20:48quand Patrick va au brunch.
20:49Elle peut garder les garçons
20:50quand Patrick et Cora
20:51vont skier le 16.
20:53Elle est capable
20:54d'interagir
20:55avec les carnets
20:55le 22 janvier.
20:57Et oui,
20:58ils ont tous les deux
20:58dit au début
20:58qu'elle était silencieuse,
20:59mais ensuite,
21:00ils ont tous les deux
21:00admis qu'elle a toujours
21:01été plutôt réservée.
21:02Mais elle était capable
21:03d'interagir avec eux,
21:04de discuter avec eux
21:05dans la cuisine.
21:06Elle avait l'air
21:06d'aller bien.
21:09entre le 7 janvier
21:10et le 21 janvier,
21:14sa mère ne vient jamais
21:15à la maison
21:16pour intervenir.
21:17Sa soeur,
21:18assistante sociale diplômée
21:19et personne tenue
21:20de signaler,
21:21ne vient jamais
21:21à la maison
21:22pour intervenir
21:22ou aider
21:23et ne fait jamais
21:24de signalement.
21:24Et elles sont
21:25en contact avec elle
21:26tous les jours.
21:27Elle lui envoie
21:27des messages,
21:28l'appelle presque
21:29tous les jours
21:29et ne voit jamais
21:30aucun signe
21:31qui devrait les inquiéter
21:32ou les pousser
21:33à intervenir.
21:36Et vous avez ces messages
21:38entre l'accusé
21:39et sa mère.
21:40Et sa mère,
21:41évidemment,
21:42était très attentive,
21:44très attentionnée,
21:45posait des questions
21:46très précises.
21:48Comment tu vas ?
21:50Comment tu dors ?
21:51Et les médicaments,
21:51ça se passe comment ?
21:52Évidemment,
21:53une maman très inquiète
21:54et aimante.
21:57Comment l'inzaye répondait ?
21:59Je vais un peu mieux.
22:02Je dors mieux.
22:04Elle a dit que la seule fois
22:05où son sommeil était interrompu,
22:07c'était si Cora avait mal au ventre
22:08ou si un des enfants
22:09était réveillé.
22:10Mais elle va mieux chaque jour,
22:11elle dort mieux,
22:11elle se sent mieux.
22:13Elle dit toujours
22:14« Je ne suis pas moi-même,
22:15je ne suis pas là
22:16où je voudrais être. »
22:18Mais elle avance
22:18dans la bonne direction.
22:20Et nous avons ce message
22:22de sa mère
22:22le jour où elle repart,
22:24le 22,
22:24pour rentrer chez elle.
22:25« Je suis contente
22:26de voir que tu vas
22:27tellement mieux. »
22:30Maintenant,
22:31sa mère
22:32veut vous faire croire
22:33qu'elle lui a menti,
22:34qu'elle n'allait pas mieux
22:35et qu'elle essayait
22:36juste de l'encourager.
22:38Mais il y a tellement
22:39de choses
22:39que vous pouvez dire
22:40à votre fille
22:41qui traversent
22:42des difficultés
22:42de santé mentale
22:43au lieu de lui mentir
22:45si vous voulez l'encourager.
22:47« Je suis là pour toi,
22:50je prends les choses
23:03et sa mère a dit
23:04je suis contente
23:05que tu ailles beaucoup mieux
23:06parce que Patrick
23:07a dit la même chose. »
23:08Il a dit
23:08qu'elle allait mieux
23:09en janvier.
23:10Chaque jour était meilleur.
23:11Le 24 a été
23:12le meilleur jour.
23:13Ils avaient de l'espoir
23:15parce que c'est
23:16ce qu'elle voulait
23:16leur montrer.
23:20La seule personne
23:20à qui elle a laissé
23:21entrevoir
23:22ne serait-ce qu'un petit peu
23:23pendant cette période.
23:26Peut-être qu'elle
23:27n'avait pas vraiment mieux.
23:28C'était le docteur Chubb.
23:31Et elle a dit
23:32au docteur Tuft
23:32qu'elle se sentait déprimée.
23:34C'est pourquoi
23:34le docteur Tuft
23:34a prescrit
23:3510 mg
23:36d'amitriptyline
23:37par jour.
23:39Une dose très faible.
23:40Et puis,
23:41elle a de nouveau dit
23:42au docteur Tuft
23:43« Ça ne l'a asé
23:45toujours pas. »
23:46Alors,
23:47le docteur Tuft
23:47l'a augmenté
23:48à 20 mg.
23:49Encore une fois,
23:49une dose très faible.
23:50Une dose qu'un enfant
23:51pourrait prendre.
23:53Et cela montre
23:54à quel point
23:54le docteur Tuft
23:55était prudente
23:56et conservatrice
23:57dans le traitement
23:58de cette patiente
23:59qui avait déjà eu
24:00ses interactions
24:01avec des médicaments
24:01auparavant.
24:03Elle faisait preuve
24:04de prudence
24:04et de conservatisme
24:05et elle agissait
24:06avec soin
24:06envers la patiente
24:07en augmentant lentement
24:08la dose du médicament.
24:10Mais même
24:11avec le docteur Tuft
24:13ça...
24:14Elle n'yait toujours
24:15avoir un plan de suicide,
24:16n'yait vouloir
24:17blesser quelqu'un d'autre,
24:18n'yait entendre des voix,
24:19n'yait avoir
24:19des hallucinations visuelles.
24:22Et ne montrait
24:23aucun signe de psychose.
24:26Jusqu'au 23 janvier.
24:27Rien.
24:33Et si vous regardez
24:34leur journal,
24:35si vous regardez
24:35ce journal
24:36que l'avocat
24:37de la Défense
24:37vous a montré,
24:39elle est très précise.
24:42Excusez-moi.
24:43À propos du moment
24:44où elle a pris
24:44ses médicaments,
24:45de ce qu'elle a pris,
24:46de la quantité
24:47qu'elle a prise,
24:49et quel en a été
24:50l'effet ?
24:51Attendez-moi,
24:53à partir d'octobre
24:54et jusqu'en janvier.
24:56Et là où ça s'arrête ?
24:59Le 18 janvier.
25:02Quelqu'un qui a été
25:03si méticuleux
25:04surtout jusqu'au 18 janvier
25:05et puis ça s'arrête
25:06d'un coup.
25:10C'est comme si
25:11elle avait décidé
25:11qu'elle avait fini
25:12d'essayer.
25:14Elle a décidé
25:15que c'était trop
25:16et qu'elle ne voulait
25:16plus continuer.
25:17Alors,
25:17elle arrête simplement
25:19de gérer ses ordonnances.
25:24Et ensuite,
25:25on arrive au 24 janvier.
25:28Tout ce qui s'est passé
25:29ce jour-là,
25:30chaque personne
25:31avec qui elle a interagi,
25:32chaque situation
25:33dans laquelle
25:33elle s'est trouvée,
25:34montre qu'elle connaissait
25:35la différence
25:36entre le bien
25:36et le mal
25:37et qu'elle pouvait
25:38adapter son comportement
25:39à la loi.
25:43Le rendez-vous
25:43chez le médecin
25:44dès le matin.
25:45Elle est capable
25:46de s'y rendre en voiture,
25:47elle est capable
25:47d'interagir avec
25:48des professionnels
25:49de santé.
25:50Elle est capable
25:51d'avoir l'air
25:52d'aller parfaitement bien
25:53et d'être tout à fait normale.
25:55Et c'est un médecin
25:56qui soigne les enfants
25:57depuis que Cora était bébé.
25:59C'est un pédiatre
26:00qui connaît la famille
26:02et qui connaît Lindsay
26:03depuis presque 5 ans.
26:05Une femme formée,
26:06formée à reconnaître
26:07les signes
26:08de la dépression postpartum.
26:09Elle vous a dit
26:10qu'elle cherchait
26:10un affect plat,
26:11qu'elle surveillait les larmes
26:12et d'autres choses
26:13qu'elle vous a expliquées.
26:14Elle n'a rien vu
26:15de tout cela.
26:16Elle était capable
26:17de se contrôler
26:18et d'interagir
26:19avec elle
26:19d'une manière
26:20parfaitement normale
26:21comme une mère attentionnée.
26:23C'est pas beau
26:24de rentrer chez elle
26:25après ce rendez-vous.
26:26Elle joue avec les enfants,
26:28elle les emmène dehors,
26:29elle envoie ses messages
26:31et ses photos
26:32à sa mère
26:33et à Patrick.
26:35En gros,
26:35elle dit,
26:36regarde,
26:36une bonne journée.
26:37Je passe une bonne journée,
26:39tout va bien,
26:40je vais mieux.
26:41Voilà la preuve,
26:42voilà ce que je fais.
26:46on commence
26:47à voir
26:48la préparation
26:50à 4 heures
26:51de l'après-midi.
26:54Et ça,
26:54c'est sur son téléphone,
26:55tu peux la voir chercher
26:56Miralax,
26:56Miralax pour enfants
26:57à 4 heures 2.
27:00Et puis,
27:01un peu plus tard,
27:02à 4 heures 13,
27:03tu la vois chercher
27:03un plat à emporter
27:04chez Trivie.
27:06Et puis,
27:07juste après,
27:07elle fait une recherche
27:08sur Apple Maps
27:09pour voir combien de temps
27:10il faut pour aller
27:10chez Trivie.
27:13Eh bien,
27:13la Défense veut
27:14que vous croyez
27:15qu'elle vérifiait cela
27:17parce qu'elle ne voulait pas
27:18qu'il soit parti
27:18trop longtemps.
27:19Elle voulait
27:20qu'il rentre à la maison.
27:21Elle était en détresse.
27:23Si vous êtes en détresse,
27:24ne l'envoyez nulle part.
27:25Préparez à manger
27:25à la maison.
27:26Demandez-lui de cuisiner.
27:28Faites-vous livrer.
27:29Commandez sur Dordache.
27:30Allez dans l'un
27:31des autres restaurants
27:31que Patrick a mentionné
27:32qui se trouvait
27:33à 2 minutes de là.
27:36et elle n'a pas eu
27:37besoin de chercher
27:38sur Apple Maps
27:39pour voir
27:40où se trouvait
27:40ce restaurant.
27:42Vous avez entendu Patrick?
27:43Ils y étaient allés
27:44au moins 3 fois
27:46dans les mois précédents.
27:47Elle avait vécu
27:48dans ce quartier
27:48pendant 4 ans.
27:50Elle savait
27:51où c'était?
27:52Elle savait en général
27:54combien de temps
27:54il fallait
27:55pour y arriver.
27:57C'est mieux
27:58qu'elle avait besoin
27:58de savoir
27:59c'était combien de temps.
28:00Précisément,
28:01il lui faudrait
28:02cette nuit-là
28:02pour y arriver.
28:04Parce qu'elle savait
28:05qu'elle aurait
28:05un temps limité
28:06pour faire
28:07ce qu'elle voulait faire.
28:08Et ce qu'elle avait
28:09décidé de faire
28:10c'était de tuer
28:11les enfants
28:11puis de se suicider.
28:14Et donc,
28:14elle avait besoin
28:15de savoir
28:15en général
28:16mais exactement
28:17combien de temps
28:17elle aurait.
28:19Et puis,
28:20évidemment,
28:21elle se rend compte
28:22que ce n'est pas
28:22assez de temps.
28:23Alors,
28:24elle cherche ensuite
28:24chez CVS
28:25et non seulement
28:26elle cherche chez CVS
28:27mais elle les appelle aussi.
28:29Elle les appelle
28:31et leur demande
28:32s'ils ont dû
28:32mire à l'axe
28:33pour enfants
28:33et ils disent
28:34non mais ils ont
28:34du pédi à l'axe
28:35et un autre médicament.
28:37Et ensuite,
28:38elle demande
28:39est-ce que c'est en stock?
28:41Parce qu'elle a besoin
28:42de savoir
28:42non seulement
28:43ce qu'ils ont
28:45mais est-ce que
28:46c'est en stock?
28:46Parce qu'elle ajoute
28:47à la course
28:48qu'elle demande
28:48à Patrick de faire
28:49et elle doit s'assurer
28:51de ne pas être interrompue.
28:52Elle ne veut pas
28:53recevoir cet appel
28:54à 17h33.
28:57Elle veut qu'il aille
28:58chez CVS
28:58qu'il y trouve
28:59le médicament
29:00qu'il le prenne
29:00puis qu'il aille
29:01chez Truivy
29:02pour qu'elle ait
29:02le temps
29:03de faire
29:03ce qu'elle doit faire.
29:05C'est pour ça
29:06qu'elle appelle
29:06pour voir
29:07ce qu'ils ont
29:07et s'assurer
29:08que c'est en stock.
29:11C'est un niveau
29:12de planification
29:13de réflexion
29:13et de prise
29:14de décision
29:15auquel l'adresse
29:16a fait référence.
29:20Et ensuite
29:20elle envoie
29:21un message à Patrick
29:21« Tu sais
29:22ça a été une longue journée
29:23est-ce qu'on peut
29:24faire Truivy ? »
29:26Et lui
29:27il est d'accord
29:28avec ça
29:29et elle dit
29:29« D'accord
29:30regarde le menu
29:31allons-y ! »
29:33Et il lui demande
29:34ce qu'elle va prendre
29:35elle lui dit
29:35le bol énergie
29:36méditerranéen
29:37il dit qu'il va prendre
29:38la même chose
29:38et une photo
29:39à 17h10
29:40elle passe la commande
29:41elle parle à l'hôtesse
29:44Elle passe la commande
29:45correctement
29:47Elle est capable
29:47de répondre aux questions
29:48sur la façon
29:49dont elle veut son plat
29:50Elle peut se souvenir
29:51et donner le numéro
29:52de téléphone de Patrick
29:53ainsi que son nom
29:54comme personne
29:54qui viendra récupérer
29:55la commande
29:57Et ensuite
29:58Patrick part
29:59chercher la nourriture
30:01Et au moment
30:02où il part
30:02les enfants sont
30:03dans le salon
30:04sur le canapé
30:04en train de manger
30:05La prévenue
30:06se trouve
30:07dans l'embrasure
30:07de la porte
30:08près de la porte
30:09du sous-sol
30:10Et elle lui dit
30:13En gros
30:14au fait
30:14tu peux aller
30:14chez CVS
30:16Elle lui fait
30:17comme si c'était
30:17une idée
30:17de dernière minute
30:18Genre
30:19au fait
30:19tu peux prendre ça
30:20et pas comme si
30:21elle avait prévu ça
30:22depuis plus d'une heure
30:24Elle savait
30:25pour le pédialaxe
30:26elle savait
30:26pour le trivi
30:27elle savait tout ça
30:28avant même
30:28de lui demander
30:29pour le dîner
30:30Elle met
30:31c'est du genre
30:32Est-ce que tu peux
30:33passer chez CVS
30:34en chemin
30:34et prendre du pédialaxe
30:35pour enfants ?
30:36Et
30:39Lui bien sûr
30:40il dit
30:40bien sûr
30:40je vais prendre ça
30:41et il sort de la maison
30:42à 5h15
30:43et tu sais
30:44que c'est l'heure
30:45à laquelle il part
30:45parce qu'il lui dit
30:46oui envoie-moi
30:47juste un texto
30:49Et c'est un type
30:50d'interaction
30:51tellement normale
30:52qu'on a tous
30:52dans notre expérience
30:53de vie
30:54Tuesday
30:54t'apprête à sortir
30:55pour faire une course
30:56et quelqu'un
30:56chez toi te dit
30:57pendant que tu y es
30:58tu pourrais me prendre
30:59X, Y et Z
31:00et tu réponds
31:02oui bien sûr
31:02envoie-moi juste un texto
31:04parce que tu ne veux pas
31:04arriver là-bas
31:05et te demander
31:05qu'est-ce qu'il voulait
31:06que je prenne déjà
31:06c'est une interaction
31:08tellement normale
31:09non ?
31:10Tuesday peut prendre ça
31:11pour moi
31:11bien sûr
31:12envoie-moi un texto
31:12et il sort de la maison
31:14et elle lui envoie un message
31:15à 17h15
31:17et ensuite
31:18il va chez CVS
31:21même si elle lui a dit
31:22quoi prendre
31:22et qu'ils l'ont
31:23il passe quand même
31:23cet appel à 17h33
31:25elle le rappelle
31:26à 17h34
31:28et puis il part
31:29chez Trivé
31:29et ensuite
31:30il rentre à la maison
31:32et quand il rentre
31:33à la maison
31:34il pose les affaires
31:35sur le comptoir
31:36et c'est calme
31:38s'il se calme
31:39d'une façon
31:40qu'une maison
31:40avec trois enfants
31:41de moins de 5 ans
31:42ne devrait pas l'être
31:43pendant les heures d'éveil
31:44alors il les appelle
31:46pas de réponse
31:49il va à la porte du sous-sol
31:51l'ouvre écrit en bas
31:52mais aucune réponse
31:53et il referme la porte
31:56il appelle son téléphone
31:58pas de réponse
32:00il monte à l'étage
32:01parvient à déverrouiller
32:02la porte
32:03voit le sang
32:03remarque la fenêtre ouverte
32:05et descend vers elle
32:07et quand il descend vers elle
32:09elle ne saigne plus activement
32:10il n'a pas besoin
32:11d'appuyer sur ses blessures
32:13et il lui dit
32:14qu'est-ce que tu as fait
32:15et elle répond
32:16j'ai essayé de me suicider
32:19et ensuite il demande
32:20où sont les enfants
32:21dans le sous-sol
32:23ce n'est pas
32:24j'ai entendu une voix
32:25j'étais poussée
32:26à faire ça
32:27je ne voulais pas faire ça
32:28aller aider les enfants
32:30ils sont blessés
32:31ils sont dans le sous-sol
32:32aller les sauver
32:33non
32:35c'est essaim
32:36j'ai essayé de me suicider
32:39et la défense veut
32:40que vous croyez
32:41que cette conversation
32:41n'a pas pu avoir lieu
32:43à cause de la façon
32:44dont elle sonnait
32:44lors de l'appel
32:45au service d'urgence
32:45mais vous avez entendu
32:47les médecins
32:47l'état d'une personne
32:48peut se dégrader
32:49avec le temps
32:49quand il arrive
32:50pour la première fois
32:51elle est capable
32:52de lui parler
32:53et à mesure
32:54que cela progresse
32:55elle perd la capacité
32:56de parler
32:57et il n'y a rien
32:57dans les dossiers médicaux
32:58concernant sa gorge écrasée
33:00ou sa thyroïde écrasée
33:01vous pouvez vérifier cela
33:02sa thyroïde était contusionnée
33:04l'aisseuse vertèbre
33:05était cassée
33:06mais sa gorge n'était pas écrasée
33:07elle avait la capacité
33:09de produire des sons
33:10et de communiquer
33:12si vous écoutez l'appel
33:13au service d'urgence
33:16il lui parle
33:16puis il répond
33:17aux opérateurs
33:18du service d'urgence
33:19à propos de ce qu'elle a dit
33:21donc même si nous ne pouvons
33:22pas l'entendre clairement
33:23et que nous ne comprenons pas
33:25ce qu'elle disait
33:25lui il le pouvait
33:34vous savez d'après
33:35toutes les preuves
33:36que vous avez
33:38en mettant de côté
33:39les experts
33:40mais toutes les preuves
33:41que vous avez
33:41en termes de photos
33:43et de vidéos
33:43de la scène de crime
33:45et le
33:50témoignage des témoins
33:51et tous les dossiers médicaux
33:52vous savez comment
33:53elle les a tués
33:54où elle les a tués
33:54à quelle heure
33:55elle les a tués
33:55et dans quel ordre
33:56elle les a tués
33:58même sans ce qu'elle a dit
33:59au médecin
33:59concernant l'ordre
34:00c'est quelque chose
34:01que vous pouvez déduire
34:02des preuves
34:03parce que
34:04vous savez
34:07pour ramener les enfants
34:08au sous-sol
34:08et étrangler chacun d'eux
34:10puis remonter à l'étage
34:12prendre un couteau
34:13et passer un coup de fil
34:17et ensuite monter à l'étage
34:19au deuxième étage
34:20et soit prendre des bougies
34:21ou des comprimés
34:22ou les écraser
34:23peu importe comment
34:24elle a fait
34:24prendre des comprimés
34:26et ensuite se couper
34:27et ce n'est pas juste
34:29une trois coupures
34:30ce sont les marques
34:31d'hésitation
34:31puis les coupures
34:32elles-mêmes
34:33et puis vous savez
34:34elle a saigné
34:35à quelques endroits
34:35pendant un petit moment
34:36parce que vous avez
34:37entendu
34:38Sherry Crook
34:39Crookau
34:40la flaque devant le miroir
34:41c'est essentiellement
34:42le sang qui tombe
34:43et s'accumule
34:44et quelqu'un est resté là
34:45pendant un certain temps
34:46et puis
34:47plus près de la fenêtre
34:48la même chose
34:49donc elle saigne
34:50devant le miroir
34:51pendant un certain temps
34:52près de la fenêtre
34:53pendant un certain temps
34:54puis elle passe
34:55par la fenêtre
34:57et qu'elle ait plongée
34:58ou qu'elle soit sortie
34:59en grimpant
35:00et glissée
35:01peu importe
35:01ce que vous pensez
35:02que l'épreuve
35:02montre avec les bardeaux
35:03et tout ce que vous avez vu
35:04quoi qu'il se soit passé
35:06elle sort par la fenêtre
35:07et elle se retrouve au sol
35:09et au moment où Patrick arrive
35:11elle ne saigne plus
35:14donc pour que tout cela
35:15se produise
35:16en si peu de temps
35:17pendant l'absence
35:18de Patrick
35:19elle a dû commencer
35:20à tuer les enfants
35:22immédiatement
35:23après son départ
35:26maintenant la défense
35:27veut vous faire croire
35:28que c'était après
35:28l'appel téléphonique
35:31et puis l'appel téléphonique
35:32elle a entendu la voix
35:33et a tué les enfants
35:34mais il y a quelques éléments
35:36à ce sujet
35:36qui ne sont pas logiques
35:37la première chose
35:38c'est ce qu'elle a dit
35:39au docteur Satov
35:40quand elle reçoit l'appel
35:41elle est au réfrigérateur
35:42en train de sortir
35:43des nuguettes de poulet
35:44pour préparer le dîner
35:46vous avez entendu Patrick ?
35:48quand il part
35:48Dawson est assis
35:50sur le canapé
35:50en train de manger
35:51des nuguettes de poulet
35:52et des haricots verts
35:53dans un bol
35:54il a la photo
35:55de la scène de crime
35:56avec deux bols
35:57sur le canapé
35:58oui
35:59le bol rose
36:00semble contenir
36:01des légumes
36:01mais il y a aussi
36:02le bol bleu
36:04et Patrick
36:05a vu Dawson
36:06manger les nuguets
36:07de poulet
36:07et les haricots verts
36:11alors pourquoi
36:11l'accusée
36:12inventerait-elle cela ?
36:13pourquoi dirait-elle
36:14qu'elle fait ça
36:14pendant l'appel téléphonique ?
36:18parce que si
36:19elle a déjà tué
36:20les enfants
36:20à cause d'une voix
36:21et parce qu'elle était
36:22obligée
36:22que ce n'était pas
36:23de sa volonté
36:24et qu'elle était
36:25comme une marionnette
36:37ce sont des décisions
36:39des choix
36:39et des actions
36:40qu'elle contrôle
36:41elle-même
36:43donc elle doit
36:44trouver une excuse
36:45pour l'appel téléphonique
36:46parce que son comportement
36:47et sa capacité
36:48à passer cet appel
36:49n'ont aucun sens
36:50si elle est censée
36:51être contrôlée
36:52par une voix
36:54si elle n'est pas
36:55maîtresse d'elle-même
36:59et vous
37:00en plus de cela
37:01vous avez le téléphone
37:02vous avez les étages montés
37:03il y a eu deux étages montés
37:04vous pouvez voir
37:05vous avez le rapport
37:06de Yann Wittens
37:07vous pouvez voir
37:07qu'il y a eu
37:08deux étages montés
37:10le premier
37:11se termine à 5h33
37:13donc il est logique
37:15qu'elle ait tué
37:15les enfants au sous-sol
37:17qu'elle soit remontée
37:18par les escaliers
37:19et qu'à 5h33
37:20elle soit dans la cuisine
37:21et qu'elle prenne le couteau
37:23et puis Patrick appelle
37:27tout de la recherche
37:29à s'assurer
37:30de ce qu'ils ont
37:30à lui dire
37:31de la portée
37:32à vérifier
37:33que c'est dans stock
37:34tout ça
37:35et il l'appelle quand même
37:36il l'interrompt encore
37:41et puis
37:42elle prend le couteau
37:43elle monte à l'étage
37:44et elle est en haut
37:45des escaliers
37:46à 5h38
37:50donc les appels téléphoniques
37:52ont lieu de 5h33
37:53à juste avant
37:535h35
37:54donc si
37:55si vous voulez croire
37:56que les voix se sont manifestées
37:58la voix s'est manifestée
37:59après l'appel
38:00et que le meurtre des enfants
38:01a eu lieu
38:02après l'appel
38:04entre 5h33
38:05et 5h38
38:08elle ne descend pas
38:09et ne remonte pas
38:10ne remonte pas
38:11ne remonte pas
38:12il n'y a rien à ce sujet
38:13sur ce téléphone
38:14et il n'y aurait pas
38:15assez de temps
38:16pour qu'elle descende
38:17ses enfants au sous-sol
38:18et étrangle chacun d'eux
38:21en 3 minutes
38:24vous avez entendu
38:25les médecins
38:25y compris
38:26le docteur Lapisato
38:28il pourrait falloir
38:29jusqu'à 30 secondes
38:30pour que chaque enfant
38:32perde connaissance
38:35et ensuite
38:36la strangulation
38:37devrait se poursuivre
38:38pendant encore
38:38une à deux minutes
38:39pour provoquer la mort
38:42c'est le Rapisato
38:43vous voulez que
38:43vous croyez que
38:45la bande
38:46pouvait simplement
38:47rester là
38:48autour de leur cou
38:48tout seul
38:50mais vous avez les bandes
38:51ces eux sont
38:52des bandes d'exercice
38:53vous les tirez
38:54elles résistent
38:55vous relâchez
38:55elles reviennent en place
38:57je devais les tenir
38:58en l'air
38:58pour lui montrer
38:59en faisant des cercles
39:00comme autour du cou
39:01de quelqu'un
39:02et quand je les ai lâchées
39:04elles se sont élargies
39:05elles ne restent pas
39:06autour du cou
39:07de quelqu'un
39:07toutes seules
39:08vous devez les tirer
39:10et vous savez
39:11qu'elles n'étaient pas nouées
39:12Patrick n'a jamais témoigné
39:14qu'elles étaient nouées
39:15donc je vais prendre celle-ci
39:16il a témoigné
39:17qu'il n'en avait pas
39:18un souvenir clair
39:21mais il se souvenait
39:22qu'elles étaient peut-être
39:23en boucle
39:23et je lui ai demandé
39:24comme quand tu fais ton lacet
39:26cette première boucle
39:26avant de faire le nœud
39:27et il a dit oui
39:28un peu comme ça
39:30donc pas nouée
39:32pas attachée
39:33mais même sa mémoire
39:34n'était pas très bonne
39:35vous l'avez entendu
39:36lors de cet appel
39:37et c'est pour ça
39:38qu'on a dû vous faire
39:39écouter l'appel
39:39parce que vous pouviez
39:41l'entendre
39:42vous pouviez entendre
39:43quand il trouvait
39:44chaque enfant
39:45et vous saviez
39:46qu'il avait le téléphone
39:46avec lui
39:47quand il trouvait
39:47chaque enfant
39:48parce que sa voix
39:49elle n'a jamais semblé
39:50venir d'une autre pièce
39:51elle semblait toujours
39:52si douloureusement proche
39:55et donc tu sais
39:56qu'il tient le téléphone
39:57et qu'il ne défait pas
39:58les nœuds
39:58et il n'aurait pas eu
40:00le temps de défaire
40:00les nœuds
40:03en si peu de temps
40:05et puis tu as
40:06les pompiers
40:06qui regardent par la fenêtre
40:08le voient avec
40:08dans son
40:09et il ne défait pas
40:10un nœud
40:11ou ne détache rien
40:12ils disent
40:13qu'ils le voient faire
40:14un mouvement de déroulement
40:15en train de dérouler
40:19si c'est pourquoi
40:20tu devais écouter
40:20l'appel au 911
40:21pour montrer
40:22qu'elle est restée debout
40:23au-dessus de leur corps inerte
40:25et les a étranglés
40:26pendant une à deux minutes
40:28après qu'ils aient perdu connaissance
40:30parce qu'ils n'étaient pas noués
40:31ils n'étaient pas attachés
40:33ils ne restent pas là tout seuls
40:47et même si tu voulais croire ça
40:51à 5h38
40:52elle monte à l'étage
40:52et pose le téléphone
40:53sur le lit
40:55et puis elle redescend
40:56et tue les enfants
40:57elle fait tout
40:58de 17h38
40:59à un peu après 18h
41:03parce qu'ils l'appellent
41:04à 18h09
41:06il n'y a pas assez temps
41:07entre 17h38
41:08et juste après 18h
41:11pour tuer les trois enfants
41:12prendre le couteau
41:13avaler les comprimés
41:15se couper
41:15saigner
41:16sortir par la fenêtre
41:17arrêter de saigner
41:18et que Patrick arrive
41:19en une vingtaine de minutes
41:21ce n'est pas assez de temps
41:24donc tu sais qu'elle a tué
41:25ses enfants
41:26dès qu'il est parti
41:29et quand elle a reçu son appel
41:31elle les avait déjà étranglés
41:35et elle ne lui a rien dit
41:37elle n'a pas dit
41:41« Mande et Dieu
41:41qu'est-ce que j'ai fait ?
41:42elle est infirmière
41:43elle n'est pas descendue
41:44pour essayer de faire
41:45un massage cardiaque
41:45et les aider
41:48non
41:48elle a menti
41:51elle est restée calme
41:52elle s'est présentée
41:53comme si de rien n'était
41:56elle avait un contrôle total
41:58sur son comportement
41:59et ses émotions
42:01elle a eu une conversation
42:02normale avec lui
42:05parce qu'elle ne voulait pas
42:07qu'il rentre à la maison
42:08car elle devait terminer
42:10son plan
42:11elle devait encore
42:12se suicider
42:17alors pourquoi
42:18l'a-t-elle fait ?
42:21vous savez
42:21la défense
42:22voudrait vous faire croire
42:23qu'une mère aussi bonne
42:24qui aimait autant ses enfants
42:26ce que nous ne nions pas
42:28ne ferait jamais de mal
42:29à ses enfants
42:30de cette façon
42:30à moins d'être tellement
42:32malade mentalement
42:33qu'elle entendait ses voix
42:34qui lui donnaient des ordres
42:35et qu'elle n'avait pas le choix
42:37mais
42:39vous savez bien
42:40que ce n'est pas le monde
42:41dans lequel on vit
42:42le docteur Esnick vous a dit
42:43la plupart des femmes
42:45qui tuent leurs enfants
42:46le font dans le cadre
42:47de maltraitance
42:48la plupart des femmes
42:50qui tuent leurs enfants
42:50ne le font pas
42:52à cause d'une maladie mentale
42:55les mères tuent leurs enfants
42:57et c'est horrible
42:57c'est atroce
42:58mais ça arrive
43:01alors pourquoi l'a-t-elle fait
43:02elle précisément ?
43:04elle était déprimée
43:06elle était épuisée
43:07elle en avait assez
43:10elle ne voulait plus essayer
43:11elle se sentait brisée
43:14mais ses enfants
43:16ses enfants étaient
43:17son facteur de protection
43:18six enfants l'empêchaient
43:21de mettre fin à sa souffrance
43:25et donc elle a dû supprimer
43:27le facteur protecteur
43:28et je ne dis pas
43:30qu'elle en était heureuse
43:32je dis que c'était
43:33ce qu'elle devait faire
43:34pour mettre fin
43:35à sa misère
43:39voir c'était un choix
43:41c'était un choix
43:42elle aurait pu
43:43continuer à essayer
43:44elle aurait pu
43:45tu sais aller vivre
43:46chez sa mère
43:47elle aurait pu
43:48simplement
43:49elle aurait pu se suicider
43:50et laisser ses enfants en vie
43:52mais c'était un choix
43:53de les emmener avec elle
43:56c'était un choix horrible
43:58et c'est un choix
43:59que nous ne voulons pas imaginer
44:01qu'une mère puisse faire
44:02parce que cela ne nous rassure pas
44:04et nous met mal à l'aise
44:05dans ce monde
44:08mais c'est le choix
44:09qu'elle a fait
44:14elle savait que c'était mal
44:17parce qu'elle a envoyé
44:18Patrick dehors
44:19pour pouvoir le faire
44:21elle pouvait adapter
44:22son comportement
44:23parce qu'elle a attendu
44:24qu'il soit parti
44:26et ne lui a pas dit
44:27ce qui se passait
44:27pendant ses appels téléphoniques
44:29elle n'a pas appelé
44:30le 911
44:30pour demander de l'aide
44:32ne s'est pas enfermée
44:33dans une salle de bain
44:33en entendant la voix de lit
44:35cette voix
44:38elle savait que c'était mal
44:40elle n'a pas profité
44:41de cette situation
44:44elle a créé
44:45cette situation
44:46cette opportunité
44:47de faire ce qu'elle voulait
44:55et quand elle s'est réveillée
44:57à l'hôpital
44:59et qu'elle a su
45:00qu'elle était en vie
45:01et que les enfants
45:01ne l'étaient pas
45:03elle a compris
45:03que ce qu'elle avait fait
45:04était mal
45:04elle a dit
45:05qu'elle se sentait
45:06horrifiée
45:08et puis
45:09alors qu'elle a encore
45:10un tube dans la gorge
45:11elle demande
45:12est-ce que j'ai un avocat
45:15et ce n'est pas
45:16ce que la défense a dit
45:17à savoir qu'après l'opération
45:18elle était délirante
45:19regardez les dossiers
45:20elle a été opérée le 27
45:21elle demande
45:22si elle a un avocat
45:23le 26
45:25est-ce que j'ai un avocat
45:27parce qu'elle sait
45:28que ce qu'elle a fait
45:29était mal
45:34et il y a plusieurs raisons
45:39pour lesquelles
45:40cette histoire de voix
45:41n'a pas de sens
45:44la première
45:45c'est qu'elle lui a
45:45immédiatement obéi
45:46le docteur
45:47Reznik
45:48leur expert
45:49celui qui sait tout
45:50sur la psychose postpartum
45:53il enseigne
45:54à d'autres psychiatres
45:55et psychologues
45:56il écrit des livres
45:57des chapitres
45:57et des articles
45:58sur le fait
45:59que c'est un énorme
46:00signal d'alarme
46:01si quelqu'un obéit
46:02immédiatement
46:03à une voix
46:05vous l'avez entendu
46:06parler d'Andrea Yates
46:07de la façon
46:08dont elle a entendu
46:09des voix lui disant
46:10de tuer ses enfants
46:11pendant des mois
46:12et qu'a-t-elle fait
46:15elle s'est internée
46:16cinq fois
46:17elle a tenté
46:18de se suicider
46:19deux fois
46:21pour éviter
46:21de faire du mal
46:23à ses enfants
46:24je viens de dire
46:25que tout cela
46:25était exact
46:26passons à autre chose
46:31Lindsay Clancy
46:31entend sa voix
46:32une fois
46:33et elle le fait
46:36elle n'essaie pas
46:37de s'enfermer
46:37dans la salle de bain
46:38n'appelle pas Patrick
46:39n'appelle pas le 911
46:41n'essaie pas de partir
46:43vous savez oui
46:44laisser de jeunes enfants
46:45seuls pendant
46:4620 ou 30 minutes
46:47ce n'est pas la meilleure option
46:48mais c'est mieux
46:49que de les tuer
46:50elle n'essaie
46:51aucune tactique
46:51pour éviter la voix
46:52elle obéit simplement
46:56un autre signal
46:57d'alerte
46:58dont Resnick
46:59a été interrogé
47:00qu'elle enseigne
47:01et sur lequel
47:02elle écrit
47:02c'est qu'elle n'a entendu
47:03la voix
47:03qu'une seule fois
47:06elle ne l'avait
47:06jamais entendu
47:07auparavant
47:08et elle ne l'a pas
47:08entendu depuis
47:10d'une certaine manière
47:11ça fonctionne
47:11c'est un signal
47:13d'alerte
47:13qui montre
47:14qu'elle a inventé
47:15cette voix
47:17un autre
47:18c'est que
47:21ce qu'elle a dit
47:21la voix lui a dit
47:22il n'était pas cohérent
47:24à l'hôpital
47:25elle dit que la voix lui a dit
47:26Tuesday doit tuer tes enfants
47:27pour pouvoir te suicider
47:28parce qu'ils souffriront
47:29sans toi
47:30essayer qu'elle dit
47:31à beaucoup de médecins
47:32c'est la voix dit
47:33que c'est ta dernière chance
47:34Tuesday doit tuer les enfants
47:35pour pouvoir te suicider
47:36et puis elle dit
47:37à l'aumônier
47:38une troisième version
47:39tu dois tuer les enfants
47:41pour pouvoir te suicider
47:42parce qu'ils sont en danger
47:43il y a ces trois versions différentes
47:45un autre signal d'alerte
47:47un drapeau rouge
47:48ça n'a pas de sens
47:49que la voix
47:50elle dit que la voix
47:51dit toutes ces choses différentes
47:54et puis
47:54la troisième chose
47:56ou plutôt la quatrième
47:57qui n'a pas de sens
47:59à propos de la voix
48:00c'est qu'elle est vague
48:01dans ses ordres
48:02elle ne lui dit pas
48:03comment tuer les enfants
48:04ni où
48:05avec quoi
48:08il y a
48:09ça dit
48:09tue les enfants
48:10pour pouvoir te tuer
48:11toi-même
48:11donc elle a dû choisir
48:13
48:13le sous-sol
48:14elle a dû choisir comment
48:16par strangulation
48:17elle a dû choisir
48:19avec quoi
48:19un élastique de fitness
48:21encore un choix
48:22un élastique de fitness
48:23encore un choix
48:25un élastique de fitness
48:26elle a dû choisir
48:27comment se suicider
48:29maintenant
48:30si tu es poussé
48:31par cette voix
48:31et que tu n'as absolument
48:33aucun libre arbitre
48:34tu ne fais qu'obéir
48:35ton corps agit
48:37sous l'effet de cette voix
48:38pourquoi ne te suiciderais-tu pas
48:40de la même façon
48:41que tu as tué les enfants
48:42Tuesday
48:43les as étranglées
48:44tu te penses
48:45ça c'est agir sous la contrainte
48:46CE n'est pas un choix
48:48elle a essayé
48:49trois méthodes différentes
48:52et aucune d'elles
48:53ne ressemble
48:54à ce qui est arrivé
48:55aux enfants
48:55et je vais prendre
48:56ce deuxième quart maintenant
48:58est expliqué
48:59pourquoi
49:00nous avons parlé
49:01de la superficialité
49:02des blessures
49:03et pourquoi nous avons évoqué
49:04la hauteur de la fenêtre
49:06et pourquoi nous avons discuté
49:07du fait qu'elle n'avait pas pris
49:08assez de comprimés
49:10pour vraiment se suicider
49:11ni nous ne disons pas
49:12qu'elle ne voulait pas
49:13se suicider
49:15nous parlons de ce troisième aspect
49:16de la suicidalité
49:17dont le docteur Satop a parlé
49:19souvenez-vous
49:20il a parlé de la solitude
49:22et du sentiment
49:22d'être un fardeau
49:23mais ce troisième aspect
49:24la capacité
49:26elle voulait se suicider
49:28mais son instinct naturel
49:29de survie
49:30luttait contre cela
49:32donc elle a pris des médicaments
49:34mais vous avez entendu
49:35les toxicologues
49:36tous les taux étaient thérapeutiques
49:37ou inférieurs
49:38sauf le séroquel
49:39qui était un peu élevé
49:40et il s'est coupé
49:43mais vous avez vu
49:44les coupures
49:45sur la partie charnue
49:46de son bras
49:46à l'horizontale
49:47pas d'artère
49:49pas de gros vaisseau sanguin
49:50il n'a pas été nécessaire
49:52de faire des points de suture
49:53le lendemain
49:54celle sur son cou
49:55n'a même pas eu besoin
49:56de points de suture
49:56en tant qu'infirmière
49:57elle savait que ses blessures
49:58n'allaient pas la tuer
50:00elle essayait quand même
50:02et puis en passant
50:03par la fenêtre
50:05entre 3 mètres
50:0660 et 4 mètres
50:07et elle est tombée
50:07du mauvais côté
50:08et s'est retrouvée
50:09paralysée sur le sol gelé
50:11mais
50:12vous savez
50:13l'idée que tomber
50:14d'une fenêtre
50:15de 3 ou 4 mètres
50:16va forcément vous tuer
50:18ce n'est pas forcément le cas
50:19et donc elle le voulait
50:21elle essayait
50:22elle essayait
50:22de toutes ces façons différentes
50:24mais
50:26elle n'arrivait tout simplement
50:27pas à dépasser
50:28ce troisième obstacle
50:29la capacité de
50:29réellement se donner la mort
50:32et cela va à l'encontre
50:33de l'idée
50:33que ce soit une voix
50:35parce que si elle était
50:36obligée de le faire
50:37si cette voix
50:38l'a poussé à le faire
50:38elle l'aurait simplement fait
50:41il n'y aurait pas de lutte
50:42il n'y aurait pas de combat
50:44il n'y aurait aucune
50:45résistance à mourir
50:46mais il y en a eu
50:53je suppose que la troisième personne
50:55est la Dresizel
50:57nous n'avons jamais dit
50:58qu'il avait dit à l'accusé
50:59quoi dire
51:01pas un seul témoin
51:02pas une seule preuve
51:03la seule personne
51:04qui a dit que la Dresizel
51:06que nous essayons de dire
51:07que la Dresizel
51:07lui avait dit d'inventer la voix
51:08c'est l'avocat de la défense
51:11c'est-ce le seul
51:11qui en a parlé
51:12c'est-ce le seul
51:13qui a soulevé ce point
51:13nous n'avons jamais dit cela
51:15dans cette salle d'audience
51:15et aucun témoin
51:16que nous avons interrogé
51:17ne l'a dit
51:22elle savait que ce qu'elle avait fait
51:24était
51:26elle pouvait se conformer
51:27à la loi
51:28et a choisi de ne pas le faire
51:33et elle ne s'attendait pas
51:35à avoir de conséquences
51:36parce qu'elle pensait mourir
51:37avec ses enfants
51:40et nous arrivons
51:41à ce que nous devons prouver
51:42c'est que le meurtre
51:44au premier degré
51:45implique une préméditation délibérée
51:47ainsi qu'une atrocité
51:48et une cruauté extrêmes
51:50vous savez qu'il y a eu
51:51préméditation délibérée
51:52à cause de la façon
51:53dont elle les a tués
51:54et de la façon
51:55dont ils sont morts
51:59et l'ordre montre aussi
52:00une certaine rationalité
52:01l'ordre dans lequel
52:02elle les a tués
52:04parce que Cora et Donson
52:05sont plus âgés
52:08si elle avait essayé
52:09d'étrangler l'un devant l'autre
52:10ils auraient compris
52:12que c'était grave
52:14et ils auraient essayé
52:15d'intervenir
52:15ou de s'enfuir
52:16et de se cacher
52:17et elle avait très peu de temps
52:19elle n'avait pas le temps
52:20d'essayer de retrouver
52:21un enfant
52:21qui s'était enfui
52:22et caché
52:24donc prendre Donson en premier
52:25et le déplacer
52:26dans une autre pièce
52:27faire rester Cora avec Callan
52:29et envoyer Donson
52:29dans une autre pièce
52:30c'est rationnel
52:33ça a du sens
52:33c'est un raisonnement structuré
52:36et nous ne vous avons pas
52:37montré cette publication
52:39qu'elle a faite
52:39à propos de Donson
52:41disant qu'il était difficile
52:42à gérer
52:42et qu'il n'obéissait pas
52:44pour montrer
52:44qu'elle était une mauvaise mère
52:46nous vous l'avons montré
52:47parce que cela prouve
52:48qu'elle savait
52:49qu'il était difficile à gérer
52:50elle savait
52:51qu'il était moins susceptible
52:52d'obéir
52:53de simplement suivre
52:54elle savait
52:55qu'il pourrait se débattre
52:57et donc
52:57il était logique
52:58rationnellement
52:59de l'écarter
53:00et de le séparer
53:01en premier
53:01puis de le tuer
53:02en premier
53:04elle l'a amenée
53:05dans cette pièce
53:06dans le bureau
53:08elle a fermé la porte
53:09et elle a enroulé
53:10cette bande
53:11autour de son petit cou
53:13et elle a serré
53:14jusqu'à ce qu'il perde
53:15connaissance
53:17alors que le sang
53:18s'accumule
53:18dans son visage
53:19et fait éclater
53:20ses vaisseaux sanguins
53:23provoquant chez lui
53:24douleur
53:24panique
53:25et confusion
53:28et la défense
53:29fait appel
53:29à la Dréla Passada
53:30pour dire que non
53:31ce n'était pas
53:3220 ou 30 secondes
53:33il n'a fallu
53:34que 5 ou 10 secondes
53:35avant qu'il perde connaissance
53:38je suis désolée
53:39combien de secondes
53:40est-il acceptable
53:40qu'ils aient ressenti
53:41de la douleur
53:42de la panique
53:43et de la confusion
53:45et si on disait
53:46qu'il n'était pas acceptable
53:47même une seule seconde
53:48que l'un de ses enfants
53:49ressente cela
53:52et ils l'ont tous ressenti
53:54tous
53:54jusqu'à 30 secondes
53:58et ensuite
53:59elle a continué
54:00à étrangler
54:01leur corps inerte
54:02pendant une à deux minutes
54:03pour s'assurer
54:04qu'ils étaient morts
54:07préméditation délibérée
54:10et ensuite
54:11une atrocité
54:12et une cruauté extrêmes
54:14l'indifférence
54:15qu'elle a montrée
54:16à leur douleur
54:18à leur lutte
54:20à leur souffrance
54:23laissant-la
54:24par terre
54:25avec les bandes
54:26autour du cou
54:27complètement indifférentes
54:29parce qu'elle avait un plan
54:30et qu'elle le suivait
54:30jusqu'au bout
54:33pensez-y
54:34un instant
54:35être étranglé
54:36la douleur
54:37et la confusion
54:37qu'ils traversent
54:38et tout cela
54:39est fait par leur maman
54:43ceux-ci de leur maman
54:44qui leur fait du mal
54:45ceux-ci de leur maman
54:46qui les tue
54:49c'est une atrocité
54:50et une cruauté extrême
54:57elle ne les a pas vus
54:58à ce moment-là
55:01en tant qu'être humain
55:02individuel
55:03avec des droits
55:04des rêves
55:04un avenir
55:07qui leur appartiennent
55:08individuellement
55:08vous avez entendu parler
55:10des trois enfants
55:11Cora voulait devenir
55:12médecin et maman
55:14voulait devenir pompier
55:17Cora n'a jamais eu
55:18la chance de rêver
55:19qui sait quel avenir
55:20il aurait imaginé
55:20pour lui-même
55:30elle les a tués
55:32et elle les a laissés
55:33là sur le sol
55:33avec les bandes
55:34autour du cou
55:36elle ne les a pas montés
55:37dans leur lit
55:37elle ne les a pas installés
55:39avec leur peluche préférée
55:40elle ne les a pas couverts
55:41doucement et tendrement
55:42les laissant là
55:43paisiblement
55:44non
55:46elle les a laissés
55:47abandonnés
55:48sur le sol
55:49du sous-sol
55:50comme des jouets cassés
55:52parce qu'elle avait
55:53fini de jouer
55:56vous le savez
55:57avec une certitude morale
55:59elle est coupable
56:07très bien
56:07merci maître
56:08non
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