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  • il y a 2 mois
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Encore passé pour le méchant avec mon affaire de rupture conventionnelle.
00:04Ah les gens sont énervés, contre vous.
00:06Je comprends que les gens...
00:08Il y a Marco qui vous attend.
00:08Alors bonjour Marco !
00:10Oui bonjour !
00:11Marco vous avez quel âge ?
00:13Bonjour mon cher Pascal d'ailleurs.
00:15J'ai 56 ans.
00:18Je vous adore.
00:19Vous êtes quoi ? Directeur général ?
00:21Oui c'est ça.
00:22Directeur général d'une grande boîte ?
00:24Non, d'une PME.
00:26D'une PME, vous êtes combien dans la PME ?
00:29Une centaine de personnes.
00:30Ah bah c'est une belle PME.
00:31Bon, donc des ruptures conventionnelles, vous en faites combien par an ?
00:35Alors moi depuis le début, j'ai dû en faire à peu près plus de 200.
00:38200. Sur les 200, qui demande ? C'est l'entreprise ou c'est le salarié ?
00:41En fait, je dirais qu'il n'y a pas de règle.
00:44Non, arrêtez avec ça, il y a des statistiques.
00:47Qui ? Sur les 200.
00:48Alors sur les 200, combien de ruptures conventionnelles ont été demandées ?
00:54Plutôt par l'employeur et plutôt par l'employé ?
00:57Je dirais 60-70% par l'employeur et 20-30% par l'employé.
01:02D'accord.
01:02Donc ça va à l'encontre de ce que vous avez dit.
01:05Mais peu importe que ça aille à l'encontre ou pas.
01:07Moi c'est la société qui paye, c'est tout.
01:09Moi si vous n'êtes pas d'accord avec un...
01:13C'est pas à la société de payer, c'est tout ce que je dis.
01:15Exactement.
01:16Alors je vais vous expliquer, vous avez souvent raison, mais là je pense que vous avez un petit peu tort.
01:20Alors je vais vous expliquer pourquoi.
01:22Il y a une vingtaine d'années, il m'est arrivé d'embaucher des salariés, notamment un jour un malien.
01:29Et en fait, ce gars-là travaillait très très très bien, ça se passait très très bien.
01:32Et au bout de six mois, il se met en délégué, machin truc, pas de problème.
01:37Et il demande des augmentations, il revendique et tout ça, et ça se passe pas très très bien.
01:43Et en fait, il me demande beaucoup d'argent.
01:45Donc je refuse, je dis, ben non, c'est pas possible, machin truc.
01:48La CGT est venue, a bloqué l'entrepôt, m'a menacé.
01:53Et du coup, j'ai été obligé de rencontrer des gens de Montreuil, de la CGT.
01:58Et en fait, comme il était malien, on m'a expliqué qu'en fait, ça marchait par ethnie.
02:01Donc on m'a dit, ben là il faut voir le responsable ethnique des maliens, et il faut négocier avec
02:06lui.
02:06Donc le gars, je me suis dit que c'est vécu, il me dit, vous avez un gros problème, donc
02:09je peux vous le régler.
02:10– Non mais Marco, on évite ça, les accents, etc.
02:14Et puis je veux pas de raisonnement, mais je veux pas de raisonnement par l'exemple, c'est pas ça
02:18qui m'intéresse.
02:19– Mais je veux dire que c'est vécu.
02:20– Mais non, parce que c'est le raisonnement par l'exemple.
02:23Donc vous êtes dans cet exemple, c'est pas ça qui m'intéresse.
02:26Ce qui m'intéresse, ce qui m'intéresse, c'est dans une société qui n'a plus d'argent.
02:32Ce qui est notre cas.
02:35Il y a de hiérarchiser et de faire des priorités.
02:38Les priorités c'est le régalien, c'est l'école, c'est la justice, etc.
02:43Et dans une société qui marche formidablement bien, pourquoi pas ?
02:48Mais aujourd'hui on n'a plus l'argent.
02:50Donc si vous, la société, vous n'êtes pas d'accord avec un de vos employés,
02:55eh bien, vous le licenciez, vous le licenciez.
02:59Si c'est un licenciement abusif, si vous perdez au peu d'hommes, vous paierez.
03:05Mais c'est pas à la société de payer.
03:07La société, si, si, d'abord c'est pas vrai ce que vous dites,
03:12si, comment dire, si le salarié ne présente pas les...
03:17comment dire, si, s'il y a de bonnes raisons pour lesquelles...
03:20Si vous voulez, si vous voulez, à 90% de l'employeur paye le père.
03:22Non, non, non, ça c'est pas vrai ce que vous dites.
03:24D'ailleurs je voudrais savoir des statistiques des prudèmes.
03:26Oui, ce sera intéressant, désormais.
03:27Donc où on a de bonnes raisons de licencier quelqu'un,
03:30où on n'a pas de bonnes raisons.
03:31Si on n'a pas de bonnes raisons de licencier quelqu'un, on perd.
03:33Si on a de bonnes raisons de licencier quelqu'un, on gagne.
03:35C'est tout ce que je dis.
03:36Et puis je m'excuse auprès des uns et des autres,
03:39parce que les accents, franchement, c'est pas utile de coquer...
03:42Non, non, c'était pas l'accent, c'était le ton.
03:44Oui, enfin, arrêtez, on ne prenait pas...
03:48Mais genre en plus, le raisonnement par l'exemple, ça ne m'intéresse pas.
03:51Dans tous les domaines, le raisonnement par l'exemple, ça ne m'intéresse pas.
03:53Ce qui est intéressant, c'est le principe.
03:55C'est le principe.
03:56Par contre, je peux vous expliquer qu'avant, l'employé payait un avocat,
04:00l'employeur payait un avocat.
04:02N'oubliez pas aussi que les charges sur une rupture conventionnelle
04:06étaient à 30%, viennent de passer à 40% à partir du 1er septembre.
04:10C'est-à-dire que l'employeur paye aussi des charges.
04:12Mais je suis d'accord avec vous, mais vous allez avoir...
04:14Vous allez mettre dans la nature quelqu'un que vous payez au chômage.
04:17C'est tout ce que je dis.
04:18Enfin, je ne vais pas me répéter.
04:19Bon, restez avec nous, puisqu'Emilien est là.
04:21Parce qu'Emilien, au juste, j'interviens.
04:23Quelqu'un qui est licencié touche aussi du chômage.
04:25Dans les deux cas, on touche du chômage.
04:26Sauf que là, la procédure est plus rapide, en fait.
04:29Elle est moins contraignante pour le salarié et pour l'employeur.
04:33C'est celui qui délicionne, qui ne touche pas le chômage.
04:35Oui, bien sûr.
04:36Mais s'il est licencié, il touche aussi le chômage, du coup.
04:38Oui, c'est entendu.
04:41Mais dans ces cas-là, c'est plutôt normal.
04:43Puisqu'il est licencié, il n'a rien demandé, le salarié.
04:46Mais le salarié, lui, qui souhaite partir dans ces cas-là,
04:50et qui va toucher, effectivement, de l'argent, du chômage,
04:55alors qu'il était en place dans une société,
04:58j'aimais l'idée qu'on n'a plus les moyens.
05:01Ça serait formidable si on pouvait le faire, si on en avait...
05:05Mon argument, il n'est que sur la hiérarchie.
05:07Alors, j'espère qu'il s'entend et que vous l'entendez.
05:10Je ne veux pas apparaître pour un méchant.
05:11On n'a plus les moyens.
05:14Il y a plein de choses qu'il faut couper.
05:15Autrement, on n'en sort pas.
05:18Émilien est avec nous.
05:20Émilien, je ne sais pas d'ailleurs.
05:21Émilien, qu'est-ce que vous faites dans la vie ?
05:22Vous habitez Tours.
05:24Bonjour, j'habite au nord de Tours, dans la campagne.
05:26Vous êtes salarié ?
05:27J'ai 30 ans.
05:28Du tout.
05:29Justement, je voulais rebondir sur ce que vous avez dit,
05:31parce que je ne suis pas forcément d'accord avec vous non plus.
05:35Mais personne n'est d'accord avec moi.
05:37Oui, exactement.
05:38Vous avez de la chance, c'est ça.
05:40En soi, je trouve que la rupture conventionnelle,
05:44c'est un super moyen pour un porteur de projet
05:48de pouvoir réfléchir à la suite.
05:50C'est-à-dire que moi, j'ai quitté une entreprise
05:52avec une rupture conventionnelle.
05:54Et ça m'a permis, effectivement,
05:57alors c'était encore deux ans avant d'ARE ou de chômage,
06:02et ça m'a permis de porter mon projet d'entreprise.
06:05Et maintenant, ça fait cinq ans que j'ai mon entreprise
06:08et que je me compte en SRL.
06:10Émilien, c'est évident que c'est un avantage.
06:13Bien sûr, c'est un avantage.
06:15Il n'y a même pas de discussion, que c'est formidable.
06:17C'est même pas de discussion.
06:19Ce n'est pas le sujet.
06:20Je vous dis qu'on n'a plus les moyens.
06:21Mais avant ça, je pense qu'il y a d'autres choses à...
06:23Ah oui, alors ça, c'est marrant, il y a toujours autre chose.
06:26Ça, c'est l'argument massue.
06:27C'est-à-dire que les efforts, c'est pour les autres.
06:30C'est-à-dire qu'avant cela, avec ce raisonnement,
06:33on ne fait rien, en fait.
06:34Parce que dès que vous allez dans un secteur,
06:35on dit « Ah oui, mais avant ça, il y a quand même autre chose à faire que ça. »
06:38Et puis « Ah non, mais avant ça, il y a peut-être autre chose à faire. »
06:40Mais c'est quoi alors ?
06:41Qu'est-ce qu'il faut faire en premier ?
06:43Selon vous, qu'est-ce qu'il faut faire en premier pour les économies ?
06:45Ah ben ça, je ne sais pas.
06:46Moi, je n'ai pas assez de connaissances pour vous dire
06:53« J'ai quelques idées sur la redistribution, sur le social.
06:56Il y a peut-être des choses sur lesquelles on peut faire des économies,
06:58sur le fonctionnement. »
06:59Non, mais il faut avouer que c'est un très bon moyen,
07:01parce qu'il y a beaucoup d'entreprises et de petites entreprises
07:03qui sont existantes, qui cotisent en France
07:06et qui rapportent des sous à l'État,
07:08grâce à ce moyen aussi.
07:10Donc je pense qu'il ne faut pas taper dessus en priorité.
07:13Bon, écoutez, c'est pour ça qu'on discute.
07:16C'est parce qu'on n'est pas d'accord.
07:17De toute façon, c'est intéressant.
07:18C'est le principe de notre discussion.
07:20Et cette année, ce ne sera que ça, la discussion.
07:22J'ai pu comprendre que c'était réduit, du coup, c'est ça ?
07:25Mais non, je me suis...
07:25Que la durée a été réduite.
07:27La durée ?
07:28Oui, la durée passe de 18 à 15 mois.
07:30Mais Laurent Tessier est contre moi.
07:33Virginie est contre moi.
07:36Virginie Géraldine est contre moi.
07:38Géraldine Hamon est contre moi.
07:40Fabrice Laffitte n'est pas d'accord.
07:42Olivier Guenet, qu'il a un avis ?
07:43Non, moi, je n'ai rien compris.
07:46C'est vraiment tout agréable.

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