00:01Europe 1
00:01Pascal Pro et vous
00:03Il est 17h18, vous êtes évidemment
00:06sur Europe 1, on sera dans
00:07quelques instants, on l'a dit
00:10avec Rémi Jousseau, m'avocat
00:12en droit routier, pour parler
00:13du téléphone au volant, mais un petit mot peut-être de
00:15Ségolène Royal qui ne peut pas dire que l'Algérie
00:18est un régime autoritaire
00:19la candidate à l'élection présidentielle a
00:21refusé de s'exprimer sur ce sujet ce matin sur
00:24France Inter, écoutez-le là
00:25c'est savoureux. Comment est-ce que vous qualifiez
00:28l'Algérie ? Est-ce que c'est un régime autoritaire ?
00:29Est-ce que c'est une dictature ?
00:31C'est pas à moi de qualifier politiquement un pays
00:33ce que je peux vous dire
00:35Vous ne pouvez pas dire que c'est un régime autoritaire ?
00:37Non, je ne peux pas dire, c'est pas à moi
00:39c'est au peuple algérien de se définir
00:41Et la France, c'est quoi la France ?
00:44Si vous entendiez l'Algérie dire
00:45regardez ce qui se passe en France
00:47c'est pas un régime autoritaire de mettre des menottes
00:50à des gamins de 14 ans ?
00:51Vous comparez le régime algérien au régime
00:54à la France ? Non, c'est pas ce que j'ai dit
00:55mais je dis attention à la visibilité
00:57de ce qui se passe dans certains pays
00:59Je vais vous dire une chose
01:00C'est important, un pays qui a enfermé
01:03un écrivain Boilem-Sensel
01:04qui aujourd'hui détient dans ses geôles
01:06un journaliste français Christophe Glez
01:07vous ne pouvez pas dire ce matin sur France Inter
01:09que c'est un régime autoritaire ?
01:10Non, je ne peux pas le dire
01:11Je pense qu'il y a en effet un certain nombre de problèmes
01:15et la France n'a pas un certain nombre de problèmes
01:16C'est extraordinaire parce que
01:18alors après c'est au public, aux électeurs
01:21de se déterminer
01:22mais on voit quand même que notre classe politique
01:26aujourd'hui
01:28elle a évidemment baissé de niveau
01:30ça chacun peut le constater
01:31mais elle a un rapport réel
01:33elle a un rapport réel qui n'existe plus
01:36c'est-à-dire que c'est Georges Marchais
01:38qui dans les années 70
01:40lorsqu'on lui parlait de l'URSS
01:43disait c'est un bilan globalement positif
01:46c'est exactement la même chose
01:47alors c'est pas nouveau la preuve
01:49je cite Georges Marchais
01:50mais lorsqu'il y avait Solzhenitsyn
01:53qui avait écrit l'archipel du goulag
01:55vous aviez des grands intellectuels français
01:57notamment Jean-Daniel par exemple
01:59dans une émission à Apostrophe
02:00qui avait fait la leçon à Alexandre Solzhenitsyn
02:03et vous aviez Georges Marchais
02:05qui expliquait que tout allait bien en URSS
02:07et vous aviez Jean-Paul Sartre
02:08qui était revenu de l'URSS
02:10qui avait dit la liberté totale en URSS
02:12vous avez même
02:13je crois que c'est Aragon
02:16qui avait écrit un poème
02:19pour Staline
02:21un poème
02:22je crois que c'est lui
02:23donc Staline qui est quand même à l'origine
02:25de quelques millions de morts
02:26mais c'est la gauche
02:28et les intellectuels de gauche
02:29avec des régimes autoritaires
02:32il est 17h20 nous changeons de sujet
02:34c'est pour ça
02:34c'est ça
02:34c'est pour ça