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  • il y a 7 semaines

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00:00Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayac
00:12La cantine traditionnelle est-elle terminée ? La qualité de vie au travail au cœur des préoccupations des salariés mais
00:17aussi des patrons ?
00:19Ce soir on en parle avec Mickaël Ormancé, il est le fondateur et le président de Fooddolls, 12 ans d
00:24'existence Fooddolls.
00:26Quand vous avez voulu créer Fooddolls, c'était lié à quoi ? C'était un constat ou c'était vous
00:32qui dans une entreprise vous aviez trop mangé de légumes à l'eau ou de sandwich en plastique ? Que
00:37s'est-il passé ?
00:39Je pense qu'il y a deux constats. Un, mes expériences catastrophiques de la cantine traditionnelle.
00:43Vous, vous étiez dans une entreprise avant de fonder votre propre entreprise ?
00:46Exactement, j'étais dans un grand groupe chez Saint-Gobain, j'ai travaillé dans un groupe au siège et c
00:50'est vrai que la qualité de la cantine d'entreprise n'était pas du tout au rendez-vous.
00:53Et ensuite, par ma formation ingénieur, j'ai été amené à travailler sur des sites industriels et là il n
00:58'y avait pas d'offres de restauration.
01:00Il fallait aller dehors pour s'acheter un sandwich ?
01:01Chaque jour, il fallait aller dehors.
01:02On ne peut pas manger un sandwich tous les jours, c'est impossible.
01:05Donc c'est fort de ce constat que vous avez voulu créer Fooddolls.
01:09En 12 ans, vous le disiez, maintenant vous touchez toutes les tailles d'entreprises.
01:13Exactement, ce qui est beau dans le modèle de Fooddolls, c'est qu'on va à la fois toucher des
01:16entreprises traditionnelles, on travaille aussi avec des municipalités pour la restauration de leurs agents, on travaille aussi avec des groupes
01:22hôteliers pour la restauration de leur personnel, on est sur des sites industriels, des sites logistiques, parce qu'on a
01:28une offre de restauration qui est accessible 24h sur 24.
01:30Donc on a une diversité aujourd'hui de clients qui fait notre force.
01:34Christelle Gimaret, moi je voudrais savoir ce que vous faites, parce que vous avez forcément une déperdition des déchets, qu
01:41'est-ce que vous en faites ?
01:42Bien sûr. Alors la première réponse, c'est qu'on essaie d'en avoir le moins possible.
01:47Donc le moins possible, on dimensionne au mieux les offres à travers les outils de data qu'on a à
01:52notre disposition.
01:53Ensuite, on fait des promos journalières pour inciter les collaborateurs à aller acheter un produit qui va arriver en péremption
02:00le jour même.
02:01Et ensuite, quand le produit arrive à péremption, on le récupère dans nos entrepôts, et là on le revalorise au
02:06mieux avec un partenaire qui va venir récupérer ses invendus et les retransformer en énergie, en biomasse.
02:11On va rester dans ces déchets. Merci Christelle Gimaret pour cette transition toute trouvée.
02:15Il y a un moment où de plus en plus de personnes prennent des plats à emporter au moment de
02:19la pause déjeuner, et même dans les cantines.
02:21Maintenant, ce n'est plus peut-être au repas qu'on monte dans les bureaux, non, c'est le petit
02:24contenant en verre.
02:25Et nous, ce soir, on a peut-être une solution, elle s'appelle Nao, maintenant.
02:29Europe 1, la France bouge.
02:32La pépite.
02:32Avec vous, la pépite Catherine Rouanet, vous êtes la cofondatrice et la directrice générale de Nao, qui existe, vous aussi,
02:39juste avant le Covid.
02:40Nao est né en 2019, et avant de monter Nao, vous, vous avez une réelle expertise, puisque vous êtes une
02:47spécialiste de cette restauration collective, à l'origine.
02:50A l'origine, effectivement, je suis ingénieure agroalimentaire, et j'étais passionnée, j'ai fait Ferrandi, donc la gastronomie française,
02:58et je développais des concepts de restauration en restauration collective, pour les hôpitaux, les entreprises, le scolaire.
03:07Et donc, j'étais très centrée sur les aliments, les recettes.
03:11Et puis, quand j'ai rencontré mon associé, et qu'on a décidé de monter cette entreprise autour du contenant,
03:19et non plus du contenu et des recettes,
03:22venant de cet univers, je savais qu'il y avait aussi beaucoup de choses à faire sur ces contenants.
03:29Parce que vous, vous étiez dans la restauration collective, et vous aviez déjà constaté, avant de rencontrer votre associé, qu
03:34'il y avait un problème au niveau de ce qui restait, de ses déchets.
03:38Oui, en fait, on a tous déjà été confrontés à, on a pris un café, on a pris une salade
03:43à emporter, et on a un mur de poubelle, alors qu'on a des beaux espaces,
03:48et puis, on le met dans la poubelle, c'est très facile, et ça déborde.
03:51Et puis, même à la maison, on constate tous qu'on est en permanence en train de jeter des emballages
03:56à tout va.
03:57C'est comme ça qu'est née Now. Je vous laisse pitcher Catherine Rouanet, puis ensuite, tout le monde peut
04:02participer pour poser des questions à Catherine.
04:04Allez, c'est à vous, on vous écoute.
04:05Alors, savez-vous quelle est la durée de vie d'un emballage d'une salade prise à emporter ? 8
04:10minutes.
04:11Et savez-vous quel est l'avenir de cet emballage ? Au mieux l'incinération, ou sinon les décharges, ou
04:17bien nos océans.
04:18Donc, je suis la cofondatrice de Now, et nous apportons des solutions à ce besoin de réduction des emballages à
04:24usage unique dans la vente alimentaire à emporter.
04:27Concrètement, dans votre cantine ou dans votre cafétéria, on va remplacer ces emballages en plastique, et on va les remplacer
04:33par des contenants en verre, et on va mettre une consigne.
04:37Le but, c'est vraiment de donner de la valeur pour plus que ce soit jeté.
04:41Et ensuite, on va installer des collecteurs intelligents à l'accueil, par exemple.
04:45Et puis, quand vous partez le soir, vous déposez votre contenant, et surtout, vous récupérez votre montant de consigne sur
04:52votre carte bleue ou votre batch cantine.
04:54Aujourd'hui, on a des solutions, aussi bien en restauration collective que dans les supermarchés, dans 300 points de vente,
05:01en France, en Suisse et au Luxembourg.
05:03Et on a évité plus de 2 millions de déchets.
05:06Merci pour votre pitch, Catherine Rouenet, cofondatrice et directrice générale de Naomi.
05:11Quel est l'ormancé ? Vous connaissiez ?
05:13Pas du tout.
05:15En revanche, on est très au courant des solutions de consigne, mais cette entreprise, non.
05:21Donc, je suis ravi de découvrir aujourd'hui.
05:23Christelle, j'y marais.
05:24Moi, j'ai une question très pratique.
05:27Qui lave le contenant ?
05:29Oui, effectivement.
05:30En fait, nous, nos clients, ça va être des restaurants d'entreprises, des restaurants d'universitaires,
05:35les crousses, les restaurants du midi, des hôpitaux.
05:40Et donc, ça va être les équipes du restaurant qui ont des plonges professionnelles et qui lavent déjà les assiettes
05:46et les verres de la cantine du midi.
05:48Donc, quand vous êtes convive, vous videz votre contenant.
05:52Il n'y a pas besoin de le laver parce que de toute façon, pour des raisons d'hygiène, ce
05:55sera relavé par les équipes.
05:57Donc, on peut laver, mais ce sera relavé.
05:59D'accord.
06:00Donc, du coup, en fait, je mange et après, je vous le redescends et vous le lavez.
06:03Et vous êtes immédiatement remboursé sur exactement.
06:06D'accord.
06:07Et pourquoi on est remboursé au jour le jour ?
06:09Je n'ai pas bien compris ça.
06:10Ah, vous êtes remboursé quand vous rendez votre contenant.
06:12En fait, la consigne de nos grands-mères, c'est vraiment donner de la valeur.
06:17Donc, vous avez mis 5 euros de consigne.
06:20Et puis, dès que vous le remettez dans notre collecteur intelligent, vous êtes remboursé sur votre badge ou votre carte
06:24bleue directement.
06:25Donc, tout s'équilibre.
06:27Le chef a récupéré ses contenants.
06:29Il peut reconditionner dedans.
06:32Et vous, vous avez récupéré votre argent.
06:34C'est environ 5 euros, c'est ça ?
06:35Oui, à peu près.
06:37Sur son badge de cantine ou sur sa carte bleue.
06:41Ça plaît ?
06:42Comment vous en êtes depuis 2019 ?
06:45Ce sont vos clients ?
06:46Nous, nos clients, ça va être vraiment la restauration d'entreprises, par exemple, de Tours à la Défense, de grandes
06:53entreprises.
06:53La restauration des soignants dans les hôpitaux.
06:56On est dans beaucoup d'hôpitaux partout en France.
07:01Et puis, dans les CRUS, par exemple, les restaurants universitaires et les universités.
07:06Notre objectif à nous, c'est vraiment de s'implanter, aussi bien dès qu'on est étudiant, et de voir
07:11ses actes de réemploi.
07:14Et puis, dans notre vie d'entreprise, dans notre vie auprès des soignants, d'administratifs.
07:20Et puis, jusque dans les supermarchés, sur les bouteilles de jus de pomme, de lait, tout ce qu'on peut
07:25avoir, de bière même, en réemploi sur les bouteilles.
07:29Vous voulez, finalement, si je comprends bien ce que vous dites, Catherine Rouenet, que ça devienne un réflexe ?
07:34Oui.
07:34Que ça devienne ancré ?
07:35C'est vrai que moi, je ne l'ai pas.
07:37Vous l'avez tous, ce réflexe ?
07:38Non, non, là, clairement, on est sur la transformation d'usage, en fait.
07:42Donc, on est sur de la pédagogie ?
07:44Sur de la pédagogie, et surtout, d'aller montrer l'exemple, faire connaître votre marque, faire connaître l'usage, le
07:50réemploi, et surtout, dire ce que ça devient, en fait.
07:55Parce que là, moi, je suis usagée, ok, je récupère mes 5 euros, mais je ne sais pas, finalement, qu
08:01'est-ce qui se passe derrière, etc.
08:03Donc, je pense que, en tout cas, moi, je suis sur votre site, et il y aurait peut-être quelque
08:07chose à faire sur, en parler beaucoup plus, mais depuis vos propres clients.
08:11Et quand je parle du client, je parle de l'usager, je ne parle pas de l'hôpital avec qui
08:15vous avez contracté, ni du CRUS, mais vraiment les étudiants entre eux, les challengés, de dire, voilà, tel CRUS est
08:21plus vertueux que...
08:22Ils ont gagné plus d'argent dans le CRUS, celui-ci, non, mais c'est vrai, il faut quelque chose
08:27de l'ordre du gaming, presque.
08:28Du gaming, et moi, j'allais même plus loin de dire, customisez-les, et voir ceux, comme dans McDo, qu
08:36'on vous les vole le plus, quoi.
08:37Ah oui !
08:38Non, mais c'est une très bonne idée.
08:40Le but, c'est de faire du réemploi.
08:42Oui, mais ils vont voler la première gamme, après, c'est bon, on a tous volé au McDo, maintenant, on
08:46est tous équipés, on ne le fait plus.
08:48Mais, du coup, on sait, et ça fait connaître, ça fait du buzz, quoi, parce que là, c'est du
08:53buzz dont vous avez besoin.
08:55Oui, alors...
08:56Oui, parce que votre question, c'est finalement comment on fait pour qu'il y ait plus de ventes, enfin,
09:00pour faire grandir votre business.
09:02Exactement.
09:03Bon, on est déjà, quand même, dans beaucoup de points différents.
09:08Nous, notre objectif, c'est un peu de raccourcir nos cycles de ventes, parce qu'aujourd'hui, s'installer, comme
09:14vous dites, c'est de l'habitude, en fait.
09:17Donc, comment faire changer les habitudes, convaincre les chefs et les gérants de faire différemment.
09:25Pour être assez honnête, on a quand même, malheureusement, là, les prix des emballages jetables, quand même, sont beaucoup augmentés
09:33avec le contexte géopolitique global.
09:36Donc, dès qu'on s'installe ce genre de contenant, au bout de dix fois, c'est déjà plus économique.
09:43On continue à parler de tout cela dans un instant sur Europe 1 avec vous, Catherine Rouenet, directrice générale de
09:49Now.
09:50Dans un instant, c'est le point sur l'info.

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