00:00Europe 1.
00:02Pascal Pro et vous.
00:04C'est donc votre émission du lundi au vendredi.
00:06On va parler du classement PISA.
00:08Et cette année, parole aux auditeurs.
00:09On sera avec Pierre qui est prof d'ailleurs
00:11d'histoire au collège.
00:14Mais les résultats des élèves au plus bas.
00:16La faute des enseignants, des parents,
00:18je ne sais pas. La France reste
00:19dans la moyenne des pays de l'OCDE en mathématiques.
00:22Compréhension de l'écrit et science.
00:23Mais les scores sont effectivement toujours plus faibles.
00:25Des résultats en baisse, en compréhension
00:27de l'écrit de 18 points.
00:29en maths de 16 points. Alors je ne sais pas exactement ce que ça veut dire.
00:31C'est points par rapport à quoi, par rapport à qui.
00:33Mais bon, on baisse. Pour le ministre
00:35de l'éducation nationale, Édouard Geffray,
00:37c'est préoccupant, mais ce n'est pas une surprise.
00:40L'étude PISA...
00:41C'est pas mal comme déclaration.
00:43On est content d'avoir un ministre de l'éducation nationale
00:45qui dit ça. L'étude
00:47PISA sont les performances des systèmes éducatifs
00:50depuis 15 ans.
00:53Les exercices ont été
00:54soumis en 2025 à
00:556500 élèves français, entrés
00:57pour la plupart en CP en 2015
01:00et sixième
01:01en 2020. Alors il y a beaucoup de réactions
01:04sur les réseaux sociaux. Bruno Retailleau,
01:06combien de classements PISA désastreux faudra-t-il pour que
01:08l'éducation nationale ouvre les yeux ?
01:10Jordan Bardella, c'est un séisme pour notre pays.
01:12Sarah Knafo, en 30 ans, les élèves de CM2
01:14ont perdu l'équivalent d'une année scolaire en calcul.
01:17Gabriel Attal, le décrochage de nos élèves,
01:18c'est le décrochage de notre pays.
01:20Ségolène Royal, c'est une plaisanterie. L'actuel ministre attribue
01:22la faute de la baisse du niveau des maths
01:24aux parents et aux réseaux sociaux.
01:26Olivier Faure, notre objectif doit être simple et assumé.
01:2819 élèves par classe,
01:30etc.
01:31Bon, Gérard, qu'est-ce qu'on peut dire ?
01:34Vous qui venez d'un autre monde,
01:36de l'instruction nationale,
01:40de l'instruction à l'école.
01:41D'abord, on peut dire qu'une catastrophe
01:45attendue, c'est le cas,
01:47reste d'abord une catastrophe.
01:49Et quand je vois le ministre,
01:50il prend les choses presque avec une forme
01:52de désinvolture.
01:54Ben oui, on s'y attendait.
01:55Et alors, jusqu'à où on va s'attendre
01:58de dégringoler,
01:59alors que là, on dégringole fort.
02:02Comment est-ce qu'à regarder les chiffres ?
02:04C'est des dégringolades de 20 points ou plus
02:08dans certaines...
02:08Bon, bien aidant les matières fondamentales.
02:11La France était bonne pour les maths.
02:14On avait...
02:14Moi, je me souviens,
02:15alors, des générations d'avant,
02:16il y avait beaucoup de bons élèves en maths.
02:19On avait même des prix en mathématiques,
02:21les Français,
02:22des prix internationaux.
02:23Là, il y a des dégringolades en maths.
02:25Le français,
02:27l'étude de la langue,
02:28la lecture,
02:28c'était aussi un de nos points forts.
02:30Là, c'est pareil.
02:32Et dégringolades par rapport...
02:34Il ne faut pas non plus dire
02:36oui, mais il y a plein de problèmes.
02:37Bien sûr, il y a plein de problèmes,
02:38on va en parler.
02:40Mais dégringolades par rapport
02:41aux autres pays d'Europe.
02:42Alors, pourquoi est-ce qu'on dégringole
02:45aussi par rapport à des pays comparables
02:47qui sont les pays d'Europe ?
02:48Je ne parle pas de la Chine,
02:50ni de la Corée du Nord,
02:52ou je ne sais pas quel pays.
02:53La Corée du Nord, je ne sais pas.
02:54Pas la Corée du Nord,
02:55mais la Corée du Sud,
02:56sur nous, qui est bien placée.
02:57Oui, c'est à l'heure du Nord,
02:57mais la Corée du Nord.
02:58Et la Corée du Nord...
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