- il y a 7 semaines
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00La suite de BFM Grand Soir, on est en direct avec vous comme tous les soirs sur BFM TV.
00:04Dans un instant, ce seront les grands débats de la présidentielle comme tous les soirs.
00:07On passe en vue tous les débats qui agitent la campagne.
00:09Ce soir, on va débattre sur ce plateau.
00:10Écoutez bien, Trisca Tevenot pour le camp d'Emmanuel Macron, Julien Audoul pour le RN et Louis Sarkozy qui a
00:15accepté de venir débattre aussi avec eux.
00:17Il sera avec nous tous les trois dans un instant.
00:19Mais d'abord, la polémique du soir, la polémique qui hanve depuis tout à l'heure.
00:2418h, c'est vous qui sortez l'information ?
00:26Ah vers 15h.
00:26Ah vers 15h, pardon, j'avais un peu de retard.
00:28Alors, Laurent Valdiguier va tout nous expliquer.
00:30Vous voyez sur votre bandeau, visite privée, femme cachée, tollée à la tour Eiffel.
00:33On vous explique, c'est très simple.
00:34Ce week-end, visite d'une délégation indienne, délégation hindoue, délégation religieuse à la tour Eiffel.
00:40Laurent Valdiguier, qu'est-ce qui se passe ?
00:41La direction de la tour Eiffel demande aux salariés femmes de ne pas apparaître pendant la visite de cette délégation.
00:49Alors la direction, on ne sait pas justement parce qu'il y avait une enquête et que la direction, elle
00:53dit qu'elle est totalement étrangère à tout ça.
00:54Il y a 85 moines hindous qui venaient inaugurer à Bussy-Saint-Georges dans Saint-Émarne un temple hindou où
01:03les femmes et les hommes ne sont pas mélangés pendant la prière, ce qui est leur droit le plus strict.
01:07Toujours est-il qu'ils ont, avec le grand maître de l'ordre, un vieux monsieur apparemment décidé de venir
01:14visiter la tour Eiffel.
01:15C'est certainement la première fois qu'ils viennent à Paris, la tour Eiffel, elle est visitée par 6 millions
01:19de personnes par an, c'est notre joyon national.
01:22Et là, ils demandent à la direction de la tour Eiffel, enfin la tour Eiffel, même si ce soir tout
01:28le monde se renvoie la balle,
01:29ils demandent à la tour Eiffel, si possible, de ne pas croiser de femmes.
01:36Alors là, peut-être que la tour Eiffel a l'habitude de se mettre en quatre de ces demandes farfelues
01:41de stars d'Hollywood ou autres.
01:43Toujours est-il qu'il y a une espèce de branle-bas de combat qui est mis en place,
01:47deux heures durant le samedi matin, de 9h30 à 11h30, puisqu'ils visitent la tour Eiffel,
01:52ils vont monter jusqu'au dernier étage, ils prennent l'ascenseur.
01:55Et là, en coulisses, les femmes, les caissières sont fermées dans la salle des coffres,
02:01les agents d'accueil sont rangés dans le pilier nord, apparemment.
02:06Les autres sont interdits de se déplacer pendant leur pause, surtout pas prendre de monde de charge.
02:09Toujours est-il qu'il y a à la tour Eiffel une espèce de ségrégation pendant deux heures qui est
02:14mise en route.
02:15Certaines femmes sont en pleurs.
02:17Ça choque tout le monde en interne ce matin-là.
02:21Mais toujours est-il que c'est mis en place.
02:23Alors, le feu va couver pendant deux jours.
02:25Hier soir, apparemment, le directeur de la CET, la Société d'exploitation de la tour Eiffel,
02:31apprend qu'il va y avoir une assemblée générale ce matin à 8h30,
02:34il envoie un mail catastrophé au personnel, disant écoutez, on n'y est pour rien,
02:38on va voir, on va essayer de comprendre ce qui s'est passé.
02:41Toujours est-il que toute la journée, le personnel a été en ébullition,
02:45hommes et femmes extrêmement choqués par la demande, et puis la tour Eiffel fermée.
02:51Alors les touristes, c'est 80% de touristes étrangers qui visitent la tour Eiffel.
02:54Les touristes, ils ont trouvé porte-close, et surtout, sans qu'on leur explique,
02:58faire 15 heures, aucune explication.
03:01Opération, pour des raisons opérationnelles, la tour Eiffel est fermée jusqu'à Nouvelle-Ordre.
03:05Tollet général, évidemment, vous voyez un certain nombre de réactions apparaître,
03:08de réactions politiques apparaître, on va en parler dans un instant avec Lisa et avec Anne,
03:12et on sera dans une seconde aussi avec la secrétaire du CSE de la tour Eiffel.
03:18Première réaction, Elsa ?
03:19Hormis qu'en tant que femme, je trouve ça quand même assez ahurissant,
03:22parce que pour avoir travaillé dans des pays musulmans très, très, très, très stricts,
03:26on respecte, la règle aussi absurde soit-elle,
03:29donc on pourrait s'attendre à ce que l'inverse soit vrai, surtout en France,
03:32surtout à la tour Eiffel, c'est-à-dire que les lois de la République s'y appliquent,
03:36et d'autant plus fortement que c'est un monument connu, respecté, qui nous représente.
03:42Et quant à l'organisation elle-même, le BAPS,
03:45non seulement elle est connue des chercheurs français depuis 2019,
03:48et le plus éminent d'entre eux, le spécialiste de l'Inde, Jaffrello,
03:51Christophe Jaffrello avait mis en garde contre ce mouvement,
03:54en disant qu'il était incompatible avec les règles de la République,
03:57et l'ONU elle-même dit que le mouvement, le BAPS,
04:01est extrêmement proche de mouvements néonationalistes hindous et d'extrême droite,
04:07tant en Inde qu'à l'étranger.
04:08Alors, pourquoi céder à forcerie devant ce type de mouvement,
04:13qui vient d'inaugurer un temple et qui venait fêter,
04:15en fait l'inauguration de ce temple,
04:17le précédent qui a été ouvert à Abu Dhabi en 2024 a été visité par Narendra Modi,
04:22qui a des liens très proches avec ce mouvement,
04:24qui est né dans la région où il s'est fait élire pour la première fois.
04:27Et on sait la proximité, par exemple, avec Modi et Emmanuel Macron.
04:30Oui, et que l'Inde est effectivement un partenaire de choix
04:33pour le commerce et pour la défense en France.
04:36Alors, on est avec Diane Davoine, qui est prête, me dit.
04:39Bonsoir Diane Davoine, et merci d'être avec nous.
04:41Vous êtes secrétaire du CSE de la Tour Eiffel.
04:43Question très simple.
04:46Qui a demandé quoi ?
04:50Alors, ce sont nos questions, en fait,
04:54qui ont été aussi posées à la direction.
04:55Donc, nous, il est difficile de savoir comment s'organise ce genre d'événement.
05:00Ça vient forcément de très hauts lieux.
05:03Donc, probablement du gouvernement qui a des liens
05:07avec le pays concerné et la visite.
05:10Nous, notre sujet, c'est évidemment de faire toute la lumière sur l'organisation
05:14et que cette organisation ne se reproduise plus au sein de l'entreprise.
05:18Non, mais quand je vous demandais qui a demandé quoi,
05:20c'était au sein de l'entreprise.
05:21Parce que, je disais tout à l'heure,
05:22c'est la direction qui, forcément, demande aux salariés femmes
05:26de se cacher d'une certaine manière.
05:27Est-ce que c'est aussi simple que ça ?
05:29C'est la direction qui vous a demandé ça ?
05:31Ah ben, c'est aussi simple que ça.
05:33Enfin, nous sommes tous, pour tous ceux qui sont salariés,
05:36et vous savez très bien que vous avez un ordre hiérarchique pyramidal
05:39dans toutes les entreprises,
05:41que les consignes redescendent et qu'à un moment donné,
05:44on oblige ou on demande au management intermédiaire
05:50d'appliquer certaines consignes.
05:51Donc, ça vient d'en haut et voilà comment ça se passe.
05:55Donc, le management intermédiaire s'est retrouvé forcément coincé
05:59dans une situation qui lui a aussi échappé.
06:03et pour nous, il est évident que ça ne doit pas se reproduire.
06:06Donc, ce management-là est...
06:09Est-ce que vous confirmez, pardon de vous couper,
06:11est-ce que vous confirmez les informations données à l'instant
06:14par Laurent Valiguier sur notre plateau ?
06:15C'est-à-dire qu'on a demandé à des femmes salariés de la Tour Eiffel
06:18de se planquer dans la salle des coffres le temps de la visite,
06:22de ne pas apparaître et de se mettre dans le pilier nord,
06:26précisément parce qu'il y avait cette délégation.
06:27Vous confirmez toutes ces demandes-là ?
06:30Oui, oui, tout à fait, tout à fait.
06:33On a demandé aux femmes salariées...
06:34Qu'est-ce que vous avez vu, vous ?
06:35Qu'est-ce que vous avez entendu ?
06:37Alors, moi, à ce moment-là, je n'ai pas croisé la délégation
06:42à proprement parler pour ma part.
06:44Par contre, ce qui est sûr, c'est que le monument ouvre à 9h30
06:47et que moi, j'ai commencé à recevoir des coups de fil à 10h du matin,
06:50pardon, de la part de mes collègues féminines.
06:52Et l'émotion a été immédiate, en fait.
06:57Et ce qui est certain, c'est qu'on a au moins un cas
07:00d'une femme agent d'accueil qui a été sortie du pilotage de l'ascenseur
07:06pour qu'on y place un homme pour pouvoir descendre cette délégation.
07:09Mais à ce moment-là, pardon, votre collègue femme,
07:11qu'est-ce qu'elle dit ?
07:13Elle n'a pas le choix.
07:16Je viens de vous le dire, on est dans un management pyramidal
07:19dans toutes les entreprises.
07:21C'est un schéma qui existe dans toutes les entreprises de France.
07:25À un moment donné, votre supérieur vous demande de quitter votre poste.
07:28Vous êtes contraint d'obéir.
07:30Donc, c'est une situation qui est très, très difficile pour les femmes.
07:33Tout à l'heure, on était avec...
07:35Et qui a été très mal vécu, d'ailleurs.
07:36Oui, évidemment.
07:38Tout à l'heure, on était avec l'adjointe à la mairie de Paris,
07:40un homme qui disait qu'il y a enquête
07:42et certains devront prendre leurs responsabilités.
07:46Pour vous, qu'est-ce qui va se passer ?
07:47Vous, vous réclamez des sanctions ?
07:50Alors, absolument pas.
07:51Nous, on n'est pas dans cette démarche.
07:53La démarche des salariés, c'est que ça ne se reproduise plus.
07:56Par contre, ce qui est certain, c'est que le monument appartient à la mairie de Paris.
08:00Ce qui est certain, c'est que nous sommes dans une délégation
08:02de services publics de la mairie de Paris.
08:05Donc, si après, la mairie de Paris veut prendre des dispositions,
08:08c'est dans ses prérogatives, mais ça n'est pas la demande des salariés aujourd'hui.
08:13Mais attendez, j'ai une dernière question.
08:15Vous dites effectivement que le bâtiment, le monument appartient à la mairie de Paris.
08:18Est-ce qu'une telle décision, une telle demande aussi controversée,
08:23et c'est peu de le dire, peut se faire, peut se prendre
08:27sans que la mairie, sans que l'autorité tutelle soit mise au courant ?
08:32Alors là, honnêtement, moi, je ne vais pas vous répondre,
08:34parce que je pense que dans ce genre de délégation,
08:37et c'est ce que j'ai dit à tous les médias aujourd'hui,
08:39en fait, les agents d'accueil de la Tour Eiffel accueillent régulièrement des délégations.
08:43Ça fait partie de notre métier.
08:45On a d'ailleurs accueilli Donald Trump,
08:47qui a déjeuné au deuxième étage avec Emmanuel Macron.
08:50Vous voyez, enfin, ça fait partie de nos emplois.
08:54Donc pour nous, ce n'est pas un sujet.
08:55Donc cette organisation, nous, salariés, au quotidien,
08:59nous n'avons pas la main sur cette organisation.
09:01Nous sommes des exécutants.
09:02Donc ce n'est pas à nous de savoir si des têtes doivent tomber,
09:07si des sanctions doivent être prises.
09:09Ça, ça ne relève pas de notre compétence.
09:11Ça relève de la compétence de la direction et du président de la SETE,
09:14si ça doit être le cas, de la mairie de Paris, le cas échéant.
09:17Mais ce n'est pas la demande des salariés aujourd'hui.
09:20– Encore une question très simple.
09:21Tour Eiffel fermé, on l'isait tout au long de cette journée.
09:24Est-ce que demain matin, vous reprenez le travail ?
09:26– Alors, il n'a pas été décidé de faire une nouvelle AG demain matin.
09:31Vraiment, l'état d'esprit des salariés, c'était de marquer le coup
09:34parce que cet événement était vraiment très grave.
09:38On a pu constater la réaction des gens sur les réseaux sociaux
09:41et on apprécie vraiment le soutien des gens d'ailleurs sur les réseaux sociaux.
09:46Donc demain matin, normalement, le monument sera…
09:49Pardon, j'ai mis mon doigt devant la caméra.
09:51Le monument sera ouvert à 9h30 normalement.
09:53Il n'y a pas de difficulté.
09:54– Merci beaucoup Diane Davon d'avoir été avec nous ce soir.
09:57Je le disais, vous allez…
09:58Ça réagit de toutes parts, ou presque ce soir, notamment de la part de candidats à la présidentielle.
10:03– Oui, dernière réaction d'un candidat à la présidentielle, Bruno Retailleau.
10:08La Tour Eiffel, c'est la France et en France, on ne trie pas les Français selon les désirs de
10:12ceux qui la visitent.
10:13Nos principes ne sont pas à vendre.
10:14Honte à ceux qui se soumettent.
10:16Réaction de Gabriel Attal également.
10:18En France, aucune culture, aucune croyance, aucun culte, rien ni personne ne peut venir dicter aux femmes leur place.
10:24Plein soutien aux équipes qui se mobilisent pour défendre notre Tour Eiffel, phare de la liberté et de l'émancipation.
10:30Il y a également une réaction de la candidate Rassemblement National, Marine Le Pen.
10:33En France, nous n'accepterons jamais que la présence des femmes soit limitée.
10:37Toute la lumière doit être faite sur ce qui s'est passé lors de cette visite de la Tour Eiffel.
10:41– Anne-Saura Dubois, vous disiez tout à l'heure, ça réagit moins à gauche.
10:44– Ça ne réagit pas du tout à gauche.
10:45En fait, j'étais en train de calculer depuis quelle heure ?
10:47C'était 15h.
10:48– Ça fait 7h maintenant, on connaît les faits.
10:51Vous voyez les réactions qu'il y a eues.
10:53Il y a eu des membres, des candidats de droite, des candidats du bloc central.
10:57Il y a eu bien sûr deux personnalités de gauche, si vous pouvez quand même le signaler.
10:59Le maire de Paris et le maire du secteur parisande,
11:02qui est donc président aussi de la SETE, société qui dirige la Tour Eiffel,
11:06qui sont deux personnalités.
11:07– Ségolène Auréal sur ce plateau aussi tout à l'heure.
11:08– Absolument.
11:09Mais sinon, du côté des autres candidats à la primaire,
11:12du côté des autres candidats de gauche,
11:14Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Jean-Luc Mélenchon,
11:17qui sont pourtant les premiers à dire qu'il faut respecter l'égalité
11:20entre les hommes et les femmes en permanence
11:22et que ce genre d'impair à la façon dont les choses se passent en France est gravissime,
11:27ne réagissent pas.
11:28Alors s'il y a une réaction à l'instant, c'est le premier.
11:31Bernard Cazeneuve,
11:32les faits rapportés à la Tour Eiffel ce soir sont inacceptables.
11:35Les valeurs républicaines, la laïcité, l'égalité entre les femmes et les hommes
11:38doivent s'appliquer partout et en toutes circonstances.
11:40C'est donc que c'est possible ?
11:41Pourquoi les autres n'ont toujours pas réagi ?
11:43Je ne le crois.
11:44– On verra s'ils le font dans les yeux.
11:45Il y a de la gêne ?
11:46Il peut y avoir de la gêne ?
11:47– Non, il n'y a pas de débat là.
11:48– Non, non, il n'y a pas de débat, je pense que, bon, ils sont peut-être occupés
11:51à d'autres débats.
11:53– Ou alors c'est parce qu'il y a une affaire religieuse derrière, non ?
11:55Question de conviction religieuse, ça ne peut pas gêner ça, non ?
11:58– Parce que là, il ne s'agit pas de laïcité, c'est-à-dire que ce n'est pas
12:01une question
12:03de… là vous écartez une population, donc c'est de la laïcité.
12:07– Ce sont des moines hindous, ce sont des moines hindous qui l'ont expliqué.
12:10– Ce n'est pas eux qui viennent dans les…
12:12– Oui, oui, bien sûr, il y a un débat, et ce qui est étonnant, c'est que c'est
12:1615h…
12:17– En France, on ne cache pas les femmes sur des raisons religieuses, dans le pilier nord
12:19de la truffelle.
12:20– C'est bizarre, c'est tout à fait bizarre, je n'ai pas d'explication parce que je n
12:23'en ai pas,
12:23donc je ne me permettrai pas d'anticiper leur opinion.
12:27– On verra si ça réagit.
12:28Il y a quand même une question, Laurent Valdigier, c'est de savoir comment, à partir du moment
12:32où il y a cette demande de la délégation indienne, que effectivement, je vais dire
12:36la direction, il y avait quelqu'un du côté de la Tour Eiffel qui a dit, bah oui, allons-y,
12:40on va se plier, que personne ne réagisse.
12:43C'est-à-dire que personne ne réagisse, et les personnes se disent, non, non, non,
12:45on est en train de faire fausse route, on ne peut pas demander à nos salariés femmes
12:49d'aller se cacher dans la salle des coffres pour ne pas gêner ces moines.
12:52– Personne ne s'est dit c'est absurde, personne ne s'est rendu compte du symbole
12:57qu'était la Tour Eiffel, c'est pas comme si dans un grand magasin, il y avait eu ce genre
13:01de demande pour faire visiter le rayon parfum, ce qui doit arriver.
13:05– Grands magasins, grands hôtels, je serais curieux de savoir comment ça se passe
13:09dans ces établissements-là, comme il y a des délégations où la mixité n'existe pas.
13:14– Et puis il faut ajouter aussi que tout le monde a essayé de planquer ça sous le tapis,
13:18parce qu'en réalité ça s'est passé samedi matin, il y a eu l'émotion des petites mains
13:22de la Tour Eiffel, on l'a entendu de la bouche de la déléguée CGT, c'est les petites mains
13:26de la Tour Eiffel qui ont appelé en pleurs leur déléguée syndicale, finalement la journée
13:31de dimanche s'est passée, tout le monde a dû se dire, bon ben ça va passer,
13:35personne ne le verra.
13:36Et puis là ce matin, c'était une assemblée générale apparemment imprévue.
13:40Enfin c'était prévu, mais la proportion, d'ailleurs je vois que les échos commencent
13:44à tomber de la façon dont ça s'est déroulé extrêmement tendu avec la direction de la SETE,
13:49et puis finalement ça a été une grogne de la base, comme on dit, qui a conduit à ce
13:57que la Tour n'ouvre pas. C'est assez rare, c'est même très rare, puisque c'est prévu
14:01pour que les assemblées générales aient lieu à 8h30 le matin et qu'à 9h30 ça ouvre.
14:05Là finalement, tout le personnel de la Tour a eu manifestement envie d'en parler, de
14:10faire en sorte que ça ne se passe pas comme ça, que ça s'arrête, et puis finalement
14:14ça a mis très longtemps avant de fuiter, puisque la SETE, la Société d'exploitation
14:21de la Tour Eiffel, aurait tout à peu pu prendre les devants et faire un communiqué
14:25dimanche, hier soir ou ce matin dans la journée, expliquant pourquoi la Tour Eiffel était
14:30fermée. Il y a quand même 18 000 touristes aujourd'hui qui avaient pris un billet et
14:34qui n'ont pas pu monter dans la Tour. Pour certains, vous savez, les touristes viennent
14:37de loin pour monter dans la Tour Eiffel, et on ne leur a rien dit pendant la journée,
14:40on leur a mis un panneau pour raisons opérationnelles, donc une tentative de le cacher.
14:44– Bon, je sens que ce n'est pas terminé cette histoire, et on va continuer à en parler,
14:48nous ce soir, avec nos invités pour le débat politique, avec Prisca Théveno, députée
14:52Ensemble pour la République des Hauts-de-Seine dans le camp de Gabriel Attal, avec Julien
14:55Audoul, député Rassemblement National de Lyon, et avec Louis Sarkozy, écrivain conseiller
15:00municipal de Menton. Bonsoir à tous les trois. – Bonsoir. – Et merci beaucoup
15:03d'être avec nous. Prisca Théveno, comment vous réagissez face à ce qu'on vient de
15:06raconter ? Tout le monde est sidéré de ce qu'il entend depuis tout à l'heure
15:10autour de cette Tour Eiffel, comment vous réagissez ce soir ? – C'est un véritable scandale,
15:13un scandale sur les faits qui sont rapportés, à savoir obliger des femmes
15:18à se cacher, des femmes qui étaient en pleurs, qui n'ont visiblement pas été
15:23suffisamment à l'aise pour décrire ce qu'elles vivaient, et ça aussi il faut
15:25pouvoir dire pourquoi ça s'est passé ainsi, et puis en plus après cette volonté
15:29de passer sous la bas bruit, sans que cela puisse être mis dans le débat politique
15:34et public, et puis finalement un mea culpa qui arrive, pardon mais le mal est fait,
15:39le mal est fait. Donc oui, il faut qu'une enquête soit diligentée, que les faits soient
15:46rapportés, et que je pense des sanctions soient prises, c'est absolument inadmissible.
15:49Sans compter ce que vous avez dit finalement après, demain, la Tour Eiffel elle va être
15:54fermée, ça va avoir des conséquences. – Demain on verra. – Aujourd'hui elle a été fermée,
15:57demain on verra. – Aujourd'hui elle a été fermée, enfin je veux dire, rien ne va du début
16:01à la fin, et j'ai envie de vous dire, on n'est pas encore à la fin.
16:03– Oui, pourquoi vous dites ça ? – Parce qu'il va falloir qu'on sache pourquoi ça s'est
16:07passé
16:07ainsi, et pourquoi il y a eu une volonté aussi de minimiser cet acte qui est absolument un scandale
16:12absolu pour les valeurs, pour ce que nous représentons sur un lieu qui n'est pas anodin
16:16qui s'appelle la Tour Eiffel. – Julien Rodoul, comment vous réagissez ce soir ?
16:20– C'est à la fois une insulte faite à toutes les femmes, faite aux Françaises, la Tour
16:27Eiffel c'est pas un monument anodin, c'est un symbole, c'est le monument le plus visité,
16:33ça représente à la fois la ville lumière, ça représente notre pays, et qu'on en soit
16:38réduit dans notre pays, en 2026, à se soumettre à des cultures étrangères qui
16:45invisibilisent, qui relèguent les femmes, et qu'on s'y soumette finalement assez naturellement
16:51et facilement, moi je trouve ça assez déconcertant de voir que n'importe quelle demande, finalement,
16:58évidemment avec le business qui va avec, finalement on s'y soumet, les valeurs on n'en a rien
17:03à faire. – Il y a une question de business derrière tout ça ? – Évidemment, c'est
17:07aussi, comment dirais-je, une question de business touristique, et je pense que malheureusement,
17:13et l'enquête devra le déterminer, que la direction doit être assez coutumière du
17:20fait sur ce genre de pratiques, mais ça en dit long sur notre société, ça en dit
17:24long sur notre pays qui a perdu tous ses fondamentaux, et qui est incapable de dire
17:28non. À un moment donné il y a des choses qui sont incompatibles avec la France, et notamment
17:33la relégation des femmes est incompatible avec la France, et quelle que soit la situation
17:37de manière, que ce soit sur l'angle touristique, que ce soit sur l'angle évidemment éducatif
17:43ou d'autres, on devrait toujours y faire barrage, c'est tout.
17:47– Oui, il faut faire, je suis désolée, je dois quand même répondre à ce qui vient
17:51d'être dit, parce que je ne peux pas laisser sur ce plateau ce soir, laisser le Rassemblement
17:55national se présenter comme le grand défenseur du droit des femmes. Excusez-moi, dans notre
18:00pays, il y a encore quelques heures, on était en train de débattre si une femme en France
18:04libre, en pleine conscience adulte, avait le droit ou pas de pouvoir se voiler. Vous
18:10êtes les premiers témoins, les premiers partenaires de Viktor Orban en Europe, qui a une vision
18:18toute à lui du droit des femmes et de ce qu'elles ont le droit de faire ou pas.
18:22– Donc s'il vous plaît, s'il vous plaît, ne venez pas ici m'expliquer. Et en plus
18:28avec moi, Sébastien, vous ne pouvez même pas faire des blagues sur le fait que je
18:30sois blonde ou pas blonde, n'est-ce pas ? Donc pardonnez-moi, mais non, pas de vote
18:35pas. – Il y a un dossier que j'ai pas là, mais…
18:41– Ils voient très bien de quoi je suis à l'expérience. Mauvaise règle d'ailleurs.
18:45– Priska Théveno, quand votre parti se soumet depuis des années à l'immigration
18:49de peuplement, au vivre ensemble, à des pratiques qui sont totalement incompatibles
18:54et que vous le faites avec le sourire et que vous dites que venez comme vous êtes,
18:59venez avec vos pratiques, venez avec votre culture et la conséquence c'est de voir
19:03que bon nombre de femmes dans notre pays sont soit reléguées, soit voilées de force,
19:07soit excisées, etc. À un moment donné, il faut se taire, il faut se taire, je pense
19:12qu'il faut se taire. – Louis Sarkozy, on ne vous a pas encore entendu.
19:15– Qui est apocalyptique et malheureusement que paient les Françaises chaque jour à la
19:18fois dans l'espace public et dans leur vie. – Louis Sarkozy, c'est intéressant parce
19:22que toute la bêtise des organisateurs de cet événement vient d'être déployée
19:27par la conversation qui vient d'avoir lieu sur ce plateau. En fait, ils permettent
19:30à chacun de répartir, de récupérer ou non le blâme sur cette affaire qui est
19:34absolument piteuse. Mais en fait, je ne sais pas ce qu'il y a de
19:37pire en vérité. C'est le fait que ça s'est passé, que des femmes ont assez
19:40honnêtement été interdites d'exercer leur métier, leur fonction à la tour Eiffel
19:45ou qu'en fait, est-ce qu'on est vraiment surpris ? Enfin, ce n'est que l'énième
19:48chapitre d'un abandon total de nos valeurs culturelles qui se passe depuis des
19:53décennies. Enfin, on a l'impression qu'on tolère tout, nous en France
19:56aujourd'hui, à part ce qui est français. On peut respecter toutes les valeurs
20:00aussi autoritaires, aussi conservatrices, aussi médiévales, aussi arriérées
20:04soient-elles, si ça vient d'une culture différente. Mais quand c'est chez nous,
20:07il y a une espèce d'autoflagellation constante, on n'a pas le droit de parler
20:10de certains aspects de l'histoire de France. La France est un pays raciste, sexiste,
20:14islamophobe, homophobe, transphobe, enfin c'est bien connu. Mais si ça vient d'une
20:17culture différente...
20:19– La preuve que non ! Vu les réactions ce soir, la preuve que non !
20:22– Oui, mais rien que le fait, si vous voulez, que cet événement ait lieu, c'est déjà
20:26le symptôme du problème. Rien que le fait que dans la tête de ces organisateurs,
20:30ils se disent « Écoutez, on va aller voir nos employés, on va leur dire gentiment qu'il faut
20:33s'éloigner de temps en temps, parce qu'on ne veut pas... » Mais je peux peut-être
20:36deviner l'espèce de novlangue qui a été utilisée pendant ces rendez-vous.
20:39– C'est-à-dire ? – En disant « Oh non, mais on ne va pas vouloir frustrer
20:42les sensibilités culturelles de l'organisation, on ne veut surtout pas les choquer, vous
20:47comprenez, c'est une culture différente que la nôtre ». Enfin, ce langage qui a été
20:49répété H24 depuis des décennies, on est presque habitué aujourd'hui.
20:54– Oui, Sarkozy, avant de dire ça, il faudrait quand même connaître le fin mot de l'histoire.
20:56Parce qu'il y a deux hypothèses. Soit c'est ce que vous dites, et dans les deux hypothèses
21:02c'est très grave d'ailleurs, soit c'est ce que vous dites, soit ça vient de beaucoup
21:06plus haut. Et si c'est effectivement une relation commerciale qui peut motiver ce genre
21:12de décision, qui peut venir d'une décision politique, là ça devient un scandale d'État.
21:19– Oui, dans les deux cas c'est scandaleux.
21:20– C'est scandaleux dans les deux cas, mais ça serait intéressant de savoir si c'est
21:25des, si vous me permettez l'expression, si c'est des intermédiaires qui disent « bon
21:29bah oui, oui, il n'y a aucun problème, vous allez faire comme ça », ou si ça vient
21:35de très haut, et là, dans ce cas-là…
21:37– Allez, il faut déconner là, si ça vient de très haut.
21:40– Si ça vient de très haut, si ça vient de la mairie de Paris, si ça vient du gouvernement,
21:43si ça vient de… voilà, ça, ça serait très, très, très grave.
21:46– Ce soir, tout le monde a l'air de découvrir la chose, alors que tout à l'heure…
21:50– Alors que tout à l'heure, pardon, mais Elza Vidal nous disait, il y a bien eu des
21:53alertes sur l'organisation qui est derrière ce rassemblement-là, et sur l'organisation
21:57qui est à la construction de ce temple, Elza disait, les spécialistes de l'un des
22:02mouvements hindous alertent en disant depuis des mois « attention, cette organisation-là
22:06n'est pas compatible dans ses valeurs avec les valeurs de la France », et pourtant
22:09on a laissé faire, pourtant le temple a vu si Saint-Georges il est là, pourtant
22:12cette visite elle a eu lieu, Prisca Tevenon.
22:14– Et oui, donc ça dévoile quelque chose qui est extrêmement important, c'est comment ça
22:17a pu se faire, malgré toutes les alertes qui existent et qui ont été rappelées
22:21tout à l'heure sur votre plateau.
22:22Et encore une fois, je le dis, là on a des femmes qui ont dû se cacher, ça a été
22:26rappelé d'ailleurs par votre éditorialiste tout à l'heure en plateau, et dont la parole
22:30n'a pas pu être entendue librement.
22:32Donc on en revient toujours au même point, désolé de le dire ainsi, c'est qu'il y a
22:36un réel phénomène qui continue à se déployer sur notre capacité à laisser entendre
22:41la parole des femmes, sur des sujets, encore une fois, qui est sur l'invasibilisation
22:45des femmes, sur leur capacité à être libre dans notre pays, et effectivement à ne pas
22:50se laisser imposer des cultures, des cultes avec des coutumes qui sont complètement diamétralement
22:55opposées à ce que nous incarnons en France.
22:57– Lisa, deux réactions à nouveau ce soir.
22:59– Une réaction de la gauche, enfin ça va vous faire plaisir, à savoir du voir.
23:03Enfin, Olivier Faure qui dit sur X, faire disparaître des femmes pour répondre à la demande
23:07de clients, quels qu'ils soient, est inacceptable.
23:08Toute la lumière doit être faite sur les responsabilités dans cette décision de retour
23:13de la manifestation pour la loi intégrale contre les violences faites aux femmes.
23:16J'apporte tout mon soutien aux salariés de la Tour Eiffel et Jordan Bardella s'est
23:21également exprimé.
23:23Un groupe religieux hindou en visite à la Tour Eiffel a exigé que les femmes qui y
23:27travaillent soient mises à l'écart, ce que la direction de la société d'exploitation
23:29de la Tour Eiffel a accepté.
23:31Cette demande dégradante n'aurait jamais dû être satisfaite dans un pays libre comme
23:34la France.
23:35On respecte l'égalité des sexes et aucun motif religieux ne peut aller à l'encontre
23:39de la dignité des femmes.
23:40Nos valeurs de civilisation ne sont pas négociables.
23:43Vous vouliez réagir, Louis Sarkozy ?
23:44Oui, permettez-moi de voir quand même une légère bonne nouvelle dans cette espèce
23:48de brouhaha absolument insupportable.
23:50Je ne pense pas que les dirigeants de gauche, il y a 4, 5, 6 ans, auraient eu la même
23:55réaction.
23:56C'est-à-dire qu'on dit beaucoup que la gauche va gagner la bataille culturelle en France,
23:59je le pense, et d'ailleurs moi-même j'ai fait cet argument à moult reprises.
24:02Je pense quand même qu'il y a un espèce de retour de balancier, le ras-le-bol migratoire,
24:06le ras-le-bol de l'imposition de cultures différentes, des mœurs qui sont complètement
24:09étrangers à notre histoire et à notre culture, est tel aujourd'hui que même quelqu'un
24:13comme Olivier Faure, maintenant on doit dire non mais là c'est plus défendable.
24:16Je ne suis pas sûr que même, mais même en 2020, 2016, 2017, quand ce mouvement a vraiment
24:21décollé, on se souvient de Black Lives Matter sur un sujet différent mais qui a quand même
24:24des relents assez similaires aux Etats-Unis, je ne pense pas que ça aurait été le cas.
24:28On peut se féliciter, je pense, au sujet que même la gauche...
24:31– Pardon, vous visiez qui alors tout à l'heure quand vous disiez on a trop accepté,
24:35on a trop laissé faire d'une certaine manière, vous visiez qui ?
24:38– Les organisateurs de la soirée qui dans ce cadre-là ont accepté ça alors que même
24:44la gauche les déserte. Il faut le faire quand même, pour qu'Olivier Faure soit plus
24:51à droite que vous sur un sujet, il faut quand même y aller.
24:53– Je ne sais pas si c'est une question de droite ou de gauche ce soir, mais Anne-Saurad
24:55-Dubois.
24:55– Non mais ce qui est en plus au-delà des responsabilités sans doute de la direction
24:59de la tour Eiffel ou politique, ça n'a pas l'air d'être ça pour l'instant, seconde
25:03un peu, ça n'a pas l'air d'être ça, pas de consigne en tout cas du quai ou
25:06ce genre
25:06de choses. Ça montre aussi qu'il y a eu à différentes strates, au pire, au pire, une
25:15application, voire une initiative de quelqu'un au sein de cette maison pour assigner les
25:23femmes à la place où elles devaient être selon les invités qui étaient là.
25:26Et ça prouve que ce combat n'est pas gagné. Je note d'ailleurs, M. Sarkozy, je vous
25:30le dis, que vous-même, vous n'avez pas toujours tenu vis-à-vis des femmes un discours qui
25:35était, enfin vous dites les féministes elles ont autre chose à faire, c'est ça l'idée,
25:38je crois que c'était à peu près ce que vous aviez dit. Donc je m'étonne un peu, tout
25:42discours qui va dans ce sens, j'achève si vous permettez, tout discours qui va dans
25:46ce sens, affaiblit en effet ce combat et peut effectivement conduire à ce genre de choses.
25:53Puis-je vous demander madame, quelle phrase ou quelle citation de ma part vous référencez ?
25:56Vous avez dit ça, se demander si les féministes n'ont rien d'autre à faire que de lutter
26:00contre la violence patriarcale. C'est une interview pour Brut.
26:02Je ne pense pas que c'est ma citation. D'ailleurs, ce que j'avais dit par contre, c'est
26:06que,
26:07et je m'étonnais d'ailleurs et je pense que c'est toujours le cas, que les féministes
26:11françaises, et c'est un peu la même chose que je référençais il y a quelques minutes,
26:13étaient tout à fait prêtes à pointer du doigt les excès tout à fait justifiables
26:17de la société française et des sociétés européennes en général et étaient particulièrement
26:21silencieuses sur les crimes notamment musulmans, sur les crimes de différentes fois et de
26:26différentes cultures vis-à-vis des femmes à l'étranger comme en France. Et dans
26:30cette interview brute, je dis la chose suivante, je dis si j'étais moi-même une féministe
26:34et que je me disais ok d'accord c'est très clair, il faut attaquer là où les femmes
26:36sont le plus en danger, là où elles sont le plus martyrisées, là où le danger le
26:40plus imminent sur le droit des femmes, je m'attaquerais à à peu près 5000 endroits
26:45avant de pointer du doigt la France qui reste aujourd'hui malgré tous ses défauts, un
26:49pays extrêmement ouvert, extrêmement moderne, extrêmement développé, extrêmement féministe
26:53comparé à à peu près tous les pays qu'on peut jamais...
26:56Regardez la polémique de ce soir !
26:58Regardez selon nous parlons ce soir !
27:00Pardonnez-moi, ce n'est pas la culture française qui a imposé l'exclusion des femmes
27:04de la Tour Eiffel. Mais c'est l'application, c'est l'application d'une culture étrangère.
27:08Oui, mais attendez, la culture étrangère dont vous parlez n'a pu être mise en application
27:13à la Tour Eiffel que parce qu'elle a été appliquée.
27:15Par incompétence, mais pas par rite français. Depuis le 14e siècle en France, on n'exclut
27:21pas les femmes de lieux, de monuments publics, de cérémonies.
27:25Vous vouliez réagir, Prusca Théveno, avant qu'on avance ? J'ai une autre image à vous montrer
27:28ce soir pour s'en donner.
27:29La preuve !
27:29Prusca Théveno et Julien O'Doul.
27:31Oui, j'aimerais dire que tous les jours en France, il y a des renoncements coupables.
27:36Tous les jours en France, vous prenez le moindre petit club de football où on interdit
27:41le port parce que ça va froisser certains. Vous prenez la moindre fête de village où
27:46il va y avoir des accommodements pour telle ou telle communauté. Vous prenez quantité
27:51d'événements. Vous prenez par exemple la ville de Roubaix qui vient interdire un festival
27:55de techno.
27:56Parle aux femmes, c'est suffisamment…
27:58Je ne peux parler plus là, je peux parler de ce que je veux ?
28:00Merci. Donc très clairement…
28:01Ce n'est pas le sujet.
28:02Non, si, c'est tout à fait le sujet. C'est le sujet des…
28:04Mais si, pour une fois, on pouvait rester sur les concettes, en fait, c'est ça très
28:07bien, en fait.
28:07Est-ce que je peux dire ce que je veux ?
28:08Mais ce que vous voulez, très bien.
28:10Je suis désolé, ça rejoint le sujet.
28:12C'est exactement le même sujet, c'est sur les renoncements coupables en matière
28:16de culture, en matière de civilisation, de valeurs qui touchent principalement les femmes,
28:20mais pas seulement. Et je tiens à dire, donc je parlais de l'exemple de Roubaix
28:24qui a interdit un festival de techno jugé incompatible avec sa population.
28:29Voilà. Donc très clairement, il y a un problème dans notre pays, au-delà de cette affaire,
28:33excusez-moi de dire ce que je pense, même si vous n'êtes pas d'accord, souffrez que
28:37je le dise, j'entends, merci. Donc ce que je veux dire, c'est qu'il y a un problème
28:41de renoncement, on n'assume plus nos valeurs, on n'assume plus ce que nous sommes, et très
28:45clairement, on se soumet en permanence à ce qu'on appelle le vivre ensemble. Mais
28:48en fait, le vivre ensemble, c'est toujours le vivre comme l'autre. C'est jamais le vivre
28:52en France. C'est jamais l'acceptation, la transmission et la défense de valeurs
28:56qui ont été, encore une fois, inculquées, défendues, prônées pendant des siècles
29:01et des siècles, qui ont fait la France que nous...
29:03Pardonnez-moi. Je suis désolée, je vais le dire assez simplement, et je vais rejoindre
29:09qui n'est pas une politique et une journaliste, madame Anne-Sara Dubois. Là, on parlait
29:13des femmes. Ce que vous dites, il n'y a pas de sujet, on peut en débattre, et je crois
29:16que je suis assez souvent disponible pour venir débattre, et notamment avec vous,
29:19M. O'Doul. Et il y a un temps pour tout. Là, permettez que là, on parle des femmes
29:23et uniquement des femmes. Alors oui, contre certains préceptes, contre certaines cultures,
29:28contre certains cultes qui sont en réalité des projets politiques. Et attention, encore
29:32une fois, ne pas faire l'amalgame entre des cultes et des projets politiques. Mais je
29:36le dis encore une fois, en France, parlons aujourd'hui. Vous savez ce qui a été mis
29:40en place à l'Assemblée nationale, M. le député ? La commission pour justement la loi
29:45intégrale, pour protéger les femmes et les jeunes filles des violences sexuelles
29:49et sexistes. Et donc, moi, ce que je dis aujourd'hui, c'est que plutôt que de dire,
29:52il faudrait plutôt regarder dans un pays... C'est le même sujet ?
29:55Non. Parlons des femmes. C'est pas le même sujet.
29:56Ben, des violences, excusez-moi, quand vous dites à une femme...
29:58Non, mais Frédéric Athénaud, je veux bien...
30:00La loi intégrale, c'est contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
30:03Merci, merci, merci. Pardon de préciser ça pour les téléspectateurs qui nous regardent.
30:06Quand vous dites à une femme de se cacher, c'est pas une violence ?
30:09Non, mais bien évidemment, mais je veux dire, encore une fois, vous m'accusez...
30:13Donc, je vous accuse de rien, je vous demande, je ne vous accuse pas.
30:15Ne soyez pas une victime, vous n'en êtes pas une.
30:17Je parle exactement du même sujet.
30:19Je vous dis juste, est-ce qu'on pourrait se concentrer sur le droit des femmes ?
30:20C'est un petit peu facile, c'est un petit peu facile, c'est ce qu'a Tévenot.
30:22C'est une demande en tant que femme vis-à-vis d'un homme politique,
30:25où je le dis assez simplement, est-ce que pour une fois,
30:27on pourrait avoir un débat plein et entier sur la condition des femmes,
30:30partout dans le monde ? Et oui, on doit en parler partout dans le monde,
30:34mais aussi en France, parce qu'on n'a pas à choisir
30:36entre des femmes qu'on défendrait ailleurs et des femmes qu'on défendrait un peu moins.
30:39Et je le dis d'autant plus qu'aujourd'hui, s'ouvre à l'Assemblée nationale...
30:42Assumer ce débat sur l'immigration de peuplement, effectivement.
30:44C'est incroyable.
30:45Assumer ce débat.
30:45Est-ce que toutes les femmes en France...
30:46Assumer ce débat, effectivement.
30:48Non, mais pardon, excusez-moi.
30:49Dans le cas de Gisèle Pénicaud, c'était quoi l'immigration ?
30:52Ah voilà.
30:53Non, mais je suis désolée, on peut en parler ?
30:55Effectivement, l'argument massue, vous considérez pas qu'il y a un problème...
30:59C'est vous dire, parlons des droits et libertés des femmes,
31:01qui est le fait de politique migratoire, qui transforme notre culture et notre civilisation.
31:06Monsieur O'Doul, il n'y a pas un souci, en fait, en ce moment.
31:08Non, c'est pas ça suffit, non, non, non.
31:09Vous en faites un sujet d'immigration, alors que je vous parle d'un sujet plus global.
31:13Prisca Tevenot, aujourd'hui...
31:13Et après, vous pouvez en faire un sujet, si vous voulez, complètement partisan.
31:16Mais c'est pas un sujet, en fait, c'est l'éléphant au milieu du couloir,
31:18que vous ne voulez pas voir.
31:20C'est du tout.
31:20Ça vous arrange, et parce que c'est ce que vous avez entretenu pendant dix ans,
31:23mais aujourd'hui, ce qui fragilise...
31:24Vous parlez des femmes, vous parlez d'un fantasme.
31:26Mais c'est pas un fantasme.
31:27Qui est le vôtre depuis toujours.
31:28C'est une réalité, mais Prisca Tevenot, c'est une réalité,
31:31et on le sait très bien, pourquoi des femmes changent de trottoir,
31:33pourquoi des femmes changent de tenue,
31:35pourquoi des femmes sont interdites de travailler,
31:38pourquoi des femmes se font agresser et violer...
31:41Vous savez pourquoi on ne peut pas vous faire confiance ?
31:41Monsieur O'Doul, vous avez certaines formes d'immigration violentes
31:46qui sont profondément misogynes dans leurs fondements
31:49et qui constituent une menace pour les Français, c'est tout, il faut l'accepter.
31:52J'entends ce que vous dites, et loin de moi l'idée de dire que ça n'existe pas.
31:56Mais attention de ne pas réduire uniquement à travers cet angle-là
31:59l'enjeu qui est le nôtre aujourd'hui de louter contre toutes les violences
32:02qui peuvent être faites à l'endroit des femmes,
32:04parce que si vous faites ça, vous êtes en train d'expliquer
32:06que vous ne pouvez pas régler le problème.
32:07Vous n'êtes pas, vous n'êtes pas assez responsable
32:09pour régler le sujet des violences faites aux femmes en France.
32:11Visiblement, vous ne l'avez pas réglé en 10 ans.
32:13Et ces violences-là, Julien O'Doul, elles se font,
32:17elles ont lieu principalement au sein des familles,
32:19de toutes les familles françaises, de toutes les familles en France.
32:22Ce n'est pas uniquement, comme le disait Prisket-Evno,
32:24ce que vous disiez là à l'instant,
32:26ce n'est pas uniquement une question d'immigration.
32:28C'est ce que vous dit Prisket-Evno, comment réduire ça ?
32:30Maxime Switek, vous avez des familles françaises
32:32qui ont la carte d'identité française,
32:34dont les filles, dont les femmes, se font excisées.
32:38Ce sont des familles françaises.
32:40Et ça, c'est lié à l'immigration, excusez-moi.
32:43Ce n'est pas tombé comme ça par l'opération du synthèse.
32:45Sauf que, alors je vais dire les choses autrement,
32:47je vais dire les choses autrement,
32:48ça n'est pas, Julien O'Doul,
32:50ça n'est pas parce que demain,
32:52vous couperiez totalement l'immigration qui arrivera en France
32:56qu'il n'y aurait plus de violences faites aux femmes.
32:57On est d'accord là-dessus.
32:58Personne n'a dit ça, mais personne n'a.
32:59Mais cette précision-là, elle est importante à entendre.
33:01Qu'est-ce que j'ai dit ?
33:03Cette précision-là est importante.
33:04Si vous reprenez mes propos,
33:05j'ai dit que l'immigration de peuplement
33:08pesait très lourdement
33:09et constitue un facteur aggravant
33:11des violences contre les femmes.
33:13C'est un fait, c'est statistique,
33:15c'est, encore une fois,
33:16les chiffres du ministère de l'Intérieur.
33:17Que ce soit les violences dans les transports,
33:20les violences...
33:21Si vous étiez une femme, par exemple,
33:22qui rentre seul le soir,
33:23vous n'allez pas changer de trottoir
33:24en fonction du profil supposé de la personne.
33:28Du fait, vous, vous changez de trottoir
33:30parce que vous êtes effrayé par un homme
33:31et que vous vous sentez en insécurité,
33:33quelle que soit son origine présumée.
33:36En fonction du...
33:37Non, mais à un moment donné,
33:38je veux bien tout entendre
33:40et je veux bien qu'on soit dans un univers parallèle.
33:44Depuis mes 13-14 ans,
33:46les établissements scolaires,
33:48l'université,
33:49les amis qu'on fréquente,
33:50les petites copines, etc.,
33:52j'entends le même discours.
33:53Et toutes les Françaises
33:54tiennent le même discours.
33:55Et elles ont peur des mêmes profils.
33:58Et elles ont peur des mêmes comportements.
33:59Et elles ont peur des mêmes mots
34:01qui sonnent à leur oreille dans la rue.
34:03Wesh, wallah, etc.
34:04C'est la même chose.
34:05À un moment donné,
34:06je veux bien,
34:07je veux bien qu'il soit Jean-Eude,
34:09Gontran,
34:10ou Jean-Robert,
34:12qui constituent les pires menaces
34:13dans l'espace public.
34:14Les harceleurs de rue,
34:16puisque c'est de ça dont on parle,
34:18sont principalement issus
34:19ou ont un lien avec l'immigration.
34:20Les violences faites aux femmes
34:22viennent de partout.
34:24Dans toutes les familles.
34:28Spécifiquement,
34:28on parlait du harcèlement de rue
34:30qui est essentiellement lié à l'immigration.
34:33Vous avez des chiffres ?
34:33De votre exemple,
34:35madame,
34:35vous me rappelez la phrase de Spike Lee,
34:37le réalisateur américain,
34:39qui, il y a quelques années,
34:40après un match de basket,
34:42avait dit
34:42« Quand je rentre chez moi à New York
34:43du Madison Square Garden
34:44et que j'entends courir derrière moi,
34:46je suis quand même relativement rassuré
34:48quand je vois un petit blanc
34:49avec des lunettes.
34:50On serait tous prêts à sauter
34:51sur cette déclaration
34:52si on oublie que M. Spike Lee
34:53était lui-même noir.
34:55Je ne pense pas que c'est raciste
34:56que te dire aujourd'hui
34:57qu'une femme se sent peut-être
34:58moins en sécurité,
34:59prenant l'exemple absurde,
35:00extrême,
35:01mais je pense qui meuble
35:03assez bien le propos,
35:04de quelqu'un en teudis traditionnel
35:06qui peut indiquer
35:07une appartenance conservatrice
35:09à la religion musulmane
35:11comparée à un petit blanc
35:12aux lunettes.
35:14Je ne pense pas
35:14que les téléspectateurs
35:15sont si bêtes
35:16qu'ils se disent que
35:17dans les yeux d'une femme
35:18rentrant chez elle
35:18à 2h du matin à Paris,
35:19c'est exactement.
35:20Et qu'il est parfois
35:21plus dangereux qu'un autre ?
35:22Bien sûr, bien sûr.
35:23Mais nous parlons en termes,
35:24et je pense que M. Eudoul ici
35:25a raison de le souligner,
35:26d'un sujet culturel.
35:28Entendez aussi,
35:29Louis Sarkozy,
35:30le discours des femmes
35:31qui sont en face de vous
35:32sur ce plateau
35:32et qui vous disent
35:33que le danger peut venir
35:34de partout.
35:34Il ne faut pas le résumer à ça.
35:36Tout à l'heure,
35:36toutes les deux,
35:37vous le résumez à ça.
35:38Non, on ne le résume pas à ça.
35:40C'est l'expérience aussi.
35:42J'ai le respect
35:44envers ces femmes sur le plateau
35:45pour ne pas les considérer
35:45uniquement comme des femmes
35:46mais aussi comme des journalistes
35:47et comme des actrices
35:48et des acteurs politiques
35:50au sens large
35:50et donc leur argument
35:51ne vient pas forcément
35:52du fait qu'elles sont des femmes
35:53mais je suis sûr
35:54que ce n'est pas du tout
35:54ce que vous sous-entendiez.
35:56Tout ça pour dire quoi ?
35:57Et le point qui est quand même
35:58assez fondamental
35:58et qui est assez évident
36:00dans la tête de la majorité
36:01des Français
36:01mais souvent malheureusement
36:03pas souligné sur les plateaux
36:03par des gens
36:05qui ont des considérations
36:06parfois politiques ou journalistiques
36:07tout à fait honnêtes
36:07mais qui peuvent parfois
36:08au moins omettre
36:09de dire certaines vérités.
36:10Il y a un problème fondamental
36:13du droit des femmes
36:14dans le monde musulman.
36:15C'est un fait
36:16que ça vous plaise ou non.
36:17importer des populations
36:19à grand nombre
36:19deux fois musulmanes
36:20en France
36:21va donc faire augmenter
36:22le problème des femmes
36:23parce qu'on importe aussi
36:25ces rites culturelles.
36:25Donc Louis Sarkozy
36:26et Rennes
36:26même combat
36:27même discours.
36:28Mais écoutez
36:29ce n'est pas une question
36:30de combat
36:30ou d'appartenance politique
36:31c'est une question
36:32de fait aujourd'hui.
36:34Il suffit de se balader.
36:34d'appartenance politique
36:35c'est pas ça que Prisca Tévenot
36:36ici présente
36:36aurait le même discours que vous.
36:37Mais Prisca Tévenot
36:38c'est pertinemment
36:40que si aujourd'hui
36:40elle souhaitait se balader
36:41dans les rues de Terran
36:42ou de Kaboul
36:43ou de Damas
36:44elle aurait infiniment
36:45plus de problèmes
36:45que si c'était à Paris
36:47en Bretagne ou en Alsace.
36:48C'est une question culturelle.
36:49Vous savez c'est assez violent
36:50de se dire
36:51qu'on va considérer
36:52la dangerosité de quelqu'un
36:53par rapport
36:54soit à son faciès
36:56soit à ses origines
36:57supposées
36:58ou soit à sa religion
36:59que je ne vois pas
36:59comment on pourrait identifier
37:00simplement
37:01en parlant dans la rue.
37:03Je vous le dis
37:04je suis une femme
37:04je vous le dis
37:05assez simplement
37:06quand je n'ai pas besoin
37:07d'aller à Téhéran
37:07je ne sais pas quoi
37:08je vis en France
37:09je me balade en France
37:10je suis dans la rue en France
37:11je vais dans le métro
37:12etc.
37:13et ce n'est pas par rapport
37:14à un faciès
37:14c'est par rapport
37:15à une attitude
37:16et ça je vous le dis
37:17franchement
37:17oui c'est vrai
37:18je suis désolée
37:18peut-être que mesdames
37:19je suis désolée
37:20là oui c'est un sujet
37:21dont on peut parler
37:22entre femmes
37:23et je suis désolée
37:24moi c'est par rapport
37:24à l'attitude
37:25quand on est sur un quai
37:26et qu'on attend
37:26ce n'est pas parce que
37:32à sa façon de me regarder
37:33et à sa façon
37:34de bouger sur le quai
37:35que je vais me mettre
37:35en vigilance ou pas
37:36et je vous le dis
37:37vraiment Louis Sarkozy
37:38je pense qu'il faut
37:38faire attention
37:39parce que derrière
37:40je veux bien vous croire
37:42il y a de bonnes intentions
37:42etc.
37:43mais attention à ça
37:44parce que la réalité
37:44elle est tout autre
37:45et de nier ça
37:47c'est oublier
37:48une partie du problème
37:49qui est le nôtre aujourd'hui
37:49là vous avez raison
37:50c'est que
37:51l'erreur
37:52soi-disant
37:53que les gens
37:53de mon camp
37:54font souvent
37:55c'est qu'ils assimilent
37:56le groupe à l'individu
37:59c'est précisément
38:00ce que vous venez de faire
38:01pas exactement
38:01il y a une subtilité
38:02ici assez intéressante
38:03et qui n'est pas
38:04compliquée à comprendre
38:05juger un individu
38:07par son appartenance
38:07au groupe
38:08sans jamais le rencontrer
38:09sans jamais l'entendre parler
38:10est une erreur
38:11et même peut-être un crime
38:12selon les discriminatoires
38:14mais
38:15les réalités statistiques
38:16du droit des femmes
38:17en Afghanistan
38:18en Irak
38:18en Syrie
38:19sont un fait
38:20donc croiser
38:21un afghan
38:22un syrien
38:22ou un iranien
38:23dans la rue
38:23c'est probabilistiquement
38:25être face à quelqu'un
38:26qui a des vues de face
38:27il ne faut pas le faire
38:28que l'on est assuré
38:29je vais vous mettre
38:30je vais vous mettre
38:31sous d'accord
38:32parce que
38:32les statistiques
38:36disent
38:37que toutes les violences
38:39que la majorité
38:40des violences sexuelles
38:41sur les femmes
38:43et les enfants
38:44ont lieu
38:44à l'intérieur des familles
38:46évidemment
38:46voilà
38:47c'est ce que tu dis
38:48quelle que soit la famille
38:49晚ie
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