- il y a 2 mois
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Sur l'immigration, qui propose quoi ? Je voudrais qu'on y revienne et qu'on revienne notamment sur cette
00:04proposition défendue par Gabriel Attel qui lui appelle à un changement de philosophie en favorisant l'immigration de travail.
00:12Comment ? Avec des quotas notamment. Écoutez, tout à l'heure, c'était chez Sonia Mabrouk.
00:17C'est un vrai sujet, évidemment, l'immigration. Je l'ai dit à plusieurs reprises. Sur ce sujet-là, il
00:23y a un échec des dernières années.
00:24Et aujourd'hui, on ne maîtrise pas suffisamment notre immigration, qu'elle soit illégale ou légale. Et donc, là aussi,
00:30il faut changer le système.
00:31Moi, je ne crois pas qu'on en ait encore à se dire qu'on va prendre telle mesure, telle
00:35autre. Moi, je propose qu'on change notre modèle migratoire.
00:37Et je vais même plus loin. Je propose concrètement la manière dont ça va se faire. Je propose que tous
00:40les deux ans, les partenaires sociaux se réunissent,
00:43identifient les besoins de l'économie en matière migratoire et qu'ensuite, ces besoins de l'économie identifiés soient transmis
00:48au Parlement et que le Parlement vote des quotas.
00:51Tous les deux ans, des quotas d'immigration, pas des quotas indicatifs, des quotas limitatifs, des quotas par secteur économique
00:58et des quotas par origine aussi et par nationalité.
01:01Parce qu'il faut qu'il y ait une immigration qui soit plurielle, si on veut qu'elle soit intégrable
01:06ou assimilable, selon le terme que vous préférez utiliser.
01:09Tout à l'heure, l'ancien patron du MEDEF qui était sur ce plateau disait, je le sois à Raud
01:13-Bézeux, oui, c'est intéressant comme mesure, mais ça va être une usine à gaz et ça paraît très compliqué
01:18à mettre en place.
01:20Oui, alors que ça soit compliqué, c'est toujours compliqué dans notre pays parce qu'on a une bureaucratie administrative
01:24qui est aussi très lourde.
01:26Après, moi, je trouve que l'idée est bonne, celle défendue par Gabriel Attal, de faire en sorte que de
01:30faire une demande aux partenaires sociaux,
01:32que tous les deux ans, ils puissent fixer les objectifs des besoins des entreprises françaises et qu'ensuite, ça soit
01:38validé par le Parlement, donc que le pouvoir politique puisse valider cela.
01:42Moi, je pense que c'est aussi important. Aujourd'hui, on a 30% de l'immigration légale qui est
01:47une immigration européenne.
01:48Donc, souvent, les chiffres qui sont donnés par l'extrême droite, pardonnez-moi, par les lepénistes...
01:54Est-ce que vous plaisez aussi à Kovili ?
01:55Non, non, par les lepénistes, alors. Vous m'appelez Macroniste, donc vous pouvez vous appeler lepéniste.
01:58Je suis très fier de Marine Le Pen, vous pouvez m'appeler lepéniste si ça fait rapport à Marine Le
02:01Pen.
02:01Je suis très fier de... Il n'y a pas de souci, c'est du détail.
02:03Mais en l'occurrence, oui, effectivement, les chiffres qui sont donnés, il y a 30%, il y a 310 000,
02:08320 000 immigrés légaux dans notre pays chaque année.
02:12Et il y a 30% qui sont des Européens. Il y a une quarantaine de pourcents qui sont Africains.
02:17Le reste, c'est au niveau des Amériques et de l'Océanie.
02:20Donc, oui, il y a besoin de mettre des quotas. Il y a besoin d'avoir une immigration légale qui
02:24soit en lien avec les besoins économiques de nos entreprises.
02:27Et je voudrais prendre juste un exemple. Mélanie, un pays qui met cher aussi l'Italie.
02:33Ça n'a pas fonctionné ?
02:34Ça n'a pas fonctionné ?
02:35Non, mais justement, Mélanie avait fait une campagne contre l'immigration.
02:37Immigration zéro, il ne faut pas de... Même une immigration légale, il n'en faut pas.
02:41Elle s'est rendue compte qu'économiquement, ça ne tenait pas.
02:43Et que les entreprises, le patronat italien a crié pour dire qu'il nous faut une immigration légale.
02:50Et résultat, il y a 500 000 immigrés légaux qui viennent chaque année en Italie.
02:54Donc, en fait, c'est une réalité économique.
02:56On a besoin, en Europe, d'avoir une immigration légale.
02:59Donc, ce sont les partenaires sociaux qui vont dire, là, dans ce domaine, dans ce secteur, nous avons besoin de...
03:04Oui, branche par branche.
03:04Branche par branche, il faudra effectivement qu'il y ait des objectifs, des besoins par rapport aux entreprises,
03:09qui soient ensuite validés par le Parlement après un débat.
03:12C'est normal que ce soit le pouvoir politique.
03:13Ça fait beaucoup d'étapes.
03:14Et les autres, vous en faites quoi ?
03:17Aujourd'hui, il faut lutter contre l'immigration illégale.
03:20Ça, ça me paraît logique.
03:21Et je pense qu'aucun parti...
03:23Enfin, en tout cas...
03:24Vous y venez, c'est bien.
03:25Même retard que jamais.
03:26Attendez, personne, en tout cas au centre et à droite, personne n'est favorable à l'immigration illégale.
03:32J'avais juste souvenir que M. Macron avait promis 100% d'exécution du QDF en 10%.
03:36Donc la progrès n'est pas tenue, mais entre l'inapplication des reconduites à la frontière et le fait d
03:42'être contre l'immigration illégale,
03:44on n'a pas le rapport.
03:44Mais pourquoi vous avez ce temps-là ?
03:45Parce que vous êtes couché face à l'Algérie qui réclate pas, c'est clandestiné et c'est délacant.
03:50Je sais que votre habitude est de couper la parole.
03:52Mais non, je vous réponds.
03:53Je ne vous écoute.
03:53Je pense que pour les gens qui vous soutiennent, je pense que c'est utile d'entendre vos propos jusqu
03:57'au bout.
03:58Je ne suis pas venu pour un cours de soutien, je vous réponds, M. Corélie.
03:59Mais il n'est pas question qu'on se soutienne et je pense que ça ne sera jamais le cas.
04:06d'avoir des quotas pour l'immigration légale, celle que nous avons besoin économiquement.
04:10Vous retrouvez dans ces idées, vous aussi, Bernard Guetta, cette proposition de Gabriel Attal ?
04:14Écoutez, je vais vous dire, je pense, comme la majorité des Français,
04:20qu'évidemment qu'il y a beaucoup de mesures à prendre pour réguler l'immigration en France.
04:30Mais je me dis en même temps, et ça, véritablement, ça me semble beaucoup plus important,
04:36que la Chine et son dumping industriel nous posent beaucoup plus de problèmes que l'immigration.
04:43Que l'attaque permanente de Donald Trump contre nos industries à travers l'inflation des droits de douane
04:52nous pose beaucoup plus de problèmes que l'immigration.
04:55Je pense que l'attaque militaire de Vladimir Poutine contre l'Ukraine,
05:04mais aussi, évidemment, contre les autres pays après la frontière ukrainienne,
05:12contre des pays donc de l'Union européenne, nous pose beaucoup plus de problèmes que l'immigration.
05:17Et je veux dire par là une chose très très simple.
05:19Oui, débattons de l'immigration, mais avant l'immigration,
05:25débattons de Trump, du dumping chinois, de Poutine, du dérèglement climatique.
05:30Non, je ne pense pas, justement, je ne pense pas qu'il fasse prioriser d'abord cet infodilemme,
05:36parce qu'on peut très bien traiter l'un et l'autre en même temps.
05:38Mais c'est exactement ce que je viens de vous dire.
05:39Non, non, mais vous dites d'abord débattons l'un et puis ensuite on verra pour l'autre.
05:42On peut débattre des deux en même temps.
05:44Non, mais attendez, pour l'instant, on ne parle que d'immigration.
05:47Donc ce que je vous dis, c'est parlons d'autres problèmes.
05:50On n'en parle peut-être que de ça, je n'ai pas le sentiment que ce soit le cas,
05:54mais en tous les cas, on n'en parle à mon avis pas assez par rapport à la demande de
05:57la population.
05:58Là, je fais le lien entre l'élection présidentielle française,
06:00la proposition de Gabriel Attal, qu'il faut le dire,
06:02il faut voir le positionnement politique de Gabriel Attal,
06:05c'est une droitisation de Gabriel Attal, ce qui se produit le quota migratoire.
06:08Ce n'était pas une idée, Gabriel Attal venant du PS dans ses origines,
06:11ce n'est pas une idée de Gabriel Attal à l'origine.
06:13Donc il y a quelque chose de la droitisation,
06:15et il faut là arrêter, à mon avis, je refais le lien avec l'AFD,
06:19de se concentrer que sur les excès d'un parti comme l'AFD,
06:22ils existent bien évidemment, on l'a rappelé.
06:25Mais au lieu de se concentrer sur la petite phrase,
06:27enfin à trop se concentrer sur la petite phrase néo-nazi ou j'en passe,
06:31on en finit par oublier, si vous voulez, le principal,
06:33qui est le sujet migratoire, c'est le sujet qui porte l'AFD,
06:36et en voir pourquoi est-ce qu'il prospère sur cette idée de la lutte contre l'immigration,
06:40à tel point qu'il propose de ré-migrer des gens,
06:42c'est-à-dire de les renvoyer d'Allemagne alors qu'ils sont allemands,
06:45et pourquoi est-ce que ces idées séduisent ?
06:47Ce n'est pas parce que l'AFD a tenu des propos néo-nazi que les gens votent pour eux,
06:50c'est parce qu'ils proposent de ré-migrer des gens,
06:52c'est parce qu'ils proposent de lutter à tel point contre l'immigration qu'ils veulent l'inverser.
06:55Et ça pourquoi ? Parce qu'Angela Merkel a fait rentrer 2,5 millions d'émigrants
07:00sur le territoire allemand.
07:01Sans demander l'avis de qui que ce soit.
07:04Le peuple, et si vous voulez, les sondages en Allemagne,
07:07j'en finirai là-dessus, sont très clairs.
07:10Avant 2015, il y a un étranger pour 10 Allemands,
07:14aujourd'hui il y en a un pour 6,
07:16et dans les sondages il y avait à l'époque un tiers des Allemands
07:18qui partaient du principe que l'immigration avait un effet néfaste sur le pays,
07:22un tiers.
07:23Aujourd'hui nous sommes à deux tiers, c'est complètement inversé.
07:25Sur les quotas migratoires, David Guirault,
07:27qu'est-ce que vous dites à ça ?
07:29Est-ce que ça ne peut pas être finalement la mesure de compromis ?
07:34Je vous dis qu'on tourne en haut.
07:35Pourquoi ?
07:36On tourne en haut.
07:37Je suis maire d'une ville de 100 000 habitants,
07:39qui s'appelle Roubaix.
07:40Ce débat, ça fait des siècles qu'il a.
07:43Des siècles qu'on nous parle comme ça de l'immigration.
07:46Ça a commencé avec les Belges.
07:49À un moment, Roubaix était majoritairement belge.
07:51Les mêmes débats !
07:52Ils nous volent notre travail,
07:54ils ne veulent pas s'intégrer,
07:56ils ne parlent pas la langue française,
07:58ils restent entre eux.
07:59Dans le Nord, un peu moins à Roubaix.
08:02Dans le Nord, les Italiens, ça a été la même.
08:06Portugais, Polonais, les mêmes débats.
08:08Et donc ?
08:09On tourne en haut.
08:10On doit le respect.
08:12On les a envoyés quand même pour une grande partie.
08:13Je parle notamment des Italiens.
08:14Il y a une bonne partie de l'immigration italienne qui a été envoyée.
08:17Je dis à l'époque, je ne dis pas ce qu'il faut faire aujourd'hui.
08:18Aller dans le Nord, vous allez voir si les Italiens ont été envoyés.
08:20Il y a des familles d'origine italienne.
08:22Mais pour vous, il y a un problème d'immigration ou pas ?
08:24Mais commençons par respecter l'histoire profonde des habitants de ce pays.
08:30Moi, dans ma ville, donc ça a commencé, je vous ai dit,
08:33il y a eu des Belges, il y a eu des Italiens, des Portugais,
08:35des Maghrébins, des Africains.
08:37On a construit le pays.
08:39On a habillé toute la France depuis chez moi.
08:41C'est de ma ville que viennent les Arnaud, les Muliers.
08:46Les plus grandes fortunes du pays, elles viennent de ma ville.
08:48Qui c'est qui a bossé dans les usines à ce moment-là ?
08:52Des Maghrébins, des Portugais, des Belges.
08:55Et si on mettait un peu plus d'énergie à faire ce qu'ont fait à un moment
09:00les anciens dans ce pays, c'est-à-dire à un moment où, à Roubaix,
09:03le patronat était un peu plus féroce socialement,
09:05et puis le mouvement socialiste de Roubaix, moi à côté, je suis en engin.
09:09Qu'est-ce qu'ils ont fait à un moment particulier de l'histoire de notre pays ?
09:12Au lieu de se dire l'immigration ou pas l'immigration, qu'est-ce qu'on a fait ?
09:15On a fait les grandes conquêtes sociales.
09:17De Roubaix vient le 1% patronal qui a permis de financer massivement des logements
09:22pour loger dignement les ouvriers et pour que tout le monde,
09:25dans tout le pays, soit bien traité.
09:27Ensuite, on a fait les avancées du Front populaire.
09:30Bref, quand on s'est mis à se dire, on traite les gens dignement
09:33et on fait des politiques sociales qui soient égales pour tous,
09:36en intégrant ceux qui sont là, en leur donnant les mêmes droits que les autres,
09:39c'est à ce moment-là qu'on a avancé dans le pays.
09:41Et quand on s'est mis à tourner en rond autour des histoires d'immigration,
09:44est-ce qu'il y en a trop, est-ce qu'il faut des quotas, etc.,
09:47on stagne, on régresse et on diminue notre énergie.
09:49– Donc il n'y a rien à dire, il n'y a rien à faire en 2026 ?
09:52– Mais il y a plein de choses à faire.
09:53– Non mais, non mais…
09:54– Mais monsieur Kiro, il y a plein de choses à faire.
09:56– Moi, chez moi, j'ai des personnes qui ont 65 ans,
10:00qui sont obligées de faire la queue à la préfecture
10:02parce qu'elles doivent régulariser à échéance régulière
10:06leur titre de séjour parce qu'il a expiré.
10:09Et vu qu'il a expiré et que les délais en préfecture,
10:11ils mettent des mois, et bien ces gens, ils perdent leurs droits.
10:13Et vu qu'ils perdent leurs droits, ils perdent de l'argent.
10:20– Et en fait, on pousse les gens à la marginalité comme ça.
10:22– On est issus du même département.
10:23Vous êtes arrivés après, mais vous voyez, je ne suis pas secteur,
10:26contrairement à votre parti.
10:27Donc moi, je suis né à Lille.
10:28– Reste un problème.
10:28– Et Roubaix, c'est la troisième ville du département.
10:31Vous êtes à la tête d'une grande ville.
10:33Un jeune sur deux est au chômage.
10:35Un jeune 18-28 ans, je précise.
10:36– Mais ce n'est pas de la faute de l'immigration.
10:37– C'est ce que j'allais dire.
10:39Gauche et droite, M. Delbar, votre prédécesseur,
10:41c'est pour ça que nous, on est cette droite différente,
10:44cette droite patriotique qui veut défendre des valeurs.
10:46C'est notamment, bah oui, quand on arrive en France,
10:48vous parliez, moi, issu de l'immigration espagnole,
10:50mais portugaise, polonaise, oui, c'est important d'exiger
10:53de savoir parler français.
10:54C'est important d'exiger, d'épouser les valeurs de la République,
10:57Nicolas Marseillaise au drapeau.
10:58– Vous ne comprenez pas ce que je vous dis.
10:58– Non, mais vous ne comprenez pas, je vous dis le contraire.
11:00– Non, mais j'y viens.
11:02– Attends, M. Guiraud, je vais vous répondre.
11:03Quand vous souhaitez éclairer votre mairie aux couleurs de la Palestine,
11:05je préférais que vous, d'abord, quand vous êtes élu,
11:07vous l'éclairez aux couleurs de la France.
11:08Oui, mais c'est un signal, M. Guiraud.
11:09Quand Mme Pannot, et vous n'avez pas répondu,
11:11vous n'êtes pas, évoque qu'elle veut revenir sur la baïa,
11:14dont le Conseil d'État, qui n'est pas islamophobe,
11:17contrairement à ce que certains de vos camarades disent,
11:18explique que c'est du prosélytisme religieux,
11:21que ça a été réglé depuis 2004,
11:22la garde des religions, vous ne voulez pas dans votre pays,
11:24vous voulez mettre dans l'école.
11:25Donc vous ouvrez la porte aux islamistes
11:27en mettant des vêtements,
11:29en mettant des vêtements qui sont un moyen de propagande
11:32que les frères musulmans...
11:33Est-ce que vous êtes contre les frères musulmans ?
11:35– M. Vallée, là, ça fait...
11:36– Non, mais est-ce que vous êtes contre la doctrine des frères musulmans
11:38qui veulent faire de l'entrisme dans nos écoles,
11:40nos associations, nos quartiers ?
11:41– David Guiraud, répondez et on va...
11:43– Tous les sujets du monde, c'est l'intégration, c'est l'assimilation.
11:46– Mais justement, on va aller sur le voile...
11:48– Je vais juste finir, mais...
11:49– M. Guiraud est en difficulté, donc du coup, il dit que c'est pas le bon sujet.
11:52– Ah ben non, c'est pas ça, c'est que vous prenez 36 sujets,
11:53vous faites de la mousse...
11:54– Il faut qu'on batte l'entrisme...
11:55– Vous avez du boire, M. Guiraud, il n'y a pas longtemps...
11:57– Ah, on va les replacer pour vos réseaux sociaux,
11:59mais on parle sérieusement, M. Guiraud, on parle de la France, s'il vous plaît.
12:01– Attendez, M. Vallée, vous me tenez, c'est exactement ce que je dis,
12:05vous confirmez ce que je dis,
12:06vous tenez exactement le discours qu'on tenez vis-à-vis des...
12:08– Oui, j'aime la France.
12:09– Qu'on tenez vis-à-vis des portugues.
12:10– J'aime parler français, vis-à-vis des...
12:11– Je suis sur l'immigration et j'aime mon pays qui m'a accueilli, M. Guiraud.
12:14– Le même discours.
12:15– Et j'en suis très fier.
12:15– Moi, je vous dis juste, je vous dis juste que les moments où dans ce pays,
12:20on avance, c'est qu'on arrête de faire chacun pour soi,
12:23tout le monde se débrouille à la préfecture,
12:25– Et bien, tout le monde la France alors.
12:26– Et qu'on se concentre sur les conquêtes sociales.
12:29Vous avez parlé à Roubaix, vous avez dit,
12:31il y a beaucoup d'immigration, il y a beaucoup de chômage.
12:33Pardon, s'il y a du chômage à Roubaix,
12:35c'est parce que je voulais pas immigrer.
12:36– Il y a toujours eu des immigrés dans ma vie.
12:37– D'accord ?
12:37– Depuis le XIXe siècle, encore avant,
12:39parce que si on remontait en 1600, il y avait des Belges.
12:41– Oui, mais les vagues migratoires présentes,
12:42il y a toujours eu des immigrés à Roubaix.
12:44– Non, c'est pas ça le sujet.
12:45S'il y a du chômage, c'est parce que les usines,
12:48elles ont été délocalisées.
12:50– Ah mais ça, on est bien d'accord.
12:51– Mais il n'a pas été délocalisé vers une moins chère.
12:53– David Guiraud, vous ne voyez pas dans la progression
12:58du Rassemblement National que chaque sondage prouve,
13:01chaque semaine, une attente quand même sur ces sujets,
13:04une évolution ?
13:05– Il est évident que si on sature l'information
13:07du sujet de l'immigration et qu'on donne carte blanche…
13:10– Mais c'est la faute des médias, donc c'est ça ?
13:12– Ah bah oui, on partit, oui.
13:14– Mais monsieur Guiraud, regardez, je vous le dis.
13:17– Je suis pour la culture, j'estime que la culture…
13:20– Non mais, attendez, monsieur Guiraud, prenez-moi.
13:23– S'il vous plaît.
13:24– Non mais, je termine juste sur ça.
13:25– Xavier Iacovelli, on fait des cerfs de vides
13:27dans lesquels les médias viendraient déverser.
13:29– Je voudrais qu'on fasse tourner, Xavier Iacovelli.
13:31Non, Mathieu Vallée, s'il vous plaît, c'est moi qui décide,
13:33qui prend la parole.
13:35Xavier Iacovelli, on ne l'a pas entendu, allez-y.
13:37– Non, mais moi, je voudrais quand même…
13:38– Et après, on ira sur un autre sujet.
13:39– La question de l'immigration, effectivement,
13:41c'est un sujet important pour les Français.
13:42Je ne suis pas sûr que ce soit le sujet numéro un aujourd'hui.
13:45La question du pouvoir d'achat est, à mon sens,
13:46le sujet prioritaire pour les Français actuellement.
13:49Mais je pense qu'il faut effectivement que les candidats
13:52à la présidentielle puissent apporter des solutions
13:54et des propositions sur la question migratoire.
13:56Mais par contre, je voudrais quand même qu'on soit très clair.
13:59Aujourd'hui, les propositions, notamment de Jordan Bardella,
14:02aujourd'hui, avec sa signature…
14:03– Ça faisait longtemps.
14:04– Ben non, pardonnez-moi, c'est l'actualité.
14:07– Mais j'en prie, j'en prie.
14:08– L'actualité, c'est Jordan Bardella qui signe symboliquement
14:12avec Nigel Farage, le fait d'être sous-traitant
14:16de l'immigration du Royaume-Uni.
14:17Mais c'est ça, en fait, la réalité, c'est récupérer.
14:19En fait, aujourd'hui, Jordan Bardella a signé symboliquement,
14:24alors qui n'a aucun point, mais ça montre quand même le projet.
14:27– Ils ont des obsètes, donc.
14:28– Ça montre le projet des lepénistes sur cette question-là.
14:31C'est-à-dire, en gros, il propose de récupérer
14:34tous les immigrés du Royaume-Uni et de les amener en France.
14:38Et donc, ça, c'est patriote, ça.
14:40– Alors, ça, effectivement, c'est une question
14:42pour protéger la France.
14:43– Vous, qui êtes quelqu'un de sérieux,
14:44– Honnêtement, ça, c'est pas sérieux.
14:45– D'une, ce n'est pas sérieux.
14:46– Vous voyez, une séquence pour les réseaux.
14:47– Allez-y.
14:48– Vous savez, moi, je ne suis pas dans le buzz comme vous, M. Vallée.
14:51– Moi non plus, moi non plus.
14:52– Je n'ai pas besoin et je ne prends pas la parole
14:54uniquement pour les réseaux sociaux.
14:55– Moi non plus, monsieur.
14:56– C'est Mathilde Panot qui disait tout à l'heure
15:00que le Rassemblement national…
15:01– Oui, mais ça va dans le sens de Xavier Akoéli
15:03qui disait que le Rassemblement national
15:04veut être le garde-barrière du Royaume-Uni.
15:08– C'est comme ça que j'aime répondre.
15:09Donc je dis simplement à M. Akoéli
15:12que oui, ma mère n'y est pas arrivée,
15:13donc vous n'y arriverez pas.
15:14Malheureusement, je vous affronte une mauvaise nouvelle.
15:15– C'est pas.
15:16– Mais ce soir, même si je vous connais depuis un moment aussi.
15:18Donc la réalité, M. Akoéli, c'est très simple.
15:20Ce document que nous avons signé,
15:21nous allons faire tout ce que vous n'avez pas fait
15:23et qui, visiblement, vous chagrine.
15:24Au lieu de proposer des solutions
15:26pour résoudre les problèmes des Calaisiens,
15:28vous voyez, nous, on ne surfe pas sur les problèmes,
15:29on propose des solutions Marine Le Pen et Jordan-Bandereck.
15:31– La solution, c'est de récupérer les migrants du Royaume-Uni.
15:33– Et je le comprends, c'est un jeu politique.
15:34– Alors qu'il faudrait changer la politique migratoire du Royaume-Uni.
15:37– Avec vous, M. Akoéli,
15:38– Parce que c'est ça le vrai sujet.
15:39– Parce qu'ils sont trop attractifs.
15:40– Avec vous, M. Akoéli,
15:41on connaît votre bilan.
15:42C'est celui que vous n'avez pas réglé aujourd'hui.
15:43– Non, le Royaume-Uni, c'est pas mon bilan.
15:45– M. Valet, pardonnez-moi.
15:46– Pas en même temps.
15:46– Je vous parle de ça, du Royaume-Uni.
15:48– Bah oui, le Royaume-Uni peut faire des contrôles en France.
15:50Je vous la prends peut-être à Calais.
15:51Sortez de votre bureau de sénateur
15:52et vous verrez comment ça marche à Calais.
15:53– Vous savez, M. Valet…
15:55– La réponse de Mathieu Valet, s'il vous plaît, vraiment.
15:57– Je suis policé depuis 18 ans.
15:58On ne va pas faire le concours de celui qui a la plus grande carrière.
16:01– Vous êtes un peu plus émangé que moi.
16:03– Je vous dis simplement que…
16:04Oui, j'en suis fier, je ne vais pas être…
16:05– Vous pouvez être fier depuis.
16:07– Allez, stop.
16:08S'il vous plaît, finissez et on avance.
16:11– À la frontière calaisienne,
16:13et donc c'est pour ça que je vous répondais
16:14quand on vous dit « je ne parle pas du Royaume-Uni ».
16:15Ben si, depuis les accords du Touquet de 2003, c'est ce qui se passe.
16:17Les Anglais contrôlent chez nous et vice-versa.
16:19Maintenant, avec vous, pour un patrie,
16:21j'y viens, viens t'impatient.
16:23Avec vous, aujourd'hui, on n'arrive pas à lutter
16:25contre l'immigration régulière, il y a même des morts dans la Manche.
16:28Avec nous, lorsque des migrants,
16:29on ne va pas les laisser mourir en mer, il faut aller les sauver.
16:31Et quand on va les sauver, on les ramène et on les expulse.
16:34Immédiatement, avec vous, ils restent.
16:35Ils traînent à Calais, ils traînent au Puitouk.
16:36Ben c'est pour ça que je vous dis « aller sur le terrain ».
16:38Je ne suis pas là pour vous, pour vous narguer.
16:39Et alors, pourquoi J. Bardella ne propose pas
16:41de revoir la politique migratoire du Royaume-Uni
16:45plutôt que ce soit moins attractif,
16:46pour éviter justement que ça n'y ait ces appels d'air ?
16:49Je suis pas sûr aujourd'hui que le département
16:51dans lequel vous êtes issus, le Nord et le Pas-de-Calais,
16:55je ne suis pas sûr que les populations soient très contents
16:56de cette signature, parce que justement,
16:59ça fera un appel d'air pour...
17:00Mais pas du tout.
17:01Avançons.
17:01C'est d'expulser des clandestins qui n'ont rien à faire,
17:04ni au Royaume-Uni, ni en France,
17:05et qu'on doit éviter le suprétenant du Royaume-Uni.
17:07On n'est pas suprétenant du Royaume-Uni.
17:08On ne vous mettra pas d'accord.
17:10On est le Royaume-Uni et le Royaume-Uni.
17:11On est le Royaume-Uni ensemble pour lutter contre l'immigration.
17:12Je voudrais qu'on parle d'un autre sujet.
17:14Vous dites que vous rassembliez les gens,
17:15vous opposez deux pays, et ça ne marche pas.
17:17Chalot au Royaume-Uni, les parlementaires britanniques
17:19ne peuvent plus de la politique.
17:20Ça suffit, s'il vous plaît, messieurs.
17:21Vraiment, ça suffit.
17:22Je voudrais qu'on parle d'un autre sujet.