00:00Oh, il nous a tous niqué !
00:03Moi, à ta place, je me servirai pour que...
00:05Les frères, les pauvres, il a tout pris déjà.
00:06Je n'ai rien à faire.
00:09Les gens sont obligés, hein ?
00:09Non, mais on ne peut rien faire, monsieur, malheureusement.
00:11Oh, monsieur, j'ai juste besoin d'une paire.
00:13Moi, droite, je prends ma paire, je me bats.
00:15Des images comme celles-ci sont à peine croyables
00:17et pourtant, elles abondent par centaines
00:20sur les réseaux sociaux depuis hier.
00:22Oh, là, je vais tout faire ma vie, je veux pas.
00:30De Paris à Marseille,
00:32des pilleurs font leur marché en toute impunité
00:34en l'absence de force de l'ordre
00:36complètement dépassée.
00:42Oh, les Deltas, s'il n'y a personne, on y va !
00:46À Paris, les magasins autour de République
00:48ont été vandalisés, pillés, saccagés
00:51les uns après les autres.
00:52C'est un de le gérant de footstor
00:55à Paris République.
00:57Comme tu peux le voir,
00:58voilà, c'est la désolation.
01:01Ils ont tout dépouillé, ils ont tout pris.
01:03D'ailleurs, j'ai des flaques de bière,
01:05de pistes partout.
01:07C'est des voisins,
01:09des chers clients, en fait,
01:11et qui m'ont appelé, qui m'ont dit
01:12attention, le magasin,
01:13ils sont en train de le dépouiller.
01:15Tu vois, la caisse, il ne reste plus rien,
01:16ils ont tout pris, l'argent.
01:19Je ne sais pas quoi faire.
01:20Il ne me reste que ça comme marchandise.
01:21Voilà, tout ce que j'ai pu récupérer.
01:24Voilà, il n'y a même pas 1000, 2000 euros.
01:26Je te montre le bas,
01:28tout était par terre,
01:30j'ai un peu rangé cette nuit.
01:31Alors, fais attention.
01:32Vous voyez, les escabeaux,
01:33pété.
01:36Il y a un parcours.
01:39Ils m'ont tout dépouillé.
01:41Il n'y a plus rien.
01:41Il n'y a plus rien.
01:42Là, j'avais des maillots légende.
01:45J'avais des maillots
01:47avec une valeur inestimable,
01:49des pièces prestigieuses
01:50qu'on garde depuis des années,
01:52parce qu'elles sont rares
01:53et ils nous ont tout pris.
01:57voilà où on en est.
02:00Et quand vous êtes arrivés,
02:01qu'est-ce que vous avez vu comme scène ?
02:02Le chaos, en fait,
02:04il y avait des CRS
02:04avec au moins une quinzaine de jeunes arrêtés.
02:06Il y avait des filles et des garçons,
02:08des mineurs quasiment,
02:10tous au sol, menottés.
02:12Voilà, ils attendaient un fourgon
02:13pour les embarquer.
02:15La désolation,
02:16regardez, on a récupéré.
02:17Des téléphones portables,
02:19des cartes Navigo.
02:20La carte Navigo,
02:21je ne veux pas te montrer,
02:22mais voilà, j'ai son nom,
02:23j'ai tout.
02:24Voilà, c'est n'importe quoi.
02:48Parmi tant d'autres,
02:49plusieurs commerces spécialisés
02:50dans les jeux vidéo
02:51et les cartes de collection
02:52ont été entièrement vidés
02:54samedi soir.
02:55Peut-être que c'est l'économie
02:56de toute une vie d'une personne
02:57qui a travaillé
02:58pour ouvrir ce bagasin.
03:05Des cagnottes ont été créées en ligne
03:07pour tenter d'aider des commerçants
03:08en état de sidération.
03:18Des habitants parlent de pillage ininterrompu
03:21du milieu d'après-midi samedi
03:22au lever du jour dimanche matin.
03:24Des hommes venant parfois en voiture
03:26et remplissant des sacs entiers
03:27avant de repartir.
03:34La très chic avenue Montaigne
03:35a été ciblée
03:36et des magasins de luxe pillés.
03:50Des plus luxueux aux plus modestes,
03:53tous ont été ciblés.
03:55Boulangerie, pharmacie, banque,
03:57alimentation générale, vêtements,
03:59cosmétiques, opérateurs téléphoniques.
04:01La liste est non exhaustive.
04:10Les intrusions se sont même parfois poursuivies
04:12dans des immeubles d'habitation
04:13et des bureaux.
04:21La première adjointe au maire de Paris,
04:23Lamia Elaharaj,
04:24a déploré ce dimanche matin
04:25un manque de moyens policiers.
04:36Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire,
04:38a écrit une lettre
04:39aux commerçants parisiens.
04:40Il y annonce
04:41la mise en place
04:42d'une cellule d'urgence.
04:47À Marseille,
04:48ce sont plus de 30 000 pilleurs
04:49qui ont été dénombrés
04:51par la préfecture de police.
04:56Certains ont vu leur boutique
04:57entièrement saccagée.
04:58À l'image de cette commerçante
05:00de la rue Saint-Féréol,
05:02sidérée,
05:02alors que des jeunes
05:03sont encore en train
05:04de piller son magasin.
05:05C'est déplorable.
05:06C'est une ville
05:08complètement sinistrée.
05:09Et tous ces gens-là,
05:10c'est des gens
05:12qui descendent
05:12esprit pour faire ça.
05:14On va tout remettre en détail,
05:15il n'y a plus rien dedans.
05:16Donc ça coûte
05:17un peu une fois
05:18espérons que l'assurance
05:18veuille bien nous rembourser.
05:20des policiers visiblement
05:21trop peu nombreux
05:22et largement dépassés
05:23par les événements.
05:24On est dans la sixième
05:25puissance du monde
05:26et on demande
05:26à une police municipale
05:27de faire le travail
05:28de la police nationale
05:29avec une compagnie de CRS
05:30pour la deuxième ville de France.
05:35Et la police,
05:36où est la police ?
05:37Là, je crois qu'ils sont
05:38un peu débordés peut-être,
05:39vous ne croyez pas ?
05:39Moi aussi, je suis débordé.
05:41Je vais voir ça.
05:42Il n'y a pas que la police
05:43qui est débordée,
05:44tout le monde est débordé.
05:45Quand il y a des choses
05:46comme ça,
05:47dans un pays comme la France,
05:48je trouve que ce n'est pas normal.
05:50Ce dimanche après-midi,
05:51les pillages ont repris,
05:52notamment à Paris.
06:06Déjà plus de 1500 magasins touchés
06:08ont été recensés.
06:09Le président de la Fédération
06:11du commerce et de la distribution
06:12parle de plusieurs centaines
06:14de millions d'euros
06:14de dégâts.
06:18de la Fédération
06:18de la Fédération
06:19Sous-titrage FR ?