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  • il y a 5 minutes
Avec Ségolène Royal, ancienne Ministre et candidate à la primaire socialiste pour la présidentielle

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-09-08##

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News
Transcription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Jacques Cardoze.
00:07Il est 8h30 sur Sud Radio, l'heure du grand entretien politique.
00:11Aujourd'hui Jacques, vous recevez Ségolène Royal, ancienne ministre et candidate à la primaire socialiste pour la présidentielle.
00:17Bonjour Ségolène Royal.
00:18Bonjour.
00:18On va commencer par un thème qui vous est cher.
00:20Samedi, un groupe religieux hindou a demandé et obtenu d'invisibiliser des femmes lors d'une visite.
00:25Est-ce que la France a perdu de son identité et de sa liberté en acceptant ce genre de compromission
00:29?
00:31Écoutez, je vais être brève sur ce sujet-là parce qu'il y a une hiérarchie pour moi des priorités
00:35dans ce qui se passe en France aujourd'hui,
00:37au moment où les Français n'arrivent pas à boucler leur fin de mois à cause de l'explosion du
00:40prix de l'énergie et des carburants.
00:43Donc la chose est simple, la réponse est simple.
00:46C'est l'ordre juste qu'il faut appliquer.
00:48C'est-à-dire que si en effet un groupe de visiteurs vient et impose des règles qui ne sont
00:53pas conformes aux droits français,
00:55ils ne visitent pas la tour Eiffel, point.
00:57C'est tout.
00:58Donc voilà, les choses sont claires.
00:59L'ordre juste, c'est cette idée que vous défendez depuis maintenant une vingtaine d'années.
01:03En quoi elle aurait fait face à cette problématique-là ?
01:07Eh bien, ce que je viens de vous le dire, vous n'avez pas écouté, je viens de vous le
01:10dire.
01:11C'est-à-dire des gens qui se présentent au guichet de la tour Eiffel et qui disent
01:15on ne veut pas le personnel féminin lors de notre visite,
01:19on leur dit merci messieurs, mais vous ne rentrerez pas et vous ne visiterez pas la tour Eiffel.
01:24Mais actuellement, il y a un principe simple, c'est l'égalité.
01:30Je viens de vous répondre, monsieur.
01:32Je viens de vous répondre, n'en faisons pas des tonnes par rapport à ce que vivent aujourd'hui les
01:36Français qui sont bien plus inquiets sur d'autres sujets.
01:39Dans la même journée, on a appris la position de Mathilde de ne pas nous à propos de la Bayard.
01:44C'est juste l'actualité, en fait.
01:46Mais non, mais non, ce n'est pas l'actualité.
01:48Mais vous allez avoir tout le temps de vous exprimer sur les sujets qui...
01:50Ce n'est pas l'actualité, mais arrêtez de nous saouler avec ces sujets et le foulard.
01:58Mais arrêtez, franchement, vous êtes en train de dégrader la politique en faisant cela.
02:02Je vais vous répondre, mais faites attention.
02:04Vous avez vu ce qui se passe en Allemagne ?
02:06Vous êtes en train de dégrader la politique.
02:09Il faut écouter les gens pour savoir être le porteur des voix, des sans-voix.
02:15Vous savez, là, aujourd'hui, il y a des gens, tous les parents, des millions de parents, 12 millions d
02:19'élèves qui viennent de rentrer à l'école.
02:22Il y en a beaucoup qui sont sans enseigner en phase 2.
02:24Et il y a le classement PISA qui, une fois de plus, va faire reculer le classement de la France.
02:30Vous ne croyez pas que c'est un sujet, ça ?
02:32Bien sûr que si.
02:32Le prix de l'essence, vous ne croyez pas que c'est un sujet ?
02:34L'angoisse tous les jours des gens qui vont travailler et qui regardent ce qu'ils doivent payer alors qu
02:39'il y a des solutions,
02:40alors qu'on devrait baisser les taxes sur l'essence.
02:42C'est ça qui devrait faire un sujet.
02:44Demander au gouvernement de baisser les taxes sur l'essence.
02:46Ça, c'est un sujet.
02:48Précisément, Ségolène Royal, quelles sont vos propositions en matière de pouvoir d'achat ?
02:52C'est de baisser les taxes.
02:54Là, il y a un sujet majeur sur l'énergie.
02:58Ce sujet essentiel sur l'énergie, c'est celui qui explique aujourd'hui des dizaines et des dizaines de faillites
03:04d'artisans, de commerçants.
03:05Les centres-bourses sont en train d'être dévitalisés.
03:08Il y a un mouvement aujourd'hui des buralistes, pour d'autres raisons.
03:14Mais les buralistes, ils jouent un rôle essentiel dans les centres-bourgs et dans les petites communes,
03:19parce que c'est des lieux de convivialité, des lieux de rassemblement.
03:22Et parallèlement, il y a un rapport aujourd'hui qui vient de sortir sur des psychiatres,
03:28qui montre que l'un des fléaux sociaux en France, c'est la solitude.
03:33Effectivement, cette solitude se renforce.
03:35Elle a été renforcée par le Covid.
03:37Et aujourd'hui, elle est en train de se dégrader encore.
03:39Cette situation se dégrade encore,
03:42parce qu'il n'y a aucune attention qui est portée à la fermeture des petits commerces,
03:47des artisans, des boulangers même qui ferment, parce qu'ils n'arrivent plus à payer l'électricité.
03:51Comment se fait-il que ce gouvernement soit aussi inerte ?
03:54Mais bien sûr qu'il faut baisser les taxes sur l'énergie.
03:56Vous en voulez Emmanuel Macron sur ce point ?
03:57Mais bien sûr, mais tous les jours, le tissu social se dégrade.
04:01Vous savez, ils ont encore huit mois pour faire des bêtises, ceux qui nous gouvernent.
04:05Huit mois de dégradation encore qu'on va subir.
04:10Tous les jours, regardez la liste, c'est des milliers d'entreprises qui aujourd'hui déposent le bilan.
04:16Y compris des entreprises industrielles de très haut niveau.
04:19Vous, Jean-Luc Mélenchon propose entre autres le blocage des prix et le blocage des loyers par exemple.
04:23Mais vous aviez proposé vous-même le blocage des prix il y a un certain nombre d'années,
04:28notamment les prix à la pompe.
04:29Est-ce qu'à nouveau vous faites cette proposition aujourd'hui ?
04:33Est-ce que vous pensez qu'elle est impérative ?
04:35Mais bien sûr, la France produit de l'énergie moins chère que ses voisins.
04:40Et cet avantage comparatif, nous ne pouvons pas l'utiliser.
04:45Parce que l'Europe nous a obligés à nous aligner vers les prix les plus élevés.
04:49Cet alignement, il s'est fait au moment de la réunification allemande.
04:52On a dit qu'il faut que les Allemands aidaient les Allemands.
04:54Donc, il ne faut pas de conditions compétitives négatives pour eux.
04:58On va donc tous s'aligner sur le prix de la production d'énergie allemande.
05:02Mais ça suffit.
05:03Aujourd'hui, ça y est, les années sont passées.
05:06Donc, les investissements qu'ont fait les générations qui nous ont précédées
05:10dans le nucléaire, dans les barrages hydroélectriques,
05:14dans la géothermie, même dans certains endroits.
05:19Donc, ces investissements-là, ils doivent profiter aujourd'hui aux nouvelles générations.
05:24Et par conséquent, nous devons reprendre notre souveraineté énergétique.
05:30Alors, parlons de la loi également sur les violences sexistes et sexuelles
05:33après les discussions qui ont repris au Parlement
05:37avant un éventuel vote le mois prochain.
05:39Est-ce que vous pensez que le gouvernement aura les moyens de ses ambitions sur ce texte ?
05:43On sait que vous avez des propositions à faire en la matière.
05:46Oui, même si c'est court.
05:48Quand il a fallu attendre 10 ans sur un sujet qui avait été décidé comme étant prioritaire
05:54par Emmanuel Macron.
05:55Priorité sur les violences faites aux femmes, priorité sur les violences faites aux enfants.
05:58Non seulement, il ne s'est rien passé,
06:00mais on a découvert cet océan de maltraitance, d'abus sexuels
06:05qui n'arrivait pas jusqu'au tribunal,
06:07faute d'instructions disant aux tribunaux et aux policiers
06:10que c'était une priorité, que c'était une urgence.
06:13Ça n'a jamais été le cas.
06:14Et faute de moyens aussi donnés à la justice
06:17et aux investigateurs et aux enquêteurs.
06:19Gérald Darmanin, sur ce point, dit qu'il a donné les bonnes instructions.
06:23Il n'a rien donné du tout.
06:24Vous avez vu le rapport, il n'a rien donné du tout.
06:26Pourquoi il n'a rien donné du tout ?
06:27Parce que ce gouvernement a été à l'origine de révolte sociale.
06:31Donc la priorité, ça a été la répression des révoltes sociales.
06:34Donc les violences sexuelles, ce n'était pas une priorité pour le gouvernement ?
06:36Mais vous le savez très bien,
06:37puisqu'il y a un rapport qui a montré que dans les instructions qui ont été données,
06:40jamais cette priorité-là n'a été mise sur la table.
06:43Donc au-delà de la loi, bien sûr qu'il faut la loi.
06:46Au-delà de la loi, c'est une question de moyens et de rapidité.
06:48Moi, je suis, pour l'installation,
06:50des caméras, je veux dire, aux surveillances,
06:52partout où il y a de l'accueil de la petite enfance, partout.
06:56Et j'aurai l'occasion d'en reparler.
06:58À Lefortville, nous sommes en train de monter un projet
07:00qui, justement, pourrait être généralisé
07:02à l'ensemble du territoire.
07:04Aurore Berger a affirmé que le budget de la loi,
07:07estimé à 3 milliards d'euros par an,
07:09ne serait pas un blocage.
07:10Mais on sait toutes les difficultés que ce gouvernement a
07:13à trouver des financements aujourd'hui.
07:15Est-ce que vous êtes confiante
07:16ou est-ce que vous êtes très inquiète face aux propositions
07:18et à l'aboutissement de cette loi ?
07:20Il faut que la loi, bien sûr, soit financée.
07:22Mais il faut arrêter de parler des milliards, là.
07:24Des milliards, des milliards, des milliards
07:25qui dégoulinent dans tous les sens.
07:27Il y a de la volonté politique derrière.
07:29Vous aurez beau mettre des milliards et des milliards,
07:31s'il n'y a pas la volonté politique à un moment
07:33de mettre des caméras de vidéosurveillance,
07:35d'être vigilant sur le recrutement des animateurs périscolaires,
07:39de préférer de recruter à méconnaissance égale
07:42quand on ne sait pas qui c'est.
07:44Il y a des hommes qui sont effectivement formés,
07:47qui ont des références,
07:49qui ont fait leur preuve, etc.
07:51Et puis, il y a des recrutements
07:52où on ne sait pas qui c'est.
07:54Entre un homme et une femme, il faut prendre une femme.
07:55C'est assez simple.
07:57Il y a aussi du bon sens.
07:59Il y a aussi, je pense,
08:01rappeler aux parents
08:01parce qu'il y a beaucoup de maltraitances
08:03dans les familles.
08:04Il y a beaucoup de familles déstructurées, etc.
08:06Et on apprend plus ce que c'est qu'être parent.
08:09Vous voyez, quand j'étais ministre de l'enseignement scolaire,
08:10il y avait une éducation à la parentalité.
08:13Être parent, c'est déjà considérer
08:15que son enfant n'est pas un jouet.
08:18Ce n'est pas un jouet.
08:19Ce n'est pas quelqu'un qu'on domine.
08:21C'est quelqu'un qui est votre égal.
08:22Un enfant, c'est quelqu'un
08:23qui est même plus supérieur à vous
08:25parce qu'il a des droits et des devoirs,
08:26et en particulier,
08:27le droit d'être protégé.
08:29Et je vais vous dire autre chose,
08:31le droit à l'insouciance.
08:32Aujourd'hui, la société dans laquelle nous vivons
08:35a volé le droit à l'insouciance
08:37des enfants et des adolescents.
08:39Et c'est ça qu'il faudra leur rendre.
08:41Une des solutions,
08:43et d'ailleurs, je crois que vous l'aviez déjà avancé,
08:45cette idée,
08:45ce serait d'aider les profs
08:46avec une deuxième personne.
08:48Et ça fait partie des propositions
08:50qu'on a d'ailleurs eues
08:51sur l'antenne de Sud Radio cette semaine.
08:53Il faut aussi aller plus loin en la matière,
08:55avoir une aide,
08:57pourquoi pas de parents d'élèves
08:58ou de personnes qui sont dans l'entourage
09:00et qui puissent aider les profs,
09:01les secondés,
09:02pour ces alertes précisément.
09:03Le problème, c'est que ça existait
09:04et qu'ils l'ont supprimé.
09:06On avait créé les aides éducateurs,
09:08un deuxième adulte dans les classes.
09:11Et c'était extraordinaire
09:12parce que c'était des jeunes, justement,
09:14qui allaient ensuite se former
09:16pour être enseignants.
09:17Donc, on n'avait pas non plus
09:18cette pénurie de candidatures
09:19pour être enseignants.
09:20Et ça, ça a été supprimé.
09:22Alors que, bien sûr,
09:23un adulte seul face à une classe
09:25de 20 à 25,
09:26dans le meilleur des cas,
09:27souvent c'est plus,
09:28c'est très difficile
09:29puisque l'école doit transmettre
09:30à la fois les savoirs,
09:32ça c'est le rôle de l'enseignant,
09:33les savoir-faire,
09:34ça c'est le rôle de la méthodologie
09:36qui devient de plus en plus importante
09:38dans la vie professionnelle
09:39et les savoir-être,
09:41les comportements.
09:41Donc, le deuxième adulte dans la classe,
09:43il est essentiellement
09:45sur le savoir-être,
09:46c'est-à-dire sur le comportement,
09:47sur la discipline dans la classe,
09:49sur la gestion du collectif,
09:50sur le rattrapage des enfants
09:52qui sont en rupture de scolarité
09:55ou en rupture de comportement.
09:57Je comprends.
09:58Je reviens sur cette phrase,
09:59sur votre phrase,
10:00Madame Royale,
10:00quand vous dites
10:00qu'on arrête de parler des milliards,
10:02vous en avez peut-être marre
10:03qu'on parle des milliards,
10:04mais il faut bien des milliards
10:07pour financer les projets de loi ?
10:08Oui, non, pas forcément.
10:12Vous mettez des caméras
10:17dans les structures d'accueil
10:18de la petite enfance,
10:19déjà, du jour au lendemain,
10:21vous dissuasez le passage
10:22à l'acte de la maltraitance,
10:24du jour au lendemain.
10:25Ça coûte quoi ?
10:25Ça coûte 100 euros ?
10:26C'est fait par les services techniques
10:28des communes ?
10:28Ça ne coûte pas grand-chose.
10:30Donc, vous voyez,
10:30il y a aussi derrière...
10:32Une volonté politique.
10:33Il y a la volonté politique.
10:34Et puis, vous donnez les moyens
10:35aux enquêteurs de la police
10:37et aux magistrats
10:39de régler ses problèmes
10:40en priorité, bien évidemment.
10:42Et vous refaites
10:42de l'éducation parentale
10:43et vous surveillez
10:45les recrutements
10:46qu'il y a dans les structures
10:47d'accueil de la petite enfance.
10:48Si vous le voulez bien,
10:49un mot de la primaire.
10:50On peut lire dans le Parisien
10:51ce matin que vous pourriez,
10:52c'est le terme qui est utilisé,
10:55plumer tout le monde
10:55selon un vieux routier du PS.
10:57Vous allez tous les plumer ?
10:59Je ne sais pas
11:00ce que ça veut dire ça.
11:01Sous-entendu,
11:03vous êtes en train
11:04de gagner cette primaire,
11:05vous êtes en train
11:05de gagner la bataille des esprits.
11:07C'est un peu ce qui se dit.
11:08C'est un peu tôt.
11:08C'est un peu tôt
11:09parce que c'est le 11 octobre,
11:11le vote.
11:12En tous les cas,
11:12vous avez déjà vos parrainages
11:13et comment vous expliquez
11:14le fait que vous ayez déjà
11:15vos parrainages
11:16avant les autres,
11:17semble-t-il ?
11:18C'est l'amitié,
11:19je pense.
11:20Oui, c'est le signe
11:21qu'il y a une adhésion au PS
11:23pour vous,
11:24toujours,
11:24aujourd'hui
11:25et que les autres candidats
11:26n'ont pas réussi
11:26à vous doubler
11:28d'une certaine façon.
11:28Je ne sais pas
11:29où ils en sont.
11:30Oui.
11:31Je pense qu'ils n'auront
11:32aucun problème.
11:32Bon, en tous les cas...
11:34Moi, comme je n'étais pas
11:35dans l'appareil du parti,
11:38ce n'était pas évident
11:40que j'ai les parrainages.
11:41Oui, mais peut-être
11:42que parce que précisément
11:43vous n'étiez plus
11:44dans l'appareil du parti,
11:45on pouvait se dire
11:45que peut-être
11:46il y aurait une difficulté
11:47et en fait, non.
11:47En fait, non.
11:48Au contraire,
11:49je pense que ça soulage aussi
11:50qu'il y ait une candidature
11:52qui soit en dehors
11:53des conflits de congrès.
11:56Alors, l'une des polémiques,
11:57c'est le prix.
11:58Le prix de cette primaire,
12:0115 euros aujourd'hui,
12:02c'est trop.
12:03Il faut faire comme dit Olivier Faure.
12:04Donc, à la limite,
12:04ça ne sert plus à rien
12:05de commenter.
12:06Pourquoi Olivier Faure dit
12:07qu'on pourrait peut-être
12:08revenir à 2 euros
12:09ou 3 euros ?
12:09Ah bon ?
12:11Non, c'est impossible.
12:12C'est décidé.
12:12Ah bon ?
12:13Je ne sais pas.
12:13D'accord.
12:14En tous les cas,
12:14vous, vous y seriez favorables ?
12:15Ceux qui ne peuvent pas payer 15,
12:16ils peuvent payer 10
12:18et je leur dis, venez.
12:19Mais en tous les cas,
12:20c'est un frein
12:20à ce qu'elle soit très populaire.
12:22J'aurais voulu, moi,
12:232 euros, 4 euros.
12:24C'est fait.
12:27Ségolène Royal,
12:28dans cette deuxième partie
12:29d'entretien,
12:30on va dans un instant
12:31aborder 3 sujets
12:33puisque vous répondrez
12:35à une question
12:36d'un auditeur.
12:39Il y aura également
12:39la minute carte blanche
12:41où on vous a proposé
12:43de défendre un sujet
12:44et vous allez nous en parler
12:46sur les agriculteurs précisément
12:48et puis également
12:49une réponse à une question
12:50liée à l'actualité
12:51des réseaux sociaux.
12:52A tout de suite,
12:53Madame Royal.
12:54Le Grand Matin Sud Radio,
12:567h10h,
12:57Jacques Cardoz.
12:58Ségolène Royal,
12:59ancienne ministre
12:59et candidate
13:00à la primaire socialiste
13:01pour la présidentielle 2027
13:02et l'invité de Sud Radio
13:04ce matin
13:04dans le Grand Entretien.
13:05Dans cette deuxième partie,
13:07Madame Royal,
13:08vous répondrez dans un instant
13:09à la question réseaux sociaux
13:10de Benjamin Glaze
13:11et puis à celle d'un auditeur.
13:12Mais avant cela,
13:13on vous a proposé
13:13une carte blanche
13:14et vous avez choisi
13:15le thème de l'agriculture
13:16et de l'élevage.
13:18Oui, parce que
13:19c'est une souffrance
13:21que l'on n'entend plus
13:22et que j'ai rencontrée
13:24récemment là à Chalon
13:26en Champagne
13:27où j'étais allée
13:28à la grande foire de Chalon
13:30et je me suis dit
13:31mais quel désespoir,
13:33quelle tristesse.
13:35Et c'est notre identité,
13:36vous savez,
13:36l'identité rurale et agricole.
13:38Alors bien sûr,
13:39il y a plusieurs agricultures,
13:41il y a la grande agriculture,
13:42il y a l'élevage
13:43et l'agriculture moyenne,
13:44il y a la question
13:45de l'installation des jeunes.
13:48Mais ce lent basculement
13:50vers la disparition
13:51de la ruralité
13:53est pour moi
13:54une priorité.
13:55Au-delà du constat,
13:56quelle serait votre proposition ?
13:58D'abord,
13:59il faut que les consommateurs
14:00soient solidaires
14:02de la production agricole.
14:03Il y a des choses
14:04toutes simples à faire,
14:05par exemple,
14:06dans les grandes surfaces,
14:07c'est de regrouper
14:08au même endroit
14:08les productions
14:09d'origine française
14:10ou d'origine régionale.
14:12Parce qu'aujourd'hui,
14:12quand vous faites vos courses,
14:13que vous voulez acheter
14:14des fruits et légumes,
14:15du fromage
14:15ou de la viande,
14:17il faut vraiment
14:17mettre une loupe
14:18pour savoir
14:19quelle est l'origine France
14:21de ces produits.
14:23Et je suis sûre
14:24que l'on pourrait
14:25déclencher
14:26un mouvement
14:26de solidarité
14:27entre les consommateurs
14:28et les productions
14:29agricoles françaises.
14:31Votre idée,
14:31c'est une sorte
14:31de la bédisation ?
14:33Deuxièmement,
14:34je pense qu'il y a
14:35une question d'égalité
14:37devant la qualité alimentaire.
14:39Il y a une étude
14:41qui vient de sortir
14:41de que choisir
14:42de 50 millions
14:43de consommateurs
14:44sur la pollution
14:45dans les pâtes.
14:45Parce que vous voyez,
14:46les gens,
14:47ils n'ont pas les moyens
14:48d'acheter de la viande.
14:49Donc,
14:49ils font manger des pâtes
14:50à leurs enfants.
14:5180% des pâtes
14:52contiennent des métaux lourds,
14:54notamment du cadmium,
14:55qui sont liés
14:55aux engrais phosphatés.
14:57Mais ce n'est pas accès...
14:58Ou dans les pâtes à pizza.
15:00Voilà ce que mangent
15:01les enfants aujourd'hui
15:02ou les saucisses,
15:02on ne sait pas trop
15:03ce qu'il y a dedans.
15:03Et on leur dit,
15:04ben non,
15:05la viande,
15:05ce n'est pas pour vous.
15:06Mais si,
15:07la bonne viande
15:07des éleveurs français
15:09doit être accessible
15:10à toutes les familles.
15:12Et moi,
15:12je souhaite qu'il y ait
15:13une péréquation,
15:14justement,
15:15entre les produits importés,
15:16de mauvaise qualité,
15:17parfois,
15:18et la production française.
15:21Les grandes surfaces
15:22devraient faire
15:22une péréquation.
15:23Au nom de quoi
15:24ils feraient une péréquation ?
15:25Au nom du bilan carbone.
15:27Car un produit importé,
15:28et heureusement,
15:29vous avez vu que
15:29le maire de Kossour
15:30a été arrêté,
15:31si on avait écouté
15:32les éleveurs,
15:33ils avaient dit
15:34que la production animale
15:38brésilienne
15:38n'était pas
15:39aux normes sanitaires
15:40européennes et françaises.
15:41Pourquoi est-ce qu'on
15:42ne les a pas écoutés ?
15:43Donc,
15:43ça a dû coûter
15:44des centaines de milliers
15:45d'euros,
15:45les fonctionnaires
15:46qui ont fait l'accord.
15:47Donc,
15:48plus de souveraineté,
15:49plus de transparence,
15:50c'est ce que vous demandez.
15:51Et l'accès à la qualité
15:52grâce à une péréquation
15:53des prix
15:54au profit
15:55des bons produits.
15:56Je finis sur l'EHPAD
15:56quand même,
15:57parce que c'est les gens
15:58qui nous écoutent,
15:59je vais leur dire
16:00que l'EHPAD bio
16:02sont deux fois moins polluées
16:05et qu'il y a une ou deux marques
16:06aussi qui font des efforts
16:07et qui sont très peu polluées.
16:09Madame Roya,
16:10qui retrouvent
16:12l'enquête
16:12de que choisir.
16:13On retrouvera,
16:14Madame Roya.
16:14Je vous propose une question
16:16d'une auditrice
16:17pour vous.
16:18Bonjour,
16:18Madame Ségolène Royal.
16:20Comment ça se fait
16:21que quand il y a eu
16:21la dissolution,
16:22vous avez fait
16:23votre candidature
16:24pour le gouvernement
16:26de M. Macron
16:27qui a fait tellement
16:28de malheurs
16:29aux Gilets jaunes,
16:30aux peuples,
16:30à la classe moyenne
16:31et qui en a fait encore plus
16:32dans son 6e mandat ?
16:34Est-ce que c'est bien
16:35une personne de gauche
16:36qui fait ça ?
16:38Madame Roya.
16:39J'ai fait dissolution.
16:41Je n'ai pas fait campagne
16:41pour M. Macron.
16:42On se souvient
16:44des propositions
16:45que vous aviez faites,
16:47des signes d'ouverture.
16:48J'ai proposé
16:50d'être même
16:50Premier ministre.
16:51Ce n'est précisément
16:52pas pour faire
16:52la politique macroniste.
16:54Madame,
16:55c'est parce que justement
16:55la gauche l'a emporté
16:56à ses élections
16:57et normalement,
16:58il aurait dû y avoir
17:00un Premier ministre
17:00de gauche
17:01et j'aurais fait
17:02un tout autre choix,
17:03bien évidemment.
17:04Je vais vous dire
17:05une chose,
17:05Madame,
17:05les gilets jaunes.
17:07Quand j'ai vu
17:07au deuxième jour
17:08des gilets jaunes,
17:09quand j'ai vu
17:09la détresse des femmes
17:10qui enfilaient
17:12des gilets jaunes
17:12pour aller sur les ronds-points
17:13des femmes retraitées,
17:15j'ai appelé Emmanuel Macron.
17:16Je lui ai dit
17:17qu'il faut arrêter
17:17avec cette taxe carbone.
17:18J'étais d'autant mieux placée
17:20que j'avais arrêté
17:20l'éco-taxe
17:21qui avait le même objectif
17:23avec les bonnets rouges
17:24qui commençaient
17:24à se révolter.
17:26Et j'ai trouvé en effet
17:26que cette taxe
17:27était scandaleuse
17:28parce qu'on ne fait pas
17:29de l'écologie
17:29par la punition
17:30et en faisant voter
17:32les plus modestes,
17:33en faisant payer
17:33les plus modestes.
17:34Mais il ne m'a pas écoutée.
17:35Vous avez vu,
17:36on a subi,
17:36ils ont subi en plus
17:38les gilets jaunes,
17:38la répression,
17:39les mutilations.
17:41La France a subi
17:41une dégradation
17:42de son image
17:43à l'international.
17:43Ça, c'est de la valeur économique
17:44qui disparaît.
17:45Et par conséquent,
17:46merci de votre question,
17:47Madame,
17:48mais justement,
17:48c'était pour arrêter
17:50les dégâts du macronisme
17:52et pour faire une autre politique
17:54qui est en empathie
17:55avec les gens.
17:56Vous savez,
17:56la politique,
17:56c'est aimer les gens.
17:57Mais ces gens-là,
17:58ceux qui sont au pouvoir aujourd'hui
17:59n'aiment qu'eux-mêmes.
18:00C'est ça le problème.
18:02Ségolène Royal,
18:02justement,
18:03pour faire une autre politique,
18:04certains disent,
18:05notamment M. Cazeneuve,
18:06que la gauche,
18:06c'est environ 30% de l'opinion.
18:09Encore faut-il créer
18:10une union
18:11avec qui vous pourriez
18:14vous projeter
18:15dans une union
18:16au sein de la gauche
18:18et du centre.
18:18Jusqu'où vous pourriez aller ?
18:22Je ne pense pas
18:22que ce soit le bon raisonnement
18:24de savoir avec qui,
18:27avec quel appareil
18:28politique.
18:28Il faut laisser les gens
18:30voter.
18:30Vous avez vu ce qui se passe
18:31en Allemagne ?
18:32C'est-à-dire que quand
18:33les gens sont en désespoir
18:34et se disent,
18:35mais finalement,
18:35tous ces politiques
18:36sont des bons à rien
18:37et finalement,
18:38la seule solution,
18:39c'est de voter
18:40pour l'extrême droite,
18:41moi,
18:41je ne leur lance pas la pierre.
18:43J'entends des gens
18:43qui critiquent
18:44les électeurs allemands,
18:45mais s'ils s'étaient occupés d'eux.
18:46On a eu Emmanuel Macron
18:47qui est arrivé en 2017.
18:49Il y a une réalité mathématique,
18:49Mme Royal,
18:50on voit bien qu'il y a
18:51l'FI qui est environ un tiers,
18:53le RN qui est environ un tiers.
18:54Il y a une réalité.
18:56En tous les cas,
18:57c'est ce que disent les sondages.
18:59Mais il y a environ un tiers
19:00qui reste pour le bloc central,
19:02même si ce n'est pas
19:02que le bloc central.
19:03Il y a une partie de la droite.
19:04Donc, ça nécessitera forcément
19:06de passer par des alliances.
19:08Par exemple,
19:09est-ce que vous pourriez
19:09travailler avec Xavier Bertrand ?
19:11Est-ce que vous pourriez nous dire
19:13avec qui vous pourriez
19:14vous sentir à l'aise ?
19:15Puisque vous vous projetez déjà
19:17sur la présidentielle.
19:18D'abord,
19:20l'essentiel,
19:20c'est ce que pensent les électeurs.
19:23Donc, il faut attendre
19:24de voir ce que disent
19:25les électeurs.
19:27C'est ça, la démocratie.
19:29Ce n'est pas des opérations
19:30d'appareils avant.
19:31Deuxièmement,
19:32le centre,
19:33c'est très clair,
19:34le centre,
19:34c'est la droite.
19:35Le centre,
19:36c'est la droite.
19:37Donc, soit effectivement,
19:39on veut une alliance
19:40avec la droite,
19:41ça, ça sera sans moi,
19:42bien évidemment.
19:43Et d'autre part,
19:45la dynamique
19:45du libre choix
19:47de l'électeur
19:48à un second tour,
19:49c'est effectivement
19:51une union de la gauche.
19:53C'est évident.
19:54Donc, soit,
19:55on va voir la primaire,
19:56puisque la primaire,
19:57il y a deux lignes politiques.
19:58Il y a une ligne
19:59d'alliance avec la droite,
20:01le centre,
20:02le macronisme,
20:03qui n'est pas la vôtre,
20:04qui n'est pas la mienne.
20:05Et puis, il y a ma ligne.
20:07Ma ligne,
20:07c'est le respect du vote
20:09des électeurs
20:10et c'est l'union
20:11de la gauche,
20:13des écologistes,
20:14des communistes.
20:15Et c'est une proposition
20:15très sociale,
20:17très avec les vraies
20:17valeurs de gauche.
20:18Mais avec l'ordre juste,
20:20j'ai ma spécificité,
20:21parce qu'il y a des valeurs
20:23qui sont soi-disant
20:24attribuées à la droite,
20:25mais qui sont
20:26des valeurs fondamentales
20:28de la société française.
20:29Je suis pour relancer
20:30et pour aider les jeunes
20:31à avoir des enfants.
20:34Ça veut dire que vous pourriez
20:35parler avec M. Mélenchon,
20:36Mme Royale ?
20:37Mais ce n'est pas le sujet.
20:38Je ne m'occupe pas
20:39des leaders politiques.
20:41Je m'occupe de la France
20:42et de proposer,
20:43d'essayer de voir
20:44comment est-ce que l'on peut
20:46redonner une espérance,
20:49un optimisme
20:49aux nouvelles générations.
20:51Si vous ne faites pas
20:51d'alliance avec le centre
20:52et la droite,
20:52à un moment donné,
20:53il faudra se retourner
20:54plutôt vers la gauche.
20:54Ça n'est pas ma façon
20:55de raisonner,
20:56donc n'insistez pas.
20:57Ma façon de raisonner,
20:58elle n'est pas comme celle
20:59que vous évoquiez.
21:00Elle n'est pas dans
21:00les accords d'appareil.
21:02Elle est dans l'attention
21:03portée aux électeurs,
21:04aux citoyens,
21:05aux citoyennes
21:06qui attendent de savoir
21:07qu'est-ce que la France
21:07va devenir demain
21:08et aux jeunes générations
21:10à qui on est en train
21:11de transmettre
21:12la dette climatique,
21:13la dette financière,
21:14la dette sociale,
21:15la dette éducative,
21:17la dette économique
21:18ou le chômage
21:19qu'on recommence
21:19à augmenter
21:20et qui se disent
21:21mais que devient la France ?
21:23Et c'est les retraités
21:24qui disaient
21:25avant on était heureux.
21:26J'entendais un retraité
21:27qui disait ça hier,
21:28ça me fondait le cœur.
21:29Avant on était heureux
21:30et maintenant on ne le serait plus
21:31dans la France d'aujourd'hui.
21:32Et si,
21:33on peut encore être heureux,
21:34on peut remonter la pente
21:35et on peut redonner
21:36une espérance,
21:37une envie de travailler
21:38aux jeunes générations.
21:39Dans cette deuxième partie,
21:40on regarde également
21:42avec vous Benjamin Glez
21:43quelle est l'actualité
21:44via les réseaux sociaux
21:46à l'approche
21:46de la présidentielle.
21:47Dites-vous Benjamin,
21:48les candidats rivalisent
21:49d'idées
21:49pour tenter de montrer
21:51qu'ils sont proches
21:51du peuple précisément.
21:53Oui, proches du quotidien
21:53des Français.
21:54On se souvient il y a quelques jours
21:55d'Edouard Philippe
21:56distribuant des frites
21:57du côté de Roubaix
21:58dans une baraque à frites.
21:59Cette fois-ci,
21:59c'est Gabriel Attal
22:00qui s'y colle,
22:01l'ancien Premier ministre
22:01qui a lancé hier
22:02une opération,
22:03opération baptisée
22:041000 bistrots.
22:05Pour cela,
22:05il a partagé une vidéo
22:06dans laquelle il se met en scène
22:08dans un café toutier.
22:09La bière à la main,
22:10les journaux sur la table
22:11avec en prime
22:12une ambiance balmusette.
22:13Je voulais vous parler
22:14de notre rentrée
22:15parce qu'à partir du 7 septembre,
22:16des rencontres dans des cafés,
22:18dans des bistrots
22:18comme celui-là,
22:19il y en a à voir
22:20partout en France.
22:21Tout au long du mois de septembre,
22:22on organise l'opération
22:241000 bistrots.
22:25C'est 1000 rassemblements
22:26dans des cafés,
22:27dans des bistrots,
22:28dans nos villes,
22:28dans nos villages,
22:29dans nos quartiers.
22:30Une campagne présidentielle,
22:31c'est des grands meetings,
22:32des grands moments,
22:32mais je veux aussi
22:33que ce soit des moments
22:34comme celui-là.
22:35Une table,
22:36un verre,
22:37des discussions
22:37en toute simplicité.
22:39C'est Golan Réal,
22:40alors je vous vois sourire
22:41à ce que vous pensez
22:42comme Gabriel Attal
22:42qu'il faut se rendre au bistrot
22:44pour comprendre
22:45le continent des Français.
22:47C'est bien qu'il commence.
22:50C'est un début.
22:51C'est un peu tard.
22:52C'est un début.
22:54Plus sérieusement,
22:55vous savez,
22:56il y a une disparition
22:56des bistrots.
22:58Je parlais tout à l'heure
22:58dans les centres-villes,
22:59dans les centres-villages.
23:01Et moi,
23:02je salue les élus,
23:03les maires qui se battent
23:03pour maintenir
23:05les bistrots,
23:05les lieux de convivialité,
23:07les lieux où les gens
23:07peuvent se rencontrer.
23:09Certains,
23:10j'en avais fait ça d'ailleurs
23:11dans la région
23:11Poitou-Charentes
23:12que j'ai présidé,
23:14on essaie de trouver
23:15d'autres activités
23:17au bistrot
23:18pour qu'ils puissent
23:18se maintenir.
23:19Par exemple,
23:21les épiceries sociales,
23:23la vente directe
23:25par les agriculteurs
23:26de leurs produits
23:26directement dans les bistrots,
23:29les réunions aussi
23:30avec les anciens.
23:31Donc,
23:31c'est des lieux
23:32de convivialité
23:33très importants
23:34qui ne doivent pas disparaître.
23:35Gabriel Attal
23:36est donc un allié
23:37et il met en avant
23:38justement ces bistrots.
23:39Je ne veux pas me moquer
23:40de m'épouser,
23:42les Français voient tout.
23:43On a le sentiment
23:44en tous les cas,
23:45vous savez,
23:45la politique,
23:46c'est aussi quelque chose
23:47d'authentique.
23:48Mais c'est bien
23:49qu'ils découvrent
23:50les bistrots.
23:51On a le sentiment
23:51au cours de cet entretien
23:52en tous les cas
23:53que vous ne fermez
23:53aucune porte.
23:55C'est-à-dire
23:56dans l'idée
23:57de parler au centre
23:58à d'autres personnalités
23:59de gauche
23:59ou bien
24:01Gabriel Attal
24:01qui vient d'être cité.
24:02On a le sentiment
24:03que vous ne voulez pas
24:05injurier l'avenir
24:06et les mois à venir.
24:07Pas du tout.
24:07Alors là,
24:07vous vous trompez complètement.
24:08Vous n'avez pas bien écouté.
24:10Mais ce n'est pas
24:11des accords politiques.
24:12Ce n'est pas parce que
24:12je ne critique pas
24:13tel ou tel
24:14qui découvre
24:15dans un bistrot
24:16qu'il y a un accord politique.
24:18Gabriel Attal
24:19a fait partie
24:19du gouvernement
24:20d'Emmanuel Macron.
24:21Non, mais bien sûr,
24:21Gabriel Attal
24:22a fait partie
24:22d'un gouvernement
24:23d'Emmanuel Macron
24:24et tout à l'heure
24:24vous disiez
24:25vous n'aviez pas
24:26des mots très tendres
24:27à propos des violences
24:29sexistes et sexuelles
24:30pour ce que n'a pas fait
24:31justement ce gouvernement.
24:32Mais écoutez
24:33ce que disent les Français,
24:34ce qu'ils vivent.
24:36Ils s'en fuient.
24:37Ce n'est pas leur problème
24:38de savoir
24:39qui parle à qui, etc.
24:41La question aujourd'hui
24:42c'est savoir
24:43si on sera
24:44oui ou non capable
24:45de remettre de l'ordre
24:47dans la maison France,
24:48de lui redonner
24:49sa dignité
24:50à l'échelle internationale,
24:52de redonner une espérance
24:53aux jeunes générations,
24:55de lutter contre
24:56le chômage
24:56et contre les dépôts
24:57de bilan aujourd'hui.
24:58Ça devrait être
24:59absolument la priorité.
25:01Je vois même
25:01des industries,
25:02l'industrie papetière.
25:04Vous vous rendez compte ?
25:05Une industrie papetière
25:06dans la région
25:08de Carole Delga
25:09qui est en train
25:09de fermer.
25:10Mais c'est hallucinant.
25:11Au moment où
25:12avec le e-commerce
25:13on a besoin
25:13de temps de carton,
25:14comment ça se fait ?
25:15Une industrie aussi
25:16de vélo
25:17dans le nord
25:18de la France
25:19de vélo
25:20de très haut niveau
25:21qui est en grande difficulté.
25:22Donc chaque point
25:24d'usine
25:25qui est aujourd'hui
25:26en grande difficulté
25:27dans l'industrie
25:28devrait faire l'objet
25:29d'une attention particulière
25:30et d'un dispositif particulier.
25:32On a créé
25:33la banque publique d'investissement.
25:35On n'a pas vraiment le temps
25:35mais une attention
25:36ça ne suffira pas.
25:37Il faudra aussi
25:37des propositions concrètes.
25:39Déjà,
25:39y être attentif
25:40et trouver des solutions
25:41pour ne pas fermer aujourd'hui
25:42en attendant l'alternance
25:44de mai prochain.
25:45Mais je vous dis
25:45mon inquiétude
25:46c'est que pendant 8 mois
25:48ils vont encore dégrader la France.
25:50C'est ça le problème.
25:50Donc moi je leur dis
25:52arrêtez de bouger là.
25:53Occupez-vous déjà
25:54de faire marcher
25:54ce qui existe
25:55et occupez-vous
25:56de sauver les entreprises
25:57qui sont aujourd'hui
25:58en grande difficulté
25:59et baisser le prix de l'énergie.
26:00Voilà.
26:01Vous avez ça à faire
26:02pendant 8 mois.
26:03Arrêtez de dégrader la France
26:04pour qu'ensuite
26:05la nouvelle équipe en place
26:08puisse redresser la situation.
26:11Merci beaucoup
26:11Ségolène Royal
26:12d'avoir été notre invité
26:13ce matin.
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