- il y a 6 semaines
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Je reviens juste aux 140 migrants, Priscate et Venot, qui sont arrivés ce week-end à Portemousse.
00:05Est-ce que c'est pas aussi le symbole, précisément, de votre échec ?
00:09Julien Audou le disait, c'est le résultat aussi de 10 années d'Emmanuel Macron au pouvoir.
00:13Est-ce que le fait qu'il y ait encore ce sujet-là, qu'on était incapable de le traiter
00:17ces 10 dernières années,
00:18et même ces 30 ou 40 dernières années, parce que sans gâte, c'est le début des années 2000 ou
00:22fin des années 90 ?
00:23Attendez, on n'a jamais réussi à régler ce problème. Aucun pouvoir ne l'a réglé.
00:26Est-ce que ça, ça n'est pas aussi votre échec et votre bilan, d'une certaine manière ?
00:29Sur les enjeux régaliens, le en même temps n'a visiblement pas fonctionné.
00:32Je ne vais pas commencer à vous faire des grandes phrases et vous cherchez des EDL,
00:35des éléments de l'engagement qui vont fatiguer tout le monde sur le plateau et les gens qui nous écoutent.
00:40On a réussi sur un certain nombre d'enjeux, les enjeux économiques par exemple,
00:43sur le chômage de masse, sur l'attractivité, la réindustrialisation, mais sur le réglement.
00:49Alors sur la dette, on peut se le dire assez simplement,
00:52sur la dette, ça a fonctionné jusqu'aux crises auxquelles on a dû faire face.
00:56Les trois premières années, et vous le savez très bien, Yves Tréard,
00:59les trois premières années, le déficit a été amoindri et après on a dû faire face...
01:03Et nos voisins ont dû affronter l'une crise.
01:05Et on a, oui, et on a choisi effectivement d'aider et de protéger les entreprises.
01:10Et je crois que sur votre plateau, il n'y a pas plus tard que 48 heures ou 24 heures,
01:14on se demandait comment on allait aider les Français par rapport au carburant.
01:16Enfin, je n'ai pas entendu des gens dire qu'il ne fallait surtout pas le faire.
01:19Donc maintenant, ce qui est important de dire, c'est que oui, sur le sujet de l'immigration,
01:22il faut aussi complètement changer d'état d'esprit et passer d'une immigration surtout centrée autour du regroupement familial,
01:29autour du sujet du travail économique, en travaillant avec les partenaires sociaux
01:33et en mettant ces quotas, qui sont des quotas limitatifs, en débat à l'Assemblée nationale.
01:38Voilà.
01:39Sauf que les quotas, ce n'est pas ce qui va arrêter l'immigration irrégulière.
01:42Et d'où l'enjeu ensuite de travailler l'immigration irrégulière.
01:44Et pardon, ce n'est pas ce que Jordan Bardella a signé.
01:46Jordan.
01:47Jordan, oui, c'est vrai, Jordan.
01:49Mathilde Jordan, je voulais le mettre un peu en anglais.
01:50Je voulais le mettre un peu en anglais et puis il est minuit, pardonnez-moi.
01:54Mais si ça vous fait rire tant mieux.
01:55Il parle très anglais d'ailleurs.
01:55Mais si ça vous fait rire tant mieux.
01:56En revanche, moi, ce qui ne me fait pas rire, c'est ce qu'il a signé.
01:59Parce que ça, c'est un vrai sujet qui pose une question réelle.
02:02Moi, ce qui est plus rire, c'est votre politique.
02:03C'est ce que vous avez fait.
02:05Je ne comprends pas sur les enjeux migratoires.
02:06Et je n'ai toujours pas compris.
02:07Je ne comprends pas sur la fiscalité.
02:08Je ne comprends pas sur l'économie.
02:09Je ne comprends pas sur l'immigration.
02:11Je pense que sur l'immigration, tous les Français ont compris.
02:14Ils viennent signer un papier.
02:15Et je le redis.
02:16Mais vous êtes d'accord avec ce qu'il a signé ou pas ?
02:18Mais bien sûr que je suis d'accord.
02:19Mais évidemment.
02:20Donc on va récupérer toutes les personnes en transit.
02:23Vous comprenez que ce soit un petit peu confusant pour certaines personnes.
02:25Parce que vous avez voté au sein du Parlement européen la création de hubs de retour.
02:29Ce qu'on appelle les hubs de retour.
02:30À l'extérieur des frontières européennes.
02:32Et là, nous reprendrions donc les migrants qui arrivent d'un pays voisin.
02:39C'est un peu étonnant.
02:40Vous voyez ce que je veux dire ?
02:41On ne va pas les reprendre.
02:41Nos migrants à nous, on les enverrait dans un pays à l'extérieur des frontières de l'Europe.
02:45Mais par contre, on prendrait ceux qui arrivent sur le sol britannique.
02:48On ne va pas les reprendre.
02:49Mais reconnaissez, c'est ce qui était écrit.
02:50En fait, si je ne peux pas en placer une.
02:51Si à chaque fois, j'ai un contre-feu, un sur-feu, etc.
02:54Mais c'est parce que vous essayez.
02:55En fait, j'ai essayé de commencer une phrase.
02:57Depuis le début, j'ai essayé de commencer une phrase.
02:59Et je suis interrompu inlassablement.
03:02Aucun migrant.
03:03On va faire en sorte qu'avec nos amis britanniques,
03:05on rend nos pays, et je pense que c'est le plus important,
03:09inhospitalier pour l'immigration de peuplement.
03:11C'est-à-dire, fermer le robinet.
03:13Fermer le robinet.
03:14Qu'il n'y ait plus de jungle.
03:15Donc, il n'y aura pas encore une fois des migrants
03:18qui vont stationner à Calais ou partout dans le département.
03:22Il n'y a pas des migrants qui vont attendre d'aller en Grande-Bretagne.
03:24Il faut que je rectifie une chose.
03:27Une précision importante sur ce qu'a signé.
03:30Et c'est Thierry Arnault qui nous regarde.
03:31L'Église internationale et FMTV qui me dit
03:33« Tu te trompes, ça n'est pas exactement ce qui est écrit
03:37dans l'accord qui a été signé par Jordan Bardella ce week-end. »
03:41C'est une précision qu'il faut apporter.
03:43Si les Britanniques récupèrent en mer des migrants sur un bateau,
03:50les 140 dont je parlais, il les renvoie en France.
03:52Si ces migrants arrivent sur le sol britannique,
03:57alors ça ne s'applique pas.
03:58Voilà.
03:58Je précise des choses.
03:59Ils ont mis le pied.
04:00S'ils sont interceptés avant de mettre le pied sur le sol britannique,
04:03c'est une précision qui était importante à faire.
04:05En revanche, il est aussi mentionné dans ce même document signé par Jordan Bardella
04:08que la France fera tout son possible pour stopper tous les départs de migrants illégaux
04:11par embarcation ou tout autre mode de transport à destination du Royaume-Uni.
04:14C'est déjà le cas aujourd'hui.
04:15Depuis le sol français.
04:16C'est déjà le cas aujourd'hui.
04:17Exactement.
04:18Évidemment.
04:19Et ne serait-ce que pour la sécurité de ces pauvres gens.
04:22Excusez-moi, que ce soit en Méditerranée, dans la Manche,
04:24comme vous voyez les drames, que ce trafic d'êtres humains,
04:28parce qu'il faut appeler un chat un chat, c'est du trafic d'êtres humains.
04:30Derrière, vous avez des gens qui se remplissent les poches,
04:33des criminels, qui sont d'ailleurs main dans la main
04:35avec des associations grassement subventionnées de type SOS Méditerranée et autres
04:40qui profitent de ce commerce détestable.
04:43Il faut effectivement...
04:44Là, vous avez du travail.
04:45Parce qu'en plus, j'ai un problème.
04:46Et ensuite, Louis Sarkozy.
04:47Quand vous dites...
04:48C'est plus abondé, ce genre d'officier.
04:50Quand vous dites qu'on va arrêter l'immigration,
04:53celle qui veut aller en Grande-Bretagne,
04:57en gelant les prestations sociales, j'imagine, l'AME, tout ça,
05:00mais ça ne sert...
05:01Ça ne va pas avoir d'effet parce que les migrants qui veulent aller en Grande-Bretagne,
05:06ce sont beaucoup d'immigrants qui viennent d'Asie centrale,
05:08qui viennent du Pakistan, qui viennent d'Afghanistan,
05:11qui viennent de tous ces pays,
05:12qui veulent absolument aller en Grande-Bretagne
05:14parce qu'ils ont de la famille là-bas,
05:16parce qu'ils parlent l'anglais.
05:18Et ça, c'est un flux que vous ne pouvez pas arrêter
05:21en disant, je vais fermer le robinet.
05:23Toutes les aides se sont accordées aux migrants en France.
05:27Est-ce que M. Farage voulait contrôler et réguler drastiquement cette immigration ?
05:32Et c'est pour ça que nous sommes main dans la main.
05:34Et vous avez raison, actuellement, un grand nombre veulent passer en Grande-Bretagne
05:38pour des raisons, effectivement...
05:38Ils ne veulent pas rester en France.
05:39Mais il y en a beaucoup qui veulent rester en France, quand même.
05:41Quand ils vont se passer sur les côtes, on est l'un des pays qui est fléché par les passeurs
05:47comme étant extrêmement attractif.
05:49On parle de l'immigration qui veut aller en Grande-Bretagne.
05:50Oui, très bien, il y en a beaucoup, mais il y en a aussi beaucoup qui restent en France.
05:53Effectivement, parce qu'il y a la palette de soins offerte,
05:56parce que vous avez un bon nombre d'aides au logement,
05:58parce que vous avez des associations qui vous prennent en main de A jusqu'à Z,
06:02parce que vous avez bon nombre d'avantages, d'ailleurs,
06:04dont ne bénéficient pas les Français, il faut le dire.
06:05Louis Sarkozy.
06:06Pour revenir au sujet de base de cette conversation,
06:08à savoir la divergence possible, imaginée ou même probable,
06:11entre Marine Le Pen et Jordan Ballet,
06:13qui est emblématique dans cet épisode-là,
06:16mais qui est emblématique en vérité, M. O'Doul,
06:17dans tous les épisodes de cette campagne présidentielle
06:19et dans tous les fonctionnements et dans tous les rouages
06:22et dans toutes les rumeurs qui émanent de ce parti pour une raison simple.
06:25Vous l'avez souligné, madame, les divergences idéologiques sur les programmes,
06:30mais aussi la chose assez évidente du fait que les deux
06:34sembleraient avoir des stratégies électorales
06:35et des identités complètement différentes.
06:38M. Bardella, c'est bien connu,
06:39a voulu donner au Rassemblement National une image un petit peu plus à droite,
06:43un petit peu plus libérale, de par même l'identité de ses conseillers.
06:46Admettez que nos commentateurs hors de ce parti
06:49soyons donc étonnés, ou du moins on vous pousse à réagir,
06:52au fait que Marine Le Pen semble renoncer à tout ce glissement
06:56qui a été orchestré sous la mandature, devrais-je dire,
07:00de Jordan Bardella, où il était le candidat présumé.
07:03Ça, c'est quand même quelque chose qui est assez important,
07:04parce que je pense que la condamnation de justice,
07:06ou plutôt la décision de justice de Marine Le Pen,
07:09a fait en sorte, et je pense que Marine Le Pen,
07:10qui est la favorite de cette élection présidentielle,
07:13gagnera, je le pense, je peux avoir peur, mais je le pense.
07:15Vous n'êtes plus porte-parole de David Lissner.
07:18Pardonnez-moi, vous confondez une prédiction et une adhésion.
07:22C'est pas du tout la même chose.
07:23Je pense que Marine Le Pen va gagner l'élection présidentielle,
07:25ça ne veut pas dire que je suis...
07:26Regarde, Prisca Thévenot, qui est porte-parole de Gabriel Attal,
07:28je...
07:29On peut s'arrêter là.
07:30Je ne suis pas sûr que Prisca Thévenot vous dira ce soir
07:32que Marine Le Pen va gagner la présidentielle.
07:34Parole d'un candidat à l'élection, ce qui n'est pas mon cas.
07:36Je suis ici en tant que conseiller municipal,
07:38et en tant que commentateur, je regarde les sondages comme tout le monde,
07:41je pense que M. Mélenchon sera au second tour,
07:43et je pense que face à M. Mélenchon,
07:44Mme Le Pen gagnera.
07:45Et d'ailleurs, je pense que c'est très bien que M. Mélenchon perde
07:47le second tour s'il y a de l'élection présidentielle.
07:50M. Mélenchon-Le Pen, vous votez Le Pen ?
07:51Marine Le Pen tout de suite, évidemment.
07:54Sans aucune hésitation.
07:55Qu'est-ce qui vous fait peur chez Jean-Luc Mélenchon ?
07:57Qu'est-ce qui vous déplaît chez Jean-Luc Mélenchon ?
07:59Ça serait beaucoup plus rapide de vous expliquer
08:02ce qui ne me fait pas peur chez lui.
08:04À savoir qu'il parle assez bien.
08:06À part ça, moi je pense que...
08:08Et d'ailleurs, je me permettrai de terminer là-dessus,
08:10parce qu'il me semble que c'est un sujet
08:11qui n'est pas souvent souligné sur les plateaux.
08:13Ça serait une grande erreur de le sous-estimer dans un second tour.
08:15Je pense que Marine Le Pen est favori.
08:16Ah, vous dites que ce sera plus serré que ce qu'on imagine aujourd'hui ?
08:18Oui, bien sûr que oui, pour une raison simple.
08:19Jean-Luc Mélenchon, quoi qu'on dise,
08:22un homme intelligent, un tribun,
08:23je pense que Jean-Luc Mélenchon a un parti derrière lui
08:25extrêmement bien organisé, idéologique,
08:27qui doit avoir entre 8 et 12 lieutenants,
08:29qui seraient assez prêts à mourir pour lui,
08:31s'il leur demandait, je n'exagère, qu'à moitié.
08:34Je pense qu'il a une organisation sur les réseaux sociaux
08:36qui est absolument phénoménale.
08:38Je pense qu'il aura une grande partie des jeunes,
08:40qu'il aura toutes les banlieues,
08:41qu'il aura, doit-on douter aujourd'hui,
08:42la quasi-totalité de la gauche s'il est au second tour,
08:45qui va le rejoindre,
08:46qu'il aura même une partie de la Macronie, malheureusement.
08:48Et je pense qu'avec toutes ces équations-là,
08:49il ne faut surtout pas le sous-estimer.
08:52Merci à tous les six d'avoir été en direct ce soir avec moi.