00:02Europe 1
00:0416h, 18h, Pascal Prouet-Vous
00:07Pascal Prouet-Vous, c'est votre émission du lundi au vendredi sur Europe 1.
00:10Vous êtes au cœur de nos émissions, vous pouvez prendre la parole.
00:13On est ensemble, on discute, vous avez vu ?
00:15Oui.
00:15C'est convivial.
00:16Et puis toutes les sensibilités sont représentées.
00:19Nous attendons vos avis, vos témoignages, vos coups de gueule, vos coups de cœur.
00:23On était avec Christian, je vais remercier Christian.
00:25Mais peut-être, avant que vous partiez,
00:27demandez une petite synthèse à l'ami Gérard Carrero qui vous écoutait
00:31et qui peut-être vous pose une question, ou en tout cas peut donner son avis.
00:35Moi j'ai trouvé Christian, effectivement, d'abord certainement très sincère
00:41et certainement un homme qui a 70 ans, il n'a pas dévié.
00:45Il pense la même chose qu'il pensait quand il avait 30 ans.
00:48Et moi, en l'entendant, moi qui ai 84 ans,
00:53je pensais la même chose que je pensais quand j'écoutais,
00:55que j'ai bien connu, Georges Marchais.
00:57C'est-à-dire que c'était le crédo.
01:00Ce que j'entendais à travers les propos de notre ami de LFI,
01:04c'était à la fois le crédo communiste que j'avais connu pendant toute ma jeunesse.
01:08D'ailleurs, on en a vu les effets, les résultats, au bout de 70 ans.
01:13Et puis c'était le crédo communiste de Georges Marchais
01:16et de son parti.
01:19C'est-à-dire, effectivement, les patrons sont des salauds,
01:22ou enfin des exploiteurs du peuple.
01:24De toute façon, on n'a pas besoin d'eux.
01:27Il faut mettre les salaires...
01:28Bon, bien sûr, le SMIC monté, bien sûr, c'est vrai.
01:34À ce point-là, je suis d'accord, les salaires français sont trop bas.
01:37Le salaire de l'ouvrier et du petit employé, etc.,
01:41c'est dérisoire et ce n'est pas assez.
01:43Mais à part ça, si vous voulez, on peut sans doute y remédier.
01:47Mais c'est sûrement pas par les recettes que nous donnait notre ami
01:53qu'on va y arriver.
01:54Parce que ces recettes sont les recettes qui nous conduisent,
01:58évidemment, vous me direz, le mur, on y est déjà.
02:01Moi, je veux bien partager avec cette idée qu'on est au point où on en est.
02:04Alors, il y a des gens qui se disent, au fond,
02:06au point où on en est, tellement le pays est dégringolé,
02:10c'est une telle décadence pour la France que ça ne peut pas être pire.
02:14Eh bien, si, ça peut être pire.
02:15Ça peut encore être pire en adoptant les solutions, effectivement, des LFI.
02:21Mais alors, ce qui me frappe, dernière chose, pour ne pas être trop long,
02:24ce qui me frappe, c'est la permanence dans cette France,
02:27sur la longue période que j'ai vécue,
02:30la permanence de ce credo,
02:33de cette imprégnation des Français par l'idéologie communiste.
02:40qui n'a pas cessé.
02:41En 1945, quand le général de Gaulle est revenu au pouvoir,
02:45il y avait 30% de communistes en France.
02:47Eh bien, aujourd'hui, il y a toujours à peu près 30% de communistes.
02:49– Bon, ben, vous avez bien fait d'appeler, Christian.
02:51– Non, non, mais là, je peux intervenir, quand même.
02:55– Ah oui, mais en 10 secondes, parce qu'on ne va pas refaire le débat.
02:57On l'a fait pendant 10 minutes.
02:58– Non, non, on ne va pas...
02:59Alors, dans l'analyse, dans l'analyse,
03:01moi, je suis content que la sécurité sociale soit encore en vigueur dans le pays,
03:06parce que vous avez une vue tellement basse
03:09qu'il faudrait plutôt aller chez l'ophtalmo,
03:11parce que c'est assez limité.
03:13Alors, ça, c'est le premier point.
03:15Après, vous me traitez de communiste,
03:17mais je ne suis pas communiste, je suis un insoumis.
03:19Alors, arrêtez de...
03:21Après, combien ça rapporterait une augmentation du SMIG ?
03:27– Ah ben oui, parce que vous mettez les patrons tous dans le même sac.
03:33Mais non, mais c'est complètement faux.
03:35Les petits patrons, ils souffrent.
03:38Les boulangers, les charcutiers, enfin tous les petits commerces...
03:41– Mais parce qu'ils ont trop de charges,
03:42et parce qu'il y a trop de charges, il y a trop de dépenses publiques.
03:44– Qui a augmenté l'électricité ?
03:46Qui gère l'électricité aujourd'hui ?
03:48C'est bien grâce à la gestion du gouvernement actuel
03:52que les petites entreprises et les petits commerçants souffrent.
03:56Et ça, c'est...
03:57Me dites pas le contraire, quand même.
03:59Vous allez peut-être me dire que c'est de la faute aux communistes.
04:02Moi, j'ai une analyse en clôture.
04:04J'ai une analyse très simple.
04:06– Mais là, on est jusqu'à 18h.
04:07– Non, non, mais non, non.
04:09Une analyse très simple.
04:11Quel parti politique ou mouvement
04:13nous n'avons jamais été gouvernés ?
04:17La France insoumise n'a jamais gouverné.
04:19Vous êtes d'accord ?
04:20– Si elle a gouverné dans plein de PME, on en a parlé.
04:23– Et attendez, attendez.
04:24– Mais non, parce que Christian...
04:25– Je n'ai pas fini.
04:26– Mais oui, mais vous n'avez pas fini.
04:28– Non, mais je finis.
04:29Vous me coupez, je perds du temps.
04:31Je dis simplement...
04:32– On dirait Georges Marché.
04:34– Je suis Jean-Pierre Elkabach et vous êtes Georges Marché.
04:36– Oui, ben Elkabach.
04:38Voyons, j'arrive avec mes questions.
04:40Wow, wow, wow.
04:41– Mais non, mais arrêtez, arrêtez, Pascal.
04:44– Bon, allez vite.
04:45– Ce que je veux vous dire, non, les deux seuls partis
04:49qui n'ont jamais gouverné la France,
04:51c'est la France insoumise et le R.
04:54– Mais on le sait tout ça, Christian.
04:55– Écoutez-moi, vous le savez.
04:57– Bon, allez, on n'est pas d'accord.
04:59– Et aujourd'hui, je ne suis pas facho.
05:01– Mais vous avez fait que je posé.
05:01– Donc votez d'abord la France insoumise.
05:04Après, vous pourrez critiquer.
05:05– Allez, on vous embrasse et c'était un plaisir.
05:07Il est 16h39, notre ami Barbelivien vient d'entrer dans ce studio,
05:10donc on va l'interroger, tiens.
05:12– 16h00, 18h, Pascal Proulx et vous sur Europe 1.