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  • il y a 1 jour
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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00:00Europe 1, 16h-18h, le meilleur de Pascal Praud et vous.
00:07Bienvenue à vous qui nous rejoignez, peut-être à l'instant on retrouve Pascal Praud, ses éditorialistes, ses invités.
00:12Retour sur l'actu qui a marqué la saison avec notamment cette victoire du Paris Saint-Germain face à l
00:18'Arsenal
00:19lors de la finale de la Ligue des Champions, c'était le samedi 30 mai dernier,
00:23qui avait été suivi d'émeutes à Paris et dans plusieurs villes de France.
00:27Nous allons donc commencer par le coup de gueule de Gérard Carrero, c'était le 1er juin dernier,
00:32avec à ses côtés Olivier Guenec, Gauthier Lebré, Sabrina Medjieber, Fabien Anténiaté et bien sûr Pascal Praud.
00:40J'ai tout écouté et si j'avais un peu moins d'âge, je serais sans doute allé me balader
00:46un peu plus,
00:47mais j'ai écouté et je crois qu'il est temps d'arrêter de raconter des conneries maintenant.
00:51Il est temps de dire la vérité. Et la vérité, je ne vais pas me prendre pour un zola au
00:58petit pied,
00:59mais je dirais, M. Nunez, arrêtez de mentir aux Français, M. le ministre de l'Intérieur,
01:07M. le président de la République, élu au suffrage universel, dont je respecte l'élection.
01:14Arrêtez de nous mentir et de rementir en répétant ce que vous avez dit l'année dernière
01:21et sans avoir fait quoi que ce soit. Il y en a pas.
01:24Alors, la vérité, qu'est-ce que c'est aujourd'hui la vérité ?
01:26C'est que nous sommes, il y a eu la bascule, nous étions dans une guérilla,
01:31un certain nombre, Thierry de Montbrial, d'autres l'avaient raconté, anticipé,
01:37et on y croyait un peu, beaucoup, pas du tout.
01:40C'est la vérité aujourd'hui. La guerre, la guerre civile en France a commencé.
01:46Et qu'est-ce que c'est que cette guerre ?
01:47Moi, je suis un homme de lecture et d'histoire.
01:51– Alors, la guerre civile, le modérateur que je suis va dire que la guerre civile a commencé samedi soir
01:58et puis elle s'est refermée samedi soir.
02:00Donc, ça a été un épisode de guerre qui a duré deux heures.
02:02– Moi, je vous parle de la guerre civile.
02:04La France a connu, au XVIe siècle, pendant 50 ans, 70 ans, des guerres civiles.
02:10– Les Français qui ont un peu…
02:11– Les protestants.
02:12– Oui, les protestants.
02:13– Et les Catalans, ce n'était pas la Sainte-Barthélemy non plus.
02:15– Non, non, non, d'accord.
02:16On commencera par dire « oui, c'est beaucoup exagéré », etc.
02:19Ça commence comme ça.
02:20Et ça finit autrement.
02:22Aujourd'hui, alors, si on ne veut pas le dire,
02:24parce qu'on a peur de dire « nous sommes en guerre ».
02:27Alors, on ne le dit pas.
02:28On dit « oui, c'était un peu… »
02:30On dit, quand on est un menteur comme le ministre de l'Intérieur,
02:34on dit « c'est des débordements ».
02:35Qu'est-ce que ça veut dire, des débordements ?
02:38Votre lavabo déborde, mais pas votre lavabo déborde.
02:44– Bon, le mot « menteur », je vais le modérer aussi.
02:46– Oui, vous pouvez, mais moi, je le maintiens jusqu'à ma mort.
02:50– Bon, je vais modérer…
02:52– Il a dit « globalement sous contrôle », quand même, Laurent Nunez.
02:54– Non, mais c'est vrai que…
02:56– Il y en a marre !
02:56– Je dirais que Laurent…
02:58– Je dirais que Laurent Nunez a fait la politique
03:04et a voulu atténuer ce qu'il a dit.
03:08– Bruno Rotaio, qui est invité ce soir d'Europe 1,
03:10il faisait de la politique, il attunait pas.
03:11Il y a un an, il parlait de sauvage.
03:13– Oui, il parlait de sauvage.
03:14– Franck, bonjour, Franck.
03:16– Bonjour, bonjour.
03:17– Franck, vous nous appelez d'où ?
03:18– Alors, des Hauts-de-Seine.
03:19– Des Hauts-de-Seine, est-ce que vous êtes un supporter du PSG ?
03:22– Eh, un fervent supporter, ancien policier,
03:24donc croyez-moi que je suis très fier pour mon club de cœur.
03:27Maintenant, quand je vois ce qui s'est passé,
03:29c'était prévu, c'était à prévoir.
03:32De toutes les manières, ce qui se passe, encore une fois,
03:34ce ne sont pas les supporters du Paris Saint-Germain qui ont fait ça.
03:37Ce sont des personnes qui rentrent dans ce groupe-là.
03:41Mais en fait, je vais vous dire une chose,
03:42moi, en tant qu'ancien flic, je suis écœuré de voir ce qui se passe en France
03:46et que le gouvernement ne bouge pas.
03:48Il ne faut pas oublier une chose, c'est que là,
03:49il faut se préparer sincèrement, je vous le dis, Pascal,
03:51c'est une préparation à une guerre civile.
03:54Parce qu'en plus, de tout ce qui se passe,
03:55ce sont des personnes, moi, je suis d'origine tunisienne,
03:58je n'ai pas honte de le dire,
04:00je suis une personne d'origine tunisienne
04:01et quand je le vois, ce sont des Tunisiens, des Marocains,
04:04des Algériens ou des Africains.
04:06Donc, ce sont des personnes qui haïssent la France,
04:08qui haïssent la République française
04:09et qui ont un vrai, véritable problème
04:11avec la France et les institutions françaises.
04:14Moi, lorsque j'étais dans la police
04:15et que j'intervenais devant ce type d'individus,
04:18j'arrivais à les calmer, j'arrivais à leur parler
04:20et aujourd'hui, quand je vois l'ensauvagement
04:22de cette génération
04:24qui a un véritable problème avec la France,
04:26dans leur pays d'origine,
04:27ils ne jetteraient pas un papier par terre
04:29parce que c'est ça qu'ils se feraient de l'aminer.
04:31Là-bas, il n'y a pas des lois comme en France.
04:33Mais ici, on a une justice qui est,
04:35bon, on va leur mettre un rappel à la loi,
04:36on va leur mettre un stage de citoyenneté.
04:38Ils n'en ont rien à faire.
04:40Et moi, je vous le dis, Pascal,
04:41c'est un ras-le-bol, moi, j'ai deux enfants,
04:42je vous le dis, je suis écoeuré,
04:44j'ai qu'une envie, c'est de partir de ce pays.
04:45Parce qu'aujourd'hui,
04:46c'est une préparation à la guerre civile.
04:48Je vous le garantis que le sifle, ça pète.
04:50Il faut les personnes du gouvernement
04:52être dans leur 16e, dans le 8e, dans le 6e,
04:54avec leur équipe de sécurité et compagnie,
04:56mais le peuple qui vit en véritable,
04:59dans la vraie France,
05:00et quand j'en vois aujourd'hui
05:01sur tous les plateaux télé,
05:03les procureurs,
05:04mais c'est quoi ça ?
05:05Oui, Laurent Nunez qui dit,
05:07oui, ça va, on a géré.
05:08Mais on a géré quoi ?
05:09Qu'est-ce qu'ils ont géré ?
05:11Aujourd'hui, ils reçoivent une personne de l'Algérie.
05:15Mais est-ce que c'est le moment
05:16de régler le problème avec l'Algérie ?
05:17Alors oui, on a une personne
05:18qui est en prison en Algérie.
05:20J'entends qu'il faut la libérer.
05:21Mais l'ensauvagement de cette génération,
05:24elle n'est pas urgente.
05:25Il ne faut pas la stopper.
05:26Moi, vous savez, Pascal,
05:27je vais vous dire, je suis écoeuré.
05:28De toute façon, je vais vous lâcher les mots, Pascal.
05:30Ce pays, il est gangréné,
05:31il a un cancer.
05:33Ce pays, il a un cancer.
05:34Et il faut le guérir, ce cancer.
05:36Aujourd'hui, il faut le guérir.
05:37Et les lois qui ont été faites
05:38il y a 30 ans, 40 ans, 50 ans,
05:40elles ont été faites pour une population
05:41qui n'existe plus aujourd'hui.
05:43Il faut des nouvelles lois.
05:45Il faut frapper fort.
05:46Il faut frapper très fort.
05:47Alors ça, c'est là qu'il y a discussion.
05:48Parce que j'entends souvent
05:50ceux qui connaissent précisément
05:51la justice pénale
05:52disent qu'il y a juste à appliquer la loi.
05:54Il y a juste à...
05:56Il pourrait y avoir une réponse pénale.
05:58Simplement, les peines, souvent,
06:00sont trop faibles.
06:02Reda Bellat, je disais tout à l'heure,
06:03tir de mortier envers les policiers,
06:06c'est trois ans.
06:07Je trouvais que ce n'était pas beaucoup.
06:07Mais déjà, si ces trois ans
06:09étaient appliqués de manière ferme,
06:11déjà, ça pourrait solutionner un problème.
06:17Mais manifestement,
06:18ces lois ne sont jamais appliquées.
06:20En tout cas, je vais vous remercier, Franck.
06:22Europe 1, Pascal Proébouin.
06:24On est avec Sabrina Bedjumber,
06:25Gérard Carréau, Gautier Lebrette,
06:27Fabien Antoniente, Olivier Guénec.
06:28Et puis, M. Reda Bellat,
06:30j'ai resté avec nous.
06:32Et Jean-Yves Leborgne est arrivé dans ce studio.
06:34Vous le connaissez,
06:35il est avocat pénaliste.
06:37Que risquent les émeutiers ?
06:39Et on a envie de dire pas grand-chose.
06:40– Ah, ce n'est pas tout à fait exact.
06:42Sur le papier, il y a des pèdes
06:44qui sont relativement lourdes,
06:46même très lourdes.
06:47Le seul problème est de savoir
06:48ce qu'ils ont fait.
06:50Et vous voyez,
06:51la détermination de ce qu'a pu faire
06:55un de ces manifestants
06:57n'est pas si simple.
06:58Moi, il y a quelque chose qui m'a marqué,
07:00c'est le rapport des chiffres.
07:02On me dit que dans la région parisienne,
07:04il y a plus de 800 interpellations,
07:06ce qui est quand même important,
07:08et qu'il n'y aurait in fine
07:09que 25 ou 30 gardes à vue
07:12qui pourraient aboutir
07:13à des poursuites concrètes.
07:15Je pense que ce n'est pas du laxisme,
07:17c'est une difficulté
07:19à identifier parmi tous ceux
07:21qu'on a arrêtés,
07:22qui a fait quoi.
07:24Et là est le problème.
07:26C'est la raison pour laquelle
07:27je ne pense pas
07:28que devant des phénomènes de foule
07:29comme celui-là,
07:31il y ait une réponse
07:33qui soit au fond là.
07:36la réponse définitive,
07:37on punit,
07:38on punit fermement
07:39et ça s'arrête.
07:40Qu'est-ce qu'on en sait ?
07:41Moi, je crois que
07:42tout ça part d'une forme
07:44d'ensauvagement.
07:45Le mot a été dit
07:47par d'autres que moi
07:47et ça me paraît
07:48qu'une réalité.
07:49– Si on ne punit pas
07:50M. Le Borgne...
07:51– Non, mais attendez,
07:51je ne vous dis pas
07:52qu'il ne faut pas...
07:52– On n'a jamais essayé de punir.
07:53– Non, non, non.
07:54– C'est ce que vous nous dites
07:55un peu,
07:55parce que j'entends en tout cas.
07:56Qu'il faille refaire
07:58un peu d'éducation,
07:59qu'il faille préparer
08:00une nouvelle gestion.
08:01– Oui, mais il faut faire les deux.
08:03En fait, qu'il faille
08:04s'attacher à refaire,
08:07à assimiler de nouveau,
08:08intégrer de nouveau
08:08sur une jeune génération
08:10qui a 5 ans, 6 ans,
08:117 ans, 8 ans, 9 ans aujourd'hui
08:12via l'école et ça,
08:12nous sommes d'accord.
08:13Mais ces gens-là,
08:14aujourd'hui,
08:14il faut les mettre
08:15hors état de nuire.
08:16Il faut que les sanctions
08:17soient très puissantes.
08:19Alors, j'entends ce que vous dites.
08:21J'entends ce que vous dites
08:22que c'est très difficile.
08:23Si, par exemple,
08:24la loi anti-casseur
08:25existait en France,
08:26est-ce que ce serait différent ?
08:28– Alors, on pourrait considérer
08:29que la seule participation
08:31à une manifestation
08:32est interdite.
08:34Mais là, on n'est pas
08:34dans le cadre d'une manifestation.
08:36Ou alors, il faut dire
08:37que tous les rassemblements,
08:38notamment liés
08:39à un événement sportif,
08:40sont interdits.
08:41Ce qui est inconcevable.
08:43– Alors, comment on peut faire ?
08:43– Moi, je pense qu'il faut,
08:45et c'est un peu ce que vous disiez,
08:47marier la sanction
08:49avec la dimension éducative.
08:51– Oui, mais la sanction,
08:52la marie comment ?
08:52– Il faut inventer des choses.
08:54– Mais quoi ?
08:55– Je pense qu'on pourrait
08:57imaginer des enfermements,
08:59mais qui ne soient pas
09:00purement et simplement
09:01la prison où il ne se passe rien,
09:03en tout cas pas d'amélioration
09:04de l'individu,
09:05mais un encadrement militaire,
09:07une éducation.
09:08– Non, mais j'entends bien,
09:09mais comment on apporte
09:10les preuves
09:11que les gens
09:13qu'on a interpellés
09:14sont bien les responsables
09:15de ce qu'ils ont fait ?
09:17– Alors ça,
09:18c'est le problème
09:18de la preuve,
09:19de manière générale,
09:20dans les affaires
09:20de poursuite pénale.
09:21Si on n'a pas
09:22un enregistrement,
09:24par exemple,
09:24par caméra,
09:26vous avez
09:27mille personnes,
09:29un policier reçoit…
09:31par exemple,
09:31est-ce qu'on pourrait imaginer
09:32quelqu'un qui tient
09:33un mortier dans la main ?
09:34Est-ce qu'on pourrait imaginer
09:34qu'une peine soit
09:35très forte à partir du moment
09:36où tu détiens un mortier ?
09:38– C'est-à-dire qu'à partir
09:39du moment où quelqu'un
09:40a quelque chose
09:41qui est une arme potentielle.
09:44La détention est en soi,
09:46certes,
09:47punissable,
09:48mais ça n'est que potentiel.
09:50– Bon, on ne peut rien faire,
09:50en fait.
09:51– Non, non, non !
09:51– Mais c'est ça que j'entends
09:52et que les gens
09:53qui sont en train
09:53de nous écouter…
09:54– Le retour de la loi
09:55anti-casseur,
09:55tu en prends un,
09:56il prend pour tout le groupe.
09:57– Ah bah non,
09:57mais attendez,
09:58là, il faut quand même
10:00nuancer…
10:00– Mais il n'y a pas de
10:01plus dans la nuance,
10:02on parle de guerre civile,
10:03monsieur Le Mord !
10:04– Mais on ne sera mort.
10:05– Vous parlez,
10:06au fond,
10:06parce que tout cela
10:07vous agace,
10:07et je le comprends,
10:08je parle pas !
10:10– Mais c'est pas nous agace,
10:18bien sûr ce qu'il a dit,
10:19mais c'est pas n'importe qui Gérard,
10:21il a un peu d'expérience,
10:22il voit le danger XXL,
10:24et on s'aperçoit
10:25qu'on n'a pas les moyens
10:26de répondre à ça.
10:27– Moi je pense que
10:27la notion de guerre civile
10:28est une qualification
10:30très excessive.
10:32– 16h-18h,
10:33le meilleur de Pascal Proé-Vous
10:35sur Europe 1.
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