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  • il y a 15 minutes
Avec Françoise Degois et Eric Revel

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##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-06-02##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Jacques Cardoz.
00:04C'est le grand débrief, c'est le grand débrief, juste après cette interview de Laurent Panifousse,
00:08ministre délégué en charge des relations avec le Parlement.
00:11On est avec Françoise Desgois et Elisabeth Lévy, qui sont à nouveau dans ce studio.
00:16On a abordé tous les thèmes qui sont au menu de ce Parlement jusqu'en février.
00:25Voilà, il faut tout faire voter avant le mois de février.
00:27Je ne sais pas si ce sera possible, urgence agricole, riposte, justice criminelle.
00:31On va en parler, mais...
00:32On a oublié la Corse, pardon, Jacques Cardoz.
00:34Non, mais vous avez raison, il en a parlé Jean-François.
00:36Oui, parce que la Corse, évidemment, on n'en parle pas,
00:39mais c'est vraiment le truc qui va faire péter le Parlement, je vous le dis tout de suite.
00:43Donc dans ce cas-là, ils le font voter au mois de février, alors comme ça c'est sans risque.
00:45Je n'en sais rien, mais en tout cas, attendez-vous à savoir...
00:48Pourquoi ? Parce qu'il est détonnant ce...
00:50Il est détonnant, il y a un statut privilégié, on ne sait pas encore ce qu'il y a dans
00:55le texte.
00:55Non, mais même déjà pour les lois consensuelles, on a du mal à trouver une majorité.
01:00Alors là, vous allez voir, on va s'en parler.
01:02Et encore, on n'a pas abordé la question du budget.
01:04Je vous poserai la question tout à l'heure de savoir si on va revivre le même psychodrame que l
01:08'année dernière.
01:09Mais d'abord, on a un auditeur en ligne parce que tout au long de la matinée, c'était le
01:13fil rouge.
01:13Et ça va être le fil rouge de l'été.
01:15Malheureusement, on craint à nouveau des débordements pendant la Coupe du Monde.
01:18Il y a les matchs de l'équipe de France, ceux de l'équipe du Maroc, ceux de l'équipe
01:21d'Algérie.
01:22Pardon de dire que tout cela peut être des prétextes aussi à des débordements.
01:25Bonjour Éric.
01:27Bonjour.
01:28Soyez bienvenu sur l'antenne de Sud Radio.
01:30Vous êtes avec François de Goua et Elisabeth Lévy.
01:32Bonjour.
01:32Et vous vivez à Metz.
01:34Vous craignez ces débordements, vous aussi.
01:37Bien sûr que j'ai craint.
01:38Mais à mon avis, c'est indéluctable.
01:41Je veux dire déjà, la fête de la musique, vous verrez, ça va être catastrophique.
01:44N'importe quel prétexte maintenant est bon.
01:45Et on se rend compte que finalement, ce qui était propre à Paris évolue sur toute la France.
01:53Puisque plusieurs villes ont été impactées par ces débordements.
01:5670 villes, vous vous rendez compte.
01:58Et le problème, c'est qu'on ne peut absolument rien faire.
02:01On ne peut rien faire.
02:02Nunez, à beau faire de l'auto-congratulation, ça ne change rien.
02:06Quelques petites pêtes de prison par-ci par-là.
02:08Mais enfin, en attendant, tout a été cassé.
02:09Tout a été brûlé.
02:10Tout a été vandalisé.
02:11Je me mets à l'aide des commerçants.
02:13C'est catastrophique.
02:15Imaginez, pendant la Coupe du Monde, en plein mois de juin,
02:17c'est là où les touristes, logiquement, viennent en France.
02:20Il n'y aura personne sur les Champs-Élysées.
02:21C'est catastrophique.
02:23Eric, vous êtes commerçant vous-même ?
02:26Non, non, non, je ne suis pas commerçant.
02:28D'accord, parce qu'il y a beaucoup de commerçants qui, évidemment, sont très inquiets.
02:32Oui, je le suis pour eux.
02:33Je le suis pour eux parce qu'ils ne vont pas pouvoir travailler.
02:36Ils vont devoir protéger leurs vitrines pendant toute la durée des matchs.
02:40Vous vous rendez compte ?
02:41C'est incroyable.
02:42Moi, ça me rend dingue parce que rien n'est fait pour éviter ça.
02:46Rien n'est fait.
02:46Non, ça, c'est pas...
02:47Pardon, mais...
02:48Alors, pardon.
02:49Je ne pense pas que rien ne soit fait pour éviter ça.
02:53Maintenir l'ordre, quand il n'y a pas d'ordre à maintenir,
02:55quand l'ordre qu'il faudrait maintenir n'existe pas,
02:58c'est-à-dire au milieu d'une foule dans laquelle sont mélangés des gens violents et des gens pacifiques,
03:05et par ailleurs, dans une ville comme Paris, qui n'est pas très grande en superficie,
03:09mais malgré tout, vous ne pouvez pas mettre un policier par mètre carré,
03:13ça n'est pas, à mon avis, un problème de technique de maintien de l'ordre.
03:18Et il est clair que la justice devrait être plus sévère parce que ça aurait une chance d'être un
03:24peu plus dissuasif.
03:25On va voir, là, justement, les perles commencent à tomber, on va voir ce que ça va donner.
03:29Non, mais la question qu'on doit se poser, c'est pourquoi Paris n'est pas Londres ?
03:34C'est-à-dire pourquoi, alors qu'Arsenal, alors certes, a perdu la finale avec le PSG,
03:39mais a gagné...
03:39Non, mais par le passé, il y a eu d'autres...
03:40Pardon, je finis.
03:42Je parle sur le contrôle de Françoise à gagner le championnat d'Angleterre.
03:46Bravo, la championnale, vous êtes forte.
03:48Pourquoi ces scènes ne se répètent pas ?
03:49Qu'est-ce qu'elles nous disent ?
03:50Elles sont prédictibles, elles sont prévues.
03:54Tout le monde sait que ça va arriver, on dirait que c'est des catastrophes naturelles.
03:57La tornade va arriver.
03:58C'était une crainte au sein du gouvernement.
04:00Et les syndicats le savent.
04:01Non, mais qu'est-ce qu'elles disent en termes de sécession ?
04:04Qu'est-ce qu'elles disent ?
04:05C'est ça qui m'intéresse.
04:07Je ne suis pas tout à fait d'accord.
04:08J'aurais presque pu signer votre édito, mais je ne suis pas tout à fait d'accord.
04:13D'abord, Eric, vous avez raison de parler, si vous voulez, d'une forme de contagion.
04:17Moi, par exemple, je ne comprends pas pourquoi, à Bordeaux, on tire des tirs de mortier sur la synagogue.
04:22Quel rapport est-ce que ça peut avoir avec, comment dirais-je, la victoire du Paris Saint-Germain ?
04:27Donc, il y a une minorité.
04:29Je trouve, et ça c'est mon camp politique, si vous voulez, mais moi je suis une chemin mentaux royaliste.
04:34Je suis pour l'ordre juge.
04:35Je trouve que la gauche est un peu en dessous de tout dans ses déclarations.
04:39Donner le sentiment qu'on donne crédit à ses casseurs, c'est une faute politique grave.
04:44Il faut punir sévèrement, mais là où je...
04:47Et que c'est la faute de la police.
04:49Non, non.
04:49Le Colémence Guiété dit que c'est la faute de la police.
04:51Mais c'est une stratégie politique, on la connaît très bien de LFI.
04:55On a compris, mettons LFI à part du débat, parce que de toute façon ça sera tout.
04:58Mettons de côté ça et essayons de répondre à ses questions.
05:01Je veux avancer là-dessus.
05:02Il ne peut pas y avoir, si vous voulez, de punition et de sanction sans qu'il n'y ait
05:06derrière la caractéristique de l'éducation.
05:11Je pense que véritablement, le cœur du problème, c'est éducation et sanction.
05:15Il faut des peines exemplaires.
05:17Et là où je suis d'accord avec vous, Elisabeth, moi il aurait fallu des mandats de dépôt hier, par
05:21exemple, à la barre.
05:22C'est-à-dire, écoutez, vous avez déconné, et bien vous partez...
05:26Il n'y a pas eu de prison ferme, en réalité.
05:35Il y en a eu, mais aménagé avec des...
05:38Donc des peines de prison, on ne va pas en prison.
05:40C'est le premier point.
05:41Et puis le deuxième point, il faut réguler absolument.
05:43Il y a quelque chose à réguler dans cette société.
05:45Il y a quelque chose à réguler sur le plan d'éducation.
05:47Tous les éducateurs, même les gens qui ont des sensibilités de droite,
05:50je vois avec Bruno Pommard qui fait un travail énorme dans les quartiers.
05:54Il y a ce sujet-là, d'abandon total des éducateurs de rue,
05:59d'abandon total de moyens qui sont complètement éradiqués,
06:03et de moyens également pour l'éducation nationale.
06:05On ne peut pas tout faire reposer sur les parents, c'est trop facile.
06:08Il y a aussi une responsabilité, si vous voulez, de la structure.
06:11Oui, c'est l'histoire d'une fracture.
06:12Si je peux répondre à François Zameau...
06:14Vous allez répondre, c'est l'histoire d'une fracture.
06:15D'abord, je vous félicite, mais je le sais, vous n'êtes pas effectivement de la gauche du déni et
06:19de la cécité.
06:21Mais encore un petit effort.
06:22Parce qu'il y a quand même une dimension qui est relevée par tout le monde,
06:27y compris par quelqu'un d'aussi peu suspect que Gérôme Fourquet,
06:31qui est relevée par nombre d'électeurs de gauche,
06:34qu'il y a une dimension culturelle, de sécession culturelle dans cette case.
06:41Pourquoi ?
06:41Attention, je ne dis pas que c'est des gens qui ont théorisé.
06:44Je dis que quand vous vous sentez partie prenante d'une collectivité,
06:48vous êtes moins enclin à taper sur la police,
06:52à taper sur les vitrines.
06:55Il y a une dimension, il y a tout ce que vous avez dit, l'éducation, tout ce que vous
06:58voulez.
06:59Mais il est bien clair qu'une partie,
07:01j'ai bien insisté, je fais attention à ce que je dis,
07:04une partie des enfants et petits-enfants de l'immigration
07:08se sent moins partie prenante de la nation française que ses grands-parents.
07:12Moi, je ne veux pas aller d'attente.
07:15Et vous disiez dans votre chronique ce matin,
07:16ça m'a frappé Elisabeth Lévy,
07:18vous disiez, dans certains quartiers,
07:20il y a plus de respect et d'autorité à l'égard de l'imam,
07:26qu'à l'égard de l'éducation.
07:27C'est ce que vous racontez.
07:28C'est finir les libres de Kieppel pour s'en rendre compte.
07:31Écoutez, moi, je n'irai pas dans ce chemin-là,
07:36parce que ce chemin-là, c'est qu'un chemin aux doigts mouillés.
07:38Je ne fais pas de différence entre...
07:41Alors, je pose la question différemment, François,
07:43si vous êtes d'accord avec...
07:44Mais allez-y, vous ne pouvez pas dire ce que je n'ai pas envie de dire
07:45et ce que je ne crois pas en plus.
07:46Mais ce débat me rappelle quand même incroyablement
07:49la phrase de Gérard Collomb,
07:51qui dit lorsqu'il quitte le ministre de l'Intérieur,
07:53« Demain, je crains que nous vivions face à face. »
07:56Écoutez, face à face,
07:57je rappelle sur la masse...
07:59À la lumière de ce qui s'est passé ce week-end,
08:01c'est quand même un grand craint.
08:02Excusez-moi, je rappelle sur la masse des gens
08:04qui ont fait la fête après la superbe victoire du PSG,
08:07honnêtement, ok,
08:08ça représente quoi, ces gens-là ?
08:10Les gens qui cassent,
08:11qui ont effectivement...
08:12qui ne se sentent plus attachés par une règle commune.
08:15Là, je suis d'accord avec vous, Elisabeth.
08:17Pour quelles raisons ?
08:18C'est là que nous ne sommes pas d'accord, toutes les deux.
08:20Eh bien, c'est quand même une minorité.
08:22Je ne suis pas en train de minimiser.
08:24Je pense qu'il faut de l'exemplarité.
08:26Je peux vous poser la question autrement ?
08:27Attendez, pardon, Jacques.
08:28Moi, je suis d'accord pour plus de sévérité
08:30et je suis d'accord pour plus de flics.
08:33Je termine, Elisabeth.
08:33Les Jeux Olympiques à Paris,
08:35ça a duré un mois et demi
08:36entre les JO et Paralympiques.
08:38Excusez-moi de vous dire,
08:39il n'y a pas eu un seul...
08:41Il n'y a rien eu.
08:42Il n'y a rien eu, donc ça veut dire qu'on peut le faire.
08:44François, j'ai une question à vous poser très rapidement.
08:46Oui, vous posez votre question.
08:48Et comme ça, vous me répondrez après la pause, c'est ça ?
08:50Exactement.
08:50Est-ce que vraiment, vous pensez
08:52qu'il n'y a aucun problème aujourd'hui d'assimilation ?
08:55Vous ne voyez pas qu'il y a une partie
08:57des enfants de l'immigration,
08:59que ce soit par la violence
09:00ou par une autre forme de sécession ?
09:03Même votre président Macron,
09:05notre président Macron,
09:07même notre président Macron l'avait reconnu,
09:10il y a une forme,
09:11si vous ne voyez pas,
09:12qu'il y a un problème,
09:13si vous voulez,
09:14d'intégration des Français issus de l'immigration...
09:17C'est exactement ce que je dis.
09:19Non, non, mais d'intégration qui n'est pas
09:20parce que les pauvres,
09:22on ne fait rien pour eux.
09:23Moi, je pense que si,
09:24mais moi, je pense que si.
09:25Qu'il y ait parce qu'une partie,
09:28culturellement,
09:29s'est éloignée,
09:30vit dans une autre culture.
09:32Elisabeth Badinter a parlé
09:33d'un deuxième peuple.
09:35Ne mangez pas comme ça le temps
09:36parce qu'après, je ne peux pas répondre.
09:38Si, si, bien sûr qu'on attend
09:40votre réponse dans un instant.
09:42Non, non, je s'en fous de ma réponse.
09:46Le Grand Matin Sud Radio,
09:497h10h, Jacques Cardoz.
09:50Et c'est le grand débrief
09:51très animé avec Françoise Dogois
09:53et Elisabeth Lévy.
09:55Elisabeth, vous posiez une question
09:56à Françoise à l'instant
09:57de l'intégration,
09:58de l'assimilation,
09:59de cette assimilation en France
10:02qui ne se fait pas
10:03à travers ce qu'on a pu vivre ce week-end.
10:06C'est quand même le très évocateur.
10:07Non, mais Jacques, c'est sûr,
10:08mais Elisabeth, je réponds,
10:09je suis d'accord avec ce que dit Elisabeth.
10:12Elle ne se fait pas,
10:13mais la réalité n'est pas un problème culturel.
10:15C'est véritablement, pour moi,
10:17un problème éducationnel.
10:18Je le redis,
10:19nous avons abandonné totalement
10:23les quartiers dans leurs difficultés.
10:25Nous avons viré les éducateurs de rue.
10:28Nous avons viré une forme de police de proximité,
10:30non pas parce que les policiers ne veulent pas,
10:31mais c'est qu'ils ne peuvent pas.
10:32Mais on a aussi fait le constat
10:34il y a quelques années
10:34que cette politique ne fonctionnait pas.
10:35Mais ce n'est pas vrai,
10:36c'est Nicolas Sarkozy
10:37qui avait décidé
10:38qu'il ne fallait pas faire jouer
10:39pendant la campagne.
10:41Je connais ça par cœur.
10:41On connaît les trucs de Nicolas Sarkozy
10:44qui a totalement échoué
10:45sur le plan sécuritaire,
10:46en plus de ça,
10:47en supprimant un nombre
10:48de 50 000 policiers.
10:49Donc, la leçon...
10:50Il les a redéployées.
10:51Il les a redéployées sur deux...
10:53Écoutez...
10:53Non mais Jacques,
10:53on ne la convaincrait pas,
10:55donc je pense qu'on doit rester...
10:56Vous ne le convaincrez pas.
10:56On va être au mieux de rester
10:57sur un désagrément.
10:58Oui, on va sur un désagrément.
10:59Nous ne pouvons pas mettre punition
11:01sans mettre éducation et les moyens.
11:03Je le redis.
11:04Et je le redis.
11:05Et tant qu'on continuera à penser
11:07que c'est culturel, etc.,
11:09je pense qu'on ne s'en sortira pas.
11:10Bon, tout à l'heure,
11:12Laurent Panifou, c'était...
11:12Vous voyez, je ne réponds pas.
11:15Non, non, je sais bien.
11:15Qu'est-ce que vous êtes sages ?
11:16Vous avez dit l'une et l'autre
11:18ce que vous en pensiez.
11:19On ne vous mettra pas d'accord.
11:19Et c'est normal.
11:20Tout à l'heure,
11:21Laurent Panifou,
11:22ce ministre délégué
11:22en charge des relations
11:23avec le Parlement,
11:24évoquait toutes les lois
11:26qui vont devoir être votées
11:28avant février,
11:29nous disait-il,
11:30parce qu'après,
11:30ce n'est pas possible
11:31pour des raisons techniques.
11:32Alors, loi d'urgence agricole,
11:33ça devrait aller.
11:34Loi riposte du ministre
11:36de l'Intérieur également,
11:37loi justice criminelle.
11:38Mais il y a celle
11:39dont on ne parle pas beaucoup.
11:40Un mot, Françoise,
11:41notamment,
11:41puisque vous en parliez à l'instant,
11:42la Corse, vous dites,
11:44c'est le sujet explosif
11:45sans mauvais jeu de mots.
11:46Vous allez voir,
11:47d'abord,
11:47ça va fracturer la gauche,
11:49ça va fracturer la droite.
11:50La Corse,
11:51c'est toujours,
11:52si vous voulez,
11:53la grenade dégoupillée.
11:55Souvenez-vous,
11:55Lionel Jospin,
11:56les accords de Matignon.
11:58Jean-Pierre Chevènement
11:59prend ce prétexte
12:00pour sortir du gouvernement
12:01et tout ça entraîne
12:02en cascade 2002
12:03et le désastre.
12:04La Corse,
12:04c'est un sujet,
12:05si vous voulez,
12:06c'est un sujet sur
12:07est-ce que la République
12:09est une et indivisible,
12:10point,
12:11ou bien est-ce que
12:12la République
12:13peut se découper en morceaux
12:14avec des statuts particuliers
12:15à des régions ?
12:16Parce que si ça passe
12:17pour la Corse,
12:17les Alsaciens vont demander,
12:19les Basques aussi,
12:19et pourquoi pas,
12:20ils auront le droit.
12:21Donc ça,
12:22c'est le sujet.
12:22Et évidemment,
12:23c'est l'éléphant
12:24au milieu du magasin.
12:24Qu'est-ce qu'il y a
12:25dans cette loi
12:26ou dans ce projet de loi ?
12:27Rien !
12:28Mais est-ce que la Corse,
12:29par exemple,
12:29ce que demande,
12:30c'est le combat
12:34Noni va obtenir
12:35ce qu'il veut
12:36au bout de 40 ans ?
12:36Indépendance totale
12:37ou quasi totale ?
12:37Pas l'indépendance,
12:38mais la possibilité,
12:39pourquoi pas,
12:40de voter des lois,
12:41d'édicter des lois.
12:42Ils le font déjà,
12:43ils ont déjà la possibilité,
12:44ils ont déjà une forme
12:45d'autonomie quand même.
12:46Mais quel type de loi ?
12:46Est-ce qu'on va jusqu'au bout
12:47de l'Italie
12:48où les régions sont
12:49quasiment autonomes,
12:50peuvent même lever
12:51des impôts, etc.
12:52Est-ce que c'est ça ?
12:53Vous allez voir la Corse,
12:55je ne comprends pas,
12:56et je vous le dis tout de suite,
12:57l'aveuglement
12:58d'Emmanuel Macron
13:00et de Sébastien Lecornu
13:02et de ce gouvernement
13:03pour inscrire
13:05à ce moment précis
13:06de l'histoire,
13:07de notre histoire politique,
13:09un tel texte
13:10et essayer de le passer
13:11en force
13:12avant la fin du quinquennat.
13:14Pour moi,
13:14je vous le dis,
13:15c'est une folie politique.
13:16Qu'est-ce que vous feriez ?
13:17Vous le reporteriez ?
13:18Je le reporterai
13:20de la même manière que...
13:21Pourquoi ?
13:22Parce que c'est le genre
13:22de débat qui doit se faire
13:24de façon...
13:24Il faut du temps
13:25et on ne peut pas
13:27dans le climat actuel,
13:28vous savez très bien
13:29en plus de ça,
13:29que ce texte-là,
13:30il est fait aussi.
13:31Marine Le Pen
13:32qui,
13:33au moment des premiers accords
13:35de Matignon
13:35avec Néonard Jospin,
13:36le RN ne pesait pas
13:37au point où il pesait.
13:38Marine Le Pen
13:39est devenue une personnalité,
13:41le RN,
13:41une force politique
13:42essentielle maintenant
13:43en Corse.
13:44Donc vous allez voir
13:45que toutes les postures
13:47qui vont être prises
13:47sur ce texte
13:48seront des postures
13:50présidentielles.
13:51Ce ne seront pas
13:52des postures
13:52sur la Corse.
13:55C'est le risque
13:56de toute façon
13:57de toute la saison
13:57qu'on va vivre
13:58la saison prochaine.
13:59C'est sur la Corse
14:00parce que nous touchons
14:01à l'État-nation,
14:03nous touchons
14:03à la République
14:04une et indivisible
14:05et nous touchons
14:05en plus de ça
14:06au combat
14:07entre les forces politiques
14:08de 2027.
14:09C'est de l'irresponsabilité
14:11de la part
14:11d'Emmanuel Macron
14:12et de la part
14:13de Sébastien Lecornu.
14:14Allez, mesdames,
14:14j'ai envie de vous faire
14:16écouter...
14:16Merci, Françoise,
14:17de toutes ces informations.
14:18Non, non, mais...
14:19J'ai envie de vous entendre
14:21sur un tout autre sujet.
14:23On a bien compris.
14:24J'ai envie de vous entendre
14:25sur un tout autre sujet,
14:26un sujet éducation
14:27dont on a parlé
14:29avec vous,
14:30Benjamin Gless,
14:31tout au long
14:31de la matinée.
14:32C'est assez...
14:34Ça paraît anecdotique,
14:36mais pourtant...
14:37Et pourtant,
14:38ça fait énormément débat.
14:39Dans les bouches du Rhône,
14:40des collégiens
14:40sont désormais
14:41privés de papier toilette.
14:43Et c'est l'approviseur
14:44qui le décide.
14:46Oui, exactement.
14:47Alors, c'est pas une question
14:48de pénurie.
14:48Pour le coup,
14:49on n'en manque pas.
14:50C'est effectivement
14:50une punition
14:51qu'a décidé de leur infliger
14:53à ces collégiens
14:53la principale
14:54de cet établissement
14:55situé à Gardanne.
14:56L'information fait le tour
14:57des réseaux sociaux
14:57depuis 24 heures.
14:59Notamment,
15:00tenez dans ce média aussi,
15:01en l'occurrence France 2.
15:02C'est dans le 13h hier.
15:04Depuis deux semaines
15:04dans ce collège,
15:05le papier toilette
15:06a complètement disparu
15:07des sanitaires des garçons.
15:09Alors,
15:09ces collégiens n'y vont plus.
15:11Ça nous dérange énormément
15:12pour les garçons.
15:13C'est dur un peu.
15:14On n'y va même plus aux toilettes.
15:15On se retient.
15:17Et oui,
15:17faute de papier toilette,
15:18certains élèves se retiennent.
15:19D'autres viennent carrément
15:20au collège
15:20avec des mouchoirs
15:21ou leur propre rouleau.
15:22Mais alors,
15:23pourquoi une décision
15:23aussi radicale ?
15:24Eh bien,
15:24à cause des dégradations répétées,
15:26constatées dans les sanitaires
15:27des garçons,
15:28le plafond,
15:29le sol,
15:29les portes sont souillées
15:30par des jets de papier toilette mouillés.
15:32Le 18 mai dernier,
15:33la chef d'établissement
15:34a donc justifié sa sanction
15:35dans un courrier
15:36envoyé aux parents.
15:37Je vous informe,
15:38écrit-elle qu'il n'y aura plus
15:39de papier toilette
15:40dans les WC des garçons
15:40jusqu'à nouvel ordre.
15:41Au-delà de la dégradation,
15:43il s'agit d'un manque
15:44de respect total
15:45vis-à-vis des personnels
15:46chargés de l'entretien
15:47de l'établissement,
15:48dit-elle.
15:48Beaucoup de parents
15:49ont été choqués
15:49par cette punition collective.
15:51C'est le cas de Frédéric.
15:52Il a un enfant scolarisé
15:53en classe de 3e dans ce collège.
15:55Il témoignait
15:55dans ce reportage de France 2.
15:56Ce que je reproche,
15:58c'est le côté collectif
15:59qui est une punition
16:00qu'on essaie de trouver
16:01qui a fait ça.
16:03Je le comprends entièrement
16:04et ce n'est pas acceptable
16:05du tout ce qui s'est passé.
16:06Je ne suis pas en train
16:07de sauver les enfants
16:09qui ont fait ça.
16:11Par contre,
16:12la punition est exagérée derrière.
16:14Jusqu'à présent,
16:15la principale du collège
16:15refuse de répondre
16:16aux sollicitations des médias.
16:18La sanction sera abordée
16:19lors du prochain conseil
16:20d'administration du collège.
16:21Ça sera houleux,
16:22j'imagine,
16:22comme débat en tout cas.
16:24La FCPE a prévu
16:25de constater cette punition
16:26collective jugée radicale.
16:27La Fédération des parents
16:28d'élèves de l'établissement
16:29reconnaît qu'il y a bien
16:30un problème
16:31avec les sanitaires des garçons.
16:33Qu'est-ce que ça vous évoque ?
16:36C'est la grande difficulté
16:39de certains établissements
16:40à trouver la bonne réponse
16:41en matière de sanctions.
16:43C'est un collège ?
16:44Vous êtes principale de collège
16:46et évidemment
16:47que la punition collective
16:49peut arriver
16:50pour ce genre de choses
16:51où vous ne détenez pas
16:52le coupable.
16:53Alors la punition,
16:54au début,
16:54j'étais très choquée
16:55parce que la punition
16:56est quand même
16:58hygiéniquement contestable.
16:59On est d'accord.
16:59Maintenant, effectivement,
17:00les gamins peuvent arriver
17:02avec leurs paquets
17:03de mouchoirs en poche,
17:04je pense que comme on l'a tous fait...
17:05Non, mais là, surtout,
17:05on imagine qu'ils ont dû
17:07se servir des papiers toilettes
17:08pour s'abuser...
17:09Dans les établissements
17:11où c'était tout simplement
17:12défaillant
17:13parce qu'il n'y en avait pas,
17:15si vous voulez.
17:16Et finalement,
17:17je serais quand même
17:18assez tentée,
17:20juste...
17:20Puisque Françoise nous a dit
17:22que tout commençait
17:22par l'éducation.
17:24De ne pas saloper,
17:25pardon,
17:26les toilettes,
17:27ça devrait être aussi...
17:28Ça devrait en faire partie.
17:29Alors, soit vous mettez
17:30des caméras de surveillance
17:31partout
17:32pour savoir qui dégrade
17:34les toilettes,
17:34ça, c'est quand même
17:35pas souhaitable.
17:35Vous seriez le principal,
17:36vous ne le feriez pas,
17:37quand même.
17:37Moi, je mettrais des caméras...
17:39Moi, je ferais...
17:42Je mettrais une caméra
17:43en indiquant
17:43ce lieu est filmé.
17:45Attention, bien sûr,
17:46vous ne mettez pas
17:46des caméras sauvages.
17:47On a bien compris.
17:48À l'entrée, par exemple,
17:49des toilettes,
17:49pas forcément dans les toilettes.
17:50À l'entrée des toilettes,
17:51dans les lieux sentibles,
17:52j'ai été collégienne.
17:55Oui, j'ai été collégienne.
17:56J'ai un père
17:56qui était proviseur
17:57et je peux vous dire
17:58que j'en ai fait des conneries.
17:59Il y a des lieux sensibles,
18:01ça s'appelle les toilettes.
18:02Il y a le lieu
18:03des laboratoires aussi
18:04où vous ne pouvez pas
18:05parfaitement vous amuser
18:06avec quand vous faites
18:07science et vie, etc.
18:09et chimie, etc.
18:10On a fait des conneries.
18:11On en a fait des conneries
18:12et je pense que...
18:13Moi, je suis vraiment...
18:14Vous ne comprenez pas
18:15que la gauche
18:16n'est pas laxiste
18:17et je vous le dis
18:18et moi, je suis vraiment...
18:19Si le reste de la gauche,
18:20oui, mais bon...
18:20Je suis une vraie femme de gauche.
18:21Si je pense à chevènement,
18:22je suis d'accord avec vous.
18:23Mais je vous le dis absolument.
18:25Mais qui est chevènement
18:25aujourd'hui à gauche ?
18:26Eh bien, moi.
18:29Alors, vous avez ici, d'ailleurs...
18:30Et quelques millions,
18:31et quelques millions,
18:32je vous assure.
18:33Elle, c'est la gauche sécuritaire
18:35et moi, je suis la droite 68
18:37parce que j'aime la liberté.
18:38C'est pas mal.
18:39On termine avec un joli sourire.
18:40Allez-y, Françoise, pour conclure.
18:42Non, non, mais vraiment,
18:42l'histoire de toucher...
18:43Vous vous rendez compte, en plus,
18:44on touche au papier laissé,
18:45ce n'est pas que ça.
18:45On touche donc à l'intimité.
18:47On touche au corps aussi,
18:48d'une certaine manière.
18:49Oui, bon, il ne faut quand même
18:50prendre un paquet de mouchons
18:51en papier dans sa poche.
18:52C'est pas non plus...
18:53Non, mais punibêtement,
18:54je pense vraiment que...
18:55Ah, bah, évidemment,
18:56c'est le tout,
18:56c'est comme ça.
18:57Mais on retient que la sanction,
18:59pour vous,
18:59elle fait évidemment partie...
19:00Enfin, c'est logique.
19:02C'est de l'éducation,
19:03vous l'avez dit,
19:04vous l'avez redit,
19:05et elle aurait pu s'imposer.
19:06C'est pas comme ça qu'on éduque,
19:06en fait.
19:07Mais c'est pas comme ça qu'on éduque.
19:07C'est peut-être pas la bonne...
19:08En fait, les enfants,
19:10ça ne s'élève pas
19:10comme des animaux.
19:11C'est ça, la vérité.
19:12Oh, un peu de dressage.
19:14Le dressage,
19:14ça ne s'élève pas
19:15comme des animaux.
19:16Oh, un peu de dressage.
19:17Ah, ben, regardez,
19:17on a fabriqué, nous,
19:18des générations,
19:19on a été élevés
19:19comme si on avait été dressés.
19:21c'est qu'elle cherche une sévérité
19:23qu'elle ne trouve pas,
19:24en réalité.
19:24Voilà, c'est pas la bonne pioche.
19:26Allez, on est pris par le temps.
19:28Dans un instant,
19:29c'est les infos,
19:30bien entendu, de 9h.
19:31Et puis, tout à l'heure,
19:32Jean-François Aquili revient
19:33avec la vérité en face.
19:35Il a choisi
19:36« Choose France »,
19:37est-ce de la poudre aux yeux
19:38de Macron
19:39ou une vraie relance ?
19:41Eh bien, on en parle
19:41avec lui tout à l'heure.
19:42A tout de suite.
19:43«François Aquili »
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