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  • il y a 15 minutes
Avec Elisabeth Levy, Eric Revel, Harold Cobert (professeur de français)

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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-09-08##

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News
Transcription
00:00Eric Revelle, bonjour à vous. Nous sommes heureux de vous retrouver pour ces deux prochains débats dans La Vérité en
00:06Face.
00:07Deux prochains débats. Félix Mathieu, c'est vous qui allez nous les donner sur les deux prochains quarts d'heure.
00:14De quoi allons-nous parler ?
00:15On va parler de cette polémique à la Tour Eiffel. Les employés femmes mises à l'écart priaient de se
00:20faire discrètes le temps de la visite d'une délégation hindoue.
00:23Est-ce que ça vous choque ? Vous nous répondez oui à 90% pour le moment sur notre sondage
00:27YouTube.
00:27Oui, c'était le sondage ce matin et c'était le fil conducteur tout au long de la matinée. Donc
00:31oui, à 90%, les gens sont choqués avec un score de pas loin de 1000 votants et ce n'est
00:37pas terminé. Vous pouvez continuer. Quelles sont les réactions ?
00:40On a par exemple Nana qui nous dit que c'est une honte internationale pour la France et pour Paris.
00:44Ici, c'est la France. On ne cache pas les femmes. Il faut licencier le responsable Virginie dans la même
00:50veine qui nous dit que ce n'est pas acceptable.
00:51Il y a Nico qui ne comprend même pas qu'on ait 10% de votants qui ne soient pas
00:55choqués. Je ne comprends même pas que certains disent non, ça ne me choque pas.
00:59Alors, un seul commentaire qui va dans l'autre sens. Parole à la défense, si j'ose dire. Non, ils
01:05payent pour un service. Ils font ce qu'ils veulent. Après, c'est au gestionnaire de la Tour de décider
01:09s'ils veulent faire du business ou non.
01:11Voilà pour les 10% qui ont dit ne pas être choqués par cette décision de la Tour Eiffel.
01:15Et Félix, tout de suite, on va évoquer le deuxième thème dont on parlera tout à l'heure. Vous restez
01:22avec nous. Il s'agira du niveau des élèves français.
01:26Et on sera également avec un interlocuteur qui connaît bien le sujet et qui nous dira effectivement comment lire ce
01:35classement PISA qui ne va pas tarder à tomber puisqu'il va être annoncé aujourd'hui à 9h30
01:39et qui détermine le niveau des Français par rapport aux autres écoliers européens.
01:44Mais restons sur ce personnel féminin mis de côté à la Tour Eiffel. Est-ce un scandale sexiste ? Pardon
01:52Elisabeth, mais on vous a entendu tout à l'heure.
01:54Je vais commencer par Éric. Éric, Ségolène Royal vient de nous dire, mais vous n'avez pas bien compris, il
02:00y aura l'ordre juste.
02:01Quand je lui ai posé la question de savoir comment elle pourrait résoudre ce type de problème, elle m'a
02:06dit, mais moi je propose l'ordre juste.
02:08Vous êtes convaincu par ce que nous a dit Ségolène Royal ?
02:10L'ordre juste, c'est un concept que Ségolène Royal avait mis sur la table. C'était la présidentielle il
02:15y a 20 ans.
02:17Quand vous lui avez demandé comment concrètement l'ordre juste aurait pu empêcher cette visite, cette décision, j'ai trouvé
02:26la réponse plus royale que jamais.
02:30Mais moi j'ai toujours reconnu quand même une chose à Ségolène Royal, c'est une résilience politique assez unique
02:36dans le paysage politique français.
02:38C'est-à-dire qu'avec tous les coups qu'elle a pris, elle a su toujours...
02:41Maintenant sur le sujet lui-même, écoutez, on est la France.
02:45On est la France, comme le disait Elisabeth, des mini-jupes, de la libération de la femme.
02:53Marianne a quand même les seins à l'air.
02:54Marianne a les seins à l'air.
02:55Pour moi, il n'y a même pas un sujet.
02:59Mais c'est une façon aussi de montrer qu'à force de renier nous-mêmes ou de laisser d'autres
03:04cultures s'installer,
03:06on en vient à se poser la question de savoir s'il fallait ou pas laisser cette délégation hindoue empêcher
03:12le personnel féminin d'exercer leur profession à Tour Eiffel.
03:15Non, ce n'est pas normal, évidemment.
03:17Elisabeth, comment vous voyez cette décision ?
03:19Vous vous dites, les gens qui prennent ce genre de décision ne se rendent pas compte ou ils sont totalement
03:24conscients et cèdent à l'aspect commercial ?
03:26Je ne sais pas du tout à quel niveau elle a été prise.
03:28Dans tous les cas, le patron de la société d'exploitation de la Tour Eiffel, Ariel Bell, l'ancien maire
03:34de je ne sais plus quel arrondissement.
03:36C'est le maire d'arrondissement.
03:39Je ne sais pas qui a pris...
03:42Je précise juste, puisque vous le citez, qu'il siège, j'ai envie de dire à titre pas honorifique, mais
03:47qu'il n'était probablement pas au courant.
03:48Je ne sais pas s'il est opérationnel, c'est ce que j'allais vous dire.
03:51Je ne sais pas s'il est opérationnel, donc je ne sais pas, à mon avis, elle n'a pas
03:55forcément été prise à très haut niveau.
03:57Je ne sais pas avec qui discute une telle délégation.
04:04Mais, au-delà de l'indignation, je comprends que dans certains cas, on fasse un arbitrage entre notre fierté nationale
04:12et le business.
04:13J'ai donné un exemple, si vous voulez négocier avec les Saoudiens, vous ne leur envoyez pas pour négocier des
04:17filles en mini-jupe.
04:19Parce que, quand vous négociez, moi, quand je vais voir des gens pour leur taper des sous, je m'habille
04:24bien, je fais...
04:25Vous voyez ce que je veux dire ? C'est-à-dire, j'essaye d'aller dans leur sens.
04:29Bon, c'est ça le business.
04:31Maintenant, là, il ne s'agit pas de business, il s'agit de tout à fait autre chose.
04:35Il s'agit de... Je suis tout à fait... La Tour Eiffel, c'est la France.
04:38La France, c'est les femmes libres, c'est Marianne.
04:40Donc, il est, c'est Brigitte Bardot, c'est qui vous voulez.
04:42Mais, enfin, il n'est pas du tout question de sauter là-dessus.
04:45Je voudrais quand même... De céder là-dessus.
04:47Pardon.
04:48Je voudrais quand même vous rappeler un exemple.
04:52Quand M. Rouhani, un dignitaire iranien, est venu en Europe, en Italie, ils ont voilé les statues sur ce...
05:01Je vous jure, les statues qu'on voit à Rome, eh bien, ils les ont voilées, ils ont caché leur
05:07poitrine, tout ça...
05:08Bon.
05:09Et, quand le même Rouhani est venu à Paris, ils ont exigé pour le déjeuner officiel qu'il n'y
05:14ait pas de vin,
05:14et là, on a dit, non !
05:16Ah, le vin, on ne cède pas !
05:18Donc, il y a des choses, vous voyez, sur lesquelles nous tenons.
05:22Non, ce qui me frappe, c'est que je pense qu'on est plutôt, très souvent, dans une logique de
05:28soumission.
05:29Et deuxièmement, vous avez entendu les féministes, vous ?
05:33Oui, non, c'est vrai que pour le moment, on n'a pas assez...
05:36On a plutôt quelques réactions politiques, d'ailleurs, depuis ce matin...
05:39Et juste, peut-être une troisième chose, parce que vous avez peut-être des éléments pour moi.
05:43Parce que moi, j'ai appris, je l'avoue, l'existence de cette secte hier.
05:49Et j'ignorais, si vous voulez, qu'il y avait un énorme temple hindou qui allait s'installer en Seine
05:53-et-Marne.
05:54Mais, moi, ce que je ne comprends pas bien, quel est l'accord derrière ?
05:57Pourquoi...
05:58Juste une précision, puisque Félix en parlait ce matin, c'était une délégation qui restait plusieurs jours,
06:03et qui a notamment séjourné en Seine-et-Marne, c'est ça, Félix ?
06:05Oui, oui, et qui a des attaches, effectivement, à Paris.
06:07Ce n'était pas forcément que des gens qui venaient d'Inde dans cette délégation.
06:1113 jours de festivité, quand même, pour l'inauguration de ce temple-là.
06:16Alors, en tous les cas, il se confirme, par rapport aux interrogations qu'on a,
06:21qu'effectivement, enfin, je veux dire, il se confirme qu'on leur a demandé de se cacher.
06:24C'est ce que dit le personnel, il le dit ce matin.
06:26Non, mais je le reprécise, il n'y a pas de doute là-dessus.
06:29Le seul doute, c'est, qu'est-ce qu'il y a dans la tête, finalement, de ceux qui prennent
06:34cette décision ?
06:36Bah, le client est roi !
06:37Bah oui, le client est roi !
06:39Oui, mais enfin...
06:39Le gars qui dit, on ne va pas avoir de femmes, il y en a un qui se dit,
06:43eh bien, chef, le client ne va pas avoir de femmes, eh bien, il n'aura pas de femmes !
06:46Oui, enfin bon, on met un peu de côté quelques principes qui sont quand même assez fondamentaux, quand même.
06:52Surtout que c'est la Tour Eiffel, si vous voulez, il ne s'agit pas d'un truc complètement privé,
06:56mais c'est la Tour Eiffel, donc la dame de fer.
07:01Évidemment, Éric Revelle, tout le monde va pouvoir exploiter, je parle des candidats à la présidentielle,
07:09cette perte d'autorité, je ne sais pas comment vous, vous souhaitez l'interpréter,
07:13mais parce qu'effectivement, moi, si j'étais en face des responsables de cette SETE,
07:19la société qui gère la Tour Eiffel,
07:22j'aimerais bien savoir exactement qu'est-ce qui, finalement, préside à cette décision,
07:26est-ce que c'est purement commercial, ou est-ce que, finalement,
07:29ils n'ont pas vraiment fait attention au principe d'équité, de parité, de respect des femmes, tout simplement.
07:35De liberté, de liberté !
07:37Je pense qu'il y a un contrat qui a été signé, peut-être que toutes les lignes du contrat...
07:41Oui, mais j'ai envie de vous dire, vous avez le droit de dire non, il y a des principes
07:43sur lesquels on ne transige pas.
07:44Non, mais vous posez la question, en fait, on n'en sait rien,
07:46est-ce que la ligne en question est passée complètement inaperçue dans la signature du contrat ?
07:50Est-ce que le montant du contrat était tel qu'on était prêts à la Tour Eiffel à signer n
07:56'importe quoi ?
07:57Je ne suis pas sûr que c'était écrit...
07:59Alors là, moi, j'aurais plutôt tendance à penser que c'est des gens qui sont allés négocier,
08:03qui ont dit, au fait, je ne suis pas du tout sûr que ce soit écrit dans un contrat...
08:07Ce qu'on sait pour le moment, c'est que ce sont des consignes verbales qui ont été données,
08:10mais là, il n'y a pas forcément de contrat derrière.
08:12Là, il y a eu des excuses de présenter, si j'ai compris, il n'y a plus de grève
08:15à la Tour Eiffel...
08:16Il n'y a plus de grève, la Tour Eiffel a pu rouler ce matin...
08:19C'est excusé !
08:21Et même M. Veil dit que c'est absolument inacceptable.
08:27Mais voilà encore une histoire qui, je trouve, est assez symptomatique.
08:30C'est-à-dire que tout le monde va dire...
08:32Non, mais vous voyez ce que je veux dire ?
08:33Non, mais moi, ce qui me frappe, excusez-moi, j'aimerais savoir, je le répète,
08:37et pour l'instant, je ne le sais pas et on ne va pas le trouver ici,
08:41mais j'aimerais... Parce que cette secte, je suis quand même un peu allée regarder,
08:44donc ils proscrivent tout contact entre hommes et femmes, apparemment.
08:48Je ne sais pas comment... J'imagine, pour faire des enfants, il doit y avoir une sorte d'autorisation.
08:54Mais j'aimerais savoir pourquoi on leur déroule le tapis rouge.
08:58J'aimerais savoir ce qu'il y a derrière.
08:59Il y a un accord financier, j'imagine.
09:02Il y a des opérations dans notre pays.
09:05Je veux dire, si demain, il y a la même chose, un énorme centre culturel,
09:09je ne sais pas quelle autre religion on a le droit de se poser...
09:13Et je vois tous les pouvoirs publics faire la danse du ventre, Mme Pécresse,
09:18je vois qu'ils étaient très enthousiastes, donc j'imagine qu'il y a de l'argent, effectivement.
09:22Mais enfin, c'est quand même nous qui accueillons ce temple.
09:25Donc, en plus, c'est plutôt... Cette secte est plutôt l'obligé de la France
09:29que le contraire, me semble-t-il, en l'occurrence.
09:32Alors, ce qui est vrai aussi, c'est que les différentes visites d'Emmanuel Macron
09:35ou de son homologue en France, le président indien,
09:38ont resserré beaucoup de liens commerciaux et sans doute d'investissement.
09:41Ça, c'est évident. C'est-à-dire que l'Inde est devenue un partenaire important.
09:44Vous voulez dire qu'il n'y a pas forcément un accord financier,
09:47mais que ça fait partie d'un package ?
09:49C'est possible. Peut-être qu'on apprendra...
09:51On leur voit quand même des armes et des avions.
09:52On leur voit que l'Inde fait un investissement colossal,
09:56dit n'importe quoi, dans telle ou telle industrie en France,
09:58dans les semaines qui viennent.
09:59C'était peut-être ça aussi, le pendant de l'affaire ?
10:01Je n'en sais rien.
10:01On aura le décryptage à venir, en tous les cas.
10:04Bon, la France s'est un peu ridiculisée dans cette affaire.
10:08Pardon de le dire un peu comme ça.
10:09Mais enfin, moi, je trouve que ce n'est pas très...
10:10Moins que l'Italie avec Rouhani, je le répète.
10:14Allez, on vous retrouve dans quelques secondes pour ce deuxième débat
10:19autour du niveau des élèves français.
10:21L'effondrement est-il inéluctable ?
10:23Pour enrichir les propos, nous aurons l'éclairage d'Harold Cobert,
10:26qui est professeur de français et auteur de Foix de Prof aux éditions du Rocher.
10:30A tout de suite.
10:38La question que l'on pose ce matin,
10:41le niveau des élèves en France a-t-il encore baissé ?
10:43L'OCDE dévoile les résultats de son étude
10:46via ce que l'on appelle le classement PISA.
10:48C'est une enquête internationale très large
10:51qui concerne un certain nombre de pays à travers le monde.
10:56Je crois que c'est 90 pays.
10:58Félix, Mathieu, vous avez...
11:00Les pays de l'OCDE et pour ce qui est de la France,
11:03lors du dernier classement,
11:04on avait noté une baisse inédite du niveau des élèves français
11:07sur les maths, sur le français notamment.
11:09Oui, puisqu'on occupe la 23ème place.
11:11C'est un classement qui a lieu tous les trois ans.
11:15Donc on attend ce résultat.
11:16Mais la question que l'on peut se poser,
11:17et on sera pour enrichir le débat avec Harold Cobert,
11:20qui est professeur de français et auteur de Foix de Prof aux éditions du Rocher,
11:23c'est d'abord expliquer ce qui se passe aujourd'hui.
11:26On a 1,4 million d'élèves
11:28élèves qui sont considérés comme illettrés.
11:31C'est-à-dire qui ont du mal à pouvoir lire,
11:34qui ont pouvoir à faire une phrase avec sujet, verbe, complément,
11:37à réaliser une syntaxe, etc.
11:39Normal.
11:40En quoi ça vous étonne ?
11:41Nous avons méthodiquement détruit l'école.
11:44Alors là, on peut dire que c'est une coproduction
11:47de la lâcheté de droite et de l'idéologie de gauche, si on veut.
11:52Mais finalement, tout le monde s'est retrouvé pour dire
11:56comme il faut donner le bac aux enfants,
11:58on a baissé le niveau du bac,
11:59vu qu'on n'était pas capable de monter le niveau des enfants.
12:03Et je vois encore,
12:05je regardais les propositions pour l'école, si vous voulez,
12:07et à gauche, ils en sont toujours à la même ancienne.
12:10Il y a trop d'inégalités,
12:12donc l'école doit régler les inégalités.
12:15Plus on a demandé à l'école de régler les inégalités,
12:18plus il y a eu d'inégalités, en réalité,
12:20parce qu'évidemment, il y a une fuite vers le privé,
12:23et moins il y a eu de niveau.
12:26Donc, on a méthodiquement saccagé la transmission des savoirs,
12:30on a dit qu'on mettait l'élève au centre du système.
12:32C'est un crime, un crime collectif
12:35contre une génération, contre des générations,
12:37et contre notre pays,
12:39et je rappelle juste à Éric
12:41qui doit être dans le même cas que moi
12:42que quand on était gamin,
12:44on nous disait à nous,
12:46si t'es nul, t'iras dans le privé.
12:48Et aujourd'hui, si vous voulez,
12:51si vous êtes nul, vous restez à l'éducation nationale.
12:53C'est quand même terrible, quoi.
12:54Oh pardon, ce sujet me rend dingue.
12:57Non, non, mais parmi les souvenirs,
12:59puisqu'on parle du niveau en français, par exemple,
13:02moi je me souviens, en sixième,
13:04on faisait des dictées tous les jours au collège,
13:07tous les jours.
13:08Bah oui, quatre points.
13:10Quatre points par faute.
13:11Quatre points par faute,
13:12ça veut dire qu'à cinq fautes, vous aviez zéro.
13:14Bon, aujourd'hui, il y a cinq fautes par phrase.
13:18Donc, bah, si vous voulez, oui, c'est...
13:20Alors après, moi, il y a aussi quelque chose qui me frappe,
13:22c'est les concours de recrutement des enseignants.
13:25Vous voyez bien que comme il y a un effondrement des vocations
13:28pour des tas de raisons,
13:30le niveau de salaire, oui,
13:31la dégradation, oui,
13:33résultat, on est obligé de faire passer des concours à des profs de lycée
13:41où avec 5, 6 sur 20,
13:43vous êtes aptes à devenir prof.
13:44Donc, pardon,
13:45mais si le niveau des profs baisse,
13:47comment est-ce que vous voulez que le niveau des élèves
13:49ne baisse pas de la même manière ?
13:50Non, mais les profs sont eux-mêmes sortis aujourd'hui,
13:52les profs sont eux-mêmes...
13:53Écoutez, la réforme du collège unique
13:55qui donne le coup d'envoi de tout ce bazar,
13:58de cette destruction,
13:59elle date de 1974.
14:01Donc, les profs qui sont aujourd'hui en activité
14:03sont sortis de cette école
14:05qui n'apprend plus à lire,
14:07qui n'a...
14:07Non, mais c'est terrible,
14:08et après, on m'explique,
14:09ah bah oui, on va leur faire faire de l'IA.
14:11Bon, on va voir quelles sont les solutions,
14:13peut-être avec vous, Harold Cobert.
14:15Bonjour, vous êtes professeur de français,
14:17auteur de Froid de Prof aux éditions du Rocher.
14:19J'imagine que vous partagez le même constat
14:22qu'Elisabeth Lévy et Éric Revelle.
14:25Bonjour à tous, oui, hélas,
14:27je partage exactement le même constat.
14:31Mais il y a pire que cela encore,
14:32il y a ce qu'on appelle cette idéologie
14:34de la bienveillance
14:35qui en réalité est une violence.
14:37Par exemple, moi je me souviens,
14:39je voyais quelques copies de mon fils
14:41quand il faisait des dictées en primaire.
14:44Aujourd'hui, on valorise les réussites,
14:46c'est-à-dire que vous pouvez faire 137 fautes,
14:49on va se réjouir que vous n'en ayez pas fait 5.
14:51C'est ça l'idée.
14:53On a tout inversé
14:54et je ne vois pas depuis quand
14:56l'exigence est une violence.
14:58Au contraire, l'exigence est un cadeau.
15:00La rigueur est un cadeau.
15:02Et il y a cette idée
15:03qu'il ne faut pas brusquer les enfants, etc.
15:05Enfin, moi je suis né en 1974,
15:08j'ai fait toutes mes classes chez les Pères Jésuites,
15:11j'ai eu des E en dictée pendant tout mon primaire,
15:16ça ne m'a pas empêché de devenir docteur S-Lettre,
15:18ça ne m'a pas empêché de devenir écrivain
15:21et ça ne m'a pas traumatisé à vie.
15:23Donc il y a aussi cette idée de remettre l'exigence.
15:26Et il y a un mot que je trouve terrible aujourd'hui
15:28quand on lit toutes les circulaires
15:30dans cette novlangue technocratique
15:31qui ne veut plus rien dire,
15:32ce sont, on ne parle plus de savoir,
15:35on parle des attendus.
15:36Moi je trouve que le mot attendu est terrible
15:38parce que l'attente est quelque chose de passif.
15:43Vous voyez alors que la connaissance
15:45est quelque chose d'actif.
15:46Bref, il faut tout remettre à l'endroit.
15:49Et ce qui est terrible, c'est que certes
15:51l'école doit s'adapter à tous les niveaux
15:52parce que le monde change, très bien.
15:55Mais on a souvent sorti
15:59certaines manières d'enseigner
16:00qui marchaient bien
16:02pour les remplacer par des méthodes
16:04qui marchaient mal.
16:05Or, il y a des méthodes,
16:05ce n'est pas qu'elles appartiennent au passé,
16:08c'est qu'elles sont valables en tout temps.
16:11Alors, je suis en train de lire
16:12pendant que vous vous parliez,
16:13je suis en train de regarder un message.
16:15Je vous le partage
16:15parce que je trouve ça drôle.
16:17Mais je trouve ça plutôt une bonne réflexion
16:21sur les réseaux sociaux.
16:23Tout le monde attend le rapport PISA
16:25comme si c'était l'iPhone 18.
16:27Moi je trouve ça drôle.
16:29Je trouve ça drôle,
16:30mais en même temps je trouve ça très rassurant.
16:32Harold Cobert,
16:33parce qu'est-ce qu'on est soudainement
16:35en train de se dire
16:35que c'est vrai que c'est quand même catastrophique
16:37ce qui est en train de se passer.
16:38Il y a eu une lente baisse du niveau
16:41et peut-être que maintenant il va...
16:44Non, j'essaie toujours de voir le verre
16:46à moitié plein.
16:47Moi je suis...
16:47Peut-être que je suis trop naïs.
16:49Bien sûr, la grande prise de conscience arrive !
16:52Harold Cobert, on parle beaucoup du classement PISA,
16:54on en parlait peu avant.
16:56Oui, parce que...
16:57Oui, on en parlait très peu,
16:59mais il y a tout de même une vraie raison
17:01de se réjouir malgré ces mauvaises nouvelles.
17:05Moi, dans mes classes,
17:06alors que j'enseigne dans le privé,
17:08donc j'ai un public un peu plus privilégié,
17:10quoique par endroits, pas forcément.
17:13Cependant, mon directeur d'établissement
17:15m'avait laissé faire quelque chose
17:16qui est interdit,
17:17non pas par une circulaire précise,
17:18mais par l'usage.
17:19C'est-à-dire qu'à partir de la seconde,
17:21vous n'avez pas le droit,
17:22dans une copie de français,
17:23de sanctionner,
17:24d'un point de vue numérique,
17:26avec des points,
17:27l'orthographe et la grammaire.
17:28On m'a laissé le faire.
17:31Et j'avais prévenu au premier trimestre,
17:33j'avais prévenu que je le ferais au second trimestre.
17:35Et bizarrement,
17:35à partir du moment où je leur ai imposé
17:37de se relire avec un barème
17:39qui faisait qu'il perdait tant de points
17:40au bout de tant de fautes,
17:41eh bien, des élèves qui faisaient 35 fautes
17:44sont passés à 5 fautes.
17:45Qu'est-ce que cela veut dire ?
17:46Ça veut tout simplement dire
17:47que ce n'est pas que le niveau des élèves...
17:49C'est-à-dire que les élèves
17:50ne sont pas plus bêtes qu'avant.
17:51Si leur niveau a baissé,
17:52c'est parce que les exigences
17:54qu'on leur a fixées ont baissé.
17:56Mais si on leur refixe les exigences qu'il faut,
17:59ils sont tout à fait capables de le faire.
18:01Donc ça, ce serait le premier remède,
18:03si je comprends bien Harold Cobert.
18:04Ce serait le premier remède.
18:05Ce serait de rehausser,
18:07de redonner beaucoup d'exigences.
18:11Mais évidemment,
18:12et puis surtout,
18:12le premier remède,
18:14c'est d'arrêter de croire
18:15que les jeunes d'aujourd'hui sont des cons.
18:18Il y a quand même un mépris,
18:20d'un point de vue de ceux qui conçoivent les programmes,
18:22de l'intelligence des gosses.
18:24Et je trouve ça extraordinairement dommage,
18:26voire criminel.
18:27Mais pardon, c'est Harold ?
18:29C'est ça,
18:30je comprends bien votre optimisme de la volonté.
18:37Vous avez raison,
18:38personne ne dit qu'ils sont des cons.
18:39Par contre, excusez-moi,
18:41pour une bonne partie,
18:42ils sont incultes.
18:43pour la simple raison
18:45que la lecture est devenue une corvée,
18:47y compris pour des adultes.
18:48Je me rappelle,
18:49il n'y a pas longtemps,
18:49j'ai interviewé Marcel Gaucher.
18:51Il me disait,
18:52mais vous ne vous rendez pas compte,
18:53Elisabeth ?
18:54Même des adultes,
18:55ils n'ont plus envie de lire.
18:57Donc, pour les gamins,
18:58moi, j'ai une amie qui est prof,
19:00les élèves,
19:01hier même,
19:01de français comme vous,
19:03dans le privé comme vous,
19:04et hier,
19:05les élèves,
19:05ils ont dit,
19:06bah oui,
19:06mais dès que,
19:07ah bon,
19:07avec vous,
19:08on va lire des livres,
19:09mais c'est parce qu'on est obligé.
19:10Donc, si vous voulez,
19:11l'orthographe,
19:12comment voulez-vous
19:12qu'ils l'apprennent,
19:13l'orthographe ?
19:14On l'a appris en lisant,
19:15nous,
19:15on ne l'a pas seulement appris
19:16dans les cours.
19:17Elisabeth,
19:18je suis totalement d'accord
19:20avec vous.
19:21Cependant,
19:21il me semble aussi
19:22que les parents
19:23ont une responsabilité.
19:24Oui, bien sûr.
19:24C'est-à-dire,
19:25les parents se sont laissés happer
19:27autant que leurs adolescents
19:28par le numérique.
19:29Oui.
19:30Ils sont tout le temps
19:31eux-mêmes
19:31derrière leur téléphone.
19:34Ils ne passent même plus
19:35du temps de qualité
19:36avec leurs enfants.
19:38Le soir,
19:39est-ce qu'ils prennent le temps
19:39de vraiment dîner avec eux,
19:41de parler avec eux,
19:42d'échanger avec eux,
19:43de leur proposer des choses ?
19:44Hélas, non ?
19:45L'école, malheureusement,
19:46ne peut pas non plus
19:47tout faire
19:48là où les parents
19:49n'interviennent plus
19:50et où les parents
19:51sont totalement démissionnels.
19:53J'aimerais revenir
19:54sur votre proposition,
19:55Harold,
19:55que je trouve salutaire
19:56et convaincante
19:57de réimposer
19:58des règles d'orthographe
19:59et de grammaire
20:00et visiblement,
20:00vous avez obtenu des résultats.
20:02Mais écoutez,
20:03bon courage
20:04si une telle mesure
20:05était proposée
20:06par un futur ministre
20:08de l'éducation.
20:08bon courage.
20:10Là, vous voyez,
20:11déjà,
20:11au moment où j'en parle,
20:12les syndicats d'enseignants
20:13ont déjà déposé
20:14un préavis de grève.
20:15Vous voyez,
20:15c'est...
20:16Et là,
20:17je suis aussi d'accord
20:18avec vous,
20:19mais c'est pour cela
20:19que nous allons avoir
20:20besoin de quelque chose
20:22qui manque cruellement
20:23à tous nos hommes politiques.
20:25Un,
20:26le courage
20:27et deux,
20:27peut-être,
20:28la plus française des vertus,
20:29le panache.
20:30Bon,
20:30écoutez,
20:31on verra.
20:31Et on a le sens quand même
20:32d'avoir des professeurs
20:33qui continuent,
20:34qui ne renoncent pas,
20:36qui continuent,
20:36des profs comme vous.
20:37donc.
20:38Harold Cobert,
20:39vous restez avec nous.
20:40Dans un instant,
20:40la parole est aux auditeurs
20:42et on va poursuivre
20:43la conversation
20:43autour de ce classement
20:45qu'on va avoir
20:45d'une minute à l'autre.
20:47Et évidemment,
20:48vous nous appelez
20:490826 300 300
20:51pour intervenir
20:52et nous dire
20:52ce que vous en pensez.
20:54A tout de suite.
20:55Le Grand Matin Sud Radio,
20:57la vérité en face,
20:59Jacques Cardoz.
21:00Et c'est fait,
21:01on a les résultats
21:02du classement PISA
21:03dont on vous parlait
21:04à l'instant
21:04et il faut bien le dire,
21:06c'est catastrophique.
21:07Voilà.
21:08Félix Mathieu,
21:09vous êtes resté.
21:11Les résultats ne sont pas bons.
21:12Oui,
21:12les résultats des élèves français
21:13à ce test PISA
21:14n'ont jamais été aussi bas,
21:16nous indique l'OCDE.
21:18C'était déjà pas bon
21:20lors du dernier classement
21:21fin 2023.
21:21Donc,
21:22ça continue
21:23sur cette tendance
21:23à la baisse
21:24pour ce qui est
21:24des résultats en France.
21:25On perd 16 points
21:27en maths
21:28à ce test PISA.
21:29Ce qui domine en fait,
21:30ce sont quatre régions.
21:32La Chine de Chine,
21:33la Chine très largement
21:34en tête en hausse
21:35et Singapour bien sûr,
21:37toujours Singapour
21:37en tête de ce classement,
21:39de ce nouveau classement PISA.
21:40Alors,
21:40l'étude a été menée
21:41en 2025
21:42auprès de 760 000 adolescents
21:44dans 90 pays.
21:46Alors,
21:46c'est un QCM,
21:47c'est-à-dire que,
21:48voilà,
21:48ce sont des questions
21:50et pour la France,
21:51c'est un échantillon
21:52de 6 500 élèves
21:53qui a été choisi.
21:55Alors,
21:55vous avez le classement général
21:56parce qu'on était 23ème
21:58mais on n'a pas encore
21:58le détail,
21:59c'est ça ?
22:01On chute,
22:01mais on reste à peu près,
22:03on n'a pas beaucoup de place.
22:05On chute en tout cas
22:05en nombre de points.
22:06Alors,
22:07on va se tourner
22:08vers Harold Cobert.
22:10Les commentaires
22:11sont très mauvais.
22:12On a pour le moment
22:13quelques brèves informations.
22:15Harold Cobert,
22:16ça vous étonne
22:16qu'on ait chuté ou pas ?
22:18Non,
22:19comme je vous le disais
22:21tout à l'heure,
22:21tant qu'on ne changera pas
22:22de prime dans la manière
22:23d'enseigner,
22:24ça ne fonctionnera pas.
22:25Mais encore une fois,
22:26j'y reviens.
22:28Être exigeant
22:29et être rigoureux,
22:30ça ne veut pas dire
22:30nécessairement revenir
22:31à l'époque de Petarame,
22:33si vous voulez.
22:33Vous voyez,
22:34il y a cette confusion
22:35qui est entretenue
22:37et qui ouvre la voie
22:40à cet effondrement-là.
22:43Mais heureusement,
22:44je crois qu'il y a
22:44beaucoup de profs en France
22:46qui se battent contre ça.
22:47Mais ensuite,
22:49la question,
22:49c'est comment est-ce
22:50que les profs
22:50peuvent enseigner
22:51certaines matières.
22:52Moi,
22:52quand je regarde
22:53comment est-ce
22:54que le bac français
22:54a évolué,
22:56comment sont faits
22:57les programmes,
22:58parce qu'autrefois,
22:59les professeurs
22:59pouvaient choisir
23:00les livres
23:01qu'ils allaient donner
23:02à étudier maintenant.
23:04Nous n'avons plus le choix
23:04qu'entre trois oeuvres
23:05et certaines des oeuvres
23:07qui sont choisies
23:07par soi-disant
23:08les grands sages
23:09ont tout
23:10pour faire en sorte
23:11que les élèves
23:12détestent lire.
23:14Et en plus,
23:15un professeur
23:16n'est jamais aussi bon
23:17que quand il enseigne
23:18un texte
23:18qu'il aime,
23:20un auteur qu'il aime.
23:21C'est ça aussi,
23:21la transmission.
23:22Il faut que la passion,
23:23elle passe.
23:24Bref,
23:24il y a beaucoup de choses à faire.
23:25Oui,
23:26il y a beaucoup de choses à faire
23:27et vous avez raison
23:27de préciser,
23:28c'est bien
23:30de nous dire
23:31que c'est aussi
23:32une question d'exigence.
23:33On va dans un instant
23:35accueillir des auditeurs.
23:36J'ajoute juste une précision
23:37parce que c'est vrai
23:38que la dernière fois
23:39que le classement
23:39avait été fait,
23:40on avait avancé l'idée
23:42qu'à cause de la crise
23:43du Covid,
23:44il y avait une forme
23:45de désinvestissement
23:46des parents
23:47et qu'une lassitude,
23:48une tristesse
23:49de la part des élèves.
23:51Je pense que là,
23:52ces explications-là
23:54évidemment ne tiennent
23:55plus la route.
23:56On a là aujourd'hui
23:58des explications
23:59qui sont bien plus profondes,
24:00j'ai envie de dire.
24:02J'imagine que c'est le rapport
24:04aux apprentissages
24:05qui est en cause,
24:06la place du numérique,
24:07mais j'ai envie de dire
24:08comme partout dans le monde.
24:10C'est là aussi
24:11où je ne suis pas
24:11tellement convaincu
24:12par la place du numérique,
24:14les tablettes,
24:15ça ne fait pas tout
24:15non plus.
24:17Non,
24:17mais on sait malgré tout
24:18qu'il y a
24:20des vraies séquelles
24:22neurocognitives
24:23quand on est trop
24:24sur les réseaux sociaux
24:25en termes d'attention,
24:27de fragmentation,
24:28de connexion neuronale.
24:30On le sait maintenant.
24:31D'ailleurs,
24:31c'était l'une des choses
24:32que Jean-Michel Blanquer
24:33avait proposé
24:34qui était vraiment bonne
24:35pour le primaire
24:36et de vouloir s'adosser
24:37à des études neuroscientifiques,
24:39ce qui n'était pas idiot.
24:40Autant sa réforme du lycée
24:42a été totalement absurde,
24:43mais sur la petite enfance,
24:44il avait tout à fait raison.
24:47Mais peut-être aussi
24:48que je ne sais pas
24:49si les enfants en Chine,
24:51les parents les laissent être
24:52jusqu'à 12 heures par jour
24:53sur leur téléphone portable.
24:54La question est là,
24:56c'est comment...
24:56Parce que quand ils sont à l'école,
24:58ils ne sont pas
24:58sur leur téléphone portable.
25:00Comment ils font
25:00pour faire 8 heures
25:01alors qu'ils sont
25:02pendant 8 heures en classe ?
25:04Moi, je voudrais bien
25:04qu'on m'explique
25:058 et 8-16,
25:06ils dorment quand ?
25:07Félix Mathieu ?
25:08D'ailleurs,
25:08ce classement PISA
25:09s'est intéressé
25:10à la question des écrans
25:11puisque, pour vous le rappeler,
25:13on est à la 27e place.
25:14On continue à dégringoler,
25:15à perdre des points,
25:18cela dit,
25:19dans ce classement.
25:20Et ce qui ressort du classement,
25:22c'est toujours de fortes
25:23inégalités sociales en France.
25:25C'est-à-dire que le résultat
25:26va être très différent
25:27selon le milieu dont on vient.
25:29Mais surtout,
25:30la nouveauté,
25:31c'est qu'ils ont cherché
25:32à évaluer selon
25:33que les élèves utilisent
25:34ou pas l'IA.
25:35Et ce qui apparaît,
25:36c'est que ceux
25:37qui utilisent moins
25:38l'intelligence artificielle
25:39pour le moment
25:39ont les meilleurs résultats
25:40dans ce nouveau classement PISA.
25:42C'est intéressant.
25:43On va accueillir William
25:45qui nous appelle
25:46de Brive-la-Gaillarde.
25:48Bonjour William.
25:49Oui, bonjour.
25:50Vous souhaitiez intervenir
25:52sur cette question-là ?
25:54C'est un sujet
25:55qui est extrêmement passionnant
25:57et intéressant.
25:58On parle de nos enfants
25:59et donc de leur avenir.
26:03Malheureusement,
26:03ce résultat,
26:04alors il est embêtant,
26:05il est inquiétant,
26:06mais il n'est pas du tout surprenant.
26:08Moi, j'ai un enfant
26:09qui est scolarisé
26:10et qui vient d'entrer
26:11en quatrième.
26:12Et je trouve
26:14que le niveau d'exigence,
26:16il faut arriver
26:16à faire comprendre
26:18aux jeunes
26:19que le niveau d'exigence,
26:19ce n'est pas une insulte,
26:20ce n'est pas un gros mot,
26:22que le fait d'être exigeant,
26:23ça ne veut pas dire
26:24être méchant,
26:25ça ne veut pas dire
26:26être trop dur,
26:27ça veut simplement dire aussi
26:28qu'on se prépare
26:28à l'avenir,
26:29à l'avenir professionnel
26:30et qu'à un certain âge,
26:33on doit quand même
26:34avoir un certain niveau
26:35dans les matières
26:36qui sont dites prioritaires.
26:39Et puis,
26:39je pense qu'aujourd'hui,
26:40l'enfant qui n'a pas
26:42de parents
26:43ou un foyer
26:44capable de l'accompagner
26:45et de faire plus
26:46que ce qui est prévu
26:47dans le programme
26:48ou plus que ce qui est prévu
26:49simplement dans le travail
26:50demandé au niveau scolaire
26:52aura des difficultés.
26:54Oui.
26:54Vous êtes très nombreux
26:55à nous appeler
26:55au 0826 300 300,
26:57j'accueille Hervé.
26:58William,
26:59vous restez avec nous
26:59parce qu'on installe
27:00la discussion entre vous
27:01et entre vous tous
27:03et bien sûr,
27:05Harold Cobert
27:06est resté avec nous.
27:06Hervé,
27:07vous nous appelez d'Anthony,
27:08vous êtes prof d'histoire
27:09à la retraite
27:10et pour poursuivre
27:12et pour aller un petit peu plus loin,
27:14au-delà du niveau
27:14qui s'effondre,
27:15c'est aussi la perte
27:17d'envie de lire
27:18aussi qui est en cause.
27:20Oui,
27:21il y a ça aussi
27:21mais c'est pour un peu
27:23rebondir sur ce qu'a dit
27:24Harold Cobert.
27:25Moi,
27:26j'ai fait une expérience,
27:27j'avais des difficultés
27:28avec certains classes,
27:29notamment des quatrièmes
27:30et une année,
27:31j'ai commencé à baisser le niveau,
27:32c'est-à-dire que je donnais
27:33des choses vraiment faciles
27:34à comprendre
27:35et donc,
27:36plus je baissais
27:37et plus le niveau baissait.
27:38Donc,
27:38j'ai toujours augmenté,
27:39j'ai été très exigeant
27:40et en étant exigeant,
27:42ça marchait beaucoup mieux
27:43et en faisant des textes,
27:46en faisant une critique historique,
27:48littéraire,
27:49des textes
27:49qu'il y avait
27:50dans le livre
27:51de Cinquième en particulier,
27:53certains élèves me disaient
27:54mais monsieur,
27:55les questions qu'ils nous posent,
27:56elles sont débiles
27:56et ils nous prennent vraiment
27:58pour des idiots
27:58parce que ce n'était pas vraiment
27:59des questions
28:00puisque dans la question,
28:01il y avait la réponse
28:01et c'était d'une simplicité
28:04enfantine.
28:05Donc,
28:06vous voyez qu'on peut arriver,
28:07d'autre part,
28:08c'est vrai qu'il y a des inégalités
28:09mais regardez,
28:10Jean Guéhenno
28:11était fils ouvrier agricole.
28:13Il a quand même réussi
28:14mais c'est vrai
28:14qu'on lisait plus
28:16et le problème,
28:17si vous voulez,
28:17c'est les idéologies de gauche.
28:20Il y avait une idéologie
28:21dans les années 70,
28:22c'était l'auto-social construction,
28:24c'est-à-dire que l'élève
28:26devait construire son savoir
28:27mais bien évidemment,
28:28un élève ne peut pas
28:29construire un savoir.
28:30Si on fait un cours
28:32sur Saint-Louis
28:33le XIIIe siècle,
28:34il ne peut rien connaître
28:35en fait.
28:36Donc,
28:36si vous voulez,
28:36tout ça est faux
28:37et il ne faut plus mettre
28:40l'élève au centre,
28:41il faut mettre le savoir au centre,
28:42il faut transmettre
28:43les connaissances
28:44et ceux qui sont
28:45à l'origine de ça,
28:46c'est des intellectuels
28:47comme Medieu,
28:48Alain Vialla,
28:49etc.,
28:49qui ont tout cassé.
28:51Eux-mêmes,
28:51si vous voulez,
28:52ont fait des grandes études,
28:53eux-mêmes sont très savants
28:54et ils obligent
28:55les élèves
28:56à ne plus savoir.
28:57C'est ça
28:57qui est énervant,
28:58vous voyez ?
29:00Et d'autre part,
29:00moi je me suis rendu compte
29:01qu'il n'y a plus
29:02une dizaine d'années,
29:04en sixième,
29:05il y avait 20% des élèves
29:06qui ne comprenaient pas
29:07les textes.
29:08Il y en a qui peuvent lire,
29:10si vous voulez,
29:10mais ils ne comprennent pas
29:11les textes.
29:12Et quand j'ai vu ça,
29:13j'ai découpé
29:14un texte très simple,
29:16si vous voulez,
29:16sur un fait divers
29:18dans Le Parisien,
29:20aujourd'hui,
29:20et j'ai posé des questions
29:22et je me suis rendu compte
29:23que là,
29:23ils ne comprenaient pas
29:24ce qu'ils avaient
29:25sous les yeux.
29:26Non mais c'est très intéressant
29:27cette idée
29:28qu'il faut remonter
29:29et être beaucoup plus exigeant
29:31parce que vous obtenez
29:32des résultats
29:33finalement plus intéressants.
29:35C'est une question
29:36de stimulation peut-être
29:37aussi, tout simplement.
29:39Non mais il faut arrêter
29:39de discuter avec les élèves.
29:41On ne peut pas discuter.
29:42Non mais c'est vrai.
29:44L'école,
29:44c'est le lieu
29:46le plus antidémocratique
29:47qui existe.
29:48C'est-à-dire qu'on
29:49transmet des connaissances
29:50et par définition,
29:52les élèves n'ont pas
29:52de connaissances.
29:53Bien sûr.
29:54Surtout dans des domaines
29:54très particuliers.
29:55Vous comprenez bien
29:56que ce soit des mathématiques
29:57ou même en moi
29:58mon domaine c'est l'histoire,
29:59la géographie, etc.
30:00Mais il n'empêche que
30:01si vous voulez
30:02même à travers
30:04la manière
30:05dont on leur présente
30:06dans les livres
30:06l'éducation civique
30:08moi je leur faisais
30:09aussi un cours
30:09je critiquais
30:10la manière dont on faisait
30:12passer des idées
30:13tout en ayant l'air
30:14de donner des connaissances.
30:15Et même à partir
30:16de cinquième
30:17ils sont capables
30:18de comprendre.
30:18Vous restez avec nous
30:20Hervé et William
30:21et bien sûr
30:23Harold Cobert.
30:24On poursuit
30:24cette discussion
30:25parce que vous êtes nombreux
30:27à nous appeler
30:280826 300 300
30:29et j'accueillerai
30:30dans quelques minutes
30:31un tout nouvel invité
30:32sur ce sujet.
30:33Je rappelle l'info
30:34l'info de la matinée
30:35La France n'a jamais
30:37été aussi mal classée
30:39dans son résultat
30:41et dans son niveau
30:43de connaissance
30:43et d'apprentissage.
30:45Ses élèves français
30:46sont 27ème.
30:49Nos élèves français
30:50sont 27ème.
30:51Ils étaient 24ème
30:52il y a encore 3 ans.
30:55Nous ne cessons
30:56de baisser
30:57à ce classement.
30:58A tout de suite.
30:58Le Grand Matin Sud Radio
31:01La vérité en face
31:03Jacques Cardoz
31:04Et on est de retour
31:05sur ce débat
31:06et ce sujet absolument
31:07passionnant.
31:08Je vous redonne
31:09l'information
31:09si vous n'étiez pas
31:10avec nous.
31:11On l'a commenté
31:12en direct.
31:12Les résultats
31:13des élèves français
31:13du test PISA
31:14n'ont jamais été
31:15aussi bas.
31:16Félix Mathieu
31:17vous êtes resté
31:17pour nous donner
31:18quelques éléments.
31:20Alors d'abord
31:20on précise
31:21classement PISA
31:22il tombe tous les 3 ans.
31:23Il y a environ
31:243-4000 élèves
31:25qui sont testés.
31:26C'est un QCM
31:26mais c'est une immense cohorte
31:28parce que c'est
31:2990 000 élèves
31:30sur 90 pays
31:32je crois.
31:32360 000 élèves
31:33sur 90 pays.
31:35Les élèves de 15 ans
31:36des pays de l'OCDE
31:37ce classement
31:38qui est toujours
31:38dominé par la Chine
31:41en premier
31:41plusieurs régions chinoises
31:42suivies de près
31:43par Singapour.
31:44La France
31:45quant à elle
31:46continue effectivement
31:47à chuter
31:48dans ce classement
31:49on est 27ème
31:49les élèves français
31:50de 15 ans
31:51sont 27ème
31:52on perd 16 points
31:53par exemple
31:54au test
31:54en mathématiques
31:56et donc les enseignements
31:57c'est aussi
31:58une forte inégalité sociale
31:59c'est-à-dire
32:00selon combien d'un milieu
32:01et rappelez-nous ce que vous nous disiez
32:02sur l'IA aussi
32:03parce que ça c'est intéressant
32:03et bien il semblerait
32:04que les élèves
32:05qui ont moins recours
32:06à l'IA
32:06sont en sorte
32:07mieux au test
32:08que ceux
32:09qui l'utilisent
32:09beaucoup
32:10alors je précise
32:11que c'est même
32:12760 000 adolescents
32:14de 90 pays
32:15qui sont testés
32:15dans une seconde
32:16on sera avec
32:17Marie-Caroline Missyre
32:19qui a analysé
32:21le détail
32:22elle a déjà
32:23tous les éléments
32:24de ce classement PISA
32:25donc elle nous donnera
32:26quelques informations
32:27et j'accueille Dominique
32:28qui nous appelle
32:29de l'île Jourdain
32:30dans le Gers
32:31magnifique ville
32:32bonjour Dominique
32:34oui bonjour à tout le monde
32:36soyez bienvenue
32:38sur l'antenne
32:39de Sud Radio
32:39alors vous en plus
32:41vous avez une expérience
32:41intéressante
32:42c'est que vous donnez
32:43des cours à des élèves
32:44c'est cela
32:44en privé
32:45non je ne donne pas
32:46de cours à des élèves
32:47j'ai trois petits-enfants
32:49ah d'accord
32:49et je m'occupe
32:51d'eux le soir
32:52pour faire les devoirs
32:54et j'ai trouvé
32:55une technique
32:55pour ma petite fille
32:56de 7 ans
32:57qui a des problèmes
32:58de lecture
33:00donc en fin de compte
33:01je lis beaucoup
33:02avec elle
33:03je commence
33:04la lecture
33:05et au bout d'un moment
33:06elle me dit
33:08c'est moi qui continue
33:09tu me dis
33:10que les mots
33:11que les mots difficiles
33:12ah c'est génial
33:12bravo
33:13avec mon petit-fils
33:15qui vient de rentrer
33:17en 6ème
33:17qui a 11 ans
33:18il avait la lecture
33:20du livre de Jules Verne
33:22L'île mystérieuse
33:23en édition de poche
33:24moi j'ai toute la collection
33:26bien sûr
33:28de Jules Verne
33:29mais en relié
33:30et on a fait un concours
33:32de savoir
33:32lequel de nous deux
33:34finirait l'histoire
33:35en premier
33:36donc lui
33:37il l'avait à lire
33:37à l'école
33:38il devait bien sûr
33:39travailler dessus
33:41et moi
33:41je le lisais aussi
33:42en livre de chevet
33:43et on en discutait
33:44tous les deux
33:45pour savoir
33:45à quel moment
33:46on était
33:47qui étaient les personnages
33:49et de savoir
33:50comment c'était
33:51mais les parents
33:52moi je ne suis que
33:53la malmise
33:54et c'est vrai
33:54que les parents
33:55ils lâchent un petit peu
33:56ils lisent beaucoup moins
33:57comme quoi
33:58c'est comme qui
33:58ils disent
33:59allo Google
34:00moi je leur ai offre
34:01pour leur anniversaire
34:02des dictionnaires
34:03je trouve ça
34:04super intéressant
34:05ce que vous nous dites
34:06Dominique
34:06parce que
34:07comme quoi
34:07ça montre bien
34:08c'est un exemple concret
34:09qui montre bien
34:10que lorsque la stimulation
34:11est là
34:11les enfants sont demandeurs
34:13oui
34:14et même pour tout
34:16moi je leur achète
34:17beaucoup de jeux
34:19par écrit
34:20des mots fléchés
34:22des mots à retrouver
34:23des mots mêlés
34:24on me dit
34:25oh non
34:25puis quand il y en a un
34:26qui commence
34:26et bien le deuxième arrive
34:28et puis ils le font
34:29à tous les deux
34:29et il y a une course
34:31entre les deux
34:32pour savoir
34:32et bien moi
34:33j'arrive plus vite
34:34pour toi
34:36Dominique
34:36vous restez avec nous
34:37j'ai envie que
34:38Carole Cobert
34:39qui est le professeur
34:39de français
34:40auteur de
34:40Foix de Prof
34:41à retrouver
34:42aux éditions du Rocher
34:43qui est avec nous
34:43depuis
34:44et qui nous fait l'amitié
34:44d'être avec nous
34:45depuis 9h15
34:46pour commenter
34:47ce classement
34:48réagisse
34:49Harold Cobert
34:51qu'est-ce que ça vous inspire
34:52l'expérience
34:52que nous raconte Dominique ?
34:54Celle que me raconte Dominique
34:56apporte exactement
34:57de l'eau au moulin
34:58de ce que disait Hervé
34:59et donc CQFD
35:00l'exigence est une stimulation
35:02l'exigence est un acte
35:04d'amour tout simplement
35:05parce que
35:06quand on est exigeant
35:07avec un élève
35:08ou avec un enfant
35:08ça veut dire
35:09qu'on le considère capable
35:11c'est quand on le considère
35:13incapable
35:13qu'on n'est pas exigeant
35:15avec lui
35:15je voudrais malgré tout
35:16revenir sur l'IA
35:17parce que
35:18l'IA
35:19moi j'ai appris
35:20à mes élèves
35:21à s'en servir
35:22parce qu'il y a
35:23un bon usage
35:24de l'IA
35:25parce que
35:25par exemple
35:26eux ils me disaient
35:27qu'ils le révisaient
35:28avec l'IA
35:29et donc je leur ai dit
35:30comment est-ce que
35:30vous faites
35:33je dis à l'IA
35:34que j'ai tel sujet
35:34de dissertation à faire
35:36et j'étudie
35:37le plan qu'ils me donnent
35:38j'ai dit
35:38non pas du tout
35:39c'est pas comme ça
35:39qu'il faut faire
35:40je leur ai dit
35:41le vrai prompt
35:42qu'il faut faire
35:43vous faites le plan
35:44de votre côté
35:45et vous faites un prompt
35:46plus long
35:47beaucoup plus conséquent
35:48en expliquant
35:48que vous êtes un élève
35:49de telle classe
35:50que vous avez tel sujet
35:51à faire
35:51que vous avez fait tel plan
35:53et vous demandez à l'IA
35:54un regard critique
35:55sur votre travail
35:56mais ce qui est important
35:57c'est qu'à ce moment là
35:58c'est eux qui ont fait le travail
35:59d'abord
35:59ils utilisent l'IA
36:00comme un mur
36:01contre lequel ils jouent au tennis
36:02comme un sparring partenaire
36:03et il y a un bon usage
36:05de l'IA
36:05mais pour qu'ils puissent
36:06bien l'utiliser
36:07il faut d'abord
36:08qu'ils comprennent
36:09ce que l'IA leur donne
36:11c'est à dire
36:11qu'ils aient un bon niveau
36:12de langue
36:13et du sens critique
36:13et si on veut
36:15que tous les jeunes
36:16plus tard
36:16qui vont utiliser l'IA
36:17soient maîtres
36:19de la machine
36:20et non esclaves
36:21ce qu'il leur faut
36:21c'est du discernement
36:22et pour cela
36:23il leur faut une langue
36:24et une logique
36:25correctes
36:26voilà
36:26on va poursuivre la discussion
36:27avec vous
36:28Marie-Caroline Missir
36:30vous nous avez rejoint
36:32vous êtes secrétaire général
36:33d'un think tank
36:34qui s'appelle
36:35Vers le Haut
36:36et vous avez eu
36:37la primeur
36:38des informations
36:41de l'OCDE
36:42de ce classement PISA
36:43bonjour madame
36:45bonjour
36:45soyez la bienvenue
36:46sur Sud Radio
36:47est-ce que vous pouvez nous dire
36:48quels sont les enseignements
36:49que vous en tirez ?
36:51alors écoutez
36:53premier enseignement
36:54et il est préoccupant
36:57on est face à un déclin
36:59qui n'est pas brutal
37:00on n'est pas dans une situation
37:01de décrochage
37:02sur cette édition
37:03liée au Covid
37:04ou à telle ou telle réforme
37:06on est dans un déclin
37:07continu
37:08et ça
37:09ça va générer
37:11une prise de conscience
37:12dans l'opinion
37:13dans le débat public
37:15auprès des candidats
37:17à la présidentielle
37:19on l'espère
37:19déclin continu
37:20parce que
37:21depuis que le test
37:22a été créé
37:23en 2000
37:24on n'a jamais eu
37:25des niveaux
37:26aussi bas
37:27vous les avez
37:28certainement
37:30rappelés à l'antenne
37:31mais je vous donne
37:32quand même
37:32quelques points de repère
37:34moi il y a un chiffre
37:35qui m'interpelle
37:36plus particulièrement
37:37vous savez on dit beaucoup
37:38la France
37:39c'est un pays très inégalitaire
37:40mais au fond
37:41on continue à produire
37:42des élites
37:43notamment en mathématiques
37:44des médailles
37:45pour cent
37:46des élèves français
37:46atteignent le niveau
37:47d'excellence en mathématiques
37:49contre 20 à 50%
37:51dans les pays asiatiques
37:53comme la Chine
37:54la Corée
37:54ou Singapour
37:55qui trustent
37:56le haut du classement
37:57et contre 8%
37:59pour la moyenne
38:00des pays de l'OCDE
38:01donc on voit bien
38:02que même
38:02sur ces espoirs
38:04auxquels se raccrocher
38:06on décroche
38:07et puis
38:08pour vous faire
38:09une idée globale
38:10des résultats
38:11et bien
38:12effectivement
38:12depuis 2015
38:14donc depuis 10 ans
38:16puisque ces tests
38:17ont été faits
38:17en 2025
38:18la part d'élèves
38:20sous le niveau 2
38:20c'est à dire
38:21les élèves vraiment
38:22en difficulté
38:22a augmenté
38:23de 12 points en mathématiques
38:25de 11 points en lecture
38:26de 4 fois en science
38:27donc voilà
38:28un déclin continu
38:29et le deuxième enseignement
38:30et c'est pour ça
38:31que je trouve que Dominique
38:33a vraiment
38:33une parole
38:34très importante
38:35ce matin
38:36je voulais la remercier
38:37pour son témoignage
38:38et pour le témoignage
38:39du professeur
38:40qu'on a entendu
38:41je suis tellement d'accord
38:42avec eux
38:42c'est qu'il y a des pistes
38:44en fait
38:44pour sortir
38:46de ce déclin
38:47et on va beaucoup entendre
38:49dans les prochaines heures
38:50c'est la faute des écrans
38:51c'est la faute de l'IA
38:53c'est la faute
38:53de telle ou telle réforme
38:54de la gauche
38:55de la droite
38:55et bien en fait
38:56que nous apprend PISA
38:58et je voulais quand même
38:58finir avec
38:59des raisons
39:00de se réjouir
39:01quand même
39:02c'est que dans notre pays
39:03le capital de motivation
39:05des enfants
39:06est le plus élevé
39:07des pays de l'OCDE
39:0881%
39:09des enfants chez nous
39:10pensent
39:11qu'en travaillant
39:12on peut s'améliorer
39:14c'est ce qu'on appelle
39:15la motivation
39:16contre 69%
39:18moyenne dans l'OCDE
39:19il faut partir de là
39:20il faut partir de là
39:21et c'est lié à deux choses
39:22que nous a dit Dominique
39:23le soutien des parents
39:25des grands-parents
39:26et le soutien des enseignants
39:28et ça c'est deux indicateurs
39:29sur lesquels on décroche
39:30merci infiniment
39:31Marie-Caroline Missire
39:33donc déléguée générale
39:34du think tank
39:35vers le haut
39:35de nous avoir éclairé
39:37parce que vous
39:37vous avez lu
39:39ce classement
39:40et le contenu
39:41de ce classement
39:41bonjour Stéphanie
39:43de Mourou
39:43qui est avec nous
39:44bonjour Jacques
39:45et j'imagine
39:46et j'imagine que
39:46évidemment
39:47ça va faire partie
39:48de votre
39:48et bien forcément
39:49on va y revenir
39:50sur ce classement
39:51émission
39:51puis ça
39:52j'avoue que j'écoutais
39:53votre invité
39:53on a du mal à comprendre
39:55pourquoi ça va pas
39:56et on était avec Dominique
39:57qui nous appelait
39:58de l'île Jourdain
39:58et qui nous disait
39:59je fais lire ma fille
40:01je passe des moments
40:02à lire avec ma fille
40:03et ma fille
40:04petit à petit
40:05me dit
40:06laisse
40:06c'est moi qui vais
40:07prendre la suite
40:09c'est très intéressant
40:10les enseignements
40:11vous allez nous les expliquer
40:12oui alors moi
40:13je vais pas les expliquer
40:14les enseignements
40:15mais on va essayer
40:16de comprendre
40:17en effet ce qui se passe
40:18et puis en débattre
40:19évidemment avec
40:20mes débatteurs
40:21ce sera à partir
40:22de 10h30
40:22et vous le savez
40:23vous pouvez tous réagir
40:240800 26 300 300
40:26votre avis m'intéresse
40:28on a envie de savoir
40:29ce que vous
40:29vous en pensez
40:30pourquoi on est aussi
40:32mauvais élèves en France
40:33et dans tout l'OCDE
40:35d'ailleurs
40:35c'est vrai qu'on se fait
40:37un petit peu griller
40:38si j'ose dire
40:39familièrement
40:39par l'Asie
40:41notamment
40:42est-ce qu'ils travaillent plus
40:43est-ce qu'ils ont
40:44une autre méthode
40:45on va voir ça
40:46et puis avec
40:47Gilles Gansman
40:48à 10h
40:48on va parler
40:49de la pénurie de logements
40:50ça aussi
40:50c'est un des grands
40:51problèmes français
40:52notamment
40:52cette rentrée
40:54scolaire
40:54et je dirais
40:55universitaire
40:55il y a pas mal
40:57d'étudiants
40:57qui ne trouvent pas
40:58de logement
40:58parce que les studios
40:59on n'en trouve plus
41:00on essaiera de comprendre
41:01pourquoi
41:01merci Stéphanie
41:02c'est à suivre
41:0310h midi
41:04je vous souhaite
41:04une excellente journée
41:05merci à John et Manu
41:07aux manettes
41:07aujourd'hui
41:08et bien sûr
41:09à Juliette et Joseph
41:10à la préparation
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